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  • Mais que fait la FDA ?

    Devant le raz-de-marée de la e-santé, même la puissante Food and Drug Administration américaine a dû définir son champ de compétence. Quels outils allaient-elles réguler et comment ?

    En 2011, la FDA a commencé par élaborer un projet de recommandations pour l’agrément des applications médicales. Deux ans plus tard, elle publie un Guide de lignes directrices qui a permis de dessiner ce qui serait sous son contrôle et les outils qui y échapperaient.

    La FDA, responsable de l’homologation des dispositifs de santé, a classé les applications en trois catégories, en fonction de leurs risques potentiels : les applications de pur bien-être qu’elle n’a pas vocation à contrôler, les applications qui aident les patients à prendre en charge leur pathologie en enregistrant leurs données de santé, en leur permettant de les partager avec leur médecin et les applications qui transforment une plateforme en véritable dispositif médical via des écrans, des capteurs ou tout autre outil.

    Des critères liés au niveau de risque

    Pour ne pas freiner le développement de ces produits en les soumettant à des contraintes réglementaires excessives, les critères d’homologation augmentent avec le niveau de risque. 

    Selon qu’elles relèvent de l’une ou l’autre de ces trois classes, les applications doivent faire l’objet d’un avis préalable à la mise sur le marché ou d’une demande d’approbation préalable à la mise sur le marché, de contrôles généraux ou de contrôles spéciaux.

    Un site spécialisé

    Cependant, pour échapper au contrôle de la FDA, certains fabricants précisent que leur application est « for recreational use only ». Rien à voir donc selon eux avec un dispositif médical et exit l’agrément. Le site américain iMedicalApps, spécialisé dans l’évaluation des applications santé, a déjà dénoncé la manoeuvre pour l’une d’entre elles qui proposait de mesurer la pression artérielle grâce au micro de l’Iphone posé sur le coeur et un doigt devant l’objectif de l’appareil photo. Pour iMedicalApps, cette appli très téléchargée est dangereuse car elle donne l’illusion aux hypertendus de gérer leur pathologie.

    Des organismes privés se lancent dans la labelisation

    Cet exemple montre que l’évaluation ne peut pas relever de la seule FDA. En effet, toutes les applis de bien-être échappent logiquement à son contrôle. Pour ne pas laisser les utilisateurs seuls à tenter de faire le tri, des organismes privés se sont lancés dans la labellisation. Aux Etats-Unis, l’association des hôpitaux du Grand New York qui rassemble plus de 250 établissements a créé Happtique. Ce magasin d’applications recensait des applications certifiées à destination des professionnels de santé et des patients. Deux semaines après avoir lancé son programme de certification, élaboré notamment avec la FDA, Happtique a interrompu son service. Un chercheur indépendant avait décelé des failles de sécurité dans 3 applications sur les 19 qui venaient à peine d’obtenir la certification. Happtique n’a toujours pas repris ses évaluations.

  • Le SML dénonce les investissements privés en téléconsultation et centres de soins

    Le SML s’élève contre les investissements privés réalisés pour des sites de téléconsultation ou des centres de soins. Dans un communiqué publié le 13 mai 2016, il dénonce « un véritable cheval de Troie concédé par nos dirigeants qui détruit petit à petit la médecine libérale, au détriment de la qualité des soins pour les patients ».

    Le Syndicat des Médecins Libéraux annonce dans ce communiqué qu’il  » continuera obstinément son combat pour préserver l’exercice libéral de la médecine, face aux géants financiers ».

     

     

     

  • Tarification de la télémédecine : MG France parle de « discrimination »

    Le syndicat MG France, dans un communiqué du 13 mai 2016, a réagi en parlant de « discrimination » aux éléments de tarification inclus dans le nouveau cahier des charges qui encadre les expérimentations de télémédecine dans 9 régions. Selon l’arrêté publié le 5 mai 2016 dans le cadre de l’article 36 de la loi de financement de la Sécurité sociale de 2014 et qui fixe ce nouveau cahier des charges, les généralistes et les gériatres seront rémunérés 26 euros, les autres spécialistes 28 euros et les psychiatres 43,70 euros s’ils pratiquent des actes de télémédecine.

    « Une fois de plus, les autorités considèrent la médecine générale comme une sous-spécialité, alors qu’elle est devenue en France une spécialité à part entière depuis 2007. Sans doute ces mêmes autorités continueront longtemps encore à s’étonner de la pénurie en médecine générale. Sans doute nos élus locaux continueront à réclamer des mesures coercitives à l’installation des seuls médecins généralistes, tout en s’accordant pour dévaloriser leur rôle. Cet arrêté est un témoignage de plus de la discrimination dont est l’objet la médecine générale. Ce signal négatif est une des raisons majeures de la désaffection des jeunes médecins pour ce métier », souligne MG France qui appelle les médecins généralistes à « réclamer l’équité tarifaire entre spécialités ».

  • Le salon HIT du 24 au 26 Mai 2016 Paris Expo – Porte de Versailles

    Le salon HIT de la Paris Healthcare Week traitera du 24 au 26 Mai 2016 des problématiques liées au Big Data, à la Sécurité des systèmes d’information, au Dossier Médical Personnel, à la Télésanté ou encore à la Santé Connectée.
    Il s’adresse aux professionnels du monde sanitaire et médico-social à la recherche de solutions technologiques pour optimiser la gestion de leur établissement et la gestion des soins.
    Le salon HIT est organisé autour d’un espace d’exposition accueillant 250 exposants, 4 villages thématiques et une agora dédiée et 5 parcours thématiques.

  • Etude Direct Medica – Les perspectives de l’officine à l’horizon 2025

    L’enquête Direct Medica réalisée entre le 15 et le 19 février 2016 auprès de 300 pharmaciens représentatifs de la profession met en lumière leur inquiétude quant à l’évolution de leur profession dans les 10 prochaines années.

  • Imagerie médicale : la Cour des comptes souhaite une « réorganisation »

    Le secteur de l’imagerie médicale doit être « réorganisé », selon un rapport de la Cour des comptes rendu au Sénat le 11 mai 2016. Le manque d’échanges d’informations entre les centres publics et privés est notamment souligné par la Cour dont le rapport parle de « 40% d’actes d’imagerie redondants ». L’imagerie médicale représente 6 milliards d’euros de dépenses par an.

    « Les politiques actuelles ne permettent pas de traiter de façon satisfaisante les enjeux de cette spécialité », souligne un rapport de la Cour des comptes sur l’organisation de l’imagerie médicale remis au Sénat le 11 mai 2016. La Cour rappelle qu’il s’agit d’une « discipline structurante dans la mesure où la plupart des spécialités y ont recours et où sa bonne organisation conditionne pour partie la qualité de prise en charge des patients, en ville comme en établissement de santé ».

    « Aucun suivi » de l’utilisation des IRM

    Les premières critiques de la Cour des comptes concernent la répartition géographique des équipements d’imagerie médicale. « Le taux d’équipement varie nettement d’un département à l’autre, sans lien explicite avec les besoins de santé, au demeurant mal cernés », souligne le rapport remis au Sénat dont les auteurs déplorent qu’après les autorisations administratives accordées pour l’installation d’équipements lourds et coûteux comme les IRM, les organisations sanitaires « n’effectuent aucun suivi » de leur utilisation.

    Des actes redondants et coûteux

    Par ailleurs, selon la Cour des comptes, le manque d’échanges d’information entre les centres d’imagerie privés et publics et l’incompatibilité des systèmes informatiques entre les différents établissements occasionnent des actes redondants (le rapport parle de 40% d’actes redondants) coûteux pour le système.

    La Cour des comptes estime que les choses peuvent changer rapidement grâce à la loi santé de Marisol Touraine, promulguée le 26 janvier et à la mise en place des GHT qui a été lancée par le décret du 27 avril 2016.

  • Concevoir et construire un hôpital numérique, Louis Omnès aux éditions Eyrolles

    Louis Omnes, ancien directeur de l’hôpital européen Georges Pompidou a publié le 15 Avril 2016 « Concevoir et construire un hôpital numérique » aux éditions Eyrolles.
    Conçu comme « un guide de programmation et de conception », l’ouvrage explique « comment donner corps à un design des processus médicaux et non médicaux en intégrant l’apport des technologies de l’information et de la communication », détaille la maison d’édition. « L’auteur propose une méthode de travail et des outils destinés aux équipes de maîtrise d’ouvrage et aux équipes de maîtrise d’oeuvre. »

    Préfacé par Aymeric Zublena, architecte de l’HEGP, que Louis Omnès a dirigé entre 1991 et 2003, le livre est également postfacé par l’ex-délégué général de la FHF, Gérard Vincent.

    (« Concevoir & construire un hôpital numérique », Editions Eyrolles, 224 pages, 39 euros)

  • 7e édition du Health 2.0 Europe du 10 au 12 mai 2016 à Barcelone

    La 7e édition du Health 2.0 Europe se tiendra à Barcelone du 10 au 12 mai 2016. L’événement rassemblera 600 acteurs de l’écosystème de la santé numérique aux côtés de représentants d’industriels, financeurs, médecins, patients, de l’industrie pharma, des assurances et des institutionnels. Au programme, 3 journées avec des intervenants, des ateliers interactifs, des tables rondes et plus de 50 speed-démos en direct.

    Les intervenants phares seront le Dr. Rafael Grossmann, le chirurgien qui a réalisé la 1ère intervention chirurgicale en direct avec des Google Glasses ; Esther Dyson, une business angel dans des sociétés de santé numérique; Yves Caseau, Responsable Digital et Innovation chez AXA, Dr. Julio Mayol, chirurgien et Directeur de l’Innovation à l’Hôpital San Carlos (Madrid), Pēteris Zilgalvis, Responsable d’Unité, e-Santé et Bien-être à la Commission européenne.

  • Doctors 2.0 &You Les 26 et 27 Mai 2016 à Paris

    La 6e édition de Doctors 2.0 & You se déroulera les 26 et 27 Mai 2016 à la Cité Internationale Universitaire de Paris.
    Les principaux thèmes traités seront: Intelligence Artificielle, Big Data, les réseaux sociaux, les objets connectés, les applications mobiles, les serious games, simulation et l’impression 3D.

  • La Fehap lance la 6e édition des Trophées de l’innovation

    L’Observatoire de l’innovation Nov’Ap de la Fehap lance un appel à projets dans le cadre de la sixième édition des trophées de l’innovation. Cet appel, réservé aux acteurs privés non lucratifs, cible les innovations réalisées, mais également les innovations au stade de projet ou en cours de réalisation (avec deux dispositifs de sélection distincts).
    Les projets retenus seront présentés lors du 41e congrès de la Fehap les 13 et 14 Décembre 2016, à Paris.

    Quelle récompense ?

    • Pour tous les projets reçus : valorisation de l’innovation dans le « Cahier de l’innovation 2016 » et tout au long de l’année dans la rubrique « Initiatives Innovantes » de la revue PSS, sur le portail internet et dans la Newsletter ; aide à la recherche de financement
    • Pour les innovations en projet sélectionnées : remise d’un trophée espoir et soutien à la réalisation du projet
    • Pour les innovations réalisées sélectionnées : remise d’un trophée lauréat, réalisation d’une vidéo, remise d’une affiche et d’un diplôme

    Calendrier

    Date limite de réponse : 22 Mai 2016
    Réunion du comité de sélection de l’innovation : Septembre 2016
    Remise des prix : les projets les plus innovants seront récompensés lors du 41e congrès de la Fehap, qui aura lieu les 13 et 14 Décembre 2016 à Paris

    Les dossiers sont à envoyer à : appelainnovations@fehap.fr