Prevention

  • Du machine learning pour identifier les comportements suicidaires

    Identifier les comportements suicidaires à l’aide de machine learning, c’est l’objet de l’étude du Professeur John Pestian, spécialisé dans l’informatique biomédicale et la psychiatrie au Children Medical Center de Cincinnati aux États-Unis, dont les résultats ont été publiés dans la revue Neuroscience le 7 novembre 2016.

    En utilisant les mots parlés ou écrits d’une personne, ce nouvel outil peut identifier avec précision (jusqu’à 93% de classification correcte) si une personne est suicidaire ou souffre de maladie mentale par exemple.

    « Ces approches informatiques offrent de nouvelles possibilités d’appliquer les innovations technologiques dans la prévention et les soins du suicide », précise le Professeur Pestian.

    Chacun des 379 patients participant à l’étude a rempli différentes échelles d’évaluation comportementale normalisées et participé à une entrevue semi-structurée répondant à cinq questions ouvertes pour stimuler la conversation comme par exemple « Êtes-vous en colère ?, « Est-ce que cela fait mal émotionnellement ? ». Les chercheurs ont extrait et analysé le langage verbal et non verbal à partir de ces données, puis ils ont utilisé des algorithmes de machine learning automatique pour classer les patients répartis en 2 groupes, personnes souffrant de maladie mentale ou personnes suicidaires.

  • Portraits des 11 start-up choisies par Bpifrance pour ses Rencontres Internationales Biotech 2016

    La présentation des 11 start-up sélectionnées par Bpifrance, tel était le principal objet des Rencontres Internationales de Biotechnologies organisées par Bpifrance et le Leem, le 2 novembre 2016, dans les locaux de Bpifrance à Paris.

    L’objectif est de favoriser les connexions entre start-up santé et grands groupes pharmaceutiques et d’accélérer la mise en place de partenariats entre acteurs de la chaîne.

    La 2ème édition de ces RIB était consacrée aux pathologies neurologiques.

    Les 11 start-up sélectionnées :

    – Brainvectis
    – Actico Biotech
    – ALZ Protect
    – B & A therapeutics
    – Gecko BioMedical
    – Qynapse
    – MedDay
    – Vecto-Horus
    – Oncodesign
    – Aelis farma
    – Brain ever

    Les sociétés de biotechnologies ont été sélectionnées à la fois sur leur thématique de recherche, l’excellence de leur projet et leur volonté de nouer des alliances avec des entreprises pharmaceutiques.

    La sélection des start-up s’est effectuée en deux étapes successives : la première menée par les pôles de compétitivité Santé, Medicen Paris Région et Eurobiomed, la deuxième par un comité de sélection indépendant composé d’industriels, d’investisseurs et de chercheurs.

  • Conférence « Entreprises, territoires et santé, en Bretagne » le 17/11/2016 à Rennes

    Une conférence « Entreprises, territoires et santé, en Bretagne » sera organisée le 17 novembre 2016 à Rennes par Bretagne Prospective et Harmonie Mutuelle.

    La première partie évoquera le fruit de différentes analyses, thèmes et analyses opérés par un groupe de spécialistes ayant réfléchi depuis un an aux « enjeux actuels et prospectifs de la santé en Bretagne » :
    – Jean-Ange Lallican, université de Rennes 1, et Jean-Pierre Méchin, vice-président de l’Institut de Recherche pour le Développement Personnel et professionnel, interviendront sur le thème « Bien-être et entreprises »;
    – Arnaud Magdelaine, membre du Laboratoire armoricain de recherche en psychologie sociale, abordera le sujet « Les usages des technologies au service de l’offre de soins »;
    – André Perros, directeur de la Caisse d’allocations Familiales du Finistère, traitera du sujet « Territoires et nouveaux métiers ».

    La deuxième partie sera organisée autour d’une table-ronde intitulée  » De l’e-santé au big data, un nouvel élan pour la Bretagne ? « .
    Elle réunira les intervenants suivants :
    – Alain Glon, entrepreneur, p.-d. g du groupe agroalimentaire Glon ;
    – Marc Guillemot, applications en e-santé, co-fondateur de MédecinDirect ;
    – Rémy Bataillon, médecin, École des hautes études en santé publique.

    Jeudi 17 novembre à 18 h, salle de conférence d’Harmonie Mutuelle, 8, bd de Beaumont à Rennes.
    Confirmer votre présence à contact@bretagne-prospective.bzh.

  • Crowdfunding : My Pharma Company lance sa plateforme 2.0

    My Pharma Company annonce le 8 novembre 2016 la sortie de la version 2.0 de sa plateforme de crowdfunding dédiée à la santé, après 18 mois de validation du concept en conditions réelles.

    Ouverte le 8 juin 2015 en version Beta, My Pharma company est une plateforme de crowdfunding entièrement dédiée au financement participatif de projets sur la santé et le médicament.

    Les aspects validés et finalisés 

    • le modèle en royalties, son mode de fonctionnement et le mode de calcul du retour sur investissement des sommes;
    • la propriété intellectuelle du modèle et des projets proposés sur la plateforme;
    • le fonctionnement de la plateforme en tant que tel, avec notamment la traçabilité des sommes et des projets, la signature électronique sécurisée des contrats d’investissements;
    • les montants pertinents pour un investissement permettant de mettre sur le marché de vraies innovations thérapeutiques et d’en toucher des revenus rapidement;
    • la validité du modèle de financement participatif par royalties, vis-à-vis des marchés financiers, du Ministère de l’Economie et des Finances (obtention de rescrits fiscaux) et de Bpifrance (agrément du modèle de royalties);
    • l’intérêt auprès des biotechs/medtechs du fait de la non-dilution du capital.

    My Pharma Company indique vouloir proposer aux investisseurs trois nouvelles campagnes de crowdfunding d’ici la fin de l’année 2016. 

    « Nous avons pour objectif de distribuer les premières royalties dès 2017, ce qui renforcera l’attractivité de notre modèle pour tous ceux qui souhaitent financer des projets de santé concrets et en tirer des revenus rapides », explique Fabrice Beauchêne, Président et Fondateur de My Pharma Company.

  • Maladies neurodégénératives : le fondateur de Braintree investit 100M $ (91M€) dans Kernel

    Libérer les pouvoirs du cerveau et lutter contre sa dégénérescence, c’est l’objectif de Bryan Johnson, fondateur de Braintree, qui annonce le 20 octobre investir 100M $ sur ses fonds propres dans sa nouvelle société, Kernel, dont les produits et logiciels visent à réparer le cerveau humain et à en augmenter les capacités.

    • Kernel, fondée en 2016, est une société en gestation, mais ses équipes pourraient doubler grâce à cet investissement, selon Bryan Johnson.

    • La société travaille à l’élaboration d’une prothèse neurale capable de communiquer avec les neurones en « hackant » le code neural qui permet au cerveau d’enregistrer et de stocker des informations.

    • Selon Bryan Johnson, ce type d’appareil pourrait corriger les signaux défaillants et aider les personnes souffrant de maladies neurodégénératives ou d’épilepsie.

    • Le fondateur de Braintree, une société de paiement en ligne rachetée par PayPal en 2013, espère lever 1Mds $ (910M€) pour financer les différentes étapes de développement de ses produits.

  • Dépasser les nouvelles frontières de la santé : journée parlementaire le 6 décembre 2016

    Impact des innovations technologiques et numériques, enjeux de gouvernance, évolution du rôle des acteurs, modes de financement : le Cercle des Décideurs Numérique & Santé a retenu la transition du système de santé comme thème de ses réflexions pour l’année 2016. Il soumet ses propositions au débat des politiques, des professionnels de santé, des patients et des industriels.

    Programme

    14H00 – Accueil 

    14H30 – Présentation de la conférence par Solange Ménival, Présidente du Cercle des Décideurs Numérique & Santé

    14H45 – Keynote speaker, Joël de Rosnay

    15H15 – La santé demain : perspectives pour et par les générations futures

     Vidéo Next Gen : la santé de demain vue par les jeunes d’aujourd’hui

    Intervenants

    • Victor de Castro, Médecin anesthésiste
    • Christophe Marques, Économiste – Cabinet Alteres
    • Pauline d’Orgeval, Fondatrice de deuxiemeavis.fr  
    • Michel de Lempdes, Managing Director Venture capital – Omnes Capital 

    Modératrice : Sandrine Degos, Présidente de Care Insight

    16H15 – Présentation des propositions du Cercle des Décideurs Numérique & Santé

    • Grand témoin :  Michel Yahiel, Conseiller social du président de la République

    16H30-17H30 – Échange Parlementaire : Les rendez-vous de la France pour préparer le futur de la santé : Quelles priorités ?

    Intervenants

    • Jean-Pierre Barbier, Président du Département de l’Isère, Député de l’Isère
    • Michèle Delaunay, Députée de Gironde, Ancienne Ministre
    • Gilles Siméoni*, Président du Conseil Exécutif Corse
    • Alain Rousset*, Député, Président de la Nouvelle Aquitaine

    Modérateurs

    • Solange Ménival, Présidente du Cercle des Décideurs Numérique & Santé
    • Roland Michel, Conseiller stratégique santé – Care Insight

    17H30 – Conclusions

    • Jean Louis Touraine, Député du Rhône, Vice-Président de la FHF
    • Sandrine Degos, Présidente de Care Insight

     

  • Watson for Oncology en Corée du Sud : « Notre intérêt est grandissant dans toute l’Asie » (IBM)

    The Gachon University Gil Medical Center d’Incheon, en Corée du Sud, adoptera prochainement la plateforme IBM Watson for Oncology. Une première au sein du pays.

    Avec ce nouveau contrat, IBM poursuit le déploiement de sa filiale Watson Health en Asie.

    Farhana Nakhooda, directrice du service santé et services sociaux à IBM pour la région Asie-Pacifique, présente à H&TI les intentions du groupe dans la région.

    Un hôpital coréen séduit à son tour par IBM Watson for Oncology

    The Gachon University Gil Medical Center traite chaque année environ 50 000 patients atteints du cancer. Dans un premier temps, les équipes médicales utiliseront la plateforme d’IBM pour tenter de mieux traiter les cancers du sein, du poumon, du côlon, du rectum et les cancers gastro-intestinaux.

    IBM collaborera avec l’établissement afin d’adapter son offre au contexte local en suivant les directives médicales coréennes et les besoins linguistiques du pays.

    Selon les chiffres officiels, près de 255 000 nouveaux cas de cancers et plus de 75 000 décès liés à cette maladie devraient être recensés en Corée du Sud pour l’ensemble de l’année 2016.

    21 hôpitaux chinois envisagent eux aussi d’adopter Watson for Oncology. Le dispositif a déjà été mis en place en Thaïlande (Bumrungrad International Hospital) et en Inde (Manipal Hospital). La liste des partenariats devraient prochainement encore s’agrandir.

    E-santé : « nous collaborons aussi bien avec les pays en développement que les pays développés »

    Thaïlande, Inde, Chine et maintenant Corée du Sud… Pourquoi un grand groupe comme IBM a-t-il décidé d’investir dans l’e-santé en Asie ?

    IBM a intégré le secteur de la santé depuis longtemps en Asie-Pacifique. Par exemple, le groupe a mis en œuvre, et a possédé, le premier système de gestion électronique des patients à Singapour il y a environ vingt-cinq ans donc nous connaissons bien le marché.

    Mais depuis la récente création du pôle Watson Health aux États-Unis, nous avons décidé d’aller plus loin en introduisant sur le marché sud-asiatique de nouvelles solutions high-tech, dont Watson for Oncology. IBM a remarqué que les systèmes de santé en Asie étaient prêts à adopter des innovations technologies de pointe telles que celles développée par Watson dans le milieu hospitalier. Il y a donc eu très tôt une forte demande dans cette région. En Corée du Sud par exemple (plus de 50 millions d’habitants), il existe tout un programme national autour de l’innovation technologique et médicale.

    Nous avons également constaté que nos partenaires en Asie-Pacifique appréhendaient généralement les innovations high-tech en se projetant sur le long terme. The Gachon University Gil Medical Center, par exemple, perçoit les nouvelles technologies comme une opportunité pour transformer l’offre de santé aujourd’hui mais encore davantage au cours des prochaines décennies.

    L’hôpital Manipal (Inde) utilise Watson pour étendre la portée et l’impact de leurs oncologues afin d’aider plus de patients. En Inde, il y a une importante pénurie d’oncologues, de chirurgiens oncologues et de radiothérapeutes. Le rapport oncologues/patients atteints du cancer en Inde est de 1/1600, contre 1/100 aux États-Unis (source : A fresh look at oncology facts on south central Asia and SAARC countries. South Asian J Cancer 2012, Noronha V, Tsomo U, Jamshed A, Hai MA, Wattegama S, Baral RP, et al.).

    Certes, il y a des centres d’excellence en Asie, dans lesquels les patients reçoivent des soins de classe mondiale mais Watson for Oncology peut aider les médecins à rester au meilleur niveau face à la prolifération des données médicales : la plateforme peut les aider à normaliser la qualité et l’efficacité des soins en leur assurant de prendre des décisions fondées sur des preuves pertinentes envers un patient spécifique.

    Envisagez-vous d’introduire Watson for Oncology dans d’autres pays ?

    Oui. Notre intérêt est grandissant dans toute l’Asie. IBM travaille actuellement avec plusieurs organisations de santé en Corée du Sud, en Australie, en Inde et à Singapour mais aussi dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est qui envisagent l’adoption de Watson for Oncology pour apporter un soutien à leurs équipes médicales et améliorer leurs systèmes d’information.

    Quel est le contenu des partenariats formés avec ces hôpitaux ? Quel est l’avantage de tels contrats en termes de business modèle ?

    Le système Watson for Oncology est géré par des physiciens au Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSK). Le MSK et IBM entraînent la plateforme à analyser à la fois la littérature scientifique et l’historique médical de chaque patient afin de fournir aux médecins des options de traitement spécifiques adaptées à chaque malade. Ces options sont classées en fonction du niveau des preuves qui les soutiennent.

    Ce service peut être utilisé dans le cadre d’un second opinion pour les hôpitaux de la région. Par exemple, l’hôpital de Manpal utilise l’outil pour ses propres patients mais aussi pour les patients extérieurs à leur réseau hospitalier qui souhaitent obtenir l’avis médical de MSK comme second opinion mais qui ne veulent ou ne peuvent pas se déplacer jusqu’aux États-Unis.

    LLes données cliniques accessibles via Watson for Oncology sont uniquement mises à la disposition des médecins. Watson ne stockera jamais de dossiers médicaux ; seules des données de patients anonymisés seront éventuellement diffusées en cas de besoin pour des analyses spécifiques.

    Un logiciel en tant que service (Software as a Service) est avantageux car ainsi les organisations utilisatrices n’ont plus à financer les dépenses d’investissement (capex) pour acheter tout un dispositif pour leur hôpital – elles paient simplement les dépenses d’exploitation (opex). De plus, vous pouvez mettre en place de manière très rapide un nouveau système dans un hôpital et accélérer ou freiner son développement selon vos besoins tout aussi rapidement.

    On parle beaucoup de Watson for Oncology en ce moment dans le secteur de l’e-santé. Avez-vous d’autres projets sur ce marché pour les années à venir ?

    L’Asie-Pacifique est un marché unique sur lequel nous essayons de collaborer aussi bien avec les pays en développement que les pays développés. Certains besoins sont communs aux deux marchés, mais beaucoup sont spécifique à chaque pays. Sur les marchés en développement, les hôpitaux sont par exemple plutôt à la recherche de systèmes ERP (Enterprise Resource Planning – système pour faciliter la gestion du personnel, l’organisation des plannings…).

    Il y a un certain nombre d’hôpitaux en cours de construction dans la région. IBM les aide à élaborer leur matériel informatique pour qu’ils disposent des bonnes applications, entre autres.

    • La santé mobile. Nous assistons à une grande augmentation de l’intérêt pour nos solutions relatives à la santé mobile, qui répondent à la fois aux besoins cliniques à l’intérieur et en dehors de l’hôpital. Nous voyons cette évolution comme un moyen d’améliorer l’accès aux soins dans les pays en développement mais aussi d’aider les hôpitaux à rester connecter à leurs patients et à améliorer leur expérience, y compris après leur départ de l’hôpital.
    • La gestion des big data. L’analyse des données de santé est une priorité pour la plupart des pays développés, qui disposent de données suffisantes et qui sont désireux d’utiliser ces informations pour mieux prévenir certaines maladies. Il y a tellement de données non structurées dans le domaine de la santé (on estime à environ 80 % le taux d’informations de santé pertinentes pour les médecins qui ne sont pas structurées) qu’il y a une énorme opportunité à saisir ici pour tenter de transformer ces informations désordonnées en réelles pistes de réflexion.
    • Au cœur du marché : les solutions IT. Nous vivons actuellement les premières années d’une ère informatique qui va durer encore plusieurs décennies : nous sommes non seulement en train d’étudier ce qui est possible mais aussi ce qui sera utile et économiquement viable à l’avenir.

    > Les différents projets Watson Health en développement en Asie :

    • Watson Developer Cloud. Dans un futur proche, nous estimons que des millions de personnes utiliseront Watson comme un « self-service ». C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons ouvert notre technologie au monde entier via Watson Developer Cloud.

    Pour chaque bonne idée que nous avons, notre communauté solide et diversifiée de développeurs pense au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Mettre entre leurs mains la puissance de l’informatique cognitive aidera l’humanité à mieux comprendre le monde et, au final, nous aidera à prendre des décisions plus éclairées.

    • L’analyse de données en temps réel. Watson commence à être utilisé dans la pratique pour aider les cliniciens à évaluer les options de traitement et à être adopté par des organismes gouvernementaux pour mieux informer les citoyens. IBM travaille notamment avec Parkway Health, à Singapour, pour assurer un suivi proactif et une prise en charge précoce des patients grâce à l’analyse de données en temps réel et l’envoi de notifications aux infirmières en prévision d’événements critiques.
    • L’échange d’informations de santé. Une société australienne appelée Health& a de son côté développé une application grâce à la technologie Watson afin de proposer un accès facile à l’information sur la santé publique.
    • IBM’s Watson Care Manager. Nous remarquons aussi que des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Singapour cherchent à intégrer de nouvelles solutions dans leurs systèmes de santé et services sociaux afin de mieux sensibiliser la population à certains types de comportements néfastes pour leur santé et mieux gérer les soins pour les populations les plus malades. IBM’s Watson Care Manager a suscité beaucoup d’intérêt dans la région pour faire face à certains de ces enjeux.
    • IBM Research. Il y a aussi un certain nombre de projets liés à l’informatique cognitive menés par IBM Research. Par exemple, IBM travaille avec l’Institut australien sur le mélanome (Melanoma Institute Australia) pour permettre aux chercheurs d’identifier de manière encore plus précoce l’apparition d’un mélanome via la technologie cognitive.

    À l’avenir, vous verrez beaucoup d’autres solutions de ce genre générées par Watson se développer dans le but d’améliorer la prise de décision des médecins, des infirmières, des administrateurs et des consommateurs.

  • Watson for Oncology in South Korea: « Interest is growing across the region » (IBM)

    The Gachon University Gil Medical Center of Incheon, in South Korea, will adopt IBM Watson for Oncology. This partnership is a first one in the country.

    The American group continues to expand in the Asian eHealth market with this new deal.

    Farhana Nakhooda, Director, Healthcare & Social Services IBM (APAC), describe to H&TI group’s plans in the region.

    IBM Watson for Oncology: a Korean hospital seduced in turn

    The Gachon University Gil Medical Center treats annually about 50 000 patients suffering from cancer. Initially, medical teams will use the platform IBM to try to better treat cancers of the breast, lung, colon, rectal and gastrointestinal cancers.

    According to official figures, nearly 255,000 new cancer cases and over 75,000 cancer deaths are excepted in South Korea in 2016. The colon, rectal, stomach, lung, liver and thyroid are the most common in men; cancer of the thyroid, breast, colon, stomach and lung cancers in women.

    Twenty-one Chinese hospitals are also considering to adopt Watson for Oncology. The device has already been set up in Thailand (Bumrungrad International Hospital) and in India (Manipal Hospital). The list of partnerships should soon expand.

    E-health: « we are dealing with both developing and developed countries in the region »

    China, Thailand, India and now South Korea… Why a major company as IBM have decided to invest in eHealth in Asia?

    IBM has been in healthcare for a long time in Asia Pacific – for example IBM owned and implemented the first patient management system in Singapore and that dates back to about 25 years ago so we are no stranger to this market. However, with our recent announcement of the Watson Health business unit in the US – we are now introducing new cutting edge solutions into the Asia Pacific market including Watson for Oncology.   IBM has found that health systems in Asia are eager to bring cutting edge technology innovations such as Watson into clinical practice, so there has been high demand in this region very early. For example in Korea (population 50M), there is a national agenda around innovation in technology and medicine. 

    We’ve also found that partners in the Asia Pacific region often bring a long term vision to their approach to technology adoption. Gachon University Gil Medical Center, for example, sees technology as an opportunity that is transforming healthcare today – and will have even greater impact over the coming decades. Manipal Hospital is using Watson to expand the reach and impact of their oncologists to help more patients.In India for example, there is an acute shortage of oncologists, surgical oncologists and radiation therapists. The ratio of oncologists to cancer patients in India is 1:1600 compared to 1:100 in the United States. (Source: Noronha V, Tsomo U, Jamshed A, Hai MA, Wattegama S, Baral RP, et al. A fresh look at oncology facts on south central Asia and SAARC countries. South Asian J Cancer 2012;1:1-4)

    Certainly there are centers of excellence here in Asia where patients receive world-class care – but whether at an academic medical center like Gachon University Gil Medical Center, Bumrungrad Hospital in Thailand or a hospital in rural China, Watson for Oncology can help doctors stay on top of the proliferation of medical data, and can help standardize the quality and efficiency of care, ensuring decisions are based on evidence that is relevant to a specific patient.

    Are you planning to introduce Watson for Oncology in other countries, in Asia or elsewhere?

    Yes. Interest is growing across the region. IBM is now working with more health organizations in Korea, Australia, India and Singapore and additional countries in South East Asia who are considering adopting this technology to provide support to their medical teams and enhance their information systems.

    What is the content of these partnerships with hospitals? What is the advantage in terms of business model?

    The Watson for Oncology system is trained by physicians at Memorial Sloan Kettering Cancer Center. MSK and IBM trains Watson to evaluate scientific literature and the unique medical history of each patient to provide treatment options to physicians during every patient visit.

    Based on this analysis, Watson provides clinicians with potential treatment options, ranked based on the level of evidence supporting them. This can be provided as a 2nd opinion service for hospitals in the region. Manipal Hospital for example, is not only using Watson for Oncology for it’s own patients but it is also offering Watson for Oncology to patients from outside their hospital network who would like a 2nd opinion from MSK and don’t want to travel all the way to the US.

    Watson for Oncology is provided as a Software as a Service technology that provides clinical decision support to doctors. It provides potential treatment options to clinicians based on large volumes of data – but it ultimately the role of the physician to determine the best treatment for the patient. The clinical data is only available to doctors. Watson will never store clinical records, and will only access de-identified patient data for purposes of analysis.

    The advantage of Software as a Service is that organizations no longer have to pay capex to buy a whole system for their hospital – they just pay opex. In addition- you can get the system up and running very quickly in a hospital and scale the system up or down very quickly as well.

    We talk a lot about IBM and Watson for Oncology in the healthcare sector. What are your projects in this market in the coming years?

    Asia Pacific is a unique market in that we are dealing with both developing and developed countries in the region. Some of the needs are common to both markets but many are unique. Hospitals in developing markets are looking at ERP systems, procurement systems, talent management and ERP systems as an example.

    There are a number of new hospitals being built across the region and IBM is involved in helping design their IT as well as helping to source the right applications and implement the new hospital.

    • Mobile health. We are seeing a huge rise in interest in our mobility solutions which address both clinical needs in a hospital as well as clinical needs outside the hospital. We are seeing this as a way to help increase patient access in developing countries but we are also seeing it as a way for hospitals to stay connected to their patients and improve the patient experience even after their patients leave their hospitals.
    • Big data management. Health analytics is a focus for mostly developed countries who have sufficient data and are keen to use the data to predict and prevent disease – and also look at real time analytics in a hospital to identify gaps in care. In addition – there is so much unstructured data in healthcare (in fact 80% of healthcare data which is relevant to doctors is unstructured) that there is a huge opportunity to use natural language processing to turn that unstructured data into actionable insights.
    • IT solutions. We are experiencing the first years of a computer age that will last for decades: we are not only studying what is possible but also what will be useful and economically viable the future.

    > Different Watson Health current projects in Asia:

    • Watson Developer Cloud. We are in the early years of a computing era that will last for decades to come – and we are currently considering not only what is possible, but what will be useful and have economic value in the future. In the not too distant future, we envision millions of people using Watson as ‘self-service’ AI – this is one of the reasons we opened our technology to the world via the Watson Developer Cloud.

    For every good idea we have, our robust and diverse developer community is thinking up many more. Putting the power of cognitive computing into their hands will help mankind better understand the world, and ultimately, help us make more informed decisions about how we live in it.

    • Real-time data analysis. Watson is beginning to be used in practice to help clinicians evaluate treatment options and also by government agencies to help citizens better access public information. IBM is working with Parkway Health in Singapore to provide proactive patient monitoring and early intervention through real-time data analysis and notifications to nurses in anticipation of critical and life-threatening events.
    • Health Information Exchange. An Australian company called Health& has developed an application with Watson technology to provide easy access to public health information. Watson cognitive computing allows people to ask questions in a natural way and then provides answers in natural language.
    • IBM’s Watson Care Manager. We are seeing countries such as Australia, New Zealand and Singapore all looking at integrating health and social services with care management and population health management solutions which prevent the healthy from getting sick and manage care for the very sick and vulnerable populations. IBM’s Watson Care Manager has been getting a lot of interest in the region to address some of these issues.
    • IBM Research. There are also a number of cognitive computing projects being led by IBM Research. For example, IBM is working with Melanoma Institute Australia to help further advance the identification of melanoma using cognitive technology. This research builds on IBM’s existing research agreement with Molemap, which uses advanced visual analytics to analyse more than 40,000 data sets including images and text. IBM Research plans to analyse dermatological images of skin lesions to help identify specific clinical patterns in the early stages of melanoma.

    In the future, you’ll see many more Watson solutions that are designed to improve the decision making of doctors, nurses, administrators, and consumers.

  • « Galen Growth va devenir le catalyseur du marché de la health-tech en Asie » (J. de Salaberry)

    Familier de la région Asie-Pacifique depuis une quinzaine d’année, Julien de Salaberry est un investisseur et expert international reconnu dans le domaine de l’e-santé. Aujourd’hui basé à Singapour, il est le fondateur et P.-D.G. de The Propell Group, une société à capital risque et de conseils centrée sur les innovations health tech.

    Dans un entretien accordé à H&TI, l’homme d’affaires revient en détail sur son expérience du marché et notamment sur :

    1. le développement de Galen Growth Asia, une entreprise qu’il a fondée avec cinq confrères dans le but de faire mûrir les réflexions sur le secteur de la health-tech en Asie ;

    2. les spécificités de l’investissement en Asie ;

    3. la complexité d’établir un business modèle durable.

    Galen Growth Asia : un concept novateur pour booster les innovations en e-santé

    Fin 2015, vous avez cofondé Galen Growth Asia, une société visant à faire avancer le débat dans le secteur de l’e-santé. Comment vous est venue cette idée ?

    Galen Growth Asia est le résultat d’un constat établi par plusieurs investisseurs et entrepreneurs – dont je fais partie – qui se retrouvaient régulièrement lors de conférences dédiées à la health-tech :

    • 1. On s’est aperçu que l’on avait tous la même vision du secteur et que l’on évoquait les mêmes sujets dans notre petit coin ;
    • 2. On a rapidement réalisé que le niveau de qualité des conférences auxquelles on participait était limité.

    Nous avons donc décidé à six – trois entrepreneurs, deux investisseurs et un consultant – de fonder Galen Growth Asia. Notre but : devenir le catalyseur de l’écosystème de la health-tech en Asie. Nous souhaitons pour cela créer davantage de dialogue entre les six groupes de stakeholders du marché, qui sont les entrepreneurs et leurs start-up, les investisseurs, les grosses boîtes de santé comme Medtech & Pharma (qui vont attirer les clients), le gouvernement, les médias mais aussi les experts médicaux, généralement oubliés, qui sont souvent les utilisateurs de ces nouvelles technologies.

    Nous favorisons la discussion entre ces six groupes clés en organisant des événements. On en a mis en place déjà deux-trois depuis notre création, il nous en reste deux avant la fin de l’année, dont le Asia’s HealthTech CEO Summit (le 9 décembre). On compte y réunir tous les P.-D.G des sociétés health-tech les plus importantes de la zone Asie-Pacifique. Ce genre de sommets existe déjà aux États-Unis mais c’est une première en Asie.

    Avez-vous d’autres projets en tête pour faire progresser le secteur ?

    En parallèle de cette partie événementielle, nous avons pour objectif de monter une base de données unique pour tout le secteur de la health-tech en Asie. C’est assez difficile parce que les bases disponibles en Chine ou en Corée par exemple sont uniquement accessibles dans les dialectes locaux. On avance donc doucement afin de parvenir à un service de qualité. Le dispositif devrait être lancée en septembre 2017.

    Nous passons aussi du temps à élaborer des rapports de qualité, centrés sur des sujets très spécifiques de l’e-santé. En ce moment, nous nous concentrons sur le pré-diabète, un phénomène qui va toucher Singapour de plein fouet d’ici cinq-dix ans, le taux de pré-diabétiques (12 % de la population adulte selon les chiffres officiels) étant actuellement quasiment aussi grand que celui de diabétiques (12,8 % selon l’International Diabetes Federation).

    Nous essayons de démontrer que la health-tech peut jouer un rôle important. Elle peut par exemple encourager les pré-diabétiques à modifier leur mode de vie pour éviter qu’ils ne deviennent diabétiques. La technologie existe déjà (applications mobiles, capteurs…) mais tout l’enjeu est de savoir comment il serait possible de s’en servir de manière optimale et comment créer une meilleure adoption de ces outils parmi les consommateurs.

    Le rapport consiste au final en la réalisation d’une propale. Ce sera ensuite aux acteurs de l’écosystème de décider si, oui ou non, ils souhaitent l’adopter. Par le biais de cette étude, nous essayons de mettre en relation les six stakeholders ciblés par Galen Growth pour les faire travailler ensemble et ainsi établir une sorte de consensus.

    « Le patient sera le driver du marché de l’e-santé en Asie »

    Comment percevez-vous le marché de l’e-santé d’ici dix, vingt ans ?

    Je reste optimiste, même s’il y a des obstacles à surmonter.

    Le coût important de la santé fait notamment ralentir la croissance dans certains pays asiatiques. Si on s’intéresse à la pyramide des salaires, dès qu’on passe en dessous des 5 % les mieux payés, le niveau de rémunération baisse rapidement. La moyenne se situe alors entre 3 000 et 15 000 dollars par an, soit un salaire minime. Aux États-Unis, si tu proposes à cette tranche de la population un code de remboursement au moment du lancement d’un produit, tu es quasi certain d’avoir de la demande derrière. Ici, c’est plus complexe car le patient doit payer par ses propres moyens, excepté dans certains États comme l’Australie, le Japon ou Singapour.

    Malgré ce système très privatisé, il y a quand même une demande de santé équivalente à celle de l’Europe et des États-Unis. Elle croît même tous les ans en raison de l’augmentation des maladies cardio-vasculaires et respiratoires, du diabète, etc.

    Je suis donc globalement confiant parce que la croissance démographique est élevée et parce que les patients recherchent du choix comme ils paient eux-mêmes pour leurs frais de santé. Un autre atout est l’importance du taux de pénétration de la téléphonie mobile et de l’achat sur mobile. L’Asie est le leader mondiale dans ce domaine. La m-santé fait ainsi partie des secteurs les plus encourageants.

    Je pense que ce sera le patient, l’individu, qui sera le driver de ce marché de l’e-santé en Asie.

    Le patient peut être un driver ou un frein… En Europe et aux États-Unis, les risques liés à l’utilisation par un tiers de données personnelles reviennent régulièrement au centre du débat sur l’e-santé. Les patients asiatiques vous semblent-ils plus enclins à accepter toutes ces nouvelles technologie ?

    L’Europe se cache toujours derrière la question de la privatisation des données. Ici, notamment parce que l’âge moyen est plus faible, les gens sont moins frileux sur ce sujet. Cela signifie que les acteurs de l’industrie ont davantage accès aux données des patients.

    On se rend compte qu’il y aussi une vraie demande à exploiter dans le domaine des data. En Inde par exemple, environ 8,6 % de la population adulte était touchée par le diabète en 2015 et plus de 52 % de ces malades étaient non-diagnostiqués, estime l’International Diabetes Federation. Cela signifie que plus de la moitié des bientôt 120 millions de diabétiques en Inde (d’ici 2020 selon les chiffres officiels) n’ont pas accès aux informations nécessaires à la compréhension de leur maladie et ne bénéficient donc d’aucun traitement. Cela représente un marché énorme pour ceux qui s’intéressent au marché du diabète.

    Avec des outils health-tech adaptés, on a les moyens d’éduquer de manière plus efficace les malades.

    Comment s’y prendre concrètement ?

    Le plus grand frein, c’est le business modèle. On a besoin de trouver un modèle permettant d’offrir de manière durable ces solutions technologiques aux patients sans avoir recours aux fonds philanthropiques, une option qui fonctionne très bien mais uniquement sur le court terme.

    Les gros groupes doivent notamment revoir leur façon de fonctionner. Leur base de coûts est tellement élevée qu’ils ont l’habitude de vendre leurs produits très chers. L’ennui est que lorsqu’on leur présente une solution low cost pour, par exemple, permettre un meilleur diagnostic d’une maladie donnée dans une petite ville, ils ne peuvent pas se permettre de la vendre parce qu’ils ne feraient aucun profit. Il faut donc trouver une solution, un business modèle viable via lequel chaque acteur impliqué puisse gagner un minimum d’argent dans le processus de vente.

    3 conseils aux start-up européennes qui envisagent de s’étendre en Asie :

    Pourriez-vous nous donner un exemple de start-up prometteuse sur le marché asiatique ?

    Avec The Propell Group, on a entre autres investi dans ConnexionsAsia, une boîte aujourd’hui bien connue à Singapour. Ils ont levé leur Série A au mois de janvier 2015, environ 8 millions d’US dollars, soit une Série A assez importante pour la cité-État et cet écosystème.

    ConnexionsAsia, c’est tout d’abord un dispositif permettant aux employeurs de fournir une assurance santé à leurs employés via une plateforme électronique. Les trois acteurs sont ainsi reliés via un seul et même outil.

    Ce dispositif est nécessaire au fonctionnement du deuxième service lancé par Connexions Asia : un market place proposant aux employés différents produits dans le domaine de la health-tech.

    La plateforme en question inclut notamment MyDoc, un service de télé-médecine, et GlobeTrekker, un programme encourageant le bien-être en entreprise. Dans ce cadre, les employés peuvent par exemple choisir d’être équipés d’un bracelet Fitbit (podomètre) et essayer de réaliser chaque jour en équipe un certain nombre de pas tout en suivant un régime alimentaire équilibré. Le but est d’améliorer la santé des employés de façon fun mais aussi maîtrisée.

    Il y a toute une série de services de ce type disponibles en ligne. L’employé peut ainsi acheter sur ce market place des produits de santé en passant directement par l’assurance. Ce fonctionnement réduit la paperasse : chacun gagne en temps et en simplicité.

    Les start-up sont-elles nombreuses à échouer dans le domaine de l’e-santé en Asie ?

    Il n’y a pas un taux d’échec plus important qu’ailleurs dans le monde mais oui, il y a eu des échecs. Des boîtes qui ont mal fait leur devoir, qui sont arrivées en Asie mal préparées aux réalités du pays ; d’autres qui sont arrivées trop tôt. Certaines sociétés spécialisées dans l’e-santé présentent des idées trop précoces, le marché n’est pas encore prêt pour leur solutions. Mais c’est la même logique dans toutes les régions du monde.

    Le théoricien suisse Alex Osterwalder, inventeur du Business Model Canvas, synthétise bien le concept. Il explique que ce n’est pas simplement un bon produit qui vous permettra d’avoir une bonne place sur le marché mais la combinaison d’un bon produit et d’un bon business modèle. C’est exactement ça. Il ne suffit pas d’avoir le meilleur produit health-tech pour que son entreprise perce dans le secteur, il faut savoir la vendre de la bonne manière et au bon moment. C’est le b.a.-ba, une base qu’il est bon de se remémorer régulièrement.

  • Outils numériques pour la prévention du cancer : PRODIGE lance un appel à manifestation d’intérêt

    PRODIGE, Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital », a organisé le 30 septembre 2016 une journée intitulée « Prévention en santé & numérique : des modèles à inventer ? Stratégies, usages, marchés », durant laquelle a été lancé un appel à manifestation d’intérêt financé par le Dispositif Intégré pour l’Innovation & le Numérique (D2IN) de Saint-Etienne Métropole.

    Impliquée dans le secteur de la prévention contre le cancer, l’objectif de la communauté PRODIGE est de favoriser l’émergence et la réussite de projets socio-économiques s’inscrivant dans cette thématique en s’appuyant sur des outils numériques.

    En pratique, cela consiste à développer puis transférer les connaissances scientifiques en prévention des cancers en avancées industrielles pour soutenir le développement économique régional et améliorer la santé de sa population.

    Un fonds doté de 1,6 M€

    D2IN est la nouvelle offre de financement de Saint-Étienne Métropole pour répondre aux enjeux et contraintes liés au développement de projets innovants, bénéficiant de l’association de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la BPI. Le fonds D2IN rassemble et unifie d’anciens dispositifs et a été doté de 1,6 M€ en 2015 et 2016 répartis comme suit :

    • 1 M€ issus de Saint-Étienne Métropole, dont 400 000 € consacrés à des aides sous forme de subventions et 600 000 € à des aides sous forme d’avances récupérables ou de prêt à taux zéro innovation.
    • 600 000€ consacrés par BPI France Financement au soutien des porteurs de projets dans le cadre de D2IN.

    Types d’acteurs pouvant bénéficier de ce dispositif

    • Les entreprises ou porteurs de projets en ante-création
    • Les structures académiques (laboratoires de recherche académiques)
    • Les clusters ou pôles de compétitivité

    La Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital » (PRODIGE) focalise ses efforts sur l’identification et le suivi de projets portant combinant les thématiques « Santé » et « Numérique », tout en adoptant une position particulière sur le développement de la recherche en prévention des cancers et sa valorisation au travers d’outils numériques.

    Les 4 idées fortes de PRODIGE

    La Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital » (PRODIGE) focalise ses efforts sur l’identification et le suivi de projets portant combinant les thématiques « Santé » et « Numérique », tout en adoptant une position particulière sur le développement de la recherche en prévention des cancers et sa valorisation au travers d’outils numériques. Ses 4 idées fortes sont:

    • La prévention des cancers concerne la santé publique et individuelle.
    • La réduction des taux d’apparition de maladie et mortalité dispose de marges de manœuvre importantes.
    • Une prévention efficace s’appuie des connaissances scientifiques solides.
    • Un modèle économique solide, pertinent est nécessaire à la viabilité des solutions mises au point, sans lui avancées et découvertes scientifiques sont condamnées à rester confinées en laboratoires alors qu’elles pourraient servir au développement économique, ainsi qu’à la création d’emploi sur le territoire.
    • L’invasion du numérique dans tous les secteurs de la société est une opportunité permettant de se saisir des enjeux de santé et de créer des modèles économiques innovants.