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  • Les rendez-vous du Pipame : téléassistance et services associés, vers une nouvelle dynamique ?

    Le Pipame (Pôle interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations économiques) organise un séminaire le 24 février 2017 sur le thème « téléassistance et services associés, vers une nouvelle dynamique ? ». Les résultats d’une étude sur « L’avenir du marché de la téléassistance et des services associés » seront notamment présentés.

    Programme

    • 9H00– Accueil café
    • 9H30– Introduction : Thierry LANGE, Direction générale des entreprises (DGE)
    • 9H40– Présentation des résultats de l’étude : « L’avenir du marché de la téléassistance et des services associés» :- Jean-Claude MIGETTE et Henri DELAHAIE, cabinet CODA Stratégies
    • 10H30– 1ère table ronde : Téléassistance et services associés : quel rôle pour les collectivités territoriales ?
      • Marie-Christine BUNLON, vice-présidente en charge des personnes âgées, conseil départemental 23 (à confirmer)
      • Frédéric DUHAMEL, directeur Général Mondial Téléassistance – GTS & TEL2S
      • Anne GIREAU, vice-présidente, ANDASS
      • Geneviève GUEYDAN, directrice CNSA (à confirmer)
      • Xavier MOUNIE, Conseil départemental 31 (à confirmer
    • 11H30– 2e table ronde : Téléassistance : comment intégrer les innovations du numérique ?
      • George GAMBUT, président de l’Association Alerte LYON
      • Martin KAISER, directeur général de Hager Services (à confirmer)
      • Hervé MEUNIER, président de l’AFRATA et directeur général de FILIEN ADMR
      • Caroline MOUMINOUX, chargée du marketing et des grands comptes chez INTERVOX
      • Alexis ROCHE, directeur général d’ASSYSTEL et administrateur de l’ASIPAG
    • 12H30– Conclusion
  • Inde : focus sur le business modèle de Practo, une start-up en plein boom sur le marché de l’e-santé

    Practo, une société basée à Bangalore, en Inde, a levé en janvier 2017 55 millions de dollars (51,2 M€) dans le cadre d’un cycle de financement mené par le groupe chinois Tencent (Série D).

    Aujourd’hui, Practo bénéficie d’un financement total d’environ 180 M $ (167,6 M€). Spécialisée dans le secteur de l’e-santé, l’entreprise propose divers services, dont un annuaire numérique permettant aux patients d’accéder à une liste de praticiens présents dans leur région.

    Créé il y a neuf ans, Practo est parvenu à mettre en place un business modèle aujourd’hui stabilisé. Néanmoins, certains experts estiment que la concurrence – croissante dans le secteur – risquent de faire rapidement de l’ombre au groupe indien et que les professionnels de la santé finiront, à terme, par rejeter ce type de modèles les contraignant à payer pour être référencés en ligne.

    Objectif 2017 : créer un espace numérique sans frontières pour connecter les professionnels de la santé du monde entier

    Les entreprises états-uniennes Thrive Capital, Ru-Net, RSI Fund, Sequoia Capital, Matrix Partners, CapitalG (Google Capital), Altimeter Capital et le groupe belge Sofina font partie des investisseurs ayant participé à la levée de fonds menée en janvier. Ils sont regroupées sous le nom « Practo PTE », une société basée à Singapour.

    Fondé en 2008, Practo vise à améliorer l’accès aux soins et aux données de santé sur les marchés émergents :

    • Le groupe propose analyses et expertises en business développement à ses sociétés partenaires pour les aider à s’implanter dans le secteur de la santé ;
    • il connecte les consommateurs avec les fournisseurs de soins du monde entier (cliniques, hôpitaux).

    La plateforme mise au point par la société indienne recense à ce jour 20 000 praticiens, 10 000 hôpitaux et 5 000 centres de diagnostic. Elle est disponible en Inde, en Indonésie, aux Philippines, à Singapour et au Brésil.

    Grâce au dernier cycle de financement réalisé ce mois-ci, le groupe va pouvoir poursuivre son extension à échelle internationale.

    « Au cours des dernières année, Practo a connu une croissance de 90 % côté clients, de 80 % si on se concentre sur les rendez-vous effectués depuis la plateforme, soit huit fois plus d’examens médicaux réalisés et plus de 5 millions de dossiers de santé partagés », précise sur le blog de l’entreprise son P.-D.G, Shashank ND.

    En 2016, l’entreprise a acquis la société analytique indienne Enlightiks pour perfectionner sa plateforme et ses services aux entreprises.

    Objectif pour 2017 : fournir une infrastructure centralisée sur laquelle l’ensemble de l’écosystème du secteur pourra se connecter, créer, interagir et échanger de la valeur en croisant les différentes données recueillies par chaque acteur du marché mais aussi leurs moyens de communication et de paiements afin d’offrir une meilleure offre de soins mondiale.

    Practo : un business modèle basé sur l’offre d’une meilleure gestion de la relation client

    Le business modèle du groupe est basé sur deux principes : l’acquisition de sociétés et ses propres revenus.

    Le groupe a acquis cinq sociétés indiennes depuis sa création :

    • 1. QikWell : un logiciel de prise de rendez-vous en ligne (SaaS)
      Business modèle :
      • vente d’espaces publicitaires aux médecins et aux hôpitaux sur sa page de recherche et celle mettant en avant les « meilleurs résultats » ;
      • frais d’admission pour les médecins, les hôpitaux et les cliniques pour leur permettre d’utiliser le logiciel de prise de rendez-vous en ligne.
    • 2. FitHo : via l’application mobile LifeStyle, qui aide à prévenir les maladies.
      Business modèle : option freemium pour les patients.
      La société a été dissoute. Le service fait désormais partie de l’application Practo App.
    • 3. InstaHealth : un logiciel d’aide à la gestion des hôpitaux.
      Business modèle : logiciel de gestion de la relation client vendu aux hôpitaux et aux grandes cliniques. L’outil est disponible en tant que solution de paiement SaaS.
    • 4. Genii : une société de développement de logiciels.
      Acquisition pour mieux s’implanter sur le secteur de la health tech. Le but premier n’est pas la recherche de revenus.
    • 5. Enlightiks : une société analytique.
      Acquisition pour mieux s’implanter sur le secteur de la health tech. Le but premier n’est pas la recherche de revenus.

    Practo multiplie les outils facilitant la relation médecins/patients

    Le produit central de Practo est un moteur de recherche permettant aux patients de trouver des professionnels de santé en fonction de leur zone géographique, de leur spécialité, etc.
    Prix : gratuit pour les patients, payant pour les professionnels souhaitant être référencés (démo gratuite pendant un temps limité).

    Parmi ses autres services les plus utilisés, on retrouve :

    • Practo Ray :
      Practo Ray est un logiciel de gestion pour aider les médecins dans la pratique quotidienne de leur métier. Pour les hôpitaux et les cliniques, il se rapproche du principe de l’ERP : le praticien peut contrôler ses activités depuis son profil numérique.
      Prix : abonnement mensuel. Ce service représente la plus grande source de revenus du groupe jusqu’à présent.
    • Practo Profile
      Cet outil permet aux médecins, aux hôpitaux et aux cliniques de mieux contrôler leur profil numérique. Il comprend l’inscription sur Practo, la gestion de son profil professionnel et facilite la mise à jour d’informations pour que les patients aient accès aux informations les plus récentes sur le médecin, l’hôpital ou la clinique en question.
      Prix : payant pour les professionnels (médecins, hôpitaux, cliniques), gratuit pour les clients.
    • Practo Health Feed
      Practo propose un outil, type réseau social, afin de permettre aux médecins de poster des mises à jour ainsi que des conseils sanitaires au public. Les patients peuvent suivre les professionnels de leur choix.
      Prix : gratuit.
    • Practo Consult
      Il s’agit d’un service présenté sous la forme de « questions/réponses ». Les patients posent publiquement une question de santé sur la plateforme. N’importe quel médecin disposant d’un profil Practo peut y répondre.
      Prix : gratuit.
    • Practo Reach
      Vente d’espace publicitaire sur le site web et l’application de Practo.
      Prix : disponible sous différentes formules : mensuelles, trimestrielles, en fonction de la position géographiques, de la spécialités du médecin, etc.
    • Practo Tab
      Offre aux hôpitaux et aux cliniques un espace numérique pour leur faciliter la réalisation de certaines tâches basiques, comme la gestion des retours/critiques des patients, le recueil de données de santé, la prise de rendez-vous…
    • Practo et la livraison de médicaments
      Le groupe propose d’acheter des médicaments en vrac pour ensuite les vendre directement aux pharmacies et aux consommateurs. Il permet aussi l’achat, par les chimistes, de médicaments pour une livraison aux consommateurs.
    • Practo et la réservation de spas, salons et salles de gym
      L’entreprise permet d’effectuer des réservations dans des spas, des salons bien-être et des salles de gyms.
      Prix : Practo pourrait commencer à toucher des commissions sur ce type de services.

    Practo : un modèle éco stable mais inefficace à long terme ?

    Des dépenses importantes mais essentielles à ce stade de développement

    Pratec Technologies Pvt. Ltd est parvenu à multiplier par dix sa croissance au cours de l’année 2016 (mars 2015-mars 2016), tandis que ses pertes ont augmenté de 30 %.

    Dans le détail, ses revenus ont atteint les 297,3 millions de roupies (4 M€) au cours de l’année 2015, contre 23 millions (314 427 €) en 2014. Ses pertes atteignaient 128,5 millions de roupies (1,8 M€) en mars 2015, contre 98,8 millions (1,4 M€) l’année précédente, indique le Registrat of Companies (RoC).

    Selon les investisseurs, cette évolution est le signe d’une stabilisation de son modèle économique. « Les entreprises prospèrent seulement si leurs revenus augmentent plus vite que leurs dépenses. Certes, il y a des pertes. Mais, si les revenus augmentent plus vite que les dépenses, cela signifie que la société a le potentiel pour devenir une entreprise rentable », a déclaré en janvier 2016 Rutvik Doshi, directeur d’Inventus Capital Partners, une société de capital risque qui a investi dans Practo (Livemint.com).

    Les experts estiment que les pertes vont augmenter encore dans un avenir proche puisque Practo a récemment acquis de multiples sociétés et continue de se développer à échelle internationale.

    « À court terme, je m’attends à ce que les dépenses croissent. Il est logique de dépenser beaucoup d’argent à ce stade et de viser les marchés adjacents. Dans un an ou deux, ils pourront à nouveau accélérer leur croissance et la balance sera réajustée dans le bon sens », analyse R. Doshi.

    Principal risque : la montée de la concurrence et la création de sites médicaux personnalisés

    Bien que la société se porte bien aujourd’hui, certains acteurs du marché ont repéré quelques failles au sein du modèle établi par le groupe indien.

    « Je conviens que l’acquisition de patients en ligne est un excellent moyen pour les médecins de maximiser leurs revenus, car il limite les frais qu’un spécialiste doit payer à un intermédiaire classique pour améliorer son référencement, analyse le Dr. Aniruddha Malpani, fondateur et directeur de Malpani Ventures (société d’investissement indienne) dans un billet publié sur LinkedIn en août 2015. Cependant, les praticiens vont se retrouver face à un problème majeur : tous leurs concurrents sont répertoriés sur la même page, ils sont donc susceptibles de perdre facilement leurs patients. Ces [annuaires médicaux en ligne] ne permettent pas au professionnel de fidéliser leur patientèle : [à terme,] ils n’améliorent pas vraiment la relation médecin/patient ».

    L’homme d’affaires prévoyait la mise en place d’une formule payante, c’est effectivement le cas aujourd’hui : Practo propose différents tarifs aux professionnels pour bénéficier de son service de référencement. Résultat : les médecins n’auront plus aucun intérêt à être référencés par Practo, qui devrait par ailleurs faire face à l’émergence inévitable de nouveaux concurrents, comme ZocDoc ou JustDial, présents sur le même secteur, mais surtout Google, très performant en matière de référencement.

    « Sceptique ? Essayez de faire une recherche « neurologue à Bombay » sur JustDial, Google et Practo et observez ce que vous obtenez. Les résultats de recherche de Practo sont les pires, parce que les résultats mettent en avant un nombre important de non-neurologues. »

    Sur le long terme, le Dr. Malpani est convaincu que les médecins « se rendront compte qu’il est beaucoup moins cher et plus rentable de créer leur propre site web. En possédant leurs plateformes numériques personnelles, ils permettront à leurs patients de les trouver directement plutôt que d’avoir à passer par un intermédiaire numérique [les contraignant à payer le prix fort] ».

  • India: focus on the business model of Practo, a booming startup in the eHealth market

    Practo, a company based in Bangalore, India, raised $55 million (€51.2 million) in January 2017 in Series D founding in a round led by Chinese company Tencent.

    Practo now has a total funding of about $180 million (€167.6 million). Specializing in the eHealth sector, the company offers various services, including a digital platform allowing patients to access a list of doctors practicing in their area.

    Established nine years ago, Practo has managed to develop a business model now stabilized. However, some experts believe that its competitors – increasingly numerous – are likely to harm the development of the Indian group and that health professionals will ultimately reject this kind of model forcing them to pay to be referenced online.

    Objective 2017: create a digital space to connect  health professionals worldwide

    US firms Thrive Capital, Ru-Net, RSI Fund, Sequoia Capital, Matrix Partners, CapitalG (Google Capital), Altimeter Capital, Belgian group Sofina and Russian millionaire Yuri Milner are among the investors who participated in the round conducted in January. They are grouped under the name « Practo PTE, » a Singapore-based company.

    Founded in 2008, Practo aims to improve access to care and health data in emerging markets:

    • The group offers analysis and expertise in business development for its partners to help them settle in the health sector;
    • it connects consumers with healthcare providers worldwide (practitioners, clinics, hospitals).

    The platform developed by the Indian company currently lists 20,000 practitioners, 10,000 hospitals and 5,000 diagnostic centers. It is available in India, Indonesia, the Philippines, Singapore and Brazil.

    Thanks to the last round of financing, the group will be able to continue its expansion internationally.

    « Over the past year, Practo has seen 90 percent growth in patients, 80 percent more appointments booked, eight times more reviews from users and more than 5 million health records shared on the platform, » Shashank ND, the company’s CEO, said on the firm blog.

    In 2016, the group acquired Indian company Enlightiks analytics to improve its platform and its business services.

    Its goal by the end of 2017: providing a central infrastructure on which the entire ecosystem of the sector could connect, create, interact and exchange value « by linking layers of data, communication and payments to deliver better care ».

    Practo: a business model based on the offer of a better customer relationship management

    The group’s business model is based on two principles: the acquisition of companies and its own revenues.

    The group has acquired five Indian companies since its foundation:

    • 1. QikWell: a software for booking appointments online (SaaS)
      Business model:
      • selling advertising space to doctors and hospitals on its landing page and top results;
      • onboarding fee for doctors, hospitals and clinics to unable them using the online appointment booking software;
      • appointment booking fee from the doctor after the appointment is successfully booked and executed.
    • 2. Fitho: via mobile LifeStyle, a mobile app which helps prevent diseases (freemium model).
      Business model: freemium option for patients. Finally, the company was dissolved. The service is now part of Practo App.
    • 3. InstaHealth: a hospital management support software.
      Business model: InstaHealth created a software selling to hospitals and clinics to help them for their day to day management. The tool is available as a SaaS based recurring payment solution.
    • 4. Genii: a software development company.
      This acquisition was carried out to better penetrate the health tech sector. The main purpose is not to make money with it.
    • 5. Enlightiks: an analytic company.
      This acquisition was carried out to better penetrate the health tech sector. The main purpose is not to make money with it.

    Practo multiplies tools facilitating patients/health providers relationship

    The central product of Practo is a web search engine allowing patients to find health professionals based on their geographical area, their specialty, etc.
    Price: free for patients but not for professionals wishing to be referenced (free demo for a limited time).

    Among the other services used by Practo are:

    • Practo Ray:

    Practo Ray is a management software designed to help doctors in their daily practice. For hospitals and clinics, it is close to an ERP: the practitioner can control his activities from his digital profile.
    Price: monthly subscription. This service represents the largest source of revenue for the group so far.

    • Practo Profile
      This tool allows physicians, hospitals and clinics to have more control over their digital profile. It includes the inscription on Practo, the management of their professional profile and facilitates the updating of information.
      Price: free for patients, fees for professionals (doctors, hospitals, clinics).
    • Practo Health Feed
      Practo offers a kind of a professional network to enable physicians to post updates and health advice to their patients. Patients can follow the professionals of their choice.
      Price: Free.
    • Consult Practo
      QnA tool for patients. Patients can ask questions publicly on the platform. Any doctor with a profile on Practo can answer.
      Price: Free.
    • Reach Practo
      Through this service, advertising space can be sold on Practo website and app.
      Price: available in different size of packages: monthly, quarterly, geographically, etc.
    • Practo Tab
      It offers hospitals and clinics a digital space, a Tab, to do some basic tasks such as book appointments, leave feedback, collect data…
    • Practo and medicine delivery
      The group purchases medicines in bulk and sells them directly to chemists and consumers. It also allows the purchase of medicines through chemists for delivery to consumers.
    • Practo and booking spas, salons and gyms
      Customers can now make reservations in spas, salons and gyms rooms via its platform.
      Price: Practo could start charging commissions on these services.

    Practo: a stable business model but ineffective in the long run?

    The group’s expenses are important but essential at this stage of its development

    PRATEC Technologies Pvt. Ltd. posted a more than 10-fold increase in revenue in 2016 (from March 2015 to March 2016), while losses increased 30%.

    Its revenues increased to 297.3 million rupees (€ 4 million) in 2015, from 23 million (€ 314,427) in 2014. Its losses reached 128.5 million rupees (€ 1,8 million) in March 2015, against 98.8 million (€ 1.4 million) a year earlier, according to the Registrat of Companies (RoC).

    According to investors, this development is a sign of a business model stabilization. « Businesses thrive only if revenue grows faster than expenses. Yes, there are losses. But, if revenue grows faster than expenses, at some point in time the company has the potential to become a profitable business, » said in January 2016 Rutvik Doshi, director at Inventus Capital Partners, a venture capital firm (Livemint.com).

    Experts estimate that losses will rise further in the near future, as Practo recently acquired multiple companies and continues to grow internationally.

    « In the short term, I would expect the expenses to balloon. It makes sense to pump in a lot of money at this juncture and capture the adjacent markets. In a year or two, they can again accelerate and the cost will be recovered, » said Mr Doshi.

    Principal risk for Practo: the growth of competition and the creation of personal medical websites

    Although the company is doing well today, some industry experts have spotted some weaknesses in the business model established by the Indian group.

    « I agree that acquiring patients online is a great way for doctors to maximise their income, because it cuts out the referral fees the specialist in India needs to pay to the middleman, said Dr. Aniruddha Malpani, founder and director of Malpani Ventures (Indian investment company) in a post published on LinkedIn in August 2015. However, a major danger for doctors is that all their competitors are also listed on the same page, which means they are quite likely to lose their patients to their colleagues. Also, these sites do not allow the doctor to create patient engagement or loyalty, which means they don’t really enhance the doctor-patient relationship. »

    He predicts the implementation of a paid version, as is actually the case today: Practo offers different packages to health professionals to benefit from its referencing service. As a result, doctors will no longer have any interest in being referenced by Practo, which should also face the emergence of new competitors, such as ZocDoc or JustDial, present in the same sector, but especially Google, « he Big Daddy of search ».

    « Skeptical? Try doing a search for « neurologist in Mumbai » on JustDial, Google and Practo and see what you get. In fact, the Practo search results are the worst, because the results bring up lots of non-neurologists as well! »

    In the long run, Dr. Malpani believes that doctors « will realise that it’s much cheaper and more cost effective to publish their own website. By owning their own digital real estate, patients will be able to find them directly, rather than having to go through a digital middleman who wants to extract his pound of flesh ! »

  • Silver eco  : Bayer & l’université de Singapour s’unissent pour favoriser l’observance par l’e-santé

    Améliorer l’observance des traitements chez les personnes âgées atteintes de maladies chroniques, tel est l’objectif du partenariat annoncé fin décembre 2016 entre Bayer et NUS Enterprise, le pôle entrepreneurial de l’Université nationale de Singapour (NUS).

    Ils ont dévoilé le premier « Grants4Apps Singapore », un projet de crowdsourcing qui vise à développer des solutions technologiques de santé innovantes à Singapour et dans toute l’Asie-Pacifique afin d’améliorer l’observance thérapeutique des personnes âgées, l’un des principaux challenges liés au vieillissement de la population dans la région ASEAN.

    Grants4Apps Singapore : les trois meilleurs projets seront récompensés en mai 2017

    Le concours « Grants4Apps Singapore » est ouvert à tous à Singapour et dans toute l’Asie du Sud-Est (ASEAN), aussi bien aux professionnels de la santé, aux aidants, aux scientifiques et aux ingénieurs qu’aux étudiants, programmeurs, développeurs, start-up et entrepreneurs.

    Trois gagnants seront désignés :

    • ils recevront chacun 10 000 dollars singapourien (6 600 €) de soutien financier ;
    • ils bénéficieront d’un coaching personnalisé (mentorat) de Bayer, de NUS Enterprise et d’autres partenaires de l’industrie, qui les aidera à faire progresser leurs idées de projets et leurs stratégies numériques pour les technologies innovantes à destination des médecins et consommateurs dans le secteur de la santé.

    Les inscriptions au programme « Grants4Apps Singapore » sont ouvertes jusqu’au 14 février 2017. Jusqu’à cinq équipes seront sélectionnées au début du mois de mars 2017 pour une dernière étape de coaching. La compétition s’achèvera en mai 2017 avec une cérémonie de remise des prix.

    Asie-Pacifique : une population de plus en plus vieillissante

    Asie-Pacifique : les plus de 60 ans représenteront 24 % de la population totale en 2050

    Le défi « Grants4Apps Singapore » a été lancé lors du Forum sur l’innovation en matière de vieillissement de la population, un événement organisé par le Dr. Amy Khor, ministre d’État au ministère de la Santé singapourien.
    Parmi les participants figuraient Yoriko Yasukawa, directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour la population d’Asie-Pacifique, des experts en santé, des décideurs, des innovateurs, des universités, des entreprises, des ONG et des médias de toute l’Asie du Sud-Est.

    Selon les chiffres officiels, le pourcentage de personnages âgées de plus de 60 ans en Asie-Pacifique devrait doubler d’ici trente-cinq ans, passant de 12 % de la population totale en 2016 à 24 % en 2050.
    Une évolution entraînant une augmentation significative du nombre de patients atteints de maladies chroniques, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, les problèmes de santé oculaires et autres troubles liés au vieillissement.

    Selon l’OMS, le nombre de décès annuel dus à des maladies chroniques en Asie du Sud-Est et dans la région du Pacifique occidental continuera de faire partie des plus élevés au niveau mondial et devrait atteindre respectivement les 13 millions et les 14 millions en 2030.

    Lutte contre les maladies chroniques : l’observance des traitements est une priorité

    Le traitement à long terme est essentiel pour tenter de freiner au mieux l’évolution des maladies chroniques. Or, selon l’OMS, seuls 50 % des patients suivent de manière assidue des thérapies de longue durée. Le déclin cognitif et la polypharmacie (prise concomitante de plus de quatre médicaments) conduisent généralement à une mauvaise observance des traitements.

    Résultats : les bénéfices thérapeutiques diminuent au fil du temps, les visites chez le médecin se font moins fréquentes, les dépenses de santé sur le moyen et le long terme augmentent et un sur-traitement peut même être observé pour certains problèmes médicaux.

    Le premier objectif du « Grants4Apps Singapore » est d’améliorer les résultats de santé chez les personnes âgées en établissant des partenariats avec des acteurs innovants du marché afin de découvrir et de mettre au point des solutions technologiques de santé pour aider ces patients à surmonter les obstacles nuisant à la bonne observance de leurs traitements.

    Photo : lancement de Bayer-NUS Grants4Apps Singapour – décembre 2016.
    De gauche à droite : Irene Cheong, directrice adjointe, Business Development, NUS Enterprise ; Claus Zieler, vice-président et chef des opérations commerciales, division Asie-Pacifique, Bayer Pharmaceuticals, ; Marcus Yim, représentant principal de Bayer, Bayer ASEAN ; Kelvin Tan, directeur adjoint, Business Development, NUS Enterprise
    © Bayer

  • Silver economy: Bayer & University of Singapore unite to promote adherence through eHealth

    Improve treatment adherence in the elderly with chronic diseases, such is the objective of the partnership announced late in December 2016 between Bayer and the entrepreneurial center of the National University of Singapore (NUS). They unveiled the first « Grants4Apps Singapore » crowdsourcing project that aims to develop technological solutions for innovative health Singapore and throughout Asia-Pacific to improve adherence, one of the main challenges related to population ageing in the ASEAN region.

    In December 2016, Bayer and NUS Enterprise, the entrepreneurial arm of the National University of Singapore (NUS) announced their partnership. Objective: improving treatment adherence in the elderly patients with chronic diseases.

    They unveiled the first « Grants4Apps Singapore », web-based crowdsourcing project that aims to develop innovative health tech solutions in Singapore and across Asia Pacific to improve medication adherence in elderly people, one of the main challenges related to aging of the population in the ASEAN.

    Grants4Apps Singapore: the three best projects will receive an award in May 2017

    The « Grants4Apps Singapore » challenge is open to everyone in Singapore and across Southeast Asia (ASEAN), from health professionals, caregivers, engineers and scientists to students, developers, programmers, startups and entrepreneurs.

    Three winners will be selected:

    • they will each receive S$10,000 (€ 6 600) as financial support;
    • they will access to personalized coaching (mentoring) from Bayer, NUS Enterprise and other industry partners, to help them advance their project ideas and their digital strategies for innovative technologies for doctors and consumers in the health sector.

    Submissions to the « Grants4Apps Singapore » program will be closed on the 14th February 2017. Up to five teams will be selected in March 2017 for a final round of coaching. The competition will end in May 2017 with an awards ceremony.

    Asia Pacific: an increasingly ageing population

    Asia Pacific: the over 60 will represent 24% of global population in 2050

    « Grants4Apps Singapore » was launched at the Transforming Ageing with Health Innovation Forum, an event organized by Dr Amy Khor, Senior Minister of State for Ministry of Health, Singapore.
    Participants included Yoriko Yasukawa, Regional Director, United Nations Population Fund (UNFPA) Asia Pacific, healthcare experts, innovators, policymakers, academia, companies, NGOs and media from all over Southeast Asia.

    According to official figures, the percentage of people aged 60 and above in Asia Pacific may double in 35 years, from 12% of the total population in 2016 to 24% in 2050.
    This evolution would lead to a significant increase in the number of patients with chronic diseases such as diabetes, cardiovascular disease, age-related eye troubles and other disorders related to ageing.

    According to the WHO , the number of annual deaths from chronic diseases in Southeast Asia and the Western Pacific should reach 13 million and 14 million respectively in 2030.

    Fight against chronic diseases: treatment compliance is a priority

    Long-term treatments are essential for limiting the evolution of chronic diseases. Currently, according to the WHO, only 50% of patients adhere to long-term therapies. Cognitive decline and polypharmacy (the concomitant use of more than four medications) generally lead to poor treatment adherence.

    Results: Therapeutic benefits decrease gradually, visits to the doctor are less frequent, healthcare expenditure increases in the long run, and over-treatment of some medical conditions can even be observed.

    The first objective of « Grants4Apps Singapore » is to improve health outcomes in elderly patients by partnering with innovative market players; they aim at discovering and developing technological healthcare solutions to help patients overcome the barriers affecting medication adherence.

    Photo: Launch of Bayer-NUS Grants4Apps Singapore challenge – December 2016.
    From left to right: Irene Cheong, Director, NUS Industry Liasion Office; Claus Zieler, Senior VP/Head of Commercial Operations Bayer Pharmaceuticals Division Asia Pacific; Marcus Yim, Senior Bayer Representative, Bayer ASEAN; Kelvin Tan, Deputy Director, Business Development, NUS Enterprise.
    © Bayer

  • Chine : Startupbootcamp lance un accélérateur en santé numérique à Chengdu

    Le réseau anglais Startupbootcamp vient de lancer son premier programme en Chine. Il va développer un accélérateur numérique de la santé à Chengdu, capitale de la province du Sichuan.

    La société va ainsi soutenir le développement des entrepreneurs sur le marché local de la digital health en aidant 100 start-up prometteuses à se déployer.

    Startupbootcamp s’allie à l’incubateur chinois Thinkzon

    Startupbootcamp exploite un réseau mondial de programmes d’accélérateurs axés sur l’industrie. À Chengdu, il devrait se focaliser sur la mise à l’échelle des entrepreneurs dans le secteur de la santé numérique, précise la société dans un article posté sur son blog.

    Le projet se base sur un partenariat avec Thinkzone, un incubateur chinois rassemblant plus de 500 entreprises dans les domaines de l’internet mobile, de la R&D et des médias numériques.

    100 start-up soutenues financièrement et coachées pour percer sur le marché de l’e-santé chinois

    Les demandes pour intégrer le programme devront être formulées d’ici le 20 mars 2017. Le projet devrait débuter en mai 2017. Il est ouvert aux start-up de Chine et des pays voisins. L’accélérateur mettra l’accent sur les entreprises qui opèrent dans des domaines tels que l’élaboration d’appareils médicaux numériques et d’objets connectés, la surveillance à distance des patients, l’amélioration des diagnostics et la génomique.

    Les 10 start-up sélectionnées recevront :

    • 100 000 RMB (13 822 €) de fond pour leur lancement ;
    • un espace de travail gratuit ;
    • un mentorat de plus de 100 spécialistes de l’industrie.
    • Elles feront également l’objet de présentations aux partenaires et investisseurs locaux.
    • Elles disposeront d’un accès au réseau international de Startupbootcamp dans plus de trente pays.

    Au cours des trois premiers mois, les entreprises sélectionnées bénéficieront d’un soutien dans toutes les étapes de leur croissance par le biais de séances personnalisées, de la mise sur le marché à la vente des produits, en passant par leur développement.

    L’expansion globale de Startupbootcamp en Chine sera supervisée par Steven Tong, directeur général du programme de Startupbootcamp à Singapour depuis 2015.

    Il sera épaulé par Christina Pamela Christiansen, qui dirigera le programme de santé numérique en tant que directeur de programme, et par Feng Jingyue, qui occupera le poste de directeur des exploitations.

    Startupbootcamp face à la complexité du marché chinois

    Cependant, la société londonienne doit faire face à un problème non négligeable : la méconnaissance du marché chinois. Comment va-t-elle parvenir à s’imposer là où des entreprises étrangères, dont Google – parti en 2011 -, ont échoué ?

    «Chengdu [est] la porte d’entrée parfaite vers d’autres régions chinoises»

    Les avantages : la taille du marché et le fait de s’être implanté à Chengdu, déjà ouvert aux initiatives dans le domaine de la santé.

    La ville de Chengdu a en effet été choisie pour sa bonne réputation sur le marché. Elle est réputée pour son soutien aux initiatives entrepreneuriales locales, spécialement dans le domaine sanitaire. La région est également connue pour avoir quelques-uns des meilleurs hôpitaux et instituts de recherche médicale de Chine.

    « L’avancée de Chengdu dans le développement technologique fait de la ville la porte d’entrée parfaite vers d’autres régions chinoises, a commenté Carsten Kølbek, cofondateur de Startupbootcamp, lors de l’annonce officielle du projet. Les possibilités en santé numérique en Chine sont vastes, non seulement dans la région du Sichuan, mais aussi dans tout le pays. La forte demande pour de meilleurs services de santé, due à la croissance rapide de la classe moyenne, et la libération du marché de l’assurance privée nécessitent le déploiement de solutions novatrices, capables d’évoluer rapidement. »

  • E-santé : l’Asie, n° 2 à la place de l’UE sur le marché des soins d’ici 2025 (F&S)

    L’Asie devrait passer devant l’Europe sur le marché des soins et ainsi se positionner en deuxième position d’ici 2025, derrière l’Amérique du Nord, indique le cabinet Frost & Sullivan (F&S) dans son analyse « Vision 2025 – Future of Healthcare », publiée en novembre 2016.

    De manière générale, les auteurs de l’étude anticipent un changement profond du marché de la santé d’ici dix ans :
    – au niveau des secteurs clés de l’industrie : les technologies health tech seront au cœur des nouveaux systèmes de santé ;
    – mais aussi des régions leaders : l’Asie-Pacifique et l’Amérique latine sont à suivre de près.

    Pour les acteurs de l’e-santé, il s’agit du moment opportun pour investir sur ces marchés en pleine croissance. Le marché mondial de la santé devrait atteindre une valeur de 2,69 billions de dollars (2,5 billions €) d’ici 2025, estime F&S.

    Marché des soins : l’Asie, bientôt devant l’Europe et l’Amérique du Nord ?

    Les auteurs de l’étude estiment que l’industrie mondiale de la santé devrait connaître un TCAC de 5,6 % pour ainsi atteindre une valeur de 2,69 billions de dollars (2,5 billions €) d’ici 2025.

    Les régions leaders du secteur devraient changer. L’Amérique du Nord, aujourd’hui le plus important marché de la santé du monde, ne pourrait ainsi maintenir sa position au-delà de 2028. Même constat pour le marché européen, n°2 actuellement, qui devrait progressivement décliner : l’Asie pourrait devenir le nouveau leader d’ici dix-quinze ans.

    • La croissance des dépenses de santé en Asie-Pacifique (en % du PIB) devrait être supérieure à celle de l’Amérique du Nord et de l’Europe d’ici 2025, soutenant la forte croissance du marché.
    • Dans environ dix ans, l’Amérique latine devrait quant à elle passer devant le Japon et devenir le quatrième plus grand marché mondial des soins, anticipent les experts de F&S.

    Les services de soins devraient être davantage centrés sur le patient

    Le vieillissement global des populations du monde entier font partie des nouveaux défis à relever et continueront de représenter un challenge financier pour les systèmes de santé existants. Les différents États n’auront d’autres choix que d’améliorer leurs systèmes, avancent les auteurs de l’étude.

    Ils pensent que cette évolution démographique entraînera un changement de vision du secteur : les soins seront, entre autres, davantage centrés sur le patient et la qualité des services fera partie des principales priorités des acteurs de l’industrie.

    Au vu de l’augmentation des maladies chroniques, la prévention et le suivi des patients seront au centre des préoccupations des gouvernements. « [On le constate] à travers la part croissante accordée [par les acteurs du marché] à la prévention, au suivi et au diagnostic dans les dépenses de santé », précise Siddharth Shah, analyste à F&S.

    L’émergence de solutions health tech va engendrer des opportunités chiffrées en milliards de $

    Les avancées technologiques (interfaces reliant ordinateurs, patients et médecins ; avatars numériques ; objets connectés, etc.) permettront de progresser dans certains domaines, jusqu’alors verrouillés par manque de dispositifs techniques, comme le suivi à domicile ou l’analyse précise des données de patients en vue de la délivrance d’un meilleur diagnostic ou d’une meilleure prévention.

    Selon les experts de Frost & Sullivan, le secteur des solutions IT devrait connaître la croissance la plus rapide sur le marché de la santé au cours des dix prochaines années, affichant un taux de croissance de plus de 16 % jusqu’en 2025.

    Cette transformation du marché est l’occasion pour les stakeholders de l’industrie d’engager de nouveaux investissements dans le domaine de l’e-santé. « L’émergence de solutions technologiques visant à résoudre tous ces problèmes (vieillissement de la population, augmentation des maladies chroniques…) permettra la formation de nouvelles opportunités – chiffrées en milliards de dollars – dans tous les secteurs [de la santé] », commente M. Shah.

  • Transition du système de santé : le Cercle des décideurs numérique et santé propose trois axes

    • Faire du citoyen et du patient un acteur à part entière du système de santé
    • Ouvrir une concertation nationale sur la santé
    • Financer la transition du système de santé

    Tels sont les trois axes de propositions pour assurer la transition du système de santé présentés par le Cercle des décideurs numérique au cours d’une journée parlementaire le 6 décembre 2016, organisée à l’Assemblée nationale sous le patronage de Jean-Louis Touraine.

    Le Cercle consacrera plus particulièrement ses travaux en 2017 au financement de la transition du système de santé, avec la création d’un fonds de transition public-privé pour financer l’innovation en santé. Il portera cette proposition auprès des responsables politiques nationaux.

    Le détail des propositions :

    Faire du citoyen et du patient un acteur à part entière du système de santé

    • Renforcer la place du patient et du citoyen dans les décisions concernant sa prise en charge, l’évaluation de son expérience de soins et des technologies de santé utilisées dans son parcours thérapeutique.
    • Se doter de nouveaux indicateurs de suivi comme outils d’amélioration du système de santé et de son organisation, s’appuyant conjointement sur la satisfaction des patients, l’amélioration de l’état de santé de la population, l’efficience du dispositif de soins et la satisfaction des professionnels.
    • Créer les conditions d’un suivi individuel de chaque patient  et d’un  usage performant des données de santé  permettant de rendre plus efficiente leur prise en charge individuelle et collective  et de développer la prévention primaire et secondaire,  par  une généralisation de l’usage du DMP et un accès ouvert aux données du SNIIRAM.

    Ouvrir une concertation nationale sur la santé

    • Faire de la santé une priorité partagée en organisant une concertation nationale  visant à évaluer l’état d’avancement de la stratégie nationale de santé, à s’accorder sur les buts à atteindre, les priorités d’actions et le pilotage du dispositif mis en œuvre. 
    • Lever les obstacles aux innovations organisationnelles en décloisonnant les professions sanitaires, sociales et médico- sociales ;  en favorisant le développement des pratiques avancées ; en encourageant des conditions d’exercice collectif et pluriprofessionnel  adaptées au suivi et à la prévention des maladies chroniques par des modes de rémunération adaptés et ouvrir pleinement les conditions d’usage de la Télémédecine et de la Télésanté.
    •  Penser la gouvernance au plus près des territoires en donnant aux ARS, en étroite concertation avec les collectivités territoriales, les moyens de conduire efficacement le tournant ambulatoire et de développer une véritable politique de prévention, s’appuyant notamment  sur la mise en place  d’ORDAM, la fongibilité des enveloppes entre sanitaire, social et médico-social et des possibilités de conventionnement régional.

    Financer la transition du système de santé

    • Constituer un fonds de transition public-privé d’innovations en santé portant les projets stratégiques et les investissements d’infrastructures au niveau national,  avec des déclinaisons régionales pour accompagner le développement  territorial.
    • Instaurer une véritable politique prévisionnelle de  gestion des métiers et des compétences pour les professions  médicales, tout autant que soignantes, sociales et médico-sociales,  passant par la création de passerelles entre professions, la mise en œuvre d’un dispositif performant de formation et d’adaptation des compétences  et l’encouragement à la réalisation de parcours internationaux.
    • Faire de la France un leader mondial dans le champ de la santé par une anticipation  et un rythme d’adaptation continu de son système de santé aux innovations impactant la prévention et la prise en charge des patients, lui permettant  d’être reconnue  par ses performances, la qualité de sa recherche.

  • « Le patient de demain sera éclairé » (Joël de Rosnay, colloque du cercle des décideurs numérique)

    Le patient de demain sera éclairé et augmenté, selon Joël de Rosnay, qui intervenait à la journée parlementaire organisée par le Cercle des décideurs numérique et santé le 6 décembre 2016 à l’Assemblé nationale sous le patronage de Jean-Louis Touraine, député du Rhône et vice-président de la Fédération hospitalière de France.

    Le colloque, au cours duquel ont été présentées les propositions du Cercle pour assurer la transition du système de santé, a également permis d’aborder le financement de l’innovation en santé, la nouvelle relation entre patients et médecins permise par l’ère du numérique, et ses conséquences en termes d’organisation.

    La santé de demain selon Joël de Rosnay : médecine 4 P et épigénétique

    Joël de Rosnay a présenté sa vision de la santé de demain : un patient éclairé et augmenté (empowered), un suivi à la fois général et personnalisé grâce à l’écosystème numérique, une maintenance de la santé. La médecine 4 P (prédictive, préventive, personnalisée, participative) deviendra réalité, notamment grâce à une meilleure connaissance de l’épigénétique.

    Demain, une médecine toujours humaine

    La première table ronde de la journée parlementaire s’ouvrait par un court film présentant la vision de la santé de demain par les jeunes générations. Conscients des bouleversements à venir en matière de santé, adeptes des technologies, ils souhaitent néanmoins que l’humain conserve toute sa place dans le soin.

    Victor de Castro, médecin anesthésiste, et Pauline d’Orgeval, fondatrice de deuxiemeavis.fr, ont débattu de la nouvelle relation qui s’instaure entre le patient qui veut choisir et décider de sa santé, et le médecin. Celui-ci sera demain moins centré sur la technique, mais plus sur l’accompagnement et le soin, grâce aux outils d’aide au diagnostic et à la décision permis par l’intelligence artificielle et le machine learning. Pour Victor de Castro, la formation des médecins doit dès à présent prendre en compte cette nouvelle donne, étant donné le temps long des études médicales.

    Michel de Lempdes, partner chez Omnes Capital, et Christophe Marques, économiste, ont abordé la question du financement de l’innovation et de son intégration au système. Pour Michel de Lempdes, les entreprises innovantes sont bien financées en phase d’amorçage, mais ont ensuite des difficultés à trouver les financements nécessaires pour grandir. Si le nombre de start-up créées augmente dans le secteur de la santé, la complexité de ce système et la multiplicité des interlocuteurs sont des freins pour les créateurs d’entreprises. Christophe Marques a de son côté évoqué les réticences à l’intégration des innovations dans le système de santé.

    Demain, un ONDAM refondu ?

    Michel Yahiel, conseiller social du Président de la République, est revenu sur les trois objectifs de la stratégie nationale de santé :

    • améliorer l’état de santé des Français
    • conserver un cadre financier soutenable
    • se rappeler que la santé est un secteur d’activité

    S’appuyant sur le dernier rapport du Haut conseil pour l’amélioration de l’assurance maladie, il a estimé que l’ONDAM, sous sa forme actuelle, avait vécu, et envisagé la possibilité de délégations plus importantes aux ARS demain.

    Regrettant les freins à la diffusion des innovations dans le système, par exemple la télémédecine,  en raison de sa complexité administrative, il a appelé au lancement de travaux d’économie de la santé.

    Demain, des citoyens acculturés à la santé ?

    Laurent Degos, ancien président de la Haute Autorité de Santé, a insisté sur le rôle des usagers dans l’innovation en santé : c’est de la demande que viendra le changement. Le patient prendra le pouvoir, et évaluera les résultats des soins, alors qu’aujourd’hui ce sont les process qui sont évalués. Mais une barrière demeure pour l’instant : le manque d’acculturation des patients à la santé (health litteracy). Une véritable politique d’éducation à la santé, y compris à l’école, est donc nécessaire.

    En conclusion, Jean-Louis Touraine a insisté sur l’importance de maintenir l’égalité face à la santé pour l’ensemble des Français.

  • Financement des biotech : « BPIfrance est solitaire sur ce marché » (Nicolas Dufourcq)

    « La BPI est seule pour financer le développement de la croissance des biotechnologies », tel est le constat exprimé par Nicolas Dufourcq, directeur général de BPIfrance, lors des Rencontres Internationales de Biotechnologies organisées par BPIfrance et le Leem le 2 novembre 2016 dans les locaux de BPIfrance à Paris.

    Nicolas Dufourcq a précisé que la biotech « reste peu incarnée en France ». Il souhaite que celle-ci soit davantage reconnue et a annoncé qu’une co-initiative prise avec le Leem pour « structurer une identité collective pour la biotech aussi forte que celle du digital » serait une priorité pour BPI France en 2017.

    A la question « Pourquoi la Biotech est-elle quasiment absente par rapport à la French Tech ? » Nicolas Dufourcq répond :

    • « En dix mois un énorme travail de communication a été fourni par BPIfrance auprès des concitoyens et à l’étranger, pour que la French Tech ne soit pas seulement assimilée au digital. » Selon le patron de la Bpi, « un travail de rebranding de l’écosystème est nécessaire. »
    • « Le secteur de la Biotech française profonde est différent de celui du digital qui lui, est générationnel, alors que la Biotech concerne plutôt les hôpitaux, avec leurs codes différents, plus mixtes que le digital. »

    Sur le diagnostic de la difficulté éprouvée par les start-up à passer d’un projet pilote à son industrialisation, Nicolas Dufourcq rétorque :

    •  » La BPI a été dotée d’un fonds large venture de 600 M€ pour répondre à ce besoin particulier, majoritairement investi en biotechnologies » mais il déplore le statut de « solitaire sur le marché » de la BPI.

    Il précise que :

    •  » Le programme du CGI, chargé de la mise en œuvre du programme d’investissements d’avenir, sera constitué d’un fonds d’investissement français d’1,1 Mds €, ce qui n’avait jamais été fait auparavant, qu’il existe beaucoup de fonds d’amorçage, de séries A et B, que les fonds de “growth” sont débutés mais qu’au niveau politique il serait souhaitable de voir apparaître des grandes équipes de gestion privées de biotech pour réaliser des fonds de croissance. »
    •  » En France, il devrait y avoir 4 à 5 fonds large venture or il n’en existe actuellement que la moitié, ce qui est donc insuffisant, qu’il faut faire des efforts pour convaincre, que lorsque le public investit, le privé suit. »
    •  » Il n’existe aujourd’hui en France qu’une centaine de professionnels maximum dans ce domaine et qu’il faudrait qu’au moins dix éprouvent l’envie de faire du growth (fonds d’investissement de croissance), qu’un écosystème de financement de la croissance doit se mettre en place. »