Pilotage

  • États-Unis : UnitedHealth veut concurrencer Amazon et Apple sur le marché de la health tech

    L’entreprise d’assurance maladie américaine UnitedHealth mettra l’accent en 2018 sur sa stratégie visant à concurrencer les géants de la health tech comme Amazon et Apple, a déclaré le nouveau P.-D.G. du groupe, David Wichmann, lors de la Journée des analystes organisée par la société fin novembre à New York.

    Domaine des soins : « un statu quo insatisfait »

    « On m’a demandé : « Qu’est-ce qui va être différent maintenant que vous êtes P.-D.G. ? » Ma réponse, courte, est que très peu de choses vont changer mais que tout va changer », a déclaré M. Wichmann, qui a succédé à Stephen Hemsley au poste de président-directeur général d’UnitedHealth, après avoir été le directeur financier de l’entreprise pendant cinq ans.

    Il précise que le groupe est « insatisfait du statu quo dans le domaine des soins ». Afin de s’imposer durablement sur un marché très concurrentiel, il envisage de concentrer ses efforts sur le déploiement de solutions innovantes dans le secteur.

    UnitedHealth veut rattraper son retard face à Amazon et Apple

    Interrogé sur la menace potentielle que représentent Amazon et d’autres géants de la technologie en train d’investir le marché des soins, comme Apple, Larry Renfro, directeur général de la divison « assurance » d’Optum, a déclaré que la société tentait de rattraper son retard sur le marché des start-up health tech.

    Développer l’apprentissage automatique pour améliorer les résultats des patients

    les dirigeants d’UnitedHealth ont présenté un certain nombre de programmes exploitant les données d’Optum et appliquant l’apprentissage automatique (machine learning) afin d’améliorer l’engagement et les résultats des patients avec les employeurs commerciaux et les affiliés à l’assurance Medicare.

    Lancement d’Optum Ventures pour financer des entreprises d’e-santé

    M. Renfro a également annoncé le lancement d’Optum Ventures lors de la réunion du groupe qui s’est tenue en novembre. La nouvelle entité prévoit d’investir 250 millions de dollars US (210 Mds €) pour financer des entreprises de santé numériques.

    Parmi les premières sociétés à être soutenues figurent :

    • Apervita, une plateforme d’analyse de données basée sur le cloud ;
    • SHYFT Analytics, une plateforme de recherche pharmaceutique basée sur le cloud ;
    • Mindstrong Health, une application smartphone qui utilise l’apprentissage automatique pour aider les patients à évaluer leurs troubles de santé mentale.

    UnitedHealth multiplie les acquisitions

    De plus, l’entreprise a récemment complété l’acquisition de l’unité de conseil du groupe Advisory Board (1,3 Mds USD ; 1,10 Md €), une société spécialisée dans la recherche et le conseil dans le domaine de la santé. En conséquence, UnitedHealth détient désormais une participation de 5,5 % dans la société d’informatique hospitalière Evolent Health, qui a récemment fusionné avec Advisory Board, ce qui en fait le principal actionnaire.

    Il s’agit de la troisième transaction réalisée cette année par le groupe allemand. Auparavant, UnitedHealth a conclu un accord de 2,3 milliards de dollars (1,9 Md €) avec Surgical Care Affiliates, l’un des plus grands fournisseurs des États-Unis dans le secteur de la chirurgie ambulatoire, et un deal de 2,8 milliards de dollars (2,4 Mds €) avec l’assureur chilien Banmedica.

    « Nous savons que nous pouvons être plus performants »

    Les acquisitions de UnitedHealth ont contribué à la croissance à deux chiffres des revenus du groupe au cours des dix dernières années.

    Le nouveau P.-D.G. de UnitedHealth ne semble pas s’inquiéter pour l’avenir de la société mais il a précisé aux investisseurs qu’il ne se reposera pas sur les lauriers de l’entreprise. « Nous savons que nous pouvons être plus performants, a déclaré David Wichmann. Nous sommes plus que prêts à intensifier notre jeu. »

  • DM : vers une numérisation globale des dossiers médicaux en Algérie à partir de 2018

    La sous-direction chargée du programme de vaccination au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière d’Algérie (MSPRH) a annoncé début décembre 2017 le lancement d’une opération pilote visant à numériser l’ensemble des dossiers de vaccination, l’une des étapes du grand projet national de numérisation des dossiers médicaux de tous les patients algériens.

    Afin de cerner les enjeux relatifs au déploiement de la santé numérique en Algérie, une rencontre nationale sur la télémédecine et la e-santé a été organisée à l’occasion de la première édition des Health Digital Days (HDD), qui s’est tenue le 13 novembre 2017 à l’École supérieure algérienne des affaires, à Alger.

    Une numérisation générale pour améliorer la coordination des soins

    L’instauration d’un dossier national numérique de vaccination consiste à rassembler sur un même système informatique toutes les données relatives aux vaccinations (date des rappels, liste des vaccins réalisés sur tel patient à telle date…). Cette numérisation se fera progressivement avant d’être généralisée à l’ensemble du pays au cours de l’année 2018, précise les autorités.

    Le projet s’inscrit dans le cadre de l’action initiée par le ministère de la Santé algérien depuis plusieurs années, soit la numérisation globale des dossiers médicaux de tous les patients à travers tout le pays. L’ensemble des acteurs de l’industrie pourront ainsi améliorer leur capacité à produire et à partager des données de santé de manière sécurisée dans le but de mieux coordonner les soins.

    Proposer des soins de meilleure qualité et limiter les dépenses via la e-santé

    Concrètement, le but est que les professionnels de la santé aient plus facilement accès aux résultats des examens de leurs patients, à leurs radios ou à d’autres tests médicaux, sans que le malade soit contraint d’apporter les documents physiques avec lui lors de la consultation.

    L’objectif final est d’améliorer la qualité des soins et de mieux maîtriser les dépenses de santé.

    Développement de la télémédecine : les acteurs de l’industrie discutent des enjeux

    La rencontre nationale sur la télémédecine et la e-santé a été organisée dans l’optique de vulgariser ces nouvelles solutions numériques.

    À cette occasion, un certain nombre de professionnels et d’experts algériens du secteur de la santé ont ainsi eu la possibilité de partager les meilleures pratiques qu’ils ont pu observer dans le domaine ces dernières années et cerner les éléments qui permettent de soutenir le développement de la santé numérique dans un pays aussi vaste que l’Algérie, où les besoins sur le plan sanitaire sont de plus en plus importants en raison de l’augmentation de la population.

    La nécessité d’un cadre légal

    La présentation du professeur Zoubir Sari, membre fondateur de la Société algérienne de télémédecine et d’e-santé (SATeS), a porté sur l’état des lieux et les perspectives de la télémédecine en Algérie. Selon lui, la mise en place d’un cadre légal est nécessaire à l’instauration d’un système de santé permettant de fournir des soins à distance en toute sécurité et de manière éthique (source : Elmoudjahid.com, quotidien national d’information algérien).

    En attendant la finalisation de ce dossier sur lequel est en train de se pencher le MSPRH, le Pr. Sari a proposé dans un premier temps de lancer des essais de téléconsultation, de télésurveillance et de téléassistance médicale, notamment dans le cas du traitement de maladies chroniques, le tout en essayant de surmonter les obstacles réglementaires, financiers, techniques et humains.

    Lors du débat, le ministère de la Santé a affiché sa volonté d’instaurer des bases législatives solides pour permettre de déployer dans les meilleures conditions possibles des services de télémédecine au sein du pays.

    L’importance d’une coordination des soins via la télémédecine

    De son côté, le Dr. Abdelghani Benhabla, membre de la Société algérienne de médecine générale (SAMG), a insisté sur l’importance du rôle du médecin généraliste au sein d’un système de santé organisé. La coordination des soins via la télémédecine est primordiale pour la SAMG, qui a cité en exemple la commodité du transfert par e-mail des dossiers médicaux.

    La télémédecine participe à améliorer l’accès aux soins

    Mohamed Zeroug, professeur en gastro-entérologie et secrétaire général de la SATeS, a quant à lui mis en avant l’avantage que représente la télémédecine dans l’amélioration de l’accès aux soins. Il a ainsi donné en exemple quelques tentatives d’implémentation réussies de certains services médicaux en dehors d’Alger.

    « L’exercice de la médecine en dehors des CHU, en particulier dans notre spécialité, a été d’une extrême richesse, tant humaine que professionnelle », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que, selon lui, la télémédecine devait être considérée comme « un simple outil ». « Sans une compétence avérée du médecin généraliste, tout le système sera fragilisé et inefficient. C’est lui qui [doit déclencher] le processus de soins (…) : c’est lui le premier filtre. »

    Première étape : informer la population, majoritairement attirée par la e-santé

    Fazia Graine, cofondatrice et directrice générale de l’agence de conseil en communication Sense Healthcare, a conclu la rencontre en expliquant que la télémédecine devait être instaurée dans le pays de manière progressive et structurée.

    Selon une enquête sur la perception de la e-santé en Algérie réalisée par la société d’études et de conseil marketing IMMAR Research & Consultancy et menée sur 1 100 personnes (51 % d’hommes et 49 % de femmes réparties sur tout le territoire national), 74 % des personnes interrogées souhaiteraient posséder un dossier médical électronique et 72 % aimeraient pouvoir communiquer en ligne avec leur médecin. Par ailleurs, 67 % des sondés ont déclaré qu’ils apprécieraient recevoir les résultats de leurs analyses par voie électronique.

    Les résultats de cette étude montre que l’attrait pour la santé numérique est évident en Algérie. Cependant, un problème se pose : 80 % des Algériens questionnés admettent ignorer totalement l’existence de la télémédecine. C’est à ce niveau que les autorités et les acteurs de l’industrie doivent agir en premier lieu, en cherchant tout d’abord à informer la population sur les nouvelles technologies disponibles dans le domaine des soins avant de lancer à grande échelle le déploiement de la e-santé.

  • Bayer renforce sa collaboration avec Bitkom pour développer ses activités en e-santé

    Le groupe Bayer a annoncé fin novembre 2017 qu’il allait renforcer ses liens avec Bitkom, la plus grande association allemande centrée sur le numérique, afin d’accentuer son soutien à l’innovation numérique, en particulier dans le domaine de la santé.

    Soins : Bayer poursuit la transformation numérique de ses activités

    « Bayer poursuit sa transformation numérique. Nous nous efforçons d’étendre la numérisation de toutes nos relations commerciales externes, en particulier avec nos clients, fournisseurs et partenaires, et de développer de nouveaux modèles commerciaux numériques [afin de] de numériser tous nos processus métier, a expliqué Daniel Hartert, responsable de l’information à Bayer AG (source : The Financial). Nos activités en constante augmentation avec Bitkom représentent un aspect de notre engagement externe. »

    Pour le Dr. Bernhard Rohleder, P.-D.G. de Bitkom, « la numérisation a un énorme potentiel dans les domaines de la santé et de l’agriculture », le deuxième secteur auquel s’intéresse de près le groupe allemand. « C’est pourquoi nous sommes heureux (…) d’affronter [avec Bayer] les enjeux numériques du futur. »

    Vers la création de nouvelles solutions health tech et un renforcement des partenariats

    Dans le domaine des soins, Bayer va mettre l’accent sur trois éléments clés :

    • la recherche et le développement ;
    • le déploiement de nouvelles technologies ;
    • les partenariats et l’innovation ouverte.

    E-santé : Bayer met l’accent sur le déploiement des start-up

    Afin de déployer tout le potentiel de la numérisation au sein du groupe, Bayer s’appuiera non seulement sur sa collaboration avec Bitkom mais également sur ses propres activités d’innovation ouverte et ses accords de coopération avec des start-up, des universités et des experts numériques issus du monde entier.

    Le groupe a multiplié les initiatives dans ce sens depuis quelques années.

    • L’entreprise allemande est l’un des partenaires en sciences de la vie de CUBE, un réseau mondial d’innovation dont le siège se situe à Berlin.
    • En 2013, elle a lancé son propre programme de financement participatif, Grants4Apps, qui a connu un succès notable : les gagnants de la première édition du programme, qui s’est tenue à Singapour, ont récemment démontré la viabilité de leurs solutions dans le domaine de la silver tech.
    • En collaboration avec des partenaires technologiques, Bayer développe également de nouvelles solutions numériques pour le secteur des sciences de la vie par le biais de son LifeScience iHUB, situé au sein de la Silicon Valley.

    Le 28 novembre 2017, Dirk Schapeler, directeur du LifeScience iHUB, a tenu un discours centré sur l’innovation dans le secteur de la e-santé (« Innovation for Digital Health ») dans le cadre du hub.berlin business festival.

    Le hub.berlin, organisé par Bitkom, est axé sur la digitalisation de l’économie, les nouvelles formes novatrices de business modèles et le monde de l’high tech en général, tout en mettant à l’honneur les start-up les plus prometteuses du marché.

  • Télémédecine : les expérimentations de télésurveillance des prothèses cardiaques entérinées

    L’arrêté sur les expérimentations relatives à la prise en charge par télésurveillance des patients porteurs de prothèses cardiaques implantables fixe le cahier des charges et lance les expérimentations de télésurveillance le 22 novembre 2017.

    Le cahier des charges annexé au texte :
    • spécifie les objectifs et le périmètre d’application à travers les patients pouvant être pris en charge et les lieux de prise en charge ;
    • définit les missions et responsabilités de l’ensemble des acteurs impliqués dans la prise en charge, professionnels de santé comme fournisseurs ;
    • fixe le cadre d’évaluation des expérimentations et la rémunération des acteurs.

    Objectifs

    Les expérimentations doivent permettre de :

    • fixer des tarifs préfigurateurs ;
    • cibler les patients à risque d’hospitalisations récurrentes ou de complication à moyen et long terme ;
    • parvenir à un état de stabilité de la maladie, voire d’amélioration, grâce à une surveillance adaptée et personnalisée ;
    • améliorer la qualité des soins et leur efficience ;
    • améliorer la qualité de vie des patients.

    Missions et responsabilités des acteurs

    La mise en oeuvre d’une solution technique, composée :

    • d’une prothèse cardiaque implantable à visée thérapeutique dotée d’un système de télésurveillance et
    • d’un algorithme constitué par une programmation personnalisée des événements,

    nécessite l’implication d’un :

    • médecin incluant pouvant être le médecin traitant ou spécialiste en cardiologie vasculaire pour enclencher le processus de télésurveillance via une ordonnance ;
    • médecin spécialiste en cardiologie vasculaire avec une compétence en rythmologie et stimulation cardiaque pour effectuer la télésurveillance.

    La relation entre les professionnels est régulée par une convention :

    • une convention doit être conclue entre les professionnels impliqués dans la mise œuvre de la télésurveillance ;
    • une déclaration type d’activité est à adresser à l’organisme compétent (ARS ou Conseil départemental de l’Ordre des médecins) par les professionnels de santé, les fournisseurs et les professionnels médicaux ;
    • une attestation sur l’honneur faisant acte de l’engagement à respecter les dispositions du cahier des charges doit être établie par le fournisseur de solution technique et adressée à la DGOS.

    Les patients doivent donner leur consentement éclairé

    En outre du consentement éclairé, les droits des patients et notamment leur données doivent être protéges.

    L’évaluation de l’expérimentation

    Le protocole d’évaluation de la Section 4 du Cahier des charges précise la liste des données qui doivent être recueillies :

    • données descriptives de l’offre de soins et du projet de télésurveillance ;
    • données issues de l’analyse des bases de données médico-adminsitratives notamment dans l’objectif d’évaluer la qualité des soins et le coût associé.

    Rémunération des acteurs

    L’annexe du cahier des charge fait état d’une rémunération forfaitaire de 130 € par patient et par an pour le professionnel de santé effectuant la télésurveillance ou sa structure employeur ou bien pour l’infirmier diplômé D’État, intervenant pour son compte dans le cadre d’un protocole de coopération autorisé par l’agence régionale de santé (ARS).

    Le texte précise que le paiement de ce forfait n’empêche pas le paiement d’une consultation physique qui s’avérerait nécessaire dans le suivi du patient, y compris à l’issue des alertes générées par le système de télésurveillance.

    Concernant les fournisseurs de la solution de télésurveillance, ils seront rémunérés au tarif en vigueur après inscription du dispositif sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR).

  • Apple aurait des vues sur des sociétés de santé, à commencer par la clinique Crossover Health

    Apple serait sur le point d’acheter la clinique Crossover Health, une initiative qui alimente les rumeurs selon lesquelles le fabricant de smartphones américain envisagerait de mettre en place des kiosques de santé sous sa propre marque aux États-Unis, révèle un rapport diffusé en octobre 2017 par la chaîne de télévision CNBC.

    Les discussions entre Apple et Crossover Health auraient été engagées il y a plusieurs mois.

    Apple chercherait à acquérir des entreprises de santé

    Crossover Health fournit des centres de bien-être médical aux employeurs assurés, indique le rapport. Elle possède des installations dans la région de la baie de San Francisco et à New York, et ses clients comprennent Apple et Facebook.

    Apple et Crossover Health n’ont pour l’instant pas souhaité s’exprimer publiquement sur ce potentiel rachat.

    One Medical, l’autre société qui intéresse le géant de la high tech

    La firme à la pomme aurait également été en pourparlers pour acquérir One Medical, une autre entreprise health tech américaine qui, elle, facture des frais d’adhésion et exploite les nouvelles technologies pour faciliter les consultations médicales.

    Apple développe des solutions de e-santé

    HealthKit et ResearchKit : des logiciels pour partager ses informations de santé

    Apple, qui a dévoilé en novembre 2017 son iPhone X, ne cache pas son intérêt pour le secteur de la santé numérique. Elle a notamment déclaré que ses produits, dont l’Apple Watch, pouvaient aider leurs utilisateurs à surveiller leur santé grâce à une gamme croissante de capteurs corporels sophistiqués.

    Tim Cook, le P.-D.G. du groupe, met particulièrement en avant HealthKit et ResearchKit, des logiciels Apple conçus pour partager ses résultats de santé.

    La création d’un système non invasif pour surveiller le taux de glycémie ?

    Au printemps, différents rapports ont indiqué que l’équipe « santé » d’Apple travaillait à l’élaboration d’un système non invasif permettant de surveiller le taux de glycémie, suggérant qu’un appareil médical Apple autonome pourrait être en cours de création (source : USAtoday.com).

    E-santé : les géants de la high tech bientôt leaders en santé ?

    À l’heure actuelle, la prise de contact avec un médecin est généralement effectuée par le biais d’une application mobile, qu’il s’agisse d’une démarche pour obtenir une consultation ou d’une demande de conseils spécifiques. Il n’est donc pas étonnant que les leaders du monde digital cherchent à investir marché de la e-santé.

    D’autres grands groupe high tech s’intéressent de près au secteur. Parmi les dernières révélations en date, le nouveau projet d’Amazon qui pourrait bientôt vendre des médicaments par l’intermédiaire des officines de sa propre marque. L’information n’a pas encore été officialisée mais plusieurs médias américains soutiennent la théorie.

  • Elsevier : des avancées significatives attendues sur le marché indien de la e-santé

    Les informations extraites des dossiers médicaux électroniques amélioreront la prestation des soins, a déclaré le Dr. John Danaher, directeur du pôle des solutions cliniques à Elsevier (Philadelphia, US), dans une interview accordée à Healthword (India) le 15 novembre 2017.

    Des avancées notoires dans les domaines de la médecine de précision et de la santé numérique vont faire partie de la feuille de route du groupe sur le marché indien afin d’améliorer les services de soins au sein du pays.

    Elsevier : une présence importante en Inde

    À l’heure actuelle, Elsevier est le principal fournisseur de solutions d’information qui permettent aux médecins et aux infirmières de prendre des décisions cliniques en temps réel et d’améliorer les résultats pour les patients.

    Des bureaux à Chennai, Bombay et Dehli

    Le groupe a une présence significative en Inde. Il est présent dans plus de trois grandes villes indiennes.

    • Il compte environ 600 à 700 employés à Chennai, la capitale de l’État du Tamil Nadu dans l’Inde du Sud.
    • Il a également des employés à Bombay et à Dehli.
    • Il possède aussi des bureaux régionaux de plus petite taille dans d’autres régions du pays.

    Au total, Elsevier et sa société mère, Reed Elsevier, compte près de 1 000 employés en Inde.

    Accorder un rôle plus important aux infirmières

    L’entreprise américaine propose des offres novatrices dans le domaine de la formation des infirmières. C’est l’un des secteur dans lesquels elle cherche à avoir un impact, précise le Dr. Danaher. Pour ce faire, le groupe travaille à l’établissement d’un cadre de compétences et de la certification des compétences.

    Une interface permettant de livrer des informations plus ciblées

    « « L’e-santé » est un domaine qui nous enthousiasme vraiment, poursuit-il. Nous produisons 25 % du contenu mondial [sur ce sujet] et nous avons tourné nos investissements ces dernières années vers l’IA, le machine learning, les systèmes de recommandation, etc. Nous avons réalisé que la création d’une interface basée sur certaines de ces technologies nous permettait d’apporter des informations personnalisées plus ciblées et plus adaptées en terme de volume aux médecins, aux infirmières et, finalement, aux patients. C’est sur ce point que nous sommes en train d’évoluer grâce à l’utilisation de nos outils cognitifs. »

    Un renforcement des partenariats public-privé

    Le responsable d’Elsevier a également expliqué que la société cherchait à mettre en place davantage de partenariats entre le secteur public et le secteur privé.

    Des réflexions sur la standardisation des données de santé au niveau local

    Elle s’est récemment entretenu avec Niti Aayog, l’Institut national pour la transformation de l’Inde, un groupe de réflexion politique du gouvernement de l’Inde, et d’autres organisation gouvernementales afin de comprendre comment elle pourrait les aider à résoudre toute une série de problèmes auxquels le pays se retrouvent confronté dans le secteur de la santé.

    L’idée centrale est de savoir comment les outils et les solutions élaborées par Elsevier pourraient être utilisées au niveau local pour recueillir et standardiser les données des individus relatives à différentes sortes de maladies ou de troubles médicaux.

    EMR : un soutien à la décision clinique

    Elsevier a également mis au point un système de soutien à la décision clinique très sophistiqué qui fonctionne par le biais de l’EMR. « Nous cherchons à travailler avec les gouvernements indiens, diverses agences et O.N.G. pour participer à l’amélioration de l’état de santé général de la population en Inde », a jouté le Dr. John Danaher.

    « Je suis ravi de voir le gouvernement (indien) et d’autres [organisations] soutenir fermement les partenariats public-privé (PPP) et Elsevier est heureux de s’engager non seulement avec le gouvernement mais aussi avec les O.N.G. pour aider [l’industrie] à mettre en œuvre une approche holistique visant à améliorer les conditions de santé en Inde. »

    E-santé : un marché en plein développement en Inde

    L’expert a remarqué une certaine progression de la e-santé au sein du pays. La population adopte de plus en plus d’outils numérique et utilise de plus en plus de contenus numériques en temps réel. Les données de santé sont également collectées par divers moyens, une progression dans le domaine des big data qui pourrait développer, selon lui, la capacité du secteur à fournir une médecine, des traitements mais aussi des interventions médicales plus personnalisés.

    Des avancées promises dans les domaines de la médecin de précision et de la e-santé

    Il est également convaincu qu’Elsevier pourra extraire des informations des dossiers médicaux électroniques afin d’effectuer des recherches cliniques poussées et ainsi mieux connaître l’efficacité des diverses interventions dans l’optique d’améliorer le système de santé. « Des avancées significatives dans les domaines de la médecine de précision et de la santé numérique feront partie, selon moi, du plan stratégique et de la feuille de route [de notre groupe] pour [le marché] des soins indien. »

    Elsevier compte apporter à ses partenaires locaux son expérience mondiale, en particulier dans le domaine des outils cognitifs, et une main-d’œuvre de qualité. Son objectif est de rendre les professionnels du secteur de la santé plus productifs et de les aider à maîtriser les nouvelles technologies afin d’accroître leur efficacité.

    Mieux connecter les professionnels de la santé

    L’un des problèmes aux États-Unis, note Le Dr. Danaher, est qu’il est très compliqué d’obtenir une consultation avec un médecin spécialisé sans passer au préalable par un rendez-vous avec une infirmiers praticienne ou un médecin généraliste. Son but est de mobiliser de manière optimale l’ensemble des professionnels de la santé, des infirmières aux médecins, en formant des équipes et en créant des alliances entre les différents travailleurs de la santé.

    « L’un des [challenges que nous espérons relever] est de trouver un moyen de rendre plus efficace le rôle des infirmières et des infirmiers auxiliaires dans la prestation des soins, conclut-il. La pénurie de main-d’œuvre est un problème important, de même que le manque de compétences [mais nous] espérons les surmonter. »

  • Australie : 1ers résultats positifs pour l’Agence de e-santé mais des défis restent à surmonter

    L’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) a publié mi-novembre 2017 son premier rapport annuel. Parmi ses principales préoccupations figure en tête le développement de My Health Record (MyHR), le dossier de santé numérique national, sujet à controverse.

    Le système enregistre actuellement plus de 5,3 millions d’utilisateurs (sur près de 25 millions d’habitants). Un résultat encourageant mais le gouvernement est encore loin de son objectif, qui est de rassembler au final plus de 20 millions de citoyens australiens sur sa plateforme.

    Les prémices d’une stratégie nationale de santé numérique

    Le bilan de l’ADHA est plutôt positif puisque l’organisation a rempli un certain nombre de ses objectifs stratégiques, tels que :

    • 1. l’augmentation du nombre de personnes et d’organisations enregistrées dans le dossier de santé numérique national, MyHR – plus de 5,3 millions de personnes utilisent le système actuellement.
    • 2. la mise en place d’essais de messagerie sécurisée.
    • 3. la rédaction d’une stratégie nationale de santé numérique, composée de sept priorités, dont le but est de parvenir à une approche coordonnée de la prestation des services de santé numérique dans le pays d’ici 2022.

    Ces priorités consistent à veiller à ce que l’information sur la santé soit disponible partout et à tout moment et qu’elle puisse être échangée en toute sécurité. L’objectif est également de rendre lisibles des données de haute qualité, c’est-à-dire de les rendre compréhensibles pour l’ensemble des acteurs de l’industrie, en particulier les patients, et non uniquement pour les professionnels de la santé.

    Priorité n°1 : le développement de My Health Record

    Privatisation des données de santé, inefficacité : un système controversé

    L’amélioration de MyHR est l’une des principales préoccupations de l’agence, le système ayant essuyé de nombreuses critiques, certains accusant le dispositif de ne pas suffisamment protéger les données privées des utilisateurs – plusieurs violations de données ont été recensées au cours de l’année – et de manquer d’efficacité.

    L’agence réussit tout de même à convaincre

    Malgré les obstacles, l’Agence de la santé numérique australienne a relevé une partie du challenge. Au cours de cette première année d’existence, elle est parvenue à connecter deux fois plus d’hôpitaux et de services de santé à My Health Record par rapport à juillet 2016.

    Elle a par ailleurs réussi à augmenter le volume de partage de documents cliniques. 14 millions de dossiers de prescription ont été téléchargés en une année.

    Objectif 2018 : développer un modèle opt-out

    Les objectifs pour 2018 sont ambitieux.

    L’organisme a présenté dans son rapport ses priorités stratégiques pour l’année à venir, dont :

    • le développement d’un modèle opt-out* dans le cadre de la poursuite du développement de MyHR, une action qui risque d’être controversée. Objectif : un dossier numérique doit être créé par défaut pour chaque Australien d’ici la fin 2018, sauf pour les citoyens demandant explicitement à ne pas rejoindre le système.
    • la poursuite des essais de messagerie sécurisée ;
    • la préparation d’un projet de cadre d’interopérabilité – appelé la « licence d’exploitation » par le P.-D.G. de l’ADHA, Tim Kelsey.

    Autres priorités : sécurité des médicaments et formation de la main-d’œuvre au numérique

    • L’une des autres grandes priorités de l’agence est la sécurité des médicaments. Elle a récemment annoncé quelques avancées dans ce domaine, notamment l’intégration au sein du MyHR de vendeurs en pharmacie communautaires, de la Guilde (Pharmacy Guilde of Australia), une organisation nationale d’employeurs promouvant la valeur de la pharmacie communautaire dans le système de santé australien, et de la Pharmaceutical Society of Australia (PSA), un organisme représentant 29 000 pharmaciens australiens travaillant dans tous les secteurs et dans toutes les régions du pays.

    Par ailleurs, le fournisseur national des pharmacies hospitalières Pharmhos est en train de télécharger activement les dossiers de médicaments délivrés par les hôpitaux publics sur le système national (source : Pulseitmagazine.com.au).

    • Les autres projets de l’agence pour 2018 consistent à :
      • assurer une meilleure disponibilité et un meilleur accès à l’information sur les médicaments et les ordonnances ;
      • déployer des modèles de soins numériques ;
      • s’assurer que la main-d’œuvre utilise avec confiance les technologies de la santé numérique ;
      • développer une industrie de la santé numérique prospère et innovante.

    « La technologie transforme déjà notre capacité à prévoir, à diagnostiquer et à traiter les maladies, a déclaré le président de l’Agence, Jim Birch AM (source : Technologydecisions.com.au). Mais nous pouvons faire beaucoup plus pour déployer pleinement son potentiel en faveur de la santé de chaque australien, en donnant aux consommateurs plus de contrôle sur leur santé et leurs soins, en connectant et en responsabilisant les prestataires de soins et en promouvant le leadership mondial de l’Australie en matière de santé numérique et d’innovation. »

    * L’opt-out est une pratique qui consiste à envoyer un e-mail commercial à un individu sans lui avoir demandé son autorisation auparavant mais qui lui permet, cependant, dans le cadre du message, d’exiger à ne plus faire partie de la liste des destinataires.

  • Australia: Digital Health Agency’s outcomes are positive but there is still a lot to do

    The Australian Digital Health Agency (ADHA) released its first annual report mid-November 2017. Amongst its main concerns is the development of My Health Record (MyHR), the controversial national electronic health record.

    The system currently has more than 5.3 million users (Australia has around 25 millions inhabitants). This is an encouraging outcome, but the government is still far from its goal, which is to gather more than 20 million Australian citizens on the platform.

    The early stages of a national digital health strategy

    The outcomes of the ADHA is quite positive because the organization has fulfilled a number of its strategic priorities, such as:

    • 1. Increasing the number of people and organizations registered for the MyHR. More than 5.3 million people are currently using the system.
    • 2. Setting up the secure messaging trials.
    • 3. Writing the national digital health strategy, consisting of seven priorities, aiming to guide a coordinated approach to the delivery of digital health in the nation through 2022.

    These priorities include ensuring that health information is available wherever and whenever it is needed, which can be exchanged securely and uses high-quality data with a commonly understood meaning.

    Priority #1: the development of My Health Record

    Health data privatization, inefficiency: a controversial system

    The improvement of MyHR is one of the main concerns of the agency. The system have been criticized, some people accusing the device of not sufficiently protecting the private data of users – several data breaches were identified during the year – and to be inefficient.

    The agency still manages to convince

    Despite the obstacles, the Australian Digital Health Agency met some of the challenges. During its first year of implementation, it has managed to connect more than twice as many hospitals and health services to My Health Record as were connected in July 2016.

    It also managed to increase the volume of clinical document sharing, with 14 million medical prescriptions now uploaded.

    Target 2018: Developing an opt-out model

    The goals of the agency for 2018 are ambitious.

    The organization presents in its report its strategic priorities for the coming year, including:

    • transiting to an opt-out* model as part of the further development of MyHR, which is likely to be a controversial move. Objective: A digital record will be automatically created for every Australian by the end of 2018 unless one actively asks not to participate.
    • pursuing with the secure messaging trials;
    • preparing a draft of the framework for interoperability – called the « licence to operate » by the ADHA CEO, Tim Kelsey.

    Other Concerns: Medication safety, digital models of care and digital training for workforce

    • Another of the agency’s top priorities is medication safety. The ADHA has announced a few wins in this area recently, such as getting on board with the MyHR community pharmacy vendors, the Guilde (Pharmacy Guild of Australia), a national employers’ organization promoting the value of the role of community pharmacy in the Australian health care system, and national professional pharmacy organization representing Australia’s 29,000 pharmacists working in all sectors and across all locations.

    Moreover, the hospital pharmacy vendor Pharmhos is busily uploading dispensed medicines records from public hospitals to the national system (source: Pulseitmagazine.com.au).

    • The agency’s other projects for 2018 are:
      • ensuring better availability and access to prescription and medicine information;
      • deploying digitally enabled models of care;
      • ensuring the workforce is confidently using digital health technologies;
      • developing a thriving and innovative digital health industry.

    « Technology is transforming our ability to predict, diagnose and treat disease, » said Agency Chair Jim Birch AM (source: Technologydecisions.com.au). But there is much more we can do to realize its full potential for the health of every Australian: giving consumers more control of their health and care, connecting and empowering healthcare providers, and promoting Australia’s global leadership in digital health and innovation. »

    * Opt-out communications are messages sent for marketing, promotion or fundraising that include an option for the recipient to be removed from any future messages.

  • Elsevier: Significant progress expected in India’s eHealth market

    Information extracted from electronic medical records (EMR) will improve the delivery of healthcare, said Dr John Danaher, president of clinical solutions at Elsevier (Philadelphia, US), in an interview with ETHealthword (India) on November 15, 2017.

    Notable advances in the fields of precision medicine and digital health will be part of the group’s road-map for Indian market in order to improve care services within the country.

    Elsevier: an important presence in India

    Currently, Elsevier is the leading provider of information solutions that enable physicians and nurses to make real-time clinical decisions and improve patient outcomes.

    Offices in Chennai, Bombay and Delhi

    The group has a significant presence in India. It is present in more than three big Indian cities.

    • They have about 600 to 700 employees in Chennai, the capital of the Indian state of Tamil Nadu in South India.
    • They have employees in Bombay and Dehli.
    • They have smaller regional offices in other parts of the country as well.

    In total, Elsevier and its parent company, Reed Elsevier, have nearly 1,000 employees in India.

    Giving nurses a bigger role

    The US company offers innovative offerings in the field of teaching skills to nurses. It’s one of the areas the firms is trying to have an impact, Dr Danaher said. « And to make sure that [they] work to establish this competency framework and certification around skill sets. »

    An interface to deliver more targeted information

    « This is an area which we are really excited about, » he added. « We produce world’s 25% of content and we made our investments in last couple of years is in AI, Machine Learning, recommendation engines, etc. We said that the interface with some of these technologies that we can bring more targeted personalized information and more pie sized chunks to the physician, nurses and ultimately to the patients. This is where we are moving with our cognitive tools. »

    Strengthening public-private partnerships

    The Elsevier manager also explained that the company is looking to engage in more public and private partnerships (PPP).

    Reflections on the health data standardization at the local level

    The group talk with Niti Aayog, the National Institute for Transformation India, a policy think tank of Government of India, and other government organizations to understand how it could help them solve a range of issues the country is facing in the health sector.

    The central idea is how Elsevier’s tools and solutions can be used to capture, standardize data and information about individuals about leads to the outcome of social mortality and other conditions.

    EMR: support for clinical decision

    Elsevier has also developed a highly sophisticated clinical decision support system that operates through the EMR. »We look to work with Indian governments, various agencies and NGO’s to be a part of the solution addressing the overall health condition of India, » Dr John Danaher said.

    « I am excited to hear government and others strongly endorsing public-private partnerships and Elsevier is very interested in engaging with not just the government but with NGOs to help bring in a holistic approach to improve the health conditions in India. »

    EHealth: a growing market in India

    The expert notices that there are some interesting moves in the eHealth sector across the country. The population is adopting more and more digital tools and using more and more digital content in real time. Health data is also collected through different ways, « significant advancements being made in the population health management being able to profile at risk population. » Through this evolution, he sees the ability to deliver more personalized medicine, personalized remediation and healthcare interventions.

    Promised advances in the fields of precision medicine and eHealth

    Dr John Danaher is also convinced that Elsevier will be able to extract information from electronic medical records and to perform clinical research to get a better idea how effective various interventions will improve healthcare. « Significant advances in areas of precision and digital health is what I think is going to be all part of the blueprint and roadmap for India and Indian healthcare. »

    Elsevier aims to provide its local partners with its global experience, particularly in the area of ​​cognitive tools, and the workforce. Its goal is to make the workforce more productive and help utilize technology to extend their efficacy.

    To better connect health professionals

    One of the problems in the United States is that it is very difficult to get a consultation with a physician without first going to through either a nurse practitioner or a doctor of nurse practice or a physician assisting, Dr Danaher said. Elsevier’s goal is create teams and also allied healthcare workers.

    « One of the things that we hope to share is how nurse and nurse extenders more effectively play a role in the delivery of the healthcare. Work force shortage is a significant issue along with the skills gap that we hope to address. »

  • ARS Normandie : une charte pour le déploiement des Pôles de santé libéraux et ambulatoires (PSLA)

    L’Agence Régionale de Santé Normandie a annoncé le 21 novembre 2017 la signature d’une charte partenariale entre plus de 50 acteurs du secteur de la santé et représentants des collectivités territoriales pour le développement des Pôles de santé libéraux ambulatoires (PSLA) en Normandie.

    L’engagement ainsi pris a pour premier objectif de contribuer à maintenir un accès aux soins de proximité face aux défis du changement démographique des professionnels de santé dans la région, un objectif qui cadre dans le plan national pour renforcer l’accès aux soins de proximité lancé le 13 octobre 2017 par Agnès Buzyn.

    L’ARS de Normandie souligne qu’actuellement, 63 PSLA et maisons de santé pluridisciplinaires sont ouverts à travers la région, alors que 43 projets sont en construction ou en phase d’ingénierie.

    La politique partenariale des PSLA de l’actuelle région Normandie a été impulsée par l’URML Basse-Normandie il y a 10 ans de cela.

    Aujourd’hui, elle se généralise à l’échelle de la région au service de l’émergence et du fonctionnement de pôles.