Pilotage

  • L’hôpital digital, la télémédecine et les données au cœur de Paris Healthcare Week, 29-31/05, Paris

    Organisé par la Fédération Hospitalière de France, le Paris HealthCare week du 29 au 31 mai 2018, regroupe les salons HôpitalExpo, GeronthandicapExpo, HIT (Health-ITExpo) et le salon Infirmier avec environ 800 exposants.

    • HIT Expo est le salon dédié aux TIC, aux systèmes d’information et à la e-santé. Il regroupe, en 2018, 350 exposants (institutionnels, services, conseils, formations, éditeurs de logiciels, intégrateurs informatiques, fabricants IT, solutions e-santé, etc.) dans des villages thématiques, des start-ups, des parcours experts et des conférences ou tables rondes sur des sujets d’actualité. 
    Des agoras permettront des retours d’expérience portant, par exemple, sur l’Intelligence artificielle, l’Ehpad numérique, l’imagerie, la sécurité et les blockchains, les systèmes d’information et les GHT mais aussi sur les objets connectés, la télémédecine, etc.

    • HôpitalExpo regroupe des exposants représentant l’ensemble de l’écosystème hospitalier : institutionnels, services, conseils, formations, hôtellerie, logistique, équipements et matériels médicaux, aides techniques, bâtiments, plateaux techniques, architecture, hygiène… Des agoras et des débats y seront proposés ainsi que retours d’expérience entre professionnels pour parler des solutions pour répondre aux enjeux de l’hôpital : structuration des Groupements hospitaliers de territoire (GHT), construction des parcours et des filières de soins, développement de l’ambulatoire, essor de la télémédecine, maîtrise des problématiques de développement durable, etc.

    • GerontHandicapExpo regroupe des exposants représentant l’ensemble de l’écosystème médico-social. Des agoras et des débats seront organisés autour du management, de l’architecture, de la construction, de la transformation, de la prise en charge… Cinq espaces thématiques d’exposition : bâtiment et plateau technique ; hôtellerie et logistique ; équipement, matériel médical et aide technique ; service, conseil, formation et institutions ; IT, systèmes d’information et e-santé.

    • Salon Infirmier : des tables rondes, des conférences mais aussi de nombreux ateliers et démonstrations : simulation de situations de soins, ateliers pratiques de prise en charge des brûlures, soins à domicile pour l’exercice libéral, procédures au bloc opératoire etc. 

    Parmi les autres grands événements au cœur de ce grand rendez-vous francophone de l’écosystème de santé, le 38e séminaire annuel – Hospital 21 du groupe de travail Santé Publique de l’Union Internationale des Architectes (UIA), qui  réfléchira notamment  notamment le thème de l’hôpital digital tandis que Art of D.A.T.E abordera à la fois la question de l’évolution et performances des CHU français et le Big Data en santé, avec comme problématique clé : « Des hôpitaux peuvent s’avérer obsolètes le jour même de leur inauguration. Le temps nécessaire de la conception à la livraison des bâtiments est de plus en plus en décalage par rapport au rythme de l’innovation ».

    Pour obtenir un badge visiteur, suivre le lien ci-contre.

    Extrait du programme

    • Conférences libres, communes aux 4 salons

    Mardi 29 mai 2018

    11h15- 12h : Le virage numérique : quelles stratégies et quels services pour les patients et partenaires des établissements de santé ?

    13h15-14h E-santé : Etat des lieux et perspectives du point de vue de l’assureur

    Mercredi 30 mai 2018

    9h15-10h Cybermenaces : Votre système d’information est-il assez sécurisé ?

    10h15-11h SSO Enovacom : une solution d’authentification forte pour simplifier la vie de la DSI et de l’équipe soignante

    10h15-11h Malades chroniques : comment la télémédecine améliore la qualité de leur parcours de soin et de leur confort de vie

    11h15-12h De l’agrément à la certification, l’expérience du Mipih en hébergement de données de santé

    11h15-12h L’impact médico-économique de la télémédecine chez TokTokdoc

    13h15-14h Fluidification des parcours : préparer et sécuriser le retour à domicile via une plateforme digitale et un télésuivi infirmier (Maela et Santéos)

    14h15-15h Mise en place de Doctolib dans un CHU

    15h15-16h La mise en place du Télésuivi dans la prise en charge du patient atteint du syndrome d’apnées du sommeil (Philips)

    15h15-16h Les technologies de l’information et de la communication intégrées aux bâtiments au service des aidés et des aidants.

    16h15-17h Sécurisation des échanges de données patient entre professionnels de santé, expérience réussie en oncologie médicale (PandaLab)

    16h15-17h Comment le numérique participe à renforcer le lien humain entre les professionnels, les résidents et les familles, en établissement et à domicile ?

    Jeudi 31 mai 2018

    10h15-11h Innovation technologique & cas d’usages : depuis l’expérimentation jusqu’à la mise production de soins personnalisés (DELL)

    11h15-12h La santé connectée au service des patients : des appareils biomédicaux connectés à l’IoT, il n’y a qu’un pas (Enovacom)

    11h15-12h AI In Healthcare – How data science platform and AI will enable data scientists and clinicians to develop groundbreaking solutions for healthcare (Philips)

    11h15-12h Echange de données, identification, traçabilité : les standards en réponse aux enjeux des GHT (GS1 France)

    12h15-13h Valoriser les données hospitalières à l’aide de l’intelligence artificielle : enjeux, méthodes, cas concrets et retours d’expérience (Alicante)

    14h15-15h L’innovation en santé, une véritable réponse aux enjeux budgétaires ? (Ugap et DoctoLib)

    Conférences organisées par la FHF

    Mercredi 30 mai 2018

    14h – 17h – Piloter son territoire par les données de santé (Accès payant)

    • La gestion des données dans les systèmes de santé étrangers
    • Les enjeux du big data en santé
    • Les acteurs territoriaux devant la donnée : quelles innovations dans la gestion locale ?
    • Le traitement de la donnée de santé dans un territoire : l’expérience des ORS
    • L’éthique du traitement de la donnée
    • La donnée, un outil pour la médecine préventive
    • Big data et santé : quels usages futurs ?

    17h30 – 19h00 – Fonds FHF : l’innovation frugale : innover en faisant des économies ! (Accès gratuit)

    Découvrez cinq innovations qui améliorent l’efficience des établissements de santé tout en générant des économies :

    • Apitrak pour géolocaliser le matériel médical et optimiser son partage et son stockage.
    • Around Innovation sert à transformer le temps d’attente des usagers en le valorisant en temps administratif, de prévention et d’éducation thérapeutique.
    • Keldoc, permet de réduire le nombre de rendez-vous non-honorés.
    • SI-LAB, a pour objectif l’augmentaction de l’activité des laboratoires de biologie médicale.
    • Whoog, pour constituer l’équipe renfort d’un établissement et réduire l’impact de l’absentéisme.

    10 villages dont 3 d’intérêt pour les acteurs de la e-santé :

    •  Le Village & Showroom Catel : Solutions de télésanté, télémédecine, applications, plateformes web, objets connectés, 

    • Le Village start-up : Act&Care, Ambulines, Bipsoin, Cerebellis, Colnec Health, DirectoSanté, Dispo Matching, Galéon, Healthy Mind, Immersive Thérapy, InnovSanté, Mapui, Medelse, Medeo Health, Medgo, Medikstaff, Medipix, Medisanté, Mediveille, Mercidocteur, Mypl, Osimis, Pandalab, Santé Net, Tilak Healthcare, Waryme, Yello…

    • Le Village UGAP « Territoire de santé numérique ».

    Programme complet disp. via ce lien.

  • Parlement : l’impression 3D et l’IoT dans la santé font l’objet de deux notes par l’OPECST

    L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a présenté le 22 mars 2018, dans le cadre d’une conférence de presse, ses trois premières notes dont deux portent sur les objets connectés (IoT) et l’impression 3D. 

    Ces notes ont été élaborées à la demande de Cédric Villani, premier vice-président de l’Office, dans l’objectif de fournir un éclairage synthétique et voué à une large diffusion sur des sujets scientifiques ou technologiques d’actualité. Elles font un état des lieux des usages et interrogent la pertinence de ces technologies en esquissant les évolutions et les questions que ces dernières soulèvent.

    Les deux rapporteurs, respectivement, Didier Baichère, député et vice-président de l’Office et Huguette Tiegna, députée et vice-présidente de l’Office, ont présenté les conclusions de leur enquête qui comprennent des éclairages et des mises en garde, tels :
    • les objets connectés au service de la santé et du bien-être affichent le meilleur taux de succès auprès du grand public, mais les données qu’ils génèrent par les objets connectés sont un bien économique à valeur ajoutée dont la gouvernance pose des interrogations ;
    • « l’auto-mesure connectée » (quantified self) est un terreau fertile à la médecine prédictive au service d’une meilleure prévention et pouvant donner lieu à des économies du côté des financeurs de la santé, mais l’acceptabilité sociale des IoT est un facteur important à prendre en compte afin d’éviter les tensions sociales ; sur le même plan, on peut s’interroger sur la capacité des IoT à créer du lien social ou à véhiculer des inégalités en intensifiant la fracture numérique ;
    • l’impression par 3D peut contribuer à la fabrication de dispositifs médicaux de bonne qualité et ce à des coûts moindres, mais nécessite d’être encadrée par la loi, sans quoi elle est susceptible d’engendrer des risques à la sécurités des personnes.

    L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, présidé par le sénateur Gérard Longuet, a examiné et adopté ses trois premières notes courtes. La dernière note du triptyque portait sur le stockage du carbone dans les sols.

    Les auteurs des deux notes explorant des domaines liés à la santé font un état des lieux des usages et mettent en exergue des questions qui, dans le cadre de ces usages, devraient être traitées et exigent des réponses.

    Ils soulignent de ce fait-là des préoccupations qui existent et esquissent parfois des orientations pour les résoudre.

    Wearables en santé, les IoT les plus prisés pour répondre aux enjeux de santé publique

    Didier Baichèr s’appuie sur une étude du cabinet AT Kearney selon laquelle la vente et l’usage des objets connectés, la création de valeur pour l’Union européenne s’élèverait à environ mille milliards d’euros en 2025. Sur les mille milliards, 80 milliards d’euros seraient générés par le marché des objets connectés en lui-même, alors que 210 milliards d’euros seraient économisés par la réduction des risques de santé et générés par le gain de temps dans la vie quotidienne des individus.

    Les objets connectés grand public portatifs (wearables) dans le domaine de la santé sont ceux qui connaissent le meilleur succès, car ils permettent aux usagers de bénéficier d’un accompagnement (programmes personnalisés, auto-mesure de certains paramètres physiologiques, consultation à distance) ou de soulager un problème de santé (stylo porteurs d’insuline, le bandeau « Dream »).

    L’auto-mesure et le recueil de données ouvre la voie à la médecine prédictive, qui selon l’auteur permettra d’anticiper et de prévenir des problèmes de santé  et à la  fois réaliser des économies.

    L’auteur de la note avance même que dans le futur il soit très probable que les êtres humains seront équipés « d’implants-capteurs connectés » surveillant en permanence notre santé.

    Attention à la gouvernance de données et l’impact écologique de l’usage de ces appareils

    La note interroge à propos de la gouvernance des données, sachant que l’intérêt de l’objet connecté réside avant tout dans les données qu’il génère, celles-ci étant nécessaires à la mise en place de services. 

    L’auteur fait le constat du rôle primordial des plateformes en tant que point de capture de données générées par divers objets connectés. Elles constituent un moyen de réunir des données issues de sources diverses et de les agréger en un seul lieu tout en dépassant le problème d’interopérabilité que la multitude de standards de communication pose.

    Élément clé de l’interopérabilité des objets connectées, les plateformes doteront les acteurs économiques les plus puissants capables d’imposer leur plateforme – en attirant les concepteurs, développeurs, prestataires de services associées et autres – , d’une valeur ajoutée systématique liée aux données qu’elle héberge. La place des acteurs étrangers doit être définie dans ce cadre.

    L’autre constat est lié au fait que la multiplications d’objets connectés constitue une source de déchets électroniques, notamment alimentée par l’obsolescence programmée des appareils ou l’absence de système de mise à jour logiciel intégré.

    La bio-impression, l’enjeu santé de l’impression 3D

    La députée de la deuxième circonscription du Lot, Huguette Tiegna, ingénieur en génie électrique de par sa formation, s’est penchée sur la question de l’impression 3D, voire 4D. Au-delà des applications dans le secteur aérospatial, cette technique de fabrication additive est également utilisée dans la santé. Les procédés de bio-impression permettent de produire des structures cellulaires artificielles.

    Pour des raison éthiques, ce sont principalement des cellules souches pluripotentes induites (CSPI), soit de cellules reprogrammables, et non des cellules embryonnaires qui sont utilisées.

    Proposer des produits hautement personnalisé et à coût réduit

    Au chapitre santé, l’impression 3D trouve son utilité dans la fabrication de prothèses auditives notamment ou dentaires. Recourir à cette technique de fabrication additive permet d’accroître la qualité du produit, personnalisé, et à la fois de réduire son coût de fabrication.

    À terme, la bio-impression, pourrait permettre de fabriquer :

    • des organes artificiels pour remplacer des organes déficients, et ce, sans causer de rejet immunologique (les cellules employées étant celles du patient) ;
    • des organes artificiels permettant, dans certains cas, d’effectuer des essais sur maquettes 3D sans avoir recours à l’expérimentation animale ; 
    • des « organoïdes » 3D servant à la recherche.

    Technique néanmoins plus difficile à mettre en œuvre dans la fabrication d’organes pour cause de mécanismes complexes impliqués, elle est très prometteuse dans le cadre de la fabrication d’implants du type cheveux, gencive, peau ou os. On peut tout de même envisager qu’à terme, elle soit utilisée comme un moyen de pallier le manque de donneurs d’organes.

    Un enjeu juridique : la question de la propriété et de la responsabilité liée aux risques

    Les imprimantes 3D destinées à un usage domestique ou de bureau existent déjà. Leur utilisation pose de nombreuses questions : celle de la propriété intellectuelle et de la « copie privée », quid des pièces « imprimées » par les particuliers n’ayant subi aucun contrôle de qualité et des risques qu’elles peuvent engendrer.

    La fiabilité, la qualité et la sécurité des pièces fabriquées par l’impression 3D sont des questions brûlantes. D’autant plus que leur utilisation dans un cadre non industriel génère des particules toxiques et des composés volatiles représentant un risque sanitaire.

    Former, mobiliser et investir

    Huguette Tiegna a émis des préconisations :

    • mettre tout en œuvre pour stimuler et encadrer cette nouvelle technologie qui évolue en ce moment-même vers une version plus avancée, à savoir celle de la 4D permettant de doter les objets imprimés ainsi de propriétés adaptables comme changer de couleur ou de forme ;
    • l’utiliser comme un levier économique, telle que la pressentent des études menées au Royaume-Uni et aux États-Unis, d’où la nécessité de soutenir la recherche et les investissements en impression 3D, notamment par les subventions du programme d’investissement d’avenir (PIA) et de la Banque publique d’investissements (BPI), ainsi que les appels à projets de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et du programme européen Horizon 2020 ;
    • mobiliser les acteurs autour de la structuration de la filière en soutenant l’action de l’Alliance Industrie du Futur (AIF) et de l’institut Carnot Cetim, et en inscrivant les actions dans les territoires via les régions, les pôles de compétitivité et des plateformes de référence ;
    • former et informer autour de cette technologie de rupture.

  • Amazon infléchit sa stratégie santé en recrutant l’ancien Chief Health Informatics Officer de la FDA

    D’après la chaîne d’information américaine CNBC, Amazon aurait recruté Taha Kass-Hout, ancien Chief Health Informatics Officer de la Food and Drugs Administration (FDA). Taha Kass Hout a quitté la FDA en juin 2016 pour travailler en qualité de Digital Health and Intelligence Officer au sein de l’entreprise Trinity Health basée dans l’état du Michigan. Taha Kass Hout travaillera auprès de Babak Parviz, ancien directeur de Google X et actuel Vice-Président d’Amazon. 

    Son rôle au sein d’Amazon demeure pour l’heure imprécis, mais selon CNBC il devra contribuer au développement d’un nouveau modèle de dossier médical informatisé (electronic health record). Plusieurs observateurs soupçonnent l’entreprise américaine de vouloir concurrencer Apple et Google, qui s’efforcent toutes deux d’aider leurs consommateurs à accéder à l’ensemble de leurs informations médicales à l’aide de nouveaux dossiers informatisés ou nouvelles applications mobiles.

    Avec le rachat de la chaîne de magasins alimentaires Whole Foods, estimé à 13,7 milliards de dollars (soit 11,1 milliards d’euros), Amazon s’oriente vers la création de pharmacies ou de point de stockages de médicaments commandés en ligne, à l’image de son concurrent CVS Pharmacy, après avoir lancé début mars 2018 la commercialisation de médicaments sans ordonnance sous sa propre marque.

  • Singapore: Accuron MedTech to invest SGD10 M. in biomedical start-ups

    Medical device company Accuron MedTech Group (Singapore) announced on February 8, 2018 that it had been appointed by Spring SEEDS Capital (SSC), the investment arm of the government agency Spring Singapore, to boost the growth of high-potential start-ups based in the city-state.

    Accuron MedTech will invest up to SG$ 10 million (€6.2m; US$7.5m) in Singaporean companies specializing in health and biomedical sciences. All investments will be matched by SSC.

    More than 10 strategic investments in health tech start-ups

    « We are seeing a growing pool of start-ups in Singapore and the Southeast Asia region that have the potential to make significant impact in healthcare, and are poised for rapid global commercial success, » said Abel Ang, group chief executive of Accuron MedTech (source: Enterpriseinnovation.net).

    Since 2014, the Singapore company has made more than ten strategic investments in innovative technology start-ups which have the potential to revolutionize the healthcare industry and and transform the paradigm of patient treatment. Local start-ups backed by the group include renal disease companies Advent Access and Awak Technologies, and ophthalmic company Peregrine Ophthalmic.

    MedTech Alliance 2: A Singapore high potiential consortium

    Accuron MedTech’s investment will be made through MTA2 (MedTech Alliance 2), a Singaporean consortium of Accuron MedTech, a privately-owned international economic development company Economic Development Innovations Singapore (EDIS), and Mr Yoh-Chie Lu, the founder of the Biosensors International group of companies, which develops and markets innovative medical devices for interventional cardiology and critical care procedures.

    Accuron MedTech: more than 100 years of international healthcare sector expertise

    Investee companies will have access to Accuron MedTech’s senior management team, which has over one hundred years of international expertise in the healthcare industry through the development of medical innovations, taking them from concept phase through to commercialization worldwide.

  • États généraux de la Bioéthique : l’appel à contribution de France Biotech sur 4 thèmes

    Dans le cadre des États généraux de la Bioéthique, France Biotech a lancé un appel le 14 mars 2018 aux biotechs et medtechs françaises à contribuer au débat sur quatre thèmes primordiaux pour l’innovation en santé.

    France Biotech souhaite se positionner en tant que porte-parole des entreprises innovantes de la french HeathTech et pour cela espère recueillir les commentaires, propositions et réflexions de celles-ci autour des thématiques suivantes :
    • cellules souches et recherche sur l’embryon ;
    • examens génétiques et médecine génomique ;
    • neurosciences ;
    • données de santé.

    Thématiques et axes d’intérêt

    Cellules souches et recherche sur l’embryon

    Comment favoriser et encadrer le développement de la recherche sur les cellules souches et sur l’embryon ?

    Examens génétiques et médecine génomique

    Comment éviter que la recherche sur le génome, qui permet d’anticiper l’éventuelle survenue de maladies, n’aboutisse à sélectionner ou déterminer les individus ?

    Neurosciences

    Comment orienter l’application des neurosciences pour qu’elle reste au service de l’être humain ? 

    Données de santé

    Comment mieux réguler la collecte et l’utilisation des données relatives à notre santé ?

    Contribuer

    Pour partager ses réflexions, interagir avec France Biotech sur ces thèmes ou soumettre des préconisations, les contributions peuvent être envoyées à cette adresse : contact@france-biotech.org.

  • Handicap et numérique : Syntec formule des propositions en faveur d’un numérique inclusif de tous

    Le groupe de travail « Handicap et Numérique » du Syntec Numérique déplore que le développement des usages numériques en faveur des personnes handicapées se heurte à l’absence d’une politique publique dédiée à l’évaluation, à la mise à disposition, à la préconisation et à l’accompagnement de solutions innovantes.

    C’est pourquoi elle a formulé, mercredi 14 mars 2018, dans le cadre du Tech for Handicap Forum, une série de propositions à destination du  gouvernement pour la diffusion des aides techniques numériques.

    Parmi les 18 recommandations, 5 sont jugées prioritaires:
    • la création d’un comité de pilotage et de suivi sur le sujet des aides techniques numériques sous l’égide de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et de l’Agence du Numérique ;
    • la professionnalisation des préconisateurs (ergothérapeutes, orthoptistes, éducateurs spécialisés) et la professionnalisation de l’accompagnement dispensé par les concepteurs ;
    • le financement des opérateurs via le futur plan d’investissement de 10 milliards d’euros du Gouvernement afin d’acquérir des aides techniques numériques dans les écoles, associations, ESMS ;
    • rendre l’évaluation systématique pour toutes les aides techniques numériques avec une méthodologie d’évaluation claire et éprouvée ;
    • revoir les règles de la TVA à 5,5 % et du Crédit d’Impôt Service à la Personne pour améliorer la prise en charge et solvabiliser les publics de plus de 60 ans qui ne relèvent pas de la prestation de compensation du handicap (PCH).

    D’après Syntec, la France dispose d’un savoir-faire spécifique dans ce domaine : près de 150 PME travaillent sur des solutions inclusives à destination des personnes en situation de handicap. La filière, fédérée au sein du groupe de travail « Handicap et Numérique » de Syntec Numérique – constitué d’une quarantaine d’acteurs de la filière (collège Éditeurs) et rattaché à la commission Handicap -, représente donc un générateur de richesse socio-économique.

    Le groupe de travail a élaboré un rapport « vers une stratégie nationale pour les aides techniques numériques » qui dresse l’état des lieux de la filière et liste les propositions pour la renforcer.

    18 propositions pour alimenter une politique publique sur le thème des aides techniques numériques

    Se doter d’une gouvernance

    • Proposition n°1 : Que l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) effectue un benchmark des solutions existantes pour préconiser aux entreprises celles dont le rapport qualité / prix est meilleur à la fois pour l’entreprise et pour les finances publiques.
    • Proposition n°2 : Chiffrer le coût de l’exclusion socio-économique liée à la fracture numérique des personnes en situation de handicap autour d’indicateurs tels que le progrès de l’espérance de vie sans incapacité, le coût humain de la scolarisation des élèves handicapés, la libération du temps des aidants, et les gains liés aux usages dématérialisés, l’accès à l’emploi.
    • Proposition n°3 : Créer un Comité de Pilotage et de Suivi de cette politique publique au sein d’une délégation interministérielle sur le sujet des aides techniques numériques réunissant des experts de l’Éducation Nationale, du handicap (CNSA), de la santé (DGCS), et du numérique (Agence du Numérique et Syntec Numérique), rattaché au Comité Interministériel du Handicap (CIH) sous l’égide du Premier Ministre.

    Évaluation et information

    • Proposition n°4 : Que les CICAT signent des CPOG avec les ARS, abondées par l’intermédiaire d’un Programme d’Investissement National, de manière à pouvoir financer l’acquisition et la formation sur du matériel sous réserve que celui-ci ait été évalué par un centre d’expertise national.
    • Proposition n°5 : Que, dans le cadre des Programmes d’Investissement d’Avenir, les ARS flèchent des budgets vers les établissements spécialisés, centres sociaux et médico-sociaux de manière à financer l’équipement et la formation sur des aides techniques numériques.
    • Proposition n°6 : Les CICAT et les technicothèques doivent être réformés de façon structurelle dans leur mode de financement comme dans leur mode de mise à disposition et de formation des préconisateurs, en intégrant systématiquement les aides techniques numériques dans leur panel.
    • Proposition n°7 : Que l’évaluation soit rendue systématique pour toutes les aides techniques numériques par un Centre d’Expertise National Public financé par la CNSA, l’Éducation Nationale, Bpifrance, l’Agefiph, et le FIPHPFP, doté d’une méthodologie d’évaluation claire et éprouvée.

    Solvabilisation des bénéficiaires

    • Proposition n°8 : Il convient de redéfinir le critère de la clause d’exclusivité aux personnes en situation de handicap pour retenir un critère de destination : « Si un produit, même grand public, est acheté par une personne titulaire de la carte d’invalidité avec un taux d’invalidité supérieur à 80 % ou par une personne relevant du GIR 5, GIR 6, alors la TVA applicable au dit produit est de 5,5 %. Les produits concernés doivent avoir fait l’objet d’une évaluation et être éligibles à une prise en charge au titre de la PCH ».
    • Proposition n°9 : Offrir la possibilité aux concepteurs d’aides techniques numériques de revendiquer le Crédit d’Impôt Service pour le service apporté autour de leurs solutions lorsque celles-ci servent des publics en situation de handicap de plus de 60 ans qui ne relèvent pas de la PCH.
    • Proposition n°10 : Que le service fourni autour des aides techniques numériques relève du volet « aides techniques » de la PCH de manière à encourager les concepteurs à développer des modèles économiques reposant sur le service, gage à fois de la bonne appropriation des usages et donc de la bonne diffusion des innovations.
    • Proposition n°11 : Que la CNSA assure un référentiel national de prise en charge des aides techniques numériques et crée des couloirs de prise en charge accélérés pour les produits évalués.

    Acculturation des préconisateurs

    • Proposition n°12 : Que les décrets de compétences des différentes professions que sont les orthophonistes, les ergothérapeutes, les orthoptistes, les AVS, et les enseignants et les enseignants spécialisés comportent une culture des aides techniques numériques.

    Le numérique dès l’école

    • Proposition n°13 : Que la question de la formation aux aides techniques numériques des enseignants soit intégrée au Plan Numérique pour l’Éducation et en encourageant la FISAF (Fédération nationale pour l’Insertion des personnes Sourdes et des personnes Aveugles en France) dans son rôle de formation des enseignants spécialisés.

    Renforcement du financement des innovateurs

    • Proposition n°14 : Que le financement de l’amorçage des innovations de la handitech soit assuré par l’intermédiaire d’une enveloppe pérennisée de Bpifrance. Le bouclage public-privé avec les investisseurs d’impact doit être opéré par Bpifrance via des conventions avec les investisseurs d’impact pour assurer l’effet de levier des contrats d’aides.

    L’incubation des jeunes pousses et la projection à l’export de la filière

    • Proposition n°15 : Que Business France structure une stratégie d’export pour la filière « Handicap » avec des voyages d’export comprenant des décideurs publics et des acteurs du développement (Agence française de développement, acteurs régionaux). Trois segments de prospection doivent être retenus : associatif, médico-social et scolaire.
    • Proposition n°16 : Créer un Comité de Pilotage pour la création d’un incubateur national « Handicap et Numérique » comprenant la CNSA, Bpifrance, Syntec Numérique, l’Association nationale pour la Prise en compte du Handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP) et l’Éducation Nationale.

    Une politique de la donnée adaptée au monde du handicap et de la fracture numérique

    • Proposition n°17 : Que la stratégie numérique du Gouvernement fasse des données liées à l’accessibilité l’un des piliers de l’Open Data et que l’articulation et l’intégration entre les solutions de référencement existantes soient assurées. Les diagnostics d’accessibilité des Établissements Ouverts au Public (ERP) pourraient être regroupés au sein d’un jeu de données unique disponible en Open Data sur data.gouv.fr. Enfin, l’Accessibility Cloud, projet international Open Source permettant le partage en Open Data des données du handicap, doit être encouragé.
    • Proposition n°18 : Que les acteurs relevant de la médiation numérique puissent être certifiés par la CNIL pour leur détention de données à caractère personnelle aux fins d’inclusion numérique et dans un cadre clair, via une certification de la CNIL adressée à la structure et renouvelable tous les trois ans.

  • Partenariat WeHealth by Servier-Deeplink Medical pour améliorer le suivi des patients en oncologie

    WeHealth by Servier, le département e-santé du groupe Servier, et Deeplink Medical ont signé, le 13 mars 2018, un partenariat pour le développement d’une solution e-santé conçue pour améliorer le suivi des patients atteints de tumeurs solides. 

    Il s’agit de développer ensemble un logiciel de suivi et de partage de données facilitant la communication entre les professionnels de santé autour du dossier patient.

    Cette solution est en phase de test depuis le début du mois de mars 2018 au Centre Léon-Bérard, centre de lutte contre le cancer de Lyon et Rhône-Alpes (France) pour une durée de 6 mois.

    Sécurité et transparence des données

    Les fonctionnalités du logiciel vont permettre de standardiser la prescription, le recueil, l’analyse et le suivi de critères radiologiques complexes selon les normes en vigueur, et de les rendre accessibles, en temps réel, à l’ensemble des praticiens référents. Le logiciel assurera la sécurité et la transparence des données tout au long du processus.

    Cette solution devrait ainsi faciliter la communication entre l’ensemble des praticiens impliqués dans le suivi médical et contribuer à améliorer la prise en charge des patients souffrant de tumeurs solides.

    L’accord conclu entre WeHealth by Servier et Deeplink Medical porte sur une licence exclusive de distribution mondiale hors France (incluant Monaco et les DROM-COM), à partir du lancement commercial prévu début 2019.

  • Données de santé : 93 % des Européens souhaitent pouvoir gérer leurs données (consultation UE)

    Davantage de possibilité pour gérer ses propres données de santé, un cadre légal favorable et des moyens techniques permettant l’échange des données de santé transfrontalier, tels sont les principaux points ressortant des résultats de la consultation publique organisée par la Commission européenne sur la promotion de l’innovation numérique au sein du marché unique numérique, clôturée le 12 octobre 2017. Les résultats ont été publiés en février 2018.

    Le Conseil de l’Union européenne a adopté les conclusions en décembre 2017 qui invitaient les États membres et la Commission à travailler ensemble sur un nombre de sujets, ressortis également dans le cadre de la consultation publique, afin de saisir le potentiel des technologies numériques dans les domaines de la santé et des soins : systèmes d’information interopérables, sécurité des données et de protection de la vie privée, mise en œuvre de l’infrastructure de services de santé numériques, échanges transfrontières de données de santé, registres communs des maladies. Réciproquement, les États membres ont appelé la Commission à soutenir le développement et le déploiement d’infrastructures nationales interopérables pour le partage et l’échange de données de santé, en particulier pour les soins primaires.

    Concernant la typologie des répondants, il est à noter que 17,4% sont des institutions de santé, 14,6% des organisations non gouvernementales, des plateformes ou des réseaux, 13,9% des prestataires de santé numérique, et 13,1% des organismes académiques ou de recherche.

    Les Européens souhaitent avoir la main sur leurs données de santé (section 4.1.1)

    Voici les points-clés des résultats d’analyse des questionnaires :

    • selon 93% des répondants, les citoyens européens devraient être en mesure de gérer leurs données de santé ;
    • 83% des répondants pensent que le partage des données de santé permettrait d’améliorer les soins, le diagnostic et la prévention des maladies dans l’Union européenne ;
    • 73,6% des répondants considèrent que le transfert des données médicales d’un pays à l’autre permettrait d’accroître les possibilités de recherche médicale ;
    • 83,6% des répondants pensent que le digital et notamment la possibilité pour les patients de donner un retour sur leur expérience peut contribuer à améliorer les services de santé.

    Vie privée, cybersécurité et manque d’infrastructure parmi les principaux obstacles identifiés (section 4.2.2)

    • Les principaux obstacles identifiés à l‘accès électronique aux données et à leur partage :
      • les risques de violations de la vie privée ;
      • la cybersécurité ;
      • le manque d’infrastructure ;
      • le manque de prise de conscience ;
      • pour 50% d’organisations interrogées, ce sont également les restrictions légales de certains États-membres ;
      • pour 70% des organisations, l’hétérogénéité des dossiers médicaux électroniques est la troisième frein au partage des données.

    La réponse se trouve dans les normes et standards internationaux et l’interopérabilité

    • Les axes de travail pour lever les obstacles cités :
      • pour 59% des répondants, la mise en place de normes garantissant la qualité et la fiabilité des données ;
      • pour 56,8% des répondants, ce sont les dossiers médicaux électroniques (EHR) ;
      • pour 54,4% des répondants, cela passe par des normes de cybersécurité dédiées à la santé ;
      • pour 53,5%, cela passe également la promotion d’une interopérabilité en formats ouverts.

    Les mêmes thématiques sont citées lorsque les répondants sont interrogés à propos des actions attendues de l’Union européenne qui doit coordonner les actions permettant un cadre commun et harmonisé.

    L’analyse complète des résultats est consultable dans sa version anglaise, disponible via le lien ci-contre.

  • Institut Montaigne : 4 leviers et 19 propositions pour pérenniser le système de santé en innovant

    • Élaborer un « Pacte Innovation Santé 2025 » pour une visibilité pluriannuel ;
    • miser sur les talents pour faire émerger et développer les innovations ;
    • consolider les interactions au sein de l’écosystème ;
    • garantir et faciliter les financements aux entreprises innovantes et la recherche ;
    • assurer un environnement réglementaire propice à l’accès rapide et sécurisé du patient aux meilleures innovations,

    telles sont les préconisations formulées par l’Institut Montaigne pour encourager l’innovation en santé et qui ont émergé des échanges avec des chercheurs, professionnels de santé, grands groupes industriels, start-ups et financeurs entre autres, dans le cadre du rapport « Innovation en santé : soignons nos talents » de l’Institut, mis en ligne le 13 mars 2018.

    Selon le rapport, l’innovation est la seule à pouvoir apporter une réponse à la métamorphose du système de santé imposée par les défis actuels, dont notamment la prise en charge des maladies chroniques. Elle permettra, selon les auteurs, d’assurer des soins de qualité et de maîtriser les coûts grâce à l’amélioration de la prévention et des parcours de soins facilités.

    Quatre domaines sont énoncés comme particulièrement porteurs : les biotechnologies, les dispositifs médicaux, la santé numérique et les données en santé.

    Le rapport fait le constat que la France est en train de perdre de la vitesse par rapport à d’autres pays quant à l’intégration de l’innovation et que les freins culturels, réglementaires et financiers à l’innovation qu’affiche la France ont des répercussions négatives à la fois sur le tissu industriel, le système de santé et enfin les patients.

    Pré-requis : inscrire les acteurs dans une vision à long terme et coordonnée

    Le Pacte Innovation Santé 2025, un document dont l’autorité incombe au ministère de la Santé et dont les mots d’ordre sont prévisibilité et stabilité, devrait viser à placer l’ensemble des parties prenantes à l’évolution du système de santé dans une démarche coordonnée et à long terme.

    Il devrait s’articuler autour des axes suivants :

    • créer de la stabilité et de la prévisibilité à long terme pour l’ensemble des acteurs ;
    • mettre en œuvre un pacte cohérent et global agissant sur les quatre leviers principaux identifiés dans ce rapport ;
    • structurer une filière scientifique, économique et industrielle forte et influente, à l’image d’autres filières industrielles ;
    • instaurer une véritable instance de dialogue avec un Comité de Pilotage de ce Pacte, regroupant l’ensemble des acteurs.

    Favoriser les talents nationaux

    • La proposition n°2 met l’emphase sur la préservation de l’excellence de la recherche française, scientifique et clinique notamment, qui pour perdurer et garder cette position doit faire face à la course internationale aux talents. Pour les retenir, on doit développer des formations pluridisciplinaires en sciences de la vie et à adapter les filières de formation dans quatre secteurs prioritaires : les biotechnologies, les dispositifs médicaux, la santé numérique et les données en santé.
    • La proposition n°3 vise à assurer une attractivité à la recherche publique, notamment par une politique de salaires attractifs et une proposition d’évolution de carrière avec des passerelles entre le privé et le public.

    Consolider l’écosystème, dynamiser ses synergies et le rendre visible

    • La proposition n°4 concerne la convergence des financements : l’allocation des 4,9 milliards d’euros prévus par le Plan d’Investissement pour la santé doit être utilisée de façon optimisée.
    • La proposition n°5 appelle à pérenniser l’action et les financements des IHU afin de renforcer leur rôle de catalyseur favorisant la création d’écosystèmes locaux de pointe, capables d’assumer le rôle de « hubs régionaux » spécialisés dans leurs secteurs, visibles et compétitifs. Un rôle d’autant plus important que les IHU réunissent des acteurs divers au service d’une quadruple ambition : l’amélioration de la recherche, la qualité des soins, une formation de pointe, et la valorisation industrielle des innovations. 
    • La proposition n°6 suggère d’œuvrer en faveur d’un « méga-hub » en santé. Un hub des sciences du vivant et de l’innovation permettrait d’être le fer de lance de la filière à l’échelle nationale, grâce notamment à des investissements publics dédiés.
    • La proposition n°7 appelle à la multiplication d’interfaces de rencontres et de collaborations entre les acteurs de l’innovation de l’écosystème.
    • La proposition n°8 vise le transfert de technologies en révisant l’organisation des SATT et favorisant les bonnes pratiques en matière de transfert.

    Financement : concentration et incitations

    • La proposition n°9 appelle à concentrer les capacités financières en recherche publique sur quelques priorités stratégiques en innovation biomédicale.
    • La proposition n°10 suggère des mesures incitatives visant les investisseurs institutionnels et les acteurs de l’assurance vie à investir dans les sciences de la vie.
    • La proposition n°11 vise à attirer les investisseurs internationaux à venir en France.
    • La proposition n°12 appelle à faciliter le développement de « consolidateurs en dé-risquant » les investisseurs privés pour créer des véhicules dédiés à la consolidation sectorielle.
    • La proposition n°13 appelle à remettre les hôpitaux au cœur de la diffusion de l’innovation en leur réservant des enveloppes spécialement dédiées à la recherche via des fonds dédiés à l’innovation, et grâce aux nouveaux modes de tarification.

    De la nécessité d’une réglementation et d’autorités favorisant à l’accès rapide du patient aux innovation

    • La proposition n°14 appelle à la révision de l’ensemble de réglementation en santé et spécialement celle régissant les essais cliniques et la production.
    • La proposition n°15 vise le rôle de l’ANSM et notamment les moyens dont elle dispose pour mener ses missions à bien, notamment celle de l’instruction des essais cliniques.
    • La proposition n°16 vise la HAS et ses procédures : créer un processus fast track d’évaluation pour des produits présentant potentiellement un intérêt clinique majeur et systématiser les réévaluations pour les produits innovants et onéreux en se basant sur les données en vie réelle.
    • La proposition n°17 appelle à inscrire dans la réglementation la place légitime des experts dans l’innovation et l’évaluation de l’innovation.
    • La proposition n°18 suggère la création d’une Commission d’évaluation des technologies numériques de santé au sein de la HAS.
    • La proposition n°19 appelle à alléger et simplifier les conditions d’accès aux données de santé en diminuant les délais d’instruction des dossiers et en renforçant le contrôle a posteriori de la CNIL plutôt que le contrôle ex-ante.

  • Data : le suédois IVBAR s’implante en France et nomme Patrick Olivier à la direction générale

    Depuis 2012, IVBAR développe des outils de mesure de la performance, pour accompagner la transformation du système de santé, au bénéfice de la qualité des soins et de la satisfaction des patients.

    La société suédoise a annoncé le 12 mars 2018, dans un communiqué de presse, son installation en France, à travers la filiale IVBAR France, présidée par Filippo Monteleone.

    Afin de déployer la filiale en France, Patrick Olivier est nommé directeur général.

    Des outils de mesure de la performance

    Convaincue que la transformation du système de santé français s’opérera à partir de l’analyse des besoins des patients, et dans un contexte politique en faveur d’un rééquilibrage de la tarification à l’activité, d’une volonté des pouvoirs publics de promouvoir des organisations et des financements innovants en santé (article 51 de la LFSS 2018), IVBAR France propose :

    • des outils de mesure de la performance pour utiliser toutes les données disponibles et permettre ainsi aux acteurs de se comparer – à l’échelle nationale et internationale – et d’évaluer leurs réponses aux besoins de santé ;
    • un savoir-faire mis notamment à la disposition des opérateurs engagés dans des projets d’expérimentations innovantes en matière de financement des prises en charge.

    Selon Filippo Monteleone, en Suède, les outils développés par IVBAR ont permis d’identifier des potentiels d’amélioration pour plusieurs échantillons de patients étudiés pour une même pathologie. Par exemple, il a été possible de réduire de 30% les risques d’infection lors d’un accouchement, ou encore de réduire de 18% les complications nécessitant une hospitalisation dans les deux ans suivant la pose d’une prothèse totale de hanche. 

    La France, terrain d’innovation pour la collective care intelligence

    IVBAR fait appel à la collective care intelligence en rassemblant des experts en économie de la santé, médecine, mathématique, épidémiologie, gestion des soins de santé et des développeurs de logiciels. La plateforme d’analyse de données ERA, développée par IVBAR au niveau européen, est aujourd’hui utilisée par les principales régions et hôpitaux suédois pour la mesure de la performance, mais également pour le paiement à l’épisode. 

    «IVBAR dispose d’un savoir-faire unique d’exploitation des données de santé, car nous avons développé des modèles de prévision de la complexité de chaque prise en charge, en fonction de la pathologie et de la situation sociale du patient, explique Patrick Olivier, le nouveau directeur général d’IVBAR France. Cela signifie que nous sommes en mesure de comparer de manière objective des établissements aux profils très différents et de proposer des financements mieux adaptés. Le déploiement exhaustif du PMSI, l’ouverture des données de santé via la mise en place du SNDS, l’informatisation des processus de soins, etc. sont des bases solides sur lesquelles s’appuyer pour adapter aux spécificités des parcours de soins et des besoins de santé en France, les premiers modèles construits en Suède – plus de 7 millions de personnes concernées. (…) La France sera sans nul doute un terrain d’innovation pour développer de nouveaux modèles ».