Pilotage

  • L’Australie investit 34 M d’€ pour développer un centre de recherche coopératif sur la e-santé

    Le gouvernement australien vient de s’engager à verser 55 millions de dollars (34 M. € ; 42 M. US$) sur une période de sept ans pour développer un centre de recherche coopératif sur la santé numérique, le Digital Health Cooperative Research Centre (Digital Health CRC), lancé au cours du mois d’avril 2018.

    Le Digital Health CRC va chercher à améliorer les résultats de santé pour les Australiens grâce à l’utilisation de technologies numériques visant à faciliter l’accès à des soins de qualité, à réduire les coûts mais aussi à améliorer la compréhension et la sensibilisation des patients.

    Les partenaires du gouvernement et de l’industrie reliés à ce projet verseront au total 174,2 millions AUD (108,8 M. € ; 133,5 M. US$) au cours de la période.

    Donner plus d’autonomie aux patients et promouvoir les sociétés health tech

    Les programmes de recherche gérés par le Digital Health CRC auront différentes missions à accomplir, dont :

    • 1. permettre la découverte et l’application d’informations de santé ;
    • 2. identifier et gérer les risques pour la santé ;
    • 3. proposer une offre de soins d’une valeur plus développée et de meilleure qualité mais aussi améliorer l’accès à cette offre et la sécurité des soins ;
    • 4. renforcer l’autonomie du consommateur et l’inciter à adopter un comportement positif à l’égard de son traitement.

    Le centre examinera également les meilleures façons de partager les informations médicales sur les réactions indésirables aux traitements et de développer de meilleures applications d’aide à la décision.

    Ses objectifs comprennent enfin la promotion de l’économie ainsi que la création et le développement d’entreprises pour fournir des emplois et des solutions à grande valeur ajoutée sur un marché mondial en pleine croissance.

    Une alliance entre organisations gouvernementales, entreprises et universités

    Les différents acteurs du centre tenteront d’atteindre ces objectifs grâce à des travaux de R&D collaboratifs combinant des compétences multidisciplinaires, des connaissances de l’industrie, des technologies de pointes mais aussi divers réseaux et données de santé.

    Le CRC rassemblera de multiples partenaires du secteur de la santé et du bien-être australien.

    L’Université de Sydney, l’un des partenaires principaux du centre, a indiqué dans un communiqué que parmi les participants figuraient :

    • quarante organisations commerciales et gouvernementales opérant dans les secteurs de la santé, des soins aux personnes âgées et du handicap ;
    • vingt-quatre entreprises de technologie, de conseil et d’investissement établies et en démarrage ;
    • seize universités australiennes.

    Un centre soutenu par l’Agence de la santé numérique australienne

    Le centre bénéficiera du soutien de l’Agence de la santé numérique australienne et du Centre de croissance de l’industrie des technologies médicales et des produits pharmaceutiques (MTP Connect).

    Le programme CRC sera administré par AusIndustry, une division du ministère de l’Industrie, de l’Innovation et des Sciences australien.

    Le Pr. Tim Shaw de l’Université des sciences de la santé australienne et le Pr. Adam Elshaug, codirecteur du Centre des politiques de santé Menzies, ont été nommés chercheurs principaux du centre.

    « Le Digital Health CRC rassemble des partenaires de l’industrie et de la recherche pour faire progresser nos technologies médicales et de santé et les industries pharmaceutiques, de manière collaborative et multidisciplinaire, a déclaré la ministre de l’Emploi et de l’Innovation australienne, Michaelia Cash (source : Opengovasia.com). Le CRC abordera les problèmes de l’industrie en soutenant la pratique clinique, en améliorant l’accès à des soins de qualité, en favorisant des emplois de grande valeur et en développant le futur personnel de santé numérique de l’Australie. »

    « Les CRC relient les chercheurs à l’industrie et au gouvernement en mettant l’accent sur l’application de la recherche, a précisé Zed Seselja, vice-ministre australien de la Science, de l’Emploi et de l’Innovation. C’est pourquoi le programme du CRC [répond à] l’engagement du gouvernement de la coalition, soit améliorer la compétitivité, la productivité et la durabilité des industries australiennes. »

  • Australia to invest 34 million of euros to develop a Digital Health Cooperative Research Centre

    The Australian government has committed AU$55 million (€34m; US$42m) over seven years to develop a Digital Health Cooperative Research Centre (Digital Health CRC), launched in April 2018.

    The Digital Health CRC will seek to improve health outcomes for Australians through the use of digital technologies which can improve access to quality care, reduce costs and increase patient understanding and awareness.

    Government and industry partners will contribute a total of AU$174.2 million (€108.8m; US$133.5m) over the period.

    Improving patients’ empowerment and enhancing health tech businesses

    The research programs run by the Digital Health CRC will have different missions, including:

    • 1. Enabling information discovery and application;
    • 2. Identifying and managing health risk;
    • 3. Offering better value, quality, access and safety;
    • 4. Enhancing consumer empowerment and positive behavior.

    The center will also examine better ways to share medical information on adverse reactions and develop better decision support applications.

    Its goals also include advancing the economy and building and enhancing businesses to provide high value jobs and solutions in a growing global market.

    An alliance between government organizations, private companies and universities

    Center players will try to accomplish these objectives through collaborative research and development that combines multi-disciplinary skills, industry knowledge, technologies, networks and data.

    The CRC will bring together partners from Australia’s health and wellness landscape.

    In a press release, the University of Sydney, one of the lead partners in this new center, said participants include:

    • 40 commercial and government organizations operating across the health, aged care and disability sectors;
    • 24 established and start-up technology, advisory and investment companies;
    • 16 Australian universities.

    The CRC has the support of the Australian Digital Health Agency

    The center is supported by the Australian Digital Health Agency and the Medical Technologies and Pharmaceuticals Growth Center (MTP Connect). 

    The CRC program is administered by AusIndustry, a division within the Department of Industry, Innovation and Science.

    Prof. Tim Shaw from the Faculty of Health Sciences and Professor Adam Elshaug, co-director of the Menzies Centre for Health Policy, are named lead investigators in the center.

    « The Digital Health CRC brings together industry and research partners to advance our health and medical technologies, and pharmaceutical industries, in a collaborative and multidisciplinary way, » Minister for Jobs and Innovation Michaelia Cash said (source: Opengovasia.com). « The CRC will address industry issues by supporting clinical practice, improving access to quality care, fostering high value jobs and developing Australia’s future digital Health workforce. »

    « CRCs link researchers with industry and government with a focus towards research application, » Assistant Minister for Science, Jobs and Innovation Zed Seselja added. « This is why the CRC Program continues to be at the forefront of the Coalition Government’s commitment to improving the competitiveness, productivity and sustainability of Australian industries. »

  • Nokia s’apprête à mettre en vente la start-up de santé connectée Withings

    Deux ans après avoir acquis la start-up française Withings, basée à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), l’entreprise finlandaise Nokia souhaite s’en séparer, rapporte le journal Le Monde dans un article publié le jeudi 19 avril 2018. D’après Le Monde, Google et Samsung, ainsi que des entreprises européennes et françaises seraient en lice pour racheter Withings.

    Rebaptisée Nokia Health après son rachat en 2016, Withings a commercialisé des outils de santé connecté, comme des pèse-personnes connectés, des bracelets permettant de mesurer l’activité physique de ses porteurs, etc.

    Selon une étude réalisée conjointement par l’Institut Montaigne et le cabinet A. T. Kearney, « le potentiel de création de valeurs des objets connectés liés à la santé irait jusqu’à 35 milliards d’euros à l’horizon 2025, notamment grâce à la prévention et à l’optimisation des parcours de soin », rappelle Le Monde.

  • IA : Sophia Genetics créé un pôle R&D en France pour développer son outil d’aide au diagnostic

    Sophia Genetics, spécialiste de la médecine basée sur les données (Data-Driven Medicine), a annoncé dans un communiqué du 12 avril 2018 l’ouverture d’un premier centre R&D en France, dans la technopole Izarbel de Bidart (Nouvelle-Aquitaine).

    Avec l’IA SOPHiA qui a déjà aidé au diagnostic de 200 000 patients dans le monde, la start-up suisse compte sur les talents français pour muscler encore davantage sa technologie. Plus de 30 postes seront prochainement créés.

    Sophia Genetics utilise l’IA afin d’aider plus de 420 hôpitaux dans 60 pays. Elle propose des solutions numériques pour analyser les données génétiques générées par le séquençage de l’ADN de leurs patients. Il fournit ainsi un diagnostic précis et rapide dans les domaines de l’oncologie et des maladies héréditaires.

    L’entreprise a déjà réalisé trois levées de fonds depuis sa création en 2011, pour un total de 60 millions d’euros.

    Un centre R&D au sein du campus d’une école d’ingénieurs

    Jurgi Camblong, CEO et co-fondateur de la start-up commente l’ouverture du centre de recherche et développement : « La France est un territoire historique pour Sophia Genetics dont la technologie accompagne au quotidien des cliniciens dans plus de 45 CHU et Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC). De plus, les experts français en informatique et mathématiques appliquées sont reconnus au niveau mondial. Fin 2017 déjà, nous avions investi dans une technologie développée par l’équipe du Pr Thierry Colin à l’INRIA/INP de Bordeaux. Avec l’ouverture de ce pôle R&D dans le campus de l’école d’ingénieurs ESTIA, nous allons pouvoir accélérer le développement de notre plateforme IA. »

  • Appel à projets : l’Ambassade de France aux États-Unis attribue la Bourse iGEM 2018

    L’Ambassade de France aux États-Unis a publié le 11 avril 2018 un appel à candidature aux start-ups biotech françaises spécialisées dans la biologie synthétique à qui elle propose un soutient financier dans le cadre de leur participation à la compétition internationale de biologie synthétique International Genetically Engineered Machine (iGEM), initiée par le MIT en 2004.

    La bourse sera attribuée à un projet porté par une équipe, ce qui exclut les projets individuels.

    Les projets retenus seront dotés d’une bourse d’une valeur entre 800 et 1 600 euros (soit 1 000 à 2 000 dollars).

    Les dossiers doivent être soumis avant le 4 mais 2018 à 18 h (heure française) et les équipes sélectionnées seront dévoilées en juin 2018.

    Ambassade de France engagée dans la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche français 

    C’est le service de la Mission pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France aux États-Unis, qui via sa bourse Life sciences : inventing – creating- having fun propose un soutien aux équipes françaises prenant part aux compétitions américaines dans le domaine des sciences de vie.

    Critères d’éligibilité

    Les dossiers soumis seront évalués selon les critères suivants :

    • clarté de la présentation des objectifs, ainsi que des éléments de contexte ;
    • originalité et pertinence du projet ;
    • qualité rédactionnelle ;
    • réalisme du plan budgétaire ;
    • participations antérieures à iGEM et résultats obtenus.

    Modalités de soumission

    Un dossier décrivant le projet doit être soumis et doit tenir sur 4 pages en incluant les éléments suivants :

    • Page 1 : titre du projet, coordonnées du chef d’équipe et du coordinateur, et liste des membres de l’équipe avec leurs affiliations ;
    • Page 2 : description du projet ;
    • Page 3 : plan budgétaire ;
    • Page 4 : toute information pertinente (historique de la participation à l’iGEM, implications pour les recherches à venir, potentiel de collaboration à long-terme avec d’autres chercheurs, etc.).

    Le modèle préétabli est à télécharger ici.

    Une fois complété, le document doit être envoyé à l’adresse suivante : attache-sdv.la@ambascience-usa.org

  • La FDA publie 2 guides pour encourager le développement de nouveaux supports de séquençage génétique

    La Food and Drug Administration (FDA) a publié les 12 et 13 avril 2018 deux guides à l’usage des industriels de santé, qui comportent des recommandations pour concevoir, développer et valider des tests de diagnostic fondés sur l’utilisation de nouvelles technologies de séquençage génétique appelées next generation sequencing.

    Quelle est la spécificité du next generation sequencing (NGC) ?

    Les stratégies de next generation sequencing (NGC) consistent à analyser l’ADN d’une personne pour détecter une variation génétique et déterminer si elle est susceptible de développer une maladie génétique ou non. Ces méthodes visent également à éclairer le choix du traitement.

    A la différence des méthodes de diagnostic traditionnelles, qui cherchent à identifier une modification chimique attribuée à une maladie génétique, le next generation sequencing analyse des millions de changements chimiques pour déterminer les risques d’apparition d’une maladie. Ces tests, relève la FDA, contribuent à l’avancement de la médecine de précision, dont elle a fait l’un des axes structurants de son programme de travail pour l’année 2018, aux côtés de la santé numérique.

    Deux guides à l’intention des industriels de santé pour développer le NGS

    Le premier guide, publié le jeudi 12 avril 2018, s’intitule « Use of Public Human Genetic Variant Databases to Support Clinical validity for Genetic and Genotic-Based In Vitro Diagnostics ». Le guide décrit comment les concepteurs de technologies de séquençage de l’ADN peuvent s’appuyer sur les bases de données de la FDA, du National Institute of Health pour développer leurs outils.

    Le second guide, intitulé « Considerations for Design, Development, and Analytical Validation of Next Sequencing (NGS)-Based in Vitro Diagnostics (IVDs) Intended to Aid in the Diagnostic Suspected Germline Diseases », contient des recommendations pour aider à la conception, au développement, et à la validation des tests NGS de diagnostic des individus potentiellement porteurs d’une maladie génétique. Il précise également les critères établis par la FDA pour la pré-commercialisation du produit.

  • Un groupe de santé indien s’unit à une société japonaise pour booster la health tech dans les 2 pays

    CHD Group, une organisation de santé publique indienne, a signé fin mars 2018 à Mangaluru (Inde) un protocole d’accord avec Global Digital Mojo Japan Corporation, la filiale japonaise d’un groupe basé à Hong Kong.

    Les deux sociétés coopéreront dans le domaine de la health tech pour renforcer les relations entre l’Inde et le Japon dans le secteur. Elles travailleront avec différents partenaires locaux et gouvernements pour assurer une croissance partagée entre les deux pays.

    Digital Mojo Japan : le nouvel atout technologique de CDH

    Le même accord a été signé à Tokyo par le Dr. Edmond Fernandes, P.-D.G. de CHD Group, et Kayoko Tsuchiya, P.-D.G. de Digital Mojo Japan Corporation.

    Digital Mojo Japan va devenir la branche technologique de CHD au Japon et CHD poursuivra de son côté son objectif visant à introduire les innovations technologiques japonaises sur les marchés indiens de la santé et à favoriser les relations indo-japonaises dans le domaine de la health tech.

    Un partage des expertises pour lancer de nouvelles solutions de santé

    Parmi les projets annoncés :

    • l’organisation de session de brainstorming entre les deux organisations sur des thématiques précises afin de faire émerger des solutions innovantes visant à faire face aux principaux défis de santé rencontrés par les deux pays ;
    • la mise en place de sessions d’entrepreneuriat social ;
    • l’organisation d’hackathons ;
    • la mise en œuvre de projet de recherche sur le plan académique.
  • Digitaliser le secteur de la santé d’ici 2030 est impératif pour en assurer la continuité (Aruba)

    Automatisation, robotique et l’auto-diagnostic prendront une place de plus en plus importante dans le système de soins futur, selon le rapport Building the Hospital of 2030 d’Aruba, société de Hewlett Packard, dont les conclusions ont été dévoilées le 7 avril 2018.

    Un recours accru aux objets connectés (IoT), tels qu’aux outils portatifs et applications numériques, à l’IA et au big data dans le cadre d’examens médicaux ainsi que dans l’organisation-même des organismes de santé est ce que prédit le rapport.

    Selon le rapport, améliorer les soins, en transformer l’expérience du patient et le travail des professionnels de santé sont des possibilités qu’offre l’intégration de technologies mobiles, du cloud et des IoT, à condition de leur associer des mesures de sécurité adéquates.

    IoT, IA, données numériques, hôpital automatisé et plus de temps consacré aux soins

    Lorsqu’une trentaine de hauts responsables du secteur de la santé et de futurologues sont interrogés, dans le cadre de l’élaboration du rapport par Aruba, pour construire l’hôpital de 2030, ce sont les objets connectés, l’auto-mesure et l’exploitation des données qui ont la part belle au sein des établissements de santé.

    L’IoT permettra l’auto-diagnostic par les patients, l’automatisation de l’hôpital et libérera du temps aux professionnels de santé

    Selon le rapport, les dispositifs connectés portatif, les applications numériques, les capteurs et autres technologies offriront des possibilités de « s’autodiagnostiquer » en tant que patient et d’automatiser les examens cliniques à l’hôpital :

    • surveiller l’état de santé des patients à distance, notamment dans le cadre de pathologies chroniques telles que le diabète qui nécessitent des prélèvements réguliers ;
    • faire son propre diagnostic en demeurant à son domicile ;
    • faire du triage automatique aux admissions à l’hôpital, grâce à une « technologie d’imagerie » capable d’établir un bilan de santé fondé sur les constantes vitales sans assistance humaine (fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, température), et aux capteurs mesurant la tension artérielle et pouvant générer un électrocardiogramme en « moins de 10 secondes ».

    Le recours aux technologies en amont de l’intervention du professionnel de santé doit permettre du libérer du temps à ce dernier afin qu’il puisse pleinement se consacrer à prodiguer des soins. Le rapport souligne que les praticiens et le personnel infirmier sont gênés par des tâches administratives qui occupent actuellement 70% de leur temps et que la digitalisation de leur activité leur permettra de :

    • analyser rapidement les résultats ;
    • consulter les dossiers des patients depuis leur appareil mobile ;
    • croiser les données disponibles et celles prélevées en temps réelles pour améliorer la prise en charge et renforcer la pertinence des soins.

    L’IA comme remède contre l’effondrement des systèmes de santé

    Selon le Dr Hugh Montgomery, professeur à l’University College de Londres, l’IA va non seulement rendre possible un diagnostic considérablement plus rapide, démultiplier les capacités d’analyses, rendre les soins personnalisables, mais également offrir une possibilité de sauver les systèmes de santé qui supportent une pression actuelle qui n’est pas soutenable.

    Néanmoins, il est, selon les auteurs du rapport, indispensable de mettre en œuvre des mesures qui contribueront à l’acceptation de l’IA et préconisent à cet effet :

    • la mise en emphase des avantages que le recours à l’IA dans le cadre de diagnostics et de traitements ;
    • l’exigence du consentement exprès du patient.

    Numérisation rime avec risque accru

    Si selon le rapport des établissements de santé affichent une politique volontariste et les deux tiers ont déjà entamé la digitalisation de leurs processus en connectant à leur réseau les moniteurs de surveillance et en procédant à la mise en réseau des appareils d’imagerie ou de radiographie, des problèmes de sécurité associés doivent être résolus.

    89% des organismes de santé ayant adopté une stratégie IoT ont connu une violation de données liée à l’introduction des IoT dans leurs processus, selon le rapport Aruba. En cela, la sécurité des réseaux constitue le défi majeur de la pénétration du secteur de la santé par les IoT.

  • Publication du guide « The Law of Digital Health » à l’usage des industriels de santé américains

    « The Law of Digital Health », tel est l’intitulé du guide juridique publié le 9 avril 2018 par le cabinet d’avocats McDermott Will & Emery à l’attention des industriels et professionnels de santé. Co-dirigé par Bernadette M. Broccolo et Lisa Schmitz Mazur, avocates spécialisées en droit de la santé, ce guide se propose d’aider les leaders de la santé numérique, les responsables politiques et usagers du système de santé à comprendre la législation américaine actuelle, dans un contexte marqué par une évolution rapide des lois encadrant l’usage des technologies de santé aux Etats-Unis. 

    Publié par l’American Health Lawyers Association, ce livre présente l’écosystème de la santé numérique américain, son encadrement juridique et règlementaire mouvant. D’après l’une de ses auteurs, Lisa Schmitz Mazur, « Our hope is that the book will be an essential guide for digital health innovation – a tool for leaders across industry sectors and in both established and emerging companies – as they continue innovating and creating solutions for the future ».

    Le guide est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet du cabinet McDermott Will & Emery.

  • Roche Diabetes Care France soutient Pharmacorp dans l’éducation thérapeutique des diabétiques

    Roche Diabetes Care France, la filiale de Roche dédiée à la prise en charge du diabète, conclut un partenariat avec le groupement Pharmacorp pour mettre en place au sein des officines du groupement un service d’accompagnement des patients souffrant de diabète de type 2 (DT2) dans le domaine de la diététique.

    Roche Diabetes Care France prodigue une formation spécifique aux pharmaciens participant au « Programme Corp » qui vise à une meilleure prise en charge du poids et de la glycémie des patients DT2 dans les officines.

    Le concept des « pharmaciens-coachs en nutrition » a été testé fin 2017 au cours d’une phase-pilote et va être déployé à partir de la fin avril 2018. Des discussions sont en cours avec des mutuelles pour une prise en charge du coût de ce service.

    Une alliance entre la proximité avec le patient et un industriel dédié à la gestion du diabète

    Les pharmaciens et les experts du diabète, avec tous les moyens logistiques et humains, s’associent pour construire ensemble une solution visant un meilleur suivi et l’observance des patients diabétiques.

    Concrètement, Roche Diabetes Care France a mis en place un parcours de formation spécifique aux pharmaciens du groupement afin qu’ils puissent proposer en officine un entretien diététique par semaine sur une période de 3 mois aux DT2 pour les aider à maîtriser leur poids et comprendre le lien entre leur alimentation et leur glycémie

    Un projet-pilote en fin 2017 a validé la formation en phase de déploiement actuellement

    En 2017, ce sont 7 000 professionnels de santé qui ont été formés par Roche Diabetes Care France dans le cadre du « Programme Corp » et 1 500 officines qui ont été accompagnées dans leurs actions de sensibilisation au diabète.

    La formation est assurée en partie à distance, sous forme de vidéos ou de modules accessible en e-learning, et en partie en direct par une infirmière basée à Toulouse.

    Le déploiement du programme est poursuivi et entre en phase de diffusion large à partir de la fin avril 2018 avec trois objectifs nouveaux :

    • accroître le nombre d’officines participantes ;
    • mettre en place une communication sensibilisant les patients au nouveau service médical disponible ;
    • favoriser l’accès au service en obtenant une pris en charge de son coût, notamment en partenariat avec les mutuelles.

    Roche Diabetes Care : sortir de l’approche purement commerciale et se positionner comme partenaire

    Le partenariat illustre le constat du président du groupement de pharmacies, Laurent Filoche, qui revendique l’évolution du métier de pharmacien et des attentes du patient.

    Du côté de Roche Diabetes Care, qui se réjouit de cette collaboration, un changement de logique s’opère. L’industriel sort de sa position de simple fournisseur de produits et mène une réflexion sur le service rendu et l’accompagnement qui peut être proposé aux pharmaciens et aux patients.

    À ce titre, Valérie Delachenal, directrice Ventes chez RDCF, déclare: « Industriels de santé ou pharmaciens, notre objectif est le même : le suivi et l’observance du patient. C’est pour cela que nous sommes non seulement des fournisseurs de produits mais que nous développons aussi des outils, des supports, des partenariats, tout cela pour offrir une valeur ajoutée à nos produits et répondre aux besoins des patients ».