Pilotage

  • Le Comité action publique 2022 suggère de remettre le patient « au cœur du système » via le numérique

    Le Comité action publique 2022 (CAP 2022) encourage une « transformation structurelle » du système de santé français afin de remettre « le patient au cœur du système », notamment par la mise en place d’un « plan santé numérique » de grande ampleur, précise-t-il dans son rapport daté de juin 2018, qui n’a pas encore été rendu public par le gouvernement mais qui a été diffusé le 20 juillet 2018 par le syndicat Solidaires Finances publiques.

    Parmi les propositions énoncées dans le rapport au sujet de la santé figurent : le renforcement de l’innovation « pour offrir un service public augmenté, plus efficient et qui réinvente ses relations avec les usagers » (proposition 3) ; la réduction du renoncement aux soins, l’amélioration de l’espérance de vie en bonne santé et le désengorgement de l’hôpital, avec une économie évaluée à 5 milliards d’euros (proposition 5) ; le retardement de l’entrée dans la dépendance et la meilleure prise en charge des personnes concernées (proposition 6) ; la simplification de la vie des personnes en situation de handicap et de celle de leurs proches (proposition 7).

    Par ailleurs, la santé et la protection sociale ont été identifiées par le CAP 22 comme faisant partie des sept domaines prioritaires dans lesquels l’État devrait investir davantage dans le numérique afin d’offrir un « service public augmenté » par le biais, par exemple, de la télémédecine. Dans sa proposition n°3, le comité explique que la « révolution numérique » constitue selon lui une « rupture majeure pour la transformation de l’action publique » en permettant de combiner une plus grande efficacité des services et une diminution des dépenses de fonctionnement.

    Le programme Action publique (AP) 2022, piloté par ce comité composé d’une quarantaine de membres (économistes, personnalités issues du secteur public et privé, élus), a été lancé en octobre 2017 par le Premier ministre, Édouard Philippe.

    En bref

    Le comité appelle « à clarifier et simplifier les systèmes [publics] devenus trop complexes » et propose « de les faire évoluer en plaçant l’usager au centre en personnalisant le service et en l’adaptant à chacun ».

    Dans l’introduction de son rapport, le CAP 22 insiste par ailleurs sur sa volonté de renforcer les actions de prévention pour retarder la dépendance et améliorer l’espérance de vie en bonne santé de tous les Français.

    Proposition 3 : Investir dans le numérique

    Constat

    Dans la proposition 3 « Investir dans le numérique pour offrir un service public augmenté, plus efficient et qui réinvente ses relations avec les usagers », le comité part du constat suivant :

    • le numérique, notamment l’intelligence artificielle (IA), la robotique, la cryptographie avec la blockchain ou encore de l’impression 3D, « est en train de modifier en profondeur les métiers » : parmi les applications actuelles, il cite l’aide au diagnostic médical avec notamment la lecture de radiographies, qui s’est déjà avérée plus efficace pour détecter certains cancers lorsqu’elle était réalisée par une machine que par un professionnel de santé ;
    • « la massification de la collecte de données et la capacité à les traiter [et] à les utiliser constitue un autre changement majeur pour les fournisseurs de services » ;
    • l’utilisation des solutions technologiques pour effectuer des tâches administratives de « back office » peut être utilisée pour « libérer du temps de travail qui pourrait être mieux utilisé, d’une part, (…) accompagner davantage les usagers et, d’autre part, (…) rendre le service public moins coûteux ».

    En contrepartie, le comité estime qu’il est nécessaire de concevoir « un cadre de régulation efficace pour assurer la confidentialité et la protection des données ».

    Objectifs

    Le CAP 22 souhaite exploiter tout le potentiel du numérique pour créer « un service public augmenté » et ainsi :

    • enrichir et développer les services publics (télémédecine, télésurveillance…) ;
    • offrir un service public simplifié et personnalisé aux usagers via l’utilisation des données ;
    • traiter de manière automatique certaines tâches, notamment les plus répétitives et réalisées sans interaction directe avec les usagers ;
    • grâce au temps libéré et à la meilleure connaissance du profil des usagers, recentrer l’action des agents sur leurs missions d’accompagnement, d’écoute et de conseil des usagers « pour renforcer la dimension humaine du service public » ;
    • mener, en interne, une révolution numérique pour faciliter et améliorer la qualité de vie au travail des agents.

    Réformes préconisées

    Afin d’utiliser tout le potentiel du numérique et « tirer les bénéfices d’un service public meilleur tout en étant moins coûteux », les auteurs du rapport conseillent :

    • de transformer les métiers et d’accompagner la reconversion des agents vers le numérique ;
    • de « faire vivre la transformation digitale aux agents » : « il faut aller au-delà de l’équipement matériel et créer des espaces de réunions numériques, collaboratifs et des réseaux sociaux internes, par exemple » ;
    • d’établir une « stratégie ambitieuse de généralisation des échanges de données inter-administrations, notamment entre les sphères sociale et fiscale », devant reposer sur des systèmes informatiques solides : ce partage d’informations entre les organismes de prestation sociale supposerait ainsi « des évolutions substantielles des systèmes d’information des caisses de sécurité sociale » ;
    • d’investir « de manière conséquente dans les systèmes d’information » afin d’alléger certaines tâches des professionnels de santé (planification des équipes dans les hôpitaux, identification des facteurs de risques chez les personnes âgées, etc.) et ainsi d’optimiser leur temps de travail ;
    • d’investir dans les ressources humaines pour accompagner ces transformations ;
    • de développer les outils collaboratifs permettant aux agents publics d’animer des communautés et ainsi de collaborer et de travailler différemment, « de façon plus horizontale et moins hiérarchique ».

    Proposition 5 : réduire le renoncement aux soins, améliorer l’espérance de vie en bonne santé et désengorger l’hôpital

    Constat

    Le système de santé français répond « insuffisamment à l’évolution des besoins des usagers et des territoires : très axé sur l’hôpital, cloisonné entre la médecine de ville et l’hôpital, avec des modes de régulation peu souples, il ne permet pas de corriger suffisamment les inégalités sociales et territoriales de santé, ni de répondre aux enjeux que sont le vieillissement de la population et le développement des maladies chroniques », indique le comité.

    De plus, bien que l’évolution des dépenses soit mieux maîtrisée depuis quelques années, le système reste plus coûteux que celui de certains voisins européens : la dépense publique de santé en France est supérieure de 1,3 point de PIB par rapport à la moyenne européenne.

    Objectifs

    Le comité suggère « une transformation structurelle de notre système de santé, qui remettra le patient au cœur du système », avec les principes d’intervention suivants :

    • sortir du fonctionnement cloisonné et faire tomber les barrières entre la médecine de ville, l’hôpital, le domicile, le médico-social, pour que les patients bénéficient d’une prise en charge coordonnée entre les différents acteurs qui sera donc plus efficace et moins coûteuse ;
    • rapprocher le soin du patient, rééquilibrer l’offre de soins sur le territoire et offrir une médecine personnalisée ;
    • évaluer en continu le système de santé pour permettre une information précise des patients et un meilleur pilotage des politiques de santé ;
    • redonner des marges de manœuvre au niveau local et aider les établissements de soins et leurs responsables à répondre aux défis constants d’adaptation du système de santé.

    Réformes préconisées

    Le CAP 22 préconise trois réformes structurantes :

    • créer un système fluide, sans barrières institutionnelles et administratives inutiles entre les différents pôles de soins (ville, hôpital…) ;
    • mieux répartir et graduer l’offre de soins sur les territoires, c’est-à-dire les différentes solutions offertes aux patients pour se soigner, « en insistant sur l’offre de soins primaires pour que les patients aient moins besoin d’aller à l’hôpital, notamment aux urgences » ;
    • renforcer l’innovation en santé, la sécurité et l’efficacité du système de soins mais aussi mettre en place des parcours coordonnés au service du patient, en utilisant pleinement les solutions offertes par le numérique et l’analyse données de santé. Pour cela, le comité suggère, entre autres :
      • de lancer un « plan santé numérique » visant à donner « une forte impulsion à la numérisation des usages et des processus à l’hôpital, en ville et dans les établissements médico-sociaux » ;
      • de mobiliser et coordonner les données de santé : pour se faire, un opérateur public de la donnée de santé pourrait être établi ;
      • de généraliser la télémédecine à tous les citoyens vivant dans les déserts médicaux, de développer la télésurveillance à domicile pour assurer un meilleur suivi des maladies chroniques et donner accès aux actes de télémédecine à toutes les professions médicales afin de réduire le nombre d’hospitalisation en Ehpad ;
      • de décloisonner le parcours de soins en démocratisant l’usage des outils numériques et en généralisant les échanges de données patients ;
      • de donner accès à tout patient à une plateforme numérique sur laquelle il pourrait retrouver facilement les informations médicales le concernant.

    Impacts attendus

    • réduire de 10 000 le nombre de décès évitables par an liés à la prise en charge médicale, en assurant une prise en charge homogène aux meilleurs standards internationaux ;
    • améliorer la qualité des prises en charge, en mesurant et en mettant à disposition du public la qualité des soins délivrée en établissements mais aussi en ville, sur la base d’indicateurs définis avec les professionnels, et en mesurant également l’expérience patient.

    Ces réformes devraient notamment générer plus de 5 milliards d’euros d’économies, avancent les auteurs du rapport.

    Proposition 6 : retarder l’entrée dans la dépendance et mieux prendre en charge les personnes concernées

    Constat

    La part des personnes de plus de 80 ans dans la population français devrait passer de 5 % en 2010 à 11 % en 2060.

    Cette évolution démographique se traduit par une augmentation de la population âgée en perte d’autonomie, entraînant une hausse régulière des dépenses publiques qui y sont liées, soit 22,2 milliards d’euros en 2016. Selon les prévisions, ces dépenses pourraient doubler d’ici 2060.

    Objectifs

    • repérer les personnes les plus à risque ;
    • leur proposer des actions visant à retarder la perte d’autonomie ;
    • réduire les facteurs qui pourrait aggraver la situation en cas de dépendance avérée

    Réformes préconisées

    • mieux organiser le repérage des populations fragiles et cibler les actions de prévention vers les personnes qui en ont le plus besoin ;
    • améliorer la participation des personnes âgées aux actions de prévention ;
    • faire en sorte que le passage à l’hôpital ne soit pas un facteur de perte d’autonomie ou d’aggravation de la perte d’autonomie pour les personnes âgées ;
    • mieux répartir les places d’hébergement sur le territoire et inciter financièrement au maintien à domicile ;
    • conduire une réflexion ambitieuse sur le financement de la dépendance.

    Impacts attendus

    Ces réformes ont pour but d’améliorer l’espérance de vie en bonne santé et la prévention, qui, à elle seule, pourrait entraîner une diminution de la dépense publique évaluée à 300 millions d’euros.

    Proposition 7 : simplifier la vie des personnes en situation de handicap et celle de leurs proches

    Constat

    Le « service public du handicap» cristallise les insatisfactions des usagers :

    • inégalités de traitement sur le territoire ;
    • accès aux droits et services longs, complexes et peu lisibles ;
    • complexité administrative avec des structures qui dépendent de l’État d’un côté et des départements de l’autre ;
    • absence de coordination du parcours de l’usager ;
    • qualité de service des maisons départementales pour les personnes handicapées (MDPH) jugée faible.

    Objectifs

    • Faciliter la vie quotidienne des personnes en situation de handicap et de leurs proches ;
    • garantir l’homogénéité et l’effectivité des droits sur le territoire;
    • favoriser l’inclusion et l’insertion éducative ;
    • concevoir une offre de prise en charge plus innovante et graduée ;
    • mieux réguler l’offre d’accueil spécialisée lorsqu’elle est nécessaire, pour offrir à chacun une place adaptée.

    Réformes préconisées

    • renforcer le rôle de l’État pour garantir l’égalité d’accès aux droits et aux services dédiés aux personnes en situation de handicap sur le territoire ;
    • améliorer la qualité de service délivrée par les MDPH ;
    • créer un portail national pour améliorer l’information des personnes handicapées et de leur famille ;
    • favoriser l’accès à l’éducation dès la maternelle ;
    • faciliter le maintien dans la vie professionnelle des parents d’un enfant en situation de handicap ;
    • adapter l’offre des établissements spécialisés pour proposer des solutions au plus proche des usagers.

    Impacts attendus

    Ces mesures cherchent à  améliorer la vie quotidienne des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, notamment en simplifiant leurs relations avec l’administration.

    Elles doivent engendrer une augmentation significative du taux de satisfaction des usagers et la simplification des dispositifs doit entraîner une baisse du nombre de pages transmises chaque année aux services publics, en particulier en ce qui concerne le dossier MDPH et ses nombreux justificatifs.

  • Ipsen et Biolab annoncent l’ouverture d’un nouveau centre d’innovation aux États-Unis

    Le groupe pharmaceutique international Ipsen a annoncé dans un communiqué daté du 19 juillet 2017 un partenariat avec BioLabs, réseau national d’espaces de travail partagés aidant les start-ups à vocation scientifique à se développer plus vite avec un investissement capital limité, pour l’ouverture d’un centre collaboratif.

    Cet « Ipsen Innovation Centre – BioLabs » consistera en un nouvel espace partagé de 1 400 m2 de laboratoires de recherche et développement ainsi que de bureaux destinés aux équipes de l’ »innovation externe mondiale des partenariats », de production ou à fonctions commerciales. Ces locaux seront placés au sein de la plateforme nord-américaine de Kendall Square, à Cambridge (Massachusetts).

    En mettant à disposition notamment un matériel de pointe, ce projet vise à soutenir des entrepreneurs et des start-ups dont l’activité aura préalablement été identifiée comme participant à l’émergence de traitements innovants. 

    Concernant les modalités techniques de l’ouverture du centre et de la sélection des start-ups, il est prévu que le centre soit inauguré au cours du premier trimestre de l’année 2019.  BioLabs commencera par ailleurs l’examen des candidatures dans les mois à venir (dès le dernier trimestre de l’année 2018) : l’admission à IPSEN-ICB sera validée à l’issue d’un processus sélectif dont les détails n’ont pas encore été communiqués.

    Contribution des deux laboratoires

    Ipsen s’engage à mettre à disposition l’espace nécessaire pour accueillir le centre d’innovation, des programmes de formation, des services de mentorat et des séances de travail dédiées à la collaboration avec les équipes de recherche et développement d’Ipsen.

    BioLabs gérera le fonctionnement opérationnel du centre.

    Motivations

    D’après le communiqué, l’ouverture de ce centre s’inscrit dans l’engagement de santé publique de l’entreprise, qui est de « répondre aux besoins médicaux non satisfaits des patients par la recherche de solutions thérapeutiques innovantes ». Ces nouvelles installations doivent en effet favoriser les interactions et collaborations entre chercheurs et ainsi encourager l’émergence d’innovations dans le domaine de la santé.

    Cet accord renforce par ailleurs la présence d’Ipsen à Cambridge et s’inscrit dans le cadre de l’annonce faite en juin 2018 avec le Massachusetts Life Science Center relative à la création du troisième hub mondial d’Ipsen basé à Cambridge. Il est attendu que celui-ci permette de créer une entité intégrant à la fois l’ensemble des activités biopharmaceutiques d’Ipsen aux États-Unis et des acteurs des l’innovation externes à l’entreprise : l’investissement dans l’innovation externe est un axe important de la stratégie d’Ipsen.

  • La France se dote d’une feuille de route pour faciliter le développement et le déploiement de la 5G

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique auprès du Premier ministre, ainsi que Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, et Sébastien Soriano, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), ont présenté le 16 juillet 2018 la feuille de route française pour le développement et le déploiement de la 5G.

    Le communiqué officiel rappelait que la 5G constitue un enjeu stratégique pour l’industrie, l’économie, l’innovation et les services publics français. En effet, la 5G devrait permettre un saut de performances technologiques favorisant l’apparition de nouveaux usages dans la population et dans les entreprises.

    En outre, plus que simplement en cohérence avec des actions lancées au niveau européen afin de répondre aux besoins croissants de connectivité dans l’Union Européenne, la feuille de route s’inscrit dans la continuité de l’accord du 14 janvier 2018, passé entre le Gouvernement, l’Arcep et les opérateurs mobiles, pour favoriser la généralisation à court terme sur tout le territoire d’une couverture de qualité.

    La feuille de route, qui inclut le programme de travail de l’Arcep, est articulée en 4 chantiers d’envergure permettant d’atteindre 3 objectifs prioritaires, dont certains concernent plus particulièrement la e-santé. Elle prend en compte et encourage par ailleurs les expérimentations de nouveaux usages permis par la 5G.


    Vue d’ensemble de la feuille de route

    La feuille de route fixe 3 objectifs :

    • lancer plusieurs pilotes 5G sur divers territoires et accueillir de premières applications de la 5G dans les domaines industriels ;
    • attribuer de nouvelles fréquences 5G et permettre un déploiement commercial dans au moins une grande ville dès 2020 ;
    • couvrir les principaux axes de transport en 5G d’ici 2025.

    Elle repose sur 4 chantiers prioritaires : 

    • attribuer les fréquences radioélectriques pour les réseaux 5G ;
    • favoriser le développement de nouveaux usages, notamment industriels ;
    • accompagner le déploiement des infrastructures de la 5G ;
    • assurer la transparence et le dialogue sur le déploiements de la 5G.

    La e-santé, un enjeu du déploiement de la feuille de route

    Les apports de la 5G à la transformation numérique de la santé

    La 5G permet un saut de performance en ce qui concerne le débit de la connexion à Internet (qui peut être multiplié par 10), le délai de transmission des informations (qui se trouve divisé par 10) et la fiabilité des communications. Aussi, elle est perçue comme une innovation technologique de rupture, qui n’engendrera pas qu’une augmentation des débits : elle peut constituer un moteur de la numérisation de l’économie. 

    En effet, si ces performances accrues peuvent favoriser la transformation numérique de nombreuses industries, la 5G peut en particulier concerner la e-santé, notamment la télémédecine, les objets de santé connectés et les dispositifs utilisant la réalité virtuelle ou augmentée. Ces deux dernières technologies risquent en effet d’être les plus impactées par le passage de la 4G à la 5G.

    Chantier N°2 – Favoriser le développement de nouveaux usages

    Au moyen notamment de la diminution du temps de latence et de la facilitation des connections de masse, il est attendu que la 5G provoque l’apparition de nouveaux usages, en particulier concernant les véhicules autonomes, l’internet des objets et la santé numérique. La stratégie nationale vise à soutenir le développement de ces nouveaux usages dans les secteurs identifiés comme prioritaires.

    Des expérimentation sont et seront menées sous forme de projets pilotes grandeur nature, par exemple à l’échelle d’un hôpital, afin d’évaluer l’importance de ces usages inédits et de faire émerger de nouveaux modèles économiques ou partenariats entre acteurs de la 5G tels que les autorités locales, les opérateurs, les équipementiers, les acteurs verticaux, des utilisateurs tests, des start-ups innovantes.

    Des expérimentations sont déjà lancées

    Des premières expérimentations sont déjà en cours ou prévues à Belfort, Bordeaux, Douai, Grenoble, Lannion, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Toulouse, Sophia-Antipolis. Le Gouvernement et l’Arcep ont par ailleurs annoncé le 19 juillet 2018 le déploiement de onze autres expérimentations en l’Ile-de-France. Au total, ce sont donc 22 autorisations d’expérimentations qui ont été délivrées. Elles correspondent à des travaux d’expérimentations souvent techniques (tests de la technologie et de la couverture).

    La liste des villes concernées par ces expérimentations n’est pas limitative : elle peut être étendue sur demande, toute réclamation transmise par un « guichet pilote 5G » étant étudiée par l’Acerp. Ce guichet pilote 5G est accessible via le site web de l’Acerp (lien ci-contre), et toute demande peut être envoyée directement à l’adresse suivante : 5G@arcep.fr

  • Gustave Roussy : lancement de recherches fondées sur le big data et soutenues par la fondation ARC

    L’Institut Gustave Roussy et la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer ont annoncé par communiqué,le 10 juillet 2018 l’arrivée au centre d’un chercheur expert du big data spécialisé en génétique des tumeurs et en biologie computationnelle, Sergey Nikolaev.

    Lauréat de l’appel à projet « Leaders de demain en oncologie » émis par la Fondation ARC, le chercheur dispose d’1,3 million d’euros pour monter avant 2024 à Gustave Roussy une équipe à même de l’accompagner dans son projet de recherche sur les mutations génétiques à l’origine des cancers.

    L’arrivée de Sergey Nikolaev à Gustave Roussy s’inscrit dans l’ambition de l’institut d’explorer des voies thérapeutiques innovantes, notamment par le développement de modèles prédictifs de réponse, de résistance ou de rechute aux traitements.

    Le chercheur et son projet

    La problématique de recherche

    Le projet de Sergey Nikolaev a été sélectionné par un comité d’experts de la Fondation ARC dans le cadre de son appel à projets « Leaders de demain en oncologie ». En séquençant le matériel génétique de larges banques de prélèvements de tissus tumoraux, le chercheur a pour ambition de générer un nombre considérable de données puis d’analyser ces dernières afin de mettre en évidence des liens de cause à effet entre certaines mutations et des phénomènes de cancérisation. 

    Un parcours transdisciplinaire favorisant des approches innovantes

    Chercheur en génétique des tumeurs et expert dans le traitement de grandes quantités de données, Sergey Nikolaev est un spécialiste des algorithmes de traitement des données concernant notamment des phénomènes biologiques.

    Après une thèse en biologie moléculaire à l’Université de Moscou (Russie), Sergey Nikolaev a travaillé 13 ans à l’Université de Genève (Suisse), dont deux à la tête du département de bio-informatique clinique en charge du séquençage des tumeurs. Il travaillait alors à l’identification de gènes responsables du carcinome basocellulaire (cancer de la peau).

    Les recherches à l’Institut Gustave Roussy

    Si l’installation de Sergey Nikolaev à l’Institut Gustave Roussy permet au chercheur d’accéder directement à de grandes data-banques et ainsi de favoriser ses recherches, l’institut bénéficiera également de la présence du biologiste, dans la mesure où celui-ci l’aidera à progresser dans l’analyse des données dans une visée de recherche, d’enseignement et surtout d’amélioration des traitements, de l’espérance et de la qualité de vie des patients.

  • Réinventer le modèle des Ehpad : enjeu central du système de santé français

    Réinventer le modèle des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) est l’un des enjeux majeurs du système de santé français pour les années à venir et un projet au cœur de l’agenda ministériel d’Agnès Buzyn.

    Le 30 mai 2018, la ministre des Solidarités et de la Santé a présenté publiquement les principales orientations de sa feuille de route pour les personnes âgées, annonçant notamment une enveloppe de 40 millions d’euros visant à généraliser la télémédecine au sein des Ehpad.

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les trois axes principaux du sujet, soit (en bref) :

    • la télémédecine au service de la modernisation des Ehpad
    > Parmi les mesures présentées dans le cadre du plan d’accès aux soins, dévoilé le 13 octobre 2017 : l’équipement d’ici 2020 de tous les Ehpad et des zones sous-denses en matériel permettant la téléconsultation.

    • les innovations organisationnelles et financières
    > Par le biais de Bernard Bonne, rapporteur de la mission d’information sur la situation des Ehpad, le Sénat a préconisé en mars 2018 la réforme complète du financement et de l’organisation des Ehpad (rapport d’information).

    • l’Ehpad hors les murs (home care) ;
    > H&TI a recensé les dispositifs d’Ehpad hors les murs déployés en France.
    Ces solutions alternatives permettent aux personnes âgées dépendantes d’être maintenues à domicile par le biais d’une prise en charge complète autour d’un projet de vie personnalisé reposant sur des prestations coordonnées (HAD, SSIAD, SAD, etc.), avec une attention particulière portée sur l’aménagement du logement et l’adaptation du lieu de vie. Leur objectif est aussi d’apporter un soutien et des services aux aidants.

  • Radar de l’innovation (UE) : une plateforme unique pour booster les initiatives financées par la CE

    À l’occasion de la Journée du numérique, qui a eu lieu à Bruxelles le 10 avril 2018, la Commission européenne a annoncé le lancement du dispositif « radar de l’innovation ».

    Ce radar, qui regroupe une plateforme web et un forum de discussion, permettra aux citoyens européens mais aussi aux investisseurs, incubateurs, etc. de l’Union de découvrir sur une base numérique unique les meilleures innovations provenant d’initiatives en recherche et développement financées par la Commission européenne (FP7, CIP et H2020), notamment dans le secteur de la santé.

    Objectif : encourager l’innovation en facilitant la connexion entre les innovateurs et les entrepreneurs ayant les capacités de favoriser l’introduction de leurs produits ou services sur le marché ; perfectionner le dispositif web et l’enrichir par le biais de projets d’innovation nationaux.

    Radar de l’innovation : historique

    Recensement

    La plateforme se base sur les données recueillies par des experts indépendants impliqués dans l’examen des projets financés par l’Union Européenne (FP7, CIP et H2020). Ces spécialistes ont par ailleurs présenté leur point de vue indépendant sur les innovations et leur potentiel de réussite sur le marché.

    Lancement

    Le radar de l’innovation a officiellement été lancé par la Commission européenne en avril 2018. Il met en avant les principales innovations financées par l’Union Européenne ainsi que les innovateurs qui les ont portées.

    Services pour les innovateurs référencés dans la base

    Le but de cet outil est d’apporter un soutien aux innovateurs grâce à des initiatives d’entrepreneuriat financées, entre autres, par l’Union Européenne afin de répondre aux besoins relatifs à la mise en réseau, à l’accès au financement, aux droits de propriété intellectuelle, etc.

    En ce qui concerne la Commission, l’institution a annoncé le financement du projet IRSUS (voir lien ci-contre), un service d’assistance dédié au radar d’innovation.

  • Le futur du système de santé aux Universités d’été de la performance en santé (Bordeaux, 7-8/9/2018)

    Les Universités d’été de la performance en santé auront lieu les 7 et 8 septembre 2018, à Bordeaux. L’événement est organisé par l’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP), en partenariat avec France Assos Santé Nouvelle-Aquitaine, l’École des hautes études en santé publique (EHESP) et avec le soutien de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.

    « Nouvelles missions, nouvelles compétences : quelles évolutions pour demain ? », telle est la problématique autour de laquelle s’articuleront les ateliers et conférences du rendez-vous national. Les principaux sujets abordés concerneront, entre autres, les compétences partagées, l’évolution des métiers, le poids restauré du patient dans l’organisation des soins et les nouvelles modalités de coordination du parcours patient au sein des territoires.

    Les animateurs et orateurs invités à présenter ces thématiques de discussion sont des experts du domaine de la santé issus de diverses professions (professionnels de santé, gestionnaires, paramédicaux, ingénieurs, personnels administratifs, etc.) mais aussi des usagers et des citoyens impliqués dans les évolutions du système de santé français.

    Les intéressés peuvent s’inscrire gratuitement sur le site Performance-en-sante.fr (lien ci-contre).

    Programme du vendredi 7 septembre 2018

    • 9h30-10h30 : Accueil au Palais des congrès de Bordeaux
    • 10h30-11h00 : Allocutions d’ouverture

    Ces allocutions seront prononcées par : Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole et maire de Bordeaux ; Michel Laforcade, directeur général de l’ARS Nouvelle Aquitaine; Sophie Martinon, directrice générale de l’ANAP et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé (sous réserve).

    • 11h00-11h20 : Conférence usager
    • 11h20-11h50 : Conférence introductive
    • 11h50-13h05 : Conférences prospectives
    • 13h05-14h05 : Buffet déjeunatoire
    • 14h15-15h30 : Ateliers de retours d’expériences
    • 15h30-16h30 : Café-Poster
    • 16h30-18h30 : Plateaux-débats

    Quatre débats seront animés par Thierry Guerrier, journaliste :

    Plateau 1 : « Évolution des missions et pratiques : le numérique est-il votre allié ? », avec Isabelle Adenot, membre du Collège de la HAS ; Michel Laforcade, directeur général de l’ARS Nouvelle Aquitaine ; Alain Livartowski, médecin oncologue, directeur des data et responsable des projets de e-santé à l’Institut Curie.

    Plateau 2 : « Start-up et entreprises de services : quelle valeur ajoutée pour notre système de santé ? », avec Jacques Léglise, directeur général de l’Hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) ; Delphine Mallet, directrice des services de la silver économie à La Poste ; Stanislas Niox-Chateau, co-founder & CEO de Doctolib.

    • 19h00-21h00 : Cocktail dînatoire

    Programme du samedi 8 septembre 2018

    • 08h15-08h45 : Café d’accueil
    • 08h45-10h00 : Ateliers de retours d’expériences
    • 10h00-10h30 : Pause
    • 10h30-11h45 : Conférences prospectives
    • 12h00-12h45 : Discours de clôture

    Ce discours sera prononcé par Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux, et Dominique Maigne, président du Conseil d’Administration de l’ANAP.

    Pour connaître le contenu détaillé des conférences prospectives ainsi que des ateliers de retours d’expériences, suivez le lien ci-contre.

  • B. Braun renforce sa position en France par un nouveau site et un projet d’investissement de 200 M €

    Le groupe allemand de technologies médicales B. Braun a inauguré le 16 juillet 2018 son nouveau campus, situé au 26, rue Armengaud à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), en présence de son P.-D.G., le Pr Heinz-Walter Grosse. Actif dans une soixantaine de pays, il compte ainsi renforcer ainsi sa position en France, où il emploie environ 2 000 personnes.

    Centré sur l’amélioration de la qualité de vie au travail, le site est conçu pour faciliter la transversalité entre les services. Il devient le pôle central des activités de B. Braun dans l’Hexagone (B. Braun Medical, Référence Santé et Inkospor), qui était précédemment situé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), siège historique du groupe depuis son implantation en France en 1976.
    Les locaux modulables de 5 000 m² peuvent être adaptés à tous les types de réunions (entre salariés, avec les partenaires externes, des chercheurs ou des start-ups…). Une structure centrée sur l’innovation partenariale devrait, à terme, être déployée sur le site.

    Lors du 8ème Conseil stratégique des industries de santé (CSIS), qui s’est tenu à Paris le 10 juillet 2018, le groupe a par ailleurs confirmé sa volonté d’investir 200 millions d’euros en France dans l’innovation, la production industrielle et les services, projet énoncé dans son plan stratégique pour la période 2015-2020.

    « Un véritable projet d’entreprise »

    « Davantage qu’un changement de lieu, c’est un véritable projet d’entreprise, a commenté Jennyfer Delgado, directrice des ressources humaines de B. Braun en France (communiqué). Améliorer la santé des personnes dans le monde […] passe aussi et d’abord par l’amélioration de la qualité de vie au travail […]. Ce nouvel espace de travail nous permet également d’évoluer dans notre culture et notre état d’esprit, vers plus de transversalité et de collectif. »

    Plan 2015-2020 : B. Braun prévoit 200 M € d’investissement en France

    B. Braun, qui développe des produits et des services médicaux pour les hôpitaux publics et privés ainsi que pour les pharmacies et les parapharmacies, est présent sur huit sites en France, dont trois centres d’excellence mondiaux réunissant R&D et production industrielle.

    Depuis 1976, le groupe allemand « investit régulièrement dans le pays (…), à une cadence qui s’est accélérée dans le cadre du plan stratégique 2015-2020 », prévoyant un investissement de 200 millions en France au cours de la période définie dans l’innovation, la production industrielle et les services, a-t-il confirmé à l’occasion du 8ième CSIS, le 10 juillet 2018.

    « La France va continuer à jouer un rôle majeur dans [notre] stratégie d’innovation »

    « La France joue et va continuer à jouer un rôle majeur dans la stratégie industrielle et d’innovation de B. Braun, a déclaré le Pr Heinz-Walter Grosse (communiqué). L’augmentation et la modernisation de nos capacités de production s’y appuie sur des savoir-faires d’excellence en ingénierie et dans les sciences de la vie. Ces développements sont cruciaux pour nous permettre de répondre à la demande internationale croissante (…) »

  • Journée d’étude « E-santé : quelles opportunités pour les établissements de SSR », à Paris le 12/09/18

    La FHP-SSR, syndicat des professionnels des soins de suite et de réadaptation, organisera à Paris le 12 septembre 2018 une journée d’étude et de sensibilisation au sujet de la e-santé. 

    À l’occasion de cet événement, intitulé « E-santé : quelles opportunités pour les établissements de SSR ? », le syndicat invitera notamment des officiels ministériels et des start-ups à prendre la parole pour proposer des retours d’expériences parfois étrangères ou des points sur l’actualité de la santé numérique à l’hôpital.

    09h30-12h45 : Matinée

    09h30 : Ouverture de la journée par le Dr Frédéric Sanguignol, président de la FHP-SSR 

    09h40 : La e-santé en SSR : perspectives et pièges à éviter

    Conférence animée par :

    • le Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé ;
    • Catherine Miffre et le Dr Bernard Bordet, co-présidents de la commission Recherche et Innovation de la FHP-SSR ;
    • le Dr Guillaume Marchand, président de France eHealth Tech.

    10h30 : Affections de l’appareil locomoteur et du système nerveux : des exemples d’innovation

    • Conférence autour de l’appareil connecté Ema®, de l’amélioration de la pratique en établissement et de l’ouverture de nouveaux champs de recherche qu’il peut engendrer, par Thibault Faÿ, d’Ezygain.
    • Présentation de la technologie de rééducation neuromotrice post-AVC IVS3®, par Nicolas Fournier, président et cofondateur de l’entreprise Dessintey.

    11h10 : Un exemple d’innovation pensée, développée et évaluée avec les patients : le Diabète LAB, par la Fédération française des diabétiques

    11h30 : Pause

    11h45 : Un exemple de solution innovante en télémédecine pour les maladies chroniques, par le Dr Paul Bonnabel, Directeur médical de P2link

    12h05 : Un exemple de carnet de santé numérique : l’outil Aviitam®

    12h25 : Un exemple de réseau social digital pour les patients et d’outil connecté, présenté par Julien Artu, cofondateur de My Hospi Friends

    14h00-16h45 : Après-midi

    14h00 : L’APA connectée, un exemple présenté par Benoit Fagnou, responsable des programmes APA connectés Kiplin®

    14h20 : Un exemple de médecine prédictive en cardiologie : le dispositif CardioNexion®, par @Health

    14h50 : Et ailleurs ? Retour d’expériences étrangères, proposé par Karim Hatem et Benjamin Gilles, du cabinet Ylios

    15h25 : Conférence organisée par Sébastien Letelié, de la Health Factory

    15h50 : Hôpital numérique vers HOP’EN : point d’actualité présenté par Michel Ballereau, délégué général de la FHP

    16h30 : Clôture de la journée, par le Dr Frédéric Sanguignol, président de la FHP-SSR 

    L’inscription, nécessaire, peut-être réalisée par envoi d’un mail à l’adresse suivante :  fhpssr@fhp-ssr.fr

  • Le PRS 2018-2022 de Normandie centré sur la télémédecine et la transformation des Ehpad

    Christine Gardel, directrice générale de l’Agence régionale de santé de Normandie, a présenté le 13 juillet 2018 les grandes lignes du projet régional de santé (PRS) 2018-2022 aux élus du département.

    Les trois principes fondateurs du PRS sont :
    – l’accompagnement de la transformation du système de santé : dans ce cadre, un crédit de 10 M € sera versé aux Ehpad ;
    – la lutte contre les inégalités sociales et territoriales ;
    – le renforcement de la prévention afin d’améliorer la qualité du parcours de santé et de vie des patients.

    Le développement de la télémédecine fait par ailleurs partie des préoccupations centrales de l’ARS, qui envisage notamment la signature d’une charte partenariale sur cette pratique.

    À l’unanimité, les élus ont pris acte de cette présentation du PRS, émettant cependant quelques réserves dans l’attente des prévisions budgétaires et de l’agenda à convenir pour la mise en place des diverses solutions proposées.

    Un focus sur la télémédecine

    « Le PRS fait de la télémédecine et de l’innovation technologique des leviers majeurs pour améliorer notre système de santé », insiste le communiqué.

    Objectif : « renforcer l’accès territorial aux soins et abolir les distances ».

    En 2017, 4,8 millions d’euros ont été versés par l’ARS de Normandie pour soutenir les actions de télémédecine et pour l’équipement de 39 Ehpad, soit 5 200 résidents concernés.

    Solutions envisagées :

    • La généralisation des usages de la télémédecine (téléconsultation, télé-expertise, télésurveillance), en particulier pour les résidents des Ehpad.
    • La signature d’une charte partenariale sur la télémédecine afin de mettre en synergie les différents acteurs du secteur.

    Les 3 principes fondateurs du PRS

    La lutte contre les inégalités sociales et territoriales

    Les diagnostics réalisés dans le cadre de ce PRS ont confirmé « une situation régionale marquée par de fortes inégalités sociales et territoriales, entre les départements, mais aussi et surtout à l’échelle infra-départementale », indique l’ARS dans un communiqué.

    Ces réalités étant différentes d’un territoire à l’autre, le projet ne prendra pas la forme d’un plan d’actions régional mais servira avant tout de cadre afin de mettre en place des actions « sur-mesure » pour chaque territoire.

    Ces initiatives seront entreprises au sein des conseils territoriaux de santé et les CLS seront les outils utilisés pour agir et rendre compte.

    L’objectif premier du projet est de pallier « le creux démographique des professions de santé » : médecins proches de la retraite, modes d’organisation à revoir, revendication d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée de la part des professionnels de santé. « Il faut rendre l’exercice attractif », estime Christine Gardel (source : Ouest-france.fr).

    Première solution envisagée : la multiplication des pôles de santé. La Normandie en compte 16 actuellement, 11 sont en construction et 7 en projet.

    L’Agence régionale de santé espère également réduire les inégalités d’accès aux soins en développant la télémédecine (cf. 1er paragraphe).

    Accompagner la transformation du système de santé

    L’ARS vise une évolution progressive de l’hospitalisation à temps complet vers des prises en charge ambulatoires, hors les murs de l’hôpital, afin de « répondre à des enjeux d’efficience du système de santé tout en répondant aux attentes des usagers ».

    Exemple : proposer un accompagnement adapté aux spécificités et besoins des publics (personnes âgées en perte d’autonomie ou en situation de handicap) pour permettre un maintien à domicile dans l’optique de « poursuivre un développement ambitieux des services par transformation de l’offre existante d’hébergement ».

    Parmi les solutions envisagées : « Un crédit de 10 millions d’euros sera attribué aux Ehpad », a annoncé la directrice de l’ARS de Normandie (source : Ouest-france.fr).

    Faire de la prévention le premier levier de la qualité du parcours de santé et de vie

    L’idée est d’agir sur « les déterminants de santé », soit, par exemple, la promotion de comportements individuels favorables à la santé par la prévention des pratiques addictives, les campagnes sur la santé environnementale et la santé au travail.

    Plusieurs solutions sont en cours d’étude à ce sujet, dont :

    • le développement de l’intervention précoce auprès des personnes ayant un comportement addictif ;
    • l’ouverture en 2019 d’un centre régional de coordination des dépistages des cancers ;
    • l’optimisation des centres de vaccination.

    « Il va falloir faire du sur-mesure en tenant compte de la réalité de chaque territoire, a déclaré la directrice à propos de l’ensemble du projet quinquennal. [Nous n’avons] pas les mêmes problématiques à Vire qu’à Deauville ou à Caen  », ajoutant que le contexte avait « énormément évolué, tant au niveau du vieillissement de la population que de l’évolution des technologies » (source : Ouest-france.fr).

    Les élus « dans l’attente d’un (…) positionnement plus détaillé »

    Seules les lignes directrices du projet ont été présentées pour le moment.

    Les élus départementaux ont exprimé quelques réserves à la suite de la présentation réalisée par la directrice de l’ARS de Normandie. « Non pas sur vos analyses, que nous partageons, mais sur les moyens de les mettre en œuvre. Quand  ? Comment ? Combien ? », a résumé Jean-Léonce Dupont, président du conseil départemental du Calvados.

    Christine Gardel n’a pas été en mesure d’apporter des précisions à ce stade.

    À l’unanimité des élus, le département a pris acte de cette présentation du plan régional de santé, « avec des réserves et dans l’attente d’un prochain document précisant un positionnement plus détaillé ».