Pilotage

  • La FESP et l’I2ML s’associent pour développer des services à domicile numériques en Occitanie

    La Fédération du service aux particuliers (FESP) et l’Institut méditerranéen des métiers de la longévité (I2ML) ont signé le 4 juillet 2018 une convention de partenariat pour développer conjointement des services à domicile innovants autour du numérique en Occitanie.

    Cette alliance témoigne de la volonté des deux acteurs à s’engager pour la conception d’offres de services à domicile construites avec et pour les usagers. La FESP est la première fédération professionnelle d’entreprises de services à la personne et l’I2ML est la fondation partenariale de l’Université de Nîmes consacrée au vieillissement et à la silver économie.

    En outre, les deux partenaires souhaitent agir comme le maillon reliant les acteurs technologiques et les fournisseurs de services à domicile autour de sujets comme la recherche, l’expérimentation et la formation professionnelle. Tout ceci afin de permettre l’émergence de projets transversaux porteurs d’innovation et structurants pour l’offre de la région.

    Bâtir une filière industrielle dynamisant la région

    Face à la réalité démographique de l’Occitanie caractérisée par une population parmi les plus âgées de toute la France, les deux associations regroupant des acteurs de la silver économie à l’échelle de toute la région, souhaitent renforcer la coopération entre leurs membres pour faire émerger des projets de recherche « vecteurs d’innovation ».

    Dans le cadre des projets visant à répondre aux besoins et usages du terrain, les deux partenaires espèrent aussi voir émerger des start-ups occitanes qui porteront différents projets de développement de services dans un « environnement toujours plus numérique ».

    L’Occitanie est en train d’élaborer sa feuille de route « silver économie ». La FESP tout comme l’I2ML sont partie prenantes de ce processus de réflexion régionale et souhaitent voir leur partenariat  intégré à la dynamique économique et sociale de la région.

  • Une alliance franco-britannique pour l’IA : mutualiser pour s’imposer à échelle internationale

    L’IA et le numérique constituent un axe de collaboration franco-britannique formalisé sous forme de deux mémorandums d’entente signés par le secrétaire d’État en charge du Numérique français, Mounir Mahjoubi, et son homologue britannique, Matthew Hancock, à l’occasion du Colloque Digital France –  Royaume-Uni, à Paris le 5 juillet 2018.

    L’objectif de la rencontre et de l’engagement mutuel entre les deux pays est de construire ensemble des solutions visant à améliorer la gouvernance numérique et à accroître l’innovation bilatérale dans le domaine de l’IA. La coopération sera déclinée dans les sphères gouvernementale, académique et industrielle. Ainsi, le premier Mémorandum dans l’open source implique une collaboration pour une démocratie ouverte, alors que que le deuxième Mémorandum entre le Alan Turing Institute (R.-U.) et l’Institut Dataia (Inria) permettra de mutualiser les talents.

    Interrogé par Health&Tech Intelligence sur l’apport de cette collaboration dans le secteur de la santé, Mounir Mahjoubi déclare que bien qu’elle ne figure pas parmi les priorités des mémorandums, elle constitue le secteur dans lequel les innovations en IA seront les plus perceptibles dans les mois à venir.

    Il rappelle enfin qu’il est nécessaire, à l’heure actuelle, de travailler sur les modalités d’exploitation des données et d’œuvrer pour l’inclusion numérique et l’appropriation des nouvelles technologies sur le terrain.

    Créer un pôle européen en IA sur l’axe franco-britannique fondé sur l’éthique

    D’après les deux secrétaires d’Etat, cette association stratégique entre les deux pays est fondée sur le partage de valeurs communes, de mêmes ambitions, la propension à travailler dans une approche collaborative et à être leaders dans le domaine de l’IA.

    Dans cette dynamique, les deux secrétaires d’État ne comptent pas contourner les considérations éthiques, mais en faire « un moteur de l’innovation« . « En France comme au Royaume-Uni, l’innovation rime avec éthique, inclusion et démocratie ouverte », déclare Mounir Mahjoubi. Son homologue britannique confirme ce point de vue : « Éthique robuste équivaut à des technologies robustes. Il ne s’agit pas de sacrifier l’éthique à l’innovation ou inversement. Si nous parvenons à un cadre éthique solide, l’innovation elle-même en sera renforcée. »

    Les deux secrétaires d’État se sont félicités que Londres et Paris soient les deux plus grands hubs technologiques de l’Union européenne et émis le souhait de voir ces capitales devenir capitales mondiales de l’IA.

    Quid de la santé ?

    Les memorandums signés le 5 juillet ne visent pas la santé directement, mais celle-ci se verra impactée par l’IA et les données dans la mesure où les innovations à venir dans les prochaines années auront toutes à voir avec l’IA et les données, selon Mounir Mahjoubi : « le secteur de la santé est le secteur-clé du développement de l’IA dans les mois à venir avec un bénéfice direct et manifeste pour les citoyens »,  déclare-t-il.

    Les données, le nerf de la guerre

    Le recours à l’IA permettra de lutter contre les cancers en les diagnostiquant à un stade plus précoce. Mais y arriver suppose l’exploitation de données massives en amont. Mounir Mahjoubi souligne que la France s’est beaucoup trop longtemps dédiée à empêcher l’utilisation des données, mais qu’aujourd’hui l’enjeu est tout autre : on œuvre à comprendre comment les exploiter de la façon la plus responsable et la plus sûre possible pour construire des outils d’IA à des fins de recherche.

    Les préoccupations qui ont marqué les premiers échanges ayant abouti à la signature du Mémorandum d’entente entre le Alan Turing Institute et l’Institut Dataia placé sous l’égide de l’Inria étaient d’ordre éthique.

    La question centrale que se posaient ces institutions depuis une décennie était de savoir comment utiliser les données sensibles que sont les données de santé tout en ayant des exigences éthiques très élevées notamment sur le plan de la performance des outils construits, porteurs d’innovation.

    Les quatre axes des deux mémorandums d’entente signés

    Matthew Hancock, secrétaire d’État au Numérique, à la Culture, aux Média et au Sport du Royaume-Uni a esquissé les axes généraux qui chapeautent les deux mémorandums d’entente qu’il a signés avec son homologue français, Mounir Mahjoubi. Il s’agit de favoriser la collaboration franco-britannique dans le domaine de l’IA aussi bien sur le plan du développement des technologies qu’au regard des aspects éthiques qui y sont associés.

    Voici les quatre axes poursuivis :

    • numériser les services gouvernementaux et les démarches administratives en :
      • proposant des services administratifs numériques de meilleure qualité ;
      • développant les compétences digitales des citoyens par la formation ;
      • stimulant l’écosystème des start-ups et encourageant le recours à l’innovation et aux technologies émergentes ;
      • adoptant une stratégie de standards ouverts (« open standards« ) dans le domaine de l’IA, des données, des algorithmes et des logiciels afin de promouvoir l’interopérabilité des technologies les rendant internationalisables ;
    • favoriser la recherche collaborative en IA notamment grâce à la coopération entre deux institutions nationales spécialisées dans la science des données et l’IA, le Alan Turing Institute du côté britannique, et l’Institut Dataia du côté français, sur les thèmes de l’équité et de la transparence dans la conception et la mise en œuvre d’algorithmes ;
    • réduire l’exclusion numérique et développer des compétences numériques ;
    • légiférer sur le numérique pour trouver des solutions globales répondant aux défis globaux posés par l’émergence de nouvelles technologies et la transformation digitale de la société.

    Inclusion et appropriation, enjeux actuels du numérique

    Une stratégie à échelle supranationale visant à rendre l’accès aux technologies numériques existe, que le Royaume-Uni et la France ont traduite en stratégies nationales.

    L’objectif poursuivi jusqu’à il y a peu consistait en la construction d’une infrastructure nationale donnant accès aux outils numériques à des populations résidant dans des zones qualifiées de désert numérique.

    Mounir Mahjoubi et Matthew Hancock s’accordent à dire qu’aujourd’hui la priorité n’est plus portée sur l’infrastructure, mais sur l’inclusion et l’utilisation.

    Mounir Mahjoubi rappelle le résultat d’un sondage réalisé à échelle nationale dont il ressort qu’un Français sur cinq, donc 20% de la population, ne sait pas utiliser une interface numérique et que les efforts à venir doivent porter sur la résolution de la problématique de l’appropriation des nouvelles technologies qui passe par la formation. Il rappelait que c’était l’objet de la Stratégie nationale pour un numérique inclusif.

    Il a rappelé également que le gouvernement a missionné les départements et régions pour identifier les publics ne maîtrisant pas les outils numériques afin de mettre en place des structures de formation gratuite.

  • Université d’été de la e-santé : 12 innovations récompensées aux Trophées de la e-santé 2018

    À l’occasion de la douzième édition de l’Université d’été de la e-santé (3-5 juillet 2018) qui s’est tenue comme chaque année à Castres, les Trophées de la e-santé ont récompensé le 4 juillet les meilleures innovations en santé numérique. Parmi plus de 150 projets déposés, 12 ont été couronnés.

    Le concours récompense des projets innovants destinés aux patients ou aux professionnels de santé. Parmi plus de 150 dossiers reçus, 27 finalistes avaient été sélectionnés. 9 projets ont été distingués dans huit catégories et 4 ont reçu le prix des internautes, le coup de cœur du jury (2 lauréats) et le Grand Prix Pierre Fabre.

    Les lauréats 2018 sont :

    • Grand Prix Pierre Fabre : Lucine ;
    • Coups de cœur du jury : Professeur Fizzgobble (par InconitO) et START project ;
    • Prix des internautes : Efelya ;
    • Prix intelligence artificielle et big data : Lucine ;
    • Prix télémédecine : Deuxièmeavis et Doctrin ;
    • Prix m-santé professionnels de la santé : Scientifeet ;
    • Prix m-santé patients/grand public : Deepsen ;
    • Prix coordination des soins : Postelo ;
    • Prix autonomie/maintien à domicile : Cross Brain ;
    • Prix objets connectés de santé : Meersens ;
    • Prix serious game : Covirtua Cognition.

  • Télémédecine : le groupe britannique Medopad lève 24M€ et s’exporte aux États-Unis

    Le groupe health tech Medopad (Londres) – qui a récemment levé 28 millions USD (24M€) dans un tour de financement de série A – ouvrira un bureau à New York au sein du laboratoire en innovation JLABS de Johnson & Johnson (J&J) au cours du mois de juillet 2018, a récemment annoncé le co-fondateur et P.-D.G. de la société, Dan Vahdat.

    Dans le cadre de ce lancement aux États-Unis, Medopad embauchera des talents spécialistes du secteur de la santé d’ici la fin de l’année et bénéficiera pour le développement de ses activités d’un écosystème dynamique dans le domaine de l’industrie des sciences de la vie. 

    Développer la télésurveillance pour améliorer les résultats en santé

    « C’est une opportunité fantastique pour Medopad car nos valeurs et notre vision sont en adéquation avec le leadership de J&J [avec l’objectif central commun d’aider à] créer un monde où les gens peuvent vivre plus longtemps. Nous travaillons en partenariat avec des sociétés pharmaceutiques, des fournisseurs de soins et des établissements universitaires américains tels que l’université Johns Hopkins, où Medopad est utilisée pour connecter à distance les cliniciens aux patients et recueillir des preuves concrètes. Nous sommes impatients de renforcer ces liens et de conduire des changements plus innovants pour obtenir de meilleurs résultats en santé. »

    Medopad exploite l’intelligence artificielle sur sa plateforme de recueil de données et cherche à connecter les patients avec les professionnels de la santé en temps réel.

    Medopad multiplie les connexions avec les États-Unis

    Plus tôt cette année, Medopad a rejoint Plug and Play, une plateforme d’innovation mondiale basée dans la Silicon Valley (Californie).

    Grâce au programme, axé sur le développement des affaires, Medopad sera en mesure de sécuriser les pilotes, les POC et les investissements issus du vaste réseau de Plug and Play (plus de 220 partenaires commerciaux).

    « Le secteur de la santé est hautement réglementé et profondément complexe, le changement est plus lent que nécessaire, analyse Dan Vahdat. Notre solution de surveillance des patients (…) aidera à faire évoluer de bonnes idées [de leur conception en laboratoire à leur développement sur le marché]. »

    New York : un marché considérable en télésurveillance

    la ville abrite la plus grande concentration d’institutions académiques au monde, ce qui en fait un tremplin idéal pour intégrer le marché américain ; elle compte également le plus grand nombre de sociétés spécialisées dans le secteur des biosciences à travers le pays (plus de 120 entreprises). »Le marché de la télésurveillance des patients est au moins huit fois plus important aux États-Unis qu’au Royaume-Uni », note par ailleurs Dan Vahdat (communiqué).

  • L’Observatoire de la e-santé dans les pays du Sud récompense 6 projets asiatiques et africains

    Créé en 2015 par la Fondation Pierre Fabre pour « repérer, documenter et mettre en valeur » les innovations technologiques africaines ou asiatiques dans le domaine de la santé, l’Observatoire de la e-santé dans les pays du Sud (ODESS) s’est tenu le 2 juillet 2018 à Lavaur (Tarn).

    À l’occasion de cette troisième édition, la fondation a récompensé six projets de e-santé développés par des ONG, des start-ups, des entreprises sociales et des organisations publiques :
    • Guinea Epilepsy project (Guinée, Bhoutan, Pérou) ;
    • Operation Asha (Inde, Cambodge, Tanzanie, Afghanistan, Pérou, Ouganda, République dominicaine, Kenya, en partenariat avec les États-Unis) ;
    • Bipodey Amra – TraumaLink (Bangladesh) ;
    • Africa Cardiac Care (Cameroun) ;
    • MoSQuIT (Inde) ;
    • Blood Safety Strengthening Programme (Éthiopie, Ghana, Lesotho).

    Les 6 projets récompensés :

    • Guinea Epilepsy project (Guinée, Bhoutan, Pérou) : l’idée est de faciliter le diagnostic d’épilepsie en pédiatrie au moyen d’un casque d’électro-encéphalogramme (EEG) relié à une application smartphone à même de communiquer les résultats d’EEG en temps réel au médecin ;
    • Operation Asha (Inde, Cambodge, Tanzanie, Afghanistan, Pérou, Ouganda, République dominicaine, Kenya) : l’objectif de cette opération est d’étendre l’accès aux services et produits de santé de grande qualité pour les communautés défavorisées à travers le monde ;
    • Bipodey Amra – TraumaLink (Bangladesh) : il s’agit d’un système communautaire dédié aux intervenants apportant les premiers soins d’urgences aux victimes de la route. Le service utilise un numéro d’appels d’urgences, un centre d’appels opérationnel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et des premiers intervenants volontaires recrutés par la communauté locale, formés aux premiers soins et à qui l’on fournit les équipements médicaux nécessaires (source: ODESS) ;
    • Africa Cardiac Care (Cameroun) : les patients inscrits à ce programme peuvent bénéficier d’examens cardiaques à bas coût et de manière illimitée pendant toute l’année ;
    • MoSQuIT (Inde) : la plateforme MoSQuIT automatise la surveillance de la malaria dans les zones rurales de l’Inde, généralement effectuée manuellement par des agents Asha ;
    • Blood Safety Strengthening Programme (Éthiopie, Ghana, Lesotho) : le programme vise à développer une source ouverte de systèmes d’information sur la sécurité du sang (BSIS) dans les centres de don du sang disposant de peu de ressources.

    Un an de soutien financier et stratégique

    Pendant un an, les lauréats 2018 pourront :

    • bénéficier du soutien financier et opérationnel de la fondation via une enveloppe globale de 100 000 euros, accessible au fur et à mesure de l’année ;
    • participer au siège de la fondation (Lavaur) à des ateliers animés par des experts internationaux afin de renforcer leurs compétences.

    L’Observatoire vise à rapprocher les acteurs de la santé

    L’objectif de l’Observatoire est de rapprocher les acteurs de la santé et de les intégrer dans un écosystème global afin de soutenir puis d’adapter aux différents marchés les dispositifs qui fonctionnent.

    « Repérer et documenter toutes les initiatives, trier les informations, mettre en valeur les programmes, c’est une tâche que nous accomplissons toute l’année, en réseau avec des experts du Nord et du Sud et des scientifiques de la fondation Pierre Fabre, insiste sa directrice générale. Pour le concours, nous avons reçu 450 candidatures et avons mené, après un premier processus de sélection, une quinzaine d’études de terrain, tant aux côtés des porteurs de projets que des patients. »

    Prévention, formation et accès aux soins : les nouvelles technologies sont porteuses d’espoir

    Le concours organisé dans le cadre de cet Observatoire a pour but d’encourager le déploiement de la e-santé dans les pays en développement d’Afrique et d’Asie.

    « On remarque une appropriation rapide et massive de la technologie [dans ces régions], analyse Béatrice Garrette. En quelques années, le téléphone portable est devenu un bien essentiel. En matière de santé, ce ne sont encore que des promesses mais ces nouvelles technologies pourraient résoudre en partie les problèmes de prévention, de formation et de faible accès à la santé que l’on constate notamment pour les zones rurales, les spécialistes médicaux s’installant en grande majorité dans les grandes villes. »

    Elle note, par ailleurs, que les innovations de ces derniers mois portaient sur tous les secteurs de la médecine et non plus uniquement sur les thématiques de base, telles que la santé maternelle et infantile, au centre des premiers projets en e-santé dans ces régions. Actuellement, le nombre d’objets connectés focalisés sur la health tech se multiplie, permettant de recueillir divers types d’informations sur la santé de la population.

  • Chine : le gouvernement encourage le développement des technologies médicales (R&D)

    La Chine rationalisera les mécanismes d’évaluation des programmes de recherche et des performances académiques réalisés par les chercheurs et les instituts de recherche du pays, indique une nouvelle directive publiée le 3 juillet 2018 par le Comité central du Parti communiste chinois et le Conseil d’État (« State Council »).

    Objectif : réduire le nombre d’évaluations, améliorer les méthodes et l’efficacité de la recherche d’ici 2020 pour que les ressources soient mieux allouées et que les chercheurs soient plus motivés en matière d’innovation.

    En matière de e-santé, le document indique que le gouvernement :
    • assouplira la réglementation concernant les services de santé en ligne ;
    • encouragera le développement des technologies médicales, dont les systèmes de diagnostic assistés par intelligence artificielle ;
    • renforcera ses efforts pour créer une base de données de dossiers de santé numériques.

    Selon la directive du Conseil d’État chinois :

    • la Chine a assoupli la réglementation sur les services de santé sur internet, permettant aux hôpitaux de mener des consultations médicales à distance et de laisser les médecins rédiger des ordonnances en ligne pour les maladies chroniques et les plus courantes ;
    • Le pays envisage diverses innovations dans le secteur de la e-santé, soit le développement de systèmes de diagnostic assistés par intelligence artificielle, de plateformes de formation basées sur le cloud et de dispositifs de santé mobiles.
      Les exigences en matière de soins pourraient être parfaitement adaptées aux technologies basées sur l’IA, analyse Fang Cong, vice-président de la start-up spécialisée dans la reconnaissance faciale Yitu Technology, ajoutant que les applications dans le domaine ont bien évolué, passant du « diagnostic d’une maladie unique [au diagnostic de] plusieurs maladies, et du traitement automatique du langage naturel (natural language processing) ou de la vision par ordinateur (computer vision) à une analyse complète » (source : South China Morning Post).
    • Le gouvernement est également en train de renforcer ses efforts pour créer une base de données de dossiers de santé numériques et espère parvenir à l’interconnexion de l’information entre les hôpitaux tertiaires d’ici 2020 (avis d’avril).

    Objectif ultime : augmenter l’espérance de vie à 79 ans d’ici 2030

    Cet effort en R&D s’inscrit dans le cadre de l’objectif ambitieux du gouvernement chinois de faire passer l’espérance de vie moyenne de 76,3 ans (2015) à 79 ans d’ici 2030, et de réduire d’un tiers le taux de mortalité chez les jeunes patients atteints de maladies chroniques, actuellement de 19,1 %, indique la directive.

  • China: The government is encouraging medical technology development (R&D)

    China will streamline the mechanisms of evaluating research programs and academic performance of researchers and research institutes in the country, announced a new guideline issued on July 3, 2018 by the Communist Party of China Central Committee and the State Council.

    Goal: reducing the number of assessments, improve Chinese research methods and effectiveness by 2020 so that resources will be better allocated and researchers will be more motivated with enhanced innovation ability.

    Concerning eHealth, the document states that the government:
    • further loosened regulations on internet health care services ;
    • is encouraging the development of medical technologies, including artificial intelligence-based diagnostic systems;
    • is strengthening efforts to create a database of digital health records.

    According to the State Council:

    • China further loosened regulations on internet health care services, allowing hospitals to conduct remote medical consultations online and letting doctors write online prescriptions for chronic and common diseases;
    • The country is considering various innovations in the e-health sector, including artificial intelligence-based diagnostic systems, cloud-based training platforms and wearable health devices.
      Health care requirements may well be the perfect fit for AI, said Fang Cong, vice president of Yitu Technology, a startup specializing in facial recognition, adding that applications have grown from “diagnosis of a single disease to multiple ones, and from natural language processing or computer vision to comprehensive analysis” (source: South China Morning Post).
    • The government is also strengthening its efforts to create a database of digital health records and hopes to achieve inter-connectivity of information among tertiary hospitals by 2020 (April notice).

    Ultimate goal: increasing the life expectancy to 79 year old by 2030

    This R&D effort is part of the Chinese government’s ambitious goal of increasing the average life expectancy from 76.3 years (2015) to 79 year old by 2030, and reducing mortality rates among young patients with chronic diseases by a third, from 19.1%, said the guideline.

  • Appel à manifestation d’intérêt dans le champ du handicap de l’ARS Ile-de-France

    L’Agence Régionale de Santé Île-de-France lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour des projets d’extension visant la mise en œuvre accélérée de solutions nouvelles permettant de développer l’autonomie des personnes en situation de handicap dans la région.

    « Cette méthode, qui remplacera à chaque fois que possible les appels à projets, trouve son ancrage dans la démarche Réponse accompagnée par tous », précise Christophe Devys, directeur général de l’ARS Île-de-France dans dans l’AMI diffusé le 2 juillet 2018. L’idée sous-jacente de cette démarche est d’amplifier le mouvement de transformation de l’offre « en partant des besoins et des attentes des personnes handicapées et de leurs aidants ».

    Les modalités de réponse à l’AMI sont explicitées ci-dessous.

    L’ARS Île-de-France mobilise 200 millions d’euros au service de la transformation de l’offre pour les personnes en situation de handicap, indique Christophe Devys.

    L’ARS et les gestionnaires concernés sont engagés dans une « co-construction de solutions innovantes qui doit permettre la mise en œuvre de solutions nouvelles » en matière de prise en charge du handicap.

    Composition du dossier

    Les gestionnaires adresseront un dossier de candidature qui exposera le projet proposé et son adéquation avec les objectifs de l’AMI. Il sera composé :

    • du cadre dans lequel s’inscrit la réponse proposée (identification des besoins, en lien avec les acteurs du territoire) ;
    • d’une présentation des réponses proposées et des interventions déployées dans le cadre des recommandations de bonnes pratiques professionnelles ;
    • des éléments de file active prévisionnelle et d’activité ;
    • de l’organisation humaine et financière prévue pour l’instauration des solutions proposées (tableau des effectifs prévisionnels par catégorie de personnels, plan de formation, budgets présentés en année pleine selon le cadre normalisé…) ;
    • d’une note architecturale et des besoins d’investissement ;
    • de la mobilisation partenariale, du lien avec les institutions (ARS, CD, MDPH) concernant les pratiques d’admission et la réponse aux besoins les plus complexes ;
    • du rétroplanning proposé pour le développement des solutions visées.

    Le financement de solutions nouvelles en termes de places pourra être proposé. Hors exception dûment documentée concernant l’accompagnement des situations complexes, leur financement sera plafonné au coût médian régional constaté pour une solution du même ordre, pour une déficience équivalente.

    Par ailleurs, et sauf disposition innovante impliquant un suivi de l’activité spécifique qu’il reviendra au gestionnaire de préciser, la solution proposée devra, dans sa mise en œuvre, respecter les objectifs d’activité fixés aux gestionnaires franciliens.

    Les opérateurs sont invités à joindre également tout document leur paraissant utile à la compréhension de leur projet.

    Modalités de candidature

    Une première fenêtre de dépôt de dossiers de candidature est ouverte entre le 3 juillet 2018 et le 15 octobre 2018.

    Une nouvelle fenêtre sera ouverte dans le courant du premier trimestre 2019.

    Pour toute information concernant l’appel à manifestation d’intérêt :

    ARS-IDF-AMI-PH@ars.sante.fr

  • Singapour : 3 start-ups en e-santé lèvent une somme globale de plus de 11,2 millions d’euros

    Trois start-up health tech basées à Singapour ont levé début juillet 2018 une somme globale de plus de 13 millions US$ (11,2 M€) :

    • Doctor Anywhere, une start-up de télémédecine proposant des consultations par vidéo, a recueilli 4,1 millions de dollars américains (3,5M€) dans un tour de série A dirigé par la société singapourienne Kamet Capital Partners. Cette somme l’aidera à développer ses produits et services de santé ainsi qu’à élaborer de nouvelles solutions de e-santé dans l’optique d’améliorer l’accessibilité des soins au sein de la cité-État, à étoffer son équipe et à explorer de nouveaux secteurs d’activité.

    • Homage, à l’origine d’une application connectant les personnes âgées ayant besoin de soins à des praticiens, a levé 4,15 millions de dollars US (3,6M€) dans une ronde de financement (série A) co-dirigée par la société de capital risque sud-asiatique Golden Gate Ventures et HealthXCapital, un fonds de capital risque axé sur la health tech. Cette levée de fonds servira à mener à bien les projets d’expansion de la start-up dans la région Asie-Pacifique, en forgeant des partenariats technologiques plus forts et en formant les professionnels de soins utilisant la plateforme.

    • La start-up de technologie médicale et de diagnostic du cancer Clearbridge BioMedics a récolté 4,8 millions US$ (4,1M€) dans le cadre d’une levée de fonds pré OPI soutenue par des professionnels médicaux en oncologie et des investisseurs centrés sur les secteurs des soins et de la biotechnologie. La somme recueillie permettra de soutenir le développement des activités de Clearbridge et de ses innovations technologiques, le recrutement de nouveaux talents et les dépenses liées à son entrée en bourse, prévue pour le dernier trimestre de 2018.

  • Singapore: 3 eHealth startups raise a total of more than US$13m

    Three Singapore-based health tech start-ups raised in early July 2018 a total amount of more than 13 million US$ (€1m):

    • Doctor Anywhere , a telemedicine start-up offering video-based consultations, raised US$ 4.1 million (€3.5m) in a Series A round led by Singapore-based Kamet Capital Partners. This amount will help it to continue developing its products and services in order to help boost healthcare accessibility in the city-state, grow its team and explore new business verticals.

    • Homage, a mobile app that connects elderly people in need of on-demand caregiving services with practitioners, raised US$4.15 million (€3.6m) in a Series A co-led by South Asian venture capital firm Golden Gate Ventures and HealthXCapital, a health tech-centric venture capital fund. These founds will go towards the firm’s expansion plans in the Asia Pacific region, forging stronger technology partnerships, and training the care professionals using the platform.

    • Medical technology and cancer diagnostics firm Clearbridge BioMedics raised US$4.8 million (€4.1m) in pre OPI round backed by oncology medical professionals and investors focused in healthcare and biotechnology. The funds raised will be used to support Clearbridge’s business expansion, technology development, talent recruitment, and expenses related to its potential listing, scheduled for the last quarter of 2018.