Pilotage

  • 2ème programme Pfizer Healthcare Hub France : derniers jours pour répondre à l’AAC (15/01/2020)

    La 2ème édition du programme Pfizer Healthcare Hub France est centrée sur le digital / les nouvelles technologies numériques au service du parcours de soins et de la qualité de vie du patient. Un appel à candidature (AAC) est en cours. Il s’adresse aux start-ups opérant dans le secteur digital ou la e-santé, constituées sous forme de sociétés enregistrées en France.

    Créé en 2018, le Pfizer Healthcare Hub France a pour vocation d’accompagner les innovations digitales dans le domaine de la santé. Son programme, opéré par l’incubateur iPeps, vise à accélérer le développement de solutions développées par des start-ups grâce à un partenariat entre le fonds de dotation Pfizer Innovation France et l’Institut de cerveau et de la moelle épinière (ICM).

    Les start-ups sélectionnées dans le cadre de cet AAC :
    • bénéficieront de 9 mois d’accompagnement personnalisé ;
    • pourront participer à des sessions de mentorat assurées par des experts Pfizer ;
    • auront accès à des workshops dédiés pilotés par des experts ;
    • auront la possibilité de rencontrer les KOLs, cliniciens et chercheurs du réseau ICM.

    Pour répondre à l’appel, les start-ups doivent suivre le règlement disponible sur le site de l’iPeps via ce lien. Les dossiers de candidatures doivent être transmis en ligne avant le mercredi 15 février 2020, en remplissant le formulaire dématérialisé accessible ici. Les lauréats seront annoncés fin février.

    Modalités de participation

    Les start-ups candidatant au programme doivent remplir un formulaire et soumettre leur dossier en ligne. Une présentation non-confidentielle d’une dizaine de slides est également demandée. Celle-ci doit décrire entre autres :

    • l’équipe et son expertise ;
    • la technologie développée et le stage de développement atteint ;
    • le business model ;
    • les perspectives de développement, l’objectif visé par cet accompagnement et les thématiques sur lesquelles une expertise est attendue.

    À noter : les documents doivent être entièrement en anglais.

    Critères d’éligibilité

    L’appel à candidatures est destiné aux start-ups opérant dans le secteur digital ou la e-santé, constituées sous forme de sociétés enregistrées en France.

    Le projet doit répondre à l’objet initial de l’appel à candidatures, à savoir : Le digital / les nouvelles technologies numériques au service du parcours de soins et de la qualité de vie du patient. Dans ce sens, 2 thématiques sont imposées par le Pfizer Healthcare Hub :

    • thème 1 : améliorer le parcours de soins du patient pour une meilleure prise en charge du patient ;
    • thème 2 : faciliter la gestion de la maladie au quotidien pour améliorer la qualité de vie globale du patient.

    Les start-ups doivent répondre à au moins une des thématiques dans l’un des onze sujets de santé suivants :

    • sevrage tabagique ;
    • prévention AVC ;
    • douleur arthrosique et lombalgique ;
    • maladies rares (dont cardiomyopathie, neuropathie amyloïde à TTR-FAP, hémophilie A et B, acromégalie, retard de croissance et amylose) ;
    • oncologie ;
    • vaccination ;
    • antibiotiques et antibiorésistance ;
    • maladies inflammatoires (dont AR et MICI) ;
    • dermatologie ;
    • patients fragiles (patient âgé, enfants, patients poly-médicamentés…) ;
    • santé du voyageur.

    À noter : les start-ups doivent présenter une solution qui en est au stade de la preuve de concept pour pouvoir candidater.

    Critères d’évaluation :

    Plusieurs indicateurs seront pris en compte durant le processus de sélection, dont :

    • le bénéfice apporté au patient ;
    • la qualité technique du projet et l’expertise de l’équipe ;
    • le caractère innovant et différenciant de la technologie ou de la solution proposée ;
    • l’adéquation avec les thématiques de l’appel à projets et les expertises Pfizer.

    Calendrier :

    • date limite de réception des dossiers : 15 janvier 2020 inclus ;
    • annonce des start-ups sélectionnées pour le pitch : semaine du 10 février 2020 ;
    • session de pitch : 25 février 2020 ;
    • annonce des lauréats : fin février 2020 ;
    • démarrage du programme d’accélération : 17 mars 2020 ;
    • fin du programme d’accélération : 16 décembre 2020.
  • 18ème Forum Paris Biotech Santé : « La France, start-up nation en santé ? », le 24/01/20 à Paris

    Paris Biotech Santé, un incubateur et une pépinière de start-ups innovantes en santé, organise son 18ème forum le 24 janvier 2020 sur la thématique « La France, start-up nation en santé ? ». Cette matinée sera rythmée par 2 tables rondes portant sur le financement des jeunes entreprises : la première sera centrée sur le marché français, la seconde sur l‘international.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser en ligne via ce lien.

    Programme

  • Légion d’honneur : les acteurs de la santé et du numérique distingués (promotion du 1er janvier 2020)

    Plusieurs figures des secteurs de la santé et du numérique figurent parmi les 487 personnalités nommées et promues dans l’Ordre de la Légion d’honneur par décrets du Président de la République en date du 31 décembre 2019, parus au Journal officiel (JO) du 1er janvier 2020.

    À noter en particulier les 3 nominations suivantes :

    • François Bourdillon, médecin de santé publique, directeur jusqu’en 2019 de Santé Publique France qu’il a contribué à fonder, est nommé chevalier sur le contingent du ministère des Solidarités et de la Santé ;

    • Serge Weinberg, président du conseil de Sanofi, est nommé commandeur, sur le contingent du ministère de l’Économie et des Finances;

    • Marie-Laure Pochon, P.-D.G. de la société Acteon Group, spécialisée en dispositifs médicaux de haute technologie, est nommée officier sur le contingent du ministère de l’Économie et des Finances.

    Bercy salue l’engagement pour l’innovation numérique

    Le ministère de l’Économie et des Finances porte au grade de chevalier plusieurs personnalités engagées dans le domaine de l’innovation technologique :

    •  Jean-David  Chamboredon, président exécutif du fonds d’investissement Isai, coprésident jusqu’en 2019 de l’association France Digitale ;
    • Claire Houry, associée du fonds Ventech Partners, vice-présidente jusqu’en 2019 de France Digitale ;
    • Luc Julia, vice-président du groupe Samsung chargé de l’innovation ;
    • Yann Le Cun, vice-président et scientifique en chef de l’intelligence artificielle de Facebook ;
    • André Choulika, fondateur et P.-D.G. de Cellectis, ex président de France Biotech.

    Le Mesri récompense la conscience éthique des scientifiques

    Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) porte au grade de chevalier deux personnalités engagées en faveur de l’éthique en matière de numérique et de santé :

    • Laurence Devillers, professeure en intelligence artificielle à Sorbonne Université, membre du comité pilote d’éthique du numérique du CCNE ;
    • Hervé Chneiweiss chercheur en neurologie, président du comité d’éthique de l’Inserm.
  • Enquête : le numérique, catalyseur de la relation industriels-médecins (Aptus Health)

    Les médecins souhaitent plus de formation continue, plus d’études clinique de la part des industriels et plus d’interactions avec leurs pairs. C’est l’une des informations clés qui ressort d’un sondage publié fin novembre 2019, réalisé auprès de 2 600 médecins dans 8 pays européens par la société de solutions d’engagement en santé numérique Aptus Health.

    En résumé, cette enquête :
    • montre une augmentation de 34 % de l’engagement grâce à la personnalisation ;
    • révèle comment l’intelligence artificielle (IA) et l’analytique ont façonné la stratégie d’engagement client de Novartis :
    • définit des mesures à prendre pour recycler les représentants (med reps) pour qu’ils comprennent et utilisent les données des clients.

    De manière générale, le sondage met en lumière qu’il reste encore beaucoup à faire pour réduire l’écart entre ce qu’un professionnel de la santé (HCP) souhaite d’une entreprise pharmaceutique et ce qu’il en obtient réellement. Il est agrémenté du retour d’industriels, dont Leo Pharma, MSD International et Novartis.

    La relation industriels-médecins nécessite « de meilleures pratiques et de meilleurs résultats »

    Les relations entre industriels et médecins nécessitent de la cohérence, des processus de gestion, de meilleures pratiques et de meilleurs résultats, indiquent les auteurs de l’enquête. Par ailleurs, les questions concernant la fréquence de l’engagement et l’accès à l’information démontrent clairement que l’utilisation du numérique et des données va permettre de personnaliser du contenu pertinent pour les médecins. Une nouvelle génération de représentants commerciaux doit émerger pour répondre aux exigences d’un paysage de la santé en évolution rapide. Le modèle de vente singulier actuel – qui a connu un tel succès dans le passé – n’est plus adapté à l’usage.

    Résultats : des écarts entre la demande des médecins et ce qu’ils obtiennent

    • Les médecins veulent une formation médicale continue (FMC) mais moins de 20 % l’obtiennent.
    • Un quart voudrait de nouvelles données d’essais cliniques mais seulement 12 % ont déclaré en avoir reçues de leur représentant commercial.
    • Près de 30 % ont déclaré souhaiter l’avis de leurs pairs dans des domaines ou des spécialités identiques ou différents mais seulement 6 % ont déclaré l’avoir obtenu.

    Cette enquête met en lumière qu’il reste encore beaucoup à faire pour réduire l’écart entre ce qu’un professionnel de la santé (HCP) souhaite d’une entreprise pharmaceutique et ce qu’il obtient réellement.

    Les leviers pour répondre aux besoins des médecins

    Les relations avec les médecins nécessitent de la cohérence, des processus de gestion, de meilleures pratiques et de meilleurs résultats. À un niveau plus granulaire, une grande partie de l’industrie essaie toujours de déterminer :

    • quel type de contenu doit être utilisé ;
    • à quelle fréquence il doit être envoyé ;
    • par quels canaux.

    Les preuves montrent que les représentants commerciaux sont toujours de loin le meilleur moyen de dialoguer avec les médecins et qu’ils ont le plus grand impact. Cependant, les questions concernant la fréquence de l’engagement et l’accès à l’information démontrent clairement que le numérique a également un rôle à jouer.

    Par exemple, la plateforme numérique d’information et d’éducation Univadis d’Aptus Health fournit :

    • des actualités médicales ;
    • des mises à jour sur les conférences ;
    • les recherches ;
    • une formation de pointe à des professionnels de la santé ;
    • un résumé concis des dernières recommandations médicales ;
    • des directives de traitement locales.

    Ceci, d’une manière interactive et respectueuse des horaires chargés des médecins :

    • version 1 minute ;
    • version 20 minutes ;
    • version 1 heure.

    L’option la plus fréquemment choisie jusqu’à présent par les utilisateurs a été la version 20 minutes.

    Plus le contenu est personnalisé, plus il augmente considérablement l’engagement. « Sur plusieurs mois, en personnalisant le contenu, explique Sven Awege, VP international sales and account management à Aptus Health. Nous avons constaté une augmentation de 16 % des taux d’ouverture et de 34 % des taux de clics. Ce sont des chiffres assez convaincants qui, je pense, démontrent qu’il y a un réel avantage à la personnalisation. »

    Machine learning et intelligence artificielle

    Aptus a développé ses capacités de machine learning (apprentissage automatique) et d’intelligence artificielle (IA) au cours des 2 dernières années dans le but de mieux comprendre :

    • les archétypes et les comportements ;
    • les canaux préférés ;
    • les périodes de temps ;
    • l’affinité du contenu.

    Ce à partir d’environ 150 000 interactions sur la plateforme Univardis chaque jour.

    Les premiers résultats : le retour des industriels

    Leo Pharma : Christian Scheuer, VP Global Commerical Affairs and Excellence

    Il estime que la personnalisation se résume à 3 choses différentes :

    • le type de comportement du médecin,
    • la pertinence du contenu pour une personne donnée
    • les canaux de communication préférés du médecin.

    Les équipes numériques de MSD International et Novartis utilisent l’apprentissage automatique et l’IA pour les aider à répondre aux attentes individuelles et collectives.

    MSD International : Philippe Kirby, responsable des capacités numériques et des analyses International

    Il travaille avec la technologie d’aide à la décision de Veeva, Aktana, qui donne aux représentants des suggestions intelligentes basées sur leur interaction historique avec les médecins. Cela permet alors de construire un historique des interactions afin d’avoir des informations futures.

    Novartis : Oliver Watherston, responsable des analyses et des analyses commerciales

    Il indique que le potentiel d’analyse prédictive et normative d’Aktana est bien reçu par les commerciaux de son entreprise. « Nous avons beaucoup d’enthousiasme de la part de l’équipe sur le terrain à propos de ce prochain meilleur processus d’action ou moteur de recommandation, car ils croient que cela aidera à améliorer leurs interactions avec le médecin et à faire passer la relation au niveau supérieur, commente Oliver Watherston. C’est un moment très excitant et un peu révolutionnaire pour eux. »

    Novartis lance également un nouveau programme, qui permettra aux représentants de saisir du texte libre dans le système CRM de l’entreprise, en fonction de leur interaction, de la façon dont ils pensent que l’engagement s’est déroulé et des notes supplémentaires dont ils souhaitent se souvenir à l’avenir : ce programme offre une réelle opportunité pour des analyses puissantes pour exploiter des centaines, voire des milliers, d’interactions différentes qui se produisent chaque jour et rechercher des thèmes communs parmi eux. Par exemple : « Ces thèmes sont liés à la façon dont nos produits ont été reçus, utilisés, à quoi ressemble l’utilisation chez les patients et à leur efficacité clinique, indique Oliver Watherston. En collectant et en exploitant les données ensemble et en analysant le texte libre pour les mots clés, nous pouvons obtenir une très bonne image de ce qu’est vraiment la vision de la communauté des médecins sur nos produits. Il détient beaucoup de pouvoir. »

    Novartis et MSD sont bien avancés sur la voie des données numériques, mais les progrès dans d’autres laboratoires utilisant les données numériques au lieu de l’unique expérience des commerciaux sont inégaux. Cela dépend en grande partie de l’endroit où une entreprise est basée dans le monde ou du domaine thérapeutique dans lequel elle se spécialise.

    Philippe Kirby, de MSD déclare que « certains pays prennent des décisions clés et ont mis en œuvre des processus Agile qui vont de pair avec la conduite des données et les utilisent pour exécuter des campagnes. Ensuite, il y en a d’autres qui sont au début du chemin et qui continuent de se construire pour y arriver. À MSD, la question est abordée des points de vue : humain-processus-technologie. Les trois doivent évoluer ensemble pour parvenir à cette innovation. »

    Oliver Watherston de Novartis estime que les progrès ont été lents à utiliser les données pour améliorer l’engagement des professionnels de la santé, car historiquement les marketeurs ont été « paralysés » par les données.

    Innovation organisationnelle

    Ces données vont donc changer la donne pour les marketeurs. Ils vont pouvoir affiner leurs tableaux de bord plus facilement et devront interpréter de nouvelles sources de données qui arrivent de minute en minute. Cela devrait leur permettre d’être également plus confiants dans la prise de décision. Il s’agit d’un véritable changement organisationnel.

    Les outils numériques suggèrent que la plupart des entreprises quitte l’approche traditionnelle du marketing aux médecins et commencent à établir des relations avec les agences numériques pour ce faire. Le changement est là et la réflexion doit être aussi la plus innovante possible.

    L’objectif final est de garantir que les médecins prescrivent les meilleurs et les meilleurs traitements au bon moment aux bons patients. De nombreux médecins reçoivent que trop peu de formation, « de sorte que la plupart des nouvelles informations proviennent de l’industrie pharmaceutique, donc mieux nous nous engageons à dialoguer avec eux, mieux le médecin deviendra. Notre objectif ultime est d’améliorer les soins aux patients », rappelle Philippe Kirby de MSD International.

  • H&T Summit : « Redonner du sens et de la valeur aux soins » (tribune collective)

    Health & Tech Intelligence relaie la tribune collective « Redonner du sens et de la valeur aux soins », publiée dans le cadre du H&T Summit, une journée internationale organisée le 18 décembre 2019 à Paris par la société Care Insight sur le thème « value for patients« .

    « Nous sommes convaincus de l’intérêt du numérique comme levier de valeur pour améliorer significativement la qualité des soins pour les patients. L’utilisation du terme « valeur » n’est d’ailleurs pas anodin. La notion de valeur en santé, « value-based healthcare » (VBHC), introduite en 1966 par le Professeur Avedis Donabedian et développée par Michael Porter, progresse au niveau international, contextualisent les signataires du texte en introduction. Ce n’est pas un concept nouveau, de nombreuses expériences internationales ont été engagées. Il ne s’agit plus uniquement de soigner selon les standards éprouvés de la médecine mais bien d’introduire la satisfaction du patient comme pierre angulaire du système de santé. »

    Cette tribune est articulée en 4 prises de parole :

    • « N’ayons pas peur de l’évaluation, de la comparaison et de la mesure de résultats, insufflons de la valeur dans la pratique médicale », par Véronique Roger, directrice fondatrice du Centre de recherche pour la science et les soins à la Mayo Clinic ;

    • « La valeur doit être un objectif fédérateur et structurant », par Lise Rochaix, professeur des universités en sciences économiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris School of Economics et titulaire de la chaire Hospinnomics ;

    • « L’intelligence artificielle comme levier de valeur », par David Gruson, directeur du programme « santé » à Jouve, fondateur d’Ethik-IA ;

    • « Faire converger des idées en actes », par Cécile Lagardère, executive partner de Care Insight.

    « Redonner du sens et de la valeur aux soins »

    Nous, médecins, économistes, chercheurs, constatons l’évolution des pratiques professionnelles, les progrès considérables de la recherche médicale et le développement des innovations organisationnelles et technologiques. Nous pouvons nous réjouir des avancées notables et des prouesses réalisées au quotidien par les professionnels de santé. Nous sommes convaincus de l’intérêt du numérique comme levier de valeur pour améliorer significativement la qualité des soins pour les patients. L’utilisation du terme « valeur » n’est d’ailleurs pas anodin. La notion de valeur en santé, « value-based healthcare » (VBHC), introduite en 1966 par le Professeur Avedis Donabedian et développée par Michael Porter, progresse au niveau international. Ce n’est pas un concept nouveau, de nombreuses expériences internationales ont été engagées. Il ne s’agit plus uniquement de soigner selon les standards éprouvés de la médecine mais bien d’introduire la satisfaction du patient comme pierre angulaire du système de santé. En effet il nous semble essentiel, au regard des progrès médicaux et à un moment où chaque pays s’interroge sur les coûts des soins, de nous poser collectivement la question des bénéfices pour les patients. Quel est l’impact in fine pour les patients ? Est-ce que ce la bonne exécution d’une technique médicale importe plus que la qualité de vie du patient à l’issue d’un traitement ? Comment redonner du sens et de la valeur aux soins ? Acceptons-nous d’interroger nos pratiques et d’évaluer différemment la qualité des soins ? Nous souhaitons aujourd’hui que ces questions émergent davantage et que les principaux décideurs, médecins, chercheurs, s’en emparent pour accélérer la transformation du système de santé au niveau mondial et agir concrètement sur nos politiques de santé.

    N’ayons pas peur de l’évaluation, de la comparaison et de la mesure de résultats, insufflons de la valeur dans la pratique médicale,

    • par Véronique Roger, directrice fondatrice du Centre de recherche pour la science et les soins à la Mayo Clinic.

    Le concept de value-based healthcare n’est pas nouveau et aux États-Unis il est reconnu depuis plusieurs années. C’est un concept qui semble intuitif, car la valeur en santé, l’attention que nous portons à la qualité des soins, importe à tous et les professionnels de santé sont formés pour donner le meilleur d’eux-mêmes aux patients. Le concept de value-based healthcare gagne du terrain, mais sa mise en œuvre concrète peine à se développer. Pourquoi ? Je dirais qu’il y a deux raisons majeures à cela : tout d’abord parce que la personne qui paie n’est pas la personne qui reçoit le service – dans la plupart des pays. Cela introduit une dynamique plus complexe dans la notion de valeur. Ensuite, la façon dont nous définissons la valeur d’un service dépend aussi de la maladie : dans le cadre d’une maladie grave, l’indicateur de résultat est la survie, alors que dans d’autres situations, l’indicateur pourra être la récupération fonctionnelle du patient, sa capacité à retrouver une activité normale. Il est donc difficile d’avoir une approche univoque.

    Aux États-Unis, les professionnels de santé ont pris conscience que nous pouvons être plus efficients et souhaitent accroître la pertinence des soins. « Cet examen est-il nécessaire ? Devons-nous faire une nouvelle radio ? » La notion de « résultats » compte de plus en plus : les soignants, les patients et leurs familles veulent qu’ils vivent mieux, plus longtemps – les progrès médicaux y contribuent – mais pas seulement : ils s’attachent à ce qu’ils récupèrent plus vite, à ce qu’ils soient satisfaits de la prise en charge globale. Pour reprendre un exemple concret, une réflexion a été engagée en ce qui concerne les transfusions sanguines en post-opératoire. Fréquentes, elles sont coûteuses pour le système de santé et peuvent entraîner des effets secondaires. Des anesthésistes ont analysé ce phénomène et se sont interrogés sur leur pertinence. Des recommandations ont été élaborées – à partir d’un indicateur, le taux d’hémoglobine dans le sang – et les résultats sont probants. Les transfusions ne sont pas toujours nécessaires et dans certains cas le patient récupère tout à fait bien sans transfusion. L’utilisation des produits sanguins a ainsi baissé, les risques et les coûts ont diminué. Je considère que c’est aussi un réel progrès médical. La prise en charge des patients atteints d’arthrose de la hanche a également évolué. Les professionnels ont analysé le parcours de soins, depuis la découverte de la pathologie jusqu’à la récupération des patients. Des indicateurs ont été élaborés, une attention spécifique a été portée sur la douleur et la récupération fonctionnelle. En devenant « acteurs » de leur prise en charge, les patients ont pu reprendre une vie normale beaucoup plus vite. C’est un progrès considérable.

    Inspirons-nous des bonnes pratiques, acceptons qu’une méthode qui fonctionne pour une pathologie soit différente pour une autre, personnalisons les soins et portons une attention spécifique à la récupération, à l’état de santé général du patient, à son environnement de vie et à son expérience en tant qu’acteur central dans les systèmes de santé. C’est comme cela que nous pourrons concrètement apporter de la valeur aux soins et transformer durablement le système de santé. Sans que cela implique nécessairement des coûts supplémentaires. Agissons sur du long terme et en pensant d’abord aux bénéfices pour les patients.

    La valeur doit être un objectif fédérateur et structurant,

    • par Lise Rochaix, professeur des universités en sciences économiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris School of Economics et titulaire de la chaire Hospinnomics.

    Quels sont les enjeux, pour les patients, de la transparence et du partage de données permis par les liens entre bases de données interopérables ? La transparence porte en elle le bénéfice de réduire les dissymétries, ou assymétries, d’information entre les principaux acteurs du système de santé que sont les patients, les professionnels de santé et les régulateurs. Mais son développement effectif est conditionné par ce que chacun espère en retirer, ce qui peut varier grandement d’un acteur à l’autre. La transparence ne prend toute sa valeur que si l’interopérabilité, c’est à dire un enrichissement mutuel de sources de données d’origines diverses, est garantie. Mais cela ne va pas de soi et l’interopérabilité n’est en général obtenue que sous la pression de la réglementation. Les opérateurs, les industriels et les utilisateurs doivent travailler ensemble pour que chacun trouve un intérêt à ce que les différents dispositifs soient interopérables.

    Quand on évoque l’utilisation des données des patients, la première réaction est trop souvent la crainte qu’elles soient utilisées à mauvais escient, ce qui légitime la mise en place de règles déontologiques d’accès à ces données. On souligne moins souvent les bénéfices de cette transparence pour les patients, bénéfices qui devraient aussi faire partie du débat. Elle permet ainsi aux patients de devenir acteurs de leur santé, soit à titre personnel, à travers les objets connectés ou le suivi de biomarqueurs, soit en participant à des structures représentatives pour faire valoir leurs préférences et agir dans le débat public. L’utilisation des données de santé peut aussi contribuer à développer des travaux de recherche multidisciplinaires et aider à la définition de priorités en santé. Celles-ci doivent être fondées sur des preuves robustes, evidence-based policies, à savoir sur la mesure de la valeur supplémentaire apportée par une technologie ou intervention de santé publique, tant du point de vue du patient que de celui du citoyen, les économistes s’attachant en effet à introduire l’intérêt collectif dans cette mesure de la valeur.

    Le concept de value-based healthcare permet de rappeler la finalité de tout système de santé, à savoir l’amélioration de l’état de santé de la population. C’est en cela un objectif fédérateur, dans lequel les professionnels de santé se retrouvent, bien plus que dans la recherche d’économies de court terme, et qui sera structurant pour la définition de priorités en santé.

    L’intelligence artificielle comme levier de valeur,

    • par David Gruson, directeur du programme « santé » à Jouve, fondateur d’Ethik-IA.

    La diffusion de l’intelligence artificielle et du pilotage du système de santé par les données de santé constitue un puissant appel au développement du concept de value-based healthcare. En effet, la médecine algorithmique est, par construction, très cohérente avec le déploiement de logiques de financements aux parcours et d’incitation à l’atteinte d’objectifs de gains de qualité et d’efficience par la qualité de prise en charge des patients.

    Or, le système de santé français se heurte encore trop souvent à des difficultés de valorisation de ces gains. Par exemple, comme le montre le cas de la solution française produite par Therapixel, l’IA est aujourd’hui à maturité dans la diffusion de solutions de reconnaissance automatique d’images dans le domaine des mammographies. La généralisation d’approches de ce type induirait de puissantes améliorations pour les femmes et le système de santé dans son ensemble. Pour autant, un modèle économique reste encore à trouver. La réflexion n’en est qu’à ses débuts à cet égard et un bon équilibre doit être trouvé entre l’assurance maladie et la protection sociale complémentaire dans la couverture de cette innovation en médecine algorithmique.

    Pour y parvenir, le processus de constitution de cadres de régulation du data management en santé, à l’œuvre à l’échelle des professions et spécialités médicales, peut induire un effet de levier utile. Des modalités souples de coordination de ces démarches de structurations transversales auront à être trouvées avec le nouveau Health Data Hub porté par le Gouvernement. Les porteurs de ces écosystèmes affichent, dans leurs objectifs, la volonté – déjà effective pour la radiologie avec l’écosystème DRIM France IA – d’y inclure les patients et leurs représentants. Cette inclusion de la démocratie sanitaire dans les nouveaux écosystèmes de data management constitue un enjeu clé pour l’avenir de la couverture de l’innovation en IA et, partant, de son accessibilité et de sa diffusion large dans une logique de value-based healthcare.

    Faire converger des idées en actes,

    • par Cécile Lagardère, executive partner de Care Insight.

    La traduction concrète de ce concept ne pourra intervenir que si l’ensemble des acteurs s’en emparent, patients, professionnels de santé, offreurs de soins mais également les financiers et les industriels. De nouveaux échanges, travaux internationaux et concertations doivent avoir lieu pour confronter les idées et les expériences menées sur le terrain.

    La globalisation de notre économie touche également les systèmes de santé qui tendent à converger de plus en plus en termes d’organisation, de protocoles de prise en charge et de principes de fonctionnement. On voit très clairement comment les Accountable Care Organizations, instituées par l’Obamacare, et les programmes relatifs au value-based healthcare américains ont influencé la vision française de l’article 51 de la LFSS 2018 ou la coordination des soins qui se met actuellement en place avec les CPTS et les dispositifs d’appui à la coordination par exemple. Bien entendu, des organisations internationales y travaillent et permettent de mettre en place des éléments de cadrage et notamment des indicateurs de mesure et d’évaluation, comme peut le faire l’OCDE. Mais une telle ambition ne peut se faire qu’en engageant les acteurs sur le terrain. C’est tout l’enjeu du Health & Tech Summit, de créer un momentum une fois par an à Paris pour partager les expériences, challenger l’innovation et construire les bases du futur de la santé.

  • E-santé & diabète : WeHealth (Servier) s’allie à Nucleus Dynamics (Singapour) & Aiscreenings (France)

    WeHealth Digital Medicine (anciennement WeHealth by Servier), la division du groupe Servier dédiée à la e-santé, vient de signer un partenariat avec 2 sociétés dans le domaine du diabète : Nucleus Dynamics, basé à Singapour et à l’origine d’une solution de suivi numérique des plaies, et Aiscreenings, une start-up française spécialisée en intelligence artificielle (IA) appliquée au dépistage de la rétinopathie diabétique. Ces alliances ont été toutes les 2 annoncées par Servier le 17 décembre 2019 (communiqués).

    • WeHealth Digital Medicine et Aiscreenings (plateforme aiVision) signent un partenariat de co-développement et une licence de distribution d’une solution, Oliatys, conçue pour améliorer le dépistage de la rétinopathie diabétique par le biais d’algorithmes de reconnaissance automatisés de fonds d’œil et de deep learning (apprentissage profond).

    • WeHealth Digital Medicine et Nucleus Dynamics vont co-développer et commercialiser une solution numérique à destination des podologues pour améliorer le suivi, la gestion du traitement des plaies des patients diabétiques, notamment du pied, et faciliter les échanges entre les équipes médicales. L’outil est basé sur une analyse des images via intelligence artificielle (IA). La division de Servier est « le distributeur exclusif de la solution dans le monde », indique-t-elle, ajoutant que le lancement de l’outil est prévu fin 2020 sur le marché européen.

    Ces deux nouveaux accords portent à 5 le nombre de partenariats de WeHealth Digital Medicine dans le domaine du diabète, « un des axes de recherche prioritaires du groupe Servier », rappelle l’entreprise.

    2 partenariats pour améliorer la prise en charge des patients atteints de diabète

    WeHealth Digital Medicine et Aiscreenings : le dépistage de la rétinopathie diabétique via l’IA

    Oliatys a pour objectif de faciliter le dépistage et la prise en charge des patients atteints de rétinopathie diabétique par l’intermédiaire d’un système d’intelligence artificielle (IA).

    Concrètement, l’image du fond de l’œil générée par un rétinographe est envoyée sur une plateforme, qui va l’analyser pour déterminer si le patient souffre ou non d’une rétinopathie diabétique.

    WeHealth Digital Medicine et Nucleus Dynamics : une e-solution pour améliorer le traitement des plaies

    Les deux sociétés développent conjointement une application mobile qui utilise l’IA pour une analyse intelligente des images afin de transmettre aux infirmiers et aux podologues « une solide documentation d’images ou de vidéos sur les plaies déjà rencontrées », explique WeHealth Digital Medicine.

    À partir de la photo téléchargée sur la plateforme de la plaie à traiter, cette dernière est automatiquement mesurée et le type tissulaire identifié. Le podologue peut se baser sur ces informations pour proposer un traitement adapté. L’évolution de celui-ci est ainsi suivi de manière appropriée. Le médecin ou le diabétologue reçoit par ailleurs un compte rendu à l’issue du processus.

    « La solution Nucleus Dynamics améliore notablement la prise en charge des plaies en facilitant la transmission des données du patient assurée par la continuité des soins entre l’infirmier(ère), le podologue, le médecin généraliste et le diabétologue », complète David Guez, executive director, innovation & scouting, de WeHealth Digital Medicine.

    Cette solution, dont le lancement est prévu fin 2020 en Europe, va être commercialisée auprès des podologues et des infirmiers.

  • H&T Summit 2019 : Lyfgen, MyPL et Digipharm lauréats du start-ups challenge

    Lyfegen, Digipharm et MyPL sont les 3 jeunes pousses sélectionnées pour participer au start-up challenge organisé par la société Care insight dans le cadre du Health & Tech Summit, qui se tient ce 18 décembre 2019 à Paris sur le thème « value for patients« . L’occasion pour elles de « pitcher » leurs solutions respectives à l’occasion d’une session dédiée.

    • Lyfegen (Suisse) : start-up internationale basée en Suisse et spécialisée dans les technologies de santé  visant à optimiser la création de valeur dans le secteur ;

    • MyPL (France) : développe un dispositif médical innovant d’aide à la décision basée sur le partage de données entre les patients et les experts médicaux en oncologie ;

    • Digipharm (Suisse) : a mis au point une plateforme basée sur la technologie de la blockchain afin d’optimiser les systèmes de tarification dans le secteur de la santé.

    Présentation des 3 start-ups :

  • Analyse de données : la Croix-Rouge et la Fondation Roche lancent un AAP « Impact Data » (31/01/2020)

    21, l’accélérateur de la Croix-Rouge française, et la Fondation Roche lancent un appel à projets (AAP) intitulé « Impact Data ». L’objectif est de renforcer l’autonomie des personnes accompagnées par la Croix-Rouge française dans les domaines « séniors », « handicap », « santé » et « prévention » grâce à l’analyse des données de santé.

    Le programme accompagnera durant un an 2 structures externes proposant des applications capables de mettre les données au service des patients. Chaque projet testera des applicatifs sur un ou plusieurs établissements et améliorera son dispositif grâce aux retours des acteurs de terrain.

    Les lauréats disposeront des expertises métiers nécessaires à la conduite et au déploiement de leurs projets. Une fois le service ou produit finalisé à l’issue du programme, la Croix-Rouge française pourra le labelliser et le déployer dans son réseau d’établissements et de structures bénévoles.   

    Le financement pour mener l’expérimentation pourra aller jusqu’à 50 000 euros.

    Les candidatures doivent être transmises au plus tard le 31 janvier 2020 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Critères d’éligibilité :

    • statut : être une personne morale (association loi 1901 ou entreprise SAS, SA, SARL, coopérative, auto-entrepreneur, etc.) ;
    • disponibilité : identifier un membre de l’organisation comme référent de l’accompagnement et assurer une disponibilité minimum de 20 % de son temps pour toute la durée de l’accompagnement ;
    • éthique : présenter un projet compatible avec les principes et valeurs de la Croix-Rouge française.

    Modalités du programme Impact Data

    Le programme entrepreneuriat propose :

    • la mise à disposition de deux experts métiers, issus de Roche et de la Croix-Rouge française ;
    • l’accès à un terrain d’expérimentation en conditions réelles, grâce aux 664 établissements sanitaires, de la Croix-Rouge française ;
    • un financement pour mener l’expérimentation pouvant aller jusqu’à 50 000 euros ;
    • 10 mois d’accompagnement par un coordinateur 21, expert en accompagnement de projets à impact social ;
    • un accès aux conseils de professionnels externes (juridique, finance) et à un corpus de formations (co-création, design, stratégie) ;
    • un poste de travail au sein de 21, l’accélérateur d’innovation cociale de la Croix-Rouge française, situé à Montrouge (Hauts-de-Seine) ;
    • des logiciels et des outils de gestion adaptés

    Calendrier :

    • appel à projets ouvert du 17 décembre 2019 au 31 janvier 2020 ;
    • sélection des 2 projets « Impact Data » le 28 février 2020 ;
    • début de l’accompagnement le  9 mars 2020.
  • Concours innovation i-Lab 2020 : appel à candidatures pour les entrepreneurs deep tech (12/02/20)

    La 22ième édition de i-Lab, concours national porté par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en partenariat avec BpiFrance, est lancée avec l’ouverture de l’appel à candidatures (AAC) pour les entrepreneurs de la deep tech.

    L’enjeu de ce concours d’innovation est d’encourager la création d’entreprises de technologies innovantes, de détecter des projets de création et de soutenir les plus prometteurs grâce à une aide financière ainsi qu’à un accompagnement adapté. Chaque année, des entrepreneurs portant des projets dans le secteur de la e-santé sont récompensés.

    Depuis sa création en 1999, i-Lab a permis la création de plus de 2 000 entreprises et d’une « véritable dynamique dans l’écosystème de l’innovation au niveau local et à l’échelle nationale », indique le ministère. 

    Pour cette nouvelle édition, les candidats doivent s’inscrire en ligne avant le mercredi 12 février 2020 à midi, en remplissant le dossier de candidature dématérialisé, exclusivement sur la plateforme opérée par Bpifrance Financement, accessible via ce lien. Les lauréats recevront une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros versée à l’entreprise qu’ils auront créée.

    Modalités de participation

    • peuvent concourir tous les porteurs d’un projet d’entreprise non créée ou créée depuis le 1er décembre 2017, quelles que soient leur nationalité et leur situation (étudiant, salariés du secteur public ou du secteur privé ou demandeur d’emploi), à condition qu’ils remplissent les conditions légales et réglementaires requises pour la création d’une entreprise.
    • La société doit être installée sur le territoire français.
    • Pour les lauréats « en émergence » des éditions précédentes du concours, les bénéficiaires d’une bourse French Tech « Émergence » ainsi que les lauréats du prix Pépite-Tremplin pour l’entrepreneuriat étudiant bénéficiaient de conditions privilégiées d’éligibilité (voir le règlement).
    • Le candidat doit être un futur actionnaire et dirigeant de l’entreprise. Lorsque celle-ci est déjà créée lors du dépôt de la candidature, le candidat doit en détenir une part du capital et être l’un de ses dirigeants à la date de dépôt du dossier.

    Type de projets recherchés

    Les types de projets concernés sont :

    • les projets relatifs à la création d’une entreprise s’appuyant sur une technologie innovante, l’innovation se caractérisant par l’introduction sur le marché d’un produit (y compris de logiciels), d’un procédé ou d’un service nouveau ou sensiblement amélioré au regard de ses spécifications techniques ainsi que de l’utilisation prévue ou de la facilité d’usage ;
    • les projets portant sur le développement d’un nouveau produit ou d’un service préalablement à sa mise sur le marché et qui nécessite pour l’entreprise en création une activité intense de recherche et développement (objet de la subvention pour les projets « création-développement »). 

    Critères d’évaluation :

    • caractère innovant de la technologie et preuve du concept établie

    • viabilité économique du projet ;

    • potentiel significatif de développement et de création de valeur y compris à l’international ;

    • motivation, disponibilité et capacité du candidat à créer et à développer une entreprise, à diriger une équipe et à nouer des partenariats ;

    • capacité du candidat à s’impliquer dans le projet ;

    • qualité et complémentarité de l’équipe ;

    • maîtrise de la propriété intellectuelle et des droits des tiers (notamment liberté d’exploitation).

    Dépenses financées : une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros

    Les dépenses éligibles, d’un montant maximal de 1 million d’euros, sont des dépenses de personnel, de fonctionnement ou d’équipement directement liées au programme de recherche et de développement de l’entreprise créée :

    • conception et définition des projets ;
    • propriété intellectuelle ;
    • études de marché, études de faisabilité ;
    • recherche de partenaires ;
    • expérimentation,développement de produits, procédés, services nouveaux ou améliorés ;
    • réalisation et mise au point de prototypes, de maquettes ou de pilotes ;
    • prestations de conseil, de formation et d’accompagnement.

    Après expertise des projets, les lauréats sont sélectionnés par un jury national composé d’industriels et de personnalités compétentes dans les domaines de la création et du financement des entreprises innovantes, de la valorisation de la recherche et du transfert technologique.

    Les lauréats reçoivent une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros versée à l’entreprise qu’ils auront créée. Cette subvention peut représenter jusqu’à 60 % du programme d’innovation de l’entreprise.

  • Premier partenariat de la e-pharmacie Pillpack (Amazon) avec un programme de couverture santé

    Pillpack, pharmacie en ligne d’Amazon, conclut un premier partenariat avec un programme de couverture santé : les bénéficiaires de Blue Cross (Blue Cross Blue Shield of Massachusetts) , un organisme à but non lucratif, pourront gérer leurs ordonnances via la e-pharmacie rachetée en juin 2018 par le géant américain, de la commande à la livraison, indique Blue Cross dans un communiqué publié le 10 décembre 2019.

    Les bénéficiaires du programme auront accès aux services de Pillpack, et notamment :
    • à la livraison à domicile de médicaments pré-triés ;
    • à un emballage personnalisé portant la date, l’heure et le nom du médicament avec sa posologie ;
    • à un service d’assistance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 assuré par des pharmaciens par téléphone, email ou chat ;
    • à un contact permanent de Pillpack avec leur médecin pour les renouvellements d’ordonnance.

    « En utilisant l’application ou le site web MyBlue pour atteindre Pillpack, les bénéficiaires qui prennent plusieurs médicaments n’auront plus besoin de faire la queue dans une pharmacie, ni de perdre du temps à trier les pilules ou à craindre de manquer une recharge« , soulignent les porte-paroles de Blue Cross. 

    Amazon a déjà modifié mi-novembre l’intitulé de Pillpack pour baptiser le service « PillPack by Amazon Pharmacy » et promu son patron-fondateur Terence Jonathan Parker au poste de vice-président d’Amazon.

    La presse évoquaient dès le mois de mai 2019 des négociations de PillPack avec les financeurs, relayant les appréhensions des gestionnaires de pharmacie (pharmacy benefit managers, PBMs), qui se sentent menacés dans leur position d’intermédiaire par ce nouvel acteur. Sa taille critique pourrait en effet lui permettre, selon les analystes, d’obtenir des baisses de prix sur les médicaments.

    Le groupe Surescripts, un des leaders de la prescription électronique aux États-Unis, a pris des mesures durant l’été 2019 pour empêcher Pillpack d’accéder aux données de ses clients et notamment à leur historique de médication.