Pilotage

  • Asie : Ping An Good Doctor développe un modèle d’hôpital numérique avec 50 établissements en Chine

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé numérique chinoise, projette de développer un modèle d’hôpital numérique en partenariat avec des établissements de soins situés en Chine. L’objectif est d’aider les centres de santé à résoudre certains problèmes tels que les absences pour les rendez-vous ambulatoires mais aussi l’éloignement géographique de certains patients, et ainsi à étendre la portée de leurs services.

    Dans ce cadre, l’entreprise a conclu une coopération stratégique avec près de 50 hôpitaux, dont l’hôpital général de l’aviation de l’université médicale de Chine, le deuxième hôpital de médecine traditionnelle chinoise du Sichuan et le quatrième hôpital affilié de l’université de Nanchang, a-t-elle annoncé courant juillet 2019.

    Un hôpital numérique 3 en 1

    Concrètement, le système « Hospital Cloud » de Ping An Good Doctor sera connecté au système HIS des établissements de soins partenaires pour former une plateforme de gestion hospitalière numérique trois en un. Elle comprendra une plateforme de diagnostic en ligne, une plateforme de partage des prescriptions et une plateforme de gestion de la santé.

    Les « hôpitaux numériques » serviront par ailleurs de plateforme d’intégration et de partage de données pour faciliter l’échange d’informations en temps réel entre les entités, formant un système complet en boucle fermée combinant services médicaux en ligne et hors ligne.

    Chine : des mesures politiques en faveur du développement de la e-santé

    Depuis 2018, le Conseil d’État chinois (the Chinese State Council) et la Commission nationale de la santé (the National Health Commission) ont mis en place des politiques telles que les avis sur la promotion du développement d’ »internet + soins » (Opinions on promoting the development of « Internet + Healthcare ») et des mesures portant sur l’administration des hôpitaux numériques pour la mise en œuvre d’essais (measures for the administration of internet hospitals (for trial implementation)).

    Ces politiques autorisent :

    • le développement d’hôpitaux numériques en s’appuyant sur des institutions médicales :
    • l’utilisation de la technologie internet pour la délivrance de services médicaux sûrs et appropriés ;
    • la consultation de suivi en ligne ainsi que la e-prescription pour certaines maladies courantes et chroniques.

    À ce titre, une réglementation et des directives claires ont été établies pour encadrer le déploiement d’hôpitaux numériques.

    Les honoraires des services médicaux en ligne bientôt précisés

    En juin 2019, le Conseil d’État de Chine a publié la liste des principales tâches 2019 à réaliser en ce qui concerne le renforcement de la réforme du système de santé. Il y est indiqué que l’administration nationale de la sécurité des soins doit achever fin septembre 2019 la rédaction d’un document sur les politiques concernant les honoraires et les frais de diagnostic et de traitement sur internet ainsi que le paiement de l’assurance maladie.

  • La DMP-compatibilité est en bonne voie selon les éditeurs (audition des industriels par la Mecss)

    « Les professionnels de santé n’adhèrent à l’usage des outils proposés que dès lors qu’ils s’intègrent dans leur environnement de travail quotidien. » C’est ce que déclare Francis Mambrini, président de la Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire (Feima), interrogé avec d’autres représentants des industriels par la Mecss au sujet du DMP, le 9 juillet 2019 à l’Assemblée nationale. Ce constat est selon lui l’une des raisons pour lesquelles « la question de l’interopérabilité est absolument fondamentale » : « un DMP non interopérable c’est zéro usage pour un professionnel de santé, c’est une évidence première », commente-t-il.

    « Nous travaillons depuis 2 ans avec l’équipe DMP sur la dématérialisation de la carte CPS (Carte de professionnel de santé) indique à ce sujet Mariane Cimino, déléguée générale du Lessis (Les Entreprises des systèmes d’information sanitaires et sociaux) qui représente les éditeurs centrés sur les établissements hospitaliers. Nous avons proposé cela parce qu’on sent bien que c’est un blocage : à l’hôpital on n’a jamais la CPS au moment où on doit signer un compte rendu. À chaque déploiement des services DMP nous étions freinés pas les limites que portaient les systèmes carte« , confirme Francis Mambrini.  

    Les éditeurs tombent d’accord pour estimer que la DMP-compatibilité est en bonne voie. Côté libéraux, la Feima représente selon son président « sur le segment ambulatoire à peu près 70 % des professionnels de santé libéraux toutes spécialités confondues », soit 240 000 professionnels dont « 90 % ont la possibilité d’avoir un logiciel DMP-compatible ». Le Lessis rassemble selon sa déléguée générale « une trentaine d’éditeurs sur 100 », parmi lesquels « les trois éditeurs majeurs qui ont 70 % des établissements en France », à savoir Agfa, Maincare et Medasys, devenu Dedalus France. « Ceux-la sont DMP-compatibles et je pense que les autres le sont aussi », indique Mariane Cimino. « Ce n’est pas parce qu’on a les tuyaux pour envoyer que les services, eux, savent le faire », note-t-elle cependant.

    Proposition du Snitem : intégrer des formulaires dans le DMP dans le cas des pathologies chroniques

    « La filière du DM n’a droit de cité dans le numérique que très récemment, regrette pour sa part William Rolland, responsable e-santé au Snitem. On espère avoir rapidement des champs dédiés [dans le DMP] pour des éléments structurés, notamment l’identifiant unique du DM pour pouvoir le transporter d’une solution à l’autre » et assurer sa traçabilité.

    William Rolland lance l’idée d’intégrer des formulaires dans le DMP dans le cas des pathologies chroniques pour qu’un patient puisse être suivi par tous les acteurs de santé, en ville comme à l’hôpital. « Les fabricants de DM ont dépensé des sommes assez conséquentes dans la mise en œuvre de plateformes d’intermédiation, qui mettent en lien un patient un professionnel de santé et l’industriel concepteur du DM, rapporte-t-il. Les données restent aujourd’hui dans cette plateforme, l’intérêt est de l’ouvrir. Nous œuvrons au Snitem pour que les industriels comprennent l’intérêt qu’ils ont a faire sortir ces données et a être compatibles avec le DMP. »

    DMP et hôpital : « il faut rendre compatibles les différentes solutions »

    Mariane Cimino décrit devant les députés la complexité de l’introduction d’un dossier médical dans un centre hospitalier. « Des centaines de logiciels font le SI de l’hôpital, dans un gros CHU il y a 400 logiciels différents », note-t-elle. Un dossier médical « est tentaculaire dans un hôpital, il doit s’interfacer avec beaucoup de spécialités [car] on ne fonctionne pas pareil en ophtalmologie qu’en cancérologie, explique-t-elle. [Par conséquent,] pour installer un dossier patient informatisé dans un hôpital, il faut entre cinq et six ans parce qu’il faut révolutionner toute l’organisation de l’hôpital. [Qui plus est,] on ne doit pas imaginer que tout le monde va changer pour utiliser le même logiciel au sein d’un GHT, il faut rendre compatibles les différentes solutions ».

    Les représentants de l’industrie louent la gouvernance actuelle du projet DMP

    Les représentants de l’industrie s’accordent pour louer la gouvernance actuelle du projet DMP. « Ce que je trouve positif depuis que la Cnam a repris le dossier en 2016, c’est qu’ils ont cette idée de « masse critique » [selon laquelle] c’est [seulement s’il y a] suffisamment de patients en France qui ont un DMP, que la situation pourra basculer », commente Mariane Cimino.

    « Les professionnels se sentent impliqués et perçoivent une valeur ajoutée »

    La maîtrise d’ouvrage « porte avec force et conviction le dossier », abonde Francis Mambrini. « Un réel engagement existe sur ce sujet, ajoute-t-il. Les professionnels se sentent impliqués et perçoivent une valeur ajoutée. On les écoute davantage dans les ateliers sur les évolutions du DMP, on s’est placé dans une logique de coconstruction ». Il rappelle le précédent atelier, qui portait sur le dossier pharmaceutique, « a bien marché parce qu’il était porté par la profession », et aussi parce que la question du rôle de éditeurs de logiciels « a été posée dès les tous premiers instants ».

  • Colloque Institut Mines-Télécom : Healthcare 4.0, le 15 octobre 2019 à Saint-Étienne

    L’Institut Mines-Télécom (IMT) organise un colloque « Healthcare 4.0 » sur la thématique « Nouvelles avancées en ingénierie pour la santé » le 15 octobre 2019 à l’école des Mines de Saint-Étienne.

    Au programme :
    • 4 sessions :
    – données et connaissances en ingénierie pour la santé ;
    – dispositifs médicaux ;
    – parcours de soins, autonomie et ingénierie des systèmes hospitaliers ;
    – sociologie des usages ;
    • une table ronde sur le thème « double numérique en santé : défis et enjeux » ;
    • une session « posters scientifiques » ;
    • des rencontres start-ups.

    Les inscriptions sont à réaliser par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    Matinée

    Après-midi

  • Rapport P. Tibi : de plus nombreux fonds late stage et global tech suggérés, pour un total de 20 Mds€

    « Une seule recommandation stratégique : transformer l’investissement dans le secteur technologique grâce à de plus nombreux fonds late stage et « global tech », pour un total de 20 milliards d’euros. » C’est la proposition centrale du rapport intitulé « Financer la quatrième révolution industrielle – Lever le verrou du financement des entreprises technologiques », établi par Philippe Tibi, président de Pergamon Campus (école d’économie pour dirigeants et futurs dirigeants), professeur d’économie à l’École polytechnique mais aussi ancien président de l’Association française des marchés financiers (Amafi) et d’UBS Investment Bank en France. Ce dernier a remis le document le 19 juillet 2019 à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et à Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, à l’issue de sa mission sur le financement des entreprises technologiques françaises.

    Dans son rapport, Philippe Tibi indique constater une « forte dynamique » des start-ups en France mais aussi leurs difficultés à trouver des financements au niveau du late stage (levée de fonds supérieure à 50 millions d’euros) et de la cotation en raison du « manque d’investisseurs spécialisés sur ces segments » au sein du pays.

    Il propose « de mobiliser les investisseurs institutionnels français pour les inviter à consacrer une part plus importante de leurs allocations, en finançant des fonds français de capital-innovation ayant vocation à gérer plus d’un milliard d’euros en faveur d’entreprises non cotées en phase avancée de croissance (late stage) et, pour la partie cotée, en développant des fonds « global tech » qui permettront la structuration dans notre pays d’une expertise de pointe sur le financement des entreprises technologiques », synthétise le ministère de l’Économie et des Finances dans un communiqué.

    « Mieux financer et accompagner les start-ups, c’est favoriser l’emploi, encourager l’innovation et défendre notre modèle de société »

    « L’Union européenne, c’est près d’un quart du PIB mondial mais seulement 10 % de la technologie mondiale émergente. Faire naître des leaders technologiques de niveau mondial est essentiel pour la souveraineté de la France et de l’Europe, commente Bruno Le Maire (communiqué). L’enjeu est plus que jamais de mobiliser notre épargne pour mieux financer les entreprises et les technologies de demain. »

    « Mieux financer et accompagner les start-ups, c’est favoriser l’emploi, encourager l’innovation et défendre notre modèle de société, ajoute de son côté Cédric O. Aux États-Unis, entre un tiers et la moitié des emplois le sont directement et indirectement par le secteur technologique. L’enjeu est majeur, les levées d’aujourd’hui sont les emplois de demain et concernent l’ensemble de l’appareil productif. »

    Constats principaux du rapport

    Investir massivement dans les technologies de rupture, un impérieux sujet de souveraineté et la condition de notre prospérité future

    • Dans la quatrième révolution industrielle, L’Europe est loin derrière les États-Unis et la Chine :
      • les levées de fonds des start-ups européennes n’ont représenté que 10 % du financement mondial en 2018, contre 53 % pour les États-Unis et 27 % pour la Chine (contre 10 % en 2013) ;
      • parmi les 372 licornes recensé&s dans le monde à mi-juillet 2019, 182 sont américaines, 94 sont chinoises et 45 sont européennes ;
      • en ce qui concerne les firmes bien établies sur leur marché, la liste des 100 plus grandes entreprises numériques cotées établie par Forbes en 2018 comporte 49 sociétés américaines, 14 chinoises et 12 européennes, dont une seule française (Dassault Systèmes).
    • La puissance industrielle, une condition du leadership politique :
      • l’âge moyen des entreprises du CAC 40 dépasse  les 100 ans. « Cela rend compte de la qualité, de l’investissement technologique et de la résilience de nos grandes entreprises, note Philippe Tibi. Mais cela révèle aussi qu’une seule « jeune » entreprise technologique, Dassault Systèmes, a rejoint l’élite du capitalisme français. À l’inverse, le secteur technologique représente environ 30 % de la capitalisation boursière de l’indice américain S&P 500 grâce à Google, Apple, Facebook, Amazon ou encore Microsoft. Des entreprises nées il y a moins de quarante ans. »
    • L’innovation, une condition de la prospérité du peuple français :
      • « Pour un État, développer et financer sur son territoire les entreprises les plus efficaces à cet égard apporte un triple bénéfice, parfaitement illustrés par le débat tenu autour de la « taxe GAFA » », est-il indiqué dans le rapport :
        • augmenter les assiettes fiscales et sociales ;
        • conserver sur son sol la rente technologique, payée par les consommateurs au profit des actionnaires de ces firmes ;
        • développer un haut niveau d’emploi. Aux États-Unis, les jeunes entreprises en forte croissance créent près de 50 % des nouveaux emplois.
    • La France concentre divers atouts :
      • une recherche amont de haut niveau: la France se place au 7èmerang mondial par le nombre de ses publications scientifiques (3,2 % du total sur la période 2014-2016) ;
      • un investissement total en R&D d’environ 60 milliards de dollars (53,5 Mds €), au sixième rang mondial (3,5 % du total en 2016) ;
      • des nombreux ingénieurs et scientifiques de qualité: près de 50000 ingénieurs et docteurs sont diplômés chaque année16d’écoles et universités reconnues mondialement ;
      • un fort esprit entrepreneurial : 60 % des 18-29 ans souhaitent créer leur entreprise18et près de 1 400 start-ups ont levé une série A ces cinq dernières années ;
      • une très grande tradition industrielle et de nombreuses grandes entreprises d’élite ayant réussi à devenir des leaders mondiaux ou européens de leur secteur ;
      • une épargne financière abondante : plus de 5 000 milliards d’euros pour les ménages ;
      • « l’appartenance à l’Union européenne (UE), qui procure à nos firmes l’accès au marché unique dans la première région économique du monde, à la libre circulation des talents, au libre établissement au sein de l’UE, à la participation aux grands projets technologiques et scientifiques, à l’accès à un financement peu coûteux grâce à une monnaie stable et respectée, note Philippe Tibi. La France peut nourrir l’ambition d’être le premier hub technologique en Europe. »

    « Pourtant, les résultats de la France des jeunes entreprises technologiques ne reflètent pas cette position favorable, commente le spécialiste. Notre opinion est que la difficulté du financement est un facteur limitant essentiel. Elle résulte selon nous d’une double défaillance de marché. »

    Une double défaillance de marché, faute de capital et des compétences qui permettent de le déployer efficacement

    • Une insuffisante offre de titres :
      • vivier prometteur d’entreprises technologiques mais leur croissance est ralentie par le manque de financement en late stage (levée supérieure à 30-40 M€) ;
      • les plus grands fonds français de capital-innovation gèrent pour leur fonds en cours entre 200 M€ et 300 M€. Du fait des règles de diversification des investissements, les fonds français sont ainsi rarement capables de financer des tickets supérieurs à 30 M€. Or, la dernière levée permettant d’atteindre le statut de licorne dépasse généralement les 100 M€ ;
      • conséquence : au stade critique de leur développement international, les firmes ont à choisir entre 3 options : la croissance, grâce à des fonds de capital-innovation étrangers, la vente avant l’atteinte de la maturité et l’introduction en bourse.
        • L’introduction en bourse est peu fréquente en France. Et lorsqu’elle a lieu, elle ne lève pas en général des montants susceptibles de transformer la société émettrice.
    • La très faible demande qualifiée de titres de sociétés technologiques cotées :
      • en ce qui concerne la demande de titres, la France est le premier marché d’Europe continentale pour la gestion d’actifs avec un encours de près de 4 000 Mds € ;
      • l’analyse du top 30, par actifs gérés, des fonds ouverts « global tech » démontre en revanche le rôle mineur des fonds européens et l’absence de fonds françai ;
      • par ailleurs, la France ne dispose pas non plus de fonds « crossover » ou « pré-IPO », généralement gérés par des gestionnaires d’actifs, qui entrent au capital des start-ups lors de la levée de fonds précédant l’introduction en bourse.
        « Cette situation est la conséquence de la sous-exposition au secteur technologique des investisseurs institutionnels français, allocataires significatifs de mandats au profit des gestionnaires d’actifs français », commente Philippe Tibi.

    Propositions clés du rapport

    Une seule recommandation stratégique : transformer l’investissement dans le secteur technologique grâce à de plus nombreux fonds late stage et « global tech », pour un total de 20 Mds €

    • Combler simultanément les deux défaillances de marché :
      • la mission souhaite que Paris devienne le pôle de cotation européen des valeurs technologiques.
    • Pour augmenter le nombre de firmes technologiques éligibles à une introduction en bourse en France, constituer un ensemble compétitif de fonds late stage dotés de plus d’un milliard d’euros et de grands fonds « global tech » d’actions cotées :
      • la mission recommande de renforcer à la fois l’offre et la demande :
        • en invitant les investisseurs institutionnels à soutenir les levées de fonds de capital-innovation français focalisés sur le segment du late stage pour que ceux-ci puissent atteindre la taille critique nécessaire pour financer de très importantes levées de start-ups. La taille critique minimale est ici de l’ordre de 800 M € à 1 Md € ;
        • en incitant à l’émergence de fonds d’actions cotées « global tech » dont les équipes de gestion seront majoritairement basées en France.
    • Pour constituer les fonds « global tech », de l’argent et des compétences :
      • « Pour créer des fonds « global tech », il faut trouver de l’argent et des compétences, est-il noté dans le rapport. Plus précisément, d’ici 3 ans,de l’ordre de 10milliards d’euros et 50 gérants de portefeuille. Pour faire partie du top 30 mondial des fonds «global tech», il faut en effet gérer au moins un milliard d’euros. »
    • Une collecte pour les fonds « global tech » auprès des investisseurs institutionnels et des particuliers :
      • les 10 milliards d’euros que la mission recommande de collecter pour les fonds « global tech » pourraient l’être sous 2 formes :
        • mandats institutionnels des allocataires d’actifs, privés et publics, confiés à des gestionnaires d’actifs de la place ;
        • distribution aux particuliers36de fonds répliquant la stratégie des mandats institutionnels, via des supports en unités de compte (UC) et l’épargne salariale, en répliquant des modèles originaux bénéficiant déjà d’une forte collecte.
          La mission estime que la collecte auprès des particuliers pourrait être de l’ordre de 2 Mds €, celle auprès des investisseurs institutionnels devant alors atteindre 8 Mds €.
    • Des compétences disponibles sur le marché :
      • « Les compétences existent en France, dans des grandes et petites institutions de gestion. Elles sont aussi très présentes à Londres, souvent déployées par des professionnels français, constate Philippe Tibi. Le recours à des appels d’offres (conditionnés à une obligation de résidence) offrant une visibilité de long terme permettra de rassembler les compétences requises. »

    Bâtir un récit idéologique et culturel autour de l’investissement dans le secteur technologique comme « ardente obligation », pour gagner la bataille des idées

    • « Nous recommandons d’exprimer et d’illustrer une forte volonté politique pour faire du développement et du financement des entreprises technologiques françaises une « ardente obligation » », indique Philippe Tibi.
  • FASN Hôpital du futur – 3 octobre 2019 à Paris (programme)

    La prochaine étape de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique) sera consacrée à l’hôpital du futur. L’événement se tiendra le 3 octobre 2019 à Paris au 103, rue de Grenelle 75007 de 9h à 17h.

    L’objectif des discussions de cette journée de rencontres est de comprendre le rôle du numérique en tant que levier des nouvelles pratiques.

    Le programme a été élaboré par la société Care Insight en s’appuyant sur un comité de programme constitué de représentants d’agences régionales de santé (ARS), de l’AP-HP, de la Fédération hospitalière de France (FHF), de l’Association française de chirurgie (AFC) ainsi que du CHR d’Orléans. 

    Plusieurs parcours et activités emblématiques de l’hôpital seront abordés au cours des ateliers et des tables rondes : l’accueil et l’expérience du patient, les parcours de chirurgie (fast tracket RRAC), les urgences, la transformation des métiers, la relation ville-hôpital et le sujet de l’intelligence artificielle. 

    Les inscriptions, ouvertes, doivent être réalisées en remplissant le formulaire accessible via ce lien.

    Les start-ups porteuses d’un projet qui contribuera à créer l’hôpital de demain sont invitées à s’inscrire avant le 16 septembre 2019 pour tenter de pitcher devant le jury le jour J de l’événement : les dépôts des candidatures pour le challenge sont à réaliser sur le site FASN via ce lien.

    Pré-programme

    Jeudi 3 octobre 2019

    • 9h00 : accueil
    • 9h30-9h35 : introduction par Care Insight
    • 9h35-10h20 : Comment placer le patient au cœur des transformations de l’hôpital de demain ?
    • 10h20-10h45 : Comment construire ou accompagner un hôpital vers le numérique ?
    • 10h45-11h00 : café & network
    • 11h00-12h00 : Les Labs :
      • Lab 1. L’Expérience du patient : quelles sont ses attentes de l’hôpital ?
      • Lab 2. La Chirurgie « fast-track » & la numérisation du parcours de soin
      • Lab 3. La transformation des métiers et l’impact sur la qualité de vie au travail des professionnels de santé
    • 12h00-12h30 : restitution des labs
    • 12h30-13h45 : déjeuner & network
    • 13h45-14h15 : challenge start-ups – pitch des finalistes
    • 14h15-14h55 : urgences, géolocalisation & gestion des flux
    • 14h55-15h10 : challenge start-ups – annonce du lauréat
    • 15h10-15h25 : café et network
    • 15h25-16h05 : Ville-hôpital : L’hôpital comme acteur territorial pour créer une CPTS
    • 16h05-16h35 : Les challenges de l’hôpital : données et IA
    • 16h35-17h00 : cocktail et network
  • Google Cloud certifié hébergeur de données de santé (HDS) en France, après Microsoft et AWS

    Google décroche la certification d’hébergeur de données de santé (HDS) en France, encadrée par la loi et le décret 2018-137 du 26 février 2018, et ce sur l’ensemble des domaines d’application analysés. Cette dernière concerne plus précisément ses offres Cloud Platform et sa suite bureautique et collaborative G Suite. Le géant américain est le troisième GAFAM a obtenir cette certification, après Microsoft en novembre 2018 et Amazon Web Services (AWS) en mars 2019.

    « La certification HDS de Google Cloud concerne 25 sites en Europe, sur le continent américain et en Asie du Sud-Est et porte sur l’ensemble des six domaines d’application audités et validés par l’Asip : la mise à disposition et le maintien de l’infrastructure, des systèmes d’information (SI), leur administration et exploitation, l’hébergement d’applications, la virtualisation et bien sûr la sauvegarde des données de santé », précise le groupe dans un communiqué publié le 18 juillet 2019.

    Microsoft a également obtenu une certification couvrant l’ensemble de ces 6 activités. Celle attribuée à AWS n’en couvre que 5, excluant celle concernant l’administration et l’exploitation du SI contenant les données de santé.

    « la possibilité de diagnostics meilleurs et plus rapides via l’IA »

    « Concrètement, [cette certification] ouvre entre autres la possibilité de diagnostics meilleurs et plus rapides via l’intelligence artificielle, une meilleure collaboration entre médecins pour un suivi plus adapté des patients, ou encore des puissances de calcul bien supérieures pour une recherche plus performante, tout en respectant le caractère privé et nécessairement sécurisé des données de santé », explique Eric Haddad, directeur général de Google Cloud en France.

    Integragen, partenaire de Google Cloud, va pouvoir bâtir ses propres modèles d’analyse

    « L’ensemble de solutions performantes et de technologies fiables et innovantes de Google Cloud Platform nous permettaient déjà de proposer des solution intégrées et puissantes d’analyse génomique à grande échelle aux cliniciens et chercheurs. La certification HDS de Google Cloud vient renforcer notre choix, nous permettant d’envisager de nouvelles possibilités de traitements personnalisés, et surtout accessibles à tous, en nous laissant entrevoir de nouveaux champs de recherche, via l’intelligence artificielle qui nous permettra de faire un nouveau saut technologique en bâtissant nos propres modèles d’analyse », complète Bérengère Génin, directrice de la bio-informatique à Integragen, spécialisé dans l’analyse génomique, le développement et la commercialisation de tests de diagnostic moléculaire en oncologie et dans l’autisme. La société collabore avec Google Cloud pour la mise en ligne de ses outils avancés d’analyse génomique, Sirius et Mercury sur la Google Cloud Platform.

    Sanofi, autre partenaire de Google Cloud, va pouvoir développer de nouvelles approches thérapeutiques

    « Cette certification HDS de Google Cloud élargit l’éventail des projets que nous pourrons menerdans le cadre de notre partenariat avec le laboratoire d’innovation, ajoute de son côté Rémi Gas, Chief Technology Officer (CTO) de Sanofi. L’analyse des données de santé, en toute sécurité et en toute confidentialité, va permettre d’étudier et de développer de nouvelles approches thérapeutiques et de mieux prendre en charge les patients. »

    Les autres sociétés ayant obtenu une certification HDS couvrant les 6 activités (en dehors de Microsoft et de Google) :

    • A2com ;
    • ASP Server ;
    • Biotronik;
    • Bretagne Télécom;
    • Cegedim.cloud ;
    • Cheops Technology France ;
    • Cloud & Securité de Pictime Groupe ;
    • Euris Health Cloud (Cloud SAnté) ;
    • Fresenius Netcare ;
    • GIP MiPih ;
    • ICT ;
    • Oceanet Technology ;
    • Orange Healthcare;
    • Prolival ;
    • Proquire LLC-Accenture ;
    • Sigma Informatique, ;
    • St. Jude Medical ;
    • LLC – Abbott ;
    • Thales;
    • Worldline.

    AWS « n’infogère pas les données de santé mais opère de l’infrastructure »

    La certification HDS obtenue par AWS, bien qu’elle ne couvre que 5 activités sur 6, est plus étendue que d’autres, comme celle de l’entreprise de centres de données Equinix par exemple, qui se limite aux mises à disposition et aux maintiens en condition opérationnelle des sites physiques permettant d’héberger l’infrastructure matérielle du SI utilisé pour le traitement des données de santé et à l’infrastructure matérielle du SI utilisé pour le traitement de données de santé.

    « Conformément à son modèle de responsabilité (…), AWS n’infogère pas les données de santé mais opère de l’infrastructure, avait précisé en mars à Lemondeinformatique.fr un porte-parole de la société. Les organisations qui gèrent des systèmes travaillant avec des données de santé en France peuvent déjà utiliser AWS, car elles sont couvertes par toute la gamme de certifications HDS. En d’autres termes, les clients restent responsables de la création, de l’administration et de la gestion de leurs applications pouvant contenir des données de santé sur le cloud, c’est pourquoi cette activité ne s’applique pas à AWS. »

  • Concours de Pitch Galien de la e-santé : appel à candidatures jusqu’au 16 décembre 2019

    Le concours de pitch Galien de la e-santé récompense les entreprises les plus prometteuses en France qui proposent des solutions de santé numérique à forte valeur ajoutée pour la vie des patients et le travail des professionnels de santé.

    L’appel à candidatures (AAC), lancé le 20 mai 2019, est ouvert jusqu’au 16 décembre 2019 inclus. 

    2 lauréats seront récompensés à l’issue de l’AAC dans les 2 catégories suivantes : 

    • catégorie 1 : amélioration dans le parcours de soins : organisation et coordination des soins, relations ville-hôpital, gestion à domicile, télémédecine, accès aux soins… ;
    • catégorie 2 : amélioration de la prise en charge d’une pathologie à destination des patients et/ou des praticiens

    Avant d’adresser les éléments de candidature, les candidats doivent impérativement procéder à leur inscription au concours, par le biais d’un formulaire accessible via ce lien, et s’acquitter des frais de dossier d’un montant de 500 euros HT.

    Le lauréats seront dévoilés le 16 décembre à l’occasion des Rencontres Innovation & Galien.

    Critères d’éligibilité 

    • Le dossier de candidature doit être déposé par une entreprise de droit privé déjà immatriculée et s’adressant (notamment ou exclusivement) au marché français.
    • Dans le cas de jeunes start-ups, celles-ci doivent avoir déjà créé un proof of concept, avec un business model réfléchi.
    • Ce concours est destiné aux outils de e-santé conçus et/ou disponibles en France. Il peut s’agir d’applications mobiles, de sites Internet et/ou d’objets connectés, à l’exclusion des outils ayant statut de dispositifs médicaux (DM) au sens de la réglementation (se référer à la catégorie DM du Prix Galien). Seuls peuvent concourir les outils déjà disponibles sur le marché ou qui le seront avant juin 2019 (justificatifs à joindre au dossier).
    • Le produit candidat doit :
      • avoir un caractère innovant ;
      • apporter une nette amélioration du service médical rendu ;
      • démontrer un impact sur une forte proportion de sa population cible ;
      • être à un stade de développement et de diffusion suffisamment avancé pour être évaluable.

    Dotation

    Dans chaque catégorie, un lauréat sera désigné, il sera distingué du Prix Galien pour lequel il recevra la célèbre médaille Galien et son diplôme.

    Chaque lauréat se verra également attribuer les lots suivants : 

    • une dotation de 10 000 euros allouée par Nehs ;
    • un programme de parrainage de l’Asip Santé ;
    • un programme d’accompagnement juridique en vue d’une levée de fonds par le cabinet d’avocats Delvolvé Poniatowski Suay Associés (Me Charles Casal) ;
    • une campagne médiatique dans 3 titres du Groupe Profession Santé (Le Quotidien du Médecin, le Quotidien du Pharmacien, Décision Santé).

    Calendrier

    • Lundi 23 septembre 2019 à minuit : clôture de l’appel candidatures ;
    • octobre 2019 : annonce de la short list des candidats finalistes sélectionnés ;
    • 14 novembre 2019 au NUMA à Paris : pitch des finalistes devant le jury et en public ;
    • 16 décembre 2019 au théâtre Marigny à Paris : révélation du palmarès à l’occasion de la cérémonie de remise des prix Galien, lors des Rencontres Innovation & Galien.
  • Healthcare Data Institute : 2ième AMI centré sur l’IA et l’exploitation des données de santé

    Le Healthcare Data Institute (HDI), think tank français et européen dédié au big data en santé, lance lance la deuxième édition de son programme d’accélération de l’innovation, appelé « Data Innovation Program », à travers un appel à manifestation d’intérêt (AMI) dédié aux projets dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) et de l’exploitation des données de santé.

    L’AMI, lancé le 20 juin 2019, est ouvert jusqu’au 15 septembre 2019 sur la thématique « Free data – IA health theme ».

    Un comité d’innovation, composé d’une dizaine d’experts complémentaires (spécialistes data, IA, juridiques, innovation, industrie pharmaceutique, mutuelles/assurances, acteurs du numérique, des dispositifs médicaux, des CRO) et présidé par Armelle Graciet, chargée du business developpement et de la stratégie clients au Snitem, se réunira 2 fois par an pour « évaluer les projets » et pour « apporter un accompagnement stratégique auprès des innovateurs », indique l’institut.

    Le Data Innovation Program s’adresse principalement aux projets :
    • au stade encore conceptuel voulant valider leur idée ;
    • en phase préliminaire souhaitant intégrer un incubateur (préparation d’un pitch, renforcement conceptuel ou business model, etc…) ;
    • portés par des laboratoires publics/privés en recherche de partenaires pour financements collaboratifs (FHU, RHU, ANR, H2020, etc.) ;
    • en phase de commercialisation cherchant à développer leurs chiffres d’affaires.

    Les candidatures doivent être réalisées par le biais du formulaire accessible via ce lien. Les résultats seront annoncés à la fin du mois d’octobre à la suite d’une séance de pitchs réalisée auprès du jury. Les lauréats seront contactés individuellement par email.

    « Le programme doit permettre aux porteurs d’idées, aux startups innovantes, aux chercheurs publics et aux industriels des industries de santé ou du numérique de mettre en lumière leurs projets, déclare le Healthcare Data Institute. Ainsi ils trouveront l’expertise et les partenaires publics ou privés nécessaires pour les accompagner. Grâce à l’expertise des membres du comité d’innovation et du réseau du HDI, nous souhaitons que ce programme puisse jouer le rôle de catalyseur de projets data IA en santé en France. »

    Critères d’évaluation

    4 critères seront évalués par le comité d’experts :

    • le caractère innovant ;
    • la « disruptivité » ;
    • la faisabilité ;
    • la maturité (pour les projets déjà lancés).

    Accompagnement

    Lors du dépôt de sa candidature, le candidat peut choisir une ou plusieurs des modalités d’accompagnement suivantes :

    • un accompagnement/mentoring adapté à votre besoin (faisabilité, technique, réseau, modèle économique, juridique, identification de partenaires business, etc.) ;
    • une mise en visibilité et des opportunités de networking dans le réseau HDI ;
    • l’organisation d’une demi-journée de brainstorming avec des membres sélectionnés pour répondre à votre besoin ;
    • la possibilité de pitcher au HDI day (événement public du HDI regroupant 250 décideurs du secteur de la santé) ;
    • un accès simplifié à des programmes do-tank comme Epidemium ou autres hackathons.

    Calendrier 2019

    • Appel à manifestation d’intérêt : 20 juin – 15 septembre 2019 ;
    • délibérations et choix des finalistes : 15 septembre – 22 octobre 2019 ;
    • audition des finalistes : 22 octobre 2019 ;
    • Ppitch lors du HDI Day 2019 : 14 novembre 2019.
  • Stratégie e-santé des Pays-Bas

    Le gouvernement néerlandais encourage le secteur de la santé à étendre ses services e-santé. Il a ainsi fixé des objectifs par rapport à l’accès aux dossiers médicaux, à la télésurveillance et à la prise de contact en ligne avec des professionnels de santé. 

    Aux Pays-Bas, le Nictiz (Institut informatique national de santé) réalise de la veille et évalue les progrès réalisés dans le domaine de la santé numérique. Tous les ans depuis 2012, l’institut publie un rapport annuel sur le sujet (le eHealth Monitor). Le rapport de 2018 révèle notamment que : 
    • de nombreux professionnels de santé ne connaissent pas la vision ni les objectifs e-santé de leur organisation ;
    • 71 % des personnes souffrant d’une maladie chronique et 63 % des usagers expriment des difficultés à estimer la fiabilité de l’information numérique de santé ;
    • les professionnels de santé considèrent avoir les compétences numériques mais ne connaissent pas toujours les possibilités techniques au sein de leur organisation ; 
    • la moitié des usagers souhaitent avoir un accès en ligne à leur dossier médical ;
    • la possibilité de contacter un médecin en ligne devient de plus en plus courante (option proposée par 88 % des généralistes et 50 % des spécialistes), l’usage reste stable. Les jeunes usagers, éduqués, avec des compétences numériques, sont plus enclins à prendre contact avec un professionnels de santé en ligne ;
    • plus d’un tiers des personnes atteintes de maladies chroniques sont intéressées par les portails patient (Personal Health Environment – PHE) mais seuls 2 % ont déjà utilisé un PHE ;
    • l’utilisation des techniques de télésurveillance dans le cadre de soins pour personnes âgées est en hausse (71 % en 2017, contre 81 % en 2018).

    Dans son rapport 2018, le Nictiz formule les recommandations suivantes pour les décideurs politiques et les groupes d’intérêt : 
    • positionner la e-santé : avoir une vision et une politique claire, et les faire connaître ;
    • faciliter la possibilité pour les professionnels de santé d’offrir et d’utiliser des services e-santé ;
    • faciliter l’accès et l’utilisation des services e-santé pour les usagers ;
    • développer un programme de recherche qui priorise les sujets à adresser.

  • DATA – Stratégie e-santé des Pays-Bas

    Le gouvernement néerlandais encourage le secteur de la santé à étendre ses services e-santé. Il a ainsi fixé des objectifs par rapport à l’accès aux dossiers médicaux, à la télésurveillance et à la prise de contact en ligne avec des professionnels de santé. 

    Aux Pays-Bas, le Nictiz (Institut informatique national de santé) réalise de la veille et évalue les progrès réalisés dans le domaine de la santé numérique. Tous les ans depuis 2012, l’institut publie un rapport annuel sur le sujet (le eHealth Monitor). Le rapport de 2018 révèle notamment que : 
    • de nombreux professionnels de santé ne connaissent pas la vision ni les objectifs e-santé de leur organisation ;
    • 71 % des personnes souffrant d’une maladie chronique et 63 % des usagers expriment des difficultés à estimer la fiabilité de l’information numérique de santé ;
    • les professionnels de santé considèrent avoir les compétences numériques mais ne connaissent pas toujours les possibilités techniques au sein de leur organisation ; 
    • la moitié des usagers souhaitent avoir un accès en ligne à leur dossier médical ;
    • la possibilité de contacter un médecin en ligne devient de plus en plus courante (option proposée par 88 % des généralistes et 50 % des spécialistes), l’usage reste stable. Les jeunes usagers, éduqués, avec des compétences numériques, sont plus enclins à prendre contact avec un professionnels de santé en ligne ;
    • plus d’un tiers des personnes atteintes de maladies chroniques sont intéressées par les portails patient (Personal Health Environment – PHE) mais seuls 2 % ont déjà utilisé un PHE ;
    • l’utilisation des techniques de télésurveillance dans le cadre de soins pour personnes âgées est en hausse (71 % en 2017, contre 81 % en 2018).

    Dans son rapport 2018, le Nictiz formule les recommandations suivantes pour les décideurs politiques et les groupes d’intérêt : 
    • positionner la e-santé : avoir une vision et une politique claire, et les faire connaître ;
    • faciliter la possibilité pour les professionnels de santé d’offrir et d’utiliser des services e-santé ;
    • faciliter l’accès et l’utilisation des services e-santé pour les usagers ;
    • développer un programme de recherche qui priorise les sujets à adresser.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé des Pays-Bas est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.