« Pour aider les gens à obtenir des informations précises et les renseignements dont ils ont besoin en matière de santé , il est impératif de minimiser les contenus sensationnels ou trompeurs particulièrement néfastes pour notre communauté ». C’est ce qu’affirme Travis Yeh, Product Manager de Facebook chargé de l’intégrité du fil d’actualités, dans un article publié dans la « Newsroom » du réseau social le 2 juillet 2019.
Il déclare que Facebook a procédé en juin à 2 mises à jour de son algorithme de classement (« ranking ») afin de réduire la visibilité de 2 catégories de publications :
• celles qui contiennent des affirmations exagérées ou fallacieuses en matière de santé ;
• celles qui ont pour objet de vendre des produits ou des services sur la base d’affirmations relatives à la santé, par exemple les posts faisant « la promotion d’un médicament ou d’une pilule prétendant aider à perdre du poids ».
Le réseau social a traité ce sujet des informations fallacieuses en santé de la même façon que les contenus « de qualité médiocre », comme le « clickbait » (« piège à clics »), soit « en identifiant les expressions couramment utilisées dans ces publications », est-il expliqué dans l’article.
Youtube (groupe Google) a lui aussi déclaré dans un communiqué cité par la presse américaine avoir « pris un certain nombre de mesures » pour remédier à ce même problème, notamment en diffusant « plus de contenus faisant autorité » pour les recherches liées au traitement contre le cancer, « en commençant à réduire le positionnement de certaines vidéos de désinformation médicale » et en affichant des messages contenant des sources permettant à l’utilisateur de vérifier par lui-même les informations.
Des mesures suivant la publication d’une enquête publiée par le Wall Street Journal
Ces déclarations interviennent concomitamment à la publication par le Wall Street Journal d’une enquête dénonçant la présence massive sur les 2 plateformes de contenus faisant la promotion de traitements alternatifs contre le cancer, scientifiquement douteux et potentiellement dangereux, qui enregistrent parfois des millions de vues.