Mutuelles

  • Asie-Pacifique : le marché de la télésanté estimé à 1,6 Md€ en 2020

    Selon une étude publiée en mai 2016 par le cabinet de conseil américain Frost & Sullivan (F&S), le marché de la télésanté* en Asie-Pacifique est estimé à 1,79 milliard de dollars US (1,6 Md €) en 2020, contre 1,02 milliard (920 millions d’€) en 2015, soit un taux de croissance annuel de 12 %.

    • L’utilisation accrue de l’internet mobile et à haut débit dans la région Asie-Pacifique a entraîné l’adoption de nouveaux modèles de prestations de soins et ainsi favorisé le développement de la télé-santé, précise le rapport.

    • Si la demande dans le secteur est forte, l’offre est encore trop faible du côté des vendeurs et des fournisseurs de soins. Selon F&S, le principal défi des années à venir est d’imaginer un business modèle plus efficace et viable.

    * Dans cette étude, le marché de la télésanté inclut la télémédecine, le suivi à distance des patients et la santé mobile.

    Les principaux enseignements du rapport de F&S

    • La télé-santé contribuerait à surmonter certains défis de santé majeurs comme :
      – la hausse des coûts ;
      – l’augmentation du nombre de personnes atteintes de maladies chroniques ou infectieuses ;
      – le vieillissement des populations.
    • La télésanté participerait ainsi à :
      – l’optimisation des coûts ;
      – l’amélioration de l’efficacité des ressources au niveau des soins primaires et des soins à destination des seniors ;
      – la stimulation du tourisme médicale ;
      – une meilleure sensibilisation des jeunes patients en bonne santé. La télésanté les encouragerait à entreprendre des interventions précoces, à être plus préventifs et à améliorer leur bien-être.

    Les gouvernements sud-asiatiques croient au potentiel de la télésanté

    Les gouvernements d’Asie-Pacifique participent activement à cette évolution en investissant dans des infrastructures, en développant les feuilles de route pour la télésanté et la cyber-santé dans la région et en mettant en place des mesures politiques qui, directement ou indirectement, attirent les investissements dans le domaine de la technologie médicale.

    Au niveau national, les gouvernements collaborent souvent avec les sociétés de télécommunications afin de construire des Smart Cities, et la télésanté fait généralement partie des domaines clés inclus dans leurs plans de développement.

    Télésanté : une demande forte mais une offre encore trop faible

    Bien que la demande en technologies relatives à la télésanté soit forte, les vendeurs et les fournisseurs de soins en Asie-Pacifique n’ont pas été en mesure d’augmenter le volume de leurs infrastructures et de leurs services en parallèle.

    « Un certain nombre de projets pilote n’ont pas réussi à atteindre le stade de la commercialisation en raison d’une trop faible adoption du côté des cliniciens, d’un environnement réglementaire défavorable et d’un manque de clarté au niveau des modèles de paiement », analyse Natasha Gulati, responsable des évolutions de l’industrie de santé en Asie-Pacifique à Frost & Sullivan.

    « Établir un business modèle durable est le défi le plus sensible auquel doivent aujourd’hui faire face les acteurs du marché, observe-t-elle. Nous travaillons sans relâche avec nos clients afin de faire évoluer les business modèles dans ce secteur. »

  • 14es Rencontres Annuelles de l’Assurance Santé : Paris, le 22/11/2016

    « Quels enjeux stratégiques entre réglementation et innovation ? » sera le thème des 14es Rencontres Annuelles de l’Assurance Santé qui se dérouleront à Paris le 22 novembre 2016.

  • Obtention du marquage CE pour l’œil bionique de Pixium Vision le 25/07/2016

    Pixium Vision, qui développe des systèmes de vision bionique, annonce l’autorisation européenne de mise sur le marché par l’obtention du marquage CE de son système épi-rétinien IRIS II le 25 juillet 2016.

    Ce dispositif, doté d’un implant épi-rétinien de 150 électrodes, système évolutif pouvant être implanté et explanté si besoin, est destiné aux personnes souffrant de rétinite pigmentaire.

    La première implantation de l’implant épi-rétinien sur un patient avait été réalisée le 24 février 2016. Le dossier de demande de marquage CE avait été effectué en décembre 2015.

    « L’obtention du marquage CE est une étape déterminante pour Pixium Vision et pour les personnes devenues aveugles à la suite de dystrophies rétiniennes. Le marquage CE est aussi la reconnaissance par un organisme expert indépendant du travail multidisciplinaire au long cours réalisé sur le système IRIS II. Nous allons continuer de développer nos systèmes de vision bionique pour améliorer le bénéfice visuel et l’autonomie des patients souffrant de dystrophies rétiniennes », a déclaré le directeur général, Khalid Ishaque.

  • Qualité hôpital numérique : Inovelan, premier industriel certifié

    Inovelan, éditeur de solutions de partage et d’échanges sécurisés de données de santé, a obtenu la certification « Qualité Hopital Numérique » le 7 juillet 2016. C’ est le premier industriel à recevoir cette certification après un audit de l’AFNOR Certification réalisé les 4 et 5 juillet 2016.

    Mis en place en décembre 2015, le certificat Qualité Hôpital Numérique est attribué aux industriels dont le système de management de la qualité (SMQ) respecte le Référentiel Qualité Hôpital Numérique. Il est délivré par des organismes certificateurs (OC) signataires d’une convention avec l’Asip Santé.

    La certification Qualité Hôpital Numérique s’inscrit dans le cadre du Programme hôpital numérique, plan stratégique pluriannuel (2012-2017) relatif aux systèmes d’information hospitaliers (SIH) mis en place par la DGOS et le ministère des Affaires sociales et de la Santé.

    Cette certification « repose sur le respect d’une norme d’exigence de système de management de la qualité (norme ISO 9001, ou ISO 13485) et d’exigences complémentaires spécifiques aux industriels fournisseurs de solutions informatiques à destination des structures et professionnels de santé », détaille l’Asip sur son site internet.

    Les objectifs de la certification :

    • des logiciels testés avant leur installation en production ;
    • des déploiements efficaces par des équipes formées et stables ;
    • un support réactif ;
    • de la visibilité dans la relation avec l’éditeur.

  • Premier partenariat entre GSK et Apple ResearchKit pour une étude sur la polyarthrite rhumatoïde

    Une étude clinique sur la polyarthrite rhumatoïde via une application iPhone développée sur la plateforme Apple ResearchKit, tel est l’objet du partenariat entre Glaxosmithkline et Apple annoncé le 17 juillet 2016.

    Cette étude portera sur 300 patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde et se déroulera sur 3 mois. Elle utilisera les capteurs du smartphone pour suivre les symptômes comme les douleurs articulaires, la fatigue et l’humeur du patient.

    Les patients devront également répondre à des questions et se soumettre à des exercices recourant aux capteurs de mouvements de l’iPhone.

    La société espère réduire les coûts de ses études cliniques: « une application rend la collecte d’informations plus facile et les patients n’ont pas à se déplacer dans un centre de recherche », a déclaré Rob DiCicco, directeur de l’innovation clinique chez GSK.

    L’application a été développée par GSK en collaboration avec Medidata Solutions et Possible Mobile.

  • L’innovation en France, indicateurs de positionnement international, édition 2016

    Ce rapport positionne la capacité d’innovation de la France dans le contexte mondial à travers une trentaine d’indicateurs a été publié le 19 juillet 2016 par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et le ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique.

    Basé sur une conception systémique de l’innovation, il permet de positionner la France par rapport à un référentiel de neuf pays et de comprendre les points forts et les points faibles de chacun.

  • Traitement du cancer par voie orale : une solution connectée développée par un consortium

    Développer une solution connectée permettant de sécuriser et piloter à distance la prise des anticancéreux par voie orale, c’est l’objectif que ce sont fixés Stiplastics, producteur de solutions plastiques pour l’industrie pharmaceutique, l’éditeur de logiciels e-santé La Valériane et l’institut Sainte-Catherine d’Avignon avec la création d’un consortium le 7 juillet 2016.

    Ce consortium va développer un dispositif médical de classe II pour accompagner les patients bénéficiant des plus récents traitements en oncologie par voie orale.

    « Ces nouvelles formes orales ont des effets secondaires parfois inconnus, et très souvent négligés. Sans maîtrise et sans sécurisation, ces traitements sont source d’arrêts fréquents ou de non-observance. On note, en outre, des risques d’iatrogénie essentiellement dus aux traitements co-administrés (automédication, phytothérapie, etc.). Pour nos patients, avec ces traitements novateurs, nous avons besoin d’un dispositif qui puisse être piloté à distance et qui nous permette de collecter des données réelles au domicile afin d’adapter la posologie en fonction de l’état clinique du patient et de sa tolérance au traitement », indique Françoise de Crozals, pharmacien gérant de l’Institut Sainte-Catherine, établissement investigateur hospitalier principal de l’expérimentation de cette nouvelle solution.

    La part actuelle des traitements du cancer par voie orale s’élève à 25% et pourrait passer à 50% en 2020 selon Unicancer.

    20% des hospitalisation d’urgence seraient dus à une mauvaise prise de médicaments selon l’INCa.

  • La commande publique au service de l’innovation et de la croissance

    L’achat innovant est désormais une priorité clairement affichée tant du côté des pouvoirs publics que des acheteurs. La mesure 32 du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi affirme le principe de «l’Etat, acheteur exemplaire» afin de stimuler l’innovation et accompagner le développement des PME innovantes. Le gouvernement s’est en particulier engagé à atteindre en 2020 un volume de 2% de la commande publique de la part de l’État, de ses opérateurs et des hôpitaux.

    Un décret du 26 septembre 2014 a également introduit dans le code des marchés publics le «partenariat d’innovation», un dispositif qui permet de faciliter la passation de marchés publics à visée innovante et d’aider les acheteurs publics à mieux utiliser leurs marchés pour stimuler l’innovation.

    Le dynamisme des groupements d’achat

    Cette politique de « l’Etat, acheteur exemplaire » s’appuie sur les groupements d’acheteurs hospitaliers tant publics que privé qui, à travers la mutualisation, jouent un rôle d’accélérateur en facilitant l’identification, l’évaluation et surtout la diffusion des innovations parmi leurs adhérents.

    La centrale d’achat francilienne ResaH a ainsi été le coordonnateur d’HAPPI (Healthy Ageing Public Procurement of Innovations) le premier appel d’offres transfrontalier lancé par sept centrales d’achat hospitalières européennes.

    Ce programme avait pour objectif de repérer au niveau européen les solutions permettant de prévenir et de guérir les chutes des personnes vieillissantes. Une plateforme a été développée pour recenser les solutions existantes ou en cours de finalisation. Ces solutions ont ensuite été évaluées et les marchés attribués à trois PME innovantes dont deux des lauréats étaient françaises.

    Le premier consistait en un système de détection de chute innovant, la solution  « Visualisation et Alerte de Chute » (VAC) de la PME française C2S.  Le parcours de marche DM3 de la PME française Alter Éco Santé, atelier d’équilibre qui permet de recouvrer de l’autonomie et de réduire la peur de la chute, ainsi que le C-Mill, tapis de rééducation à la marche de Forcelink, ont été les deux autres titulaires des marchés HAPPI.

    Le ResaH gère également les programmes d’achats innovants liés au programme TerriSanté l’un des cinq programmes Territoires de Soins Numériques actuellement en expérimentation. La plateforme HAPPI est désormais utilisée sous le nom de www.innovation-sante-autonomie.fr, pour recenser les solutions innovantes dans le domaine de la santé et de l’autonomie.

    Des procédures engagées avant que le produit soit sur le marché

    L’achat d’innovation ne vise concerne pas que les seuls produits commercialisés. Il englobe également des achats pré-commerciaux. Dans ces cas, les procédures d’achat doivent être engagées avant même que le produit ne soit sur le marché. C’est le cas de RELIES lancé également par le ResaH en partenariat avec des acheteurs suédois et espagnol dans le but de susciter des solutions digitales permettant au patient de prendre en charge à domicile le traitement de la douleur dans les maladies chroniques.

    Il faut aussi signaler que le groupement francilien a été le premier opérateur à avoir appliqué dans le domaine de la santé le tout nouveau dispositif de partenariat innovation dans le domaine du numérique pour le compte du GCS Sésame d’Ile de France.

    30 000 € pour aider les start-up innovantes

    Intervenir le plus en amont possible, c’est aussi le souci d’UniHA, le groupement d’achat qui rassemble les CHU et les grands centres hospitaliers. Une somme de 30 000 € est ainsi consacrée chaque année afin d’aider les start-up innovantes à documenter leur dossier, une pratique  inaugurée avec succès récemment avec la start-up lilloise ATH Medical sur une solution de traçabilité permettant de recomposer de manière automatisée les boîtes d’ancillaires. Une sorte d’avance sur chiffre d’affaires qui a permis d’amorcer la pompe. « Un système gagnant/gagnant », se félicite ses promoteurs.     

    Des appels d’offres dédiés à l’innovation

    Du côté de l’UGAP où le volume des achats concernant la santé et le médico-social représente le quart des commandes, on s’est doté récemment  d’un pôle innovation avec  des ressources dédiées. Depuis 2015, l’UGAP lance également deux appels d’offres par an dédiés à l’innovation dans lesquels le caractère innovant compte pour 30% dans la note du candidat. Cela a permis d’identifier des solutions innovantes sur des sujets tels que la personne âgée, l’e-santé ou la télémédecine.

    En complément de la promotion de l’innovation technologique, la centrale d’achat publique a également mis en place des formules de financement qui facilitent l’accès des établissements à l’innovation. C’est le cas du dispositif de « facturage collaboratif » qui permet à une start-up d’être payée dans un délai d’1 jour, la centrale d’achat publique jouant ainsi un rôle de banquier. Signalons aussi des formules de location ou de crédit-bail intéressantes pour des établissements aux capacités d’investissements limitées. Enfin depuis la fin janvier 2016, l’UGAP a ajouté à son catalogue une offre de conseil en organisation immédiatement actionnable qui permet à une innovation nécessitant un environnement organisationnel d’entrer rapidement dans l’établissement.

  • Les experts : « l’acheteur est légitime sur le sujet de l’innovation » (ResaH)

    Assurer la qualité du service rendu au patient et faciliter l’accès de l’innovation au marché sont les deux priorités des acheteurs hospitaliers.

    Dominique Legouge (GIP ResaH):

    « La réglementation  nous donne les outils nécessaires »

    « Le rôle de l’acheteur est de gérer l’interface entre les industriels et les établissements de santé, explique Dominique Legouge. Ce rôle doit commencer dès l’émergence d’un produit ou d’un service innovant. L’acheteur est pleinement légitime sur le sujet de l’innovation. Il n’intervient pas seulement lorsque le produit ou le service est sur le marché, il peut intervenir avant. Plus tôt il intervient dans la chaine de développement d’une innovation, plus il sera efficace. Il doit être capable sur un sujet donné de faire du sourcing c’est à dire d’identifier les solutions disponibles ou en cours de mise au point. Au ResaH on a fait une part importante à l’innovation dans les politiques et stratégies d’achat. La règlementation nous donne à cet égard tous les outils nécessaires».

    Philippe Marchand (UGAP):

    « Faciliter l’accès au marché des solutions innovantes »

    « L’UGAP n’intervient pas au niveau de la maturation de l’innovation. Son rôle est  plutôt de faciliter l’accès aux marchés publics des solutions innovantes. Son positionnement est de détecter des solutions innovantes et de les promouvoir à travers son réseau commercial. A titre d’exemple nous étions présents lors de la dernière Paris Healthcare Week à travers un village d’Innovation avec plusieurs start-up. Nous leur permettons d’accéder au marché hospitalier».

    Nicolas Roux (UniHA):

    « Qualité du service rendu au patient et attractivité de l’hôpital »

    « Nos axes pour juger une innovation, c’est la qualité du service rendu au patient, l’amélioration de l’attractivité de l’hôpital et de sa marge. C’est la combinaison de ces trois critères qui nous permettra de sélectionner une innovation ».

  • Les chiffres clés

    • 25 millions € : c’est le montant total des achats innovants de l’UGAP dans le secteur de la santé en 2015
    • 2% : c’est la pourcentage cible des achats innovants dans la commande publique en 2020
    • 30000€ : c’est le montant annuel du fonds de dotation d’UniHA pour aider les start up innovantes