Mutuelles

  • 36 heures chrono Occitanie

    Les rencontres régionales de la santé numériques Occitanie se dérouleront le 17 novembre 2016 dans le cadre de la DigiworldWeek qui aura lieu du 12 au 20 novembre 2016 à Montpellier.

    Les rencontres régionales visent à rassembler les acteurs régionaux de la e-santé. Elles réuniront environ 250 leaders régionaux sur une journée de conférences et de rencontres. Les rencontres seront accessibles gratuitement pour les institutionnels, les professionnels de santé et les représentants de patients. Elles sont payantes pour les industriels et les prestataires de service.

    La campagne s’adresse à tous les acteurs de la santé et du numérique :

    • Directeurs d’établissements de soins
    • Directeurs des systèmes d’information des structures de santé
    • Agence Régionale de Santé et Groupement de coopération sanitaire
    • Conseils généraux, Conseils régionaux
    • Acteurs de soins Ville-Hôpital-Médico-social
    • Médecins hospitaliers et libéraux
    • Infirmiers
    • Pharmaciens
    • Représentants des patients
    • Patients et aidants, familiaux et professionnels
    • Représentants institutionnels
    • Métropoles, Communautés urbaines
    • Industriels et prestataires de services en santé

    Programme

    8H30  ACCUEIL

    9H00-10H15  AGORA – Le numérique, outil de refondation du système de santé

    • Gérard Bapt, Député, 2ème circonscription de Haute-Garonne, Membre de la Commission des Affaires sociales
    • Dr Jean-Michel Bruel, Membre de l’Association de patients François Aupetit
    • Monique Cavalier, Directrice Générale, ARS Occitanie
    • Philippe Cirre, Délégué adjoint, Délégation à la stratégie des systèmes d’information de santé (DSISS)
    • Dr Bruno Kezachian, Président, Conseil de l’Ordre des Médecins du Languedoc-Roussillon
    • Chantal Marion, Vice-présidente, Métropole Montpellier

    10H40-12H15  LES #FASN LAB : CO-CONSTRUISONS LA SANTE DE DEMAIN

    • Le cabinet médical connecté
      • Un cabinet médical connecté ? Quels enjeux et quels bénéfices pour les patients et pour les professionnels ? Retours sur les pratiques et les questions de traçabilité et de sécurité.
        • Dr Eric Couhet, Médecin généraliste, Fondateur et Président, Connected Doctors
        • Christophe Sirot, Consultant, Directeur Régional chez MonDocteur.fr
        • Dr Eric Tanneau, Psychiatre, Secrétaire Général, Syndicat des médecins libéraux
    • Objets connectés et suivi e-santé : la place du numérique dans la prise en charge à domicile
      • Pilulier, balance, tensiomètres, éducation thérapeutique des patients, … panorama des outils  numériques disponibles pour améliorer la prise en charge à domicile. Usages, acceptabilité, pertinence : on en parle !
        • Dr (Pharm.) Alain Breckler, Conseil National de l’Ordre des pharmaciens  •Dominique Jakovenko, Président, Association des Infirmiers Libéraux du Bassin Alésien (AILBA)
        • Delphine Paccard, Responsable santé, prévention et prospective, CARSAT Languedoc-Roussillon
        • Pierre Trudelle, Service évaluation de la pertinence des soins et amélioration des pratiques et des parcours, Direction de l’Amélioration de la Qualité et de la Sécurité des Soins, Haute Autorité de Santé
    • Focus spécial GHT : une évolution de la coopération
      • La loi GHT préconise la mise en place de fonctions supports, informatique, DIM, les achats… En quoi la coopération peut maximiser l’efficacité souhaitée ?
        • Pierre Maggioni, Directeur Général, MiPih •Jérôme Euvrard, Directeur des systèmes d’information, CHU de Montpellier
        • Olivier Ponties, Directeur des systèmes d’information, CHU de Toulouse*
    • Un outil d’aide à l’orientation des patients pour les professionnels de santé : le ROR
      • Décloisonner les secteurs sanitaire, médico-social et social de manière cohérente ? L’exemple réussi du module spécifique du Répertoire Opérationnel des Ressources Interrégional (ROR-IR) à destination des acteurs des filières urgences et psychiatrie.
        • Marielle Fau, Psychologue clinicienne, Chef de projet ROR santé mentale des adolescents, GCS E-santé Languedoc-Roussillon
        • Denis Garcia, Directeur, GCS E-santé Languedoc-Roussillon
        • Dr Olivier Onde, Coordonnateur de l’ORU (Observatoire Régional des Urgences) Languedoc-Roussillon, Responsable, Samu 30

    11H30-11H45  COFFEE NETWORKING

    11H45-12H15  RESTITUTIONS DES #FASN LAB DANS L’AGORA

    12H15-13H00  AGORA – GHT : quelle valeur ajoutée pour les professionnels de santé et les patients ?

    • François Gros, Directeur de la plateforme e-santé, Medasys
    • Des représentants hospitaliers

    13H-14H  PAUSE DEJEUNER

    14H00-14H30  CHALLENGE START-UP

    14H30-15H30  AGORA – Intelligence artificielle, robotique, implants, … Innovations, mais de quoi parle-t-on ?

    • Qu’entend-on par le terme d’innovation santé ? Que réunit-il vraiment ? Qu’implique-t-il pour les professionnels de santé, les industriels, les patients ? Comment est-elle perçue par les citoyens ? Comment la recevoir et l’encadrer ?
      • Pr Antoine Avignon, Directeur, Chaire E-santé, Université de Montpellier
      • Bertin Nahum, Fondateur de Medtech, Membre du Conseil National du Numérique
      • Pr Michel Mondain, Responsable de l’équipe médicale « ORL et audiologie pédiatrique », CHU de Montpellier
      • Sébastien Tessuto, Commission Santé, Conseil de développement de Montpellier Méditerranée Métropole
      • François Vialla, Professeur des universités, Fondateur du Centre Européen d’Etudes et de Recherche en Droit & Santé (CEERDS)

    15H30-17H00  LES #FASN LAB : CO-CONSTRUISONS LA SANTE DE DEMAIN

    • Outils numériques et professionnels : en organiser l’usage pour mieux les exploiter
      • Messagerie sécurisée, DMP, plateforme régionale Parcours… Comment en organiser et développer l’usage pour ne pas noyer les professionnels de ville et hospitaliers sous un flot d’informations patient inexploitable ?
        • Monique Savoldelli, Directrice, GCS Télésanté Midi-Pyrénées
        • Isabelle Tartarin, Directrice des relations avec les usagers et Chef de projet DMP31, CPAM Haute-Garonne
        • Avec la participation de Jérôme Falerne, Responsable SI, ARS Occitanie
        • En présence de Jean-François Bouscarain pour l’URPS Infirmiers Occitanie, du Dr (Pharm.) Jean-Michel Ferrando pour l’URPS Pharmaciens Occitanie, Vivien Hausberg pour l’URPS Masseurs-Kinésithérapeutes Occitanie  et du Dr Maurice Bensoussan pour l’URPS Médecins libéraux Occitanie
    • Télémédecine : une solution pour la prise en charge du vieillissement ?
      • Pourquoi et comment assurer le déploiement territorial de la télémédecine en appui des parcours de santé de la personne âgée ? Outils, méthodes et expérimentations en cours.
        • Pr Claude Jeandel, Responsable du pôle gérontologie, CHU de Montpellier
        • Nathalie Villaudière, Directrice de la stratégie et de l’offre de soins, CHIC de Castres Mazamet, Coordinatrice régionale PÂSTELS, ARS Occitanie
        • Un représentant d’un EHPAD
    • La sécurité : un enjeu fort pour Hôpital Numérique
      • Quand le programme Hôpital Numérique endosse un rôle primordial pour l’assurance d’une sécurité optimale pour la mise en place des GHT.
        • Philippe Barbot, Responsable informatique, CH de Bagnols sur Cèze
        • Marie Chardeau, Directeur des systèmes d’information, CHU de Nîmes*
        • Sylvie Coiffard, Directrice Organisation et systèmes d’information, Groupe Medipôle Partenaires*
        • Jérôme Falerne, Responsable SI, ARS Occitanie
        • Guy Marty, Chargé de mission Hôpital Numérique, ARS Occitanie
        • Un représentant d’un éditeur SI*
    • Données de santé et Médecine personnalisée
      • En cours de préparation

    16h45-17H15  RESTITUTIONS DES #FASN LAB DANS L’AGORA

    17H15  CLÔTURE – BILAN D’ETAPE

  • Fusion d’Honestica et Planning de Garde

    Honestica et Planning de garde annoncent leur fusion le 18 octobre 2016.

    Dans le cadre de ce rapprochement, l’équipe de Planning de Garde, jusque-là uniquement constituée des fondateurs, Alexandre Huckert et Etienne Depaulis, passe de deux à vingt personnes. Les effectifs seront répartis à Paris et Lyon.

    Planning de Garde prévoit de lancer une version «Premium» de gestion du temps médical pour les établissements de santé. Une version Android de l’application mobile, actuellement en phase de tests, doit également être lancée prochainement. A ce jour, Planning de Garde revendique plus de 25 000 utilisateurs et 2 millions de gardes et astreintes planifiées.

    Les détails financiers de l’opération n’ont pas été dévoilés mais la page Linkedin de Planning de Garde indique le 20 octobre 2016 que la société a été acquise par Honestica.

    • Planning de Garde est une start-up qui édite un service en ligne de tableaux de garde pour le milieu médical depuis 2015
    • Lancée par Franck Le Ouay, également fondateur de Criteo, Alexandre Hamburger, et Philippe Douste-Blazy, Honestica réunit les médecins, les patients et professionnels de la santé sur une plateforme unique qui stocke, partage et analyse les données médicales des médecins et des patients.

    Digital et hôpital

    Dans un message publié sur la plateforme Medium et adressé à leurs utilisateurs, les fondateurs de Planning de Garde justifient leur décision :

    « Digital et Hôpital riment mais ne font pas toujours bon ménage. Nous sommes en 2016 : vous utilisez WhatsApp tous les jours, mais lorsqu’il faut envoyer une information médicale urgente, on vous demande d’envoyer un fax … voire un courrier ! Au XXIe siècle, ce n’est pas acceptable et nous comptons bien y remédier.

    Les enjeux de la communication médicale sont différents et nettement plus complexes. C’est pourquoi nous avons décidé de faire équipe avec les experts du domaine : Honestica. »

  • Diabète : Sanofi prévoit des produits prototypes avec Verily Life Sciences d’ici 2-3 ans

    Onduo, la coentreprise de Sanofi et Verily Life Sciences, filiale santé d’Alphabet (Google), devrait mettre au point de premiers produits prototypes dans le diabète « dans 2 ou 3 ans », a estimé Elias Zerhouni, président de la recherche-développement mondiale de Sanofi le 20 octobre 2016.

    Coentreprise détenue à 50-50 par Sanofi et Verily, qui ont chacun investi 250M $ (229M €), Onduo a pour mission de mettre au point des « solutions intégrées » combinant des technologies numériques et l’injection d’insuline pour optimiser le traitement du diabète, a rappelé M. Zerhouni.

    Comme il s’agira dans un premier temps de connecter des produits déjà existants, les premières innovations d’Onduo « arriveront bien plus rapidement que dans le cas d’un programme de recherche pharmaceutique partant de zéro », avait déjà expliqué Stefan Oelrich, responsable de l’activité diabète chez Sanofi, lors du lancement de la coentreprise le 12 septembre 2016

    Onduo prévoit de se concentrer d’abord sur le diabète de type 2, caractérisé par un défaut de régulation de l’insuline et qui représente 90% des cas de cette maladie chronique en forte augmentation dans le monde entier.

    La coentreprise compte s’attaquer dans un second temps au diabète de type 1, maladie auto-immune nécessitant une administration quotidienne d’insuline, et éventuellement aux personnes exposées au risque de développer un diabète.

    L’action de Sanofi gagnait 1,42% à 69,48 € à la bourse de Paris le 20 octobre 2016, jour de l’annonce.

  • Les laboratoires Expansciences lancent un incubateur de start-up

    Engager une démarche d’Open Innovation pour accélérer le développement de produits et de services innovants pour répondre aux besoins des patients et consommateurs, c’est ce qu’ont réalisé les laboratoires Expansciences en lançant un accélérateur consacré aux start-up souhaitant booster leurs nouvelles offres Santé, Bien-être et Prévention le 18 octobre 2016.

    Le programme prévoit entre autres, d’accélérer le « go to market » des quatre start-up qui seront sélectionnées pour entrer dans l’accélérateur, ainsi que l’accès aux équipes, infrastructures et réseau commercial des laboratoires Expansciences, pendant six mois.

    La participation nécessite de s’inscrire dans l’une des problématiques suivantes :
    – Mieux vivre les maladies ostéo-articulaires grâce à une prise en charge globale et connectée
    – Évolution de la relation patients/prescripteurs/payeurs/laboratoires
    – La peau et le toucher au cœur de l’éveil sensoriel et cognitif de l’enfant
    – Conception de produits

    Accompagnement sur-mesure

    • Mise en œuvre et définition du projet permettant d’accélérer le développement de la start-up
    • Accès aux ressources des laboratoires Expansciences : laboratoires de recherche, force commerciale etc.
    • Sponsors
    • Coaching personnalisé : business, IT, santé afin d’affiner et optimiser leur projet
    • Hébergement à Paris
    • Événements hebdomadaires : organisés chaque semaine avec des experts et des entrepreneurs

    Inscriptions ouvertes jusqu’au 28 octobre 2016 : calendrier de l’appel à candidatures :

    • Dépôt des candidatures : jusqu’au 28 octobre 2016 sur http://accelerateur.exapenscience.com
    • Pitch des start-up sélectionnées : les 7 & 8 novembre 2016
    • Début du programme d’accélération : 21 novembre 2016
    • Demo Day et fin du programme : 18 mai 2017

  • Journée de l’innovation en santé de la région Hauts-de-France à Lille le 29 novembre 2016

    Le pôle d’excellence santé des Hauts-de-France organise la journée de l’innovation en santé qui se tiendra au Grand Palais de Lille le 29 novembre 2016.

    Un des objectifs de cette journée est de renforcer les liens entre le monde de la recherche et de l’industrie à travers des conférences et pitchs, rencontres BtoB, déjeuner et soirée networking.

    Au programme :
    – Tables rondes et conférences sur le rôle des collaborations public-privé dans la stratégie d’innovation des entreprises; présentation de six structures d’excellence pour mettre en place des collaborations.
    – Déjeuner rencontre : intervention de Karine Charbonnier-Beck, Vice-Présidente à la Formation et aux Relations avec les entreprises, au Conseil Régional des Hauts-de-France, organisé par Clubster Santé
    – Rendez-vous BtoB pour initier les collaborations public-privé
    – Deux cycles de pitch
    – Soirée Welcoming Biofit 2016 : rencontre des décideurs du secteur pharma-biotech

  • Apple recrute un directeur de recherche sur l’intelligence artificielle

    Ruslan Salakhutdinov, professeur associé en machine learning à l’université Carnegie-Mellon a été recruté par Apple pour diriger ses recherche sur l’intelligence artificielle le 17 octobre 2016.

    Les autres initiatives d’Apple dans l’intelligence artificielle:

    • acquisition de Turi en août 2016.
    • acquisition d’Emotient en janvier 2016.
    • acquisition de VocalIQ en octobre 2015.
    • acquisition de Perceptio en octobre 2015.

    L’annonce du recrutement de Ruslan Salakhutdinov intervient peu de temps après l’annonce de la création du « Partenariat pour l’intelligence artificielle au bénéfice des citoyens et de la société », (Partnership on Artificial Intelligence to Benefit People and Society), lancé par Google, Deepmind, Amazon, Facebook, IBM et Microsoft, le 28 septembre 2016, et dont Apple était absent.

  • UniHA choisit Enovacom pour la connexion des dispositifs biomédicaux

    UniHA, réseau coopératif d’achats groupés pour les hôpitaux, a choisi Enovacom pour connecter les appareils biomédicaux, selon un communiqué d’Enovacom du 18 octobre 2016. L’objectif est d’intégrer les données vitales des patients dans les dossiers de soins informatisés, et faire ainsi gagner du temps aux soignants tout en garantissant la qualité des informations.

    Ce choix a été fait à l’issue de l’appel d’offre « Informatisation d’un Service de Réanimation, de Surveillance Continue avec intégration au SIH et connexion des équipements Biomédicaux » lancé par le réseau UniHA et coordonné par le Centre Hospitalier de Libourne.

    L’appel d’offre était constitué de deux lots:
    • Un premier concernant le logiciel de réanimation IMD Soft et la possibilité de choisir le logiciel Enovacom Patient Connect pour connecter les appareils biomédicaux aux dossiers informatisés de l’hôpital pour collecter et intégrer les données vitales des patients,
    • Un second lot pour l’achat du seul logiciel Enovacom Patient Connect.

    Les 67 établissements adhérents du réseau UniHA dont plusieurs ont déjà déclaré leur intérêt pourront donc bénéficier de cet accord.

  • Watson for Oncology en Corée du Sud : « Notre intérêt est grandissant dans toute l’Asie » (IBM)

    The Gachon University Gil Medical Center d’Incheon, en Corée du Sud, adoptera prochainement la plateforme IBM Watson for Oncology. Une première au sein du pays.

    Avec ce nouveau contrat, IBM poursuit le déploiement de sa filiale Watson Health en Asie.

    Farhana Nakhooda, directrice du service santé et services sociaux à IBM pour la région Asie-Pacifique, présente à H&TI les intentions du groupe dans la région.

    Un hôpital coréen séduit à son tour par IBM Watson for Oncology

    The Gachon University Gil Medical Center traite chaque année environ 50 000 patients atteints du cancer. Dans un premier temps, les équipes médicales utiliseront la plateforme d’IBM pour tenter de mieux traiter les cancers du sein, du poumon, du côlon, du rectum et les cancers gastro-intestinaux.

    IBM collaborera avec l’établissement afin d’adapter son offre au contexte local en suivant les directives médicales coréennes et les besoins linguistiques du pays.

    Selon les chiffres officiels, près de 255 000 nouveaux cas de cancers et plus de 75 000 décès liés à cette maladie devraient être recensés en Corée du Sud pour l’ensemble de l’année 2016.

    21 hôpitaux chinois envisagent eux aussi d’adopter Watson for Oncology. Le dispositif a déjà été mis en place en Thaïlande (Bumrungrad International Hospital) et en Inde (Manipal Hospital). La liste des partenariats devraient prochainement encore s’agrandir.

    E-santé : « nous collaborons aussi bien avec les pays en développement que les pays développés »

    Thaïlande, Inde, Chine et maintenant Corée du Sud… Pourquoi un grand groupe comme IBM a-t-il décidé d’investir dans l’e-santé en Asie ?

    IBM a intégré le secteur de la santé depuis longtemps en Asie-Pacifique. Par exemple, le groupe a mis en œuvre, et a possédé, le premier système de gestion électronique des patients à Singapour il y a environ vingt-cinq ans donc nous connaissons bien le marché.

    Mais depuis la récente création du pôle Watson Health aux États-Unis, nous avons décidé d’aller plus loin en introduisant sur le marché sud-asiatique de nouvelles solutions high-tech, dont Watson for Oncology. IBM a remarqué que les systèmes de santé en Asie étaient prêts à adopter des innovations technologies de pointe telles que celles développée par Watson dans le milieu hospitalier. Il y a donc eu très tôt une forte demande dans cette région. En Corée du Sud par exemple (plus de 50 millions d’habitants), il existe tout un programme national autour de l’innovation technologique et médicale.

    Nous avons également constaté que nos partenaires en Asie-Pacifique appréhendaient généralement les innovations high-tech en se projetant sur le long terme. The Gachon University Gil Medical Center, par exemple, perçoit les nouvelles technologies comme une opportunité pour transformer l’offre de santé aujourd’hui mais encore davantage au cours des prochaines décennies.

    L’hôpital Manipal (Inde) utilise Watson pour étendre la portée et l’impact de leurs oncologues afin d’aider plus de patients. En Inde, il y a une importante pénurie d’oncologues, de chirurgiens oncologues et de radiothérapeutes. Le rapport oncologues/patients atteints du cancer en Inde est de 1/1600, contre 1/100 aux États-Unis (source : A fresh look at oncology facts on south central Asia and SAARC countries. South Asian J Cancer 2012, Noronha V, Tsomo U, Jamshed A, Hai MA, Wattegama S, Baral RP, et al.).

    Certes, il y a des centres d’excellence en Asie, dans lesquels les patients reçoivent des soins de classe mondiale mais Watson for Oncology peut aider les médecins à rester au meilleur niveau face à la prolifération des données médicales : la plateforme peut les aider à normaliser la qualité et l’efficacité des soins en leur assurant de prendre des décisions fondées sur des preuves pertinentes envers un patient spécifique.

    Envisagez-vous d’introduire Watson for Oncology dans d’autres pays ?

    Oui. Notre intérêt est grandissant dans toute l’Asie. IBM travaille actuellement avec plusieurs organisations de santé en Corée du Sud, en Australie, en Inde et à Singapour mais aussi dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est qui envisagent l’adoption de Watson for Oncology pour apporter un soutien à leurs équipes médicales et améliorer leurs systèmes d’information.

    Quel est le contenu des partenariats formés avec ces hôpitaux ? Quel est l’avantage de tels contrats en termes de business modèle ?

    Le système Watson for Oncology est géré par des physiciens au Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSK). Le MSK et IBM entraînent la plateforme à analyser à la fois la littérature scientifique et l’historique médical de chaque patient afin de fournir aux médecins des options de traitement spécifiques adaptées à chaque malade. Ces options sont classées en fonction du niveau des preuves qui les soutiennent.

    Ce service peut être utilisé dans le cadre d’un second opinion pour les hôpitaux de la région. Par exemple, l’hôpital de Manpal utilise l’outil pour ses propres patients mais aussi pour les patients extérieurs à leur réseau hospitalier qui souhaitent obtenir l’avis médical de MSK comme second opinion mais qui ne veulent ou ne peuvent pas se déplacer jusqu’aux États-Unis.

    LLes données cliniques accessibles via Watson for Oncology sont uniquement mises à la disposition des médecins. Watson ne stockera jamais de dossiers médicaux ; seules des données de patients anonymisés seront éventuellement diffusées en cas de besoin pour des analyses spécifiques.

    Un logiciel en tant que service (Software as a Service) est avantageux car ainsi les organisations utilisatrices n’ont plus à financer les dépenses d’investissement (capex) pour acheter tout un dispositif pour leur hôpital – elles paient simplement les dépenses d’exploitation (opex). De plus, vous pouvez mettre en place de manière très rapide un nouveau système dans un hôpital et accélérer ou freiner son développement selon vos besoins tout aussi rapidement.

    On parle beaucoup de Watson for Oncology en ce moment dans le secteur de l’e-santé. Avez-vous d’autres projets sur ce marché pour les années à venir ?

    L’Asie-Pacifique est un marché unique sur lequel nous essayons de collaborer aussi bien avec les pays en développement que les pays développés. Certains besoins sont communs aux deux marchés, mais beaucoup sont spécifique à chaque pays. Sur les marchés en développement, les hôpitaux sont par exemple plutôt à la recherche de systèmes ERP (Enterprise Resource Planning – système pour faciliter la gestion du personnel, l’organisation des plannings…).

    Il y a un certain nombre d’hôpitaux en cours de construction dans la région. IBM les aide à élaborer leur matériel informatique pour qu’ils disposent des bonnes applications, entre autres.

    • La santé mobile. Nous assistons à une grande augmentation de l’intérêt pour nos solutions relatives à la santé mobile, qui répondent à la fois aux besoins cliniques à l’intérieur et en dehors de l’hôpital. Nous voyons cette évolution comme un moyen d’améliorer l’accès aux soins dans les pays en développement mais aussi d’aider les hôpitaux à rester connecter à leurs patients et à améliorer leur expérience, y compris après leur départ de l’hôpital.
    • La gestion des big data. L’analyse des données de santé est une priorité pour la plupart des pays développés, qui disposent de données suffisantes et qui sont désireux d’utiliser ces informations pour mieux prévenir certaines maladies. Il y a tellement de données non structurées dans le domaine de la santé (on estime à environ 80 % le taux d’informations de santé pertinentes pour les médecins qui ne sont pas structurées) qu’il y a une énorme opportunité à saisir ici pour tenter de transformer ces informations désordonnées en réelles pistes de réflexion.
    • Au cœur du marché : les solutions IT. Nous vivons actuellement les premières années d’une ère informatique qui va durer encore plusieurs décennies : nous sommes non seulement en train d’étudier ce qui est possible mais aussi ce qui sera utile et économiquement viable à l’avenir.

    > Les différents projets Watson Health en développement en Asie :

    • Watson Developer Cloud. Dans un futur proche, nous estimons que des millions de personnes utiliseront Watson comme un « self-service ». C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons ouvert notre technologie au monde entier via Watson Developer Cloud.

    Pour chaque bonne idée que nous avons, notre communauté solide et diversifiée de développeurs pense au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Mettre entre leurs mains la puissance de l’informatique cognitive aidera l’humanité à mieux comprendre le monde et, au final, nous aidera à prendre des décisions plus éclairées.

    • L’analyse de données en temps réel. Watson commence à être utilisé dans la pratique pour aider les cliniciens à évaluer les options de traitement et à être adopté par des organismes gouvernementaux pour mieux informer les citoyens. IBM travaille notamment avec Parkway Health, à Singapour, pour assurer un suivi proactif et une prise en charge précoce des patients grâce à l’analyse de données en temps réel et l’envoi de notifications aux infirmières en prévision d’événements critiques.
    • L’échange d’informations de santé. Une société australienne appelée Health& a de son côté développé une application grâce à la technologie Watson afin de proposer un accès facile à l’information sur la santé publique.
    • IBM’s Watson Care Manager. Nous remarquons aussi que des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Singapour cherchent à intégrer de nouvelles solutions dans leurs systèmes de santé et services sociaux afin de mieux sensibiliser la population à certains types de comportements néfastes pour leur santé et mieux gérer les soins pour les populations les plus malades. IBM’s Watson Care Manager a suscité beaucoup d’intérêt dans la région pour faire face à certains de ces enjeux.
    • IBM Research. Il y a aussi un certain nombre de projets liés à l’informatique cognitive menés par IBM Research. Par exemple, IBM travaille avec l’Institut australien sur le mélanome (Melanoma Institute Australia) pour permettre aux chercheurs d’identifier de manière encore plus précoce l’apparition d’un mélanome via la technologie cognitive.

    À l’avenir, vous verrez beaucoup d’autres solutions de ce genre générées par Watson se développer dans le but d’améliorer la prise de décision des médecins, des infirmières, des administrateurs et des consommateurs.

  • Watson for Oncology in South Korea: « Interest is growing across the region » (IBM)

    The Gachon University Gil Medical Center of Incheon, in South Korea, will adopt IBM Watson for Oncology. This partnership is a first one in the country.

    The American group continues to expand in the Asian eHealth market with this new deal.

    Farhana Nakhooda, Director, Healthcare & Social Services IBM (APAC), describe to H&TI group’s plans in the region.

    IBM Watson for Oncology: a Korean hospital seduced in turn

    The Gachon University Gil Medical Center treats annually about 50 000 patients suffering from cancer. Initially, medical teams will use the platform IBM to try to better treat cancers of the breast, lung, colon, rectal and gastrointestinal cancers.

    According to official figures, nearly 255,000 new cancer cases and over 75,000 cancer deaths are excepted in South Korea in 2016. The colon, rectal, stomach, lung, liver and thyroid are the most common in men; cancer of the thyroid, breast, colon, stomach and lung cancers in women.

    Twenty-one Chinese hospitals are also considering to adopt Watson for Oncology. The device has already been set up in Thailand (Bumrungrad International Hospital) and in India (Manipal Hospital). The list of partnerships should soon expand.

    E-health: « we are dealing with both developing and developed countries in the region »

    China, Thailand, India and now South Korea… Why a major company as IBM have decided to invest in eHealth in Asia?

    IBM has been in healthcare for a long time in Asia Pacific – for example IBM owned and implemented the first patient management system in Singapore and that dates back to about 25 years ago so we are no stranger to this market. However, with our recent announcement of the Watson Health business unit in the US – we are now introducing new cutting edge solutions into the Asia Pacific market including Watson for Oncology.   IBM has found that health systems in Asia are eager to bring cutting edge technology innovations such as Watson into clinical practice, so there has been high demand in this region very early. For example in Korea (population 50M), there is a national agenda around innovation in technology and medicine. 

    We’ve also found that partners in the Asia Pacific region often bring a long term vision to their approach to technology adoption. Gachon University Gil Medical Center, for example, sees technology as an opportunity that is transforming healthcare today – and will have even greater impact over the coming decades. Manipal Hospital is using Watson to expand the reach and impact of their oncologists to help more patients.In India for example, there is an acute shortage of oncologists, surgical oncologists and radiation therapists. The ratio of oncologists to cancer patients in India is 1:1600 compared to 1:100 in the United States. (Source: Noronha V, Tsomo U, Jamshed A, Hai MA, Wattegama S, Baral RP, et al. A fresh look at oncology facts on south central Asia and SAARC countries. South Asian J Cancer 2012;1:1-4)

    Certainly there are centers of excellence here in Asia where patients receive world-class care – but whether at an academic medical center like Gachon University Gil Medical Center, Bumrungrad Hospital in Thailand or a hospital in rural China, Watson for Oncology can help doctors stay on top of the proliferation of medical data, and can help standardize the quality and efficiency of care, ensuring decisions are based on evidence that is relevant to a specific patient.

    Are you planning to introduce Watson for Oncology in other countries, in Asia or elsewhere?

    Yes. Interest is growing across the region. IBM is now working with more health organizations in Korea, Australia, India and Singapore and additional countries in South East Asia who are considering adopting this technology to provide support to their medical teams and enhance their information systems.

    What is the content of these partnerships with hospitals? What is the advantage in terms of business model?

    The Watson for Oncology system is trained by physicians at Memorial Sloan Kettering Cancer Center. MSK and IBM trains Watson to evaluate scientific literature and the unique medical history of each patient to provide treatment options to physicians during every patient visit.

    Based on this analysis, Watson provides clinicians with potential treatment options, ranked based on the level of evidence supporting them. This can be provided as a 2nd opinion service for hospitals in the region. Manipal Hospital for example, is not only using Watson for Oncology for it’s own patients but it is also offering Watson for Oncology to patients from outside their hospital network who would like a 2nd opinion from MSK and don’t want to travel all the way to the US.

    Watson for Oncology is provided as a Software as a Service technology that provides clinical decision support to doctors. It provides potential treatment options to clinicians based on large volumes of data – but it ultimately the role of the physician to determine the best treatment for the patient. The clinical data is only available to doctors. Watson will never store clinical records, and will only access de-identified patient data for purposes of analysis.

    The advantage of Software as a Service is that organizations no longer have to pay capex to buy a whole system for their hospital – they just pay opex. In addition- you can get the system up and running very quickly in a hospital and scale the system up or down very quickly as well.

    We talk a lot about IBM and Watson for Oncology in the healthcare sector. What are your projects in this market in the coming years?

    Asia Pacific is a unique market in that we are dealing with both developing and developed countries in the region. Some of the needs are common to both markets but many are unique. Hospitals in developing markets are looking at ERP systems, procurement systems, talent management and ERP systems as an example.

    There are a number of new hospitals being built across the region and IBM is involved in helping design their IT as well as helping to source the right applications and implement the new hospital.

    • Mobile health. We are seeing a huge rise in interest in our mobility solutions which address both clinical needs in a hospital as well as clinical needs outside the hospital. We are seeing this as a way to help increase patient access in developing countries but we are also seeing it as a way for hospitals to stay connected to their patients and improve the patient experience even after their patients leave their hospitals.
    • Big data management. Health analytics is a focus for mostly developed countries who have sufficient data and are keen to use the data to predict and prevent disease – and also look at real time analytics in a hospital to identify gaps in care. In addition – there is so much unstructured data in healthcare (in fact 80% of healthcare data which is relevant to doctors is unstructured) that there is a huge opportunity to use natural language processing to turn that unstructured data into actionable insights.
    • IT solutions. We are experiencing the first years of a computer age that will last for decades: we are not only studying what is possible but also what will be useful and economically viable the future.

    > Different Watson Health current projects in Asia:

    • Watson Developer Cloud. We are in the early years of a computing era that will last for decades to come – and we are currently considering not only what is possible, but what will be useful and have economic value in the future. In the not too distant future, we envision millions of people using Watson as ‘self-service’ AI – this is one of the reasons we opened our technology to the world via the Watson Developer Cloud.

    For every good idea we have, our robust and diverse developer community is thinking up many more. Putting the power of cognitive computing into their hands will help mankind better understand the world, and ultimately, help us make more informed decisions about how we live in it.

    • Real-time data analysis. Watson is beginning to be used in practice to help clinicians evaluate treatment options and also by government agencies to help citizens better access public information. IBM is working with Parkway Health in Singapore to provide proactive patient monitoring and early intervention through real-time data analysis and notifications to nurses in anticipation of critical and life-threatening events.
    • Health Information Exchange. An Australian company called Health& has developed an application with Watson technology to provide easy access to public health information. Watson cognitive computing allows people to ask questions in a natural way and then provides answers in natural language.
    • IBM’s Watson Care Manager. We are seeing countries such as Australia, New Zealand and Singapore all looking at integrating health and social services with care management and population health management solutions which prevent the healthy from getting sick and manage care for the very sick and vulnerable populations. IBM’s Watson Care Manager has been getting a lot of interest in the region to address some of these issues.
    • IBM Research. There are also a number of cognitive computing projects being led by IBM Research. For example, IBM is working with Melanoma Institute Australia to help further advance the identification of melanoma using cognitive technology. This research builds on IBM’s existing research agreement with Molemap, which uses advanced visual analytics to analyse more than 40,000 data sets including images and text. IBM Research plans to analyse dermatological images of skin lesions to help identify specific clinical patterns in the early stages of melanoma.

    In the future, you’ll see many more Watson solutions that are designed to improve the decision making of doctors, nurses, administrators, and consumers.