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  • PHW18 : « Faire du patient un partenaire à part entière du système de santé », Agnès Buzyn

    Lors de la conférence inaugurale de la Paris Healthcare Week 2018, ce 29 mai 2018, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, a rappelé les axes prioritaires de son action :
    • catalyser un changement de culture vers plus de prévention ;
    • réduire le reste à charge des patients ;
    • faire de la télémédecine un levier de réduction des disparités d’accès aux soins ;
    • adopter des indicateurs de qualité et de sécurité pour 10 pathologies ;
    • replacer le patient au cœur du système de santé ;
    • favoriser l’usage des big data de l’intelligence artificielle et des innovations en santé.

    De nombreuses actions engagées en faveur de la transformation du système de santé depuis 2017

    Depuis sa prise de fonction en mai 2017, la ministre des Solidarités et de la Santé et ses partenaires ont rendu publics plusieurs plans d’action en faveur d’une reconfiguration du système de santé, à savoir la stratégie nationale de santé et le plan d’égal accès aux soins.

    Le plan « priorité prévention » est en cours d’élaboration. Sont également à l’étude des stratégies d’évolution du système de santé demandé par le Premier ministre, à la suite de son discours d’Eaubonne du 13 février 2018 sur la « stratégie de transformation du système de santé ».

    La situation budgétaire et financière des hôpitaux est préoccupante, rappelle la ministre : « nous devons tout faire pour y répondre, c’est l’enjeu de la transformation du système de santé ». Il convient, à cet effet, de « nous interroger sur les fondements de l’organisation du système de santé français et de mieux articuler les soins hospitaliers et de ville », poursuit-elle.

    Adopter des financements au parcours et au forfait dès 2019

    La Ministre en appelle à la « diversification des modes de rémunération » des professionnels de santé. Elle « souhaite ainsi des financements aux parcours, aux forfaits, qui soient de nature à favoriser la pertinence des soins ».

    Agnès Buzyn a confié à Jean-Marc Aubert, directeur de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES), une mission sur l’évolution des modes de financement de l’ensemble du système de santé. Les résultats de cette mission seront intégrés au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 et seront effectifs à compter de 2019.

    «Nous devons intégrer des actions de prévention à notre système de santé » 

    La Ministre travaille à la réorganisation du système de santé, dont elle a fait l’une des priorités de son ministère: « Nous devons mettre en œuvre un changement profond dans l’organisation de nos soins. L’essor des GHT (groupements hospitaliers de territoire) doit à ce titre se poursuivre ». Agnès Buzyn rappelle la nécessité d’améliorer la coopération et le décloisonnement entre les acteurs hospitaliers et les acteurs de ville et du secteur médico-social. Les actions de préventions seront valorisées.

    Le système de santé français est confronté à quatre transformations majeures

    Le système de santé subit de nombreuses pressions, rappelle la ministre : « des efforts seront nécessaires pour le maintenir à un haut niveau de performance ». Ses « faiblesses » sont attribuables à plusieurs facteurs : prévention insuffisante, lutte imparfaite contre les facteurs de risque, permanence des inégalités sociales de santé, etc.

    Agnès Buzyn énumère quatre transformations majeures auxquelles son administration s’efforce de répondre :

    • La transition épidémiologique : les patients sont plus âgés et atteints de pathologies chroniques parfois complexes qui nécessitent de repenser les parcours.
    • L’accès aux soins : les inégalités territoriales d’accès aux soins ne cessent de se creuser. Il convient à ce titre de « mieux réfléchir territorialement sur les filières de prises en charge » pour garantir à tous l’accès au système de santé, rappelle la Ministre.
    • Les évolutions scientifiques, techniques et numériques : les progrès en la matière se poursuivent : « il nous faut plus d’agilité et de réactivité » pour étendre la marge de manœuvre des industriels de santé et de la recherche publique, et pour donner aux professionnels de santé les moyens de s’approprier ces innovations.
    • Recentrer le système de soins autour du patient : « Nous ne pouvons négliger le savoir du patient atteint de maladies chroniques, parfois rares », affirme Agnès Buzyn, qui annonce ainsi vouloir faire du patient un « partenaire à part entière du système de santé ». 

    Agnès Buzyn rappelle les axes prioritaires de la stratégie nationale de santé  

    Amorcer le virage préventif du système de santé

    La Ministre veut insuffler un « changement de culture vers plus de prévention ». Ce changement doit être porté par tous les professionnels de santé. Les ministres de l’enseignement et de la santé ont à ce titre lancé le service sanitaire, le 26 février 2017, qui vise à familiariser les étudiants avec les outils de prévention et d’éducation à la santé pour leur exercice médical future. Effectif à la rentrée 2018, il concernera 47 000 étudiants en santé, appelés à devenir des « ambassadeurs de la prévention dans tous les milieux de vie ».

    Réduire le reste à charge des patients

    « Le reste à charge est trop important » : nous travaillons sur un panier de soins de qualité totalement pris en charge pour l’optique, le dentaire et l’audio prothèse :« Nous devrions aboutir avant la fin de l’année, à la mise en œuvre progressive du reste à charge zéro pour nos concitoyens », affirme-t-elle.

    Faire de la télémédecine un levier de réduction des inégalités d’accès aux soins

    Il est impératif de « faciliter l’accès aux soins ». Le plan d’égal accès aux soins lancé en octobre 2017 avec le Premier ministre constitue le dernier jalon d’une succession de plans de santé lancées par les ministres pour réduire les disparités d’accès aux soins. Agnès Buzyn souhaite notamment faire de la télémédecine et de la réorganisation territoriale, des leviers effectifs de réduction des inégalités territoriales de santé.

    La télémédecine est « l’une des avancées organisationnelles », inscrite dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018. La ministre précise que l’accord conventionnel est en cours de finalisation et va être signé prochainement. Il sera « transposé à l’hôpital dans les mêmes délais d’entrée en vigueur ».

    Adopter des indicateurs de qualité pour 10 pathologies

    La Ministre a demandé à la Haute autorité de santé d’élaborer des indicateurs de qualité de parcours qui porteront sur les 10 pathologies chroniques les plus fréquentes. Ces indicateurs seront rendus publics à la fin de l’année 2018.

    Favoriser les innovations en santé, l’usage du big data et de l’intelligence artificielle

    L’ innovation constitue le 4e axe de la stratégie nationale de santé. Il convient « tenir compte des apports des grandes données de santé et de l’intelligence artificielle », conformément aux orientations décrites par le président Emmanuel Macron dans son discours du 29 mars 2018.

    Le dossier médical partagé va être généralisé en septembre 2018 et permettra l’accès en ligne pour chacun des usagers du système de santé, à ses propres données médicales. Enfin, il convient d’engager le chantier de la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions.

    La Paris Healthcare week a débuté le mardi 29 mai et se poursuit jusqu’au jeudi 31 mai 2018. Les équipes de Health & Tech Intelligence y participent et couvrent en direct l’évènement, dont le programme est consultable sur ce site internet. 

  • H&TI se mobilise pour vous faire découvrir en direct les tendances de la Paris Healthcare Week

    Les analystes de Health & Tech Intelligence seront présents chaque jour pour vous rapporter les tendances et les innovations pendant la Paris Healthcare Week du 29 au 31 mai 2018. Les articles seront en accès libre pendant cet événement.

    Vous pourrez également nous retrouver chaque jour sur le stand du Cluster TIC Santé Nouvelle Aquitaine (stand 038) à l’occasion des 10 ans du Cluster.

    À cette occasion, le Dr Béatrice Falise-Mirat, interviendra :
    • le 29 mai 2018 à 15h en tant que modératrice de la table ronde franco-canadienne autour du Cluster TechnoMontreal et l’écosystème e-santé canadien ;
    • le 31 mai à 11h avec le directeur de la Maison de Santé Protestante Bordeaux Bagatelle sur le thème de la coordination et des parcours de soin innovants.

    David Clavereau, quant à lui, interviendra le 30 mai 2018 à 15h, pour vous présenter les tendances start-ups en e-santé.

    Plus d’infos sur ce lien.

    Le programme complet de l’événement est consultable sur ce site internet.

  • « Actions Start-ups 2018 », les mesures de Mounir Mahjoubi pour encourager les start-ups de la santé

    Le 24 mai 2018, Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du numérique, a annoncé des mesures pour favoriser le développement des start-ups tous secteurs confondus avec une attention particulière pour celles des secteurs de la health tech (santé), de la edtech (éducation), de la fintech (finance) et de la mobilité.

    En ce qui concerne les start-ups de la santé, le cap doit être mis sur l’exploitation des données et en ce sens des projets sont en développement en collaboration avec l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) et le Conseil Stratégique des Industries de Santé avec des annonces prévues à l’été 2018. Ces mesures ont été élaborées à partir des résultats de la consultation nationale lancée par le secrétaire d’État chargé du numérique reposant sur 1 300 réponses en ligne, 15 ateliers dans toute la France, 200 entretiens et la contribution de 30 partenaires.

    Les propositions formulées concernant l’ensemble des start-ups reposent sur quatre axes:
    • simplifier la vie des start-ups ;
    • accompagner le financement notamment dans les phases de croissance ;
    • favoriser l’émergence et le recrutement des talents ;
    • assurer un meilleur accompagnement à l’international.

    Mesures visant les start-ups santé : promouvoir la recherche et l’exploitation des données

    Selon Mounir Mahjoubi, la France doit capitaliser sur les compétences de son personnel médical, l’excellence de ses chercheurs et des bases de données publiques massives dont elle dispose.

    Le Président de la République a annoncé fin mars 2018 un enrichissement progressif du Système National des Données de Santé (SNDS) avec les données cliniques des hôpitaux, afin de fournir un élan majeur au big data dans le domaine.

    Pour continuer dans ce sens, il a annoncé deux projets :

    • des moyens renforcés décidés pour l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) en 2019 visant à accélérer les essais cliniques et les délais d’autorisation ;
    • un cycle de travail sous l’égide du Conseil Stratégique des Industries de Santé dont les conclusions seront présentées en juillet 2018.

    Simplifier la vie de start-ups

    Afin de répondre aux défis que rencontrent le start-ups à différents stades de leur développement, des mesures suivants ont été annoncées :

    • favoriser le dialogue avec les administrations et la création d’un réseau de correspondants start-ups – innovation dans chaque ministère dès juin 2018 ;
    • le renforcement, le 3 mai 2018, du dispositif « France Expérimentation« , permettant aux start-ups de demander, à tout moment, un droit à déroger à un règlement ou à une loi en place pour déployer un nouveau business model ;
    • alléger les contraintes qui pèsent sur le start-ups notamment pendant la phase d’hyper-croissance en les faisant bénéficier de la disposition de la loi PACTE selon laquelle selon laquelle, pour les seuils de onze, vingt et cinquante salariés, un seuil d’effectif est franchi uniquement lorsque celui-ci a été atteint ou dépassé pendant cinq années civiles consécutives.

    Soutenir le financement des start-ups en croissance

    Des actions en ce sens sont en cours d’étude et à venir, selon Mounir Mahjoubi:

    • l’expérimentation par Bpifrance d’une offre de « venture loans » capable d’accompagner les grandes levées de fonds ;
    • la promotion de l’essor des Initial Coin Offerings (ICO), grâce à une clarification du cadre attaché à ce mode de levée de fonds jugé prometteur. Le projet de loi PACTE prévoit ainsi la création d’un visa pour les entreprises émettrices de jetons respectant certains critères précis de nature à protéger les épargnants, et des études sont encours sur le cadre comptable et fiscal associé ;
    • le positionnement de l’État en tant qu’acheteur pour donner un coup de pouce aux start-ups en :
      • mettant en place avant fin 2018 un guichet unique d’achat de l’État pour les entreprises qui souhaitent échanger avec ce dernier ;
      • relevant à 100 000 euros (contre 25 000 euros aujourd’hui), dans le cadre d’une expérimentation sur trois ans, le seuil permettant de recourir à un marché public sans publicité ni mise en concurrence pour acquérir des produits innovants auprès des PME.

    Par ailleurs, Mounir Mahjoubi a fait part du parti pris du Gouvernement d’encourager le start-ups de la deep tech, à savoir des start-ups à forte intensité technologique en :

    • y dédiant 70 millions d’euros du fonds pour l’industrie et l’innovation ;
    • faisant bénéficier les start-ups deep tech chaque année des « grands défis » organisés, sur des sujets de société, dans le cadre d’une seconde enveloppe à hauteur de 100 millions d’euros chaque année du fonds pour l’industrie et l’innovation.

    Formation : favoriser l’émergence des professionnels certifiés

    Étant une des trois problématiques les plus préoccupantes des start-ups, la formation dans le numérique  doit être pilotée dans l’immédiat selon Mounir Mahjoubi. Pour cela, trois mesures ont été annoncées :

    • l’ouverture dès 2019 une spécialité « numérique et sciences informatiques » au lycée, et qui écho à la mesure lancée en avril 2018 du plan de financement de 10 000 formations courtes au numérique;
    • le lancement en juin 2018 d’une mission visant à résoudre à moyen terme les tensions constatées sur les recrutements numériques ;
    • l’assouplissement accru des conditions de recrutement de talents étrangers via le dispositif du visa French Tech.

    Promouvoir les start-ups à l’international

    Des mesures pour accroître la visibilité de start-ups française à l’étranger sont prévues :

    • le lancement à l’automne 2018 d’un indicateur « next 40 », équivalent du CAC 40 pour les acteurs les plus prometteurs ;
    • l’organisation de déplacements commerciaux à l’étranger avec des start-ups à fort potentiel, intitulés scale up tours ;
    • en développement, un guichet unique Team France Export d’accompagnement export dans chaque région.

  • La Chine est potentiellement le plus grand marché international de l’assureur américain Cigna

    L’assureur américain Cigna voit des opportunités de croissance intéressantes en Asie, en particulier en Chine, qui devrait prochainement devenir son plus grand marché à l’étranger grâce à sa fusion avec le géant China Merchants Bank (Cigna & CMB Life Insurance), a déclaré à la mi-mai 2018 Jason Sadler, directeur des marchés internationaux à Cigna.

    L’investissement dans le numérique fait partie des priorités du groupe, a-t-il précisé, un point essentiel pour rester parmi les leaders du marché.

    Marchés internationaux : la Chine bientôt devant la Corée du Sud

    Le commerce international est la partie du portefeuille d’activités de Cigna dont la croissance est la plus rapide (source : South China Morning Post). Ces marchés étrangers, qui comprennent la Corée du Sud, la Chine, l’Inde, Hong Kong, la Turquie et le Moyen-Orient, entre autres, ont enregistré une croissance à deux chiffres au niveau de leurs revenus et de leurs bénéfices au cours des sept dernières années.

    Chine : une évolution démographique favorable au développement des activités de Cigna

    La Corée du Sud, où elle opère depuis 31 ans, est actuellement son plus grand marché d’outre-mer. Jason Sadler a indiqué que la Chine, de par « le vieillissement rapide de sa population, la croissance continue de sa classe moyenne et l’augmentation des maladies chroniques, (…) devrait devenir [le pays où se situera la plus] grande partie [des] activités étrangères [de la société] », sans préciser à quel moment précisément elle allait passer devant le marché sud-coréen (source : South China Morning Post).

    Cigna est en train de s’étendre dans davantage de provinces chinoises – l’entreprise est présente actuellement dans quinze d’entre elles. Les licences des succursales d’assureurs étrangers sont délivrées province par province.

    Tous ces facteurs ont alimenté une demande croissante de produits de santé et d’assurance-vie privée chez les particuliers, a expliqué M. Sadler, relevant notamment que la Chine avait dépassé l’Inde au niveau du nombre de personnes souffrant de diabète.

    « Un investissement supplémentaire dans le numérique est important » (J. Sadler)

    Les stratégies numériques de l’entreprise sont essentielles à la croissance des activités de l’entreprise en Chine, a-t-il ajouté, à la fois grâce à ses deux millions de clients individuels dans le pays et à un nombre croissant de clients internationaux et locaux.

    Reconnaissance faciale et application mobile

    Par exemple, pour réduire le risque de contrefaçon de réclamations d’assurance, ses succursales en Chine ont mis en place une technologie de reconnaissance faciale pour que les clients puissent déposer leurs réclamations en prenant une photo d’eux plutôt qu’en soumettant des formulaires avec des signatures.

    En janvier 2017, Cigna a également lancé une application mobile permettant aux utilisateurs de réaliser une auto-évaluation de leur santé en ligne. L’application permet aussi de savoir où se trouvent les hôpitaux et les médecins les plus proches et propose un suivi en temps réel de l’état de santé d’une personne.

    Analyse des données : des produits et des services plus personnalisés

    Grâce à ce dispositif, Cigna peut collecter des données sur le comportement et les préférences de ses clients, ce qui lui permet d’analyser plus en profondeur les profils des consommateurs les plus susceptibles de déposer une réclamation afin de leur proposer des produits et des services plus personnalisés.

    Cigna & CMB Life Insurance a initialement axé sa stratégie numérique sur les ventes de produits. Plus récemment, l’entreprise l’a étendue afin d’offrir « une expérience client complète », incluant le support après-vente.

    « Un investissement supplémentaire dans le numérique est important, insiste Jason Sadler. Aujourd’hui, les gens utilisent principalement ces [technologies] pour interagir les uns avec les autres – que ce soit avec leurs amis sur les réseaux sociaux, ou avec leur banque ou compagnie d’assurance via des applications ou des chatbots. Nous exploitons les meilleures pratiques en matière d’intelligence artificielle depuis notre plus grand marché [actuel], la Corée du Sud, pour améliorer nos services de soins numériques. »

    Cigna s’intéresse aussi de près au marché indien

    En dehors de la Chine, l’Inde est un autre marché à la croissance rapide pour le groupe. L’assureur américain est en train d’y obtenir une approbation réglementaire pour changer sa fusion actuelle avec le conglomérat TTK Group afin de s’allier avec Manipal Group, une société qui gère le deuxième plus important réseau hospitalier du pays. Manipal a accepté l’année dernière de racheter la participation de 51 % de TTK dans la coentreprise.

    Pour le premier trimestre 2018, le bénéfice net de Cigna s’est établi à 915 millions de dollars américains (779 M. €), soit une hausse de 53 % par rapport à la fin 2017 (598 M. US$ ; 509 M. €).

  • China to become the biggest international market of US health insurer Cigna

    US health insurer Cigna sees interesting growth opportunities in Asia, especially in China, which could soon become its largest overseas market through its joint venture with China Merchants Bank (Cigna & CMB Life Insurance), said in mid-May 2018 Jason Sadler, president of international markets at Cigna.

    Investment in digital is one of the company’s key priorities, he added, to remain among the market leaders.

    International markets: China to overtake South Korea

    International business is the fastest growing part of Cigna’s business portfolio. These markets, which also include India, Hong Kong, Turkey and the Middle East, among others, have recorded double-digit revenue and earnings growth over the past seven years (source: South China Morning Post).

    China: a demographic change interesting for Cigna’s business development

    South Korea, where it has been operating for 31 years, is currently its largest overseas market. Jason Sadler said that China, due to its « ageing demographic, the continued growth of its middle class and rise of chronic diseases, (…) is likely to become the largest part of our foreign business », without specifying when exactly he expected China to overtake South Korea as the company’s top international market (source: South China Morning Post ).

    Cigna is about to expand into more Chinese provinces from 15 currently. The licenses for branches of foreign insurers are issued on a province-by-province basis.

    All of these factors have fueled a growing demand for private health and life insurance products from individuals, Mr Sadler said, noting that « China has overtaken India with the highest number of diabetics. »

    « Further investment in digital is important » (Jason Sadler)

    The company’s digital strategies are key to understand how it intends to grow its China business, he added, both from the base of its two million-plus individual customers in the country, and an increasing number of international and Chinese corporate clients.

    Facial recognition and mobile app

    For example, in order to limit the risk of insurance claim forgeries, its branches in China have installed facial-recognition technology: customers can file their claims by having their photos taken rather than submitting forms with signatures.

    For instance, to reduce the risk of insurance claim forgeries its branches in China have installed facial recognition technology, so that customers can file their claims by having their photos taken rather than submitting forms with signatures.

    About 18 months ago, Cigna also launched a mobile app that allows users to carry out an online health self-assessment. The application can also tell them where the nearest hospitals and doctors are, and offers real-time monitoring of an individual’s health status.

    Data analysis: more personalized products

    Through this device, Cigna can collect data about its customers’ behaviour and preferences, enabling it to conduct further analysis into the types of customers that are most likely to make a claim in order to offer them more personalized products and terms accordingly.

    Cigna & CMB Life Insurance initially focused its digital strategy on product sales. More recently, this has expanded to “a whole customer experience”, including post-sales support.

    « Further investment in digital is important, » Jason Sadler said. « People today predominantly use these methods to interact with each other – whether it be with their friends on social media, or with their bank or insurance company, via apps or chatbots. We are leveraging best practices in artificial intelligence, from our largest market, Korea, to improve our digital health care services. »

    Cigna is also looking closely at the Indian market

    Outside of China, India is another fast growing market for Cigna, where the US insurer is in the process of obtaining regulatory approval to change its joint venture partnership to Manipal Group, which runs the second-largest hospital network in India, from its original partner, conglomerate TTK Group. in 2017, Manipal agreed to buy out TTK’s 51% stake in the joint venture.

    For the first quarter of 2018, Cigna’s net profit was US$915 million (€779m), up by 53% from US$598 million (€509m) at the end of 2017.

  • Un rapport parlementaire préconise de réformer l’organisation des soins non programmés

    Dans un rapport remis le 22 mai 2018 à Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, le député Thomas Mesnier (LREM) examine la situation des soins non programmés en France, définis comme « exprimant une demande de réponse en 24 heures à une urgence ressentie relevant prioritairement de la médecine de ville ».

    Le rapport porte sur les soins non programmés hors permanence de soins ambulatoires (PDSA), c’est-à-dire aux soins dispensés entre 8h et 20h en semaine et le samedi matin. Ses auteurs formulent 19 recommendations pour améliorer la coordination entre les soins de ville et les services hospitaliers d’urgence.

    Contexte : un recours croissants aux services d’urgence

    Depuis près de 20 ans, la France est confrontée à une augmentation ininterrompue de la fréquentation de ses services hospitaliers d’accueil des urgences. Cette hausse est estimée à 3,5% en moyenne annuelle. Le nombre de passages dans ces services s’établit à 20,3 millions par an. Selon la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES), 43% des passages aux urgences pourraient être pris en charge par la médecine ambulatoire, rappelle Thomas Mesnier. 

    La question de l’accès aux soins non programmés, un enjeu national

    La question de l’accès aux soins dits « non programmés » est un des enjeux du plan national pour renforcer l’accès territorial aux soins, présenté le 13 octobre 2017 à Châlus (Haute-Vienne) par Edouard Philippe, Premier ministre et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, avec 4 priorités :  

    • « Le renforcement de l’offre de soins dans les territoires au service des patients : une présence médicale et soignante accrue » ;  
    • « La mise en œuvre de la révolution numérique en santé pour abolir les distances » ;  
    • « Une meilleure organisation des professions de santé pour assurer une présence soignante pérenne et continue » ; 
    • « Une nouvelle méthode : faire confiance aux acteurs des territoires pour construire des projets et innover dans le cadre d’une responsabilité territoriale. »

    Cette question est également inscrite dans la Stratégie de transformation du système de santé (STSS) lancée par la ministre le 9 mars 2018 : « Qualité des soins et pertinence des actes », « Organisation territoriale », « Modes de financement et de régulation », « Numérique », « Ressources humaines et formation ».

    Objectifs de la mission conduite par le député Thomas Mesnier

    Dirigée par le député Thomas Mesnier, député de Charente, la mission a bénéficié de l’aide de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de la direction générale de l’offre de soins (DGOS). Elle s’est déroulée du 10 janvier au 20 avril 2018. Les membres de la mission se sont entretenus avec les représentants des Agences Régionales de Santé (ARS). Ils ont réalisé des auditions et des visites de terrain.

    La mission s’est efforcée de : 

    • dresser un diagnostic des organisations de prise en charge des soins non programmés ;
    • recueillir les attentes des usagers et des professionnels de santé ;
    • recenser les expériences et stratégies des ARS ;
    • identifier les freins à l’accueil de cette demande ;
    • proposer les éléments que pourrait intégrer un cahier des charges national afin de définir les modalités minimales de fonctionnement et de portages de structures d’accueil des soins non programmés.

    Constats et propositions de la mission

    L’auteur du rapport en conclut à l’urgence de la structuraction de la réponse à la demande de soins non programmés par les acteurs de médecine ambulatoire. Le fonctionnement actuel est susceptible d’altérer un peu plus le fonctionnement des urgences hospitalières.

    Le rapport propose à ce titre 19 mesures concrètes. Parmi elles :

    Améliorer la coordination des soins à l’échelle des territoires

    • le rapport propose « d’encourager les professionnels de santé, au premier rang desquels les professionnels ambulatoires, à structurer le service public qui leur est confié au plus près des territoires de santé et dans une optique de soins coordonnés et avec le concours actif des agences régionales de santé et des collectivités territoriales » ; 

    Rembourser les consultations d’un médecin de premiers soins autre que le médecin traitant

    • « à l’instar de ce qui existe au sein d’une maison de santé pluridisciplinaire, la consultation d’un médecin appartenant au réseau de premiers soins autre que le médecin traitant du patient puisse être remboursée sans pénalité liée au parcours de soins ; cela implique une modification législative » ; 

    Mener une campagne d’information sur le numéro d’appel d’urgence

    • Mener « une campagne massive d’information sur le numéro d’appel et le bon recours au niveau pertinent » dont les grands médias audio-visuels, les réseaux sociaux, les municipalités, les établissements de santé, les caisses primaires d’assurance maladie, les professionnels de santé, les associations d’usagers du système de santé, les organisations représentatives des médecins et les ordres professionnels doivent se faire les relais.

    Mener des actions d’éducation, d’information et de sensibilisation à la santé

    • Mener « des actions d’éducation à la santé, sur le modèle de celles mises en place par la Mutualité sociale agricole » auprès de la population pour lui rappeler les gestes simples de prise en charge par soi-même des problèmes de santé bénins.
    • Mener « des actions de sensibilisation et de formation (…) en direction des élus peu familiarisés avec le fonctionnement et les contraintes de notre système de santé » ;
    • Finaliser la construction du portail sante.fr, administré par le Ministère des Solidarités et de la Santé, offrant un outil de géolocalisation de l’offre de médecine ambulatoire disponible à proximité de l’endroit où se trouve le patient demandeur de soins non programmés ; 

    Accompagner le déploiement des DMP et MSS et le développement de la télémédecine

    • Accompagner le déploiement des dossiers médicaux partagés (DMP) et des messageries de santé sécurisée (MSS) « par la structuration et l’indexation des informations versées au DMP, pour qu’ils puissent être réellement utilisés par les professionnels de santé » ; 
    • Accompagner le développement de la télémédecine pour en faire « un point d’application tout particulier pour les personnes à mobilité réduite demeurant à domicile et dans les Ehpad » ; 
    • Reconnaître à ce titre dans les Ehpad au médecin coordonnateur « une capacité de prescription pour pallier l’absence du médecin traitant du résident ».
    • Revaloriser la rémunération des visites à domicile « tant pour les médecins que pour les infirmières ». 
    • Etendre à la journée, la régulation téléphonique des centres 15.

    Réactions suscités par le rapport du Dr. Thomas Mesnier

    Interrogée le jeudi 24 mai 2018 sur France Inter, Agnès Buzyn insistait sur la nécessité d’« articuler les deux réflexions : celle sur les numéros de grande urgence et celle sur la régulation des soins non programmés parce que les Français ont du mal à accéder à un médecin en libéral aujourd’hui ».

    Dans un article publié le mercredi 23 mai 2018, le Quotidien des Médecins explique pour sa part que « le rapport du Dr Thomas Mesnier sur les soins non programmés, rendu ce mardi au ministère de la Santé, a fait réagir les syndicats de médecins libéraux, qui redoutent derrière certaines des 19 recommandations un retour sur le principe de volontariat des gardes médicales en ville ».

    Le rapport est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet du Ministère des Solidarités et de la Santé.

  • Des expériences en santé personnalisées, un des 11 principes pour préparer la santé 2030 selon l’IES

    Le Lab Santé de l’Institut Esprit service (IES) a réuni, mardi 22 mai 2018, des acteurs et écosystèmes (entreprises, universités, administrations, associations, experts, membres du Medef) autour de la question « Quelle santé d’ici 2030 ? ».

    Cette journée a été l’occasion de travailler ensemble, dans une démarche prospective, sur les questions de la e-santé, de la transformation des métiers de la santé, de la mutation des écosystèmes et de la gouvernance ou encore de la place de l’usager. 

    Le Lab Santé 2030 a émis onze lignes directrices : « plus que des propositions successives, celles-ci sont à prendre comme un tout pour accélérer la mise en œuvre d’un programme d’infusion, de transformation, d’accompagnement ».

    Parmi ces avis : « bénéficier des opportunités de l’IA dans le monde de la santé avec réalisme et sans effet de mode » ou encore « offrir des expériences en santé riches en services et personnalisées en fonction des problématiques individuelles ».

    11 lignes directrices pour préparer la santé 2030

    IA et données de santé

    1/ Remettre l’humain et la dimension relationnelle en priorité au cœur de l’expérience de santé, physique et digitale, et co-construire avec toutes les parties prenantes un parcours de vie efficient, évolutif et contextualisé, fiable et garant le plus longtemps possible d’une autonomie en bonne santé.

    2/ Faciliter une innovation en santé qui intègre les ruptures sociétales, technologiques et scientifiques le plus en amont possible pour accélérer les mutations internes au sein de chaque acteur, des écosystèmes et disposer d’une gouvernance efficiente.

    3/ Offrir des expériences en santé riches en services et personnalisées en fonction des problématiques individuelles et non plus seulement globales ou selon un modèle unique applicable à tous.

    4/ Travailler sur l’évolution des modèles économiques en santé et la couverture des territoires en favorisant les mutualisations, les interopérabilités, les modèles de financement et de revenus multi-sources, l’autonomie croissante des établissements.

    5/ Répondre aux enjeux et bénéficier des opportunités de l’intelligence artificielle dans le monde de la santé avec réalisme et sans effet de mode, tout en y introduisant des principes éthiques et de responsabilisation, de validation des algorithmes en lien avec le droit et la protection des données et des personnes.

    6/ Apporter des réponses cohérentes à l’ensemble des enjeux sur la donnée de santé,en particulier en termes de valorisation, collecte, analyse, prédictibilité, protection,transparence, régulation.

    Accompagner les mutations des métiers de la santé

    7/ Sensibiliser et former dès le plus jeune âge le citoyen à prendre soin de lui-même en tant que personne dans une politique volontariste d’éducation à la santé et de prévention.

    8/ Accompagner les mutations des métiers actuels, faciliter la création de nouveaux métiers complémentaires et substitutifs, intensifier pour les professionnels de santé les programmes d’acculturation et de formation au numérique, à la fois sous les angles technologiques, médicaux et d’usages.

    9/ Renforcer l’ouverture de la santé vers les autres secteurs d’activité dans un contexte d’internationalisation croissante pour notamment créer des synergies et accélérer l’intégration des ruptures technologiques, sociétales et économiques.

    10/ Amplifier les coopérations plurielles et internationales entre acteurs et les hybridations entre établissements publics et privés, associations, entreprises,monde académique, pour renforcer au plan européen nos écosystèmes de santé et généraliser les expérimentations réussies.

    11/ Mettre du sens, de la confiance, de l’éthique, de l’efficience, de l’équité et de la responsabilisation au cœur des enjeux de chaque acteur de santé en accélérant les transformations culturelles, managériales et organisationnelles.

  • Bioinformatique & IA : l’Institut Curie s’associe avec Intel au service de la médecine personnalisée

    L’Institut Curie annonce ce 23 mars 2018 son partenariat avec Intel afin de perfectionner sa technique de profilage moléculaire appliquée au séquençage du génome et de son interprétation en oncologie au service d’une prise en charge personnalisée de la maladie.

    Intel va soutenir les chercheurs de l’Institut dans la conception de l’infrastructure informatique et de l’IA de haute performance et lui faire profiter de ses solutions d’optimisation existantes dans le domaine de la génomique. Les équipes d’Intel contribueront également au développement d’outils d’analyse de données biomédicales hétérogènes.

    Séquencer le génome et mettre en œuvre la médecine de précision

    Les thérapies ciblées, qui impliquent la mise en place de traitements adaptés aux caractéristiques génétiques de chaque patient, pourront être de plus en intégrées à la routine en oncologie grâce aux développement de nouvelles technologies à haut débit tel le séquençage du génome.

    Cela suppose une production et une utilisation rationalisées des données médicales par les établissements qui sont aujourd’hui possibles grâce au recours à la l’IA et au calcul à haute performance. Le calcul à haute performance correspond à une technologie opérationnelle visant à aider à résoudre des problèmes complexes et repose sur un système de calcul ultra puissant et performant. Les résultats que cette technologie permet de générer ne pourraient être atteints par des PC actuels que d’ici une décennie.

    Que ce soit dans le cadre de la recherche fondamentale ou de soins en oncologie, les scientifiques sont confrontés à une quantité massive de variants de gènes et nécessitent des outils qui peuvent les analyser afin de guider une décision thérapeutique. L’application de l’IA aux données génomiques agit comme un filtre et réduit le nombre de variants à prendre en compte en optimisant l’interprétation du génome de cancers pour un traitement plus efficace.

    Emmanuelle Barillot, responsable de la plateforme Bioinformatique et directrice de l’Unité de recherche Cancer et Génome : Bioinformatique, Biostatistiques et Epidémilogie a déclaré que grâce à ce partenariat « l’Institut Curie développera, utilisera et mettra en œuvre des technologies innovantes de bio-informatique pour améliorer le temps de diagnostic, sa précision, soutenir les recommandations de traitement ciblées et mieux comprendre les besoins applicatifs pour développer les fonctionnalités nécessaires au secteur de la santé ».

    Un partenariat à portée internationale

    La collaboration enter Intel et l’Institut Curie, et plus précisément sa plateforme de bioinformatique, se met au service de cet enjeux sanitaire et vise à l’établissement d’un acteur de référence à l’échelle européenne.

    Du point de vue technique, la collaboration repose sur les solutions d’Intel telles la suite Select Solutions for Genomics Analytics et les processeurs Intel Xeon Scalable et l’architecture Intel Omni-Path.

    Brian Krzanich, directeur général d’Intel, se réjouit d’être partenaire de l’Institut Curie et de l’aider à « développer une recherche en IA audacieuse pour le bien de l’humanité« .

    Ce partenariat pose un nouveau jalon dans la collaboration de l’Institut avec les industriels. Amaury Martin, directeur Valorisation et Partenariats Industriels de l’Institut Curie, souligne que « cet accord est indéniablement un atout supplémentaire pour la réussite de la plateforme francilienne SeqOIA co-fondée avec l’AP-HP, Gustave Roussy dans le cadre du Plan France Médecine Génomique 2025« .

  • Les impacts du numérique sur l’industrie pharmaceutique, Matinale Les Echos études, 14/06/18, Paris

    L’enquête des Echos Etudes intitulée « La transformation digitale des laboratoires pharmaceutiques : transformation des organisations, nouveaux réseaux d’innovation et écosystème élargi à l’ère de la santé connectée » sera présentée lors d’une matinale, le 14 juin 2018, à Paris.

    Cette étude sera commentée par Hélène Charrondière, directrice du Pôle Pharmacie-Santé des Echos Etudes. Sylvie Donnasson – CEO de HealthInnov – et Antoine Poignant – CEO de l’agence Troubat et de La blouse Blanche – co-auteurs de l’étude, interviendront également lors d’une table ronde.

    La participation à ce petit déjeuner est gratuite et nécessite une inscription préalable via le lien ci-contre).

    L’étude 

    Dans le contexte de la « santé 4.0 », cette étude – réalisée à partir d’enquêtes en ligne et d’entretiens menés auprès de plusieurs dirigeants, de managers et de responsables digitaux de laboratoires pharmaceutiques – se donne comme objectifs, d’après les Echos études :

    – de « connaître les enjeux de la santé 4.0 et de la révolution des NBIC » ;

    – de « comprendre les impacts du numérique » sur l’industrie pharmaceutique ;

    – d’ « analyser l’évolution des stratégies digitales des industriels de la pharma » ;

    – d’ »identifier les facteurs-clés de succès et les leviers d’une transition digitale réussie ».

    La matinale : programme

    8h30-8h45 : Accueil des participants

    8h45-10h : Intervention

    Présentation, par Hélène Charrondière, de cette enquête organisée en 6 thèmes (Synthèse opérationnelle : les enseignements clés de l’étude ; Le pouvoir disruptif du digital dans la santé  : promesses et réalités en 2017 ; La data au cœur des nouveaux écosystèmes de santé ; Comment mener une transformation digitale ? ; Transformation digitale : volontés stratégiques et initiatives des laboratoires pharma en 2017 ; Innovations stratégiques à l’ère du digital : vers un nouveau modèle économique de la pharma ?).

    Puis table ronde, animée par Sylvie Donnasson et Antoine Poignant.

    Pour plus d’informations concernant cette étude, cliquer sur ce lien.

  • Les « matching days » organisés par l’ICM pour faire converger la recherche et les start-ups en IA

    L’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) a lancé en 2017 un nouveau format de rencontres pour rapprocher les industriels, notamment porteurs d’innovations de rupture, et les chercheurs de l’institut en vue de les faire collaborer sur des projets innovants.

    La troisième édition des rencontres, nommées Matchingdays, le 23 mai 2018, met à l’honneur les applications en neurosciences et les start-ups spécialisées dans l’IA, le cloud et la vision.

    L’ICM a par ailleurs annoncé deux rencontres à l’automne 2018 : le 18 octobre 2018, l’ICM invite les ingénieurs et les chercheurs de la société Legrand, alors qu’en décembre 2018, les ingénieurs et les entrepreneurs de chez Orange seront à l’honneur.

    Matchingdays, journée articulée autour des séances de brainstorming et de speed-dating

    Objectif de ces rencontres – faire émerger les innovations de rupture et trouver de nouvelles applications industrielles aux résultats de la recherche menée au sein de l’ICM.

    L’ICM souhaite favoriser le transfert de technologies et rendre possibles des collaborations inédites entre ses chercheurs académiques et les experts industriels et entrepreneurs.

    C’est pourquoi les rencontres débutent par des séances de brainstorming au cours desquelles l’industrie est confrontée à la recherche pour faire émerger des idées neuves. Elles donneront lieu à des séances de speed dating pour provoquer les collaborations.

    Selon Serge Kinkingnehun, le responsable des technologies médicales à l’ICM, « grâce au MatchingDays, l’ICM s’ouvre sur le monde et permet aux industriels qui le désirent de bénéficier des méthodes, des connaissances et de la rigueur scientifique de l’un des plus grands centres de recherche de référence mondial en neurosciences« .