Mutuelles

  • Silver Alliance : 18 entreprises, 500 000 clients et 1 milliard d’euros de CA prévisionnel

    Silver Alliance, groupement français d’entreprises de la filière industrielle de la silver économie, a pour objet de proposer une offre au service du bien-vieillir à domicile et a lancé sa marque le 29 juin 2018.

    Ce sont 18 acteurs du secteur qui ont choisi d’utiliser le co-branding pour impulser un entrepreneuriat collectif, collaboratif et créateur d’emplois locaux. Les 18 membres réunis représentent 500 000 clients et un chiffre d’affaires prévisionnel d’un milliard d’euros en 2018.

    Pour bénéficier du marketing conjoint et de la visibilité accrue, les membres doivent s’acquitter d’une somme forfaitaire de 20 000 euros et remplir un certain nombre de conditions.

    Benjamin Zimmer, directeur général de Silver Alliance, souhaite poursuivre le développement de l’alliance en l’étendant à l’échelle internationale.

    Silver Alliance : mutualiser pour accélérer son développement

    Sont réunis sous la bannière Silver Alliance les entreprises suivantes : Happytal, O2, Audika, Bluelinea, Culture & Compagnie, Doro, Famileo, Cityzen Mobility, Courseur, Virage viager, Nestor SVP, Papyhappy, Acomodo, Acorus, Senioradom, Les Opticiens Mobiles, Nutrisens, Les Senioriales.

    Ces entreprises proposent aux seniors et à leur famille des services dans six domaines : profiter de mon temps, bien vivre chez moi, augmenter mon pouvoir d’achat, me simplifier la vie administrative, rendre mon logement plus confortable, veiller sur ma santé.

    Conditions d’adhésion

    Les avantages proposés par l’alliance sont les suivants :

    • un site internet de référencement dédié (www.silveralliance.com) ;
    • un guide distribué aux seniors par les professionnels ;
    • un accès privilégié à un réseau de dirigeants et une communauté d’entrepreneurs ;
    • des pratiques commerciales qui font leur preuve sur le terrain.

    Les prérequis pour devenir membre du réseau :

    • signer une charte de valeurs ;
    • adhérer à la vision entrepreneuriale et sociétale de l’alliance ;
    • proposer un service complémentaire des autres services proposés par les membres de l’Alliance ;
    • s’inscrire dans une démarche de qualité ;
    • être un des trois leaders dans son secteur d’activité  ;
    • être une entreprise reconnue par ses clients ;
    • distribuer son service en France et/ou à l’international.
  • Diffuser des innovations en en permettant un accès précoce aux patients, une priorté pour le Snitem

    Les leviers d’action au service de la transformation du système de santé prioritaires pour les membres du Snitem et le renouvellement du Conseil d’administration du syndicat sont les deux principaux thèmes traités à l’occasion de l’Assemblée Générale annuelle du syndicat, tenue le 26 juin 2018.

    Le président du Snitem, Stéphane Regnault, a rappelé les priorités contribuant à l’efficience du système de santé en pleine transformation, parmi lesquelles apparaissent les notions de visibilité et de prévisibilité pour les industriels, une meilleure coordination et collaboration entre acteurs de l’écosystème ainsi que des actions en faveur d’un accès précoce à l’innovation pour les patients.

    Le Conseil d’Administration du Snitem a été partiellement renouvelé avec six nouveaux administrateurs élus pour un mandat de deux ans. Quatre membres sortants ont été réélus.

    Les priorités du président du Snitem pour un système de santé efficient

    Stéphane Regnault a partagé sa vision des prérequis sous-jacents à l’efficience du système :

    • la nécessité pour l’ensemble des acteurs, et en particulier les entreprises à disposer de visibilité et de prévisibilité ;
    • la capacité à organiser un dialogue structuré entre acteurs publics et privés permettant à chacun d’apporter l’expertise nécessaire à cette transformation ;
    • un accueil et une diffusion des innovations permettant leur accès précoce aux patients ;
    • un renforcement de la simplification administrative.

    Conseil d’administration, six nouveaux administrateurs

    Lucile Blaise, Vice-Présidente Europe de l’Ouest RESMED, Gilles Chantrel, Co-Gérant DTF MEDICAL, Christophe Lala, PDG de GE Healthcare France & Benelux et Hassan Safer-Tebbi, Président SIEMENS Healthineers France ont été les administrateurs réélus.

    Les nouveaux administrateurs élus à l’Assemblée Générale sont :

    • Stéphane Cotte, Président Directeur Général CONVATEC France & Benelux ;
    • Christophe Duhayer, Président JOHNSON & JOHNSON MEDICAL ;
    • Cyrille Fleury, Directeur de filiale WRIGHT France ;
    • Anja Kleber, Vice-Présidente Marketing, accès au marché & ventes THERACLION ;
    • Bruno Regnault, Directeur Général ABBOTT MEDICAL France ;
    • François Vorms, Directeur Général CANON MEDICAL SYSTEMS France.

  • Cimsa 2018 : 8 résolutions pour soutenir le déploiement de la e-santé en Afrique

    La Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres des TIC sur la sécurité et des soins en Afrique (Cimsa) s’est tenue à Cotonou (Bénin) du 17 au 22 juin 2018.

    Les intervenants, issus d’une trentaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, sont parvenus à un accord comprenant huit résolutions visant à accélérer le développement de la e-santé en Afrique, dont :
    • la création de la déclaration de Cotonou sur l’accélération de la sécurité des patients et de la transformation digitale dans le secteur de la santé en Afrique ;
    • un appel au renforcement du partenariat public-privé relatif à la performance des systèmes de santé et de la sécurité des soins sur le continent.

    Ces mesures tentent de répondre aux défis auxquels doivent faire face les États africains sur les plans institutionnel, stratégique et opérationnel.

    Le Bénin souhaite se positionner en tant que leader et encourager les autres nations africaines à entamer une révolution numérique en santé.

    Une déclaration sur la sécurité des patients et la transformation digitale en santé

    Les huit résolutions présentées dans le rapport de synthèse établi à l’issue de l’événement sont :

    • la création de la déclaration de Cotonou sur l’accélération de la sécurité des patients et de la transformation digitale dans le secteur de la santé en Afrique ;
    • la signature de la Charte africaine sur l’amélioration de la qualité des soins, de la gestion des risques et de la sécurité des patients dans les établissements de santé ;
    • la mise en place d’une journée annuelle sur la gestion des risques et de la e-santé en Afrique ;
    • la création d’un fonds d’appui au développement de la sécurité des patients et de la santé numérique en Afrique (Faspes) ;
    • un appel au renforcement du partenariat public-privé relatif à la performance des systèmes de santé et de la sécurité des soins en Afrique ;
    • l’instauration d’un cadre de collaboration permanent entre les ministres de la Santé et les ministres des TIC en Afrique ;
    • la création d’une Agence régionale de sécurité sanitaire des produits de santé (Aressaps) ;
    • l’intensification d’une action pour la lutte contre les infections liées aux soins.

    E-santé et TIC : les défis à relever sur le continent africain

    Ces mesures ont été pensées en réponse aux recommandations énoncées lors de la conférence au niveau institutionnel, stratégique et opérationnel et à l’échelle des organisations sous-régionales, régionales et internationales afin de répondre aux défis du marché africain.

    « Les travaux ont permis de mettre en évidence l’existence d’une situation alarmante du développement de la sécurité des patients et de l’introduction des TIC dans les établissements de santé », a indiqué Dorothée Akoko Kindé-Gazard, présidente du Comité scientifique international (source : Lanouvelletribune.info).

    Sur le institutionnel, cette situation « alarmante » est liée :

    • à l’absence de programmes spécifiques pour traiter les sujets de santé numérique, a précisé Mme Kindé-Gazard.
    • à la pauvreté de l’environnement institutionnel et réglementaire approprié à l’utilisation des TIC dans la gouvernance des structures de santé ;
    • à l’inexistence d’un système de veille sanitaire sur les indicateurs relatifs à la sécurité des patients afin d’améliorer la collecte de données sur la santé.

    Sur le plan stratégique, les travaux issus de la conférence ont relevé :

    • l’absence de développement de référentiels communs pour la mise en place de technologiques du numérique dans le secteur de la santé ;
    • le manque d’accès, pour les citoyens, à l’information sur l’utilisation des réseaux sociaux, des dossiers électroniques mais aussi sur la sécurité en ligne et la confidentialité des données de santé.

    Sur le plan opérationnel, les participants à la conférence ont souligné :

    • l’utilisation insuffisante du numérique pour le suivi des données factuelles sur la prévalence des infections nosocomiales et les événements indésirables dans les établissement de soins ;
    • le manque de ressources humaines spécialisées en e-santé dans les États africains ;
    • le manque d’infrastructures adaptées pour traiter les questions relevant de la e-santé (au niveau des États africains).

    Le Bénin, moteur de la e-santé en Afrique ?

    « Le défi fondamental qui s’impose à nos États aujourd’hui, c’est comment utiliser dans un contexte d’extrême pauvreté et de rareté de ressources humaines et financière, le développement du numérique pour construire des systèmes de santé résilients de manière à pouvoir atteindre la couverture sanitaire universelle », a analysé le représentant résident de l’OMS au Bénin, le Dr Jean-Pierre Baptiste.

    Il estime que les résultats de la Cisma 2018 sont la preuve que le bon chemin est en train d’être pris pour le continent. Il souhaite que « le Bénin soit le flambeau de la e-santé [en Afrique] et puisse porter les messages de la présente conférence au niveau de l’Union africaine pour que [son] engagement soit aussi l’engagement de [toute] la région africaine ».

    « Nous venons de mettre les balises pour l’union entre les ministères des TIC et de la santé de tous les pays d’Afrique », a résumé de son côté le ministre béninois de la santé, le Dr. Benjamin Hounkpatin.

    Le prochain rendez-vous « e-santé » en Afrique se tiendra en août 2018 au Sénégal avec la réunion du Comité régional des ministres de la Santé.

  • Maladies rares : Sanofi-Genzyme et 23 acteurs de la e-santé mobilisés contre l’errance diagnostique

    Sanofi-Genzyme, unité opérationnelle de médecine de spécialités (maladies rares, sclérose en plaques, oncologie, hématologie et immunologie) de Sanofi, a annoncé par communiqué le 28 juin 2018 le lancement d’une démarche d’innovation visant à l’amélioration du parcours de diagnostic des maladies rares.

    23 acteurs français de la e-santé participeront, dans le cadre de cette démarche ouverte ayant vocation à s’inscrire dans la durée et avec le laboratoire 39BIS (laboratoire e-santé de Sanofi), au développement de solutions innovantes fondées sur les nouvelles technologies.
    Il est en outre prévu que ces solutions soient :
    – testées afin d’en évaluer l’efficience en particulier « là où les pertes de chances sont aujourd’hui les plus importantes » ;
    – partagées « avec le plus grand nombre ».

    Cette initiative anticipe par ailleurs l’annonce officielle d’un 3ème Plan National Maladies Rares destiné à améliorer la prise en charge des malades.

    Les membres impliqués dans cette démarche d’innovation ouverte

    Sanofi-Genzyme a révélé dans son communiqué qu’une « vaste démarche participative s’inspirant de méthodes d’innovation ouvertes avec différentes parties prenantes » avait déjà été engagée fin 2017 en collaboration avec Orange Healthcare. Dès lors, 23 entités telles que des associations de patients, des filières de santé et des acteurs du numérique ont été impliquées, notamment :

    • Sanofi-Genzyme, en collaboration avec Orange Healthcare ;
    • l’Alliance Maladies Rares, Maladies Rares Info Service, Vaincre les Maladies Lysosomales, l’Association Francophone des Glycogénoses ; 
    • Les Filières de Santé Maladies Rares (FAI2R, FILNEMUS, FIMARAD, AnDDI-Rares, MaRIH, DefiScience) ;
    • le pôle de compétitivité Medicen ;
    • l’INRIA, l’Institut national de recherche dédié au numérique ;
    • des médecins hospitaliers experts et non experts, des médecins généralistes et spécialistes libéraux, un médecin du travail, un médecin scolaire, des professions para et périmédicales (kinésithérapeutes, biologistes, psychologues) ;
    • les start-ups Anamnèse et Semeia.

    Une démarche qui veut répondre aux enjeux de santé publique attendus du 3ème Plan National Maladies Rares

    Si le 1er Plan National Maladies Rares a structuré une offre de soins de haut niveau (en permettant la labellisation de 131 centres de référence nationaux et de 500 centres de compétence régionaux) et si le 2ème Plan National Maladies Rares a complété cette offre par la création de 23 filières de santé réunissant tous les acteurs participant à la prise en charge des malades et à la recherche, un 3ème Plan National Maladies Rares 2018-2022 devrait s’attacher particulièrement au problème de l’errance diagnostique. Ainsi la démarche de Sanofi-Genzyme anticipe-t-elle les priorités de ce futur plan.

  • Chine : l’assureur Ping An développe son offre numérique dans le secteur de la santé

    Le grand groupe d’assurance chinois Ping An Insurance Group considère que l’écosystème des services numériques fait partie intégrante de la vision de l’entreprise en matière de santé, a déclaré à la mi-juin 2018 au StartUp Health Village de New York, le responsable de l’innovation de l’entreprise Jonathan Larsen à Steven Kerin, P.-D.G de Startup Health, une organisation mondiale à l’origine d’un mouvement visant à transformer le secteur de la santé.

    Ping An cherche à étendre sa plateforme de télémédecine, Ping An Good Doctor, au-delà des 192 millions d’utilisateurs enregistrés en la déployant dans de nouveaux marchés internationaux.

    Ping An Good Doctor a permis de récolter 1,1 Md $

    Ping An Good Doctor a levé environ 1,1 milliard de dollars (934 M. €) et est maintenant la plus grande plateforme de télé-santé du monde. Fin avril, la filiale a réalisé la plus importante entrée à la bourse de Hong Kong depuis le début de l’année.

    Les nouvelles technos apportent une plus-value au service santé du groupe

    La société étudie également comment le fait d’investir dans de nouvelles technologies peut ajouter de la valeur à ses services, notamment à ses dispositifs de santé mobile qui mettent plus de données patients à la disposition de ses fournisseurs de télémédecine, et à l’imagerie diagnostique basée sur l’intelligence artificielle pour une utilisation dans les cliniques Ping An.

    Plus de données récoltées sur les patients pour encourager les comportements sains

    L’expansion de ces offres numériques pourrait aider à attirer plus de patients vers les services de Ping An, explique M. Larsen. De plus, en offrant aux particuliers davantage d’outils numériques, Ping An peut potentiellement recueillir plus de données sur les patients, ce qui peut s’avérer utile pour encourager les comportements sains qui aident à réduire les frais de remboursement.

  • China: Ping An Insurance expands its digital offering in healthcare

    China’s leading insurance group Ping An Insurance Group believes views an ecosystem of digital services as integral to the company’s vision of health, said in mid-June 2018 at the StartUp Health Village in New York City Jonathan Larsen, the chief Innovation of Ping An, to Steven Kerin, CEO of Startup Health, a global organization that is behind a movement to transform the healthcare industry.

    Ping An is looking to expand its telemedicine platform, Ping An Good Doctor, beyond the 192 million registered users into new international markets.

    Ping An Good Doctor has raised $1.1 billion

    Ping An Good Doctor has raised about $1.1 billion (€934m) and is now the largest telehealth platform in the world. The group took the app public at the end of April. It was the largest Hong Kong IPO so far in 2018.

    New technology adds value to the group’s health service

    The company is also looking at how investing in new technology can add value to its services, such as mobile health services that put more patient data in the hands of its telemedicine providers, and AI-enabled diagnostic imaging for Ping An clinics.

    More data collected on patients to encourage health-improving behaviors

    The expansion of these digital offerings could help attract more patients to Ping An services, Mr Larsen said. In addition, by offering patients more digital tools, Ping An can potentially collect more patient data, which can be helpful in encouraging health-improving behaviors that help to limit reimbursement costs.

  • #FASN2018 : Déploiement d’une PTA – retours d’expérience et pistes d’amélioration

    A l’occasion de l’édition 2018 de FASN (« Faire Avancer la Santé Numérique ») organisée le 26 juin 2018 dans les locaux de l’entreprise Care Insight à Paris, plusieurs acteurs impliqués dans des projets de plateforme territoriale d’appui (PTA) ont fait part de leur expérience et ont esquissé des voies d’amélioration possibles de leur dispositif.

    L’atelier, modéré par David Clavereau, responsable du programme Start-ups et économie numérique de la société Care Insight, a réuni les intervenants suivants :
    -Valérie Chereau-Cornu, Directrice de l’Association Odyssée, Responsable de la PTA Odyssée ;
    -Franck Jolivaldt, Directeur du Département Innovation, GCS SESAN ;
    -Chantal Coru, Analyste fonctionnel, Orion Health.

    Genèse, finalités et caractéristiques des plateformes territoriales d’appui (PTA)

    Les PTA ont été instituées par le décret du 4 juillet 2017 relatif aux fonctions d’appui pour la coordination des parcours de santé complexes, pris en application de l’article 74 la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

    L’objectif de ce dispositif est d’apporter un soutien aux professionnels de santé pour la prise en charge des situations complexes à travers 3 types de services :

    •  l’information et l’orientation des professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et médico-sociales de leurs territoires pour répondre aux besoins des patients avec toute la réactivité requise. La plateforme peut par exemple identifier une aide à domicile, orienter vers une place en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD), etc. ;
    •  l’appui à l’organisation des parcours complexes, dont l’organisation des admissions en établissement et des sorties. En cela, la plateforme apporte une aide pour coordonner les interventions des professionnels sanitaires, sociaux et médico-sociaux autour du patient ;
    •  le soutien aux pratiques et aux initiatives professionnelles en matière d’organisation et de sécurité des parcours, d’accès aux soins et de coordination. Dans ce domaine, la plateforme appuie de manière opérationnelle et logistique les projets des professionnels.

    La PTA Odyssée s’efforce, depuis 2006 sous une autre forme juridique, de répondre à ces objectifs

    Deux niveaux de réponses opérationnelles

    La plateforme Odyssée est issue d’une réflexion menée par un groupe de professionnels de santé libéraux, hospitaliers et d’acteurs du maintien au domicile. Ces acteurs interviennent dans 134 communes des Yvelines et du Val d’Oise.

    La plateforme est conçue pour apporter deux niveaux de réponses opérationnelles aux professionnels du territoire d’intervention (zone intervention PTA).

    • Niveau 1 : une information et orientation avec une réactivité. Ces réponses sont élaborées en considérant d’un point de vue global les ressources du territoire.
      Ce premier niveau inclut également une aide à la décision pour le professionnel de santé. Les professionnels de la plateforme peuvent également faire des propositions aux professionnels sur certaines situations (aide au diagnostic, aide à la prescription et mise à disposition d’une expertise, etc.).

    • Niveau 2 : un appui lourd à l’organisation des parcours avec réactivité (prise en compte de la demande) avec l’accord du médecin traitant.

    Les professionnels se sont appropriés le dispositif

    À l’échelle du territoire, sont utilisateurs :

    • 15% des malades et proches ;
    • 39% des professionnels de ville ;
    • 46% des hôpitaux.

    Le « succès » de la PTA Odyssée repose sur plusieurs éléments

    Le succès de la PTA Odyssée, d’après Valérie Chereau-Cornu, est attribuable aux facteurs suivants :

    • une gouvernance pluriprofessionnelle ;
    • un fort ancrage territorial ;
    • une réflexion de long cours menée sur la prise en charge des cas complexes ;
    • un « soucis de pragmatisme » qui incite les acteurs de la PTA à faire porter leurs efforts sur les actions « réalistes » et nécessaires à court et moyen termes ;
    • un dispositif complémentaire (mais non substituable) aux autres services existants (CLIC, MAIA, etc.).

    GCS SESAN et la plateforme de coordination Terr-eSanté

    Le GCS SESAN est l’expert opérationnel en systèmes d’information pour les acteurs de santé franciliens. D’après Franck Jolivaldt, directeur Innovation du GCS, « les outils numériques ont vocation à partager la prise en charge des patients avec l’ensemble des acteurs » de santé. L’interaction des professionnels de santé nécessite de pouvoir s’appuyer sur des outils numériques et des dispositifs de partage efficaces. Le GCS SESAN a fait le choix de l’outil Terr-eSanté.

    Terr-eSanté est une plateforme de coordination, d’échange et de partage d’informations, destinée aux professionnels de toutes disciplines, qu’ils exercent en établissements ou dans le secteur libéral. Terr-eSanté intègre des fonctions générales et des parcours thématiques centrés sur le diabète, la périnatalité, l’insuffisance cardiaque, le DCC (Dossier Communicant de Cancérologie) et sur la mission de service public PDSA (Permanence Des Soins Ambulatoires).

    Les Facteurs clés du succès d’une PTA selon le Directeur Innovation du GCS SESAN

    Retours d’expérience – Orion Health

    Analyste fonctionnel chez Orion Health, qui équipe plusieurs acteurs de santé, Chantal Coru évoque le rôle des éditeurs de logiciel en matière d’accompagnement des PTA :

    • Les contextes et les besoins de santé diffèrent d’une région à l’autre : ceci nécessite de développer des outils modulaires et neutres ;
    • Les régions sont porteuses de projets différents : l’outil doit s’adapter aux politiques de santé déployées à l’échelon régional ;
    • Les projets informatiques liés à la mise en œuvre d’une PTA sont complexes : le rôle d’intégrateur est de ce fait important ;
    • Orion Health, d’après sa représentante, bénéficie de deux avantages : des retours d’expériences internationales similaires et un déploiement de ses solutions dans deux territoires de santé numérique (TSN) sur cinq ;
    • Résorber la distance entre l’usager et l’éditeur de logiciel : l’organisation du projet doit dès la phase initiale tenir compte de cet enjeux.

    Les PTA et les SNACs présentent les avantages suivants : ils permettent de rationaliser un existant complexe, au bénéfice des usagers et des soignants, et constituent en cela un « levier de transformation » du système français.

    Les facteurs clés du succès d’une PTA, selon Chantal Coru, Analyste fonctionnel chez Orion Health

    Pour consulter le site internet de la campagne FASN 2018, cliquez ici.

  • #FASN2018 : « La santé numérique doit faire avancer la santé tout court » (M-A. Montchamp)

    La première étape de la campagne FASN 2018 (« Faire Avancer la Santé Numérique ») est consacrée au(x) parcours de vie. L’agora d’ouverture plaçait la journée sous l’impact de l’ère numérique sur les parcours de vie en questionnant les enjeux et les perspectives à moyen terme, à savoir d’ici 2022.

    Marie-Anne Montchamp, Président de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) a fait part de sa vision des parcours et de la manière dont le numérique peut les faire évoluer. Elle a ouvert l’échange en soulignant le rôle d’auxiliaire des outils et de la santé numérique dont la raison d’être est de « faire avancer la santé tout court » et contribuer à la transformation du système social en permettant de mobiliser toutes les parties prenantes et notamment le principal intéressé – le bénéficiaire final, à savoir le patient.

    La transformation du système de protection sociale passera par des réponses aux questions de l’efficience, de la performance et de la qualité. Les outils numériques peuvent en être des catalyseurs. Il reste à déterminer aujourd’hui de quelle façon. À ce titre, Marie-Anne Montchamp saluait la démarche de FASN visant à réunir l’ensemble des acteurs pour faire émerger de nouvelles idées, la citant comme la méthode la plus vertueuse.

    Le parcours dans toutes ses formes

    Le discours d’ouverture a été prononcé par Cécile Lagardère, associée chez Care Insight. Elle a expliqué que cette édition de la campagne FASN revêt un caractère national. Elle vise à mettre la personne au cœur des discussions et des préoccupations des acteurs dans l’objectif de décloisonner le sanitaire, le médico-social et le social.

    Au cours de 7 ateliers et d’une agora, 30 intervenants réunissant des institutionnels, des industriels et des professionnels de santé se sont réunis afin de partager leur vision du parcours.

    Le parcours de vie, le parcours de santé, le e-parcours constituent un sujet d’actualité et sont rendus possibles grâce notamment au numérique et aux données favorisant l’échange entre les différentes parties prenantes et enfin une meilleure coordination entre elles.

    Le virage numérique doit être au service du patient et d’une prise en charge efficace

    Marie-Anne Montchamp présidente de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et ancienne secrétaire d’État au Handicap a ouvert la séance. Elle a rappelé que le parcours n’a de sens que s’il sert mieux le bénéficiaire du système de santé – le citoyen qui doit être au cœur de tout.

    Selon elle, faire avancer la santé numérique revient à faire avancer la santé dans son acception la plus large, au bénéfice du patient. La question de la santé numérique se pose si on se pose la question du bénéficiaire des politiques de santé. Elle soulignait que le véritable enjeu consistait à déterminer comment le déploiement, la vulgarisation, la sophistication, l’aménagement et l’intégration des outils numériques dans des stratégies plus large allait se répercuter sur le citoyen-patient.

    Performance, efficience, coût de la non-qualité et patient-acteur

    « Nous nous trouvons à un moment crucial où notre système de protection sociale, à la croisée de chemins, doit se transformer », affirme-t-elle. De même, les organisations publiques et privées du secteur doivent réfléchir à leur transformation et à cet effet se poser la question de la performance, de l’efficience et du coût de la non-qualité.

    Par ailleurs, l’outil numérique doit être au service d’un engagement accru du patient dans le système qui est amené à devenir de plus en plus acteur de son parcours de santé et de son parcours de vie jusqu’à en devenir co-auteur.

    Quelle transformation du système de santé ?

    La transformation du système français n’obéit pas à un modèle préétabli de transformation industrielle et ceux qui produisent aujourd’hui des réponses à la question de sa transformation doivent avoir conscience du fait qu’ils sont en train de produire des réponses de demain et portent la transformation.

    En quoi l’outil numérique peut-il contribuer à la transformation du modèle de protection sociale ?

    Selon la présidente de la CNSA, l’outil numérique doit donner aux parties prenantes le sentiment d’être acteurs de la transformation en garantissant leur adhésion. Il doit en outre aider à résoudre des questions de la transversalité.

    La question que l’on doit se poser est de savoir comment opérer le basculement dans les équilibres du modèle social actuel à partir d’outils numériques qui permettront d’intégrer dans la stratégie de santé une « stratégie de prendre soin » en même temps qu’une « stratégie de soins ». Ceci est particulièrement vrai dans le cadre des pathologies chroniques, car les citoyens attendent que les années gagnées en termes d’espérance de vie soient des années qui vaillent la peine d’être vécues.

    En quoi l’outil numérique peut-il contribuer à faire émerger des réponses contingentes aux redoutables équations territoriales et sous-territoriales que la France doit résoudre demain, avec une géographie et une sociologie territoriales, mais au fonds une politique de santé publique partagée.

    Pour résumer, le système de soin doit être extrêmement « personnaliste » avec une réponse individualisée, « terriblement contingent » pour apporter une réponse localisée, s’inscrivant au sein du territoire d’un bénéficiaire, et à la fois solidaire en apportant des réponses qui se compensent les unes et les autres et créent de nouvelles solidarités.

    L’outil numérique pas générateur, mais catalyseur de la transformation

    Le numérique n’est pas une réponse en soi à toutes ces questions, mais il peut contribuer à la mise en œuvre efficace des différents aspects de la transformation.

    Il faut maintenant définir les conditions de sa contribution sur le plan de sa conception, dans son orientation, sa diffusion, son évaluation pour arriver à réaliser les conditions de la vaste transformation du système de santé.

  • Renouvellement de la gouvernance et des missions de France Biotech

    Lors de l’Assemblée Générale annuelle de France Biotech (association des entrepreneurs de l’innovation en santé) qui s’est tenue le 20 juin 2018 à Paris, les membres de l’association ont élu leurs nouvelles instances dirigeantes conformément aux statuts de l’association. 

    L’ancienne Présidente de l’association, Maryvonne Hiance, a été reconduite, tout comme Christian Pierret : ce dernier restera conseiller spécial de la Présidente et poursuivra ses actions de « fléchage de l’épargne vers l’investissement innovant ».
    Un bureau rapproché a par ailleurs été mis en place dans le but de renforcer la gouvernance et les actions de l’association. Ce bureau est incarné dans 4 vice-présidents :
    – Pierre-Henri Benhamou, à qui le titre de « vice-président stratégie » a été attribué ;
    – Pierre Courteille, également élu trésorier de France Biotech ;
    – Michel Finance ;
    – Alexandre Regniault.
    Le Conseil d’Administration de l’association a bien-sûr été renouvelé.

    Les axes de travail pour l’année 2018-2019 ont en outre été présentés lors de cette Assemblée Générale. Aussi, la nouvelle tête de l’association devra s’attacher :
    – à la poursuite de la feuille de route déjà engagée ;
    – au renforcement du rôle des commissions et des groupes de travail ;
    – au renforcement de la communication vers les membres, les pouvoirs publics et le grand public ;
    – aux actions en faveur de la fiscalité et du financement : CIR et BSA administrateurs.

    Le Conseil d’Administration de France Biotech comprend, depuis le 20 juin 2018, les 20 administrateurs suivants :

    • Maryvonne Hiance, Présidente de France Biotech, Co-Fondateur OSE Immunotherapeutics ;
    • Hervé Affagard, Président-Directeur Général (MaaT Pharma) ;
    • Karen Aiach, Fondatrice et Directeur Général (Lysogène) ;
    • Pierre-Henri Benhamou, Cofondateur et Président-Directeur Général (DBV Technologies) ;
    • Jérémy Blimbaum, Avocat Associé (Duhamel & Blimbaum) ;
    • David Caumartin, Président-Directeur Général (Théraclion) ;
    • Maurice Chelli, VP Corporate Development & Licensing (Pierre Fabre) ;
    • Pierre Courteille, Directeur Commercial et Vice-Président Business Développement (Abivax) ;
    • Frédéric Cren, Président-Directeur Général (Inventiva) ;
    • Christian Deleuze, Président (Sanofi Genzyme) ;
    • Mazen Elzaabi, Directeur Général Délégué (Groupe LFB) ;
    • Eric Falcand, VP, Business Development & Licensing (Servier) ;
    • Michel Finance, Directeur Général (Theradiag) ;
    • Jean-Marc Gandon, Président-Directeur Général (Biotrial) ;
    • Marc Julien, Co-directeur Général (Diabeloop) ;
    • Franck Mouthon, Président-Directeur Général (Theranexus) ;
    • Nawal Ouzren, Directeur Général (Sensorion) ;
    • Christine Placet, Directeur Général (Horama) ;
    • Christian Policard, Directeur Associé, (Biotech Développement Conseils) ;
    • Alexandre Regniault, Avocat Associé, (Simmons & Simmons)
  • Les infrastructures et les TIC sont à la base du potentiel de développement de la Tunisie en santé

    Organisée par le Club Afrique de la Presse Parisienne (CAPP) en collaboration avec l’agence d’information AfricaPresse.Paris et la plateforme d’affaires et de recrutement Convergence, la conférence « Entreprendre en Afrique : les atouts de la Tunisie dans le secteur de la santé » s’est tenue à Paris, le 20 juin 2018.
    Cinq orateurs étaient invités à y prendre la parole, modérée par Alfred Mignot, directeur de AfricaPresse.Paris et Président du Club Afrique de la Presse Parisienne :
    – Philippe de Fontaine Vive Curtaz, Vice-Président honoraire de la BEI ;
    – Mounir Mouakhar, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis ;
    – Monder Khanfir, Vice-Président du Tunisia-Africa Business Council ;
    – Dr Maher Zahar, PDG de MIRE ;
    – Dr Khaldoun Bardi, Chirurgien et membre de l’Académie européenne de médecine.

    Ces cinq orateurs ont unanimement déclaré que la Tunisie était un « pays du seuil », soit un pays riche de nombreux atouts présentant de ce fait un potentiel de développement intéressant. D’après les intervenants, la Tunisie veut prochainement devenir une plateforme régionale de santé éventuellement numérique et de recherche : pour soutenir le développement de la santé en Tunisie, 7% du PIB sont dépensés dans le système de santé (pour un profil sanitaire comparable aux pays de l’OCDE), 43 % étant délivrés par le secteur privé.

    L’objectif est à la fois de rendre la Tunisie attractive pour les entreprises de la santé et les investisseurs d’une part, et pour les patients africains et européens d’autre part.

    L’attractivité de la Tunisie vis-à-vis des entreprises et des investisseurs

    La santé et la recherche en santé en Tunisie : des secteurs réunissant des professionnels recherchés

    D’après les intervenants, le système d’éducation et d’enseignement tunisien forme un personnel médical, paramédical et technique très qualifié et d’autant plus recherché que moins coûteux qu’en France, par exemple.

    Par ailleurs, concernant les domaines de la recherche et du développement, la Tunisie a, selon les intervenants, un profil intéressant du fait de ses 6 000 chercheurs, de son technopôle et de ses 111 laboratoires qui lui permettent d’occuper le 46ème rang dans le classement des pays publiant le plus de travaux de recherche scientifique. En outre, la Tunisie est associée à l’UE dans le programme Horizon 2020 : dans ce cadre, ses équipes peuvent postuler et prendre part aux mêmes programmes de recherche que les laboratoires européens.

    Les supports du profil R&D de la Tunisie : infrastructures et TIC

    • Les infrastructures tunisiennes

    Outre ses nombreux laboratoires, la Tunisie dispose d’environ 2 000 centres de médecine, parmi lesquels 167 hôpitaux dont 23 CHU. Ces centres sont répartis dans le territoire d’une façon relativement homogène, de façon à ce que tout Tunisien puisse avoir accès à un centre de soins à moins de 30 km de chez lui. Ce réseau d’établissements auxquels sont associées des équipes de recherches dessine un système de petites localités réunissant soignants, chercheurs et population locale : du point de vue du Dr Maher Zahar, cette facilité d’accès à la population permet de mesurer facilement l’impact de tel ou tel nouveau dispositif ou phénomène et contribue à rendre le profil R&D de la Tunisie intéressant. 

    •  Maîtrise des techniques d’information et de communication

    Le Président de la chambre de commerce de Tunis a rappelé que la Tunisie « est à la pointe des techniques d’information et de communication (TIC) » : ce domaine représente à l’heure actuelle 11 % du PIB de la Tunisie, pays ayant exporté en 2017 1 milliard de dinars de logiciels et de services informatiques.

    Pour faire de la Tunisie une référence internationale, « l’objectif de la Tunisie […] est de créer 80 000 emplois dans ce secteur des TIC » a indiqué Mounir Mouakhar.

    Investissements et santé numérique

    Les intervenants ont indiqué que la Tunisie bénéficie d’un système de « législation souple » dans le domaine de la finance. L’objectif de cette souplesse est d’encourager les investissements étrangers dans le domaine de la santé et de la recherche en santé, investissements en majorité drainés par la santé numérique.

    Le tourisme médical en Tunisie, miroir de l’attractivité du système de santé du pays

    Constat : un pays relativement attractif pour les patients

    Le tourisme médical mène, à l’heure actuelle, environ 400 000 patients étrangers (dont 3% européens) en Tunisie.

    La Tunisie est notamment la deuxième destination africaine la plus prisée dans le cadre du tourisme de la santé, et la deuxième destination mondiale dans le tourisme de la santé pour des soins de thalassothérapie, après la France.

    Cependant, la Tunisie reste classée 36ème sur 41 destination mondiale en santé, les pays comparables à la Tunisie en termes de développement économique et de situation géographique (Liban, Jordanie) étant toutefois moins bien classés que la Tunisie.

    Différents types de tourisme médical

    D’après le Dr Khaldoun Bardi, le terme de « tourisme médical » réunit au moins trois phénomènes qui expliquent le classement de la Tunisie et son attractivité pour les patients :

    • le tourisme du bien-être, représenté par la thalassothérapie, la balnéothérapie, etc. : dans ce cadre, la Tunisie jouit d’une situation géographique intéressante (proche de l’Europe, donc facile d’accès pour les patients européens) et de nombreuses infrastructures disponibles. De plus, la médecine, qui du fait des avancées technologiques devient de plus en plus préventive et associée au bien-être d’après le Dr Maher Zahar, pourrait dans le futur mener vers la Tunisie de plus en plus de touristes à la recherche de « bien-être » ;
    • le tourisme pour les soins dentaires, ophtalmologiques et esthétiques : de même que le précédent tourisme, il concerne des patients atteints par des pathologies peu invalidantes et peu prises en charge par les systèmes d’assurance maladie et de sécurité sociale étrangers. Le caractère bon marché de ces soins en Tunisie attire donc fortement la patientèle étrangère, et elle pourrait l’attirer plus encore si les établissements tunisiens obtenaient des accréditations nécessaires pour devenir une destination de tourisme médical pour les assurances plus que simplement pour les ménages ;
    • le tourisme de la santé menant à la prise en charge de patients très malades. Dans ce cadre, un alignement des procédures tunisiennes de prise en charge des pathologies lourdes sur les protocoles européens ou américain demeure à mettre en œuvre afin de développer ce dernier type de tourisme médical en Tunisie.

    Finalement, un dernier point a été soulevé lors de la clôture de la conférence : la satisfaction des Tunisiens vis-à-vis de leur propre système de santé.  D’après les intervenants, la population tunisienne serait satisfaite de son système de santé, comparable, pour des raisons historiques, au système de santé français. Cependant, ces dernières années, de nombreux mécontentements auraient été exprimés. Ceux-ci seraient explicables, selon le Dr Zahar, par la baisse du pouvoir d’achat en Tunisie, qui rendrait difficile l’accès aux soins.