Mutuelles

  • H&T Summit : « Redonner du sens et de la valeur aux soins » (tribune collective)

    Health & Tech Intelligence relaie la tribune collective « Redonner du sens et de la valeur aux soins », publiée dans le cadre du H&T Summit, une journée internationale organisée le 18 décembre 2019 à Paris par la société Care Insight sur le thème « value for patients« .

    « Nous sommes convaincus de l’intérêt du numérique comme levier de valeur pour améliorer significativement la qualité des soins pour les patients. L’utilisation du terme « valeur » n’est d’ailleurs pas anodin. La notion de valeur en santé, « value-based healthcare » (VBHC), introduite en 1966 par le Professeur Avedis Donabedian et développée par Michael Porter, progresse au niveau international, contextualisent les signataires du texte en introduction. Ce n’est pas un concept nouveau, de nombreuses expériences internationales ont été engagées. Il ne s’agit plus uniquement de soigner selon les standards éprouvés de la médecine mais bien d’introduire la satisfaction du patient comme pierre angulaire du système de santé. »

    Cette tribune est articulée en 4 prises de parole :

    • « N’ayons pas peur de l’évaluation, de la comparaison et de la mesure de résultats, insufflons de la valeur dans la pratique médicale », par Véronique Roger, directrice fondatrice du Centre de recherche pour la science et les soins à la Mayo Clinic ;

    • « La valeur doit être un objectif fédérateur et structurant », par Lise Rochaix, professeur des universités en sciences économiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris School of Economics et titulaire de la chaire Hospinnomics ;

    • « L’intelligence artificielle comme levier de valeur », par David Gruson, directeur du programme « santé » à Jouve, fondateur d’Ethik-IA ;

    • « Faire converger des idées en actes », par Cécile Lagardère, executive partner de Care Insight.

    « Redonner du sens et de la valeur aux soins »

    Nous, médecins, économistes, chercheurs, constatons l’évolution des pratiques professionnelles, les progrès considérables de la recherche médicale et le développement des innovations organisationnelles et technologiques. Nous pouvons nous réjouir des avancées notables et des prouesses réalisées au quotidien par les professionnels de santé. Nous sommes convaincus de l’intérêt du numérique comme levier de valeur pour améliorer significativement la qualité des soins pour les patients. L’utilisation du terme « valeur » n’est d’ailleurs pas anodin. La notion de valeur en santé, « value-based healthcare » (VBHC), introduite en 1966 par le Professeur Avedis Donabedian et développée par Michael Porter, progresse au niveau international. Ce n’est pas un concept nouveau, de nombreuses expériences internationales ont été engagées. Il ne s’agit plus uniquement de soigner selon les standards éprouvés de la médecine mais bien d’introduire la satisfaction du patient comme pierre angulaire du système de santé. En effet il nous semble essentiel, au regard des progrès médicaux et à un moment où chaque pays s’interroge sur les coûts des soins, de nous poser collectivement la question des bénéfices pour les patients. Quel est l’impact in fine pour les patients ? Est-ce que ce la bonne exécution d’une technique médicale importe plus que la qualité de vie du patient à l’issue d’un traitement ? Comment redonner du sens et de la valeur aux soins ? Acceptons-nous d’interroger nos pratiques et d’évaluer différemment la qualité des soins ? Nous souhaitons aujourd’hui que ces questions émergent davantage et que les principaux décideurs, médecins, chercheurs, s’en emparent pour accélérer la transformation du système de santé au niveau mondial et agir concrètement sur nos politiques de santé.

    N’ayons pas peur de l’évaluation, de la comparaison et de la mesure de résultats, insufflons de la valeur dans la pratique médicale,

    • par Véronique Roger, directrice fondatrice du Centre de recherche pour la science et les soins à la Mayo Clinic.

    Le concept de value-based healthcare n’est pas nouveau et aux États-Unis il est reconnu depuis plusieurs années. C’est un concept qui semble intuitif, car la valeur en santé, l’attention que nous portons à la qualité des soins, importe à tous et les professionnels de santé sont formés pour donner le meilleur d’eux-mêmes aux patients. Le concept de value-based healthcare gagne du terrain, mais sa mise en œuvre concrète peine à se développer. Pourquoi ? Je dirais qu’il y a deux raisons majeures à cela : tout d’abord parce que la personne qui paie n’est pas la personne qui reçoit le service – dans la plupart des pays. Cela introduit une dynamique plus complexe dans la notion de valeur. Ensuite, la façon dont nous définissons la valeur d’un service dépend aussi de la maladie : dans le cadre d’une maladie grave, l’indicateur de résultat est la survie, alors que dans d’autres situations, l’indicateur pourra être la récupération fonctionnelle du patient, sa capacité à retrouver une activité normale. Il est donc difficile d’avoir une approche univoque.

    Aux États-Unis, les professionnels de santé ont pris conscience que nous pouvons être plus efficients et souhaitent accroître la pertinence des soins. « Cet examen est-il nécessaire ? Devons-nous faire une nouvelle radio ? » La notion de « résultats » compte de plus en plus : les soignants, les patients et leurs familles veulent qu’ils vivent mieux, plus longtemps – les progrès médicaux y contribuent – mais pas seulement : ils s’attachent à ce qu’ils récupèrent plus vite, à ce qu’ils soient satisfaits de la prise en charge globale. Pour reprendre un exemple concret, une réflexion a été engagée en ce qui concerne les transfusions sanguines en post-opératoire. Fréquentes, elles sont coûteuses pour le système de santé et peuvent entraîner des effets secondaires. Des anesthésistes ont analysé ce phénomène et se sont interrogés sur leur pertinence. Des recommandations ont été élaborées – à partir d’un indicateur, le taux d’hémoglobine dans le sang – et les résultats sont probants. Les transfusions ne sont pas toujours nécessaires et dans certains cas le patient récupère tout à fait bien sans transfusion. L’utilisation des produits sanguins a ainsi baissé, les risques et les coûts ont diminué. Je considère que c’est aussi un réel progrès médical. La prise en charge des patients atteints d’arthrose de la hanche a également évolué. Les professionnels ont analysé le parcours de soins, depuis la découverte de la pathologie jusqu’à la récupération des patients. Des indicateurs ont été élaborés, une attention spécifique a été portée sur la douleur et la récupération fonctionnelle. En devenant « acteurs » de leur prise en charge, les patients ont pu reprendre une vie normale beaucoup plus vite. C’est un progrès considérable.

    Inspirons-nous des bonnes pratiques, acceptons qu’une méthode qui fonctionne pour une pathologie soit différente pour une autre, personnalisons les soins et portons une attention spécifique à la récupération, à l’état de santé général du patient, à son environnement de vie et à son expérience en tant qu’acteur central dans les systèmes de santé. C’est comme cela que nous pourrons concrètement apporter de la valeur aux soins et transformer durablement le système de santé. Sans que cela implique nécessairement des coûts supplémentaires. Agissons sur du long terme et en pensant d’abord aux bénéfices pour les patients.

    La valeur doit être un objectif fédérateur et structurant,

    • par Lise Rochaix, professeur des universités en sciences économiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris School of Economics et titulaire de la chaire Hospinnomics.

    Quels sont les enjeux, pour les patients, de la transparence et du partage de données permis par les liens entre bases de données interopérables ? La transparence porte en elle le bénéfice de réduire les dissymétries, ou assymétries, d’information entre les principaux acteurs du système de santé que sont les patients, les professionnels de santé et les régulateurs. Mais son développement effectif est conditionné par ce que chacun espère en retirer, ce qui peut varier grandement d’un acteur à l’autre. La transparence ne prend toute sa valeur que si l’interopérabilité, c’est à dire un enrichissement mutuel de sources de données d’origines diverses, est garantie. Mais cela ne va pas de soi et l’interopérabilité n’est en général obtenue que sous la pression de la réglementation. Les opérateurs, les industriels et les utilisateurs doivent travailler ensemble pour que chacun trouve un intérêt à ce que les différents dispositifs soient interopérables.

    Quand on évoque l’utilisation des données des patients, la première réaction est trop souvent la crainte qu’elles soient utilisées à mauvais escient, ce qui légitime la mise en place de règles déontologiques d’accès à ces données. On souligne moins souvent les bénéfices de cette transparence pour les patients, bénéfices qui devraient aussi faire partie du débat. Elle permet ainsi aux patients de devenir acteurs de leur santé, soit à titre personnel, à travers les objets connectés ou le suivi de biomarqueurs, soit en participant à des structures représentatives pour faire valoir leurs préférences et agir dans le débat public. L’utilisation des données de santé peut aussi contribuer à développer des travaux de recherche multidisciplinaires et aider à la définition de priorités en santé. Celles-ci doivent être fondées sur des preuves robustes, evidence-based policies, à savoir sur la mesure de la valeur supplémentaire apportée par une technologie ou intervention de santé publique, tant du point de vue du patient que de celui du citoyen, les économistes s’attachant en effet à introduire l’intérêt collectif dans cette mesure de la valeur.

    Le concept de value-based healthcare permet de rappeler la finalité de tout système de santé, à savoir l’amélioration de l’état de santé de la population. C’est en cela un objectif fédérateur, dans lequel les professionnels de santé se retrouvent, bien plus que dans la recherche d’économies de court terme, et qui sera structurant pour la définition de priorités en santé.

    L’intelligence artificielle comme levier de valeur,

    • par David Gruson, directeur du programme « santé » à Jouve, fondateur d’Ethik-IA.

    La diffusion de l’intelligence artificielle et du pilotage du système de santé par les données de santé constitue un puissant appel au développement du concept de value-based healthcare. En effet, la médecine algorithmique est, par construction, très cohérente avec le déploiement de logiques de financements aux parcours et d’incitation à l’atteinte d’objectifs de gains de qualité et d’efficience par la qualité de prise en charge des patients.

    Or, le système de santé français se heurte encore trop souvent à des difficultés de valorisation de ces gains. Par exemple, comme le montre le cas de la solution française produite par Therapixel, l’IA est aujourd’hui à maturité dans la diffusion de solutions de reconnaissance automatique d’images dans le domaine des mammographies. La généralisation d’approches de ce type induirait de puissantes améliorations pour les femmes et le système de santé dans son ensemble. Pour autant, un modèle économique reste encore à trouver. La réflexion n’en est qu’à ses débuts à cet égard et un bon équilibre doit être trouvé entre l’assurance maladie et la protection sociale complémentaire dans la couverture de cette innovation en médecine algorithmique.

    Pour y parvenir, le processus de constitution de cadres de régulation du data management en santé, à l’œuvre à l’échelle des professions et spécialités médicales, peut induire un effet de levier utile. Des modalités souples de coordination de ces démarches de structurations transversales auront à être trouvées avec le nouveau Health Data Hub porté par le Gouvernement. Les porteurs de ces écosystèmes affichent, dans leurs objectifs, la volonté – déjà effective pour la radiologie avec l’écosystème DRIM France IA – d’y inclure les patients et leurs représentants. Cette inclusion de la démocratie sanitaire dans les nouveaux écosystèmes de data management constitue un enjeu clé pour l’avenir de la couverture de l’innovation en IA et, partant, de son accessibilité et de sa diffusion large dans une logique de value-based healthcare.

    Faire converger des idées en actes,

    • par Cécile Lagardère, executive partner de Care Insight.

    La traduction concrète de ce concept ne pourra intervenir que si l’ensemble des acteurs s’en emparent, patients, professionnels de santé, offreurs de soins mais également les financiers et les industriels. De nouveaux échanges, travaux internationaux et concertations doivent avoir lieu pour confronter les idées et les expériences menées sur le terrain.

    La globalisation de notre économie touche également les systèmes de santé qui tendent à converger de plus en plus en termes d’organisation, de protocoles de prise en charge et de principes de fonctionnement. On voit très clairement comment les Accountable Care Organizations, instituées par l’Obamacare, et les programmes relatifs au value-based healthcare américains ont influencé la vision française de l’article 51 de la LFSS 2018 ou la coordination des soins qui se met actuellement en place avec les CPTS et les dispositifs d’appui à la coordination par exemple. Bien entendu, des organisations internationales y travaillent et permettent de mettre en place des éléments de cadrage et notamment des indicateurs de mesure et d’évaluation, comme peut le faire l’OCDE. Mais une telle ambition ne peut se faire qu’en engageant les acteurs sur le terrain. C’est tout l’enjeu du Health & Tech Summit, de créer un momentum une fois par an à Paris pour partager les expériences, challenger l’innovation et construire les bases du futur de la santé.

  • E-santé & diabète : WeHealth (Servier) s’allie à Nucleus Dynamics (Singapour) & Aiscreenings (France)

    WeHealth Digital Medicine (anciennement WeHealth by Servier), la division du groupe Servier dédiée à la e-santé, vient de signer un partenariat avec 2 sociétés dans le domaine du diabète : Nucleus Dynamics, basé à Singapour et à l’origine d’une solution de suivi numérique des plaies, et Aiscreenings, une start-up française spécialisée en intelligence artificielle (IA) appliquée au dépistage de la rétinopathie diabétique. Ces alliances ont été toutes les 2 annoncées par Servier le 17 décembre 2019 (communiqués).

    • WeHealth Digital Medicine et Aiscreenings (plateforme aiVision) signent un partenariat de co-développement et une licence de distribution d’une solution, Oliatys, conçue pour améliorer le dépistage de la rétinopathie diabétique par le biais d’algorithmes de reconnaissance automatisés de fonds d’œil et de deep learning (apprentissage profond).

    • WeHealth Digital Medicine et Nucleus Dynamics vont co-développer et commercialiser une solution numérique à destination des podologues pour améliorer le suivi, la gestion du traitement des plaies des patients diabétiques, notamment du pied, et faciliter les échanges entre les équipes médicales. L’outil est basé sur une analyse des images via intelligence artificielle (IA). La division de Servier est « le distributeur exclusif de la solution dans le monde », indique-t-elle, ajoutant que le lancement de l’outil est prévu fin 2020 sur le marché européen.

    Ces deux nouveaux accords portent à 5 le nombre de partenariats de WeHealth Digital Medicine dans le domaine du diabète, « un des axes de recherche prioritaires du groupe Servier », rappelle l’entreprise.

    2 partenariats pour améliorer la prise en charge des patients atteints de diabète

    WeHealth Digital Medicine et Aiscreenings : le dépistage de la rétinopathie diabétique via l’IA

    Oliatys a pour objectif de faciliter le dépistage et la prise en charge des patients atteints de rétinopathie diabétique par l’intermédiaire d’un système d’intelligence artificielle (IA).

    Concrètement, l’image du fond de l’œil générée par un rétinographe est envoyée sur une plateforme, qui va l’analyser pour déterminer si le patient souffre ou non d’une rétinopathie diabétique.

    WeHealth Digital Medicine et Nucleus Dynamics : une e-solution pour améliorer le traitement des plaies

    Les deux sociétés développent conjointement une application mobile qui utilise l’IA pour une analyse intelligente des images afin de transmettre aux infirmiers et aux podologues « une solide documentation d’images ou de vidéos sur les plaies déjà rencontrées », explique WeHealth Digital Medicine.

    À partir de la photo téléchargée sur la plateforme de la plaie à traiter, cette dernière est automatiquement mesurée et le type tissulaire identifié. Le podologue peut se baser sur ces informations pour proposer un traitement adapté. L’évolution de celui-ci est ainsi suivi de manière appropriée. Le médecin ou le diabétologue reçoit par ailleurs un compte rendu à l’issue du processus.

    « La solution Nucleus Dynamics améliore notablement la prise en charge des plaies en facilitant la transmission des données du patient assurée par la continuité des soins entre l’infirmier(ère), le podologue, le médecin généraliste et le diabétologue », complète David Guez, executive director, innovation & scouting, de WeHealth Digital Medicine.

    Cette solution, dont le lancement est prévu fin 2020 en Europe, va être commercialisée auprès des podologues et des infirmiers.

  • H&T Summit 2019 : Lyfgen, MyPL et Digipharm lauréats du start-ups challenge

    Lyfegen, Digipharm et MyPL sont les 3 jeunes pousses sélectionnées pour participer au start-up challenge organisé par la société Care insight dans le cadre du Health & Tech Summit, qui se tient ce 18 décembre 2019 à Paris sur le thème « value for patients« . L’occasion pour elles de « pitcher » leurs solutions respectives à l’occasion d’une session dédiée.

    • Lyfegen (Suisse) : start-up internationale basée en Suisse et spécialisée dans les technologies de santé  visant à optimiser la création de valeur dans le secteur ;

    • MyPL (France) : développe un dispositif médical innovant d’aide à la décision basée sur le partage de données entre les patients et les experts médicaux en oncologie ;

    • Digipharm (Suisse) : a mis au point une plateforme basée sur la technologie de la blockchain afin d’optimiser les systèmes de tarification dans le secteur de la santé.

    Présentation des 3 start-ups :

  • Analyse de données : la Croix-Rouge et la Fondation Roche lancent un AAP « Impact Data » (31/01/2020)

    21, l’accélérateur de la Croix-Rouge française, et la Fondation Roche lancent un appel à projets (AAP) intitulé « Impact Data ». L’objectif est de renforcer l’autonomie des personnes accompagnées par la Croix-Rouge française dans les domaines « séniors », « handicap », « santé » et « prévention » grâce à l’analyse des données de santé.

    Le programme accompagnera durant un an 2 structures externes proposant des applications capables de mettre les données au service des patients. Chaque projet testera des applicatifs sur un ou plusieurs établissements et améliorera son dispositif grâce aux retours des acteurs de terrain.

    Les lauréats disposeront des expertises métiers nécessaires à la conduite et au déploiement de leurs projets. Une fois le service ou produit finalisé à l’issue du programme, la Croix-Rouge française pourra le labelliser et le déployer dans son réseau d’établissements et de structures bénévoles.   

    Le financement pour mener l’expérimentation pourra aller jusqu’à 50 000 euros.

    Les candidatures doivent être transmises au plus tard le 31 janvier 2020 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Critères d’éligibilité :

    • statut : être une personne morale (association loi 1901 ou entreprise SAS, SA, SARL, coopérative, auto-entrepreneur, etc.) ;
    • disponibilité : identifier un membre de l’organisation comme référent de l’accompagnement et assurer une disponibilité minimum de 20 % de son temps pour toute la durée de l’accompagnement ;
    • éthique : présenter un projet compatible avec les principes et valeurs de la Croix-Rouge française.

    Modalités du programme Impact Data

    Le programme entrepreneuriat propose :

    • la mise à disposition de deux experts métiers, issus de Roche et de la Croix-Rouge française ;
    • l’accès à un terrain d’expérimentation en conditions réelles, grâce aux 664 établissements sanitaires, de la Croix-Rouge française ;
    • un financement pour mener l’expérimentation pouvant aller jusqu’à 50 000 euros ;
    • 10 mois d’accompagnement par un coordinateur 21, expert en accompagnement de projets à impact social ;
    • un accès aux conseils de professionnels externes (juridique, finance) et à un corpus de formations (co-création, design, stratégie) ;
    • un poste de travail au sein de 21, l’accélérateur d’innovation cociale de la Croix-Rouge française, situé à Montrouge (Hauts-de-Seine) ;
    • des logiciels et des outils de gestion adaptés

    Calendrier :

    • appel à projets ouvert du 17 décembre 2019 au 31 janvier 2020 ;
    • sélection des 2 projets « Impact Data » le 28 février 2020 ;
    • début de l’accompagnement le  9 mars 2020.
  • Concours innovation i-Lab 2020 : appel à candidatures pour les entrepreneurs deep tech (12/02/20)

    La 22ième édition de i-Lab, concours national porté par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en partenariat avec BpiFrance, est lancée avec l’ouverture de l’appel à candidatures (AAC) pour les entrepreneurs de la deep tech.

    L’enjeu de ce concours d’innovation est d’encourager la création d’entreprises de technologies innovantes, de détecter des projets de création et de soutenir les plus prometteurs grâce à une aide financière ainsi qu’à un accompagnement adapté. Chaque année, des entrepreneurs portant des projets dans le secteur de la e-santé sont récompensés.

    Depuis sa création en 1999, i-Lab a permis la création de plus de 2 000 entreprises et d’une « véritable dynamique dans l’écosystème de l’innovation au niveau local et à l’échelle nationale », indique le ministère. 

    Pour cette nouvelle édition, les candidats doivent s’inscrire en ligne avant le mercredi 12 février 2020 à midi, en remplissant le dossier de candidature dématérialisé, exclusivement sur la plateforme opérée par Bpifrance Financement, accessible via ce lien. Les lauréats recevront une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros versée à l’entreprise qu’ils auront créée.

    Modalités de participation

    • peuvent concourir tous les porteurs d’un projet d’entreprise non créée ou créée depuis le 1er décembre 2017, quelles que soient leur nationalité et leur situation (étudiant, salariés du secteur public ou du secteur privé ou demandeur d’emploi), à condition qu’ils remplissent les conditions légales et réglementaires requises pour la création d’une entreprise.
    • La société doit être installée sur le territoire français.
    • Pour les lauréats « en émergence » des éditions précédentes du concours, les bénéficiaires d’une bourse French Tech « Émergence » ainsi que les lauréats du prix Pépite-Tremplin pour l’entrepreneuriat étudiant bénéficiaient de conditions privilégiées d’éligibilité (voir le règlement).
    • Le candidat doit être un futur actionnaire et dirigeant de l’entreprise. Lorsque celle-ci est déjà créée lors du dépôt de la candidature, le candidat doit en détenir une part du capital et être l’un de ses dirigeants à la date de dépôt du dossier.

    Type de projets recherchés

    Les types de projets concernés sont :

    • les projets relatifs à la création d’une entreprise s’appuyant sur une technologie innovante, l’innovation se caractérisant par l’introduction sur le marché d’un produit (y compris de logiciels), d’un procédé ou d’un service nouveau ou sensiblement amélioré au regard de ses spécifications techniques ainsi que de l’utilisation prévue ou de la facilité d’usage ;
    • les projets portant sur le développement d’un nouveau produit ou d’un service préalablement à sa mise sur le marché et qui nécessite pour l’entreprise en création une activité intense de recherche et développement (objet de la subvention pour les projets « création-développement »). 

    Critères d’évaluation :

    • caractère innovant de la technologie et preuve du concept établie

    • viabilité économique du projet ;

    • potentiel significatif de développement et de création de valeur y compris à l’international ;

    • motivation, disponibilité et capacité du candidat à créer et à développer une entreprise, à diriger une équipe et à nouer des partenariats ;

    • capacité du candidat à s’impliquer dans le projet ;

    • qualité et complémentarité de l’équipe ;

    • maîtrise de la propriété intellectuelle et des droits des tiers (notamment liberté d’exploitation).

    Dépenses financées : une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros

    Les dépenses éligibles, d’un montant maximal de 1 million d’euros, sont des dépenses de personnel, de fonctionnement ou d’équipement directement liées au programme de recherche et de développement de l’entreprise créée :

    • conception et définition des projets ;
    • propriété intellectuelle ;
    • études de marché, études de faisabilité ;
    • recherche de partenaires ;
    • expérimentation,développement de produits, procédés, services nouveaux ou améliorés ;
    • réalisation et mise au point de prototypes, de maquettes ou de pilotes ;
    • prestations de conseil, de formation et d’accompagnement.

    Après expertise des projets, les lauréats sont sélectionnés par un jury national composé d’industriels et de personnalités compétentes dans les domaines de la création et du financement des entreprises innovantes, de la valorisation de la recherche et du transfert technologique.

    Les lauréats reçoivent une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros versée à l’entreprise qu’ils auront créée. Cette subvention peut représenter jusqu’à 60 % du programme d’innovation de l’entreprise.

  • Premier partenariat de la e-pharmacie Pillpack (Amazon) avec un programme de couverture santé

    Pillpack, pharmacie en ligne d’Amazon, conclut un premier partenariat avec un programme de couverture santé : les bénéficiaires de Blue Cross (Blue Cross Blue Shield of Massachusetts) , un organisme à but non lucratif, pourront gérer leurs ordonnances via la e-pharmacie rachetée en juin 2018 par le géant américain, de la commande à la livraison, indique Blue Cross dans un communiqué publié le 10 décembre 2019.

    Les bénéficiaires du programme auront accès aux services de Pillpack, et notamment :
    • à la livraison à domicile de médicaments pré-triés ;
    • à un emballage personnalisé portant la date, l’heure et le nom du médicament avec sa posologie ;
    • à un service d’assistance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 assuré par des pharmaciens par téléphone, email ou chat ;
    • à un contact permanent de Pillpack avec leur médecin pour les renouvellements d’ordonnance.

    « En utilisant l’application ou le site web MyBlue pour atteindre Pillpack, les bénéficiaires qui prennent plusieurs médicaments n’auront plus besoin de faire la queue dans une pharmacie, ni de perdre du temps à trier les pilules ou à craindre de manquer une recharge« , soulignent les porte-paroles de Blue Cross. 

    Amazon a déjà modifié mi-novembre l’intitulé de Pillpack pour baptiser le service « PillPack by Amazon Pharmacy » et promu son patron-fondateur Terence Jonathan Parker au poste de vice-président d’Amazon.

    La presse évoquaient dès le mois de mai 2019 des négociations de PillPack avec les financeurs, relayant les appréhensions des gestionnaires de pharmacie (pharmacy benefit managers, PBMs), qui se sentent menacés dans leur position d’intermédiaire par ce nouvel acteur. Sa taille critique pourrait en effet lui permettre, selon les analystes, d’obtenir des baisses de prix sur les médicaments.

    Le groupe Surescripts, un des leaders de la prescription électronique aux États-Unis, a pris des mesures durant l’été 2019 pour empêcher Pillpack d’accéder aux données de ses clients et notamment à leur historique de médication.

  • Lancement de l’accélérateur Digital Pharma Lab : 7 industriels et 9 start-ups pharmatech embarqués

    Provoquer la rencontre entre start-ups et industries de santé afin d’accélérer l’intégration des innovations des jeunes entreprises dans les métiers et les business modèles des laboratoires pharmaceutiques, entreprises de biotechnologies et fabricants de dispositifs médicaux. Tel est l’objectif du Digital Pharma Lab, présenté comme le « premier accélérateur pharmatech indépendant en Europe ». Inauguré le 9 décembre 2019 à l’occasion d’une conférence spéciale, ce nouvel organisme est soutenu par Bpifrance et l’EIT Health : son lancement marque le démarrage de la première promotion du programme d’accélération, axée pour cette première saison sur la thématique « révolution pharmatech ».

    Ce programme de 4 à 6 mois a pour but de permettre aux industriels de la santé partenaires d’accélérer, voire d’intégrer dans leurs modèles, les innovations des start-ups pharmatech sélectionnées :
    • les partenaires industriels : Biogen, Ipsen, Servier, Otsuka, Sanofi, Takeda et Chugai ;
    • start-ups sélectionnées : Apodis Pharma, Diam Park, Epigene Labs, Inato, Invenis, Lucine, MyBrain Technologies, MyScienceWork et Yuni.

    Le Digital Pharma Lab s’engage également aux côtés des start-ups pour leur permettre de consolider leurs opportunités de développement en attirant l’attention des investisseurs publics et privés.

    L’accélérateur a été co-fondé par Pascal Bécache, ancien d’IBM et d’Iqvia, et Didier Tranchier, investisseur dans plus de 40 start-ups depuis 20 ans.

    Faire de Paris la place des investissements pharmatech en Europe et dans le monde

    Pascal Bécache, co-fondateur du Digital Pharma Lab, souligne que l’ambition de cet accélérateur « est de contribuer à faire de Paris le cœur des investissements pharmatech en Europe et dans le monde en se fondant sur son environnement scientifique, technologique et économique unique ».

    ​“L’annonce il y a quelques jours par la région Île-de-France de la création d’un programme d’investissement européen de deux milliards d’euros pour le développement d’entreprises innovantes du secteur santé et des sciences de la vie, vient corroborer notre vision et conforte notre volonté », complète-t-il.

    « Le challenge est de faire rentrer le digital dans l’industrie pharma »

    En introduction de cette matinée, Vincent Galand, le directeur de l’innovation du Digital Pharma Lab, précise cependant qu’« il manque un rouage entre industriels et start-ups » actuellement. Martin Dubuc, P.-D.G. de Biogen, rappelle de son côté que « le challenge est de faire rentrer le digital dans l’industrie pharma ». Le temps de développement « est trop long », observe-t-il. « Dans le secteur du dispositif médical, ce temps est plus court, ajoute-t-il. Il n’y a pas encore de burning plateforme côté pharma. Les acteur n’ont pas encore le sentiment qu’ils vont se faire « disrupter ». Quels choix opérer ? Comment faire rentrer le digital dans le secteur ? Par l’intrapeunariat ou l’intégration ? »

    « Outre le fait de favoriser des débouchés commerciaux, le programme de Digital Pharma Lab représente une formidable opportunité pour les start-ups sélectionnées de démontrer aux investisseurs publics et privés l’intérêt des industriels pour leurs solutions et la solidité de leur potentiel de développement », estime Didier Tranchier, co-fondateur de l’accélérateur. Selon Thierry Picard, associé, ​le nouveal accélérateur « apporte aux industriels de la santé tous les avantages d’un partenaire indépendant, bien inséré dans l’écosystème pharmatech, expert de l’accompagnement de projets digitaux transverses ».

    « Les enjeux d’un laboratoire de demain » : la vision des partenaires industriels

    Ipsen : le choix de l’intégration

    • Intervenenu lors de la conférence du 9 décembre : Dominique Bery, executive vice president strategy & transformation à Ipsen

    Chez Ipsen, c’est le choix de l’intégration. Il manque le coté « disruptif » et peut-être l’intrapreunariat, note Dominique Bery. On explique en interne que le digital va apporter une valeur médicale au patient. Le premier enjeu est de mettre le médicament plus vite possible sur le marché et s’assurer que le patient tire le plus de bénéfices de ce traitement. Le second enjeu selon Ipsen c’est celui de la donnée : l’utilisation de ces datas à disposition mais finalement peu utilisées.

    L’idée en résumé est :

    • de rassembler ses propres données ;
    • d’accéder aux données en vie réelle et accepter leur manque de qualité, et apprendre à travailler avec ces données imparfaites en les agrégeant ;
    • de générer de nouvelles données pendant que le patient prend son traitement.

    Exemple d’une appli pour le cancer du pancréas. Très peu d’innovation thérapeutique. Difficile de mettre en place des protocoles, savoir où sont les patients. Impact majeur si on y arrive.

    Sanofi : « nouer de nouvelles relations pour créer de la valeur pour le patient »

    • Intervenant : Isabelle Vitali, head of commercial digital innovation center à Sanofi

    « Nous travaillons avec tout l’écosystème, jusqu’au patient, indique Isabelle Vitali. Le digital permet cela même si l’humain reste indispensable. Le numérique nous aide à avoir des messages plus précis, à développer des outils pour nos interlocuteur, à collecter des données pour être beaucoup plus qualitatif, et, pour le professionnels de santé, à développer des solutions afin de mieux appréhender le suivi des patients (maladie chronique comme le diabète). Notre stratégie est de nouer de nouvelles relations pour créer de la valeur pour le patient. »

    La volonté de Sanofi est d’être « extrêmement concret » en se penchant sur des questions concrètes. « En amont, on se met d’accord sur les axes stratégiques, explique Isabelle Vitali. Le focus sur l’usage étant désormais bien ancré dans les esprits, l’enjeu désormais est économique : qui va payer au final ? Quelle valeur cela va-t-il générer ? Nous mettons au cœur de nos réflexions l’éthique by design. C’est un changement de mentalité complet. »

    Takeda : l’open innovation pour améliorer l’accompagnement tout au long du parcours de soins

    • Intervenant : Laure Monange-Caby, head of customer solutions & innovation Takeda

    « Avec l’open innovation, il est possible de proposer un accompagnement sur tout le parcours de soin, au-delà de la prise de médicaments, note Laure Monange-Caby. C’est un changement d’état d’esprit dans l’entreprise ». Cette approche doit être testée pour voir si elle fonctionne, indique-t-elle, et savoir comment la généraliser et la partager à toutes les aires thérapeutiques».

    Servier : « il faut avoir recours à l’intrapreneuriat »

    • Intervenant : Claude Bertrand, executive vice president R&D à Servier

    Claude Bertrand met en avant la problématique de succès, les laboratoires pouvant investir de manière conséquente (tant en matière de temps, de ressources humaines et de coût) dans des produits dont le succès final n’est pas garanti. « Comment accélérer la mise sur le marché d’un marché ?, interroge Claude Bertrand, qui note par ailleurs qu’il y a un besoin de trouver des data scientists. « Le changement d’état d’esprit est très important. Il faut avoir recours à l’intrapreneuriat et intégrer le concept de « think out of the box » », estime-t-il.

    Otsuka : mettre le client au cœur des réflexions

    • Intervenant : Magali Schembri, Chief Digital Officer Otsuka France

    Concernant la transformation digitale, le changement de culture est plutôt insufflé dans l’entreprise, par l’intrapeunariat, commente Magali Schembri. Étant une filiale d’un groupe japonais, au niveau local l’enjeu est de travailler de façon plus agile, de mettre le client au cœur des réflexions, explique-t-elle. La plupart du temps le digital est la solution mais pas nécessairement non. Voici les étapes qu’elle préconise :

    – 1. transformer le comité de direction ;

    – 2. entretenir l’etat d’esprit start-up ;

    – 3. changer les façons de travailler ;

    – 4. travailler avec des acteurs.

    « De la start-up au scale up »

    • Marion Cassiau, head of startup acceleration à Bpifrance (Healthcare Ventures), estime que « le dialogue n’est pas assez important » entre industriel et start-up.
    • Anne Osdoit, partner Sofinnova, explique que son cabinet va « se pencher sur les barrières à l’entrée du marché et [qu’il mène] pour cela une analyse du chemin réglementaire et et cherche à améliorer l’accès au marché : « Est-ce que le business model est suffisamment travaillé pour l’échelle internationale ? », interroge-t-elle.
    • Bernard Kirsch, président d’Angels Santé : en tant que business angel, son cabinet intervient sur du « seed » en medtech, en santé digitale et en biotech. Il voit environ 140-150 sociétés par an et investit dans 7 % d’entre elles. Il étudie lui aussi les barrières à l’entrée du marché, la part de marché potentielle. Enfin, il analyse la capacité d’exécution, la « scalabilité » et l’internationalisation, les premiers critères à étudier pour un investissement. « Tout n’est pas qu’une question d’argent, estime-t-il, il s’agit d’accompagner dans la durée. La difficulté réside dans les séries B ou C. »
    • Pierre Moustial, président du groupe Urgo, constate des freins dans le remboursement des medtech par la Sécurité sociale alors qu’il y a beaucoup de création. Il modère toutefois en évoquant l’article 51, qui permet une prise en charge par l’Assurance maladie. Ce qui permet le « scale up » selon lui, ce sont des soutiens comme le crédit impôt recherche (CIR) et Bpifrance. Il préconise de ne surtout pas aller en bourse, tel que Euronext, car pour une start-up, « la prédictibilité est trop compliqué ». Il faut au moins 10 à 20 millions d’euros de chiffres d’affaires pour envisager une introduction, recommande-t-il.
    • Anaïs Délicourt, business creation manager à l’EIT Health France : l’EIT health, qui n’a que 3 ans d’existance en France, accompagne les start-ups dans leur « scale up » en termes de financement au niveau européen. Il existe pour ces jeunes sociétés un réseau d’investisseurs à l’échelle européenne qui propose des programmes de cross investment : business angel et seed pour de la série A et des programmes en France pour les séries B et séries C. Anaïs Délicourt souligne que la France, l’Allemagne et l’Angleterre sont des marchés attractifs pour l’Europe.
    • Maryne Cotty-Eslous, P.-D.G et co-fondatrice de Lucine, propose de marketer l’éthique « made in France » car la France, avec l’Angleterre et l’Allemagne, est un marché attractif.
  • Doctopsy s’allie à l’appli de méditation Petit Bambou pour déstigmatiser les souffrances psychiques

    Mon Sherpa, une application développée par Doctopsy (ex Doctoconsult) à destination des personnes qui ont besoin d’un soutien psychologique, intègre désormais des sessions de méditations de l’appli de Petit Bambou, une start-up qui propose des innovations digitales et mobiles autour de la santé mentale. L’objectif de ce partenariat, annoncé le 10 décembre 2019 dans un communiqué commun, est de diminuer les symptômes des patients souffrant de troubles dépressifs, d’anxiété, de troubles du sommeil, de manque de confiance en soi, etc. L’idée est de « rendre le traitement des souffrances psychiques accessible à tous et moins stigmatisant[, de] lever les tabous liés au traitement de ces maladies », indiquent les deux sociétés.

    Avec cette collaboration, Doctopsy et Petit Bambou cherchent à rendre accessible au plus grand nombre la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (TCPC), une méthode alliant la médiation aux thérapies comportementales et cognitives, dont l’intérêt a été validé scientifiquement dans plusieurs indications.

    « Petit BamBou fait ainsi bénéficier à l’application Mon Sherpa de son expertise historique sur la méditation sur des thèmes variés et Mon Sherpa apporte une approche médicale avec des activités de thérapie comportementale et cognitive », expliquent les partenaires.

     • Les utilisateurs de Petit BamBou peuvent télécharger Mon Sherpa s’ils souhaitent aller plus loin sur le traitement de certains symptômes comme la dépression, l’anxiété, les troubles de sommeil, les problèmes d’affirmation de soi, etc.
    • Les utilisateurs de Mon Sherpa bénéficient de 4 séances d’apprentissage de la méditation par Petit Bambou offertes. « Ils peuvent ensuite rejoindre la communauté Petit BamBou s’ils souhaitent ancrer la pratique de la méditation dans leur quotidien », est-il précisé.  

    L’application Mon Sherpa est disponible sur l’Apple Store. Elle sera lancée sur le Google Play Store d’ici le début de l’année 2020.

    Objectif : déstigmatiser les troubles mentaux

    Dans le cadre de leur partenariat, Doctopsy et Petit Bambou ont pour objectif, in fine, de lutter contre la stigmatisation des troubles mentaux, « premier obstacle à leurs prises en charge », notent les deux sociétés.

    « La méditation associée à des thérapies comportementales et cognitives soigne »

    « Tout comme Petit BamBou a démocratisé la méditation grâce à son application intuitive et ludique, nous espérons faciliter l’accès à un traitement d’un trouble psychique, explique le Dr Fanny Jacq, fondatrice de Doctopsy. Le message est simple, la méditation associée à des thérapies comportementales et cognitives soigne. Grâce à Mon Sherpa et Petit BamBou, ce traitement est maintenant accessible à tous (…) ».   

    Une démarche scientifique

    Le développement de l’application Mon Sherpa est supervisé par un conseil scientifique composé de médecins psychiatres, de psychologues, de chercheurs du CNRS et de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM).

    Avant sa mise sur le marché, la solution a été expérimentée pendant plusieurs semaines auprès de bêta-testeurs qui souffraient des pathologies psychiques ciblées.

    Des études médico-économiques sont en cours d’élaboration pour valider son impact sur ces personnes en souffrance psychologique, indique Doctopsy.

  • La Fondation Adréa lance un appel à projets pour une expérience patient améliorée (deadline : 2020)

    La Fondation d’entreprise Adréa, qui soutient et accompagne des initiatives humaines et innovantes dans le domaine de la santé en France, a pour objectif en 2020 de soutenir des projets permettant « un accompagnement plus humain des usagers du système de santé, pour une expérience améliorée ». Elle lance dans ce cadre un appel (AAP), dont la dotation s’élève au total à 130 000 euros.

    Les projets soutenus devront avoir pour finalité :
    • de faciliter les interactions et de renforcer le lien humain au sein de structures ou de services sanitaires ou médico-sociaux ; 
    • de faciliter l’expression des usagers du système de santé ;
    • de rassurer, d’apaiser et de détendre les usagers du système de santé.

    Ils devront être totalement ou partiellement à l’initiative d’usagers du système de santé, prévoir leur participation à toutes les étapes de mise en œuvre des projets et présenter un caractère innovant : dans le service, dans la technologie, dans le processus, dans l’organisation, dans l’usage, dans le caractère social.

    2 sessions de réponse sont prévues en 2020 (avant le 3 février 2020 pour la première session et avant le 3 avril 2020 pour la seconde session) pour offrir au maximum de porteurs de projets l’opportunité de déposer leur dossier de demande de subvention, à télécharger via ce lien.

    Entre 1 et 3 projets seront soutenus suite à chaque session de réponse.

    Contexte de l’appel à projets

    La Fondation Adréa met en avant é enquêtes qui ont permis de mettre en avant que la dimension relationnelle dans les processus de soins et d’accompagnement des usagers nécessite d’être approfondie et valorisée :

    • le Baromètre de l’expérience patient 2019-2020 réalisé par l’Institut français de l’expérience patient et BVA, avec le soutien de la Fondation d’entreprise Adréa : un des éléments prioritaires constituant l’expérience patient, du point de vue des usagers du système de santé, est la relaton avec les professionnels de santé devant le soutien des proches et l’organisation du parcours de santé/de la prise en charge ;
    • une autre enquête réalisée par la Fondation Adréa en 2018 avec Opinionway, qui portait sur la place et le rôle des patients dans le système de santé français. À la question « Selon vous, que manque-t-il aux patients pour leur permettre d’être davantage acteurs de leur parcours de soins ? », près d’1 Français sur 2 a répondu « une meilleure écoute des professionnels de santé ».

    « A l’heure où le manque de temps des professionnels de santé ou les contraintes organisationnelles des structures et services sanitaires et médico-sociaux limitent les temps d’écoute et d’échanges entre les patients, leurs proches, et les professionnels de santé, il apparaît nécessaire de soutenir des projets qui soient de nature à mettre l’humain au coeur de l’accompagnement des usagers du système de santé », commente la fondation d’entreprise.

    Objectifs, critères de recevabilité et sélection des AAP

    Dans le cadre de cet appel à projets (AAP), la Fondation d’entreprise Adréa soutiendra des projets qui permettent d’humaniser l’accompagnement des usagers du système de santé. Elle entend par « usagers du système de santé » toutes les personnes prises en charge ou accompagnées du fait d’une maladie ou d’un handicap ainsi que leurs aidants.

    Pour être éligible, le projet devra répondre aux critères suivants :

    • organisations concernées : organisations à but non lucratif mettant en œuvre des projets d’intérêt général. Les projets d’envergure nationale, ou s’inscrivant dans une dynamique d’essaimage, seront privilégiés ;
    • public bénéficiaire : les usagers du système de santé ;
    • durée du partenariat : il est possible de présenter une demande de subvention dans le cadre d’un partenariat d’1, 2 ou 3 ans ;
    • innovation : le projet devra être innovant dans le service, dans la technologie, dans le processus, dans l’organisation, dans l’usage et dans le caractère social.

    À l’inverse, ne seront pas retenus les projets :

    • portés par une personne physique ;
    • s’adressant à un public trop restreint ;
    • relatifs à des événements ponctuels ;
    • ne répondant pas aux thématiques définies ;
    • ayant trait à des actions de formation pouvant relever des dispositifs de formation professionnelle.

    Les dossiers seront étudiés et sélectionnés en 3 étapes

    Après une étude des conditions de recevabilité des dossiers reçus et une pré-sélection des projets, la sélection finale sera réalisée par le conseil d’administration qui appréciera les éléments suivants :

    • la qualité du projet présenté et la pertinence des conditions et du calendrier proposés pour sa mise en oeuvre ;
    • la pertinence, la clarté et le degré de détail du plan de financement du projet ainsi que sa comptabilité avec les enveloppes financières disponibles ;
    • la conformité du projet au regard des axes thématiques du cahier des charges ;
    • l’inscription du projet dans une dynamique partenariale avec des acteurs locaux, régionaux ou nationaux susceptibles de consolider et compléter les réalisations du projet ;
    • la pertinence du dispositif d’évaluation des réalisations et des bénéfices auprès du ou des public(s) cible(s).

    Informations et contacts

    Le dépôt du dossier de demande de subvention s’effectue uniquement en ligne avant le 3 février 2020 pour la première session de réponse et avant le 6 avril 2020 pour la seconde session de réponse. Les dossiers adressés par courrier ou email seront refusés.

    1ère session de réponse : du 9 décembre 2019 au 3 février 2020 inclus

    • instruction des projets : février 2020 ;
    • sélection des lauréats : mars 2020 ;
    • début du partenariat : fin mars 2020.

    2nde session de réponse : 20 février 2020 au 6 avril 2020 inclus

    • instruction des projets : avril-mai 2020 ;
    • sélection des lauréats : juin 2020 ;
    • début du partenariat : fin Juin 2020.

    Pour toute question, contacter l’équipe opérationnelle de la Fondation Adréa :

    • en envoyant un email à fondation@adreamutuelle.fr ;
    • par téléphone au 01 70 08 87 21 (Apolline Ledain) ou au 01 80 49 80 36 (Chris Grente).
  • Congrès de psychiatrie (FHP) : Sibius décroche le prix « start-up » pour sa plateforme basée sur IA

    La start-up Sibius remporte le prix « start-up » organisé par la FHP-Psychiatrie à l’occasion du Congrès français de psychiatrie, qui s’est tenu à Nice du 4 au 7 décembre 2019. La jeune société développe une plateforme numérique de diagnostic et de suivi des troubles du neurodéveloppement de l’enfant et de l’adulte, en s’appuyant sur un système basée sur intelligence artificielle (IA). Dans le cadre de ce concours, elle décroche une dotation de 1 000 euros.

    « Alors que la France est au quatrième rang des pays de l’OCDE pour le nombre de psychiatres par habitant mais que de nombreux postes de praticiens restent vacants, le congrès propose une réflexion globale sur les difficultés actuelles du secteur et les décisions à prendre pour y remédier, contextualise la FHP. La branche psychiatrie de la fédération a lancé en 2017 un prix « start-up » pour valoriser l’innovation, en récompensant le projet d’une jeune société innovante en santé mentale.

    Sibius est une spin-off d’une unité du CNRS spécialisée dans les sciences, incubée par l’accélérateur Pulsalys (Villeurbanne, région lyonnaise). Sa solution sera présentée lors d’un conseil d’administration de la FHP-Psychiatrie. Elle fera l’objet d’une communication à destination des 175 établissements psychiatriques adhérents. 

    Les deux autres finalistes était :
    • Expert-i-mental : plateforme conçue pour créer du lien entre les personnes atteintes de troubles bipolaires, leurs proches et les professionnels de santé ;
    • PsyApps : développe des applications facilitant le suivi psychologique des patients.

    Le jury était composé des professionnels de santé suivants :

    • Dr Olivier Drevon, président de la FHP-Psychiatrie ;
    • Pr Michel Benoit, PU-PH, CHU Nice ;
    • Dr David Renaud, Centre mémoire de ressources et de recherche, CHU Nice ;
    • Jérôme Gomes, groupe Korian, administrateur FHP-Psychiatrie ;
    • Radu Iuga, Association fédérative française desétudiants en psychiatrie (AFFEP).

    Objectif de Sibius : « devenir le premier marqueur neurocognitif »

    Spin-off d’une unité du CNRS spécialisée dans les sciences, Sibius a été créé en 2019 et est incubé par l’accélérateur Pulsalys (Villeurbanne, région lyonnaise). La start-up développe une application basée sur l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer la prise en charge des troubles neurocognitifs (autisme, troubles DYS, maladie d’Alzheimer, commotion cérébrale…), du dépistage jusqu’au suivi, en passant par l’accompagnement et la rééducation.

    Mesure indirecte de l’attention visuelle et exploration tactile d’une image

    Pour mieux détecter les troubles, la solution est centrée sur « la mesure indirecte de l’attention visuelle et l’exploration tactile d’une image », explique Sibius dans un communiqué. Pour ce faire, elle fonctionne sous la forme d’un jeu d’exploration d’images, qui analyse les mouvements oculaires du patient en temps réel.

    Le système d’IA permet d’identifier un éventuel trouble neurocognitif et de déterminer son origine (autisme, maladie d’Alzheimer, commotion cérébrale…).

    « Aider les professionnels à donner un avis clinique en pratique médicale courante »

    Actuellement, il n’existe pas de « marqueur objectif et simple pour mesurer le fonctionnement neurocognitif en pratique médicale courante comme peut le faire un thermomètre pour la fièvre ou le tensiomètre pour l’hypertension », note la start-up. Son objectif est ainsi de « devenir le premier marqueur neurocognitif pour aider les professionnels à donner un avis clinique en pratique médicale courante ».

    « Par exemple concernant l’autisme, en Europe, 4 ans d’errance et d’incertitude séparent le moment où les parents se rendent compte du premier signe d’alerte et le diagnostic officiel posé par un centre expert. En cause, le manque de marqueur simple pour accélérer la prise de décision », commente Guillaume Bezie, P.-D.G. de Sibius.

    L’application de Sibius vise à permettre aux professionnels de santé de confirmer leur jugement clinique, d’orienter au plus vite le patient vers une prise en charge adaptée et d’obtenir un diagnostic officiel.