Medtech

  • D-EYE, ophthalmoscope digital de diagnostic du glaucome

    Le D-EYE, ophtalmoscope digital conçu par la société Galileo Diagnostics, est une pièce-jointe pour smartphone, rivalisant avec les dispositifs traditionnels en termes de taille, coût, et facilité d’utilisation. Cette nouvelle technologie est présentée dans le Journal of Glaucoma de septembre 2016.

    Une once d’habileté suffit pour observer la vascularisation ou le disque optique, à tel point qu’il serait possible de s’auto-examiner. Une étude conduite en Italie (Comparison of Smartphone Ophthalmoscopy With Slit-Lamp Biomicroscopy for Grading Vertical Cup-to-Disc Ratio) a montré que le D-EYE est comparable à une lampe à fente de bio-microscopie indirecte pour l’évaluation VCDR (Ratio Coupe-Disque Vertical), technique permettant de diagnostiquer le glaucome.

    L’ophtalmoscopie via smartphone est encore évaluée à travers des essais cliniques mais sa diffusion ubiquitaire, sa connectivité et sa portabilité pourraient servir à screener le glaucome, en particulier dans des situations où les ressources matérielles sont faibles.

  • Télémédecine en Chine : 2,18Mds€ investis dans la relation patients-docteurs (chiffres 2014)

    En Chine, les relations entre patients et praticiens sont tendues. Un problème en grande partie lié à l’engorgement des hôpitaux de niveau 3A : le temps d’attente avant d’être pris en charge est très important et le temps de consultation très court.

    Le développement de la télémédecine (le gouvernement chinois affirme avoir investi 2,18 Mds€ dans le secteur en 2014) est l’une des solutions actuellement envisagées par la profession pour tenter d’améliorer l’offre de soins (réduction de l’attente, meilleure répartition des malades…) et ainsi l’échange entre patients et médecins.

    L’un des 1ers problèmes des hôpitaux chinois : la mauvaise relation patient-médecin

    Selon la Commission nationale chinoise de la santé et de la planification familiale (NHFPC), le nombre d’attaques envers le personnel médical a légèrement baissé depuis quatre ans au sein du pays mais elle reconnaît que les incidents restent trop importants.

    Les incidents de sécurité dans les hôpitaux chinois sont courants

    • En 2014, 1 425 personnes ont été arrêtées et 4 599 incidents de sécurités ont été recensés dans des hôpitaux chinois, rapporte l’agence de presse nationale chinoise Xinhua.
    • En 2015, un rapport de la CMDA indiquait que près de 60 % du personnel médical en Chine avait été confronté à de la violence verbale et environ 14 % avait été agressé physiquement.

    Conséquence : en juillet 2016, plusieurs départements du gouvernement chinois ont exigé la présence d’agents de police armés dans les hôpitaux afin de contrer les éventuelles attaques violentes envers les médecins et le personnel médical.

    « Les patients se sentent frustrés quand une consultation ne dure que quelques minutes alors qu’ils ont attendu en salle d’attente pendant des heures », expliquait cet été Chen Penghui, un médecin du Fujian Medical University First Hospital (Xinhua).

    Comment la télémédecine peut apaiser les tensions

    En réduisant le temps d’attente physique

    Dans les grandes villes chinoises, un patient est parfois contraint de faire la queue pendant cinq, sept heures ou plus pour prendre un rendez-vous et espérer bénéficier d’une consultation en début de soirée, rapporte régulièrement les médias nationaux.

    L’une des priorités des entreprises privées qui ont investi le secteur est de réduire au maximum ce temps d’attente.

    • En 2010, Tencent investit un peu plus de 80 millions d’euros dans Guahao, un service de santé en ligne permettant de prendre rendez-vous via son smarpthone. Il couvre déjà 900 hôpitaux chinois.
    • Au cours de l’été 2014, Alibaba lance Alipay « Future Hospital », un service mobile permettant aux utilisateurs de prendre un rendez-vous médical à distance en sélectionnant un praticien et une date. Grâce à ce système, une visite peut durer une heure, voire moins, indiquait à Businessweek en juin 2014 le directeur de communication du centre médical pour femmes et enfants de Guangzhou, la troisième ville la plus peuplée du pays qui a testé parmi les premiers l’application.
    • Au niveau du secteur public : lancé en 2011, le online booking system (OBS) sera obligatoire à Pékin d’ici janvier 2017 pour les hôpitaux de niveaux 3A. Via ce système de réservation, les patients reçoivent par SMS un code de rendez-vous après avoir entré leurs informations personnelles.

    En améliorant l’accès aux soins dans les zones rurales

    En 2014, environ 750 millions de Chinois vivaient dans une zone urbaine, contre 620 millions dans une zone rurale, indique le portail de statistiques Statista. Ce n’est qu’en 2011 que la population urbaine de la Chine a dépassé le nombre d’habitants des zones rurales pour la première fois dans l’histoire du pays.

    Près de 80 % des institutions médicales sont concentrées dans les villes et les praticiens les plus spécialisés du pays résident dans les zones urbaines, précise le magazine Nursing Sciences (n° septembre 2014).

    Les « Family doctor programs » ont été introduits au début des années 2010 dans plusieurs provinces et régions chinoises afin de réduire la fréquentation des grands hôpitaux et d’assurer une égalité dans l’accès aux soins. En 2013, Luzhai County a été choisie comme zone pilote pour tester ce programme dans le Guangxi Zhuang, une région autonome du sud de la Chine.

    Le principe : les familles issues des zones rurales signent un contrat avec les médecins généralistes dans les cliniques du canton. Les praticiens offrent un service personnalisés aux patients, une prestation de soins basiques et des consultations médicales.

    À Xi’an City, dans la province du Shaanxi, plus de 2,5 millions de résidents locaux ont signé un contrat avec un médecin de famille, et dans la province de Liaoning, plus de la moitié de la population rurale a rejoint le programme.

    C’est dans ce cadre qu’Ali Health (filiale santé d’Alibaba) a lancé une application mobile à Pékin pour relier les médecins des institutions médicales de base et les riverains. Ainsi, les patients n’ont qu’à prendre leur téléphone pour interagir avec un médecin.

    « La [télémédecine] pourra-t-elle tous les problèmes liés aux tensions observées dans les hôpitaux chinois ? Absolument pas. Mais elle permet de libérer des chambres et, au minimum, d’offrir un peu de répit à certains patients dont les soins peuvent être raisonnablement livrés en dehors du système hospitalier », expliquait dans Forbes en mars 2015 Benjamin Shobert, spécialiste du marché de la santé de Chine et d’Asie du Sud-Est.

    Télémédecine : le gouvernement chinois commence à légiférer

    Construire un réseau national uniforme de télémédecine

    La commission de santé et du planning familial de chaque province chinoise (PHFPC) encourage la création de sites web simplifiant le lien entre patients et médecins.

    En août 2014, le NHFPC a publié une série de documents afin d’établir quelques lignes directrices à propos du développement des services de télémédecine en Chine. En 2015, il va plus loin en présentant le Technical Guideline for Telemedicine Information System Construction (2014), un guide mettant en avant un plan ambitieux dans l’optique de construire un réseau national uniforme de services de télémédecine dans le pays.

    Le document pointe du doigt différents problèmes : les dispositifs de télémédecine actuellement mis en place en Chine ont été construits de manière indépendantes, sans suivre des normes techniques nationales, et n’établissent pas de connexion réelle entre les hôpitaux et les plateformes de soins de santé régionaux.

    La construction de ce réseau national sera basée sur l’ouverture, l’uniformité, l’inter-connectivité et l’égalité géographique, précise le rapport.

    En résumé

    Le gouvernement chinois a investi environ 16,36 milliards de RMB (2,18 Mds€) dans le secteur de la télémédecine en 2014 (derniers chiffres communiqués). Bilan à la fin de cette année-là :

    • 72 millions d’utilisateurs chinois consultaient un médecin en ligne, signale la revue Perspectives chinoises.
    • 50 % des hôpitaux de province et 42 % des hôpitaux de soins primaires disposaient d’un centre de télémédecine en Chine, selon un rapport publié par le cabinet Research and Markets (Telemedicine and Online Healthcare Industry in China – 2015)

    « La Chine est résolument sur la bonne voie pour devenir l’un des plus grands marchés de la télémédecine dans le monde », analyse le cabinet d’avocats Foley & Lardner LLP, spécialiste du secteur de la santé.

  • How telemedicine can improve the doctor-patient relationship in China

    In China, relationships between patients and practitioners are strained. This issue is largely due to the overload of 3A hospitals: the waiting time there before seeing a doctor is very important (sometimes a whole day) and time of a consultation is very short.

    The development of telemedicine is one of the solutions being considered by the industry to to improve the provision of healthcare and thus appease the relationship between patients and practitioners.

    The bad doctor-patient relationship is one of the main issues in Chinese hospitals

    According to the NHFPC, the number of attacks on medical personnel declined slightly over the last four years in the country but acknowledges that incidences remain too common.

    Security incidents in Chinese hospitals are common

    • In 2014, 1425 people were arrested and 4,599 security incidents were reported in hospitals in China, reports Xinhua, theofficial press agency of China.
    • In 2015, a reportpublished by the CMDA said that nearly 60% of medical staff in China had faced verbal abuse and about 14% had been physically assaulted.

    Result: In July 2016, the Chinese central government ordered armed police officers in hospitals to prevent any violent attacks against doctors or medical staff.

    “Patients get frustrated when a consultation lasts only a few minutes after they have waited in line for hours,” Chen Penghui, a doctor from Fujian Medical University First Hospital, told Xinhua this summer.

    How telemedicine can ease tensions

    By reducing patient wait times

    In Chinese big cities, patients sometimes have to wait for five-seven hours or more to get an appointment and hope to see a doctor in the early evening, reported national media regularly.

    One of the priorities of privates companies which has invested in the healthcare sector is to minimize patient wait times.

    • In 2010, Tencent spent over € 80 million for Guahao, an online health service created to make an appointment via a smarpthone. The service already lists 900 Chinese hospitals.
    • In 2014, Alibaba launched Alipay « Future Hospital », a mobile service which allows users to ask for a medical appointment by selecting a practitioner and a date remotely.
      Thanks to this device, a visit can last an hour or less, said in June 2014 to Businessweek the communications director of the Guangzhou Women and Children’s Medical Center, the third most populous city in the country which is one of the first to test the application.
    • Public sector: launched in 2011, the online booking system (OBS) will be mandatory in Beijing by January 2017 in 3A hospitals.

    By improving access to care in rural areas

    China’s urban population exceeded for the first time the number of rural dwellers in 2011. In 2014, about 749 million people had lived in urban areas and 619 million in rural regions of China, reported Statista, a satistics portal.

    Nowadays, “over 80% of the medical institutions are concentrated in cities and high-qualified health care providers overwhelmingly reside in urban areas,” said the international magazine Nursing Sciences (No. September 2014).

    The « Family doctor programs » were introduced in the early 2010s in several Chinese provinces in order to decrease the attendance of major hospitals and ensure equal access to care. In 2013, Luzhai County was chosen as a pilot zone to test the program in China’s Guangxi Zhuang Autonomous Region.

    > families from rural areas sign a contract with general practitioners in the township clinics. Practitioners offer one-on-one service for patients, providing basic care and health consultations.

    In Xi’an City (Shaanxi Province), more than 2.5 million local residents have signed up with family doctors. In Liaoning province, more than 50% of the rural population has joined the program.

    Ali Health (Alibaba’ healthcare subsidiary) launched in this context a mobile application in Beijing to connect doctors of basic medical institutions and residents. Thus, patients need only to use their phone to communicate with a doctor.

    “Does [telemedicine] solve the problems happening within China’s strained public hospitals? Absolutely not. But, it does create the possibility for breathing room, and at a bare minimum offers the possibility of some respite for certain types of patients whose care can reasonably be delivered outside the public hospital system,” explained to Forbes (March 2015) Benjamin Shobert, expert in the Chinese and Southeast Asia healthcare market.

    Telemedicine: the Chinese government begins to legislate

    A uniform telemedicine service network in progress

    The PHFPC encourages the creation of platforms which simplify the connection between patient and practitioner.

    In August 2014, the NHFPC introduced in a document some guidelines about the development of telemedicine services in China. In 2015, he went further by publishing the Technical Guideline for Telemedicine Information System Construction (2014), a plan to create a a uniform national telemedicine service network in the country.

    The Technical Guidance highlights various problems: telemedicine devices already set up in China were independently built, without compatible design and technical standards, and often lack connectivity with hospitals and regional healthcare platforms or with each other.

    The construction of this national network will focus on openness, uniformity, inter-connectivity and geographical equality.

    Briefly

    The Chinese government has invested about RMB 16.36 billion (€ 2.18 billion) in telemedicine in 2014 (latest figures). Balance at the end of that year:

    • 72 million Chinese users consulted a doctor online, reports the Chinese Perspective magazine.
    • 50% of provincial level hospitals and 42% of primary hospitals has buil up telemedicine centers in China, according to a report made by Research and Markets (Telemedicine and Online Healthcare Industry in China, 2015)

    “Without doubt, telemedicine continues to garner robust attention, both within China and from international partners, placing China squarely on track to become one of the largest telemedicine markets in the world,”analyzes a group of US experts in a story published on the platform of Foley & Lardner LLP.

  • Prise en charge de l’obésité : les wearables pas plus efficaces qu’un suivi standard (JAMA)

    Le recours à des wearables ne permet pas d’augmenter la perte de poids des personnes obèses par rapport à une prise en charge comportementale standard, selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) en septembre 2016.

    « Pas d’avantage par rapport aux approches comportementales »

    Cette conclusion est basée sur un essai clinique randomisé mené à l’université de Pittsburgh entre octobre 2010 et octobre 2012.

    471 personnes âgées de 18 à 35 ans, avec un indice de masse corporelle compris entre 25 et 40 (entre surpoids et obésité sévère), ont participé à l’étude. Tous les participants ont effectué un régime hypocalorique, se sont vu prescrire une augmentation de leur activité physique, et ont participé à des séances d’accompagnement collectives. Au bout de six mois, ils ont été divisés en deux groupes.

    Le premier groupe a bénéficié d’un accompagnement téléphonique, de SMS, et d’un accès à des ressources sur internet.

    Le second groupe s’est, en plus de cela, vu équiper d’un wearable permettant de mesurer régime alimentaire et activité physique.

    Au bout de 24 mois, les membres du second groupe avaient perdu en moyenne 2,4kg de moins que ceux qui avaient bénéficié d’un suivi classique.

    « Les objets connectés qui mesurent l’activité physique n’offrent peut-être pas d’avantage par rapport aux approches comportementales standard de la perte de poids », concluent les auteurs.

  • Réalité augmentée et visualisation 3D présentées au congrès de chirurgie digestive

    Réduction du risque chirurgical, durée d’hospitalisation raccourcie et meilleure information du patient sont les bénéfices de la réalité augmentée et de la visualisation 3D expérimentés par plusieurs gastro-entérologues français dans le domaine de la chirurgie.

    Ces techniques innovantes ont été présentées à l’occasion du 118e congrès de chirurgie digestive tenu à Paris du 28 au 30 septembre 2016.

    Patrick Pessaux, chirurgien hépato-bilio-pancréatique au CHU de Strasbourg, explique pourquoi ces nouvelles technologies envahiront dans le futur les blocs opératoires.

    « Dans 10 ans on se demandera comment on pouvait opérer sans images 3D ni réalité augmentée », affirme Patrick Pessaux, chirurgien au CHU de Strabourg, en comparant ces technologies innovantes à l’apparition du GPS dans les véhicules.

    En pratique, des logiciels informatiques de reconstruction en 3D de l’organe à opérer permettent de superposer des vidéos chirurgicales réelles à des images scanner ou IRM du patient. « C’est très utile pour accéder à un organe comme le foie qui est opaque. Jusqu’à présent nous devions localiser la tumeur en palpant à la main le foie », ajoute Patrick Pessaux.

    Selon lui, ces innovations permettent par ailleurs aux médecins d’expliquer au patient la veille de l’opération le processus précis de l’intervention à l’aide d’une tablette numérique. « Cette approche ludique et pédagogique a tendance à les rassurer » assure t-il.

  • Lancement d’« e-thyroïde », application pour patients atteints de pathologies thyroïdiennes

    Une nouvelle application mobile pour accompagner les personnes souffrant de dysfonctionnements thyroïdiens, « e-thryoïde », c’est le lancement en partenariat avec l’association Vivre Sans Thyroïde annoncé par Bayer le 28 septembre 2016.

    Faciliter la compréhension, la gestion et le suivi de la maladie au quotidien pour les patients atteints de pathologies thyroïdiennes, ce sont les objectifs des créateurs de cette application.

    Les patients ont via cet outil des réponses à leurs questions courantes :
    – informations médicales validées par des professionnels de santé sur les pathologies de la thyroïde
    – conseils pratiques hygiéno-diététiques
    – tableau de bord pour suivi de l’état général, paramètres biologiques, symptômes, traitements
    – personnalisation des données exportables sous forme de compte-rendu électronique au format PDF

    « Nous avons voulu faire de cet outil un compagnon du quotidien, accessible et pratique, pour aider les patients au mieux dans la gestion de leur maladie au jour le jour. L’application aidera les patients à gérer leurs traitements et à se constituer un historique de l’évolution de leur maladie et des traitements associés. Les données sont stockées uniquement sur le téléphone et restent donc entièrement en possession du patient », précise Beate Bartès, Présidente de l’association Vivre Sans Thyroïde.

    Parallèlement au lancement de l’application, une campagne d’affichage avec vidéo explicative est déployée auprès du grand public.

  • Lyon : des robots Awabot au service des enfants malades

    Maintenir le lien social entre les jeunes hospitalisés pour un cancer et leur entourage, c’est l’objectif du projet VIK-e (Victory in Innovation for Kids-electronics) du centre Léon Bérard de Lyon dirigé par le Professeur Jean-Yves Blay et de la société Awabot, présenté à la presse le 29 septembre 2016.

    Hubble, Be-Hope et RB22 conçus par Awabot, entreprise villeurbannaise, ont été mis à la disposition de jeunes patients hospitalisés en chambre d’isolement à l’Institut d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique de Lyon (IHOPe).

    Les traitements de cancers et hémopathies malignes imposent de longues périodes d’isolement en chambre stérile peuvent s’étendre sur plusieurs mois et priver le jeune patient de son milieu familial, amical ou scolaire. Cette innovation robotique permet de « rompre la monotonie et la solitude dans le cadre de ces longues périodes d’hospitalisation avec des bénéfices sur le plan psychologique pour mieux vivre la maladie et peut-être même guérir », indique Perrine Marec-Bérard, pédiatre oncologie, coordinatrice du projet VIK-e.

    Ces robots disposent d’une autonomie de 2 à 8h et sont commandés à distance. « Le jeune malade contrôle les mouvements du robot installé au domicile familial grâce à BEAM, une application téléchargée sur son ordinateur. Il utilise ensuite son clavier pour diriger le robot, un peu comme dans un jeu vidéo », précise Jérémie Koessler, directeur général d’Awabot. Les jeunes patients hospitalisés peuvent ainsi partager la vie de leurs proches.

    « On est persuadé que cet outil est thérapeutique parce-qu’un enfant qui conserve son lien social et familial va avoir envie de se battre et supportera mieux les soins », ajoute Rose Fromont, présidente de l’Appel, association philanthropique de parents d’enfants atteints de leucémies ou autres cancers.

    Habituellement, ces robots sont utilisés pour le télétravail mais depuis deux ans, Awabot a déployé des robots dans les lycées pour permettre aux enfants malades de suivre les cours. Le prix des robots est de 3 000€ à 20 000€ selon les modèles.

  • Lancement de l’application Sympto Check par Santé Assistance

    Le lancement d’une application mobile d’analyse de symptômes et d’orientation médicale a été annoncé le 28 septembre 2016 par Santé Assistance.

    Santé Assistance est spécialiste du développement et de la gestion des services rapprochant patients et médecins, notamment en facilitant le dialogue entre eux.

    « Avec le partage de Sympto Check sur smartphone, nous avons voulu permettre son usage en toutes circonstances afin de nous adapter aux nouveaux usages de la santé mobile mais également fluidifier celui-ci », explique Henri-Michel Tranchimand, Président de Santé Assistance.

    500 symptômes et 1000 pathologies sont prises en compte et permettent de répondre rapidement à 4 questions : De quoi s’agit-il ? Que faire ? Est-ce une urgence ? Dans quel délai ?

    Le système mis au point par des spécialistes, médecins généralistes et urgentistes accompagne les internautes et mobinautes dans leur recherche d’explications sur leurs symptômes.

    En pratique, après avoir renseigné âge, sexe, particularités (grossesse en cours par exemple) et ses symptômes, l’application guide l’utilisateur via différentes questions proposées en fonction de la situation et des symptômes avec photo, schéma, et explication.

    Sont également proposées des fiches pratiques sur les conduites à tenir face à différentes situations de santé du quotidien : fièvre de l’enfant, que faire en cas de brûlures, courbatures, etc.

  • Collaboration entre Biocorp et Aguettant pour améliorer la PEC de Parkinson

    Le lancement d’APOKONNECT, issu de la collaboration entre Biocorp et le laboratoire Aguettant s’inscrivant dans le cadre du projet « Innovez en santé pour le territoire Auvergne-Rhône-Alpes » a été annoncé par Biocorp le 27 septembre 2016.

    Biocorp, société spécialisée dans le développement et la fabrication de dispositifs médicaux et de systèmes d’administration de médicaments injectés s’est alliée au laboratoire Aguettant, spécialisé dans le développement, la fabrication et la commercialisation de médicaments essentiels à l’hôpital afin d’améliorer grâce au projet APOKONNECT la prise en charge des patients atteints de la maladie de Parkinson.

    Ce projet s’appuie sur le concept du stylo auto-injecteur d’apomorphine APOKINON développé par le laboratoire Aguettant et sur le dispositif de connectivité Easylog élaboré par Biocorp. Il permet d’améliorer la prise en charge et la gestion du traitement par apomorphine en ambulatoire, en réalisant la connexion entre le patient et les professionnels de santé.

    Améliorer l’observance et la qualité de vie du patient

    Une application sécurisée associée à une tablette ou un smartphone permet de regrouper les données relatives au traitement et aux symptômes du patient. Cela offre la possibilité d’améliorer l’observance et la qualité de vie du patient, ainsi que d’augmenter l’autonomie de ce dernier en le connectant en temps réel à son praticien.

    Dans le cadre du projet APOKONNECT une étude s’étendra sur 19 mois, ce qui permettra d’intégrer le système, évaluer l’usage de ce nouveau traitement innovant et préparer son déploiement. Les tests seront conduits au niveau régional puis déployés à plus grande échelle. Le financement est assuré par le FIR de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, le Fonds d’innovation Rhône-Alpes, notamment le FISO ainsi que par les dispositifs financiers de BPI France pour les entreprises.

  • Le pansement intelligent, un marché à 20,4 Md$ (18,13 Md€) en 2021

    Développer des sparadraps high-tech pour accélérer la cicatrisation des plaies chroniques, c’est l’innovation sur laquelle le laboratoire Urgo, 3ème au classement européen sur le marché des pansements, a communiqué le 22 septembre 2016.

    Le vieillissement de la population mène à l’accroissement de l’incidence des ulcères de jambes, escarres ainsi qu’à la progression du diabète et de ses complications comme l’ulcère du pied, les plaies chroniques. Ces dernières deviennent un enjeu majeur de santé publique. Le traitement de ces affections pouvant nécessiter parfois jusqu’à six mois de soins.

    Selon une étude du cabinet MarketsandMarkets, le marché mondial du traitement des plaies représenterait 20,4 Md$ (18,13 Md€) en 2021.
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    Une peau électronique

    « Il y a un foisonnement d’idées pour accélérer le traitement de ces plaies longues à cicatriser, douloureuses pour les patients et coûteuses pour les systèmes de santé » a indiqué Luc Téot, président de la société française des plaies et cicatrisations et chirurgien au CHRU de Montpellier.

    Actuellement, Urgo fait effectuer des tests dans son centre mondial de recherche et développement à Chenôve sur une seconde peau électronique élaborée pour être placée entre le pansement de la plaie de l’ulcère et les bandes de compression pour renvoyer les mesures de ses dernières sur un ordinateur.

    Une fois l’installation de capteurs effectuée, fixés sur un circuit imprimé souple et extensible en polyuréthane, l’idée dans un futur proche de pansements mesurant sous le pansement le taux d’humidité, la température ou encore le niveau d’absorption pour la prévention des infections constitue la prochaine étape à franchir pour le laboratoire.

    S’appuyer sur la lumière soignante

    Aux côtés d’universités allemandes et d’entreprises de micro-électronique, Urgo collabore à un projet européen de photothérapie afin de réaliser le suivi voire le traitement des plaies par des rayons lumineux diffusés par des diodes électroluminescentes (Led).

    « A des doses différentes, la lumière peut avoir un effet anti-microbien et un effet de stimulation des fibroblastes », cellules entre autres responsables de la régénération de la peau, explique Julien Steinbrunn, électronicien chez Urgo. L’objectif est d’identifier la dose adéquate permettant de combiner ces deux effets tout en évitant l’excès de chaleur. Il ajoute qu’ « avec des longueurs d’ondes plus profondes, la lumière pourrait aussi permettre de mesurer le flux sanguin et l’oxygénisation de la plaie de façon non invasive. »

    Ce concept de pansement interactif pourrait s’avérer utile en transmettant des informations au personnel soignant. « Les plaies chroniques touchent plus de 700 000 personnes en France et sont de vrais fardeaux pour les patients : plus de la moitié d’entre elles mettent plus de six mois à cicatriser » précise Laurent Faugère, directeur général d’Urgo Médical.

    « La hausse des volumes fera baisser les prix »

    Le dernier obstacle pour le laboratoire réside dans le fait de convaincre les autorités de santé du gain médical et économique de son innovation. « Ces produits coûteront plus cher, reconnaît Julien Steinbrunn. Mails il faut voir le bénéfice global : on arrivera à créer de la valeur si tout le monde est convaincu du gain en temps et en soins ».

    Le marché mondial du traitement des plaies s’élevait à 17 Md$ (15,1 Md€ environ) en 2016 et représenterait 20,4 Md$ (18,13 Md€) en 2021, ce qui équivaudrait à une croissance annuelle moyenne de 3,6% selon l’étude du cabinet MarketsandMarkets.

     » D’ici 5 à 10 ans, les pansements intelligents et autonomes se généraliseront, et la hausse des volumes fera baisser leurs prix. Surtout que les besoins sont déjà là », conclut Luc Téot.