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  • Carrefour du Pôle Eurobiomed : « l’humain averti, l’humain réparé » (Marseille le 6/12/2016)

    « L’humain averti, l’humain réparé », tel est le thème de la 10ème édition du Carrefour du Pôle Eurobiomed qui se déroulera à Marseille le 6 décembre 2016.

    Eurobiomed s’est associé à l’INTERPRO SANTE pour l’organisation de cet événement et investit la Villa Méditerranée pour « The Health Future Show – La santé de demain s’invente aujourd’hui ».

    Cette journée de conférences, de démonstrations et d’échanges sera l’occasion d’aborder la place de la génétique et des nouvelles thérapies, l’apport de l’intelligence artificielle, les technologies innovantes dans les dispositifs médicaux, le rôle du soignant face et avec ces nouvelles technologies.

    De nombreuses questions éthiques sont également soulevées par ces nouvelles approches et seront au cœur des conférences du 10ème Carrefour du Pôle :

    • Doit on tout diagnostiquer précocement ? 
    • Peut-on tout manipuler génétiquement ? 
    • Quels choix s’offrent aux patients ?

    Détail du programme :

    2 sessions de conférences :
    9h40/10H – Mot d’introduction et présentation du pôle Eurobiomed
    10H/11H30 – « L’humain averti »

    •    M. Jurgi CAMBLONG – Sophia Genetics (CEO et co-fondateur)
    •    M. Jean-Christophe MESTRES – IBM (Healthcare & Life Sciences Executive Architect)
    •    Pr Nicole PHILIP-SARLES – AP-HM (Responsable du Centre de référence Anomalies du Développement et Syndromes Malformatifs PACA)

    14H/15H30 – « L’humain réparé »
    •    Pr. Jacques MALLET – Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (Equipe « Biotechnologie et biothérapie »)
    •    Mme Christine AZEVEDO COSTE – INRIA Montpellier – (leader du projet FreeWheels)

    Conférence de clôture en partenariat avec l’Association Française Transhumaniste
    16h30 – 17h45 – « Des biotechs au transhumanisme : jusqu’où peut aller la médecine ? »
    Un débat animé par Thierry DEBAILLE, rédacteur en chef de Businews avec la participation de :
    Marc ROUX, président de AFT Technoprog 
    James HUGHES, Bioéthicien et sociologue américain (Boston)
    Didier COEURNELLE, Longévitiste 
    Xavier PAVIE, Professeur à l’ESSEC Business School, Directeur du Centre iMagination et chercheur associé à l’Institut de recherches philosophiques (IREPH)
    Jacques MATEU, Chirurgien spécialiste en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique
    Jérôme GOFFETTE, Philosophe
    Miroslav RADMAN, Biologiste cellulaire franco-croate.

    L’ensemble de la manifestation se déroulera dans les espaces « Amphithéâtre » et « Agora » de la Villa Méditerranée. Entre chaque conférence, vous aurez l’opportunité de visiter :
    •    La zone Village de l’Innovation qui accueillera 10 start-up de la Région présentant leurs technologies innovantes (sélection en cours).
    •    Le Corner International qui accueille des start-up & des experts étrangers (Royaume-Uni & USA).

    L’inscription est gratuite mais obligatoire.

  • Une semelle orthopédique imprimée en 3D pour la prévention du pied diabétique

    Imprimer en 3D une semelle adaptée individuellement au pied d’un patient diabétique à partir d’un matériau spécial, le TPU, c’est ce qu’ont annoncé avoir mis au point des chercheurs de l’institut Fraunhofer en Allemagne, le 2 novembre 2016.

    Ce nouvel outil s’ajoute à l’arsenal thérapeutique de prévention contre « le pied diabétique », inexorablement objet de nombreuses complications conséquentes au diabète, conduisant parfois jusqu’à l’amputation.

    « Grâce à un logiciel récemment développé, le « cordonnier orthopédique » peut concevoir une semelle intérieure pour un patient individuel et peut imprimer le résultat sur une imprimante 3D », expliquent les chercheurs.

    Un pied numérisé, une semelle imprimée en 3D

    L’équipe de chercheurs de l’institut Fraunhofer, spécialisé en mécanique des matériaux, environnement, sécurité et technologies de l’énergie, a travaillé sur l’élaboration d’un processus de fabrication de semelles de chaussures personnalisées pour les patients diabétiques.
    Ces derniers souffrent inévitablement à des stades avancés de leur pathologie, de neuropathie, complication vasculaire périphérique, ce qui rend leur plante fragile et facilement altérée : atrophie des terminaisons nerveuses, insensibilité à la douleur peuvent en être les conséquences directes.
    Les plaies guérissent alors très mal.

    L’objectif de ces semelles est d’éviter les blessures de pression tout en fournissant un bon soutien.
    A l’aide d’un laser, l’équipe de l’institut de Fraunoher numérise le pied du patient afin d’en obtenir une représentation volumétrique presque parfaite.
    A l’aide d’une combinaison de différentes structures de la semelle intérieure, la rigidité de cette dernière est localisée et réglable numériquement.
    Nouveau logiciel et impression 3D permettent une production plus importante, plus précise et moins coûteuse de ces semelles orthopédiques.

  • Applications de santé : la HAS publie un référentiel de 101 règles de bonne pratique

    • Délivrer des informations de santé fiables et de qualité,
    • Etre techniquement performantes,
    • Garantir la confidentialité et la sécurité des données personnelles,
    • Etre ergonomiques et d’utilisation simple,

    tels sont les quatre domaines du référentiel des 101 bonnes pratiques pour les applications de santé que la HAS recense dans un référentiel dont la publication est annoncée par un communiqué du 7 novembre 2016.

    Près de 50 000 applications santé sont actuellement disponibles et 43% des Français déclarent en utiliser dans leur vie quotidienne (sonfage ODOXA e-santé de septembre 2016), rappelle la HAS qui souligne les risques liés à ces applications:
    • informations inexactes,
    • informations partisanes ou sponsorisées,
    • risque de récupération par des tiers d’informations personnelles,
    • non fiabilité des données entraînant une mise en danger de la santé de l’utilisateur.

    Le référentiel de la HAS a été élaboré avec l’appui de la CNIL et de l’ANSSI et il est destiné aux développeurs comme aux évaluateurs d’applications de santé. Son objectif est, selon la HAS, de proposer un cadre de développement assurant la qualité et la fiabilité de ces applications « pour que les particuliers comme les professionnels puissent utiliser ces technologies en toute confiance ».

    Les principaux critères à respecter pour les applications et objets connectés en santé

    Délivrance des informations de santé fiables et de qualité

    • Les contenus en santé doivent être élaborés par des professionnels de santé ou des organismes professionnels compétents
    • Les données présentées doivent être mises à jour et basées sur des références bibliographiques fiables et accessibles
    • Les éventuels liens d’intérêt des auteurs ainsi que les sources de financement de l’application doivent être mentionnés et ne doivent pas influer sur la neutralité des contenus
    • Si des conseils sont générés à partir de données recueillies, les algorithmes de calcul doivent être scientifiquement garantis et la fiabilité de l’interprétation testée régulièrement
    • En cas d’interprétation humaine des données, elle doit être assurée par un professionnel compétent identifiable.

    Performance technique

    • Si l’appli ou l’objet connecté mesure des données, cette mesure doit être précise, paramétrée selon un étalonnage reconnu et doit mentionner le niveau de précision ou la marge d’erreur éventuelle
    • La performance de la mesure en vie réelle et dans des contextes d’utilisation propres à l’application (en mouvement et dans des températures variables par exemple pour un podomètre connecté) doit être assurée
    • Un système de prévention de pannes doit également être mis en place
    • L’application ou l’objet connecté ne doit pas provoquer d’effets physiques délétères sur son utilisateur (allergies, brûlures,…) et les éventuelles contre-indications et risques potentiels doivent être clairement indiqués.

    Garantie de la confidentialité et de la sécurité des données personnelles

    • Lorsque des données personnelles ou de santé sont recueillies, les applications ainsi que les processus de transfert et de stockage de données doivent répondre à des exigences strictes
    • Le type et la quantité de données récupérées doivent être pertinentes et correspondre strictement à la fonction de l’application
    • Les données doivent être rendues confidentielles par pseudonymisation (c’est-à-dire associées à un pseudonyme et non à l’identité réelle de l’utilisateur) et ce dès leur recueil sur le terminal qu’il s’agisse d’un téléphone, d’une tablette ou de tout autre support
    • Les données doivent également être chiffrées de manière robuste en utilisant des suites cryptographiques, dès le départ et jusqu’à la transmission à l’hébergeur
    • Cet hébergeur, agréé pour collecter des données de santé, doit procéder à la vérification de l’intégrité et de l’authenticité des données transférées
    • La durée et les délais de conservation des données sur le serveur doivent être annoncés à l’utilisateur et il doit être possible à tout moment de demander l’arrêt de leur collecte et leur suppression
    • La sécurité du serveur doit être régulièrement évaluée et adaptée
    • En cas de violation de données ou d’incident de sécurité, les autorités compétentes (ANSSI, CNIL, autorités judiciaires) doivent être prévenues.

    Ergonomie et simplicité d’utilisation

    • L’utilisation de l’application ou de l’objet doit être simple, intuitive et fluide
    • Elle doit être utilisable le cas échéant par les personnes en situation de handicaps visuel ou auditif notamment et une assistance doit être proposée (foire aux questions, aide en ligne ou hotline)
    • Elle doit pouvoir proposer des options d’adaptation de l’utilisation en fonction du niveau ou des besoins de l’utilisateur, de synchronisation des données avec plusieurs appareils, des fonctions d’import et export des données et ses différentes versions doivent être rétro-compatibles
    • Un système d’alerte en cas d’erreurs ou de mésusage de l’application ou objet doit être automatisé
    • Si une option de renvoi vers les réseaux sociaux est proposée, cette option devra respecter la vie privée.

    Un niveau d’exigence adapté aux particularités de chaque application et de son public cible

    Les 101 bonnes pratiques contenues dans le référentiel ne sont pas toutes exigibles pour toutes les applications ou objets connectés. L’exigence de conformité dépend de deux paramètres :

    • la finalité de l’application : on distingue les applications d’information générale, de prévention primaire (conseils de santé généraux), de prévention secondaire ou tertiaire (accompagnement du patient et conseils pour gérer sa pathologie) ou enfin de recueil ou d’analyse de données précises pour suivre la santé du patient ;
    • le public cible : grand public, personnes malades ou professionnels de santé pour communiquer avec leurs patients ou avec d’autres professionnels.

    Selon ces deux paramètres, une application ou un objet devra répondre à un niveau d’exigence (faible, modéré ou élevé) et chaque bonne pratique sera alors obligatoire, recommandée ou conseillée.

  • Les solutions de la start-up Sanilea équipent « Wizy », l’ambulance connectée

    Des solutions logicielles interconnectées pour une gestion facile et rapide des problèmes rencontrés lors de transports sanitaires comme le stockage des données patients et la commande de transport par exemple, c’est ce qu’ont annoncé avoir mis au point les équipes de la start-up limougeaude Sanilea, information rendue publique par La Tribune le 27 octobre 2016.

    « Dans un secteur comme le transport sanitaire, qui représente 4 Md€ de dépenses par an, nos solutions font gagner du temps à tous les maillons de la chaîne, transporteurs comme établissements de santé », explique David Chiron, directeur général de Sanilea.

    Plusieurs outils métiers, logiciels et applications en marque propre comme SpeedCall, SpeedTrack, SpeedSent, SpeedSanté ont été développés par cette start-up et équipent l’ambulance connectée, en phase de commercialisation sous la marque Wizy, née d’une collaboration entre le carrossier Gifa Collet, filiale du groupe Gruau et de Sanilea.

    L’interface Wizy constitue un environnement informatique compatible avec la technologie que l’on trouve généralement à bord des ambulances. Dès 2017 les informations capitales concernant les données vitales du patient pourront être transmises en temps réel à l’établissement de santé devant l’accueillir grâce aux multiples objets connectés présents dans le véhicule.

    « La vidéo et la possibilité pour un médecin de compléter un diagnostic via l’image même du patient et l’intégration de logiciels d’intelligence artificielle qui devrait participer à l’élaboration d’un diagnostic dès le transport » telles seront les futures technologies intégrées à l’ambulance, selon David Chiron.

  • IoT : la France au neuvième rang des nations les plus avancées (Etude IDC)

    La France se situe à la neuvième place des nations les plus avancées en matière d’IoT, selon une étude du cabinet d’analyse américain IDC publiée le 2 novembre 2016. Les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Royaume-Uni occupent les trois premières marches du podium, suivis par l’Australie et le Japon.

    Cette étude évalue le niveau de maturité des 20 Etats ou groupes d’Etats les plus riches du monde par rapport à l’avenir du secteur de l’IoT. IDC les classe en fonction de différents critères, comme le pourcentage du PIB consacré à la recherche liée aux objets connectés, le niveau de développement de l’infrastructure cloud, la qualité des réseaux IoT déployés sur le territoire ou encore l’efficacité des politiques publiques d’accompagnement du secteur.

    Les conclusions d’IDC sur l’avenir de l’IoT en France

    • La France doit développer ses technologies si elle veut décoller du milieu du peloton
    • Les plateformes cloud françaises qui permettent de stocker les données des objets connectés sont trop rares
    • Les dépenses publiques et privées sur l’IoT doivent être musclées, notamment pour faire avancer la recherche
    • Des priorités nationales doivent être définies à partir d’une analyse des forces et des faiblesses dans ce secteur afin de définir une politique publique adaptée
  • 7 M€ levés par Biolog-id, start-up spécialisée dans la traçabilité de produits médicaux

    7 M€, c’est le montant de la levée de fonds réalisée par la start-up French Tech Biolog-id, relayée par la banque d’affaires spécialiste de l’industrie numérique eCap Partner, le 4 novembre 2016.

    L’investisseur est Xerys Gestion.

    Concepteur-intégrateur spécialisé dans l’identification électronique et l’informatique mobile, Biolog-id développe des solutions complètes d’identification et de traçabilité dans plusieurs domaines de santé :
    – traçabilité des produits sanguins
    – traçabilité de chimiothérapie
    – traçabilité de biologie,

    en s’appuyant sur la technologie RFID, radio frequency identification.

  • Le groupe Henner lance une application mobile santé pour ses assurés

    Une application mobile proposant aux assurés une vision à 360° de leur couverture santé, c’est ce qu’a lancé le Groupe Henner, courtier spécialiste en assurances de personne, le 19 octobre 2016.

    Cette application « Henner + » a été conçue comme un Hub de santé, permettant aux assurés du groupe d’avoir accès à de multiples services :
    – carte de tiers-pays dématérialisée
    – demande de remboursement par simple photo
    – consultation de l’historique de leurs remboursements de soins
    – constitution d’un carnet de santé mobile

    Les assurés ont également à leur disposition :
    – un module de gestion de décomptes de remboursements
    – la géolocalisation de leurs partenaires santé
    – la possibilité de réaliser une demande de devis optique ou dentaire en ligne
    – l’accès à une messagerie sécurisée et au détail des garanties de leur contrat
    – la possibilité d’envoi depuis l’application d’une photo des justificatifs/factures
    – l’actualité santé
    – la mise en relation directe avec un conseiller ou un centre de gestion via une messagerie sécurisée.

    La version internationale destinée aux assurés résidant à l’étranger est d’ores et déjà programmée pour début 2017.

  • Le module 1 du Mooc d’initiation à la e-santé en accès libre et permanent

    Un accès permanent et gratuit au module 1 du MOOC « Enjeux et domaines de la e-santé », c’est ce que propose depuis le 13 octobre 2016 l’association Formatic Santé pour faire face à l’accélération du déploiement des solutions numériques dans les structures sanitaires et médico-sociales.

    Sa finalité est d’enrichir la culture numérique des acteurs du système de santé: étudiants, professionnels de santé, représentants de patients et prestataires du secteur. Il s’agit également de partager questions et échanges d’expériences pour faciliter les collaborations et coopérations lors de projets e-santé. L’inscription est libre et gratuite.

    Les objectifs du Module 1 du Mooc sont les suivants :
    – Comprendre les enjeux du déploiement actuel de la e-santé,
    – Définir le concept de e-santé,
    – Identifier les principaux domaines et applications de la e-santé,
    – Comprendre la gouvernance du SIS,
    – Découvrir les référentiels de compétences numériques,
    – Échanger des expériences dans les différents domaines de la e-santé.

  • « Les données de santé sont l’or noir de demain » (Thierry Breton, BigBang Santé du Figaro)

    « Les données de santé sont l’or noir de demain » et par conséquent 4 piliers doivent encadrer le futur de ces données: propriété, localisation du droit, souveraineté et sécurisation. Tel est le message lancé par Thierry Breton, fondateur et PDG d’Atos, lors du Big Bang Santé 2016 organisé par le Figaro le 27 Octobre 2016 à Paris.

    Thierry Breton estime que l’essentiel du flux géant de données créées « générera incontestablement des traces informationnelles qu’il est impératif de traiter, processer, stocker et exploiter intelligemment, à travers le deep learning qui se doit d’être de proximité ».

    Il a précisé que ces données « doivent être de plus en plus localisées », et, afin d’en garder la maîtrise, « qu’une organisation et une régulation harmonisées doivent être rapidement mises en place en Europe ».

  • « La médecine française risque de devenir le Kodak du XXIème siècle » (Laurent Alexandre)

    « Il est urgent de réorganiser les universités de médecine françaises car les étudiants ont une vision de la médecine qui aura disparu lorsque sera venu leur tour d’exercer », tel est le diagnostic établi par Laurent Alexandre, chirurgien en cardiologie, co-fondateur de Doctissimo et dirigeant de DNA Vision, lors du Big Bang Santé organisé par le Figaro le 27 octobre 2016 à Paris.

    En analysant ce qu’il appelle « le divorce de pensée existant entre la Silicon Valley révolutionnaire et l’Europe bourgeoise, exigeante mais artisanale » quant à l’impact du big data sur l’univers de la santé, Laurent Alexandre a souligné le risque pour la médecine française de devenir le « Kodak du XXIème siècle ».

    Il a affirmé que les innovations technologiques, le big data, et l’IA génomique pourraient « conduire à des percées thérapeutiques, mais à condition d’effectuer leur indispensable évaluation pour faire face à leur potentielle iatrogénie » et assuré que « défendre le réglementaire ne signifie pas être passéiste ».