Medtech

  • Diabète : des lentilles de contact équipées de capteurs pour détecter le glucose dans les larmes

    Un capteur intégré dans les lentilles de contact et mesurant le glucose dans les larmes, c’est l’innovation mise au point par des scientifiques de l’Oregon State University dont les travaux ont été publiés dans la revue Nanoscale le 7 octobre 2016.

    Le capteur minuscule permet de mesurer la concentration de glucose dans les larmes et pourrait être un jour intégré dans les lentilles de contact comme dispositif de glucométrie non invasive. Le capteur est constitué d’un transistor à effet de champ d’oxyde d’indium et de gallium amorphe ou IGZO FET pouvant être relié à un dispositif d’affichage externe ou une pompe à insuline pour créer un système de gestion du diabète plus complète.

    Ce capteur est essentiellement transparent. Il éviterait aux patients diabétiques d’avoir à se piquer tout en leur offrant une surveillance continue en leur indiquant une réponse progressive et entièrement réversible selon la concentration de glucose, avec un temps de réponse court.

    Les chercheurs précisent que cette nouvelle technologie pourraient être étendue à d’autres types de bio-capteurs.

  • 48h de hackathon e-santé au Havre du 2 au 4 décembre 2016

    Un hackathon e-santé est organisé au Havre, du 2 au 4 décembre 2016, par l’Hackadémie du Havre, dont l’objectif est de favoriser l’émergence des pratiques numériques et collaboratives mais aussi de participer au renforcement de l’innovation.

    Cet événement « Hack for Health » est le premier hackathon e-santé de la région. Il consiste à rassembler plusieurs équipes de 5 à 7 personnes (professionnels de santé, étudiants, patients, développeurs, cartographes, graphistes…) pour travailler pendant 48 h sur des prototypes innovants visant à répondre à des problématiques santé, à améliorer les pratiques, mais aussi à relever des challenges soumis par des professionnels de la santé ou des patients.

    « Il s’agit d’un événement au service du patient, à destination de toutes les personnes intéressées par l’innovation en santé, professionnels de santé et professionnels du numérique. Les défis seront directement soumis par des professionnels de santé, étudiants, patients ou associations de patients », précise l’organisation du hackathon.

    Ce dernier est organisé en partenariat avec le Groupe Hospitalier du Havre (GHH), la CODAH, Le Container et le soutien de Normandy French Tech et du Pôle TES. L’événement se déroulera pendant le Téléthon, les bénéfices réalisés au cours de l’événement lui seront reversés.

    L’inscription est gratuite et ouvert à tous jusqu’au 1er décembre 2016. Même sans participer au hackathon, il est possible de déposer idées d’améliorations ou défis sur le site Internet www.hackforhealth.fr

  • Prévention : ProtectUrHeart, laboratoire connecté à ciel ouvert lancé à Nice

    Un laboratoire connecté à ciel ouvert consacré à l’amélioration de la prévention et l’évaluation des maladies cardio-vasculaires, c’est ce qu’a inauguré le consortium européen ProtectUrHeart lors du marathon de Nice Cannes du 10 au 13 novembre 2016.

    Regroupant start-up, sociétés savantes, associations de patients, médecins, hôpitaux et villes, ce « living lab » a vocation à être déployé à l’occasion d’événements sportifs. Parmi les sociétés impliquées figurent Sanofi, Evalrisk, portail internet grand public, Viseo, application des expertises du digital, Bepatient, plate-forme e-santé, et Adkimist, marketing comportemental.

    Sensibiliser le public avec un outil simple

    « La maladie cardio-vasculaire fait de moins en moins peur parce qu’elle est mieux prise en charge. Notre projet vise à sensibiliser le public avec un outil simple via les nouvelles technologies de communication », précise Eva Piccon, co-créatrice du projet ProtectUrHEart et CEO d’Adkimist.

    Ce laboratoire connecté est financé par l’Europe à hauteur de 400 000 € et soutenu par Eurobiomed Pôle de compétitivité santé du sud de la France. Il s’implantera dès 2017 dans les principales capitales européennes, avec le soutien de l’European Institute of Technology Health.

    Des données utilisées pour de nouveaux outils de prévention

    « Il s’agit de sensibiliser et responsabiliser les citoyens en leur proposant d’évaluer et de mesurer leurs habitudes de vie, à l’aide d’outils digitaux simples, pour protéger leur système cardiovasculaire au quotidien », indique le professeur Pierre Dellamonica, CEO d’Evalrisk et président du comité scientifique de ProtectUrHeart.

    Parallèlement, une étude à grande échelle permettra de recueillir des données anonymisées dans l’objectif d’inspirer de nouveaux outils de prévention.

  • Journée mondiale diabète 2016 : un test de dépistage en 30 secondes

    L’importance du dépistage dans la prise en charge et la prévention de complications graves, c’est le thème de la Journée mondiale du diabète, organisée le 14 novembre 2016 par la Fédération Internationale du Diabète (FID) et soutenue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

    • En France, le diabète est la maladie chronique la plus répandue: 3,5 millions de personnes, environ 5,3% de la population, en souffrent, et le nombre de diabétique augmenterait de 3% chaque année. 34 000 personnes par an meurent en France de complications dues au diabète.

    • L’enjeu financier de la prise en charge du diabète est par ailleurs majeur: en 2014, le coût du diabète pour l’Assurance maladie s’est élevé à 10 Mds€, dont 2,3 Mds€ pour les dépenses directement imputables et 7,7 Mds€ pour les complications (amputation du pied, cécité…), selon le rapport « charges-produits 2017 » de l’Assurance-maladie (Cnamts) rendu public le 24 août 2016.

    Une campagne de dépistage dans le monde et en France

    A l’occasion de la journée mondiale, la Fédération internationale du diabète espère qu’un million de personnes se fera dépister via son test accessible en ligne. Une campagne de dépistage planétaire intitulée « Test2Prevent », un jeu de mot signifiant « Tester pour prévenir » est organisée dans le cadre de cette journée.

    Un test en 30 secondes

    Accessible sur le site de la Fédération internationale du diabète, ou sur celui de la Fédération française des diabétiques, ce test permet d’évaluer ses prédispositions au diabète de type 2.

    • Age
    • Mode de vie
    • Alimentation
    • Antécédents familiaux
    • Prescription de médicaments,

    sont demandés dans un questionnaires et en 30 secondes ce test permet de dresser un profil et d’apporter des informations sur cette maladie de plus en plus fréquente.

    A la fin du test, il est possible de recevoir:

    • Ses résultats par mail
    • Un commentaire
    • Des recettes de cuisine pour manger équilibré.

    L’Agence Santé Publique France dans son dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) rappelle que les femmes diabétiques sont 51 % plus à risque de décès que leurs paires en bonne santé, tandis que les hommes sont 34 % plus exposés à la mortalité.

  • Smartinjector, dispositif de distribution de médicaments en temps réel pour thérapies injectables

    Un dispositif connecté de distribution de médicaments en temps réel pour thérapies injectables, le Si One, c’est ce qu’a mis au point la société QuiO. Son lancement aura lieu en 2017, d’après une communication de QuiO le 31 octobre 2016.

    L’objectif de la société QuiO est de fournir le premier dispositif connecté de délivrance de médicaments en temps réel pour les thérapies injectables. Un logiciel d’accompagnement est associé à ce dispositif et permet aux professionnels de santé de surveiller le traitement, l’adhésion du patient.

    Prévenir les erreurs d’auto-injection

    Le prototype final du dispositif est en cours de production par développement et fabrication FDA certifiés.  Le logiciel associé est en voie de finalisation avec des changements mineurs apportés à l’interface utilisateur.

    La société a annoncé le mois dernier avoir obtenu 1,05 M$ (environ 965 375 €) de financement pour permettre une libération du produit en 2017.

    Le Si One est capable d’administrer tout type de médicament à partir d’une seringue. La technologie est conçue pour prévenir les erreurs les plus fréquentes d’auto-injection, ou la délivrance de dose partielle. Dose et administration sont contrôlées automatiquement et en temps réel via la plate-forme logicielle Cloud connectée QUIO HIPAA.

    Communication et transmission de données entre l’appareil et le logiciel Cloud ne nécessitent aucune installation ni composants supplémentaires, la synchronisation est réalisée sur une connexion cellulaire, plutôt que par appariement Bluetooth.

    Le logiciel Cloud QUIO, quant à lui, fournit des tableaux de bord pour l’observation de l’état individuel de santé du patient. Actuellement, la plate-forme Cloud QUIO se compose d’un tableau de bord de soins, pour les cliniciens et les pharmaciens afin de suivre directement l’administration de l’injection au patient, et un tableau de bord d’entreprise, à travers lequel les organisations peuvent surveiller l’efficacité et résultats du médicament.

  • Journée mondiale du diabète 2016 : des patients pionniers de la santé connectée

    La Journée mondiale du diabète est organisée le 14 novembre 2016. Une maladie dont la prise en charge et le traitement impliquent une participation du patient qui repose sur l’innovation et la santé connectée.

    Les diabétiques sont plus connectés que les patients atteints d’autres malades chroniques: selon une enquête menée par le Lab e-santé en juin 2015, 80 % des diabétiques sont équipés en smartphones et en tablettes et parmi ces 80 %, la moitié ont déjà téléchargé une application mobile de santé et estiment qu’elles leur sont indispensables pour gérer leur pathologie.

    Si l’utilisation des objets connectés reste plus limitée – seulement 2 diabétiques sur 10 sont équipés d’un objet connecté de santé –, le glucomètre connecté se trouve être l’objet connecté le plus plébiscité par les patients atteints de diabète. Il représente en effet près de 30 % des achats mais aussi 64 % d’intention d’équipement auprès des sondés qui n’ont pas encore sauté le pas.

    Les associations de patients sont fortement mobilisées sur le sujet du remboursement des dispositifs médicaux.

    La liste des associations membres de la Fédération française des diabétiques est disponible sur le site internet de la fédération.

  • Conférence numérique Bitkom à Berlin le 22 novembre 2016

    130 intervenants, 400 start-up et plus de 2 000 visiteurs, c’est ce que propose la conférence numérique Bitkom qui aura lieu le 22 novembre 2016 à Berlin, organisée par l’entreprise numérique allemande Bitkom.

    Au cours de l’Innovators’ Pitch, les fondateurs présenteront leurs idées commerciales dans les domaines de la santé numérique, de l’Internet des objets et de la mobilité. Les visiteurs auront en outre l’occasion de participer à des ateliers pratiques interactifs. Sur le Market Place, plus de 30 entreprises présenteront leurs nouveaux prototypes, leurs solutions et les résultats de leur recherche appliquée.

    Seront présents :
    – Carsten Kengeter, CEO du Deutsche Börse Group
    – Peter Terium, CEO de RWE AG & innogy SE
    – Reinhard Clemens, CEO de T-Systems
    – Jean-Philippe Courtois, Executive Vice President chez Microsoft
    – Philipp Jung, Chief Strategy Officer chez HP Inc.

    Ainsi que de nombreux fondateurs de start-up :
    – Céline Lazorthes de Leetchi
    – Christian Henschel, co-fondateur d’adjust
    – Hans-Holger Albrecht de Deezer

    Jeff Jarvis, expert du numérique, viendra souligner les possibilités qui s’ouvrent en l’Europe face aux centres technologiques des États-Unis et d’Asie.

  • Equipement des diabétiques en objets connectés de santé

    22% des diabétiques sont équipés d’un objet connecté de santé. Près d’un tiers d’entre eux utilise un glucomètre connecté, loin devant la pompe à insuline ou le stylo injecteur connecté.

    40 % d’entre eux ont déjà téléchargé une mApp, en majorité parce qu’elles sont utiles pour gérer leur pathologie (60 %) et pour leur santé (44 %).

  • Prévention du diabète : une chaussette connectée élaborée par la start-up Siren Care

    Prévenir les amputations de pieds diabétiques grâce à une chaussette connectée, c’est l’objectif d’une start-up de la Silicon Valley, Siren Care, qui vient de sortir de l’accélérateur de San Francisco, « 500 startups ».

    Siren Care a dévoilé sa chaussette connectée permettant de mesurer en temps réel la température des pieds, lors du demo day, journée de présentation en fin de programme d’accélération, le 28 octobre 2016.

    La surveillance de la température peut prévenir les ulcères du pied. L’inflammation de la peau accompagnée d’élévation de température est le premier signe d’un ulcère de pied. La chaussette intelligente de Siren Care permet de détecter plus tôt une blessure avant qu’elle ne se transforme en ulcère.

    La start-up estime que les ulcères du pied des diabétiques sont évitables, que la détection précoce de la lésion est la clef de la prévention des ulcères et des amputations.

    L’innovation de la start-up réside dans la conception de capteurs en majeure partie incorporés dans le tissu lui-même, offrant une mesure plus précise et un plus grand confort pour le patient. Les tests cliniques sont prévus avec l’Université de UCSF à San Francisco.

    En 2012, l’OMS a estimé que 1,5 million de décès étaient directement imputables au diabète et prévoit qu’en 2030 cette pathologie sera la septième cause de décès dans le monde.

  • Les objets connectés de santé intéressent 59 % des Français (Baromètre Paris-Dauphine)

    59% des Français portent un intérêt aux objets connectés permettant un suivi quotidien de leur santé. Ce résultat d’un baromètre publié le 21 octobre 2016 par la chaire d’économie numérique de Paris-Dauphine confirme, selon ses auteurs, que si les trackers d’activité dédiés au bien-être ont longtemps monopolisé l’attention, celle-ci s’est déplacée vers les appareils de santé connectée.

    « Plus pointus, ceux-ci facilitent dans bien des cas la vie des patients – à l’instar, par exemple, des inhalateurs intelligents pour les individus souffrant de maladies pulmonaires, ou des glucomètres connectés pour les diabétiques », précisent les auteurs de cette étude.