Medtech

  • Diabète : la m-santé efficace pour améliorer le contrôle de la glycémie (étude PLOS One)

    La m-santé permet d’améliorer le contrôle de la glycémie chez les diabétiques de type 1 comme chez les diabétiques de type 2 : telle est la conclusion de la méta-analyse publiée dans la revue scientifique PLOS One le 1er mars 2017.

    Les chercheurs ont analysé les résultats de quinze revues systématiques d’études, publiées entre 2008 et 2014, sur le recours à la m-santé dans le suivi du diabète.

    Principaux résultats

    • le recours à la m-santé pour le suivi des diabétiques, lorsqu’il s’accompagne de retours d’information médicaux, permet en moyenne un meilleur contrôle de la glycémie que les approches standard ;
    • l’amélioration de la glycémie est plus prononcée lorsque les interventions combinent SMS et fonctionnalités web (suivi par le patient de son taux de glucose, retours d’information médicaux) ;
    • les interventions quotidiennes et les échanges interactifs entre patients et médecins apportent une meilleure amélioration de la glycémie que les interventions hebdomadaires ou les échanges d’information unidirectionnels.

    Recommandations

    Les chercheurs apportent des recommandations sur les études à mener pour mieux cerner les bénéfices de la m-santé dans le suivi du diabète :

    • évaluer l’impact des approches multi-média (jeux, réseaux sociaux, aides à la décision…) et en temps réel de la gestion du diabète par les patients, en particulier pour les diabétiques de type 1 jeunes ;
    • analyser les mécanismes des changements de comportement pour exploiter efficacement les outils de m-santé ;
    • déterminer quelles sont les interventions de m-santé les plus efficaces :
    • étudier l’impact des interventions de m-santé sur le recours aux soins.

  • Rendez-vous en ligne : 20 000 praticiens utilisateurs (URPS médecins d’Ile-de-France)

    Plus de 20 000 praticiens ont adopté une solution de prise de rendez-vous en ligne, selon une étude publiée par l’URPS médecins libéraux d’Ile-de-France le 24 février 2017.

    Face à une « offre pléthorique », plus de 50 solutions ayant été recensées, l’URPS Ile-de-France a comparé en détail 15 solutions : fonctionnalités, tarifs, protection des données. Elle conclut de cette étude que médecins et patients doivent « rester très vigilants sur la propriété et l’utilisation possible des données au travers de ces solutions de prise de rendez-vous en ligne. »

    Un marché dominé par trois types d’acteurs

    Selon l’URPS, le marché de la prise de rendez-vous en ligne est dominé par trois types d’acteurs :

    • les éditeurs dont c’est l’unique activité, où se distinguent :
      • les éditeurs avec d’importants moyens financiers, qu’ils investissent en grande partie dans leur stratégie commerciale. Ils s’appuient sur des grands groupes : Lagardère pour MonDocteur, Vivendi pour RDVMédicaux, la MNH pour Keldoc, et/ou lèvent des fonds importants (Doctolib par exemple) ;
      • les éditeurs aux moyens plus modestes, qui tentent de se démarquer avec des fonctionnalités et des services supplémentaires ;
    • les éditeurs de logiciel de cabinet, qui proposent la prise de rendez-vous en ligne comme un module supplémentaire de leur outil: Cegedim par exemple ;
    • les télé-secrétariats, qui proposent le rendez-vous en ligne pour se diversifier et maintenir leur activité face à la concurrence.

    Tarification : des modèles différents

    Plusieurs modèles de tarification se distinguent :

    • la gratuité, pour attirer les médecins vers d’autres services, comme le télésecrétariat ;
    • le freemium, avec un bouquet de services gratuit, et des options payantes ;
    • le forfait mensuel ;
    • l’abonnement à la carte.

    Certains éditeurs font signer aux praticiens une clause d’exclusivité.

    Vers une convergence des solutions

    L’URPS identifie plusieurs pistes d’évolution du marché de la prise de rendez-vous en ligne :

    • la convergence des solutions, lorsque le marché sera plus mature ;
    • des partenariats avec des éditeurs d’autres logiciels : gestion de cabinet de ville, dossier patient informatisé, etc. Ces partenariats se concrétisent toutefois plus facilement à l’hôpital qu’en cabinet, les éditeurs de logiciels de gestion de cabinet développent leurs propres solutions de prise de rendez-vous ;
    • le développement de stratégies territoriales adaptées aux besoins des médecins : un médecin surbooké en zone de désertification médicale a par exemple plus besoin d’optimiser son agenda que d’augmenter sa visibilité ;
    • la création de services supplémentaires pour les patients, comme du conseil médical.

    Des gains d’efficience

    Les praticiens interrogés dans le cadre de l’étude ne constatent en général pas de baisse du nombre de rendez-vous non honorés, à la différence de ce que disent les éditeurs.

    En revanche, ils perçoivent un gain de temps de gestion administrative, et une augmentation de la satisfaction de leur patientèle.

    En conclusion, l’URPS appelle les médecins à la vigilance face au pouvoir que pourrait conférer aux éditeurs la possession de fichiers de patientèles comportant des millions d’usagers, lorsque le marché se sera consolidé.

  • La 1e édition du MedFIT aura lieu à Grenoble les 28 et 29 juin 2017

    La première convention d’affaires internationale dédiée aux partenariats d’innovation dans le domaine des technologies médicales et du diagnostic, MedFIT, aura lieu à Grenoble les 28 et 29 juin 2017 et réunira plus de 500 acteurs internationaux du secteur.

    Ce rendez-vous a vocation à identifier les produits, services et technologies innovants, faciliter les partenariats de recherche et d’innovation entre grands groupes industriels, start-up et académiques tout en intensifiant les flux de licences et l’accès au marché des innovations.

    Cet événement est organisé par Eurasanté et les clusters NHL (Nutrition Health Longevity), Medicalps et Alsace BioValley.

    Cet événement s’articulera autour de 4 activités :

    Une convention d’affaires

    La plateforme de partnering permet la planification de rendez-vous d’affaires en amont de l’événement, donnant ainsi l’opportunité aux participants d’identifier et rencontrer des partenaires et investisseurs potentiels.

    Des conférences spécialisées

    Établi par un comité stratégique d’experts et animées par 50 intervenants internationaux, le programme de conférences abordera les problématiques de recherche et d’innovation, le financement de l’innovation et les aspects réglementaires et d’accès au marché.

    Une exposition

    Permettant aux participants d’accroître leur visibilité auprès des leaders du secteur des technologies médicales.

    Des sessions de présentations

    Les sessions de présentations permettront aux jeunes entrepreneurs de pitcher lors de MedFIT face à de potentiels partenaires et investisseurs.

    Programme

    Le programme de la conférence MedFIT abordera les principaux aspects du secteur medtech.
    Les derniers avis sur les thèmes en évolution liés aux partenariats d’innovation collaborative seront présentés et  se concentreront sur l’accès au marché, le financement et la réglementation.

    Le programme s’organise autour de trois axes principaux:

    Créer

    • Évaluer les besoins: comment travailler avec les cliniciens et les hôpitaux ?
    • Comment partager la valeur de l’innovation?
    • Comment trouver une source d’innovation grâce à des collaborations avec le milieu universitaire de medtech ?
    • Comment adapter les collaborations à travers l’innovation ouverte ?

    Développer

    • Comment trouver le bon partenaire pour l’externalisation et les alliances stratégiques ?
    • La nouvelle législation européenne sur les dispositifs médicaux: une menace ou une opportunité d’innovation ?
    • Innovation dans la conception des essais cliniques: comment peut-on économiser temps et argent?
    • Comment surmonter les défis liés au financement, aux aspects réglementaires et aux enjeux de la chaîne d’approvisionnement ?

    Vendre

    • Comment un système de surveillance post-commercialisation efficace peut-il soutenir l’innovation ?
    • Comment pénétrer le marché ?
    • Où et pourquoi allons-nous d’abord lancer un produit ? USA versus Europe versus Asie
    • Comment évaluer au mieux les obstacles et les possibilités d’accès au marché ?

    L’inscription (payante) est réalisable via le lien ci-contre: MedFIT

    La liste des participants est accessible via le lien ci-contre : Participants

  • Japon : Fujitsu développe une technologie pour sécuriser les applications de soins à domicile

    L’Association médicale de Beppu (Japon), les laboratoires japonais Fujitsu et Fujitsu Limited ont annoncé fin janvier 2017 le succès du premier test de leur technologie de contrôle des applications mobiles centrées sur le home care.

    Ce nouvel outil permet d’améliorer la confidentialité et l’efficacité des services de soins à domicile.

    Une technologie pour mieux contrôler le partage et la confidentialité des données du patient

    Les soins à domicile nécessitent que les professionnels de santé partagent les données des patients et communiquent entre eux afin de coordonner les soins.

    Pour s’assurer que les praticiens traitent en toute sécurité les informations médicales sur les appareils connectés, la technologie mise au point par Fujitsu modifie automatiquement les paramètres de l’application de santé utilisée, tels que l’affichage des informations médicales d’un patient (suivi de la température, de la pression artérielle…) en fonction de la situation, l’heure et le lieu, et limite le partage de ces données selon les cas.

    Grâce à un système sécurisé (ID du patient et de l’utilisateur à renseigner, mot de passe à saisir), seul le prestataire de soins concerné a accès aux données pertinentes dont il a besoin à l’instant seulement où cela est nécessaire. Ces données deviennent ensuite inaccessibles aux praticiens ne disposant pas des qualifications suffisantes.

    Dans le détail, la technologie présente :

    • une fonctionnalité centrée sur la gestion des politiques de confidentialité.
      Les gestionnaires peuvent définir à l’avance qui peut accéder à l’information médicale sur le réseau, où, quand et dans quelle mesure.
    • une fonctionnalité dédiée au contrôle des stratégies.
      Sur la base des politiques configurées, des informations issues du système d’identification de la qualification des utilisateurs et des capteurs installés dans la maison du patient, les données affichées peuvent être automatiquement modifiées.

      Quand l’utilisateur X se présente chez le patient, les informations médicales adéquates s’affichent sur l’application. Lorsqu’il quitte le domicile du malade, ces informations s’effacent ou deviennent inaccessibles.

    Les premiers tests en 2016 démontrent l’amélioration de la qualité des soins dispensés

    Développé en partenariat avec l’Association médicale de Beppu, l’outil a été testé sur le terrain dans la ville de Beppu, au Japon, aussi bien au moment de la réalisation des soins au domicile du patient que dans la préparation des ordonnances :

    • 1. Traitement à domicile
      • Période d’essai : de mars à septembre 2016.
      • Lieux : domiciles de patients à Beppu.
    • 2. Préparation des ordonnances
      • Période d’essai : de septembre à décembre 2016.
      • Lieux : cliniques et pharmacies à Beppu.

    Les tests ont confirmé que le dispositif, en partageant de manière efficace des renseignements médicaux entre praticiens, pouvait améliorer efficacement la qualité des soins médicaux, préserver la confidentialité des renseignements personnels et accroître l’efficacité des services.

    Il a été démontré que les appareils intelligents pouvait être sollicités activement de différentes manières pour partager les données de santé du patient les plus récentes, via la photographie et l’enregistrement des symptômes et des conditions de vie du malade.

    Par ailleurs, il a été prouvé que les gestionnaires pouvaient apprendre à définir et à gérer les différents paramètres de confidentialité après seulement vingt minutes de formation.

    Résultats : les professionnels de la santé gagnent en efficacité mais aussi en rapidité et la qualité des soins à domicile progresse.

    L’Association médicale de Beppu continue de mettre en œuvre des technologies de pointe afin d’améliorer l’efficacité des soins à domicile. Fujitsu Laboratories poursuit ses recherches sur l’extension des fonctionnalités de la technologie de contrôle des applications mobiles et de ses utilisations dans divers domaines de la santé.
    De son côté, Fujitsu utilisera la technologie développée par Fujitsu Laboratories afin de créer en 2017 davantage de produits visant à améliorer le système de soins à domicile.

  • Japan: Fujitsu improves home care through a mobile-app control technology

    The Beppu Medical Association, Fujitsu Laboratories and Fujitsu Limited (Japan) announced in January 2017 the first successful trial of their mobile-application control technology which facilitates home healthcare work.

    This new tool improves the confidentiality and effectiveness of home care services.

    A technology to better control data sharing and confidentiality

    Perform home care requires that health professionals (nurses, physicians, caregivers, pharmacists…) share patients’ data and communicate with each other to coordinate care.

    To ensure that practitioners treat safely the medical information on connected devices, the technology developed by Fujitsu automatically changes the settings of the health application, such as mecial information (temperature, blood pressure …) displayed on the smart device in response to the situation, including time, place, and user qualifications.

    Through a secure system (patient’s ID, user ID, password), only the right care provider has access to the relevant data when needed. These data are then inaccessible to practitioners who do not have sufficient qualifications.

    Precisely, the features of the technology are as follows:

    • Policy management functionality.
      Managers can define in advance who can access medical information on the network, where, when and how.
    • Policy control functionality.
      Based on the configured policies, information from qualification identification of users and beacons installed in the house of the patient, displayed data can be automatically changed.

      When the user Dr. X come to the patient’s home, the appropriate medical information is displayed on the application. When he left, the information disappears or becomes inaccessible.

    A real life trial in 2016

    Developed in partnership with the Beppu Medical Association, the tool has been field tested in the city of Beppu, Japan, both during in-home medical treatment and prescriptions preparation tasks:

    • 1. Home care tasks
      • Trial period: from March to September, 2016.
      • Location: patients’ home in Beppu.
    • 2. Prescription preparation tasks
      • Trial period: September to December 2016.
      • Location: medical clinics and pharmacies in Beppu.

    The tests confirmed that the device, by effectively sharing medical information between practitioners, can improve the quality of medical care, preserving the confidentiality of personal information and increase the effectiveness of home care services.

    It has been shown that smart devices could be actively sought in various ways to share the latest patient health data, via photography and recording of patient’s symptoms and their living conditions.

    Moreover, it has been proven that managers could learn to set and manage policies after only twenty minutes of instruction.

    Results: Health professionals are becoming more efficient but also quicker and the quality of home care is thus improved.

    In the years to come, the Beppu Medical Association will continue to implement advanced technologies to improve the efficiency of home care.
    For its part, Fujitsu will use technology developed by Fujitsu Laboratories to create more products to improve home care system by the end of 2017.
    Fujitsu Laboratories will continue its research into extending the functionality of the mobile-application control technology and its uses in various fields of healthcare.

  • Diabète : les utilisateurs de FreeStyle d’Abbott présentent une meilleure gestion de leur glycémie

    Abbott a présenté les résultats d’une étude de données d’utilisation collectées par les lecteurs de glycémie en situation réelle le 15 février 2017 à Paris, lors du congrès de l’Advanced Technologies and Treatment for Diabetes (ATTD).

    Ils montrent que les personnes procédant à des lectures en utilisant leur système FreeStyle Libre sont moins longtemps en hypoglycémie. L’étude regroupe près de 410 millions mesures recueillies auprès de 50 000 utilisateurs.

    Le contrôle de la glycémie simplifié par le système FreeStyle

    L’utilisation du système FreeStyle a incité les utilisateurs à vérifier plus souvent leur taux de glycémie: 16 fois par jour en moyenne, soit trois fois plus que les recommandations américaines et européennes.

    Cela a favorisé:

    • une augmentation significative de mesures qui ont dévoilé que le système permettait :
      • d’améliorer le taux d’HbA1c dans le sang (reflet de la glycémie moyenne),
      • de réduire de 38% les hypoglycémies et de 50% les hypoglycémies sévères,
      • de réduire les hyperglycémies,
      • d’allonger la durée de la phase durant laquelle le patient présente une valeur cible de glycémie.

    Lancé en 2014 en Europe, le système est utilisé par 250 000 personnes diabétiques. 

  • Asia Pacific: towards a digital surveillance model free to manage chronic diseases

    In a study published in January 2017, Frost & Sullivan (F&S) warns that there is a scarcity of sustainable business models in the field of remote patient monitoring (RPM) and mobile health (mHealth).

    Despite the increasing demand for products related to this sector, The US firm said that caregivers have always been looking for a business model that can best tap the monetization opportunities.

    F&S reported that « Asia-Pacific is moving towards a platform monitoring model for chronic disease management, wherein devices will be provided for free and the revenue will be generated from monitoring services and data insights, » said Frost & Sullivan Transformational Health Industry Analyst Shalani Andria.

    A refund system for telemedicine services?

    Home health monitoring market is expected to generate nearly $2.2 billion (€ 2.073 billion) by 2020 in APAC.

    « Despite the slow start to the market, savvy vendors are investing early as they detect potential for exponential growth once a funding model is established, » Shalani Andria said.

    According to Frost & Sullivan, the issue of a scarcity of sustainable business models in the mobile health sector has become more important with vendors increasingly establishing partnerships and joint ventures with telecommunications companies, healthcare providers, insurance companies, governments and other stakeholders of the industry. « The inherent risks in such relations can be mitigated by choosing a business model that can best tap the monetization opportunities, » the firm said.

    APAC Home Health Monitoring Market, Forecast for 2020, part of the Frost & Sullivan’s Connected Health Growth Partnership Subscription, finds that in Asia-Pacific, payers like insurance companies wille reimburse telemedicine services or will provide it for free to policy holders to reduce hospital admission claims.

    Other areas of the healthcare industry « covered by the subscription include health IT, 3D printing, video telemedicine and automation robots, implantable electronics, and eHealth ».

    Home care: there are inspiring business models in Asia-Pacific

    F&S believes there are significant opportunities in the Asia-Pacific region. Certainly, the region is faced with the heterogeneity heterogeneity in regulations for remote monitoring and data sharing in individual countries, and also with a lack of clarity on government support. However, once these barriers are overcome, health professionals can develop a sustainable ecosystem in terms of revenue generation and deliver end-to-end home monitoring support.

    The mHealth and RPM demand hotspots are India, China and Japan, which are becoming centers of business model innovation.

    • India: government is multiplying initiatives to improve access to technology throughout the continuum of care and is pursuing an open door policy towards international vendors.
    • China: the large size of the country and the development of the middle class with increased spending power are assets, Frost & Sullivan analyzed. The experts of the firm also noted that there is an increase in « international-local joint ventures in home care services due to the government’s privatization of home care services ».
    • Japan’s growing elderly population and the high rate of new technologies adoption are two key factors encouraging innovation in terms of business model in the field of home care.

    Moreover, collaborative initiatives like Australia’s National Telehealth Home Monitoring, South Korea’s National Telehealth Demonstration Project, or Singapore’s National Cardiac Monitoring,should drive the market for home health monitoring in APAC.

    « [Evolving] from being tech companies to being clinical service providers » (Shalani Andria, F&S)

    « Vendors are already incorporating Big Data, analytics and intelligence tools in home monitoring solutions, said Shalani Andria. They need to realize that the humanization of home monitoring solutions will continue to be an important factor in Asia-Pacific, and will have to evolve from being tech companies to being clinical service providers. »

  • Journée nationale de l’audition : « Santé auditive, objets connectés et e-santé » – 7 mars 2017

    Dans le cadre de la 20e Journée Nationale de l’Audition qui se tiendra le jeudi 9 mars 2017, l’association JNA organise un colloque sur le futur de l’audition le mardi 7 mars 2017 à Paris, sur le thème « Santé auditive, objets connectés et e-santé, Horizon 2025. »

    Programme

    • 9h Ouverture – Professeur Jean-Luc Puel, Président de l’association JNA et Directeur de recherche – Inserm
    • 9h15 : « Comment utiliser le futur dans le 21e siècle ? » Riel Miller, directeur de la prospective pour l’UNESCO
    • 9h45 : « Technologies, High Tech & Audition » Connectivités et intelligences artificielles, quels bienfaits ?
      • Philippe Metzger, secrétaire général de l’association et audioprothésiste diplômé d’État
    • 10h30 : « E-santé & santé auditive intégrée : de nouveaux outils pour le suivi patient »
      • La relation médicale et le suivi en continu du patient par les alertes connectées
      • La télé-audiologie
      • Dr Didier Bouccara, secrétaire général adjoint de l’association, médecin ORL
    • 11h10 : « Nouvelles thérapies pharmacologiques, génétiques et cellulaires : le point »
      • Pr Jean-Luc Puel, président de l’association JNA, Directeur de recherche à l’Inserm
    • 11h50 : conclusion

    Intervenants

    • Céline Perruchon, Direction générale de la Santé
    • Pr André Chays, membre correspondant de l’Académie nationale de Médecine
    • Pr Lionel Collet, Conseiller d’État, Président de Santé Publique France
    • Dr Shelly Chadha, responsable du programme de Prévention de la surdité et de la déficience auditive – OMS

    Vous pouvez vous inscrire via le lien ci-contre : Inscription Colloque JNA

  • Santé prénatale : un patch connecté pour suivre en temps réel les contractions des femmes enceintes

    La société Bloomlife a mis au point un patch connecté qui vise à mesurer en temps réel les contractions des femmes enceintes.

    Présenté lors du CES de Las Vegas le 3 janvier 2017 et lancé aux États-Unis en février 2017, cet objet connecté portable est destiné à être un dispositif de santé et de bien-être et non un dispositif médical.

    La société Bloomlife souhaite avec ce dispositif fournir un outil d’accompagnement et de surveillance des femmes enceintes mais également améliorer la santé prénatale en recueillant l’ensemble des données des utilisatrices dans l’objectif d’identifier des biomarqueurs de complications de la grossesse.

    Il peut être loué au prix mensuel de 150$ soit environ 140€.

    Un patch connecté de surveillance des contractions

    • Le système élaboré par Bloomlife est constitué d’un boîtier faisant office de capteur et d’une application sur smartphone.
    • Le boîtier se place sur le ventre de la future maman à l’aide d’un patch et permet de mesurer l’activité électrique du muscle utérin.
    • Les informations relatives aux contractions collectées par le patch sont communiquées via bluetooth à l’application smartphone.

    L’objectif est notamment de permettre aux futurs parents de discerner les contractions qui précèdent l’accouchement (dites contraction de « Braxton Hicks ») pouvant survenir dès le 6ème mois de grossesse de celles qui indiquent un accouchement imminent.

    Ainsi la société vise à travers ce dispositif à éviter un excès d’allers retours à la maternité, à terme de prévenir les accouchements précoces, et à améliorer le confort de la femme enceinte qui réalise la surveillance de ses contractions à la maison.

    Fonctionnement : un suivi en temps réel

    • L’utilisatrice peut visualiser chaque contraction telle qu’elle se produit lorsqu’elle survient et apprendre à comprendre son ressenti.
    • Le dispositif calcule automatiquement la fréquence et la durée des contractions, permettant à l’utilisatrice de communiquer des données informatives à son personnel soignant.
    • Les paramètres des contractions (tendance, suivi des changements) sont également enregistrées afin de pouvoir évaluer si les contractions deviennent régulières et si leur durée et fréquence s’accroissent.
    • Le patch doit être changé tous les 7 jours et peut se louer pendant un mois (150$ soit environ 140€, deux ( 250$ soit environ 235€), ou trois mois (300$ soit environ 282€).

    Perspective

    Le dispositif a été préalablement testé par des centaines d’utilisatrices dans le cadre d’un programme d’accès précoce au produit et de quatre études cliniques.

    Indiquant par ailleurs que sa technologie n’utilise pas d’ultra-son, Bloomlife ambitionne, en plus de parfaire l’autonomie des futures mamans, d’avoir un impact sur la santé prénatale à l’échelle mondiale.

    En effet dans l’optique d’une science citoyenne basée sur les données générées par les utilisatrices, la société entend collecter un ensemble de données sur les paramètres fœtaux et maternels afin d’identifier des biomarqueurs de complications de la grossesse (naissances prématurées par exemple).

  • Le gouvernement philippin soutient financièrement 5 solutions innovantes

    Le Département des sciences et de la technologie du Conseil philippin pour la recherche et le développement en santé (DOST-PCHRD) a dévoilé fin janvier 2017 les cinq technologies qu’il a décidé de soutenir pour améliorer les soins au sein du pays.

    L’agence gouvernementale, organisation nationale de coordination de la recherche en santé, soutient des programmes et la recherche en santé visant à renforcer l’écosystème local de soins.

    Les cinq solutions concernent :
    – la lutte contre la dengue ;
    – l’accès à une meilleure offre de soins pour les patients des zones reculées via la télémédecine ;
    – l’amélioration de la communication entre autorités et professionnels de santé ;
    – l’accessibilité à la chirurgie du genou.

    En adoptant en 2009 la loi sur le transfert des technologies (Philippine Technology Transfer Act of 2009, Republic Act 10055), le DOST a intensifié ses efforts pour construire un écosystème centré sur le transfert et l’adoption de nouvelles technologies sur le marché par le biais de partenariats et d’échanges entre scientifiques, chercheurs, innovateurs, entrepreneurs et autres acteurs de l’industrie.

    Le gouvernement philippin et l’Union européenne ont par ailleurs signé ensemble en 2014 un contrat de réforme du secteur de la santé des Philippines (PHSRC). D’un montant de 30 millions d’euros, l’enveloppe dédiée au projet représente le troisième soutien budgétaire sectoriel accordé par l’Union européenne au programme de réforme du système de santé philippin.

    Le PHSRC soutient le programme sectoriel national sur les CHU et accorde une attention particulière aux défis à surmonter pour accroître la capacité et l’engagement des gouvernements locaux à fournir des services de santé de qualité et assurer une mise en œuvre efficace et durable des réformes sanitaires au niveau local, en particulier pour les plus démunis.

    Les cinq technologies aujourd’hui soutenues par le gouvernement ont été sélectionnées par le DOST en raison des apports positifs qu’elles pourraient apporter à l’amélioration de l’accès aux soins dans les régions défavorisées et de leurs résultats prometteurs obtenus lors des premiers déploiements effectués sur le terrain.

    Biotek-M : test de diagnostic de la dengue bon marché

    Conçu par l’Institut national de la santé et l’Institut de la biologie moléculaire et de la biotechnologie de Manille, Biotek-M est un test permettant de confirmer le diagnostic de la dengue.

    Il est aussi précis que la technologie dite de « réaction en chaîne par polymérase (PCR) » actuellement disponible sur le marché mais moins coûteux car développé au niveau local.

    De par sa précision, il limite le nombre d’admissions en centres hospitaliers pour les cas suspects de dengue et permet ainsi aux hôpitaux mais aussi aux patients de réaliser des économies dans ce domaine.

    > Le projet est financé par l’Université des Philippines (The University of the Philippines System) à travers le Centre philippin du génome (PGC) et le Département des sciences et de la technologie du pays (DOST-TECHNICOM).

    OL Trap : solution anti-moustique pour limiter le risque d’épidémie de dengue

    L’OL Trap a été élaboré par l’Institut philippin de développement de la technologie industrielle (ITDI) afin de diminuer le nombre de moustiques Aedes aegypti, transmetteurs du virus de la dengue.

    Le dispositif tue les œufs et les larves de l’espèce en question avant la ponte et l’éclosion par la propagation d’une solution organique.

    > Le ministère de la Santé philippin (DOH) et le DOST ont collaboré pour assurer le développement national du produit.

    RxBox : une box de télémédecine dans les zones géographiques isolées

    Le RxBox a été élaboré conjointement par les universités philippines de Diliman et de Manille et le National Telehealth Center (NTC) pour offrir un meilleur accès aux services de santé dans les zones géographiquement isolées et défavorisées en facilitant la communication entre les professionnels de la santé des communes éloignées et les experts médicaux des zones urbaines développées.

    Il s’agit concrètement d’un dispositif à composants multiples, dont :

    • un capteur de température ;
    • un moniteur de pression artérielle ;
    • un oxymètre de pouls ;
    • un électrocardiogramme ;
    • un moniteur cardiaque fœtal ;
    • un tocomètre.

    Par l’intermédiaire de capteurs intégrés à ces différents équipements médicaux, il recueille et stocke les données traduisant l’état de santé des patients dans un dossier médical électronique (EMR), des informations transmises dans un deuxième temps aux fournisseurs de soins des grandes villes via internet.

    L’outil a été mis au point pour réduire les déplacements inutiles des patients au sein des établissements médicaux mais aussi les hospitalisations car, par son intermédiaire, les médecins des zones rurales peuvent établir des diagnostics précis et complexes en consultant à distance l’avis d’experts pratiquant dans les grandes villes et ainsi traiter localement certains patients vivant dans des régions reculées.

    En avril 2016, le RxBox avait été utilisé environ 48 000 fois depuis son lancement en 2014, avait annoncé à l’époque le Dr. Portia Grace F. Marcelo, directrice du CNT. Avant de préciser que sa dernière version avait, elle, été adoptée par cinquante hôpitaux en l’espace de trois mois.

    > En sollicitant un système innovant en matière de technologies de l’information et des communications (TIC), le RxBox répond à l’appel lancé par le ministère de la Santé philippin pour améliorer l’offre de soins.

    EHATID : une appli pour améliorer la communication entre les autorités gouvernementales et les unités sanitaires rurales

    EHATID est une application Android créée par l’Université Ateneo de Manille pour fournir des informations en temps réel sur la santé et faciliter la communication entre les dirigeants nationaux et les unités sanitaires rurales.

    Fonctionnant même sans connexion internet, elle a été déployée pour aider les unités administratives locales philippines (LGU) à prendre des décisions éclairées afin de mettre en place des mesures et des programmes de santé efficaces, basés sur des données probantes.

    Toutes les données recueillies par l’application eHATID et les LGU sont synchronisées sur une base de donnée unique par le biais du cloud gouvernemental élaboré par l’Institut des sciences et des technologies avancées (Advanced Science and Technology Institute) du Département des sciences et de la technologie philippin (DOST-ASTI).

    Des protocoles ont été mis au point pour que les politiques et les exigences du programme en matière de sécurité, de privatisation et de confidentialité des données des patients soient respectées.

    Axis Knee System : une prothèse de genou économique

    Conçu par Orthopedic International Inc., le Axis Knee System est le premier dispositif permettant de remplacer un genou déficient à être proposé à un prix abordable dans la région de l’ASEAN : il est 40 à 50 % moins cher que les produits similaires présentés par les autres marques sur le marché.

    Grâce à ce dispositif, un plus grand nombre de chirurgiens vont pourvoir réaliser une chirurgie du genou sans avoir besoin de souscrire à un programme de financement annuel, la norme à l’heure actuelle au sein du pays.