Medtech

  • Réalité virtuelle : mise au point de lunettes intelligentes pour corriger la déficience visuelle

    Smart Specs, tel est le nom des lunettes intelligentes mises au point par la start-up OxSight à l’aide de la réalité virtuelle, dans l’optique de reproduire la vue réelle des personnes présentant une diminution de l’acuité visuelle.

    Les concepteurs de cette technologie espèrent pouvoir la lancer courant 2017.

    Amplification de la vision partielle

    Le dispositif de « lunettes connectées » vise à offrir une certaine autonomie aux personnes malvoyantes qui pourraient par exemple à l’avenir s’avérer dispensées de l’utilisation d’une canne ou de chiens d’accompagnement. Il s’appuie sur l’utilisation de la vue partielle qui reste à la personne.

    Composé de lunettes intelligentes et d’un boîtier que l’usager porte, il détecte la lumière, les formes et les mouvements. Ces informations sont intégrées dans les lunettes qui fournissent l’image aux yeux de l’utilisateur.

    A l’aide de processeurs et de modes de contrôle, l’usager peut accroître certains détails, par exemple augmenter les contrastes afin d’améliorer la vision d’une personne ou d’objets (en tournant simplement les boutons de contrôle).

    Les concepteurs expliquent que les causes de la perte de vue sont multiples et très diverses, et que cette technologie devrait permettre de s’adapter aux déficiences visuelles de chacun. Elle a pour l’instant été expérimentée uniquement sur des personnes présentant une perte partielle de la vision.

    Ils espèrent d’ici cinq ans explorer, à l’aide de cette technologie basée sur la réalité virtuelle, des pathologies comme l’autisme et les démences.

  • L’application américaine HealthTap, accès online 24/7 à un médecin, adaptée à la population chinoise

    HealthTap, une application américaine offrant un accès immédiat 24/7 aux médecins via vidéo, message écrit ou audio, est maintenant disponible en mandarin.

    La nouvelle application mobile et le site web de HealthTap Chinese vont donner à environ 1,4 milliard de personnes de langue chinoise un accès immédiat et peu coûteux à des médecins aux États-Unis parlant le mandarin.

    Plus de 105 000 médecins de langue chinoise référencés sur HealthTap

    Avec le nouveau site web et l’application mobile de HealthTap, les Chinois vont pouvoir accéder dans leur langue maternelle :

    • au moteur de recherche HealthTap ;
    • à la grande base de données regroupant les réponses à leurs questions, des astuces et des news, écrites et évaluées par plus de 105 000 médecins parlant mandarin et ce dans 141 spécialités ;
    • à des consultations virtuelles avec des médecins de haut niveau maîtrisant le mandarin via des messages écrits, audio ou vidéo ;
    • à des interprétations de tests réalisés en laboratoire ;
    • à des ordonnances instantanées ;
    • à des commandes de médicaments (recharges), envoyés à une pharmacie locale (service actuellement disponible uniquement pour les personnes localisées aux États-Unis) ;
    • à leur dossier de santé personnel (PHR).

    Pour utiliser le service, il suffit de télécharger l’application sur App Store ou Google Play.

    « Nos médecins s’engagent à aider [tous les patients], quelle que soit leur origine, leur localisation ou leur langue »

    Le mandarin est la troisième langue la plus parlée aux États-Unis (après l’anglais et l’espagnol), indique un rapport publié en août 2013 par l’United States Census Bureau, l’un des principaux instituts de statistique des États-Unis. La population sino-américaine est la plus grande population asiatique américaine aux États-Unis, les immigrants chinois représentant le plus grand groupe d’arrivées annuelles sur le territoire US depuis 2013.

    Le lancement de HealthTap Chinese est une étape de plus franchie par la société américaine, qui cherche à supprimer les barrières linguistiques et géographiques pour améliorer l’accès aux soins à travers le monde.

    « Tous les médecins de notre réseau ont prêté le serment d’Hippocrate et ont prononcé ces mots : « Je me souviendrai que je reste membre de la société, avec des obligations spéciales envers tous mes semblables », précise le Dr. Geoffrey Rutledge, médecin-chef et ancien membre du corps professoral de Harvard et de l’Université de Stanford. Nos médecins leaders dans le monde s’engagent à aider [tous les patients], quelle que soit leur origine, leur localisation ou leur langue, et sont ravis de servir les personnes de langue chinoise [réparties] dans 174 pays du monde entier. »

    Un système d’exploitation conçu pour fournir les bons soins au bon moment et au juste coût

    Le système d’exploitation – Health Operating System – de HealthTap (HOPES) et le système de gestion de base de données boosté par l’intelligence artificielle permettent aux systèmes hospitaliers, aux compagnies d’assurance, aux employeurs et aux gouvernements de fournir les bons soins au bon moment et à un coût adapté.

    HOPES est le premier système d’exploitation de soins totalement intégré qui relie l’ensemble des informations provenant du continuum de soins au dossier de santé personnel du patient (PHR) et au programme Health Graph, sur lequel les patients peuvent stocker leurs données de santé (activités physiques, alimentation, etc.).

    HOPES alimente le cloud de HealthTap, un espace de stockage virtuel dédié aux données de santé, conçu pour faciliter l’interopérabilité et l’intégration des informations via l’EMR et d’autres systèmes de gestion, applications et périphériques.

    > Depuis le 12 Avril 2016, la plateforme HealthTap est disponible gratuitement via Facebook Messenger.

  • Telemedicine: HealthTap launches HealthTap Chinese mobile app

    HealthTap, a US health mobile app providing 24/7 immediate access to the best doctors via video, voice or written messages, is now available in Chinese.

    The new HealthTap Chinese mobile app and website will give about 1.4 billion Chinese-speaking people immediate and cost-effectively access to doctors licensed in the United States speaking Chinese.

    More than 105,000 Chinese-speaking doctors are referenced on HealthTap

    Through the new website and mobile of HealthTap, Chinese speakers will have access in their own language to:

    • HealthTap’s search engine;
    • the world’s largest database of personalized trusted answers, tips, and news, written and reviewed by more than 105,000 Mandarin-speaking doctors in 141 specialties;
    • virtual consultations with top doctors fluent in Chinese via text messages, audio or video;
    • lab test interpretations;
    • instant prescriptions;
    • medication refills sent to a local pharmacy (currently available for US-based patients);
    • to a comprehensive PHR.

    To use the service in Chinese, users must simply download the app in the App Store or Google Play.

    « Our doctors are committed to helping [tous les patients] , regardless of their origin, location or language »

    Mandarin is the third most spoken language in the United States (after English and Spanish), according to a report published in August 2013 by the United States Census Bureau, a principal agency of the U.S. Federal Statistical System. Chinese American population is the largest Asian American population in the United States, with Chinese immigrants comprising the largest single group of arrivals a year into the United States since 2013.

    The launch of HealthTap Chinese is one more step taken by the US firm, which would like to overcome language and geographical barriers to improve access to health care worldwide.

    « All the doctors in our extensive network have taken the Hippocratic Oath and have vouched to the words: ‘I will remember that I remain a member of society, with special obligations to ALL my fellow human beings’, » HealthTap’s Chief Medical Officer and former faculty member at Harvard and Stanford University. Our world leading doctors are committed to helping everyone regardless of origin, location or language, and are excited to now serve Chinese speaking people in 174 countries worldwide. « 

    An operating system designed to provide the right care at the right time and at the right cost

    HealthTap’s proprietary and secure Health Operating System ( HOPES ) and proprietary triaging technology powered by Artificial Intelligence allow hospital systems, insurance companies, employers and governments to deliver the right care at the right time and at an appropriate cost.

    HOPES is the first fully-integrated healthcare operating system that links all the information from the continuum of care to the patient’s personal health record (PHR) and the Health Graph program, on which patients can store their health data (physical activities, nutrition, etc.).

    HOPES HealthTap powers the HealthTap Cloud, a virtual could dedicated to health data, designed to facilitate interoperability and integration of data via EMR‘s and other management systems, apps and devices.

    > Since April 12, 2016, the HealthTap platform is available via Facebook Messenger.

  • Hong Kong : la réalité virtuelle en essor dans les hôpitaux pour former, soigner, réadapter

    De plus en plus d’hôpitaux de Hong Kong adoptent la réalité virtuelle (RV) pour la réadaptation des patients et la formation des professionnels médicaux.
    Focus sur Vrehab, un logiciel de formation basé sur la réalité virtuelle mis au point par une équipe de l’Université polytechnique de Hong Kong (PolyU). Par le biais d’une immersion personnalisée dans un cadre précis et évolutif, l’outil permet de faciliter la réadaptation des patients dans un environnement social et/ou professionnel.

    L’immersion dans une réalité virtuelle atténuerait douleur et détresse

    La réalité virtuelle se développe de plus en plus sur le marché des soins médicaux hongkongais, observe dans une analyse publiée en février 2017 l’experte Nancy Ho (Computerworld Hong Kong Magazine). La spécialiste remarque que la réalité virtuelle est exploitée par de plus en plus d’universités et d’hôpitaux pour :

    • la formation des professionnels de santé
    • la réadaptation des patients
    • la simulation robotisée
    • la simulation de chirurgie mini-invasive
    • la thérapie d’immersion, notamment pour le traitement de la dépression et des phobies.

    Pour certains médecins, l’immersion dans un environnement virtuel peut être utilisé comme un complément de traitement médical afin d’aider les patients à réduire la douleur et la détresse liées à des problèmes de santé comme une douleur chronique, des brûlures graves et le cancer.

    « La réalité virtuelle n’est pas seulement une distraction mais une immersion totale. Nous déployons un environnement et nous transportons les patients dans un autre endroit, sur lequel ils peuvent exercer un contrôle mental. Ils deviennent acteurs par le biais d’un avatar et peuvent atténuer leur désespoir et leur impuissance [face à la maladie] », a déclaré Alex Cahana, vice-président senior des stratégies numériques au TRT International US Ltd., à l’occasion du salon Healthtech Asia 2017, qui s’est tenu à Hong Kong en janvier 2017.

    > TRT International a été créé par la société chinoise de médecine traditionnelle Tong Ren Tang.
    Son but : associer des technologies, comme la réalité virtuelle, et des dispositifs d’apprentissage à la médecine traditionnelle chinoise pour améliorer le bien-être des patients.

    Des études cliniques et expérimentales ont prouvé l’impact positif de la réalité virtuelle sur l’atténuation des douleurs et de la détresse, a indiqué M. Cahana.

    Vrehab : une formation dans le monde virtuel pour améliorer la réadaptation des patients

    Parmi les solutions hongkongaises basées sur la RV récemment développées figure le logiciel de formation mis au point par l’Université polytechnique de Hong Kong (PolyU).

    À l’origine, il s’agit d’un projet de recherche du Département des sciences de la réadaptation. Aujourd’hui, le logiciel est désormais détenu par une entreprise locale de services dédiés à la réadaptation des patients.

    L’outil se présente sous la forme de deux logiciels non immersifs de réalité virtuelle : VRehab et Virtual Reality based Vocational Training System (VRVTS). Ils permettent de simuler des environnements, comme un supermarché, une boutique ou un arrêt de bus afin d’aider les personnes souffrant de déficiences cognitives (troubles de la mémoire, de l’attention…) à améliorer leur quotidien et leurs compétences professionnelles.

    Exemple : apprendre les techniques de vente dans une boutique virtuelle

    Avec le scénario « boutique », le patient assure le rôle de commerçant et apprend à maîtriser les techniques de vente sans pression. L’environnement peut être personnalisé pour mieux correspondre aux attentes de l’utilisateur et à sa progression afin de booster sa motivation et sa confiance en soi.

    Une solution intéressante pour les thérapeutes, qui rencontrent parfois des difficultés dans le cadre d’une formation de réadaptation classique :

    • un encadrement important pour suivre chaque sortie des patients (gardiens, thérapeutes, travailleurs sociaux…) ;
    • des facteurs environnementaux, comme des intempéries, des embouteillages ou un afflux trop important de clients en magasin par exemple, peuvent contraindre l’interruption de la formation.

    Le logiciel fonctionne sur PC et tablette en recueillant les données de formation des patients : nombre d’erreurs commises, temps de réaction, etc. Ces informations sont analysées par les thérapeutes, en complément de tests cognitifs classiques, pour évaluer la progression des patients et savoir s’ils seraient capables d’appliquer les compétences acquises au cours de la formation virtuelle dans un environnement réel.

    Plusieurs hôpitaux publics, centres de réadaptation et centres de soins pour personnes âgées utilisent aujourd’hui Vrehab, dont l’hôpital Queen Mary, l’hôpital Castle Peak, l’hôpital Tuen Mun et le centre Caritas Lok Hang.

    Réalité virtuelle et santé : les projets se multiplient

    D’autres universités locales ont également utilisé la réalité virtuelle pour améliorer la formation médicale ou sont en train de la déployer pour concevoir des dispositifs à destination des professionnels de santé.

    Exemple : la faculté de médecine de l’Université chinoise de Hong Kong (CUHK) exploite la RV et la robotique pour former des stagiaires en chirurgie mini-invasive (MIS).
    Le laboratoire de réalité virtuelle du MIS Skills center est équipé de simulateurs et de stations de travail basées sur la réalité virtuelle et la 3D. Les chirurgiens peuvent ainsi travailler avec des données issues de divers appareils d’imagerie médicale afin d’obtenir une compréhension claire et précise de l’anatomie humaine et donc une meilleure formation à la chirurgie.

  • Hong Kong: using virtual reality to help patients’ rehabilitation

    More and more hospitals in Hong Kong are adopting virtual reality (VR) for patients’ rehabilitation and medical professionals training.
    Let’s focus on Vrehab, a training software based on the RVand developed by the Hong Kong Polytechnic University (PolyU). Through a personalized immersion in a specific and evolving virtual framework, it facilitates the rehabilitation of patients in a social and / or professional environment.

    Immersion in virtual reality would alleviate pain and distress

    Virtual reality grows increasingly in the Hong Kong medical care market, observed the expert Nancy Ho (Hong Kong Computerworld Magazine) in a story published in February 2017. She notes that VR is exploited by more and more universities and hospitals for:

    • training of health professionals;
    • rehabilitation of patients;
    • robotic simulation;
    • minimally invasive surgery simulation;
    • immersion therapy such as depression and phobia.

    To some physicians, immersion in a virtual environment can be used as an adjunct to medical treatment to help patients reduce pain and distress associated to health problems such as chronic pain, severe burns and cancer.

    « VR is not just the distraction but the total immersion. We engineer the environment and take patients to another place where they can exert mental control. They become interactive with their avatars, and can leave their hopelessness and helplessness, » said Alex Cahana, senior vice president of digital strategies at TRT International US Ltd at the Healthtech Asia 2017 held in Hong Kong in January 2017.

    > TRT International was created by the traditional Chinese medicine company Tong Ren Tang.
    His goal: combine technologies such as VR and mobile learning to traditional Chinese medicine to improve the wellness of patients.

    Clinical settings and experimental studies have proved the positive impact of patients immersed in VR experiences on alleviating pain and distress, said Mr. Cahana.

    Vrehab: a training in the virtual world to improve patient rehabilitation

    Among the local VR-based solutions recently developed, there is the training software developed by The Hong Kong Polytechnic University (PolyU).

    Originally, it was a research project of the Department of Rehabilitation Science. The software is now licensed by a local rehabilitation services firm.

    There are two non-immersive VR software: VRehab and Virtual Reality based Vocational Training System (VRVTS). They simulate real-life scenarios such as supermarkets, shops or bus stops to help people with cognitive impairment (memory or attention disorders…) to boost their daily living and working skills.

    Example: learning sales techniques in a virtual shop

    In a boutique environment simulated by VRVTS, the patient assumes the role of a merchant and learns sales techniques without pressure. The environment can be customized to better match user expectations and progression, increasing their motivation and confidence to carry on rehabilitation.

    This is an interesting solution for therapists, who sometimes face difficultiesin conventional rehabilitation training;

    • Lots of manpower are needed in every outing with patients (caretakers, therapists, social workers …);
    • environmental factors such as bad weather, traffic jams or footfall in supermarkets, for example, may force the interruption of training.

    The software runs on PCs and tablets, collecting patients’ training data: the number of errors made, reaction time, etc. This information is analyzed by therapists, in addition to conventional cognitive tests, to assess assess patients’ progress and see if they would be able to transfer the learned skills to a real environment.

    Several public hospitals, rehabilitation service centers and elderly care centers now use VRehab, including Queen Mary Hospital, Castle Peak Hospital, Tuen Mun Hospital and Caritas Lok Hang Workshop.

    virtual reality in the healthcare industry : projects are multiplying

    Other local universities have also used virtual reality to improve medical training or are in the process of deploying it to create devices for healthcare professionals.

    Example: the Faculty of Medicine of the Chinese University of Hong Kong (CUHK) uses VR and robotics to train surgical trainees in performing Minimally Invasive Surgery.
    The virtual reality laboratory of the MIS Skills center is equipped with simulators and 3D VR workstations Surgeons can work with multi-imaging data to get a clear and accurate understanding of human anatomy and thus improved treatment training.

  • M-santé : déploiement de trois applis de suivi dans des fondations hospitalières du NHS

    Trois applis de suivi développées par l’Université d’Oxford vont être déployées dans 4 fondations hospitalières en 2017 avant une possible généralisation, a indiqué le NHS courant février 2017.

    Ces applis, qui ont nécessité 7 ans de développement, vont être déployées en partenariat avec Drayson Technologies. Elles sont testées depuis un an dans 4 hôpitaux du comté d’Oxford.

    Les données recueillies par ces trois applis sont transmises aux dossiers patients électroniques.

    SEND, appli permettant de surveiller les signes vitaux chez les patients hospitalisés

    Elle calcule automatiquement un score d’alerte permettant de savoir que l’état du patient se détériore.

    GDm-health, appli pour le suivi du diabète gestationnel

    Elle permet aux patientes de transmettre à leur médecin les résultats de leurs glycémies effectuées à domicile.

    EDGE-COPD, appli pour le suivi de la BPCO

    Les patients mesurent tous les jours leur rythme cardiaque et leur saturation en oxygène et enregistrent ces résultats dans une appli. Au bout de trois mois, l’appli apprend à reconnaître le taux de saturation en oxygène habituel du patient qui l’utilise, et alerte les médecins en cas de baisse de ce taux.

    Une étude clinique de 12 mois a montré une diminution de 40 % des consultations chez le médecin traitant et de 17 % des hospitalisations pour les utilisateurs de cette appli.

    Drayson Technologies a obtenu une licence exclusive pour généraliser le déploiement et la commercialisation de ces applis au sein du NHS.

  • Colloque Health Technology Assessment : Quel modèle d’évaluation pour l’e-santé ? 16 mars 2017-Paris

    Le Centre d’Études et d’Innovations en Santé (CEIS) de la Fondation A. de Rothschild organise le 16 mars 2017 un colloque sur le thème « Quel modèle d’évaluation pour l’e-santé : de la start-up à la diffusion ».

    • La e-santé: définition, périmètre et enjeux;
    • prospectives en e-santé;
    • stratégie de la Haute Autorité de Santé en e-santé
    • cadre réglementaire et juridique;
    • regards croisés autour des pratiques en e-santé en France;
    • modèles d’évaluation : technique, médicale (efficacité), médico-économique (efficience):
    • éthique et e-santé,

    telles seront les problématiques abordées.

    Par ailleurs, la stratégie nationale de l’innovation en santé sera présentée par Jean-Yves Fagon, Délégué Ministériel à l’innovation en Santé.

    Programme

    • 9h: Discours introductif – Julien Gottsmann, Directeur Général de la Fondation A. de Rothschild
    • 9h10: Stratégie nationale de l’innovation en santé – Jean-Yves Fagon, Délégué Ministériel à l’innovation en Santé
    • 9h30: E-santé : définition, périmètre et enjeux – Philippe Burnel (DSSIS, Ministère de la Santé)
    • 10h: Prospective en e-santé ; enseignements de l’étude PIPAME – Sandrine Degos (Care Insight)
    • 10h30: Positionnement stratégique de la HAS en matière de dispositifs connectés – Grégory Emery (HAS)
    • 11h: Cadre réglementaire et juridique en e-santé – Nathalie Beslay (Beslay + Avocats)
    • 11h30: Table ronde : Regards croisés autour des pratiques en e-santé en France, animée par Jean-Patrick Lajonchère, fédérateur de la famille prioritaire à l’export « Mieux se soigner »
      • Outils et évaluation en e-santé du point de vue d’une start-up – Frédéric Durand-Salmon (Bepatient)
      • Innovations en e-santé versus pratiques cliniques – William Rolland (Snitem)
      • Plateforme communautaire de santé utilisant la technologie blockchain – Jean-Christophe Despres (entrepreneur)
      • Démocratie sanitaire et patient e-connecté – Eric Balez (Association François Aupetit) & Loïc Blaise (Life Odyssey)
    • 12h30: Questions / Réponses
    • 12h45: Cocktail déjeunatoire

    Évaluation technique : quelle innovation pour répondre à quel besoin ?

    • 14h: Parcours ophtalmologique 3.0 – Nicolas Donatini (ZEISS)
    • 14h20: Optimisation du parcours du patient porteur de plaies chroniques complexes grâce à une solution de télémédecine utilisant des lunettes connectées – Jean-Paul Lembelembe (Groupe Hospitalier Saint-Augustin)
    • 14h40: Jeux vidéo thérapeutiques au service d’enjeux de santé publique – Marie-Laure Welter et Pierre Foulon (ICM Pitié-Salpêtrière)

    Évaluation médicale : quelle efficacité ?

    • 15h: Dépistage de la rétinopathie des prématurés par télémédecine à la Fondation : mise en place, réalisation et perspectives – Amandine Barjol et Georges Caputo (Fondation A. de Rothschild)
    • 15h20: Perspectives en chirurgie maxillo-faciale : croissance faciale assistée et e-technologie – Emmanuel Racy (Fondation A. de Rothschild)

    Évaluation médico-économique: quelle efficience ?

    • 16h: Évaluation médico-économique des applications télémédecine et des objets connectés en santé – Bruno Detournay (CEMKA-Eval)
    • 16h30: Évaluation médico-économique du dépistage de la rétinopathie des prématurés par télémédecine – Isabelle Durand-Zaleski (URCeco AP-HP)
    • 16h50: Évaluation médico-économique de l’étude CAPRI – Marie Ferrua (Institut Gustave Roussy)

    Conclusion: Réflexions éthiques sur la e-santé – Christian Hervé (Université Paris Descartes-Hôpital Necker)

    Vous pouvez vous inscrire via le lien ci-contre : Inscription

  • M-santé : Sanofi lance des essais cliniques avec des patients recrutés et suivis à distance

    Sanofi annonce le 2 mars 2017 le lancement d’essais cliniques décentralisés s’appuyant sur la m-santé et la télémédecine pour faciliter le recrutement et le suivi des patients, en partenariat avec l’entreprise spécialisée Science 37.

    Le recours à ces technologies numériques devrait permettre de diminuer la durée des essais cliniques types de 30 %, selon Sanofi.

    Concrètement, la méthode développée par Science 37 permet aux patients d’être suivis et de transmettre les données de ce suivi aux chercheurs grâce à un iPhone adapté. Les participants éligibles à l’étude reçoivent un téléphone, un forfait de données mobiles et tout autre capteur ou dispositif connecté nécessaire à l’essai, ainsi que les médicaments qui font l’objet de l’étude. Ils peuvent communiquer à tout moment avec l’équipe en charge de l’étude.

    Des infirmières se rendent au domicile des patients lorsque des examens comme des prises de sang sont nécessaires. Enfin, des cliniques ou hôpitaux locaux sont recrutés pour les examens radiologiques ou tout autre examen nécessitant un équipement spécialisé.

    Les données des patients sont envoyées de manière sécurisée aux chercheurs qui peuvent y avoir immédiatement accès. La plateforme peut également envoyer des messages de rappel aux patients pour qu’ils prennent leurs médicaments au bon moment.

    Ces essais cliniques décentralisés devraient, selon Sanofi, permettre aux patients éloignés géographiquement des grands centres de soins, ou trop malades pour se déplacer, de participer plus facilement aux essais cliniques.

  • HIMSS 2017 : IA, machine learning et Big data, principales tendances à Orlando

    Le congrès HIMSS 2017 s’est déroulé à Orlando du19 au 23 février accueillant plus de 1200 exposants, 40 000 visiteurs et plus de 500 conférences. Parmi les thématiques les plus remarquées: l’intelligence artificielle, le machine learning et le big data – tendances fortes pour 2017 à la fois sur les usages possibles, les infrastructures nécessaires et les impacts organisationnels.

    Parmi les stars de l’année, IBM Watson Health, dont la CEO a fait l’ouverture du congrès, avec une volonté de créer un cadre de confiance sur l’utilisation des data, fondé sur la transparence et le partage de la valeur créée.

    « La data est devenue la ressource naturelle la plus créatrice de valeur, transformant l’industrie et la société à un niveau jamais imaginé. Cette transformation est encore plus évidente en médecine et dans le système de santé. Cela s’est nourri de l’infusion progressive des technologies et de l’intelligence mises dans tous les process et les produits de santé, la multiplication des dispositifs mobiles et l’explosion des réseaux sociaux, et plus encore par les attentes exponentielles des citoyens rendus plus autonomes grâce au digital. La nouvelle génération de systèmes cognitifs augmente la capacité humaine de compréhension et d’intervention dans des systèmes de santé complexes. Cela accélère considérablement l’avancée d’une médecine personnalisée et fondée sur des preuves. » Telle est la vision portée par Ginny Rometty, CEO d’IBM.

    A travers cette introduction, les tendances fortes du secteur peuvent se dessiner selon 6 axes :

    • Une approche IT de plus en plus médicalisée, fondée sur une forte coopération entre les industriels et les médecins
    • Une recherche d’efficience fondée sur le gain de temps et l’optimisation des prescriptions et prises en charge des patients
    • Une collecte de données stratégique pour les établissements de santé, des usages pour autant encore balbutiants, de nouveaux players sur l’analyse de la data et le data mining
    • Une préoccupation forte sur la sécurité et la cybersécurité, notamment dans le cadre des interfaces avec les dispositifs médicaux et les objet connectés
    • Une exigence d’interopérabilité entre tous les logiciels métiers
    • Un questionnement sur le modèle économique et le partage de la valeur fournisseur / hôpital. Ainsi le modèle de  Joint Ventures semble émerger pour favoriser l’innovation.

    Parmi les entreprises exposantes, toutes les compagnies américaines d’EHR, les intégrateurs majeurs, à noter la présence de la société française Enovacom, spécialiste de l’interopérabilité qui se déploie à l’international et notamment au Canada.

    La prochaine édition de Himss se déroulera à Las Vegas en 2018. L’édition européenne se déroulera quant à elle à Malte, du 10 au 12 mai 2017.

  • Données de santé générées par les patients : projet pilote d’intégration à l’EHR en Angleterre

    La Fondation hospitalière de Salford et la start-up Validic annoncent le 1er mars 2017 avoir conclu un partenariat permettant d’intégrer dans le dossier patient électronique (EHR) les données de santé générées par les patients via les dispositifs médicaux à domicile, les wearables et les applis de bien-être.

    L’objectif du partenariat est de déterminer quelle différence l’intégration de ces données produit dans la prise en charge, les résultats des soins et l’engagement des patients.

    Salford Royal, qui a obtenu un budget de 10 millions de livres (11,6 millions d’€) de la part du NHS pour tester des approches innovantes en matière de services numériques, va dans un premier temps intégrer les données d’activité physique et de sommeil dans l’EHR pour en analyser l’usage et la valeur. La fondation indique qu’à long terme, l’ensemble des données issues des 400 applis et objets connectés à la plateforme de Vialidic seront prises en compte.

    Les données seront également regroupées dans une base de données permettant aux praticiens et chercheurs d’identifier des tendances, des corrélations et des causalités. L’analyse des données permettra, selon la fondation, de fournir des informations contextualisées aux patients, leur permettant ainsi de mieux gérer leur maladie ; elle permettra également aux praticiens d’adopter une approche holistique des soins.