Medtech

  • Japon : la start up Welby développe une application pour améliorer l’observance avec Janssen

    L’entreprise japonaise de santé numérique Welby a dévoilé en mars 2017 s’être associée à Janssen, division pharmaceutique du groupe US Johnson & Johnson, dans le but de développer une application mobile pour les personnes atteintes du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

    Appelée Aozora, l’application créée par Welby sera disponible au Japon sur iOS et Android et distribuée par Janssen aux personnes atteintes de TDAH sous traitement médicamenteux. La start up Welby a commencé par déployer une plateforme de collecte de données patients pour les autorités nippones avant d’enrichir son offre de solutions e-santé avec les indutriels.

    Une application pour améliorer l’observance thérapeutique des personnes atteintes de TDAH

    L’outil envoie des notifications aux utilisateurs pour leur rappeler de prendre leurs médicaments et propose la mise en place d’objectifs pour les encourager à changer certaines de leurs attitudes et à progresser jour après jour.

    Si la réduction des comportements problématiques est l’un des objectifs de Welby, le principal but de l’application est avant tout d’améliorer l’observance thérapeutique.

    Welby compte actuellement dix clients pharmaceutiques, dont Janssen et AstraZeneca. L’entreprise japonaise fabrique des applications et des plateformes ouvertes de collecte et d’agrégation de données pour les médecins, les systèmes de santé et les groupes pharmaceutiques afin de gérer directement des maladies.

    L’application fait partie du programme Janssen’s Healthy Mind, une initiative visant à combattre la stigmatisation des personnes souffrant d’une maladie mentale dans la région Asie-Pacifique. La société américaine a auparavant développé des applications avec Welby à destination des patients atteints de cancer de la prostate et de douleur chronique, et cherche à élargir son activité dans davantage de domaines thérapeutiques.

    Welby a créé une plateforme ouverte pour centraliser les données des patients

    L’action de Welby et l’utilisation de son application sont limitées à l’Asie-Pacifique mais leur impact est important. La société a mis en place une approche unique des outils de santé numérique en travaillant directement avec de grandes sociétés pharmaceutiques mondiales pour la distribution du dispositif au Japon.

    Fondé en 2011, Welby est reconnu comme entreprise de dispositifs médicaux mais a également été impliquée dans différents domaines du secteur des technologies de la santé. La start-up a développé une plateforme ouverte pour centraliser les dossiers de santé personnels des patients et les diverses données de santé. L’espace de stockage peut se connecter à des dispositifs médicaux, des traqueurs d’activité et des systèmes agrégeant manuellement des données recueillies à partir de tests effectués en laboratoire ou à partir de prescriptions.

    L’utilisation d’applications mobiles dans le domaine de la santé est encore marginale au Japon

    « La situation au Japon est différente de celle des États-Unis, en particulier [en ce qui concerne le marché des technologies mobiles], a déclaré Hideki Inoue, directeur général de l’unité de solution médicale de Welby (source : MobiHealthNews.com). Nous travaillons avec la plupart des groupes pharmaceutiques étrangers. Une majeure partie d’entre eux cherche à développer une application mobile au Japon mais il y a très peu d’entreprises capables de le faire. »

    De plus, l’interopérabilité entre les systèmes d’information n’est pas aussi avancée au Japon qu’aux États-Unis, raison pour laquelle l’utilisation de la plateforme mis au point par Welby n’est pas encore très importante. « Par le biais de [notre] application utilisable au quotidien, [notre] objectif est d’améliorer (…) l’engagement et l’adhésion des patients en leur permettant de transmettre clairement leurs symptômes [aux professionnels de la santé] et de les enregistrer, un processus (…) difficile à suivre lorsque l’on ne dispose que d’un rendez-vous de suivi de cinq minutes chaque semaine », explique M. Inoue.

    Prochaine étape :  développer des partenariats en recherche clinique

    L’entreprise a commencé à vendre ses produits aux systèmes de santé du Japon afin de former des dossiers médicaux de patients plus complets. Elle a ensuite étendu ses ventes aux sociétés pharmaceutiques du pays au cours des deux dernières années.

    Prochaine étape : développer son réseau de partenariats en recherche clinique. Welby n’envisage pas pour l’instant une expansion en dehors du Japon mais souhaite étendre son rôle dans l’ensemble du secteur des soins de santé.

    « Une fois que nous aurons démontré l’efficacité de nos solutions pour répondre à certains [des] plus grands problèmes de santé au Japon, comme le vieillissement de la population, nous [réfléchirons à une application] dans d’autres pays. »

  • Chine : 20 % de robots en plus dans les hôpitaux d’ici 2020 (rapport IDC)

    Les hôpitaux chinois devraient adopter 20 % de robots en plus d’ici 2020, révèle un rapport de l’agence de conseil et d’analyse américaine International Data Corporation (IDC), publié début mars 2017.

    Ces nouveaux dispositifs high tech seront principalement déployés pour développer des équipements médicaux visant à améliorer la gestion des établissements de santé et la qualité des soins. Les cas d’utilisation dans le domaine des systèmes informatiques et de l’intelligence artificielle (IA) devraient être de plus en plus nombreux.

    Des robots plus performants pour mieux analyser les données de santé

    • Le rapport prévoit également que d’ici 2019 environ 20 % des établissements médicaux chinois utiliseront la technologie des capteurs biologiques basée sur l’IoT pour mesurer automatiquement les principales données physiques des patients et d’autres caractéristiques biologiques.
    • D’ici la fin 2020, les payeurs de soins de santé en Chine, comme les compagnies d’assurance, devraient économiser sur leurs dépenses environ 500 millions de dollars (471 M€) à travers le déploiement d’outils automatisés prenant la forme de robots mais aussi de nouvelles compétences et la réingénierie (réorganisation des systèmes d’information).
    • D’ici 2021, les services médicaux chinois devraient être capables d’ajuster en temps réel leurs plannings de soins infirmiers. Cela nécessitera l’utilisation d’une technologie cognitive basée sur l’IA pour utiliser des données recueillies par l’intermédiaire de dispositifs portables.

    « Les big data médicales et la santé de précision continueront à se développer (…). Des sociétés de données médicales, telles que iCarbonX et Yidu Cloud, ont déjà fait leur apparition dans l’industrie. Néanmoins, les systèmes d’applications traitant les données médicales ou sanitaires de grande envergure en sont encore au stade de l’expérimentation car aucun mécanisme opérationnel rationnel n’a encore été établi », analysent les chercheurs de l’IDC.

    Vers un développement de l’intelligence artificielle

    Les fonctions informatiques dans les hôpitaux chinois vont sûrement évoluer, précise Leon Xiao, directeur principal de la recherche des services de conseils et de l’industrie de la santé à l’IDC China.

    • Aujourd’hui, leurs tâches principales consistent à soutenir les services médicaux de base, à mieux gérer la qualité des soins, à améliorer les diagnostics et à stimuler l’efficacité des traitements.
    • Dans un futur proche, elles devraient entrer dans une phase d’application IT mettant à l’honneur des solutions innovantes, permettant d’établir des diagnostics précis de haut niveau et de mettre en place de meilleurs traitements tout en incitant les patients à devenir plus actifs dans leur parcours de soins et en proposant une plus large gamme de services de santé.

    Pour atteindre cet objectif, l’idée est notamment de développer les applications centrées sur l’intelligence artificielle.

    En 2016, IBM Watson a réalisé un essai dans des dizaines d’hôpitaux en Chine. En 2017, davantage d’entreprises introduiront de nouveaux systèmes d’intelligence artificielle qui conduiront à la transformation numérique de l’industrie de santé, estiment les auteurs de l’étude intitulée « IDC FutureScape: Top10 Predictions of Healthcare IT 2017 – China Implications ».

    De plus en plus d’hôpitaux numériques

    Par ailleurs, l’IDC estime que le secteur des hôpitaux en ligne (hôpitaux disposant au moins d’un EHR) se développera lui aussi rapidement.

    Selon ses statistiques, la Chine comptait près de quarante hôpitaux numériques à la fin 2016. Ils devraient être plus de cent d’ici la fin 2017. Le modèle économique du numérique dans le domaine médical devrait ainsi progressivement évoluer pour devenir plus efficace.

  • China: hospitals to use 20% more robots by 2020 (IDC report)

    China hospitals will adopt 20% more robots by 2020, according to a report published in early March 2017 by the US analysis and advisory firm International Data Corporation (IDC).

    These new high tech devices will be mostly made to develop medical equipment in order to improve the management of health facilities and the quality of care. Use cases for cognitive computing and artificial intelligence (AI) should continue to rise.

    More efficient robots to better analyze health big data

    • The report also predicts that by 2019 about 20% of Chinese medical institutions will use biological sensor technology based on the IoT to automatically measurepatients’ key physical signs and other biological features.
    • By the end of 2020, healthcare payers in China, such as insurance companies, should save expenses of around $500 million (€ 471m) through the deployment of robot-processed automation-related tools but also new skills and reengineering (information systems reorganization).
    • By 2021, China’s medical services will be able to adjust in real time their nursing plan. This will require the use of cognitive technology based on AI to use data from wearable devices.

    « Medical Big Data and precision healthcare will continue to expand (…) Dedicated medical Big Data companies such as iCarbonX and Yidu Cloud have already emerged in the industry. Nevertheless, medical or health Big Data app systems are yet in an exploratory stage since no rational operational mechanisms have been established, » IDC experts analyzed.

    Towards a strong development of artificial intelligence

    IT functions in Chinese hospitals will surely evolve, says Leon Xiao, senior research manager, Healthcare Industry Research & Consulting Services at IDC China.

    Leon Xiao, Senior Research Manager, Healthcare Industry Research & Consulting Services at IDC China, said IT functions will definitely move from the current stage where their main tasks are to support basic medical services, manage quality, improve diagnoses and boost treatment efficiency, to an IT-based AI application stage featuring innovative means of treatment, improved levels of diagnosis and treatment, expanded patient participation, wider scope of healthcare service and higher levels of support for human health.

    • Today, their main tasks are to support basic medical services, better manage quality of care, improve diagnosis and boost the effectiveness of treatments.
    • In the near future, they should go into an IT-based AI application stage featuring innovative solutions to establish accurate high-level diagnosis and develop better treatments, while encouraging patients to become more active and offering a wider scope of healthcare service.

    To achieve this goal, the idea is especially to develop artificial intelligence applications.

    In 2016, IBM Watson conducted a trial use in dozens of hospitals in China. In 2017, more companies introduce AI systems, which will lead the digital transformation of the healthcare industry, said the authors of the study entitled « IDC Futurescape: Top 10 Predictions of Healthcare IT 2017 – China implications« .

    More and more online hospital

    Furthermore, IDC estimates that online hospital (hospital that has adopted at least an EHR) sector will grow quickly.

    According to its statistics, there were nearly 40 online hospitals in China in 2016. They are expected to be more than a hundred by the end of 2017. The online medical business model should gradually come into shape.

  • Taiwan and Panama are working with IBM to fight against Dengue and Zika

    In recent months, IBM has provided support to public health agencies in Taiwan and Panama to fight against dengue fever and the Zika virus, two diseases transmitted to humans by mosquitoes, common in the tropics and subtropics.

    These collaborations are performed as part of IBM’s Health Corps initiative, a new pro bono consulting that help improve public health worldwide.

    Taiwan: technologies to simulate the impact of solutions developed to battle dengue fever

    IBM is helping Taiwan Centers for Disease Control (CDC) to create computer models to predict the effect of interventions to fight dengue fever, one of the main causes of death in the tropics and subtropics

    Dengue fever is the most rapidly spreading mosquito-borne virus globally, increasing 30-fold worldwide over the past fifty years. In Taiwan, there were less than 2,000 cases were reported from 2003 and 2013. But during recent years, tens of thousands of new cases has been recorded.

    • One of the strategies under consideration by the Taiwan CDC is to use wolbachia bacterium to make it harder for mosquitoes to carry the virus. Computer models developed by IBM are able to simulate the impact of this solution on the mosquito population and on the number of human dengue cases.
    • IBM also developed models that analyze correlations between various factors, like the relationship between the level of education of a village and the number of mosquitoes eggs carrying the virus in the region or the relationship between temperature of an area and the number of larvae.

    Through the deployment of these solutions, the goal is to enable the Taiwan CDC to make more informed decisions to fight against the disease.

    « The Health Corps team we hosted last fall (2016) has not only enhanced my agency’s data analytics capability, but also inspired my staff to utilize the analytics framework to accelerate the work in global disease detection and in fighting against the threat of emerging and re-emerging infectious disease, » said Dr. Jih-Haw Chou, Director General for Taiwan’s Centers for Disease Control.

    Panama: a surveillance system to better monitor mosquitoes breeding sites

    In Panama, in collaboration with the Instituto Conmemorativo Gorgas, IBM created in February 2017 a surveillance system and a mobile application to relay time-sensitive information from field investigators to researchers, health officials and policy makers.

    Scientists from public health agencies are beginning to use the app to collect more accurate data on disease outbreaks and breeding sites of mosquitoes that spread dengue and Zika.

    In a second time, they will transmit this information to the Taiwan’s Ministry of Health to facilitate and improve decision-making for infectious diseases control.

    Panama is conducting pilot tests of the app in three townships in the next six months and plans a wider roll out by April 2018.

    « This tool will allow a more precise, geo-referenced, and timely gathering of mosquito breeding site information which in turn will result in a quicker response to and control of outbreaks, » said Dr. Nestor Sosa, Director General, Instituto Conmemorativo Gorgas.

    IBM Health Corps fight against inequalities in access to care

    The launch of IBM’s Health Corps was announced in 2016. It is the latest example of pro bono consulting and technology services within the company’s portfolio of problem solving initiatives.

    Health Corps deploys interdisciplinary teams that draw upon IBM’s capabilities in data analysis, cognitive and cloud computing, but also development of mobile applications, IoT and weather and health consulting to develop strategies that help communities improve some aspects of public health.

    The aim is to address disparities in access to health care, to improve the services of the sector and increase the impact of the solutions developed in the industry.

  • Diabète : la plateforme de télésurveillance myDiabby s’ouvre aux patients diabétiques de type 1 & 2

    La plateforme myDiabby sera lancée le 16 mars 2017 pour les patients diabétiques de type 1 et 2.
    Cet outil de télésurveillance était initialement destiné aux patientes souffrant de diabète gestationnel et avait été lancé en avril 2015 par la start-up be4life avec le soutien du laboratoire Lilly.

    La plateforme myDiabby comporte un portail professionnel de santé et un portail patient. Elle permet aux professionnels de santé à travers le programme « myDiabby Healthcare »  de recevoir les données de leurs patients en temps réel afin de leur fournir un suivi entre les consultations.

    Les professionnels de santé ont désormais un unique portail pour réaliser le suivi de leurs patients diabétiques de type 1, 2 ou gestationnel. Une nouvelle application web et mobile a également été conçue pour les diabétiques de type 1 et 2.

    Be4life a indiqué mettre en place en 2017 une étude clinique nationale visant à comparer la prise en charge « traditionnelle » du diabète gestationnel avec la prise en charge télémédicale via myDiabby.
    Be4life souhaite que son service myDiabby reste gratuit pour les professionnels de santé et pour les patients, et permette aux soignants de bénéficier d’une valorisation du travail effectué sur la plateforme.
 Dans cette optique, la start-up a précisé que les démarches auprès de la HAS et de la DGOS étaient en cours.

  • 27 % de consultations en plus dans les hôpitaux suisses dues aux pratiques numériques des patients

    Selon un rapport de Santésuisse, le nombre de consultations à l’hôpital en Suisse a augmenté de 27% entre 2011 et 2015. Les applications liées à la santé et de diagnostic en ligne poussent les patients à s’adresser directement à des spécialistes sans passer par le médecin de famille – ce qui favorise l’hôpital davantage que les médecins de ville.

    L’auto-diagnostic contourne le médecin de ville

    Les pratiques des patients en lien avec les nouveaux outils numériques apportent des modifications de consommation de soins et de recours aux différents professionnels de santé.

    Objets connectés et « docteur Google » rendent les patients… impatients

    Les objets connectés utilisés pour mesurer en continu les signaux vitaux tels que le rythme cardiaque se développent et donnent des informations au patient sur son état de santé. Via des forum de patients, des échanges d’informations et des conseils sur les plateformes numériques, les patients ont de plus en plus vite des informations sur les maux qu’ils subissent.

    Conséquence : un recours accru à des professionnels de santé sans rendez-vous et de ce fait, à l’hôpital, dans des centres de consultation sans rendez-vous. Selon le Dr Bernhard Wegmüller, directeur de l’association des hôpitaux H+  (regroupant les hôpitaux suisses) , « les jeunes, habitués à obtenir tous les services tout de suite via leur portable, ne veulent plus attendre 3 jours pour un rendez-vous chez le médecin de famille »

    Ainsi, les patients, forts de leur auto-diagnostic, s’adressent directement aux spécialistes sans passer par les médecins libéraux. Cela a pour conséquence une augmentation des consultations à l’hôpital de l’ordre de 27% (entre 2011 et 2015), essentiellement en zone urbaine. Parallèlement la médecine primaire n’a augmenté que de 8% sur la même période.

  • M-santé : l’Assurance maladie lance une appli mobile pour les asthmatiques

    Asthm’Activ, tel est le nom de l’application mobile gratuite lancée par l’Assurance maladie le 13 mars 2017 pour aider les asthmatiques à mieux connaître leur maladie et la gérer au quotidien.

    Conçue en partenariat avec l’association de patients Asthme & Allergies, l’appli a été conçue pour tous les asthmatiques adultes, que leur asthme soit intermittent ou persistant.

    Asthm’Activ comporte 4 rubriques, accessibles après avoir fourni quelques renseignements de façon sécurisée.

    Suivi de mon asthme

    Cette rubrique permet à l’utilisateur de noter quotidiennement ses symptômes grâce à une liste pré-établie. Au bout de quatre semaines d’enregistrements quotidiens, l’appli peut évaluer le niveau de contrôle de l’asthme. Des conseils pratiques sont fournis le cas échéant. Par ailleurs, la rubrique comporte un outil de suivi du débit expiratoire de pointe, où le patient peut entrer les résultats de ses tests.

    Suivi de mon traitement

    Cette rubrique permet à l’utilisateur de renseigner les traitements qui lui ont été prescrits, le moment de la journée où ils doivent être pris, la date de renouvellement de l’ordonnance. Il peut programmer des rappels de prise ou de renouvellement.

    Suivi de mes rendez-vous médicaux

    Cette rubrique permet à l’utilisateur de noter ses rendez-vous médicaux, de synchroniser l’appli avec son agenda, et de prévoir des rappels.

    Mieux connaître l’asthme

    Un glossaire répertorie les termes utiles pour mieux comprendre l’asthme et ses traitements. En complément, un quiz de 48 questions apporte des informations concrètes sur l’asthme.

    L’appli a été conçue en complément du programme d’accompagnement Sophia, aujourd’hui expérimenté dans 18 départements. Il propose aux personnes âgées de 18 à 44 ans une information sur l’asthme pour les aider à mieux connaître leur maladie, ainsi qu’un soutien et des conseils pratiques adaptés à leur situation : brochures d’information, partage d’expériences, newsletter, site internet dédié et infirmiers-conseillers en santé disponibles au téléphone.

  • 3e rencontre annuelle de l’industrie pharma digitale & connectée à Paris le 28 avril 2017

    Dans le contexte de multiples initiatives réglementaires (loi de Santé, Directive NIS, Règlements DM et DMDIV, Règlement Data Protection qui entrera en vigueur en 2018), cet événement sera articulé à travers des témoignages autour des questions suivantes :
    • Quels parcours de soins développer en 2017 ?
    • Quelles clés pour tenir le cap de la compliance tout en déployant une stratégie digitale agile ?

    Les thèmes abordés lors de la 3e rencontre annuelle de l’industrie pharmaceutique digitale et connectée qui aura lieu à Paris le 28 avril 2017 :
    • le parcours patient 2.0 (table ronde),
    • le nouveau règlement Data Protection adopté le 14/04/2016,
    • la stratégie multicanale « beyond the pills »,
    • 2 startups pour un regard innovant sur la Blockchain,
    • le pilotage de la digitalisation des organisations,
    • une Check list des toolkits et KPI à mettre en place pour booster la rentabilité de ses projets de transformation digitale en 2017.

    Cette journée réunira tous les acteurs de l’industrie pharmaceutique (laboratoires, start-up, Institut de recherche, CRO’s, Biotechs, assurances et mutuelles, GAFAMS, Autorités Publiques), avec entre autres les directeurs Innovation R&D, Marketing, Marketing Digital, Juridique, e-santé, Qualité, Cyber-risques, Stratégie, Data Protection Officers des sociétés concernées.

    Vous pouvez consulter le programme via le lien ci-contre : Programme
    L’inscription (payante) est réalisable via le lien ci-contre : Inscription
    La liste des intervenants est disponible via le lien ci-contre : Intervenants

     

     

     

  • Le congrès e-Health World Monaco 2017 aura lieu les 1er et 2 juin 2017

    Le congrès e-Health World Monaco tiendra sa troisième édition en Principauté les 1er et 2 juin 2017.

    Cet événement abordant les thèmes de la e-santé, des technologies médicales, de la Recherche et de l’innovation, sera présidé par Israël Nisand, Président du Forum Européen de Bioéthique de Strasbourg.

    Il s’articulera autour de débats (impression 3D – 4D, l’IA au service de la médecine, l’homme augmenté, les robots) d’ateliers (blockchain, business et économie en e-santé), de conférences (bioéthique de l’e-santé, e-santé : et l’Afrique ?) et d’une « nuit connectée » de challenge de start-up.

    Les débats

    • La création de tissus, les biomatériaux au service de l’humain
    • Impression 3D, 4D
    • Les organes de synthèse
    • Le patient connecté
    • L’intelligence artificielle au service de la médecine
    • L’homme augmenté, les robots
    • La Simulation, les Serious Games, la Réalité virtuelle et l’impression 3D pour Apprendre, Enseigner, Opérer.
    • Présentations de start-ups
    • La beauté connectée en partenariat avec l’Oréal et la Samcep

    Les ateliers

    • Blockchains
    • Science et Recherche
    • Business et économie en e-santé
    • e-santé en Afrique
    • Le patient connecté en partenariat avec BeWell Connect

    Les conférences

    • Bioéthique de l’e-santé Pr Israël Nisand Directeur du Forum de Bioéthique de Strasbourg
    • e-santé : et l’Afrique ? Pr Dinard Kouassi Directeur de l’Institut National de Santé Publique de Cote d’Ivoire Samir Abdelkrim Fondateur de StartupBRICS.com

    La « nuit connectée » sera un moment d’échange entre start-uppers et partenaires et, pour les congressistes, la découverte en avant-première des innovations qui préfigurent la médecine de demain.

    La liste des conférenciers est accessible via le lien ci-contre : Conférenciers

    L’inscription (payante) peut s’effectuer via le lien ci-contre : Inscription

  • Robotique : Singapour et la Corée du Sud misent sur la robotique pour complèter leur offre de soins

    Singapour et la Corée du Sud font partie des pays d’Asie à suivre dans le secteur de la robotique dédiée à la santé.

    – En février 2017, Singapour a accueilli le premier hackathon d’Asie sur l’utilisation sociale de la robotique pour les personnes âgées. Les projets novateurs sur ce marché très spécifique se multiplient dans la cité-État.

    – La Corée du Sud est quant à elle en avance dans le domaine de la micro-robotique appliquée à la chirurgie. « Dans un futur lointain, je pense que les opérations par l’intermédiaire de robot ne nécessiteront plus d’intervention humaine », confie à H&TI le Pr. Jong-Oh Park, directeur de l’institut sud-coréen Robot Research Initiative (RRI).

    Singapour : leader sur le marché de la robotique dédiée aux personnes âgées ?

    Un 1er hackathon organisé en Asie sur la robotique d’assistance pour personnes âgées

    Du 10 au 12 février 2017 s’est tenu le MIT Hacking Medicine Robotics Singapore 2017, le premier hackathon organisé en Asie sur l’utilisation sociale de la robotique pour les personnes âgées.

    Développeur, cliniciens, ingénieux, concepteurs, chercheurs et chefs d’entreprise étaient invités à développer des applications logicielles et matérielles sur Segway Robot Platform (ou Loomo), un projet de plateforme ouverte.

    L’événement a rassemblé 83 participants, répartis dans 12 équipes, qui cherchent à mettre au point des solutions permettant de faire face à différents défis rencontrés dans le domaine des soins à destination des personnes âgées, tels que :

    • le suivi de la santé cardiaque ;
    • la prévention des chutes ;
    • la détection de la démence.

    Les trois équipes récompensées :

    Pour faire progresser la mise au point des concepts élaborés, les trois équipes vont avoir accès aux laboratoires de prototypages du MIT Hacking Medicine, à la plateforme Segway Robot Developer Edition, Loomo, et à un financement pour développer leurs solutions et lancer leurs entreprises.

    Les projets ont été développés sur la base du robot Loomo, mis au point par Segway Robotics

    Loomo est une machine intelligente qui peut se transformer en un transporteur et un robot autonome. Les développeurs peuvent créer des applications connectées à l’appareil et ajouter des accessoires pour le personnaliser.

    Sarah Zhang, responsable des partenariats pour les développeurs à Segway Robotics, a déclaré que la robotique était actuellement centrée sur l’intégration d’interactions multi-sensorielles de nouvelles générations (discours, vision) et de capacités de plus en plus puissantes pour mieux recueillir et analyser les données de santé des patients.

    Elle estime que les interactions naturelles sont primordiales pour les applications robotiques dédiées aux soins pour personnes âgées car leur expérience des dispositifs numériques peut être limitée comme ils sont généralement moins habitués à l’utilisation d’objet high tech que les nouvelles générations.

    Singapour : Ruth, un robot social prometteur

    Les universités singapouriennes proposent des solutions intéressantes dans le secteur de la robotique dédiée à l’assistance des personnes âgées. Parmi les projets les plus prometteurs : Ruth, un robot social mis au point par quatre étudiants de Nanyang Polytechnic (équipe Yuuy).

    Il s’agit du robot social le plus récent développé à Singapour. Ruth a été conçue pour agir comme un être humain.

    • Grâce a un capteur de vision avancé et une caméra intégrés à la machine, elle peut reconnaître les visages et lire leurs expressions.
    • Plusieurs moteurs disposés autour de son « corps » lui permettent de bouger la tête et les bras mais aussi de cligner des yeux. Elle est même capable de rougir.
    • Son « cerveau » est alimenté par un mini-PC Windows et configuré grâce à diverses technologies Microsoft, lui permettant de reconnaître la voix de son interlocuteur et de lui répondre avec des mots appropriés.

    Ruth pèse environ 5 kg et son développement coûte environ 10 000 SGD. Elle a été testée sur deux personnes âgées vivant seules, qui ont trouvé facile d’interagir avec elle en raison de son apparence rassurante.

    Prochain objectif : équiper de roues le robot pour qu’il puisse se déplacer et mieux détecter les chutes des personnes âgées.

    Le robot a été créé pour apporter sécurité et joie aux personnes âgées vivant seules. Un projet intéressant pour les sociétés vieillissantes comme Singapour, le Japon et la Chine.

    D’ici 2030, 900 000 personnes vivant à Singapour seront âgées de 65 ans et plus, soit 20 % de la population, contre 11,8 % en 2015. Les Singapouriens âgés vivant seuls seraient 1,7 fois plus susceptibles de mourir prématurément que ceux vivant entourés et auraient deux fois plus de risque de souffrir de dépression et de solitude, indique une étude publiée en 2015 par des chercheurs de l’Université nationale de Singapour.

    Corée du Sud : 5 questions au Pr. Park, expert en micro-robotique dans le secteur de la santé

    La Corée du Sud figure parmi les leaders dans le domaine de la robotique dédiée au secteur de la santé. L’un des marchés prometteurs pour le pays semble être celui de la micro-robotique appliquée à la chirurgie.

    Le Pr. Jong-Oh Park, directeur du Robot Research Initiative (RRI) et professeur à l’École de génie mécanique de l’Université de Chonnam, dévoile à H&TI ses projets actuels et sa vision de l’industrie.

    1. Quels dispositifs avez-vous précisément développés ?

    J’ai été surtout impliqué dans le diagnostic médical et la chirurgie robotique. J’ai notamment participé au développement du robot « colonoscope » pour améliorer le diagnostic des maladies du côlon, de la capsule endoscope passive et active pour le diagnostic des maladies du système digestif, du micro-robot intravasculaire pour améliorer la chirurgie de l’artère coronaire, du « bacteriobot » pour progresser dans le domaine de la thérapie tumorale, etc.

    La plupart des développements de nos produits sont dans un premier temps passés par des tests in-vivo dans le monde entier. Plusieurs d’entre eux ont depuis été proposés aux acteurs de l’industrie et sont déjà vendus sur le marché.

    2. Les patients sont-ils prêts à accepter l’implication de robots dans le système de soins ?

    Cela dépend. Le robot « colonoscope » et la capsule « endoscope » ont été adoptés par les praticiens sans aucun retour négatif. Les autres dispositifs pourraient faire l’objet de débats.

    Nos solutions servent à combattre les maladies humaines. La très petite taille du micro-robot médical n’en fait pas un objet intrusif, les patients ne peuvent pas communiquer avec lui comme c’est le cas avec un robot social. Ils devraient accepter assez finalement le principe de la micro-robotique.

    3. Quels aspects de vos robots voudriez-vous modifier pour les perfectionner ?

    Nous aimerions bien sûr améliorer leur fonctionnalité pour perfectionner les dispositifs existants mais aussi mieux lutter contre d’autres maladies et également gagner en fiabilité.

    Nos équipements et dispositifs médicaux sont à destination du marché global parce que leur développement prend beaucoup de temps et nécessite un investissement important, de la phase de concept jusqu’à la création du produit.

    Le montant dont nous bénéficions est assez élevé et provient principalement du gouvernement. Notre centre semble faire partie des plus grands instituts d’université dédiés à la robotique existants.

    4. Ne pensez-vous pas que le développement d’objets high tech dans le secteur de la santé exclut une partie de la population en raison de leurs coûts notamment ?

    C’est vrai, en partie. Mais, logiquement, le produit devrait devenir moins cher avec le temps et sa démocratisation. Cela signifie que nos appareils seront accessibles aux groupes les moins privilégiés de la population dans un deuxième temps.

    5. Quelle est votre vision de la robotique dans le domaine de la santé ?

    Dans un futur lointain, je pense que les opérations par l’intermédiaire de robot ne nécessiteront plus d’intervention humaine. Il n’y aura plus de chirurgie intrusive.

    Il est fortement possible que l’Asie devienne le leader mondial sur ce marché car la région montre un plus grand intérêt dans ce domaine que d’autres régions du monde.

    Le gouvernement sud-coréen, par exemple, investit dans divers domaines de la robotique, et semble actuellement plutôt concentré sur les sujets liés à la réadaptation des patients. Le pays pourrait faire partie des chefs de file dans les années à venir.