Guillaume Marchand, fondateur de DMD santé, société organisatrice des Trophées de la Santé Mobile, a annoncé les 7 applications lauréates de l’édition 2017 lors des Journées de l’Innovation en santé du 27 au 29 janvier à Paris.
43 dossiers ont été évalués à partir du questionnaire mHealthQuality élaboré par DMD santé et soumis à un jury de professionnels. Parmi les lauréats, 4 applications s’adressent au grand public en bonne santé, 2 ciblent des pathologies ( cancer, diabète), 1 est un outil de partage d’images pour les médecins.
Medtech
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Sept applications primées aux trophées de la Santé Mobile 2017 lors des Journées de l’innovation
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Généralisation du tiers payant : les complémentaires santé ouvrent un portail unique de services
Les trois principales familles d’organismes d’assurance maladie complémentaires – , la Fédération des mutuelles de France, le comité technique des institutions de prévoyance et la fédération des sociétés et des mutuelles d’assurances – annoncent le 30 janvier 2016 l’ouverture d’un portail de services « destiné aux professionnels de santé de ville » qui leur permettra de signer « un seul contrat de tiers payant avec l’ensemble des complémentaires » membres de l’Association des complémentaires santé et leurs organismes opérateurs de tiers payant. Cette association couvre aujourd’hui « 90% des assurés » assurent les trois fédérations.
Le portail de service est accessible depuis un site internet (www.tpcomplementaire.fr) qui propose aux professionnels de santé de signer un seul contrat de tiers payant valable pour l’ensemble des complémentaires et des opérateurs de tiers payant membres de l’Association des complémentaires santé. Cette association avait été créée en juin 2015 dans la perspective de la généralisation du tiers payant prévue dans la loi de santé alors en cours d’examen parlementaire. Elle est en charge de l’organisation de la coopération entre les différents acteurs (assurance maladie obligatoire, opérateurs de tiers payant, éditeurs de logiciels des professionnels de santé,…) et de piloter le dispositif technique de tiers payant des complémentaires.
Le portail permet présenté ce 30 janvier propose notamment un service de vérification en temps réel des droits des patients et offre une garantie de paiement sur la part complémentaire ainsi qu’un suivi des paiements automatisé. Un numéro de téléphone (0 806 800 206) permet aux professionnels d’obtenir des informations générales sur le tiers payant complémentaire et de bénéficier d’une assistance lors de l’inscription en ligne.
Le dispositif ne concerne pas les pharmaciens et les biologistes
Différentes versions du contrat sont prévues pour chaque type de professionnels de santé : les médecins, les auxiliaires médicaux (infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, podologues, pédicures,…), les sages-femmes et les centres de santé (hors dentaire). En revanche, le dispositif ne concerne pas les pharmaciens et les biologistes, les outils en place permettant « déjà une pratique large du tiers payant ». Des travaux avec ces professions sont toutefois prévus en 2017 « pour faire évoluer, de façon concertée, les outils existants ».
Cet outil vise à répondre aux engagements pris par l’Association des complémentaires santé dans le rapport conjoint publié en février 2016 avec l’Assurance maladie sur la généralisation du tiers payant, mesure prévue par la loi de santé du 26 janvier 2016. Dans ce rapport remis à la ministre des Affaires sociales et de la Santé le 18 février 2016, les régimes d’assurance maladie et les organismes complémentaires s’engageaient à mettre en place un ensemble de solutions techniques de façon à ce que la pratique du tiers payant n’obère pas le temps médical, et simplifie même ses conditions de mise en oeuvre par rapport à la pratique actuelle.
Tiers payant : une mise en œuvre progressive
Pour rappel, la généralisation du tiers payant est une mesure prévue par la loi de santé de janvier 2016 mais le Conseil constitutionnel en a limité le caractère légalement obligatoire aux seuls régimes d’assurance maladie de base. Les syndicats de médecins libéraux y demeurent opposés notamment au motif que la mesure n’est pas assortie d’une garantie de paiement suffisante à leurs yeux. Par ailleurs ils estiment que cette mesure va demander aux professionnels de santé d’intégrer la complexité administrative inhérente aux système dual d’assurance maladie français, partagé entre plusieurs centaines d’organismes complémentaires et quelques régimes d’assurance maladie de base.
Calendrier de mise en œuvre :
- Depuis le 1er janvier 2017, le tiers payant est devenu un droit pour tous les patients pris en charge à 100 % par l’assurance maladie obligatoire et depuis cette date, seuls les contrats complémentaires proposant le tiers payant à leurs clients peuvent bénéficier du label « responsable » et de la fiscalité réduite qui y est associée.
- Le tiers payant devrait devenir un droit pour l’ensemble des patients à compter de novembre 2017, sur la part remboursée par l’assurance maladie obligatoire, l’enjeu du portail lancée aujourd’hui étant de faciliter le développement du tiers payant sur la part remboursée par la complémentaire.
- Certains candidats à l’élection présidentielle ont annoncé leur intention de revenir sur la généralisation du tiers payant à l’ensemble des patients ou envisagent de soumettre son maintien à son évaluation.
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Santé connectée : 2/3 des médecins américains ne savent pas quoi recommander à leurs patients (NEJM)
Deux tiers des médecins américains ne savent pas quels outils de santé connectée recommander à leurs patients, tel est le principal enseignement de l’étude sur l’engagement des patients réalisée par le NEJM Catalyst et diffusée le 26 janvier 2017.
Cette étude a été réalisée en novembre 2016 auprès d’un échantillon de 595 médecins.
Les principaux bénéfices des outils de santé connectée sont, pour les médecins ayant participé à l’étude :
- de soutenir les efforts des patients pour être sains (67 %);
- de fournir aux professionnels de santé des informations sur l’état des patients lorsqu’ils ne sont pas hospitalisés (60 %);
- de créer un écosystème qui permet de mieux prédire l’évolution de l’état de santé des patients et d’intervenir plus vite (51 %).
Les outils considérés comme les plus utiles sont les dispositifs permettant des mesures biométriques (85 %), comme les balances sans fil ou les glucomètres, suivis des applications pour smartphone (75 %).
En termes d’usages, le suivi des maladies chroniques (81 %) arrive en tête, suivi du soutien à l’observance du traitement médicamenteux (66 %).
Enfin, les médecins interrogés regrettent le manque de prise en charge de ces outils par les assurances santé (51 %) et leur absence d’intégration avec les EHR (46 %).
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Inde : focus sur le business modèle de Practo, une start-up en plein boom sur le marché de l’e-santé
Practo, une société basée à Bangalore, en Inde, a levé en janvier 2017 55 millions de dollars (51,2 M€) dans le cadre d’un cycle de financement mené par le groupe chinois Tencent (Série D).
Aujourd’hui, Practo bénéficie d’un financement total d’environ 180 M $ (167,6 M€). Spécialisée dans le secteur de l’e-santé, l’entreprise propose divers services, dont un annuaire numérique permettant aux patients d’accéder à une liste de praticiens présents dans leur région.
Créé il y a neuf ans, Practo est parvenu à mettre en place un business modèle aujourd’hui stabilisé. Néanmoins, certains experts estiment que la concurrence – croissante dans le secteur – risquent de faire rapidement de l’ombre au groupe indien et que les professionnels de la santé finiront, à terme, par rejeter ce type de modèles les contraignant à payer pour être référencés en ligne.
Objectif 2017 : créer un espace numérique sans frontières pour connecter les professionnels de la santé du monde entier
Les entreprises états-uniennes Thrive Capital, Ru-Net, RSI Fund, Sequoia Capital, Matrix Partners, CapitalG (Google Capital), Altimeter Capital et le groupe belge Sofina font partie des investisseurs ayant participé à la levée de fonds menée en janvier. Ils sont regroupées sous le nom « Practo PTE », une société basée à Singapour.
Fondé en 2008, Practo vise à améliorer l’accès aux soins et aux données de santé sur les marchés émergents :
- Le groupe propose analyses et expertises en business développement à ses sociétés partenaires pour les aider à s’implanter dans le secteur de la santé ;
- il connecte les consommateurs avec les fournisseurs de soins du monde entier (cliniques, hôpitaux).
La plateforme mise au point par la société indienne recense à ce jour 20 000 praticiens, 10 000 hôpitaux et 5 000 centres de diagnostic. Elle est disponible en Inde, en Indonésie, aux Philippines, à Singapour et au Brésil.
Grâce au dernier cycle de financement réalisé ce mois-ci, le groupe va pouvoir poursuivre son extension à échelle internationale.
« Au cours des dernières année, Practo a connu une croissance de 90 % côté clients, de 80 % si on se concentre sur les rendez-vous effectués depuis la plateforme, soit huit fois plus d’examens médicaux réalisés et plus de 5 millions de dossiers de santé partagés », précise sur le blog de l’entreprise son P.-D.G, Shashank ND.
En 2016, l’entreprise a acquis la société analytique indienne Enlightiks pour perfectionner sa plateforme et ses services aux entreprises.
Objectif pour 2017 : fournir une infrastructure centralisée sur laquelle l’ensemble de l’écosystème du secteur pourra se connecter, créer, interagir et échanger de la valeur en croisant les différentes données recueillies par chaque acteur du marché mais aussi leurs moyens de communication et de paiements afin d’offrir une meilleure offre de soins mondiale.
Practo : un business modèle basé sur l’offre d’une meilleure gestion de la relation client
Le business modèle du groupe est basé sur deux principes : l’acquisition de sociétés et ses propres revenus.
Le groupe a acquis cinq sociétés indiennes depuis sa création :
- 1. QikWell : un logiciel de prise de rendez-vous en ligne (SaaS)
Business modèle :- vente d’espaces publicitaires aux médecins et aux hôpitaux sur sa page de recherche et celle mettant en avant les « meilleurs résultats » ;
- frais d’admission pour les médecins, les hôpitaux et les cliniques pour leur permettre d’utiliser le logiciel de prise de rendez-vous en ligne.
- 2. FitHo : via l’application mobile LifeStyle, qui aide à prévenir les maladies.
Business modèle : option freemium pour les patients.
La société a été dissoute. Le service fait désormais partie de l’application Practo App. - 3. InstaHealth : un logiciel d’aide à la gestion des hôpitaux.
Business modèle : logiciel de gestion de la relation client vendu aux hôpitaux et aux grandes cliniques. L’outil est disponible en tant que solution de paiement SaaS. - 4. Genii : une société de développement de logiciels.
Acquisition pour mieux s’implanter sur le secteur de la health tech. Le but premier n’est pas la recherche de revenus. - 5. Enlightiks : une société analytique.
Acquisition pour mieux s’implanter sur le secteur de la health tech. Le but premier n’est pas la recherche de revenus.
Practo multiplie les outils facilitant la relation médecins/patients
Le produit central de Practo est un moteur de recherche permettant aux patients de trouver des professionnels de santé en fonction de leur zone géographique, de leur spécialité, etc.
Prix : gratuit pour les patients, payant pour les professionnels souhaitant être référencés (démo gratuite pendant un temps limité).Parmi ses autres services les plus utilisés, on retrouve :
- Practo Ray :
Practo Ray est un logiciel de gestion pour aider les médecins dans la pratique quotidienne de leur métier. Pour les hôpitaux et les cliniques, il se rapproche du principe de l’ERP : le praticien peut contrôler ses activités depuis son profil numérique.
Prix : abonnement mensuel. Ce service représente la plus grande source de revenus du groupe jusqu’à présent.
- Practo Profile
Cet outil permet aux médecins, aux hôpitaux et aux cliniques de mieux contrôler leur profil numérique. Il comprend l’inscription sur Practo, la gestion de son profil professionnel et facilite la mise à jour d’informations pour que les patients aient accès aux informations les plus récentes sur le médecin, l’hôpital ou la clinique en question.
Prix : payant pour les professionnels (médecins, hôpitaux, cliniques), gratuit pour les clients.
- Practo Health Feed
Practo propose un outil, type réseau social, afin de permettre aux médecins de poster des mises à jour ainsi que des conseils sanitaires au public. Les patients peuvent suivre les professionnels de leur choix.
Prix : gratuit.
- Practo Consult
Il s’agit d’un service présenté sous la forme de « questions/réponses ». Les patients posent publiquement une question de santé sur la plateforme. N’importe quel médecin disposant d’un profil Practo peut y répondre.
Prix : gratuit. - Practo Reach
Vente d’espace publicitaire sur le site web et l’application de Practo.
Prix : disponible sous différentes formules : mensuelles, trimestrielles, en fonction de la position géographiques, de la spécialités du médecin, etc. - Practo Tab
Offre aux hôpitaux et aux cliniques un espace numérique pour leur faciliter la réalisation de certaines tâches basiques, comme la gestion des retours/critiques des patients, le recueil de données de santé, la prise de rendez-vous… - Practo et la livraison de médicaments
Le groupe propose d’acheter des médicaments en vrac pour ensuite les vendre directement aux pharmacies et aux consommateurs. Il permet aussi l’achat, par les chimistes, de médicaments pour une livraison aux consommateurs. - Practo et la réservation de spas, salons et salles de gym
L’entreprise permet d’effectuer des réservations dans des spas, des salons bien-être et des salles de gyms.
Prix : Practo pourrait commencer à toucher des commissions sur ce type de services.
Practo : un modèle éco stable mais inefficace à long terme ?
Des dépenses importantes mais essentielles à ce stade de développement
Pratec Technologies Pvt. Ltd est parvenu à multiplier par dix sa croissance au cours de l’année 2016 (mars 2015-mars 2016), tandis que ses pertes ont augmenté de 30 %.
Dans le détail, ses revenus ont atteint les 297,3 millions de roupies (4 M€) au cours de l’année 2015, contre 23 millions (314 427 €) en 2014. Ses pertes atteignaient 128,5 millions de roupies (1,8 M€) en mars 2015, contre 98,8 millions (1,4 M€) l’année précédente, indique le Registrat of Companies (RoC).
Selon les investisseurs, cette évolution est le signe d’une stabilisation de son modèle économique. « Les entreprises prospèrent seulement si leurs revenus augmentent plus vite que leurs dépenses. Certes, il y a des pertes. Mais, si les revenus augmentent plus vite que les dépenses, cela signifie que la société a le potentiel pour devenir une entreprise rentable », a déclaré en janvier 2016 Rutvik Doshi, directeur d’Inventus Capital Partners, une société de capital risque qui a investi dans Practo (Livemint.com).
Les experts estiment que les pertes vont augmenter encore dans un avenir proche puisque Practo a récemment acquis de multiples sociétés et continue de se développer à échelle internationale.
« À court terme, je m’attends à ce que les dépenses croissent. Il est logique de dépenser beaucoup d’argent à ce stade et de viser les marchés adjacents. Dans un an ou deux, ils pourront à nouveau accélérer leur croissance et la balance sera réajustée dans le bon sens », analyse R. Doshi.
Principal risque : la montée de la concurrence et la création de sites médicaux personnalisés
Bien que la société se porte bien aujourd’hui, certains acteurs du marché ont repéré quelques failles au sein du modèle établi par le groupe indien.
« Je conviens que l’acquisition de patients en ligne est un excellent moyen pour les médecins de maximiser leurs revenus, car il limite les frais qu’un spécialiste doit payer à un intermédiaire classique pour améliorer son référencement, analyse le Dr. Aniruddha Malpani, fondateur et directeur de Malpani Ventures (société d’investissement indienne) dans un billet publié sur LinkedIn en août 2015. Cependant, les praticiens vont se retrouver face à un problème majeur : tous leurs concurrents sont répertoriés sur la même page, ils sont donc susceptibles de perdre facilement leurs patients. Ces [annuaires médicaux en ligne] ne permettent pas au professionnel de fidéliser leur patientèle : [à terme,] ils n’améliorent pas vraiment la relation médecin/patient ».
L’homme d’affaires prévoyait la mise en place d’une formule payante, c’est effectivement le cas aujourd’hui : Practo propose différents tarifs aux professionnels pour bénéficier de son service de référencement. Résultat : les médecins n’auront plus aucun intérêt à être référencés par Practo, qui devrait par ailleurs faire face à l’émergence inévitable de nouveaux concurrents, comme ZocDoc ou JustDial, présents sur le même secteur, mais surtout Google, très performant en matière de référencement.
« Sceptique ? Essayez de faire une recherche « neurologue à Bombay » sur JustDial, Google et Practo et observez ce que vous obtenez. Les résultats de recherche de Practo sont les pires, parce que les résultats mettent en avant un nombre important de non-neurologues. »
Sur le long terme, le Dr. Malpani est convaincu que les médecins « se rendront compte qu’il est beaucoup moins cher et plus rentable de créer leur propre site web. En possédant leurs plateformes numériques personnelles, ils permettront à leurs patients de les trouver directement plutôt que d’avoir à passer par un intermédiaire numérique [les contraignant à payer le prix fort] ».
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India: focus on the business model of Practo, a booming startup in the eHealth market
Practo, a company based in Bangalore, India, raised $55 million (€51.2 million) in January 2017 in Series D founding in a round led by Chinese company Tencent.
Practo now has a total funding of about $180 million (€167.6 million). Specializing in the eHealth sector, the company offers various services, including a digital platform allowing patients to access a list of doctors practicing in their area.
Established nine years ago, Practo has managed to develop a business model now stabilized. However, some experts believe that its competitors – increasingly numerous – are likely to harm the development of the Indian group and that health professionals will ultimately reject this kind of model forcing them to pay to be referenced online.
Objective 2017: create a digital space to connect health professionals worldwide
US firms Thrive Capital, Ru-Net, RSI Fund, Sequoia Capital, Matrix Partners, CapitalG (Google Capital), Altimeter Capital, Belgian group Sofina and Russian millionaire Yuri Milner are among the investors who participated in the round conducted in January. They are grouped under the name « Practo PTE, » a Singapore-based company.
Founded in 2008, Practo aims to improve access to care and health data in emerging markets:
- The group offers analysis and expertise in business development for its partners to help them settle in the health sector;
- it connects consumers with healthcare providers worldwide (practitioners, clinics, hospitals).
The platform developed by the Indian company currently lists 20,000 practitioners, 10,000 hospitals and 5,000 diagnostic centers. It is available in India, Indonesia, the Philippines, Singapore and Brazil.
Thanks to the last round of financing, the group will be able to continue its expansion internationally.
« Over the past year, Practo has seen 90 percent growth in patients, 80 percent more appointments booked, eight times more reviews from users and more than 5 million health records shared on the platform, » Shashank ND, the company’s CEO, said on the firm blog.
In 2016, the group acquired Indian company Enlightiks analytics to improve its platform and its business services.
Its goal by the end of 2017: providing a central infrastructure on which the entire ecosystem of the sector could connect, create, interact and exchange value « by linking layers of data, communication and payments to deliver better care ».
Practo: a business model based on the offer of a better customer relationship management
The group’s business model is based on two principles: the acquisition of companies and its own revenues.
The group has acquired five Indian companies since its foundation:
- 1. QikWell: a software for booking appointments online (SaaS)
Business model:- selling advertising space to doctors and hospitals on its landing page and top results;
- onboarding fee for doctors, hospitals and clinics to unable them using the online appointment booking software;
- appointment booking fee from the doctor after the appointment is successfully booked and executed.
- 2. Fitho: via mobile LifeStyle, a mobile app which helps prevent diseases (freemium model).
Business model: freemium option for patients. Finally, the company was dissolved. The service is now part of Practo App. - 3. InstaHealth: a hospital management support software.
Business model: InstaHealth created a software selling to hospitals and clinics to help them for their day to day management. The tool is available as a SaaS based recurring payment solution. - 4. Genii: a software development company.
This acquisition was carried out to better penetrate the health tech sector. The main purpose is not to make money with it. - 5. Enlightiks: an analytic company.
This acquisition was carried out to better penetrate the health tech sector. The main purpose is not to make money with it.
Practo multiplies tools facilitating patients/health providers relationship
The central product of Practo is a web search engine allowing patients to find health professionals based on their geographical area, their specialty, etc.
Price: free for patients but not for professionals wishing to be referenced (free demo for a limited time).Among the other services used by Practo are:
- Practo Ray:
Practo Ray is a management software designed to help doctors in their daily practice. For hospitals and clinics, it is close to an ERP: the practitioner can control his activities from his digital profile.
Price: monthly subscription. This service represents the largest source of revenue for the group so far.- Practo Profile
This tool allows physicians, hospitals and clinics to have more control over their digital profile. It includes the inscription on Practo, the management of their professional profile and facilitates the updating of information.
Price: free for patients, fees for professionals (doctors, hospitals, clinics).
- Practo Health Feed
Practo offers a kind of a professional network to enable physicians to post updates and health advice to their patients. Patients can follow the professionals of their choice.
Price: Free.
- Consult Practo
QnA tool for patients. Patients can ask questions publicly on the platform. Any doctor with a profile on Practo can answer.
Price: Free. - Reach Practo
Through this service, advertising space can be sold on Practo website and app.
Price: available in different size of packages: monthly, quarterly, geographically, etc. - Practo Tab
It offers hospitals and clinics a digital space, a Tab, to do some basic tasks such as book appointments, leave feedback, collect data… - Practo and medicine delivery
The group purchases medicines in bulk and sells them directly to chemists and consumers. It also allows the purchase of medicines through chemists for delivery to consumers. - Practo and booking spas, salons and gyms
Customers can now make reservations in spas, salons and gyms rooms via its platform.
Price: Practo could start charging commissions on these services.
Practo: a stable business model but ineffective in the long run?
The group’s expenses are important but essential at this stage of its development
PRATEC Technologies Pvt. Ltd. posted a more than 10-fold increase in revenue in 2016 (from March 2015 to March 2016), while losses increased 30%.
Its revenues increased to 297.3 million rupees (€ 4 million) in 2015, from 23 million (€ 314,427) in 2014. Its losses reached 128.5 million rupees (€ 1,8 million) in March 2015, against 98.8 million (€ 1.4 million) a year earlier, according to the Registrat of Companies (RoC).
According to investors, this development is a sign of a business model stabilization. « Businesses thrive only if revenue grows faster than expenses. Yes, there are losses. But, if revenue grows faster than expenses, at some point in time the company has the potential to become a profitable business, » said in January 2016 Rutvik Doshi, director at Inventus Capital Partners, a venture capital firm (Livemint.com).
Experts estimate that losses will rise further in the near future, as Practo recently acquired multiple companies and continues to grow internationally.
« In the short term, I would expect the expenses to balloon. It makes sense to pump in a lot of money at this juncture and capture the adjacent markets. In a year or two, they can again accelerate and the cost will be recovered, » said Mr Doshi.
Principal risk for Practo: the growth of competition and the creation of personal medical websites
Although the company is doing well today, some industry experts have spotted some weaknesses in the business model established by the Indian group.
« I agree that acquiring patients online is a great way for doctors to maximise their income, because it cuts out the referral fees the specialist in India needs to pay to the middleman, said Dr. Aniruddha Malpani, founder and director of Malpani Ventures (Indian investment company) in a post published on LinkedIn in August 2015. However, a major danger for doctors is that all their competitors are also listed on the same page, which means they are quite likely to lose their patients to their colleagues. Also, these sites do not allow the doctor to create patient engagement or loyalty, which means they don’t really enhance the doctor-patient relationship. »
He predicts the implementation of a paid version, as is actually the case today: Practo offers different packages to health professionals to benefit from its referencing service. As a result, doctors will no longer have any interest in being referenced by Practo, which should also face the emergence of new competitors, such as ZocDoc or JustDial, present in the same sector, but especially Google, « he Big Daddy of search ».
« Skeptical? Try doing a search for « neurologist in Mumbai » on JustDial, Google and Practo and see what you get. In fact, the Practo search results are the worst, because the results bring up lots of non-neurologists as well! »
In the long run, Dr. Malpani believes that doctors « will realise that it’s much cheaper and more cost effective to publish their own website. By owning their own digital real estate, patients will be able to find them directly, rather than having to go through a digital middleman who wants to extract his pound of flesh ! »
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Le groupe de cliniques Elsan s’allie avec une start-up dans l’intelligence artificielle
Le groupe de cliniques privé Elsan et la start-up Collective thinking annoncent le 26 janvier 2017 avoir conclu un partenariat sur l’analyse des volumes de données produites dans le cadre d’une hospitalisation dans une trentaine d’établissements du groupe. C’est le premier partenariat de cette start-up avec un groupe de cliniques privé mais son directeur général, Vincent Susplugas indique travailler également avec des établissements de santé publics.
Un logiciel développé par Collective thinking et intitulé « Intelligence for health », va permettre au groupe Elsan de bénéficier d’une aide au codage des diagnostics médicaux et des données relatives aux patients. Il s’agit donc à ce stade d’une aide administrative destinée à « mieux structurer les données du dossier patient » précise Laure Comar, directrice de l’information médicale du groupe Elsan. Le logiciel peut en effet analyser et synthétiser les données du dossier du patient jusqu’aux commentaires des médecins, les transmissions des infirmières, et tout autre type de document.
« Intelligence for health » devrait ainsi permettre d’améliorer la qualité du codage en réduisant les erreurs de saisie et la mauvaise ou la non prise en comptes de certaines informations du dossier patient. Il est en cours de déploiement d’ici au mois d’avril prochain dans 29 cliniques d’Elsan choisies pour être «représentatives» sur les 80 que compte le groupe.
Elsan, « en veille » sur l’utilisation des Big data
«Après le codage, de nouveaux produits sont d’ores et déjà en cours de développement» indique le directeur général de Collective Thinking, Vincent Susplugas, qui précise que « la partie opérationnelle du logiciel a été conçue en lien étroit avec des médecins et techniciens d’information médicale » et qu’elle s’est fondée sur des technologies « développées au cours de quatre années de recherche et développement ».
Laure Comar souligne que ce partenariat répond notamment à la volonté du groupe d’être « en veille » sur l’utilisation des « big data ». Elsan souligne que dans le secteur de l’hospitalisation, « les nouveaux outils à disposition des médecins, comme le séquençage haut débit du génome, et la digitalisation des informations médicales, produisent une masse croissante de données dont l’analyse (…) peut être bénéfique pour tous les patients ».
Selon Michèle Rojat, directrice générale adjointe du Groupe Elsan ce partenariat « s’inscrit dans une dynamique d’innovation» lancée « dès la naissance du groupe il y a un an, que ce soit dans le domaine technologique ou thérapeutique. »
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Données personnelles (EHR) : l’électrocardiogramme, mot de passe pour en verrouiller l’accès ?
Des chercheurs de l’Université de Binghamton aux États-Unis ont conçu une nouvelle façon de protéger les dossiers de santé électroniques (EHR) des patients en utilisant le rythme cardiaque de ces derniers, apprend-on dans une publication de l’Université de Binghamton le 18 janvier 2017.
Utiliser le modèle électrique du cœur comme clef de cryptage de l’accès aux dossiers médicaux
Zhanpeng Jin, co-auteur de la publication « A Robust and Reusable ECG-based Authentication and Data Encryption Scheme for eHealth Systems », explique que le coût et la complexité des solutions traditionnelles de cryptage les empêchent d’être directement appliquées à la télémédecine ou aux soins de santé mobile.
C’est pourquoi, constatant une évolution de la prise en charge clinique, il indique avoir souhaité élaborer « une solution unique et rentable pour protéger les données personnelles sensibles ».
Face aux mesures de sécurité traditionnelles – comme la cryptographie ou le cryptage – pouvant s’avérer coûteuses et chronophages, les chercheurs de Binghamton ont crypté les données de patients en utilisant leur électrocardiographie comme clef pour verrouiller et déverrouiller l’accès à leurs dossiers médicaux. L’ECG est unique, spécifique à chaque individu et résulte de la mesure de l’activité électrique cardiaque par un biocapteur appliqué sur la peau.
« Le signal ECG est l’un des paramètres physiologiques les plus importants collectés et analysés pour comprendre la santé d’un patient » précise Zhanpeng Jin.
Il estime que la sécurité et la vie privée s’avèrent ainsi améliorées et que ce nouveau concept pourra être très utile pour la personnalisation et sécurisation futures des soins.
Puisqu’un ECG peut changer notamment en raison de l’âge, de la maladie ou du fait qu’ un patient puisse souhaiter modifier l’accessibilité de ses dossiers, actuellement les chercheurs s’efforcent d’élaborer une solution permettant d’intégrer ces variables.
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« Le décret de 2010 freine le déploiement de la télémédecine chez les libéraux » (Jacques Lucas)
Jacques Lucas, vice-président du Conseil national de l’Ordre des Médecins, délégué national aux systèmes d’information en santé, a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence, dans lequel il effectue un bilan des avancées en matière de e-santé en France en 2016. Il aborde également les chantiers à poursuivre en 2017, qu’il s’agisse d’applis de santé, de télémédecine ou encore de données de santé.
Quel regard portez-vous sur l’avancement de la e-santé en France en 2016 ?
L’Ordre porte un regard positif mais expectatif sur l’avancée de la e-santé en France en 2016. Positif, car certaines annonces ont eu un début d’application ; expectatif, car tout n’est pas réglé.
La montée en puissance de la MSSanté
En termes d’outils, je souhaite tout d’abord souligner le bon fonctionnement de l’espace MSSanté de messageries sécurisées. Un certain nombre d’établissements ont adopté cet outil, sur instruction de la DGOS, et les éditeurs l’intègrent à leur offre. Pour prendre un exemple régional, Medimail fonctionne bien autour du CHU de Toulouse. On constate une montée en puissance du nombre de messages sécurisés échangés, qui concerne aussi bien les établissements publics que les groupes de cliniques privées.
En outre, l’ordonnance du 11 janvier 2017 sur la dématérialisation des documents médicaux précise certains points ; elle va par exemple permettre de donner valeur probante à la signature électronique via la carte de professionnel de santé (CPS). L’Ordre va éditer un mode d’emploi sur ce sujet.
La relance du DMP
, et nous estimons que le choix de la CNAMTS pour ce faire est judicieux. En effet, elle possède les outils de communication nécessaires avec les patients, les médecins libéraux et les établissements de santé.
L’expérimentation dans 9 départements dans un premier temps va permettre de répondre aux questions sur sa simplicité d’utilisation et le gain de temps éventuel qu’il permettra aux médecins.
Pour autant, il faudra voir si la volonté politique d’accélérer le déploiement est là.
Concertation sur le décret télémédecine
La LFSS 2017 contient quelques avancées sur la télémédecine en Ehpad et pour la prise en charge des pathologies chroniques.
Surtout, nous nous félicitons que le ministère de la Santé ait enfin accédé à notre demande concernant l’ouverture d’une concertation sur l’évolution du décret de mars 2010. Nous estimons en effet que la télémédecine, lorsqu’elle est intégrée dans un parcours de soins, ne doit pas nécessiter une contractualisation avec l’ARS.
Il faut établir des protocoles de bonnes pratiques professionnelles et déontologiques, comme nous l’avons déjà fait avec le conseil professionnel de la radiologie française.
Il faut également mener une réflexion sur la place du téléconseil personnalisé, qui pourrait être utile pour la régulation en amont des appels au centre 15. La question est également politique, car des organismes d’assurance maladie complémentaire pourraient être tentés de proposer du téléconseil personnalisé à leurs adhérents, entraînant une potentielle rupture d’égalité. L’Ordre des Médecins rappellera donc que le téléconseil personnalisé ne doit pas aboutir à une discrimination d’origine financière pour accéder aux soins.
Objets connectés
La publication du rapport du GT28 et du référentiel de la HAS sur les applis de santé est une très bonne chose. Il faut maintenant aller plus loin.
En termes d’organisation des soins, les expérimentations en cours (TSN, Paerpa) vous semblent-elles aller dans la bonne direction ?
Ces expérimentations vont dans le bon sens. Nous avons mené une mission dans l’Océan Indien début décembre, et les retours des médecins généralistes impliqués dans TSN étaient très positifs, bien qu’ils ne soient pas nombreux à y participer. Nous allons étudier les autres TSN en 2017.
Quant à Paerpa, le fait de maintenir le plus longtemps possible à domicile des personnes en risque de perte d’autonomie ne peut être vu que de façon positive. L’Ordre est favorable au développement d’une assistance numérique pour le maintien à domicile. Mais les offres des assureurs devront être examinées.
L’Ordre est-il satisfait du cadre juridique autour du SNDS ?
Sur le SNDS, je dirais « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ». Peut-être s’agit-il là d’une étape nécessaire pour protéger les données personnelles qui y sont présentes. Mais dans le même temps, des objets connectés collectent des données personnelles sensibles de façon non sécurisée ! Il faut réfléchir à la façon de protéger ces données des mains des géants du Web.
Nous sommes moins satisfaits de la gouvernance de l’Institut des données de Santé. Nous estimons en effet que toutes les garanties ne sont pas présentes en matière de définition de l’intérêt général des recherches qui seront autorisées. Nous demandons qu’un conseil d’éthique soit instauré et placé auprès de l’Institut des données de Santé. Cela permettrait de ne mélanger les questions scientifiques (méthodologie, moyens, demande d’accès…) dont doit se saisir le conseil scientifique avec les interrogations éthiques. Les Ordres des Médecins et des Pharmaciens, ainsi que le Conseil national du numérique, pourraient y siéger.
Nous avons donc écrit, sans réponse pour l’instant, à la directrice de l’Institut des données de Santé, à sa présidente, et à la Drees.
Il nous semble qu’il faut produire une doctrine sur la notion d’intérêt général.
Les cahiers des charges sur la télésurveillance sont-ils satisfaisants ?
Nous avons émis un avis favorable sur les arrêtés définissant les cahiers des charges en matière de télésurveillance, avec toutefois une réserve : l’expérimentation ne doit pas servir à dire qu’il faudra systématiquement un cahier des charges et un arrêté pour la télésurveillance.
Sur ce sujet, il faut mener une concertation avec les praticiens, l’Ordre et les sociétés savantes. Quant aux tarifs, ils devraient être définis dans un avenant à la convention signée en 2016 entre l’Assurance maladie et les médecins.
La HAS a publié un référentiel de bonnes pratiques sur les applis de santé ; le GT 28 du comité stratégique de filière appelle de son côté à l’élaboration d’un référentiel de labellisation. Comment se positionne l’Ordre sur ce sujet ?
Le référentiel de la HAS, qui est non opposable, va dans le bon sens, qu’il s’agisse de fiabilité des données produites, de protection des données personnelles, ou de hiérarchie des applications de santé.
Sur la base de ce référentiel, on pourrait imaginer une déclaration volontaire de conformité du fournisseur, qu’il pourrait afficher. Des contrôles de conformité aléatoires, assortis de sanctions en cas de manquements, pourraient être effectués par la DGCCRF, avec le concours de l’ANSM et de la CNIL en tant que de besoin.
La labellisation par une instance serait un stade supplémentaire. Deux systèmes peuvent être envisagés :
- Une certification par le COFRAC d’organismes, publics ou privés, autorisés à effectuer cette labellisation ;
- Une certification par les sociétés savantes, les associations de patients, les collèges professionnels…
L’Ordre des Médecins va accompagner la réflexion sur ce sujet.
Quels seront les enjeux du numérique en santé en France en 2017, du point de vue législatif notamment ?
Tout d’abord, il faut que les enjeux du numérique en santé soient intégrés au débat autour de l’élection présidentielle.
Ensuite, un véhicule législatif sera peut-être nécessaire pour amender certains points de la loi pour une République numérique et de la loi de Santé de 2016. Par exemple, le terme d’ « équipe de soins » recouvre actuellement indistinctement équipe soignante et équipe de prise en charge. Or, toutes les données de santé auxquelles a accès l’équipe de soins n’ont pas à être partagées avec l’équipe de prise en charge : il faut donc instaurer des filtres pour respecter la liberté des personnes.
Par ailleurs, l’Ordre est convaincu que les textes réglementaires doivent définir un cadre général sans rentrer dans les détails. Pour prendre un exemple, le décret de 2010 freine le déploiement de la télémédecine chez les médecins libéraux.
Le droit souple doit être renvoyé à des organes régulateurs, comme la HAS ou l’Ordre des Médecins, qui émettront des recommandations dans le cadre défini par les textes réglementaires.
En matière de formation des médecins, comment envisagez-vous l’intégration du numérique, à la fois comme outil d’apprentissage (simulation, etc.), mais aussi comme facteur de changement de l’exercice médical ?
Le numérique est déjà intégré à la formation – je pense ici par exemple aux initiatives des facultés de Nancy, d’Angers ou de Bordeaux. Mais il doit être plus largement intégré à la formation initiale et continue. Dans cette perspective, nous allons prochainement proposer un MOOC sur la déontologie. Les usages du numérique en pratique médicale doivent également être enseignés. L’Université ne doit pas se replier sur un savoir fermé.
Comment l’Ordre se positionne-t-il sur les offres commerciales de conseil médical en ligne ?
Il y a des ambiguïtés à lever en matière de conseil médical en ligne. Si un médecin passe par une plateforme pour solliciter l’avis d’un expert, il rentre dans le cadre de la télé-expertise. En revanche, si c’est un patient qui le fait directement, l’expert qui lui répond n’est pas en conformité avec l’usage régulier et déontologique de la télé-expertise.
L’Ordre estime que le décret sur la télémédecine doit être simplifié quand l’acte s’inscrit dans le cadre du parcours de soins. Les offres qui ne rentrent pas dans le parcours de soins doivent être soumises à une procédure formelle d’agrément auprès d’une autorité sanitaire.
Il faut améliorer la fluidité du parcours de soins par l’usage des outils numérique afin que l’ubérisation ne trouve plus matière à exister.
Par ailleurs, l’Ordre doit viser les contrats des médecins qui apportent leur concours à des plateformes de conseil médical afin de vérifier qu’ils sont en conformité avec la déontologie.
L’Ordre restera attentif à ce qu’une nouvelle organisation des soins ne crée pas de rupture d’égalité d’accès aux soins : toutes les personnes habitant en France doivent avoir un égal accès aux soins.
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eHealth Week 2017 de l’Union Européenne – 10 au 12 mai 2017 (Malte)
La eHealth Week se tiendra à Malte du 10 au 12 Mai 2017.
Organisée par l’Union européenne en collaboration avec l’OMS, cet événement a pour thème « Données de santé : la clef pour des soins personnalisés et durables ».
Les conférenciers sont invités à étudier les différentes façons dont les données personnelles médicales sont créées, stockées, partagées et utilisées dans un contexte de changement de paradigme vers des stratégies de prévention et de traitement sur mesure pour les individus et groupes de populations.
La stratégie de Malte sur la santé numérique pour les années 2017 à 2021 sera notamment présentée.
Le programme est accessible via le lien ci-contre : Programme ehealthweek 2017
L’inscription, payante, est réalisable via le lien ci-contre: Inscription ehealthweek 2017
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Ophthalmology and early blindness: Microsoft invests in artificial intelligence in India
Microsoft India and the Indian LV Prasad Eye Institute announced in January 2016 the creation of the Microsoft Intelligent Network for Eyecare (MINE), a a global consortium of commercial, research and academic institutions.
The objectives are improving eye care and fighting against blindness through early artificial intelligence devices.An international alliance to improve the analysis of patient data
The partner organizations of Microsoft India and LVPEI for this project so far are:
- Bascom Palmer – University of Miami (United States);
- Flaum Eye Institute – University of Rochester (United States);
- The Federal University of Sao Paulo (Brazil);
- Brien Holden Vision Institute (Australia).
These institutions will work together on multiple data of patients based in different geographical areas (India, USA, Brazil, Australia) to propose new machine learning predictive models in order to fight against vision impairment and eye diseases.
The main goals are:
- stop the progression of myopia in children and other conditions that impact young patients’ eyesight;
- improve outcomes of refractrive surgery and surgery parameters to offer the best operations and maximize the probability of success.
Cortana Intelligence Suite: devices based on the AI will be integrated into the system of eye care
The collected data will be deeply analyzed by MINE, the learning system developed by Microsoft. The group will use Cortana Intelligence Suite, a cloud platform technology – leader on the international market. Through this tool, experts can conduct advanced analytics based on information collected from patients and implement eye care models based on artificial intelligence (AI).
Ultimately, MINE will propose various strategies to prevent avoidable blindness and improve the efficiency of the delivery of eye care worldwide.
« Microsoft has helped accelerate digital transformation (…) in India » (A. Bhansali, Microsoft India)
« By using our capabilities and pioneering work in the field of machine learning over the years, Microsoft has helped accelerate digital transformation in various key sectors in India, including agriculture and education, »said Anil Bhansali, Managing Director, Microsoft India (R&D), in reaction to the announcement of this new project.
According to Dr. G.N. Rao, founder and chairman of the LV Prasad Eye Institute, this partnership opens new opportunities, not only in the field of eye care, and allows others industry stakeholders to take advantage of this technology.