Medtech

  • Etude : une application iPad double le taux de participation au dépistage du cancer colorectal

    Une application mobile sur iPad informant sur le dépistage du cancer colorectal et permettant de commander des tests en ligne a permis de doubler le taux de participation au programme. L’étude* menée par des chercheurs américains et publiée le 13 mars 2018 dans les Annals of Internal Medicine a été conduite auprès d’une population de faible niveau social.

    Dépistage du cancer : une incitation technologique

    En France, seulement un tiers des 50-74 ans participent au programme de dépistage organisé du cancer colorectal. Pourtant, le nouveau test immunologique développé sur l’ensemble du territoire depuis 2015 a démontré qu’il pouvait faire baisser la mortalité liée à ce cancer de 15%… Ces espoirs ne se confirmeront que si 50% de la population cible participe effectivement au programme de dépistage. Plusieurs études épidémiologiques ont déjà identifié les freins au dépistage. Le manque d’information, le fait de ne pas se sentir concerné, mais aussi la méconnaissance des procédures de dépistage et le niveau d’éducation font partie des principaux obstacles.

    Un tiers de participants

    Aux Etats-Unis, le programme de dépistage du cancer colorectal ne parvient pas non plus à convaincre. Comme dans l’hexagone, seulement un tiers de la population concernée pratique les tests. Afin d’inciter davantage d’Américains à participer à ce programme de prévention, une équipe de chercheurs a voulu tester la pertinence d’une application numérique. Ils ont donc mis sur pied un essai clinique randomisé dont les résultats ont été publiés le 13 mars 2018 dans les Annals of Internal Medicine.

    Une application pour lever les freins

    Concrètement, ils ont recruté 450 personnes qui ont été invitées à se rendre dans l’une des six cliniques de soins primaires communautaires pour y subir les tests de dépistage du cancer colorectal. Ils ont ensuite été randomisés en deux groupes : 223 appartenaient au groupe d’intervention et utilisaient l’application iPad mPATCH-CRC et 227 appartenaient au groupe contrôle. Ces derniers regardaient uniquement un film de prévention. En revanche, l’application conçue spécialement pour l’occasion les informaient sur les différents types de test, leur permettait de les commander en ligne, leur apportait un soutien via l’envoi de messages automatisés… Elle leur permet donc de les aider à prendre une décision de dépistage en toute connaissance de cause. Les participants ont utilisé mPATH-CRC au cabinet de leur médecin généraliste sur un appareil appartenant à la clinique, et ils ont pu demander un suivi sur leurs appareils personnels.

    Résultats : deux fois plus de participants

    • 30% des personnes ayant utilisé l’appli iPad ont réalisé un test de dépistage du cancer colorectal contre 15% dans le groupe contrôle ;
    • 53% des personnes ayant participé au dépistage ont commandé elles-mêmes leur test.

    « En tant que médecin de soins primaires, je n’ai aucun souci à admettre que l’iPad fasse un meilleur travail d’éducation à la santé que moi, a déclaré le Dr David P. Miller, professeur de médecine interne à Wake Forest Baptist et principal auteur de l’étude. Après tout, l’iPad a recours à des animations et des vidéos, alors que moi je n’ai que ma voix et éventuellement quelques dessins griffonnés. »

    Quand l’iPad soutient les médecins

    Bien sûr, ce chercheur américain reconnaît bien volontiers que «dans un monde idéal, un médecin devrait discuter du besoin de dépistage avec ses patients, les informer des options disponibles, les aider à prendre une décision et ensuite commander le test. Mais, tout cela prend du temps », ajoute le Dr Miller. «Les programmes de santé numérique comme celui que nous avons développé ne devraient pas remplacer les médecins, mais plutôt les aider à prodiguer de meilleurs soins et encourager les patients à participer activement à leurs propres soins», a-t-il conclu.

    Le recours à une application mobile n’est cependant pas la méthode miracle. En effet, bien que le dépistage ait augmenté considérablement dans l’étude, environ la moitié des patients n’ont pas réussi à compléter les tests ordonnés. La solution passera sans doute par un mélange de plusieurs outils : technologique mais aussi éducatif et comportementaliste.

  • 7e Colloque Francophone de Simulation en Santé, Université de Caen du 4 au 6 avril 2018

    Sofrasims, la Société francophone de simulation en santé, et Norsims, le centre de simulation hospitalo-universitaire caennais, organisent du 4 au 6 avril 2018 la 7e édition du Colloque Francophone de Simulation en Santé à l’Université de Caen Normandie.

    Sofrasims, association créée sous le haut patronage de la Haute Autorité de Santé (HAS) afin de promouvoir l’utilisation de la simulation dans tous les domaines de la santé par la formation, la recherche et la diffusion de recommandations, propose un événement de trois jours autour de la simulation articulés autour de conférences, ateliers, démonstrations et débats.

    Y seront abordés notamment les thèmes de la place de la simulation en télémédecine, télé-expertise neurologique et télésurveillance multi-pathologies lors du pré-congrès. La place de la simulation dans les cursus de formation initiale ou continue, dans la chirurgie sont à l’ordre du jour. Des intervenants internationaux rendront compte de la simulation médicale aux Pays-Bas et aux États-Unis. Enfin, un symposium sur les serious game et la formation de demain aura lieu le jeudi 5 avril 2018.

    Le programme complet est disponible via le lien ci-contre.

    Programme

    •  PRECONGRES Télémédecine et simulation :
      • Introduction : Emmanuel Touzé, Caen ; Dominique Goutte, Agglomération Caen-La-mer; Rémi Sabatier, Caen
      • 9h10- 9h40 : Pourquoi une formation en télémédecine ?, Nathalie Salles, Bordeaux;  Lydie Canipel, Paris
      •  9h40 – 10h10 : Formation à la téléconsultation par la mise en situation Grégory Szwarc, Caen
      • 10h30 – 10h50 : Place de la simulation en télémédecine : en diabétologie, Mickaël Joubert, Caen
      • 10h50 – 11h10 : Place de la simulation en télémédecine : télé-expertise en urgence – la prise en charge des urgences neurologiques, Elisabeth De Mederos, Besancon
      • 11h10 – 11h30 : Formation à la Télésurveillance multi-pathologies : le bon usage de l’outil enseigné par la simulation de cas clinique, Karine Hauchard, Caen ; Frédérique Gudanis, Caen
      • 11h30 : Débat sous forme de table ronde des intervenants
    • Ouverture du Congrès :
      • 14h – 15 h : Table ronde : place de la Simulation dans les cursus en santé, Modérateur : Dan Benhamou, Paris
      • 17h15 – 18h 15 : La simulation en Francophonie : exemple de la Tunisie, Hamdi Boubaker, Monastir, Tunisie ; Modérateurs du débat : Dominique Van Pée, UCL, Louvain ; Dan Benhamou, Paris
    • Jeudi 5 avril :
      • Matin : Des débats autour du patient simulé et des simulations in situ
      • 13h15 – 14 h: Patient simulé, Jan-Joost Rethans, Mastricht, Pays-Bas
      • 14h- 14h45 : The good judgement, Demian Szyld et Kate Morse, Center for Medical Simulation, Boston, USA
      • Ateliers autour des thèmes de la simulation et interprofessionalité et la recherche et simulation
    • Vendredi 6 avril :
      • Thèmes traités : simulation et démarche qualité ; simulation en chirurgie ; pharmacie ; psychiatrie
      • Compte-rendu des travaux des groupes de travail SoFraSimS
    • ATELIERS & SYMPOSIUMS
      • Des ateliers à destination des industriels seront proposés jeudi 5 avril pour déterminer comment bien construire un atelier de simulation procédurale.
      • Par ailleurs, des ateliers à destinations des techniciens en simulations seront disponibles :
        • 10h45-11h15 : État des lieux Canada / France de la formation initiale et continue pour les techniciens en simulation, Mélanie Pelletier, Laval et Bertrand Bech, Paris
        • 11h15-11h45 : En quoi les techniciens sont-ils concernés par un DU/attestation de formation de formateur en simulation ou une formation spécifique, Marc Lilot, Lyon ; Lucas Denoyel, Lyon ; Victor Gasia, Strasbourg ; Bertrand Bech, Pari
        • 11h45-12h15 : Définition d’une fiche de poste et des compétences «technicien en simulation» homogène en franco-phonie (SofraSimS) Victor Gasia, Strasbourg ; Stéphane Aymer, Chambéry
        • 12h15 – 13h15 : SYMPOSIUM 1 : SERIOUS GAMES & FORMATION DE DEMAIN

    Inscription et tarifs

    L’inscription se fait par le biais du formulaire électronique disponible via ce lien.

    Les tarifs d’inscription sont compris entre 100 et 630 euros.

  • 4e édition du Salon SIdO de Lyon : pour développer les projets IoT, les 4 et 5 avril 2018

    La 4e édition du grand showroom européen dédié à l’Internet des Objets se tient les 4 er 5 avril 2018 à Lyon. SIdO aide les entreprises et industriels à saisir le potentiel de l’IoT et à concrétiser leur projet connecté et intelligent.

    Le salon comprend des parcours exploratoires « Projets IoT » pour que les 7 500 décideurs attendus puissent comprendre les enjeux et solutions IoT, des démonstrations sectorielles pour des retours concrets d’application IoT et un programme de conférences/workshops.

    Inscriptions (gratuite par Internet, 50 € sur place) via le lien ci-contre.

    Programme complet via ce lien

    Mercredi 4 avril 2018

    9:00 – 10:15 Plénière : Le futur de l’IoT

    10:30 – 11:30 Plénière IoT Connectivity : La 5G, les enjeux d’une techno taillée pour l’IoT

    10:30 – 11:30 ENJEUX & STRATÉGIE IoT pilier de votre transformation digitale : relever le défi opérationnel de votre entreprise

    10:30 – 11:30 BONNES PRATIQUES Industrie 4.0 : IA, machine learning, réalité virtuelle… quelles opportunités pour optimiser les processus industriels ?

    10:30 – 11:30 BONNES PRATIQUES Retail : IoT, robots, IA : quels impacts pour le commerce de demain?

    11:45 – 12:30 SOLUTIONS Réseaux IoT : Où en sont les réseaux dédiés IoT ? Lequel choisir pour votre projet connecté ?

    11:45 – 12:30 PLÉNIÈRE BONNES PRATIQUES IoT / Transformation des métiers de services : Comment l’IoT va améliorer la vie quotidienne des français

    11:45 – 12:30 ENJEUX & STRATÉGIE Comment constituer et piloter une équipe projet IoT efficace ?

    11:45 – 12:30 BONNES PRATIQUES Industries : IoT au service de l’efficacité opérationnelle – cas concrets

    14:00 – 15:00 ENJEUX & STRATÉGIE PLÉNIÈRE RGPD : Vers une nouvelle économie de données : une opportunité à saisir pour repenser sa relation client

    14:00 – 15:00 BONNES PRATIQUES La Santé à l’heure de l’IA : quels diagnostics ? quels bénéfices ?

    14:00 – 15:00 BONNES PRATIQUES Industrie 4.0 : Interopérabilité des systèmes : les bons choix à retenir

    15:15 – 16:00 SOLUTIONS Security by design : Comment penser la cybersécurité dès l’amont de votre projet IoT

    15:15 – 16:00 ENJEUX & STRATÉGIE IoT le client est roi : vers une culture du dialogue et la personnalisation des échanges

    15:15 – 16:00 BONNES PRATIQUES Et si les wearables sauvaient des vies : sport, assurance, silver economy

    15:15 – 16:00 BONNES PRATIQUES Multi-secteurs : IoT tracking d’asset – Localisez vos équipements indoor et outdoor et mesurez leurs usages

    16:15 – 17:00 SOLUTIONS La bonne architecture pour votre application IoT

    16:15 – 17:00 ENJEUX & STRATÉGIE WORKSHOP Le Edge computing au service de la maintenance prédictive

    16:15 – 17:00 BONNES PRATIQUES Projet IoT santé : opportunités d’innovation et défis technologiques et réglementaires

    16:15 – 17:00 BONNES PRATIQUES Smart Mobility : Véhicule connecté, infrastructures communicantes, convergence de données… les vertus des collaborations

    17:15 – 18:00 SOLUTIONS WORKSHOP IoT : l’industrie électronique française prend le virage !

    17:15 – 18:00 ENJEUX & STRATÉGIE IoT Data : Produits connectés et intelligents : quelle stratégie pour valoriser les données ?

    17:15 – 18:00 BONNES PRATIQUES Meetup #French IoT : Start-ups, serez-vous la prochaine lauréate du concours French IoT by La Poste ?1

    17:15 – 18:00 BONNES PRATIQUES Véhicules connectés et autonomes : vers une approche servicielle et collaborative

    Jeudi 5 avril 2018

    9:00 – 10:15 PLÉNIÈRE Keynotes: Intelligence of Things

    10:30 – 11:30 SOLUTIONS WORKSHOP Architecture AWS IoT : gérez l’ensemble de votre chaîne de valeur IoT avec le Cloud AWS

    10:30 – 11:30 PLÉNIÈRE IA – IoT : le mariage du siècle ! Saisissez les opportunités dès maintenant

    10:30 – 11:30 BONNES PRATIQUES IA : De la smart city à la safe city

    10:30 – 11:30 BONNES PRATIQUES WORKSHOP PME – ETI : Passer du groupe industriel au fournisseur de service ?

    11:45 – 12:30 SOLUTIONS IoT Data : Comment obtenir et valider une donnée de qualité, fiable et exploitable ?

    11:45 – 12:30 ENJEUX & STRATÉGIE Faire de l’IoT une priorité stratégique. Entrez dans la dynamique IoT…

    11:45 – 12:30 BONNES PRATIQUES WORKSHOP Après le POC relevez les défis de l’industrialisation !

    11:45 – 12:30 BONNES PRATIQUES Smart Building : Gestion intelligente des bâtiments et infrastructures : au service de la performance opérationnelle et de la réduction des coûts

    12:45 – 13:30 SOLUTIONS WORKSHOP Capteurs en environnement extrême : nés sous la contrainte ils sont les chaînons forts de l’IoT

    12:45 – 13:30 ENJEUX & STRATÉGIE Du POC à l’industrialisation ? Méthodo de la réussite…

    12:45 – 13:30 BONNES PRATIQUES Autonomy : l’autonomie des objets connectés vers la sobriété énergétique

    14:00 – 15:00 SOLUTIONS WORKSHOP IoT et géolocalisation indoor – outdoor : quelles technos pour quels usages ?

    14:00 – 15:00 PLÉNIÈRE IoT Blockchain : Cas d’application et opportunités business

    14:00 – 15:00 BONNES PRATIQUES WORKSHOP Energie & Utilities : IoT et IA dans l’énergie : reprenez le contrôle !

    14:00 – 15:00 BONNES PRATIQUES Smart Home : IA, synthèse vocale, et cloud au cœur des solutions smart home

    15:15 – 16:00 SOLUTIONS WORKSHOP IoT Edge : De l’IA dans l’IoT : du device à l’application SaaS

    15:15 – 16:00 ENJEUX & STRATÉGIE Relever le défi de l’IoT agile ! Mettre les partenariats au cœur de sa stratégie

    15:15 – 16:00 BONNES PRATIQUES WORKSHOP IoT et R.O.I. : sécuriser le potentiel commercial des produits avant de se lancer dans le développement d’un objet connecté

    15:15 – 16:00 BONNES PRATIQUES WORKSHOP Lancement d’un nouveau standard industriel worldwide pour l’IoT : 2IDO pour des cas d’usages de géolocalisation, d’ergonomie et de maintenance prédictive

    16:15 – 17:15 SOLUTIONS Sécurité : Enjeux et méthodo pour sécuriser votre projet IoT à chaque niveau

    16:15 – 17:15 PLÉNIÈRE IoT Interfaces Homme-Machine : Sommes-nous prêts à vivre avec les objets intelligents ?

    16:15 – 17:15 BONNES PRATIQUES International : Chine, Canada, de nouvelles opportunités à saisir !

  • Handicap et numérique : naissance d’une véritable Handitech au Tech for Handicap Forum

    « Dans le contexte du handicap, les aides techniques numériques ne sont pas qu’un amplificateur de puissance d’agir mais bien son vecteur : un vecteur de participation sociale, de stimulation cognitive, d’autonomie économique et citoyenne », expliquait Corentin Voiseux, pilote du groupe de travail « Handicap et numérique » du Syntec Numérique et co-fondateur de la start-up Hypra, en ouverture de la journée Tech For Handicap Forum, le  14 mars 2018 à Station F.

    « C’est à travers des aides techniques que le salarié sourd ou malentendant pourra discuter ou téléphoner avec ses collègues entendants et donc accéder à la dignité du travail ; c’est grâce à elles que la personne malvoyante ou aphasique pourra se réadapter. »

    La journée a permis à plusieurs entreprises et associations de présenter leurs initiatives, et notamment celles de l’APF-Lab, de débattre ensemble, avant de présenter le rapport « vers une stratégie nationale pour les aides techniques numériques ».

    Cas d’usage

     APF-Lab

    L’association des paralysés de France forme chaque année des personnes en situation de handicap au numérique pour les ramener vers l’emploi. Pour aller plus loin, a été créé l’APF-Lab, dont Estelle Peyrard est chef de projet. 

    « L’APF-Lab est une cellule d’accompagnement de projets innovants : nous voulons valoriser l’expertise d’usage des personnes handicapées car elles sont les mieux placées pour aider à concevoir des produits pour le handicap, a-t-elle expliqué. L’ambition d’APF-Lab est d’intervenir en amont dès les premières étapes du processus d’innovation pour garantir la pertinence des solutions et d’être facilitateur jusqu’au prototypage et la fabrication en entreprise adaptée ».

    L’APF-Lab accompagne des start-ups soit directement soit au sein du h-Lab, le living lab dédié aux innovations sociales dont l’APF est membre fondateur : 

    • l’Appli StreetCo, un GPS piéton qui vise à faciliter les déplacements des personnes handicapées ;
    • Handivalise, qui permet une mise en relation entre les personnes valides et celles qui ne le sont pas pour effectuer conjointement un trajet en train ou en avion ;
    • Welease, plateforme de location de pair à pair de véhicules aménagés ;
    • Wilson de Iwheelshare pour favoriser la pratique sportive des personnes en situation de handicap ;
    • NaturalPad, qui développe des serious game destinés à la rééducation motrice. 

    Estelle Peyrard invite toutes les start-ups de la handitech à se rapprocher de l’APF-Lab.

    Hypra et Auticiel

    Plusieurs sociétés ont présenté leurs produits, comme Auticiel, Géonomie, Hypra, Insidevision, Urbilog, Augmented Acoustics, qui centrent leur conception sur l’expérience utilisateur.

  • DMP, IA et neurosciences au FrenchWeb Day e-santé, le 12 avril 2018 à Paris

    Des décideurs de la e-santé se retrouveront à l’occasion du FrenchWeb Day e-santé le jeudi 12 avril 2018 à Paris, un événement organisé par FrenchWeb.

    Des professionnels d’entreprise comme Inato, Honestica, Wandercraft ou OpenMind Innovation échangeront sur des sujets aussi divers que l’IA, le dossier médical personnalisé ou l’homme augmenté. 

    Quelques start-ups seront invitées à pitcher.

    Programme de la journée

    9h20 – 9h30 : Connect

    Richard Menneveux – CEO & fondateur de FrenchWeb

    9h30 – 9h45  : Panorama e-santé 2018

    Ronan Le Quéré – Directeur Général d’Interaction Healthcare

    9h45 – 10h15 : L’homme augmenté

    Jean-Louis Constanza – Responsable du développement de Wandercraft

    10h15 – 10h45 : L’IA au service de la santé

    Jean-David Zeitoun – Médecin et co-fondateur d’Inato

    10h45 – 11h15 Pause networking

    11h15 – 11h45 Le dossier médical personnalisé

    Franck Le Ouay – Co-fondateur de Criteo et Honestica

    11h45 – 12h15 Les neurosciences au service de l’entreprise

    Guillaume Victor-Thomas – CEO et fondateur d’Open Mind Innovation et Nicolas Bassan – Psychologue et instructeur de méditation MBCT d’Open Mind Innovation

    12h15 – 12h45 Quels investissements pour la santé française ?

    Rosalie Maurisse – Responsable du domaine santé à la direction de l’innovation – Bpifrance et François Véron – Fondateur de Newfund

    12h45 – 13h30 3 start-ups e-santé à découvrir

    Inscriptions (250 €) via ce lien.

  • Le groupe média BCCL investit 6,3 M € dans l’indien CallHealth pour améliorer l’engagement patient

    CallHealth, la société indienne spécialiste des services et produits d’aide et de soins à domicile, a collecté, mi-février 2018, 7,8 millions de dollars US (6,3 M€) auprès de Bennett Coleman and Company Limited (BCCL ou The Times Group), la plus grande entreprise de médias grand public en Inde.

    Ce partenariat va permettre à CallHealth d’investir dans l’éducation et l’engagement de ses clients, mais aussi de faciliter le développement de sa solution par l’exploitation des plateformes multicanaux de BCCL.

    Donner davantage d’autonomie aux patients dans l’incapacité de se déplacer

    La plateforme numérique CallHealth offre une gamme de services d’aide et de soins à domicile personnalisés centrés sur la prévention, les soins assistés et le bien-être. En plein essor, elle devrait compter environ 450 millions d’utilisateurs en Inde d’ici cinq ans, indique l’entreprise.

    Une plateforme lancée en 2017

    L’idée de CallHealth est née après que Sandhya Raju, sa fondatrice, a subi une blessure à la jambe ayant endommagé un ligament.

    Ses proches l’ont emmenée voir un docteur pour réaliser divers examens médicaux. Gênée par sa blessure et devenue dépendante de son entourage pour se déplacer, la jeune femme imagine combien il serait pratique si tous les services dont elle avait besoin étaient accessibles depuis son domicile. Ainsi, après une phase de test, elle lance en janvier 2017 CallHealth, une plateforme de services de soins à distance.

    Les plateformes « omnicanal » BBCL pour une large diffusion

    « Alors que nous avons commencé [à développer notre services dans] des villes de niveau I, nous [ciblons] progressivement des villes de niveau II et III et ainsi de suite. Le processus d’engagement avec nos clients potentiels signifie que nous devons continuellement les éduquer, les tenir au courant des possibilités et de toutes les solutions intéressantes [dont nous disposons], a déclaré Hari Thalapalli, P.-D.G. de CallHealth (source : Yourstory.com). Nous recherchions des fonctionnalités qui nous aideraient à nous connecter et à communiquer avec le public. BCCL, avec la réputation de sa marque et ses capacités [en tant que groupe média], apporte une proposition intéressante car il nous permet d’atteindre un public plus large. »

    Des patients plus éduqués et plus engagés

    « La plateforme (…) de CallHealth a la capacité de relier les divers éléments de l’écosystème de soins afin d’offrir plus de commodité et d’accès [ainsi que] des tarifs abordables aux utilisateurs, a souligné de son côté Sivakumar Sankarappan, directeur du marketing numérique à BBCL. Notre partenariat avec CallHealth est stratégiquement orienté vers le rapprochement [des patients et de leurs médecins] et la réduction des distances [entre les malades et les services de soins], mais aussi vers l’aide à la transformation des soins en Inde. [Le] partenariat avec [la société de capital risque] Brand Capital, filiale de The Times Group, permettra à CallHealth d’adopter et de tirer parti de nos plateformes « omnicanal »* pour [améliorer] l’éducation et l’engagement des consommateurs, une condition préalable pour avoir [un pays] en bonne santé ! »

    * Le terme « omnicanal » désigne le fait que tous les canaux de contact et de vente possibles entre l’entreprise et ses clients sont mobilisés.

  • Appel à candidatures : 4e Trophées de la simulation et des technologies numériques

    Les Trophées de la simulation et des technologies numériques récompensent un projet innovant ou une entreprise ayant mené une opération remarquable dans le domaine de la simulation numérique, du calcul haute performance ou du Big Data.

    Ce concours organisé par la société Groupe Industrie Services Info est ouvert à toutes les entreprises sans distinction de taille.

    5 catégories pour concourir : start-ups, PME, innovation, collaboration et grand prix du public.

    Un jury d’experts étudiera les dossiers et sélectionnera les lauréats. La remise de prix se déroulera le 19 juin 2018, lors du Forum Teratec.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 20 avril 2018.

    Les différentes catégories

    • Trophée Start-up : attribué à une entreprise, créée il y a moins de 5 ans, qui s’est particulièrement illustrée par un projet innovant dans le calcul intensif, la simulation numérique, le Big Data ou l’intelligence artificielle.
    • Trophée PME : attribué à une entreprise de moins de 250 salariés et ayant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros qui aura su mettre en œuvre les technologies de calcul numérique (simulation, analyse de données, big data) de manière efficace, et changer sa manière de développer de nouveaux produits ou services, de les produire, de les maintenir ou d’anticiper leur cycle de vie complet.
    • Trophée Innovation : attribué à un produit, une technologie ou un service développé par une entreprise technologique, qui apporte une innovation significative dans le domaine de la simulation numérique ou de l’analyse de données.
    • Trophée Collaboration : attribué à un binôme (ou un groupement) associant une grande entreprise et une PME ayant collaboré sur un projet lié au calcul numérique et/ou au Big Data, que ce soit au stade de la recherche, du développement ou de la mise en œuvre. Ce projet doit avoir une dimension innovante.
    • Grand Prix du public : attribué par un vote du public sur le site internet www.usine-digitale.fr parmi les nominés sélectionnés pour la désignation des Trophées.

    Toute candidature pour l’un des 4 Trophées implique la candidature au Grand Prix du Public.

    Un même projet pourra être proposé dans deux catégories différentes au maximum. Les candidats pourront proposer plusieurs projets différents. Dans ce cas, ils devront remplir autant de dossiers de candidature que de projets présentés et ce, pour chacune des catégories choisies.

    Critères de sélection

    Le ou les lauréats seront désignés sur la base notamment des critères suivants :

    • ampleur du projet au regard des retombées techniques, économiques, industrielles et/ou sociales ou environnementales ;
    • originalité de la démarche innovatrice.

    Téléchargez le dossier de candidature via ce lien.

  • L’IA pour le diagnostic du cancer du poumon : partenariat entre Median Technologies et le CHU de Nice

    Median Technologies et le Centre Hospitalier Universitaire de Nice ont annoncé, le 12 mars 2018, un accord pour faire progresser le dépistage du cancer du poumon en utilisant l’Intelligence Artificielle.

    D’après le communiqué de presse, cette collaboration permettra d’identifier par les techniques d’apprentissage profond (Deep Learning) des biomarqueurs d’imagerie pour un diagnostic plus précis.

    Identifier la malignité des nodules

    Dans le cadre de cette collaboration, les données d’imagerie médicale de l’étude AIR, étude de cohorte multicentrique coordonnée sur la France par le CHU de Nice incluant à ce jour plus de 600 patients à haut risque (fumeurs ou anciens fumeurs atteints de BPCO) dépistés pour le cancer du poumon, seront analysées pour identifier et caractériser les nodules pulmonaires visibles dans les scanners thoraciques des patients. Median développera de nouveaux algorithmes fondés sur les principes du Deep Learning, afin d’identifier des biomarqueurs d’imagerie représentatifs de la malignité des nodules.

    Alors que les performances actuelles des équipements scanner permettent de détecter davantage d’anomalies pulmonaires, les applications de post-traitement des images ne permettent pas une caractérisation précise de la malignité ou de la bénignité de ces anomalies. Des biopsies de ces nodules sont alors requises pour confirmer leur caractère cancéreux, mais ce sont des procédures invasives associées à des risques de complications pour les patients. Grâce à l’utilisation des biomarqueurs d’imagerie, les cliniciens ont la possibilité de réduire le nombre de biopsies non nécessaires et de diagnostiquer les patients de façon plus précise.

    Un coût plus faible que celui des biopsies et des scanners thoraciques

    « La détection précoce du cancer du poumon est d’une importance capitale si l’on veut diminuer la mortalité de cette maladie, souligne le Professeur Charles Marquette, coordinateur des équipes cliniques de l’étude AIR. La justification d’un dépistage est liée à l’étroite relation entre le pronostic du patient et le stade de la maladie au moment du diagnostic. Cependant, un dépistage à grande échelle réalisé avec des scanners thoraciques sur des populations non ciblées, est coûteuse et présente un rapport risque/bénéfice élevé, ce qui explique pourquoi de nombreuses organisations de santé hésitent à le mettre en place s’il repose uniquement sur des scanners thoraciques. Nous développons une approche multimodale du dépistage du cancer du poumon, qui inclut la prise en considération de critères de sélection précis pour les populations dépistées (ici des populations atteintes de BPCO), des biomarqueurs non invasifs et l’utilisation de l’IA pour mieux caractériser les résultats des scanners thoraciques. Nous plaçons beaucoup d’espoir dans notre partenariat avec Median Technologies ».

  • La société medtech TytoCare (US) lève 20M€ pour développer ses solutions de télé-santé en Chine

    TytoCare, une société de technologie médicale leader sur le marché mondial, a annoncé fin janvier 2018 avoir conclu un tour de financement de 25 millions de dollars US (20 M. €) pour soutenir son expansion en Chine et pénétrer plus facilement les marchés asiatiques.

    Basée aux États-Unis et en Israël, TytoCare propose des solutions de télé-santé intégrées pour que les médecins puissent effectuer à distance des examens physiques et établir des diagnostics complets sans que les patients n’aient besoin de quitter leur domicile. Son offre comprend TytoHome, qui offre aux consommateurs un service de télé-médecine, et TytoPro, une plateforme conçue pour que les professionnels de la santé puissent communiquer plus facilement entre eux.

    TytoCare s’allie à Ping An, n°1 sur le marché de la e-santé en Chine

    Global Voyager Fund, filiale de l’assureur chinois Ping An, a mené le tour de table. Cet investissement stratégique aidera TytoCare à développer ses activité en Chine. Ping An est l’un des leaders du secteur de la health tech au sein du pays. Il dispose notamment de la plateforme de télémédecine Good Doctor, très populaire sur le marché local.

    TytoCare a levé plus de 45 M. USD depuis sa création

    Parmi les autres entreprises qui ont participé à cette levée de fonds figurent les investisseurs historiques de TytoCare, dont la compagnie d’assurance santé à but non lucratif Cambia Health Solutions (États-Unis), l’e-pharmacie Walgreens (États-Unis), le cabinet d’investissement spécialisé dans la santé OrbiMed (États-Unis), le groupe pharmaceutique Fosun Pharma (Chine) et la société de capital risque LionBird (Israël) ainsi qu’un nouvel investisseur, OurCrowd Qure, le premier fonds numérique israélien axé sur la santé, qui a également établi un partenariat avec l’université privée américaine Johns Hopkins.

    En tenant compte de cette opération, TytoCare a obtenu plus de 45 millions USD (36 M. €) à ce jour, a confirmé une porte-parole de la société (source : Medcitynews.com).

    Marco Huesch a été nommé directeur médical de ce nouveau fonds, qui se concentrera sur les start-ups spécialisées dans les technologies de la santé mais aussi dans la fintech. Auparavant, M. Huesch a été vice-président de la division « recherche » au Penn State Hershey Medical Center (États-Unis), où il exerçait également en tant que professeur agrégé.

    De nombreux investissements dans des start-ups israéliennes

    Les investissements vont cibler différentes entreprises dans le secteur de la health tech dont Zebra Medical (Israël), expert en analyse d’imagerie médicale et en intelligence artificielle, la société de tests génétiques KolGene (Israël) et l’entreprise de gestion du diabète DarioHealth (États-Unis et Israël).

    Analyse de données : le groupe va élargir son offre pour améliorer ses capacités

    Le somme nouvellement collectée sera également utilisée pour soutenir le développement de TytoCare aux États-Unis et envisager une pénétration des marchés européens et asiatiques sur le moyen terme. En 2016, l’entreprise a reçu l’autorisation de la FDA pour la commercialisation de son stéthoscope numérique, qui a ainsi été lancé aux États-Unis l’année dernière.

    Le PDG et fondateur de TytoCare, Dedi Gilad, a indiqué au site spécialisé Medcitynews.com que sa cible actuelle sur le marché américain était les employeurs auto-assurés.

    L’entreprise souhaite ajouter d’autres examens médicaux à son offre afin de pouvoir observer à distance de nouveaux cas spécifiques et ainsi élargir ses capacités au niveau analytique.

  • Medtech company TytoCare (US) raises US$25 million to develop telehealth solutions in China

    TytoCare announced late January 2018 the closing if a US$25 million (€20m) round of funding to support its expansion into China and build its customer base on the US market.

    Based in the United States and Israel, TytoCare develops integrated telehealth solutions to connect people to clinicians in order to provide efficient home examination and diagnosis solutions. Its offering includes TytoHome, which offers consumers a telemedicine service, and TytoPro, designed to make it easier for healthcare professionals to communicate with each other.

    TytoCare joins forces with Chinese eHealth leader Ping An

    Global Voyager Fund, a subsidiary of Chinese insurer Ping An, led the round. This strategic investment will help TytoCare to enter the Chinese market. Ping An is one of the leaders in the health tech market in China. The group is the owner of the successful telemedicine platform Good Doctor.

    TytoCare has raised more than US$45 million since its establishment

    Established investors in TytoCare include nonprofit health insurance corporation Cambia Health Solutions (USA), online pharmacy Walgreens (US), healthcare-dedicated investment firm OrbiMed (USA), the pharmaceutical company Fosun Pharma (China) and venture capital firm LionBird (Israel) as well as a new investor, OurCrowd Qure, Israel’s first digital fund focused on healthcare, which has also established a partnership with the American private university Johns Hopkins.

    With this new fundraising, TytoCare has raised more than USD45 million (€36m) to date, a spokeswoman for the company confirmed (source: Medcitynews.com).

    Marco Huesch has been appointed chief medical officer of this fund, which will focus on start-ups specialized in health technologies but also in fintech. Mr. Huesch previously worked as vice chair of research at Penn State Hershey Medical Center (USA), where he also served as an associate professor.

    Many investments in Israeli start-ups

    The investments will target different companies in the health tech sector including medical imaging analysis business Zebra Medical (Israel), genetic testing company KolGene (Israel) and diabetes management business DarioHealth (United States and Israel).

    Data analysis: the group will expand its offer to improve its capabilities

    The fund will also be used to support TytoCare’s expansion in the United States and potentially expand its business to European and Asian markets. In 2016, the company received FDA clearance for its digital stethoscope, which was launched in the US market last year. 

    CEO and founder of TytoCare Dedi Gilad told Medcitynews.com that the firm’s current focus in the US market is on self-insured employers.

    The company wants to add more exams to bring more use cases to telehealth and correlate those exams to specific patients and expand the company’s capabilities on the analytics side.