Medtech

  • Numérique et santé : la place des données dans la médecine du futur ?, le 24 avril 2018 à Lorient

    Le 24 avril 2018, Atlanpole biothérapies, Images & Réseaux et ID2Santé, avec le soutien d’Atlanpole et de Lorient Technopole, organisent une journée thématique autour des enjeux et des défis numériques pour la santé.

    L’événement est conçu pour permettre aux acteurs du numérique du Grand Ouest de rencontrer ceux de la santé autour de la transformation numérique du système de santé français.

    Au programme – des témoignages d’experts, des rendez-vous d’affaires et des pitchs, un showroom et des visites du laboratoire électronique de Kerpape, basé à Ploëmeur, qui est un centre de rééducation et réadaptation fonctionnelles possédant un laboratoire biomédical pour la conception et l’adaptation d’aides techniques.

    Les données de santé comme moyen d’améliorer la recherche médicale et les soins, leurs utilité dans le cadre de la formation ou aux fins de prédiction seront à l’honneur et des acteurs industriels de la donnée en santé apporteront leurs témoignages.

    Programme

    • 8h30 : Accueil
    • 9h00 : Ouverture par Bernard Pouliquen, vice-président de la Région Bretagne, chargé de l’enseignement supérieur, la recherche et la transition numérique
    • 9h10 : Keynote introductive par un représentant de l’Institut national des données de santé (sous réserve)
    • 9h45 : Les données massives au service de la recherche médicale :
      • Mieux valoriser les données de cohortes, l’exemple de Plug-Stat – par Cyrille Loncle et Yohann Foucher du LabCom RISCA
      • Données de vie réelle : enjeux et usages en santé publique – par Catherine Commaille-Chapuis, Directrice de la stratégie de OpenHealth Company, big data santé
    • 10h15 : Séquence de pitchs :
      • Enancio – Une plate-forme logicielle simplifiée pour extraire et interpréter l’information contenue dans des données biologiques massives (Jennifer Del Giudice)
      • Simango – La formation des professionnels de santé grâce à la réalité virtuelle (Vincent-Dozhwal Bagot)
      • NFSave – Le secourisme à l’ère numérique (Antoine Ouvrans)
    • 10h30 : Collecter les données du patient pour diagnostiquer et prédire des pathologies :
      • Comment un dispositif connecté facilite la prescription médicale, le retour au domicile et la prédiction d’épisodes cliniques graves avant leur apparition ? par Marie Pirotais, Biosency
      • L’intelligence artificielle pour la détection précoce du cancer de la vessie par Allan Rodriguez, VitaDX
    • 11h30 : Comment les données assistent la chirurgie ?
      • La prothèse connectée capable de détecter une infection ou un défaut mécanique, focus sur le projet « FollowKnee » – Par Guillaume Dardenne, Laboratoire LaTIM, CHU de Brest
      • Le projet CONDOR (Connected Optimized Network & Data in Operating Rooms), nouveau standard mondial de la vidéo chirurgicale – Par Emmanuel Cordonnier, IRT B<>com
    • 12h00 : Éclairage règlementaire : Le RGPD et sa mise en application en mai 2018, quel impact pour les entreprises et établissements qui traitent des données de santé ? – Par Nicolas Buchi, Cabinet Mazars
    • 12h15 : Focus sur l’accès au marché des dispositifs e-santé, par Armelle Graciet – Directrice des Affaires Industrielles au SNITEM
    • 12h45 – 13h00 : Séquence de pitchs : Méthodomics – Coaching R&D, analyse des données biologiques grâce aux outils mathématiques (Olivier Breillacq) et 2 autres startups

    Inscription

    L’inscription se fait moyennant 50 euros et via ce lien.

  • Appel à projet : La Poste lance la 4e édition de son concours French IoT

    Le programme « French IoT » de La Poste, initié en 2015, est un programme de soutien à l’innovation dans l’Internet des Objets associant des start-ups, des PME innovantes, des grands groupes et des écosystèmes territoriaux.

    La 4e édition du concours, lancée le 27 mars 2018, récompensera une quinzaine de start-ups qui accéderont au programme d’accélération French IoT, accompagnement complet et sur-mesure de 6 mois avec une participation au CES 2019 avec La Poste.

    Ces futurs lauréats French IoT 2018 doivent disposer d’un objet ou un service connecté innovant, en phase de pré-commercialisation dans l’une des thématiques du concours : Santé, Smart city, Mobilité –ou Services de proximité.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 avril 2018 via le lien ci-contre.

    Le programme French IoT

    Le programme French IoT offre chaque année l’opportunité à une soixantaine de nouvelles start-ups de profiter du dispositif mis en place par La Poste, pour accélérer l’innovation dans les services connectés :

    • Bénéficier d’un écosystème complet d’acteurs clés de l’IoT : partenaires et experts sont mobilisés au niveau national et dans les régions, pour soutenir les start-ups et leur faciliter l’accès à de nouveaux marchés ;
    • rejoindre une communauté dynamique de 180 start-ups porteuses de solutions innovantes pour bénéficier des synergies entre entrepreneurs de l’IoT ;
    • accéder à la plateforme IoT de La Poste, le Hub Numérique, pour héberger les données en toute confiance et accélérer la conception de nouveaux services en ligne.

    Critères d’éligibilité

    Pour devenir futur lauréat French IoT 2018, les start-ups et PME candidates doivent disposer d’un objet ou un service connecté innovant, en phase de pré-commercialisation dans l’une des thématiques du concours :

    • Santé – Tous les dispositifs et solutions connectés pour développer les services dans les établissements de santé (hôpitaux), dans les entreprises, et à distance pour les particuliers dans une perspective de mieux-être, de prévention ou encore de surveillance médicale spécifique. Par exemple :
      • Coordination des acteurs de santé autour du patient et partage de données, d’informations et de connaissances
      • Recueil de données des patients
      • Sociabilisation de l’état de santé des patients
      • Traçabilité des parcours de soins et/ou des médicaments
      • Développement de bâtiments intelligents, pour l’aide à la gestion de workflow des hôpitaux
      • Captation de données environnementales et épidémiologiquesSanté : Tous les dispositifs et solutions connectés pour développer les services dans les établissements de santé (hôpitaux), dans les entreprises, et à distance pour les particuliers dans une perspective de mieux-être, de prévention ou encore de surveillance médicale spécifique. par exemple :  
      • Services e-santé connectés au Carnet de santé digital de La Poste
      • Télésurveillance des malades chroniques et en sortie d’hôpital
      • Pré-hospitalisation et post-hospitalisation à domicile
      • Téléconsultation
      • Observance et éducation autour de la santé, nutrition, activité physique
      • Préservation de l’autonomie à domicile
      • Prévention, qualité de vie, santé et bien-être, y compris au travail
      • e-dépistage et e-coaching
      • Solutions facilitant l’accès aux soins et à l’emploi des personnes en situation de handicap
    • Smart city – les solutions connectées destinées aux commerces, entreprises et habitants contribuant à la création de la ville de demain, belle, vivante, pratique et durable ;
    • Mobilité – les innovations pour faciliter l’expérience voyageurs et favoriser une mobilité pratique, interactive et connectée ;
    • Services de proximité – nouvelle thématique 2018 ouverte aux solutions qui simplifient le quotidien des entreprises, des commerces et des particuliers (familles, enfants, étudiants, seniors, etc.).

    Un programme co-sponsorisé par 4 grands groupes

    Le programme French IoT est co-sponsorisé par quatre grands groupes engagés dans l’innovation et la transformation digitale de leurs services : Altarea-Cogedim, le Fonds Innovation & Recherche de la Fédération Hospitalière de France, Malakoff Médéric et le Groupe RATP.

    L’appel à candidatures est ouvert aux start-ups à l’international. L’écosystème de partenaires French IoT basés au Canada, en Israël, dans l’Est de l’Europe et l’Ouest américain est mobilisé.

  • Des projets pour améliorer la prise en charge du handicap primés au Hackathon de la Fondation Hopale

    Écoute collaborative patient-soignant, programmes numériques d’activité physique individualisée, télé-suivi et éducation thérapeutique pour les équipes médicales, réalité virtuelle favorisant la réalisation des soins en pédiatrie, perception tactile au service des malvoyants : autant de projets récompensés lors du premier Hackaton Santé et Autonomie organisé dans les Hauts de France à l’initiative de la Fondation Hopale.

    Le Hackaton s’est déroulé les 17 et 18 mars 2018 au Touquet.

    Plus de 100 participants se sont réunis autour de 6 thématiques liées au handicap :
    • la mobilité ;
    • les usages du numérique en rééducation ;
    • le développement de nouveaux services et modes de prises en charge ;
    • la coordination du parcours patient ;
    • le re-design de la relation patient et aidant ;
    • le retour et le maintien dans l’emploi.

    22 projets ont été présentés : 7 dans la catégorie Start-up et 15 dans la catégorie Candidat libre, et six parmi eux ont été primés.

    La Fondation Hopale s’engage à mettre en œuvre les projets primés via l’Hopale Lab et ses partenaires dans les 12 à 18 mois.

  • « AI for Humanity » : Rendre le secteur de recherche dynamique grâce à l’intelligence artificielle

    Le sommet « AI for Humanity : l’intelligence artificielle au service de l’humain » organisé au Collège de France le 29 mars 2018 a proposé plusieurs conférences sur le thème de l’IA, animées par un panel d’experts internationaux. Health & Tech Intelligence y a assisté et en restitue ici les temps forts en deux compte-rendus.

    En septembre 2017, le Premier ministre Edouard Philippe confiait au député Cédric Villani une mission de réflexion visant à proposer une stratégie française pour l’intelligence artificielle. La journée du 29 mars 2018 marque l’achèvement de cette phase initiale de diagnostic et de propositions.

    Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique, et Cédric Villani, député et auteur du rapport sur l’Intelligence artificielle, ont participé à la conférence « AI for Humanity »

    Celle-ci visait à « éclairer le débat public naissant sur l’intelligence artificielle par le point de vue des meilleurs spécialistes mondiaux ». La conférence a présenté le paysage et les principaux enjeux de l’IA, ses frontières technologiques, ses impacts économiques, les enjeux liés à la protection des données et à la contrôlabilité des algorithmes. La matinée s’est organisée en quatre temps:

    • une première séquence « Recherche et formation » composée de trois présentations intitulées « Comprendre l’intelligence humaine » (Justine Cassel et Laurence Devillers), « Limites et possibilités des réseaux de neurones » (Stéphane Mallat et Stuart Russel), « Attractivité de la recherche publique » (Yann Le Cun et Frédérique Vidal).
    • une deuxième séquence « Impacts sociétaux », structurée en quatre interventions intitulées « Une IA peut-elle entrer à l’Université? » (Noriko Araï), « Biais de données, défauts algorithmiques et impacts démocratiques » (Cathy O’Neil), « Santé intelligente » (Ran Balicer), « La donnée, le citoyen et l’IA » (Latanya Sweeney et Mounir Mahjoubi).
    • une dernière séquence sur le thème de la « Politique économique« , composée de trois sessions intitulée « Voir, entendre et comprendre » (Fei Fei Li, Grégory Renard et Marie-Paule Cani), « La compétition mondiale en IA » (Sam Altman et Antoine Petit), « Faire émerger des champions de l’IA » (Demi Hassabis et Bruno Le Maire).

    Assurer la maîtrise de l’IA par les français : l’Etat veut former les citoyens aux enjeux de l’IA 

    Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat au numérique et Cédric Villani ont ouvert le sommet en insistant sur les efforts de pédagogie que doit déployer le gouvernement pour former les citoyens à l’usage de l’IA. D’après M. Mahjoubi,

    • la France doit devenir une référence mondiale en matière d’intelligence artificielle ;
    • il importe d’évaluer les effets et potentialités de l’IA sur l’ « humain », les modes de travail, etc. 
    • l’Etat doit susciter une discussion publique pour démystifier l’IA et former les citoyens à ses enjeux. Il s’agit d’assurer « la compréhension de tous les Français » ; ce travail d’explication est indispensable pour désamorcer les éventuelles réticences liées à l’IA.
    • les réflexions engagées par le gouvernement sur l’IA doivent mobiliser la société dans son ensemble, à commencer par les citoyens mais aussi les opérateurs de l’Etat, la recherche publique et privée et le monde de l’industrie.
    • Les entreprises sont appelées à jouer un rôle essentiel en matière de recherche et diffusion de l’IA.

    Comme le rappellent C. Villani et M. Mahjoubi, la réflexion engagée par le gouvernement sur l’IA concerne l’Union européenne au même titre que la France. Il s’agit d’impulser une stratégie communautaire à l’échelle de l’Union de nature à en faire un acteur de premier plan en IA. 

    Séquence 1 : Recherche et formation

    La première séquence du sommet international comportait trois interventions, sur « l’intelligence humaine », les « limites et possibilités des réseaux de neurones » et l’attractivité de la recherche publique ». Health & Tech Intelligence vous propose la synthèse de la dernière table ronde sur l’attractivité de la recherche en France.

    Comment renforcer l’ »Attractivité de la recherche publique » en France ?

    • Pourquoi l’entreprise Facebook a-t-elle choisi d’établir son centre d’IA en France ?

    Directeur scientifique du pôle Intelligence artificielle de Facebook, Yann le Cun se montre optimiste quant aux potentialités de la France en matière d’IA. Facebook a choisi d’établir son centre d’intelligence artificielle en France, car le pays dispose de nombreux talents en ce domaine et bénéficie d’un écosystème économique « diversifié et dynamique ». Il salue également le recours croissant au dispositif CIFRE, qui permet aux doctorants de travailler en entreprise en parallèle de leur doctorat. Ce dispositif fait des émules aux Etats-Unis, qui envisagent de l’utiliser pour les doctorants scientifiques.

    • Pourquoi est-il important d’attirer les entreprises étrangères en France ?

    Frédérique Vidal, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, rappelle que moins de 1% des entreprises présentes en France sont étrangères, mais qu’elles représentent 22% des investissements. Accueillir les entreprises étrangères nécessite de reconsidérer la manière dont on perçoit les acteurs, dont « la France a beaucoup à apprendre ». Par ailleurs, Mme Vidal rappelle le rôle « essentiel » que les docteurs sont amenés à jouer dans le secteur privé et que l’attractivité de l’IA tient au fait qu’en ce domaine, les délais de transfert entre la recherche fondamentale et les applications industrielles sont relativement courts donc intéressants pour de nombreux chercheurs.

    • Pourquoi faut-il une recherche publique alors que la recherche privée est très active dans le domaine de l’intelligence artificielle ?

    Pour la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, la recherche académique est incontournable à plusieurs titres : la recherche publique doit être dynamique pour penser les « bons programmes », adaptés aux enjeux et besoins de notre époque ; elle est nécessaire car l’enseignement supérieur repose sur la formation de la recherche par la recherche : en l’absence d’enseignants spécialistes de l’IA à l’université, les prochaines générations de chercheurs ne pourront être formées à cette discipline.

    Yann Le  Cun rappelle quant à lui qu’il existe peu de grandes entreprises spécialisées en IA (une fois Google, IBM, Facebook écartées) et que les idées innovantes doivent être impulsées par la recherche publique. Il en appelle à la mise en place d’une recherche ouverte entre secteur privé et monde académique qui, outre-atlantique, s’avère particulièrement « efficace » (citant l’exemple de l’université de Montréal). Certaines questions fondamentales demeurent irrésolues, justifiant ainsi pleinement la poursuite de la recherche publique et le soutien qui peut lui être apporter.

    A la ministre de conclure qu’il importe de créer un cercle vertueux entre recherche fondamentale et monde industriel : des questions de recherche peuvent être suscitée par des technologies mises au point par l’industrie et inversement, les solutions élaborées par la recherche peuvent être transférées à l’industrie pour investir un terrain d’application concret.

    • Comment renforcer l’attractivité de notre écosystème ?

    Pour renforcer l’attractivité de la recherche publique en France, la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche propose de cesser d’opposer les carrières scientifiques entre mondes public et privé et de favoriser le passage d’un univers à l’autre. Plusieurs dispositifs sont à l’étude entre les ministères de la recherche et de l’économie pour atteindre cet objectif. Le gouvernement travaille activement sur la question de la valorisation des missions d’expertise scientifique.

    Pour Yann le Cun, issu de l’université publique puis passé dans le privé, les rémunérations des chercheurs français ne sont pas suffisamment incitatives et qu’il est indispensable de les augmenter. Les chercheurs doivent poursuivre leur activité au sein du monde public pour « ne pas tuer la génération suivante de chercheurs et préserver les capacités de formation de l’université française », l’envie de connaître et le désir de transmettre ces connaissances. Aux Etats-Unis, les frontières entre les deux univers sont bien plus poreuses : certains professeurs enseignent un semestre au sein de l’université puis travaillent activement auprès d’un laboratoire privé la moitié de l’année restante. Par ailleurs, si en France, il est fréquent pour les chercheurs d’endosser progressivement des habits de managers au cours de leurs carrières, Yann le Cun explique que la poursuite d’une activité de recherche est nettement plus valorisée aux USA. Il conviendrait d’offrir cette opportunité aux chercheurs français et de ne pas dévaloriser la recherche pure sur le long terme. 

    • Comment rendre possible le partage des données entre chercheurs et acteurs publics / privés de la recherche ?

    Yann le Cun rappelle que Facebook fournit des données dans le cadre de common objective contests (données publiques, non issues des comptes de ses utilisateurs). Dans le domaine de la santé plus spécifiquement, les chercheurs « ont insuffisamment accès aux données », une situation qu’il faudrait faire évoluer, selon le directeur scientifique de Facebook.  

  • Prix ASPIRE 2018 : la meilleure technologie de santé d’Asie-Pacifique bientôt récompensée

    La Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (Asia-Pacific Economic Cooperation, APEC) a lancé début mars 2018 l’ouverture des candidatures pour le Prix scientifique de l’APEC 2018 dédié à l’innovation, la recherche et l’éducation (APEC Science Prize for Innovation, Research and Education), ou Prix ASPIRE, sous le thème « Technologies intelligentes pour des sociétés en bonne santé ».

    Choisi comme programme phare par la Papouasie-Nouvelle-Guinée en tant que président actuel de l’APEC, il met en lumière les percées réalisées en collaboration par de jeunes innovateurs issus de l’Asie-Pacifique améliorant radicalement l’accès aux soins, la qualité des prestations et les résultats de santé.

    Les technologies portables, la robotique et la nano-médecine à l’honneur

    Les disciplines mises en avant dans le cadre de ce concours régional comprennent, entre autres :

    • la technologie biomédicale ;
    • les chaînes d’approvisionnement des soins ;
    • la technologie portable ;
    • la robotique ;
    • la nano-médecine ;
    • l’impression 3D ;
    • la technologie blockchain.

    Objectifs recherchés : améliorer la gestion du personnel et le suivi des patients

    Parmi les innovations récentes repérées au sein de l’APEC figurent des outils avancés de formation du personnel soignant, des systèmes de gestion des entrées et des sorties dans les centres de soins, des services de soins numériques, des systèmes de diagnostics rapides et des outils de surveillance des patients.

    Une mise en lumière des collaborations transfrontalières entre jeunes innovateurs

    Chaque pays de l’APEC peut désigner une personne de moins de 40 ans pour participer au concours. Les candidats seront jugés sur l’impact de leurs recherches transfrontalières avec des pairs d’autres économies de l’APEC.

    « En évaluant les innovations technologiques percutantes issues des partenariats de recherche au sein de l’APEC, nous cherchons à mieux (…) promouvoir (…) l’arrivée de technologies nouvelles et plus intelligentes capables de soutenir notre population et nos économies », a déclaré Christin Kjelland, président du Partenariat politique de l’APEC pour la science, la technologie et l’innovation, qui administre le Prix ASPIRE 2018 (source : Scoop.co.nz).

    Le lauréat sera désigné en août 2018

    Date limite des candidatures : le 13 avril 2018

    Les candidats sont encouragés à remplir le « formulaire de candidature locale » et à l’envoyer au directeur de programme de PPSTI, Mme Zhongzhen LIU (lzz@apec.org), d’ici le 13 avril 2018.

    Une fois les nominations reçues, les membres du PPSTI classent les candidats par tirage au sort pour déterminer le gagnant. Ils sont invités à juger les candidats en fonction :

    • de l’excellence de leurs travaux dans la recherche scientifique ;
    • de leur engagement à coopérer avec des scientifiques d’autres économies membres de l’APEC ;
    • de leur contribution au thème ASPIRE 2018 : « Technologies intelligentes pour des sociétés en bonne santé ».

    Le prix ASPIRE sera décerné par les fonctionnaires de l’APEC en Papouasie-Nouvelle-Guinée lors de la 12ème réunion de l’APEC PPSTI prévue en août 2018. Le gagnant recevra 25 000 USD (20 130 €).

    Wiley et Elsevier, éditeurs de connaissances scientifiques, sont les sponsors de l’initiative.

  • ASPIRE Prize 2018: The best Asia-Pacific health technology to be awarded 25.000USD

    The Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC) launched in early March 2018 the opening of nominations for the 2018 APEC Science Prize for Innovation, Research and Education, or ASPIRE Prize, under the theme « Smart Technologies for Healthy Societies ».

    Selected as the program focus by by Papua New Guinea as current APEC Chair, it highlights  breakthroughs that have been made by young innovators across APEC economies that are radically improving healthcare access, quality and outcomes.

    A focus on wearable technology, robotics and nano-medicine

    Relevant academic disciplines highlighted in this competition include, among others:

    • biomedical technology;
    • healthcare supply chains;
    • wearable technology;
    • robotics ;
    • nano-medicine;
    • 3D printing ;
    • blockchain technology.

    Main goals: Improving staff management and patient monitoring

    Innovations identified within APEC economies include advanced training tools, patient referral systems and traffic management at hospitals and care centers, rapid diagnoses and remote monitoring of patients.

    A highlight of cross-border collaborations between APEC young innovators

    Each APEC economy may nominate one individual under 40 years of age for the ASPIRE Prize. Applicants will be judged on the impact of their cross-border research with peers from other APEC economies.

    « By evaluating impactful health tech innovations coming out of research partnerships in APEC, we aim to better understand and promote how to facilitate the arrival of new and smarter technologies that can keep our people and economies thriving, » said Christin Kjelland, chair of the APEC Policy Partnership for Science, Technology, and Innovation, which administers the annual ASPIRE Prize(source: Scoop.co.nz).

    The winner will be recognized in August 2018

    Deadline for applications: April 13, 2018

    Applicants are encouraged to complete the « Local Nomination Form » and send it to PPSTI Program Director Ms. Zhongzhen LIU (lzz@apec.org) by 13 April 2018.

    Once nominations are received, PPSTI members rank the candidates through a selection ballot to determine the winner. Members of the PPSTI are asked to judge the nominees based on how well they have demonstrated:

    • Excellence in scientific research;
    • Commitment to cooperation with scientists from other APEC member economies;
    • Contribution to the 2018 ASPIRE theme of « Smart Technologies for Healthy Societies. »

    The winner will be recognized at an award ceremony during the 12th APEC PPSTI Meeting in Papua New Guinea in August 2018. He/she will receive USD25,000 (€20,130) in prize money.

    Wiley and Elsevier, publishers of scholarly scientific knowledge, are sponsors of the initiative.

  • Data : les dispositifs innovants pour personnes en situation de handicap visuel

    Smart glasses et smart watches, applis, logiciels et autres aides techniques innovantes permettent aujourd’hui d’améliorer le quotidien des personnes souffrant de déficience visuelle voire de cécité totale d’être : lecture synthétisée de textes, descriptions d’images, traduction immédiate en braille…

    Dans la rubrique Data du mercredi 28 mars 2018, H&TI présente dix dispositifs innovants récemment mis sur le marché.

    Pour accéder à la présentation des dispositif, cliquez sur ce lien.

  • DPI, impressions 3D et Appli santé  : 13 projets récompensés au Hacking Health Camp de Strasbourg

    Les hackathons de Hacking Health Camp ont pour but de susciter l’innovation en santé en créant des espaces collaboratifs entre professionnels de santé, patients, acteurs du numérique et de l’innovation et toutes les parties prenantes du domaine.

    Le Hacking Health Camp qui s’est déroulé du 23 au 25 mars 2018 à Strasbourg est l’un des plus grand Hackathon européen en santé.

    Le principe du défi était de présenter une problématique médicale susceptible d’être résolue, ou du moins en partie, par une approche numérique (logicielle ou matérielle ou les 2). Il pouvait par exemple porter sur les thèmes suivants : dossier patient, open data santé, médico social, imagerie médicale, télé-médecine, lien ville-hôpital, santé mobile et le mobile à l’hôpital, formation numérique en santé, quantified-self.

    Sur les 56 projets présentés, 26 ont retenu l’attention d’équipes de hackeurs et 13 se sont vus distingués d’un prix (3 mentions honorables, de prix Sponsors et 4 prix Health Factory)

    A la clé : la mise à disposition d’outils et la valorisation de l’application.

  • Etude : un score de sévérité de la maladie de Parkinson établi grâce à une appli (Jama)

    Des chercheurs américains ont évalué l’intérêt d’une application mobile permettant à des patients atteints de la maladie de Parkinson d’enregistrer les symptômes liés à des tâches quotidiennes. Une nouvelle approche d’apprentissage automatique a traduit ces données en un score de sévérité de la maladie. Les résultats de cette étude* observationnelle ont été publiés le 26 mars 2018 dans la version online du Jama Neurology.

    La difficulté d’évaluer la maladie de Parkinson

    Mesurer les symptômes de la maladie de Parkinson s’avère souvent délicat. Les évaluations se révèlent fréquemment subjectives parce que très dépendantes de l’évaluateur. Non seulement peu fiables, ces mesures exigent la pratique d’examens cliniques; elles sont donc longues et coûteuses. Plusieurs chercheurs ont déjà eu recours à des smartphones pour améliorer l’évaluation des symptômes de la maladie de Parkinson mais la plupart des études se sont concentrées sur une seule variable, telle que la marche. Le poids global des symptômes sur le patient n’a été que rarement mesuré.

    Une appli pour mesurer les symptômes

    Des chercheurs américains des universités Johns Hopkins (Maryland), Rochester (New York) et britannique d’Aston (Birmingham) ont développé une application mobile sur Androïd qui permet d’évaluer les symptômes liés à quatre activités : la voix, le tapotement des doigts, la marche, l’équilibre et le temps de réaction. L’application a pour but de mesurer objectivement les symptômes afin d’établir un score de sévérité de la maladie et de détecter la fluctuation des symptômes au fil des jours.

    Les chercheurs ont utilisé les données de 6 148 évaluations d’activité recueillies auprès de 129 personnes. Afin de les interpréter et de pondérer chacun de ces éléments, les concepteurs de l’application mobile ont par ailleurs utilisé un algorithme d’apprentissage automatique. Un score de sévérité de la maladie de Parkinson a ainsi pu être calculé, et comparé aux outils traditionnels. Le mPDS (mobile parkinson disease score) prenait la forme d’une échelle comprise entre 0 et 100. Il devait permettre de détecter la réponse au traitement dopaminergique. Les résultats de cette étude observationnelle ont été publiés le 26 mars 2018 dans la version online du Jama Neurology.

    Résultats

    • Le score de sévérité de la maladie a été capable de repérer les fluctuations de symptômes, avec une acuité similaire aux tests traditionnels ;
    • la marche a contribué à 33% au score total, l’équilibre à 23%, les tapotements de doigt à 23% également, la voix à 17% et le temps de réaction à 3% ;
    • le mPDS (score mobile) a diminué d’une moyenne de 16,3 points en réponse à la thérapie dopaminergique.

    Cette évaluation via une application mobile est évidemment complémentaire des outils traditionnels. En fait, elle permet de réaliser des évaluations fréquentes, dans la vraie vie. Par ailleurs, elle supprime la subjectivité de l’évaluateur. Enfin, les résultats peuvent être générés rapidement. Cependant, l’outil technologique n’a été évalué que sur un nombre relativement faible de patients, et avec un niveau d’éducation relativement élevé.

    Une appli mobile pour remplacer le journal de bord

    « Les patients atteints de la maladie de Parkinson montrent des fluctuations importantes de la gravité de la maladie d’heure en heure », a noté Suchi Saria, du département des sciences de l’information à l’université Johns Hopkins. « Mais pour l’instant, nous n’avons pas les moyens de mesurer les fluctuations quotidiennes des symptômes. » À l’heure actuelle, de nombreux patients sont donc contraints de tenir un journal de bord. Ils y notent les fois où ils présentent un bon contrôle des symptômes ou au contraire les fois où des complications comme la dyskinésie surviennent. Ces journaux sont utilisés pour ajuster les doses de médicaments.

    L’espoir de pouvoir adapter les traitements

    « Si nous pouvions mesurer objectivement les fluctuations quotidiennes des symptômes et les tendances à long terme de la sévérité des symptômes, il serait possible de titrer les médicaments plus précisément en fonction du profil des symptômes d’une personne », ont précisé les auteurs de cette étude. « Si le patient n’est pas réactif, nous pourrions ajouter ou changer le mode de livraison ou ajouter des médicaments pour améliorer leur efficacité. » Pour atteindre ces objectifs, l’application mobile devra donc être validée sur un plus grand nombre de malades.

  • Partenariat Israël-Singapour : des appareils à 5 USD pour détecter la dengue et les AVC

    Un partenariat israélo-singapourien a été annoncé au début du mois de mars 2018 dans l’optique de développer des appareils à 5 USD (4 €) pour détecter la dengue et les accidents vasculaires cérébraux.

    Développés conjointement par BGN Technologies, le pôle « technologie » de l’Université Ben Gourion (BGU) du Néguev (Israël), et la start-up singapourienne health tech Biosensorix, les deux kits analysent les éléments chimiques présents dans le sang pour diagnostiquer la maladie et les problèmes cardiovasculaires en quelques minutes.

    Un biocapteur pour détecter les problèmes de santé en quelques minutes

    BGN Technologies et Biosensorix vont développer un premier biocapteur capable de détecter la composition des éléments chimiques dans le sang afin de diagnostiquer certaines maladies en quelques minutes, évitant ainsi l’envoi d’échantillons sanguins et de tissus à un laboratoire.

    Le kit permet notamment de diagnostiquer la dengue, une maladie causée par un virus transmis par les moustiques et parmi les plus répandues en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud. Grâce à un diagnostic rapide, le personnel médical va pouvoir commencer à traiter les patients sans avoir besoin d’attendre les résultats des laboratoires, précise Biosensorix.

    Le personnel médical pourra aussi déterminer la gravité de la maladie

    Les immunocapteurs ou biocapteurs sont des dispositifs médicaux qui mesurent les niveaux de produits chimiques dans le sang en détectant les courants électriques créés en raison d’une interaction entre les enzymes. En se basant sur la présence et la quantité de produits chimiques spécifiques, le personnel médical peut ainsi déterminer l’existence et la gravité d’une maladie donnée.

    Un gain de temps et d’argent

    Plusieurs kits existent aujourd’hui sur le marché pour diagnostiquer des maladies à domicile ou en centre de soins mais le produit développé par Biosensorix et BGN Technologies représente une avancée dans le secteur car il permet de mesurer rapidement le niveau d’un biomarqueur, et ce, à petit prix, explique Luka Fajs, P.-D.G. de Biosensorix (source : Timesofisrael.com).

    Actuellement en phase avancée de prototypage, le kit est constitué de deux composants : une bandelette de test sanguin en forme de clé USB et un second dispositif qui ressemble à un iPhone, dans lequel les utilisateurs doivent insérer la « clé USB » avec l’échantillon de sang pour analyser sa composition chimique.

    « La plupart des personnes atteintes de dengue peuvent être soignées à domicile mais sont gardées à l’hôpital jusqu’à l’arrivée des résultats, commente Robert Marks, professeur au département de génie biotechnologique Avram et Stella Goldstein-Goren à l’Université Ben Gourion du Néguev et co-fondateur de Biosensorix. Avec le nouveau kit de diagnostic, le médecin peut libérer le patient en une demi-heure, ce qui économise du temps et de l’argent. »

    Un 2ème kit pour détecter les AVC

    Un deuxième kit est actuellement en développement. Il sera capable de fournir des informations pour aider à prévenir les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et détecter la possibilité d’un accident vasculaire cérébral secondaire, qui survient souvent après la sortie du patient de l’hôpital, ajoute M. Marks.

    Le diagnostic d’un AVC repose actuellement sur des évaluations cliniques et des procédures d’imagerie comme les IRMs.

    L’appareil, qui peut être utilisé à la maison, comporte deux applications. Il peut aider à prévenir les accidents vasculaires cérébraux en surveillant la composition du sang du patient sur une base hebdomadaire et en fournissant une évaluation des risques dans les quinze minutes, alors que les résultats de tests effectués en laboratoire peuvent être obtenus des jours voire des semaines après l’examen.

    Un deuxième avantage tient au fait que dans les situations d’urgence, il fournit aux professionnels de la santé des informations précieuses et opportunes qu’ils peuvent utiliser non seulement pour accélérer le processus de diagnostic mais aussi pour déterminer la meilleure ligne de conduite à suivre.

    Un programme pour encourager les collaborations entre Singapour et Israël

    La collaboration entre l’université israélienne et Biosensorix est née dans le cadre du programme NRF CREATE Singapour-Israël, fondé en 2015 pour financer des propositions de recherche basées sur la coopération entre chercheurs israéliens et singapouriens.

    Ce partenariat multinational a ouvert la voie à des chercheurs israéliens pour développer des technologies médicales pour des maladies qui ne sont pas spécifiques au marché local, comme la dengue. Ces travaux peuvent ensuite être étendus à de grands marchés comme l’Asie du Sud-Est et l’Amérique du Sud, où la prévalence de la maladie est beaucoup plus élevée, a indiqué M. Marks.

    Le gouvernement de Singapour a versé 1 M. $ pour financer le projet

    Le gouvernement de Singapour a versé près d’1 million de dollars (809 000 €) pour financer le projet Biosensorix-BGN.

    Actuellement en phase de financement de pré-série A, Biosensorix prévoit d’introduire ses dispositifs sur les plus grands marchés du monde d’ici 2020 après avoir achevé la phase de fabrication initiale et reçu l’approbation de la FDA, a indiqué l’entreprise.