Medtech

  • Krys Group crée un protocole de télémédecine dédié à la vue en partenariat avec MedecinDirect

    Le spécialiste de l’optique Krys Group, annonce, dans un communiqué du 16 avril 2018, avoir « inventé la première solution de télé-ophtalmologie ». L’objectif de ce dispositif mis en place en partenariat avec MédecinDirect est d’accélérer le délai de délivrance d’équipements optiques adaptés et de désengorger les cabinets des ophtalmologistes.

    Ce protocole, expérimenté depuis mars 2018 coordonne des ophtalmologistes, des orthoptistes et des opticiens.

    En France, le délai d’obtention d’un rendez-vous chez un ophtalmologiste est estimé à 117 jours en moyenne et peut atteindre un an dans certaines régions, selon Krys Group. « Ces délais font ressortir une situation alarmante face à laquelle, nous devions réagir. Nous avons donc investi massivement dans un parcours de soin digitalisé qui doit faire évoluer la filière toute entière, au bénéfice de tous les Français », argumente Patrice Camacho, directeur santé et réglementation de Krys Group. 

    Une prescription en 15 jours au lieu de 6 mois

    Le nouveau service de télé-ophtalmologie est proposé par l’opticien qui oriente son client vers cette solution s’il est éligible et détermine la correction du patient. Le protocole fait ensuite intervenir un ophtalmologiste par téléconsultation et un orthoptiste pour réaliser les examens physiques de fond de l’œil et de tension oculaire qui permettront à l’ophtalmologiste de faire la prescription nécessaire puis à l’opticien de délivrer l’équipement.

    En tout, ce protocole prend 15 jours contre 6 mois aujourd’hui, principalement en raison des délais d’obtention de rendez-vous. Ce protocole de télé-ophtalmologie s’adresse aux porteurs de correction déjà équipés, mais n’ayant plus de prescription en cours de validité ou dont la vue a évolué.

    Il a été validé par plusieurs séries de tests et les toutes premières corrections viennent d’être télé-prescrites par l’intermédiaire des magasins pilotes de Taverny et Franconville (95). Le service sera enrichi en continu des retours d’expérience et déployé progressivement à travers le territoire, en premier lieu à Strasbourg (67).

    « Ce protocole initie un cercle vertueux. Les porteurs de correction n’ont plus besoin d’attendre leur rendez-vous pour changer d’équipements et gagnent ainsi un temps précieux. Mécaniquement, les cabinets des ophtalmologistes sont désengorgés et s’ouvrent à l’accueil de nouveaux patients dans des délais devenus plus raisonnables », explique Patrice Camacho.

    La mise au point de ce protocole de télémédecine a nécessité 24 mois d’études, d’échanges avec les acteurs du secteur de l’optique et un investissement significatif – mais non dévoilé – de la part de Krys Group.

    Un service expérimental pris en charge à 100% par Krys Group

    Le protocole de télé-ophtalmologie s’appuie sur les réglementations actuellement en vigueur, notamment les délégations de tâches qui s’appliquent entre ophtalmologistes, orthoptistes et opticiens. Krys Group annonce qu’il va prendre en charge l’intégralité du coût de ce service pendant sa phase de lancement.

  • Rétinopathie diabétique : la FDA autorise la commercialisation d’un dispositif de diagnostic IA

    La Food and Drug Administration américaine a autorisé le 11 avril 2018 la commercialisation du premier dispositif médical fondé sur l’intelligence artificielle permettant de détecter la rétinopathie diabétique. Le logiciel peut identifier le trouble oculaire de manière autonome, sur le seul fondement d’une photographie de l’œil (sous réserve de la qualité du document). Ce dispositif pourra équiper les cabinets de médecins généralistes (GPs), qui pourront dès lors orienter leurs patients diabétiques vers des spécialistes en cas de suspicion avérée d’une rétinopathie.

    Commercialisation du premier dispositif de détection de la rétinopathie diabétique fondé sur l’IA

    La rétinopathie diabétique (atteinte des yeux : œil et rétine) est une grave complication du diabète qui affecte près de 50% des patients diabétiques de type 2. Les yeux sont particulièrement sensibles à l’atteinte des petits vaisseaux. En France, la rétinopathie diabétique est la première cause de cécité avant 65 ans. Aux Etats-Unis, elle est également la première cause de cécité des personnes « en âge de travailler ». 

    « Un diagnostic précoce de la rétinopathie est une composante essentielle du suivi des millions de patients diabétiques, alors que nombre d’entre eux ne sont pas examinés de manière adéquate pour cette affection et que 50% d’entre eux ne consultent pas leur ophtalmologue tous les ans », rappelle le Dr. Malvina Eydelman, directrice du département des dispositifs ophtalmologiques et oto-rhino-laryngologique au sein du Center for Devices and Radiological Health de la FDA. 

    Généraliser l’utilisation d’outils de diagnostic fondés sur l’IA chez les médecins généralistes

    Au docteur Eydelman de poursuivre : « Notre décision permettra de commercialiser une nouvelle technologie médicale basée sur l’intelligence artificielle, qui peut être utilisée au sein d’un cabinet de médecine généraliste. La FDA entend faciliter l’accès et l’usage de dispositifs médicaux connectés susceptibles de renforcer l’accès aux soins nécessaires dans le traitement d’une pathologie précise ».

    Le dispositif, intitulé IDx-DR est un logiciel informatique qui s’appuie sur des algorithmes IA pour analyser des images des yeux prises à l’aide d’une caméra rétinienne appelée Topcon NW400. Le médecin généraliste télécharge les images sur un serveur cloud équipé du logiciel IDx-DR. Ce dernier peut formuler deux propositions : 

    • « more than mild diabetic retinopathy detected : refer to an eye care professional »
    • « negative for more than mild diabetic retinopathy; rescreen in 12 months ».

    En cas de diagnostic positif, le patient est dirigé vers un spécialiste capable de confirmer ce diagnostic. Ce dispositif médical est le premier du genre à analyser des images et proposer un diagnostic de manière autonome, sans l’aide d’un professionnel de santé spécialiste. 

    Des essais concluants menés par la FDA pour tester la fiabilité du dispositif

    Pour tester la fiabilité de IDx-DR, la FDA a recueilli les images de 900 patients diabétiques et a comparé les résultats  obtenus pas des professionnels de santé et par le dispositif. Il ressort de cette étude que IDx-DR est capable d’identifier correctement les rétinopathies diabétiques dans 87,4% des cas et l’absence de troubles oculaires sévères dans 89,5% des cas.

  • Pakistan : un service de télémédecine via Skype révolutionne l’accès aux soins dans les villages

    La start-up Sehat Kahani (« l’histoire de la santé » en ourdou), co-fondée à Karachi par le Dr. Sara Saeed Khurram (P.-D.G), a récemment déployé un service de télémédecine via Skype pour permettre aux habitants des villages pakistanais d’obtenir à très bas prix des conseils médicaux à distance et aux femmes médecins de continuer à exercer leur métier après leur mariage, rapporte l’AFP dans une dépêche publiée en mars 2018.

    La télémédecine : un grand progrès pour les femmes médecins pakistanaises

    Les femmes médecins situées à plus de 1 500 kilomètres au sud du port de Karachi, la plus grande ville du Pakistan, voient généralement leurs carrières gelées lorsqu’elles se marient et deviennent mères.

    « Un énorme gâchis »

    Seules 17 % des diplômées en médecine exercent alors qu’elles composent 70 % des promotions, indique à l’AFP le Pr. Javed Akram, directeur-adjoint de l’Institut pakistanais des sciences médicales (PIMS) à Islamabad. Par ailleurs, chaque aspirant médecin coûte environ 7 400 euros par an aux pouvoirs publics et les dépenses dans le secteur de la santé ne représentaient qu’entre 0,5 et 0,8 % du PIB du Pakistan au cours de la dernière décennie.

    « C’est un énorme gâchis », regrette-t-il, déplorant que les femmes finissent par utiliser leur diplôme de médecine « pour se marier » (AFP). « Les hommes préfèrent avoir des médecins comme épouses plutôt que des réceptionnistes ou des coiffeuses. »

    Objectif : ramener à l’emploi les femmes médecins mariées

    Raheel Tanvir, un représentant de la start-up Sehat Kahani à la clinique de Bhosa Mansehra, un village isolé de la province du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest du Pakistan), affirme qu’environ 80 % des femmes médecins quittent la profession après leur mariage. « L’objectif [de notre projet] était de ramener à l’emploi des femmes médecins qui avaient quitté la profession en raison de leur mariage ou de leur vie de famille. »

    Continuer à exercer tout en s’occupant de sa famille

    La télémédecine est une solution très intéressante au Pakistan, en particulier dans ces villages isolés, où les femmes doivent marcher plusieurs kilomètres pour aller chercher de l’eau et où les coupures de courant peuvent durer plusieurs heures par jour.

    Habitante de Karachi, le Dr. Benish Ehsan explique à l’AFP que les consultations en ligne donnent du pouvoir aux mères au foyer qui sont également médecins, comme elle. « Cela nous convient, nous n’avons pas besoin [de nous déplacer] et pouvons continuer à pratiquer [même en étant] assises à la maison, se réjouit-elle. [Ainsi,] nous pouvons profiter de notre vie de famille tout en prenant soin de nos patients. »

    Quatorze e-cliniques Sehat Kahani ont été déployées dans le pays

    La clinique de Bhosa fonctionne de manière physique et numérique. Une infirmière examine le patient sur place puis envoie toutes les informations au médecin, qui consulte ensuite le patient via Skype avant d’établir un diagnostic.

    Une offre de soins peu coûteuse

    La consultation est peu coûteuse. L’AFP cite en exemple un père qui n’a déboursé que 100 roupies (70 centimes d’euro ; 87 centimes USD) pour soigner son fils, la plupart des frais étant pris en charge par des donateurs.

    La clinique de Bhosa a ouvert ses portes en septembre 2017 et depuis, des centaines de patients y sont venus chaque mois, ce qui démontre que le pays a besoin des compétences des femmes médecins.

    E-ilaj : les cliniques numériques développées par le gouvernement

    Quatorze cliniques Sehat Kahani ont été déployées dans l’ensemble du pays. Le gouvernement local fait lui aussi des efforts pour développer le numérique dans le secteur de la santé. Il a récemment mis en place un centre e-ilaj, une clinique d’e-traitement, dans un village appelé « Bilahi », avec des projets d’expansion dans d’autres zones reculées du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest).

    Raheel Tanvir précise que le gouvernement travaille avec un fournisseur internet local pour que des conseils médicaux en ligne puisse être accessibles à une quinzaine de villages, soit une population de plus de 27 000 personnes vivant dans une zone rurale où les médecins sont peu nombreux.

    Plus de 50 000 patients traités en cinq ans

    Au cours des cinq dernières années, plus de 50 000 patients ont été traités dans des e-ilaj situés dans les provinces du Pendjab (est), du Sindh (sud) et du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest) ainsi que dans un village reculé au nord d’Islamabad, affirme le Dr. Rasheed, basée à Islamabad.

    Des équipements modernes

    Plus avancé technologiquement que les centres de soins classiques, l’e-ilaj permet au Dr. Rasheed de voir en temps réel des examens réalisés par une infirmière.

    « Ce système avec des équipements modernes aide [vraiment les gens] », se félicite Mian Badar Jan, un cadre de la clinique de Bilahi.

    Une machine à ultrasons a par exemple été installée au sein de l’établissement, permettant de limiter le nombre de fausses couches. Un équipement crucial dans un pays à très forte fécondité, qui connaît l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés du monde, rappelle l’AFP.

  • Pakistan: Skype telemedicine service to better access to care in remote areas

    Sehat Kahani (« story of health » in Urdu) start-up, co-founded in Karachi by Dr. Sara Saeed Khurram (CEO), recently deployed a telemedicine service via Skype to enable residents of Pakistani villages to get remote medical advice at very low prices and to allow female doctors to continue practicing after their marriage, AFP reported in a story published in March 2018.

    Telemedicine: a big step forward for women doctors in Pakistan

    Career of women doctors located more than 1,500 kilometers to the south in the port of Karachi, Pakistan’s largest city, are often put on ice once they marry and become mothers.

    « A huge waste »

    Only 17% of medical graduates are working while 70% of the students enrolled at medical schools in Pakistan are women, said Prof. Javed Akram, vice chancellor of the Pakistan Institute of Medical Sciences (PIMS) in Islamabad, adding that each aspiring doctor costs about 7,400 euros per year to the public authorities and only 0.5-0.8% of Pakistan’s GDP has been spent on the health sector in the past decade.

    « It’s a huge waste, » he said (AFP), lamenting that women end up using their medical degree « to get married. » « Men prefer to have doctors as wives rather than receptionists or hair stylists. »

    Goal: To bring married women doctors back to work

    Raheel Tanvir, a Sehat Kahani representative at the clinic in Bhosa Mansehra Clinic, an isolated village in Khyber-Pakhtunkhwa province (northwestern Pakistan), says about 80% of women doctors quit the profession after they get married. « The goal [of our project] was to bring back those female doctors who had left the profession because of their marriage or family life. »

    To continue to practice while caring for their families

    Telemedicine is an interesting progress in Pakistan, especially in remote areas, where women have to walk for miles to fetch water from a spring and power cuts can last up to several hours a day.

    Dr Benish Ehsan, a resident of Karachi, told AFP that Sehat Kahani’s program is empowering for stay-at-home mothers who also happen to be doctors, like her. « It suits us, we don’t need to go outside and can continue our practice even sitting at home, » she said. « We are enjoying our family life and can also take care of patients. »

    Fourteen Sehat Kahani e-clinic have been deployed in the country

    The clinic in Bhosa operates as follows: a nurse examines the patient in the center and sends all the information to the doctor, who then consults with the patient via Skype before making a diagnosis.

    An healthcare service very cheap

    Consultation is cheap. AFP gave an example with a father who only paid 100 rupees (70 euro cents; 87 US cents) to care for his son, most of the costs being borne by donors.

    The Bhosa Clinic opened in September 2017 and since then hundreds of patients have come every month, demonstrating the need for the female doctors’ skills.

    E-ilaj: Digital clinics developed by the government

    Fourteen Sehat Kahani clinics have been deployed across the country. Local government is also making efforts to develop digital technology in the healthcare sector. He recently set up an e-ilaj center, or e-treatment center, in a village called « Bilahi », with plans to expand in other remote areas of Khyber-Pakhtunkhwa.

    Raheel Tanvir said the government initiative works with a local internet provider to bring online medical advice to about 15 villages, with a population of more than 27,000 people in a rural area where doctors are few.

    More than 50,000 patients treated in five years

    In the last five years, more than 50,000 patients have been treated in e-ilaj clinics in the provinces of Punjab (east of Pakistan), Sindh (south), Khyber-Pakhtunkhwa (north-west), as well in a remote village in the Margalla Hills bordering Islamabad, said Dr Rasheed, based in Islamabad.

    Modern facilities

    More technologically advanced, the e-ilaj allows Dr Rasheed to see real-time exams done by a nurse.

    « This system with modern facilities is helping [people], » told AFP Mian Badar Jan, an official in the Bilahi clinic.

    For example, an ultrasound machine has been installed in the center, which reduce the number of miscarriages. This is an important device in a country with high fertility rates, which has one of the world’s highest infant mortality rates, AFP said.

  • Pour 58 % des médecins, les App bénéficient à la santé des patients (Baromètre du médecin connecté)

    A l’occasion du salon PharmagoraPlus, les 7 et 8 avril 2018, Direct Medica, Le Moniteur des pharmacies et Medappcare ont dévoilé les résultats du 5e Baromètre du Pharmacien connecté tandis que  Medappcare et le groupe Global Media Santé (Egora) ont diffusé ceux du Baromètre du Médecin connecté.

    Les principaux résultats de ces études croisées visant à connaître la perception par les professionnels de la santé connectée sont qu’à peu près la moitié des pharmaciens et des médecins estime que les applications mobiles de santé apportent un bénéfice pour la santé de leurs patients. Un tiers d’entre eux se déclare même prêt à les recommander auprès de leur patientèle.

    Le baromètre consacré aux applications mobiles de santé est composé d’une étude sur les pharmaciens et d’une étude sur les médecins. Le sondage a été réalisée par Internet sur un échantillon représentatif de 200 pharmaciens d’officine en France et de 235 médecins.

    Applications mobiles de santé

    Plus de trois quarts des pharmaciens (78%) et plus de la moitié des médecins (58%) sont prêts à utiliser une tablette tactile lors de leur rendez-vous patients. De même, le téléchargement d’applications de santé à usage professionnel est bien ancré chez les médecins (74%) et chez les pharmaciens (60%), avec  une augmentation notable (+ 5 points) observée chez ces derniers par rapport à 2017.

    A peu près la moitié des pharmaciens (46,5%) et des médecins (58%) qui ont été interrogés estiment que les applications mobiles de santé apportent un bénéfice pour la santé de leurs patients. Un tiers environ des pharmaciens (28%) et des médecins (33%) se déclarent même prêts à les recommander auprès de leur patientèle.

    Mais étant donné le nombre grandissant d’applications mobiles à télécharger sur les stores, les professionnels de santé disent ne pas savoir précisément lesquelles conseiller. C’est pourquoi, les professionnels de santé se montrent favorables à l’évaluation des applications mobiles par des organismes indépendants pour 58% des pharmaciens et 54% des médecins afin d’être en mesure de davantage les recommander.

    Pour ceux qui en ont déjà recommandé, ils disent avoir été incités à le faire par des institutionnels – Ordre, syndicats, association de patients  – à 26 %, des laboratoires pharmaceutiques à 16 %, par un article paru dans la presse à 16% ou encore par une entreprise spécialisée dans les Applis à 10 %.

    Sécurisation des données

    Les Baromètres montrent un niveau de confiance relativement faible concernant l’enjeu très fort lié à la sécurisation des données de santé (seuls 13 % des professionnels ont une grande confiance). Mais pharmaciens et médecins se montrent plutôt enclin à utiliser les données patients, à respectivement 56% et 58%. Et, 61% des médecins et 33 % des pharmaciens favorables à leur utilisation voient un intérêt dans l’amélioration de l’observance.

  • L’appli « Toi Même » de l’Institut Pasteur contribue à la lutte contre les troubles bipolaires

    L’Institut Pasteur a annoncé le 5 avril 2018 le lancement d’une étude clinique visant à valider la pertinence de l’utilisation de son application « Toi Même » dans la pratique clinique quotidienne après de personnes souffrant de troubles de l’humeur.

    Cet outil est issu d’une recherche clinique sur des personnes présentant un trouble de l’humeur, et représente une solution innovante et non invasive de mesure de paramètres pertinents concernant les variations comportementales, émotionnelles et cognitives grâce aux capteurs de smartphone.

    Détecter des micro-variations d’humeur imperceptibles sans outil numérique de suivi

    Les chercheurs de l’unité Perception et mémoire de l’Institut Pasteur, dirigée par Pierre-Marie Lledo, directeur de recherche CNRS, ont développé le système Toi Même© qui adossé à une application mobile permet de mesurer les micro-variations de l’humeur en temps réel chez un individu.

    Les chercheurs en charge du développement de l’outil ont bénéficié d’une aide financière d’AG2R La Mondiale et du Laboratoire d’Excellence Revive.

    Collecte silencieuse de données au service d’un suivi dans le temps

    Le suivi possible par « Toi Même » nécessite l’implication de l’utilisateur lorsqu’il s’agit de lui faire remplir des tests d’évaluation de son humeur et de l’évolution de son comportement. Cette méthode traditionnelle de suivi, qui s’apparente à des entretiens cliniques, n’est pas dénuée de biais et ne permet pas un suivi rapproché et basé sur des paramètres précis.

    En outre de cette collecte traditionnelle de donnée, « Toi Même » collecte en parallèle, sans intervention de l’utilisateur, des données renseignant sur son activité physique et sociale, grâce aux capteurs d’un smartphone. Les données sont recueillies en temps réel et peuvent être facilement transmises, traitées et stockées afin d’identifier des changements de comportements et d’humeur.

    Le stockage et l’analyse des données permet une évaluation de la maladie qui s’inscrit dans le temps.

    Pour le patient, la disponibilité des données lui permettra de mieux comprendre sa maladie, mieux se connaître et au final d’être davantage acteur de son traitement.

    Une étude clinique rendue possible grâce à la DSI et le Centre de recherche translationnelle de l’Institut

    Le 2 avril 2018, l’équipe a lancé une étude clinique pour valider la faisabilité et tester la pertinence de cet outil dans le suivi des patients souffrant de troubles de l’humeur.

    À terme, l’étude permettra de disposer de mesures objectives qui aideront à :

    • préciser les diagnostics ;
    • mieux connaître les facteurs prédictifs de réponses aux traitements ;
    • mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques qui sous-tendent ces troubles.

    Les chercheurs espèrent, grâce à une collaboration multidisciplinaire regroupant cliniciens, ingénieurs, bio-informaticiens et épidémiologistes, reposant sur les outils hautement technologiques, arriver à développer des algorithmes prédictifs de la nature dynamique des troubles identifiés. Une façon de prévoir les risques de rechute ou de réponses partielles au traitement.

  • Appel à projet : création d’outils numériques pour le maintien à domicile de personnes fragilisées

    La région Centre-Val de Loire, avec le Fonds Européen de Développement Régional, lance un appel à projet « e-santé 2 2017-2018 » : « Expérimentations liées au maintien à domicile des personnes fragilisées ».

    Il vise à soutenir :
    • des expérimentations d’outils numériques facilitant le maintien à domicile des personnes fragilisées (maladies chroniques, personnes âgées, personnes handicapées) ;
    • la création d’outils numériques régionaux mutualisés au service de la communauté de santé et de la formation à distance en santé ;
    • l’animation des acteurs à l’échelle régionale pour garantir la cohérence de l’action publique en e-santé.

    Date limite dépôt des dossiers : lundi 30 avril 2018 auprès de maria.marques@regioncentre.fr

    L’appel à projets poursuit les objectifs stratégiques suivants :

    • expérimenter des solutions matérielles et logicielles permettant le maintien à domicile des patients affectés par la perte d’autonomie (maladies chroniques, personnes âgées, personnes handicapées);
    • impliquer des professionnels de santé à travers des solutions innovantes de maintien à domicile ;
    • garantir une offre de service en tout point du territoire, notamment dans les territoires ruraux.

    Dans cette perspective, les projets soutenus porteront notamment sur les thématiques suivantes :

    • rupture de l’isolement et sa prévention dans un objectif de renforcement du lien social ;
    • aménagement de l’habitat pour un maintien à domicile optimisé;
    • e-autonomie (prévention primaire et secondaire) ;
    • bien-être et confort des aidants et des professionnels intervenant au domicile de personnes en perte d’autonomie ;
    • coordination des aidants et des professionnels de santé, notamment sur les territoires touchés par la désertification médicale.

    Son notamment concernés les collectivités et leurs groupements, les établissements ou structures de santé, les GCS, le GIP, les établissements de formation, les professionnels de santé, les associations, les TPE-PME, etc.

    Évaluation des projets

    Les projets seront évalués sur leur impact en termes de reproductibilité et de potentiel de diffusion, leur aspect novateur, le degré de mobilisation des acteurs de santé et la qualité/complétude des partenariats. Les aspects organisationnels garantissant la qualité du pilotage, de la mise en oeuvre et du suivi du projet constitueront également des critères importants. La Région sera particulièrement attentive aux collaborations, cotraitances ou partenariats développés.

    Les projets reçus seront analysés par la région Centre-Val de Loire, l’Etat (Direccte, secrétaire général pour les affaires régionales, ARS), et le GIP Recia.

    Les demandes d’aide doivent être déposées avant le 30 avril 2018. Le comité de sélection se réunira entre mai et octobre 2018.

    Le budget total alloué pour cet appel à projets est de 1 200 000 €.

  • L’appli de télémédecine Babylon bientôt accessible aux utilisateurs du réseau WeChat (Chine)

    Babylon Health, une start-up britannique de santé numérique qui utilise des algorithmes basés sur l’IA pour établir des diagnostics à distance, a signé début avril 2018 un accord avec le géant chinois de l’internet Tencent afin de proposer sa technologie sur WeChat, le service de messagerie du groupe, réseau social le plus populaire de Chine.

    L’accord permettra aux utilisateurs de WeChat de communiquer leurs symptômes à l’application de Babylon, qui leur enverra ensuite des conseils médicaux. Cette alliance va permettre à l’entreprise britannique de pénétrer plus facilement l’immense marché chinois.

    Tencent et Babylon n’ont pas révélé les détails financiers du partenariat.

    Confidentialité des données de santé : des réglementations moins strictes en Chine

    La méfiance du NHS vis-à-vis de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur de la santé pourrait être l’une des raisons pour lesquelles Babylon Health recherche des opportunités à l’étranger, selon le Financial Times.

    Sam Smith, coordinateur de campagne à medConfidential, une organisation qui milite pour le respect de la confidentialité des informations des patients, a déclaré que l’entreprise britannique devrait en effet être mieux accueillie dans les pays avec des services de santé et des règlements moins développés qu’en Europe.

    De son côté, Tencent a déjà investi dans WeDoctor, un fournisseur chinois de soins en ligne, mais a déclaré que Babylon était un « leader dans cette technologie ».

    Babylon cherche à développer ses partenariats internationaux

    Il s’agit du deuxième contrat international établi par Babylon Health au cours des deux derniers mois, le premier ayant été signé en mars avec le ministère de la Santé de l’Arabie saoudite.

    Babylon Health comptabilise actuellement plus d’1,4 million d’utilisateurs, qui peuvent bénéficier de consultations vidéo payantes et d’un vérificateur de symptômes automatisé gratuit. Près de la moitié d’entre eux sont basés au Royaume-Uni, les autres étant répartis entre le Rwanda et l’Irlande.

    IA médicale : les médecins britanniques restent prudents

    Le directeur général de Babylon Health, Ali Parsa, a tenté de nouer des partenariats avec de grandes entreprises high tech britannique et des services de santé publique comme le NHS du Royaume-Uni.

    Un premier puis un deuxième essai ont été mis en place pour permettre à environ 1 million de Londoniens de tester l’application. Mais, le dispositif n’a pas dépassé le mode expérimental en raison des critiques exprimées par certains médecins, avançant que Babylon Health « sélectionnerait » les patients les plus faciles à gérer et que l’application pourrait s’avérer dangereuse d’un point de vue éthique ou renforcer la pression exercée sur le système de santé publique.

    La sécurité des données posent question

    Daniel Ray, directeur « Data Science » du NHS Digital, a déclaré au Financial Times que l’utilisation de l’IA dans le domaine de la santé offrait d’énormes possibilités, mais soulevait aussi des questions sur la sécurité et la confidentialité des informations des patients. En conséquence, le NHS a lancé un groupe de travail pour discuter de la réglementation à adopter concernant l’usage de l’intelligence artificielle dans le domaine médical.

    Les médecins britanniques s’interrogent également sur l’efficacité des outils de diagnostic créés par Babylon Health. Selon eux, les algorithmes d’IA conçus pour apprendre par eux-mêmes à partir de l’analyse de données historiques présenteraient quelques défaillances.

    Babylon Health rappelle être classé parmi les « fabricant d’appareils médicaux de classe 1 » selon les règles établies par l’Autorité de réglementation des médicaments et des produits de santé du Royaume-Uni. Cependant, Margaret McCartney, médecin généraliste et rédactrice dans le domaine de la santé, a déclaré que les normes existantes n’étaient pas adaptées aux systèmes basés sur l’intelligence artificielle (Financial Times).

    Ce nouveau contrat avec Tencent va permettre à Babylon Health d’expérimenter sa technologie à grande échelle et d’envisager des ajustements en fonction des retours des utilisateurs.

  • Babylon Health’s telemedicine app soon available to WeChat users in China

    Babylon Health, a British digital health start-up that uses AI-based algorithms to assess illness, signed an agreement in early April 2018 with the Chinese internet giant Tencent to offer its technology on WeChat, the group’s social messaging platform, very popular in China.

    The deal will give WeChat’s almost 1 billion users the ability to send medical symptoms to Babylon’s app, which will send back healthcare advice. This alliance will propel the British company into the huge Chinese market.

    Tencent and Babylon did not disclose the financial terms of the licensing agreement.

    Health data privacy: less resistance in China

    According to the Financial Times, the challenges with the NHS – which is quite worried about the use of artificial intelligence (AI) in the health sector – could be the reason why Babylon is looking for opportunities abroad.

    Sam Smith, a campaign co-ordinator at medConfidential, a health data privacy advocacy group that campaigns the implementation of data protection law, said the UK company should experience less resistance in countries with less developed health services and regulations.

    Tencent has invested in WeDoctor, a Chinese online healthcare provider, but said Babylon was a « leader in this technology. »

    Babylon seeks to develop its international partnerships

    It is the second international agreement established by Babylon in the past two months, the first having been signed in March 2018 with Saudi Arabia’s Ministry of Health.

    Babylon has currently more than 1.4 million users, who can benefit from paid-for video consultations and free automated symptom-checker. Nearly half of its users are based in the United Kingdom, with the  remainder spread across Rwanda and Ireland.

    Medical IA: British doctors are skeptical

    Ali Parsa, Babylon’s chief executive, has tried to make partnerships with British large tech companies and public health services like the UK’s NHS.

    The company agreed a first and a second trial with the NHS in November 2017 to allow about 1 million Londoners to test the application. But, it didn’t go further because of the criticism of some doctors, arguing that Babylon is “cherry-picking” the easiest patients and the app could could be unsafe from an ethical point of view, or increase pressure on the public health system.

    Data security is the main concern

    Daniel Ray, director of data science for NHS Digita, told the Financial Times that the use of artificial intelligence in healthcare offered enormous opportunities; but also raised questions about data privacy and accountability. As a result, the NHS has launched a working group to discuss regulation for AI.

    British doctors have also been questioning the effectiveness of Babylon’s diagnostic tools, pointing to biases in AI algorithms that learn from historic data sets to predict future patterns.

    Babylon says that it is registered as a so-called “class 1 medical device manufacturer” under rules set by the UK’s Medicines and Healthcare Products Regulatory Authority. But Margaret McCartney, a GP and healthcare writer, said existing standards are ill-equipped to analyze artificial intelligence (Financial Times).

    This new partnership with Tencent will allow Babylon to experiment its technology on a large scale and to consider adjustments based on user feedback.

  • Quels dispositifs d’aide aux patients asthmatiques en cas de crise aiguë et quel suivi ?

    A quelques semaines de la Journée mondiale de l’asthme (1er mai 2018), les principaux acteurs de la communauté des pneumologues (Société de Pneumologie de langue française (SPLF), la Fédération française de Pneumologie, la Fondation du souffle), les urgentistes (représentés à travers la Société Française de Médecine d’Urgence) et l’Association Asthme Allergies organisaient une conférence de presse le mardi 10 avril 2018 à la Maison du Poumon (Paris) pour sensibiliser le grand public, les professionnels de santé et les patients aux enjeux de la prise en charge de l’asthme aux urgences et en urgence.

    La conférence de presse réunissait Dr. Patrick Plaisance, Chef du Service Accueil et Traitement des Urgences -SATU- à l’Hôpital Lariboisière ; Laurence Meyer, Maman de David, décédé à la suite d’une crise d’asthme et Présidente de l’association Dove, qui a notamment présenté une nouvelle application lancée à l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme permettant de géolocaliser tous les services d’Urgences à travers toute le France pour prendre en charge les crises d’asthme ; Pr Nicolas Roche, Président de la Société de Pneumologie de Langue Française, Service de Pneumologie et Soins intensifs Respiratoires à l’Hôpital Cochin, AP-HP ;  et Dr. Gilles Mangiapan, pneumologue au CHI de Créteil et auteur d’un rapport SPLF sur Asthme et Urgences.

    Les intervenants ont évoqué les symptômes d’une crise d’asthme aiguë, les modes de prise en charge de l’asthme aux urgences en France, les études publiées sur le sujet et les plateformes et technologies innovantes développées pour éduquer les patients et sensibiliser les professionnels de santé aux enjeux d’une prise en charge optimale de la maladie.

    La crise d’asthme aiguë, une urgence vitale

    L’asthme est une maladie respiratoire chronique due à une inflammation permanente des bronches, qui se manifeste par des crises. Elle concerne 4 millions de personnes en France. L’asthme aigu grave est une crise inhabituellement intense susceptible de mettre la vie du malade en danger. Tous les asthmatiques, quelque soit le degré de sévérité de leur asthme, y sont confrontés à un moment de leur vie. « La crisme d’asthme aiguë est une urgence vitale. Tout retard de traitement majore le risque de décès de minutes en minutes« , rappelle Laurence Meyer, dont le fils, David est décédé des suites d’une crise aiguë à l’âge de 27 ans.

    Ces crises représentent 200 000 passages aux urgences et sont responsables d’au moins 100 000 hospitalisations, dont 35 000 concernent des enfants. En 2018, 900 personnes ont succombé à une crise d’asthme aiguë. Les facteurs explicatifs de ce taux anormalement élevé sont de plusieurs ordres : 

    Avant l’admission aux urgences : banalisation et minoration des symptômes ; sous-diagnostic de la part du médecin consulté ; retard au traitement et de réaction et inobservance (50% des malades sont inobservants), tentative de se rendre aux urgences personnellement, « constituent les principaux facteurs déclenchants d’un engrenage dont l’issue peut être fatale » rappellent les intervenants.

    Pendant la prise en charge aux urgences : le patient doit recevoir un traitement adapté et repartir avec un traitement de « fond » (pour prévenir les risques de récidive) et des corticoïdes oraux, « une prescription qui fait souvent défaut », selon le Dr. Gilles Mangiapan, pneumologue au CHI de Créteil.

    Après la sortie des urgences : les patients ne sont pas toujours orientés vers une consultation spécialisée. « Des dispositifs de suivi existent déjà dans de nombreux centres hospitaliers mais beaucoup restent à améliorer ».

    ERASME : Mobiliser les expertises des urgentistes et des pneumologues pour le bénéfice des patients

    • Erasme – Une étude proposant des solutions concrètes de suivi entre les services d’Urgences, les pneumologues et les professionnels de santé

    Les auteurs : la Société française de médecine d’urgence, en liaison avec la Société de pneumologie de langue française et la Fédération française de pneumologie, s’est mobilisée autour du projet ERASME. Cette étude multicentrique nationale a suivi 320 patients, sur une période de 10 mois, allant de septembre 2016 à juin 2017, dans 28 centres en France (CHU-CHR).

    Le principe : dans les services d’urgence, des patients préalablement identifiés ont renseigné un questionnaire détaillé pour vérifier la manière dont ils géraient – ou pas – leur asthme. Ils se sont vus proposer un suivi téléphonique de 6 mois. Les appels étaient initiés par des infirmières formées, qui délivraient aux patients des conseils de gestion de leur maladie, 15 jours, 1 mois, 3 mois et 6 mois après leur sortie d’hospitalisation.

    Les résultats (à paraître prochainement) : le taux de re-consultation aux Urgences des patients asthmatiques est inférieur à 10% en six mois. Ils consultent à nouveau leur généraliste ou leur pneumologue dans 75% des cas. Ils se sont dits satisfaits des conseils prodigués par téléphone. 

    • Quels enseignements tirer de l’étude ERASME ?

    La mise en place d’une consultation spécialisée : à l’issue de l’hospitalisation, le patient doit se voir proposer un rendez-vous avec un pneumologue pour l’intégrer dans un circuit pneumologique. Si le principe existe dans certains hôpitaux, il convient de le mettre en place dans les autres.

    L’éducation thérapeutique : le malade asthmatique est souvent inobservant. L’éducation thérapeutique doit permettre d’acquérir ou de maintenir les compétences lui permettant de vivre avec sa maladie chronique et de reconnaître les signes de gravité d’une crise et à la gérer dans l’attente des secours.

    La mise en oeuvre d’un dispositif opérationnel : l’objectif à terme est « de mettre en place un véritable réseau de professionnels – médecins généralistes, urgentistes, pneumologues, personnels d’éducation thérapeutique – et de sensibiliser les patients à ces nouvelles possibilités de prise en charge pérenne ».

    • L’exemple du CHU de Tours – « Pionnier dans la mise en oeuvre de passerelles pour le suivi des patients asthmatiques dans le cadre d’un projet d’éducation thérapeutique »

    Les services d’Urgences et de pneumologie du CHU de Tours entretiennent des liens étroits. Le CHU applique les principes édictés par le projet Erasme : 

    – Entretien d’une heure avec le patient avant sa sortie des Urgences, via un questionnaire ad hoc ;
    – A l’issue de cet échange, le patient est suivi et orienté vers l’Ecole de l’asthme où il bénéficiera de plusieurs séances d’éducation thérapeutique, en vue de lui permettre d’être « autonome » ;

    Des dispositifs d’éducation thérapeutique des professionnels de santé et patients

    Plus de 50% des patients commettent au moins une erreur d’utilisation de leur inhalateur et 10%, une « erreur grave », qui peuvent compromettre l’efficace de leur traitement ; 25% des patients ne sont pas formés à l’usage des inhalateurs.

    • Zéphir, un outil pour l’éducation thérapeutique à destination des professionnels de santé

    Le guide Zéphir est un outil d’éducation thérapeutique à destination des professionnels de santé. Il s’agit d’un annuaire qui recense les différents types de dispositifs thérapeutiques classés par indications, classes thérapeutiques, DCI. Le guide est enrichi de vidéos de démonstration de l’utilisation des traitements inhalés de l’asthme, réalisées sous l’égide de la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF).

    • Forminhal, un outil pour l’éducation thérapeutique à destination des patients

    A l’initiative du Professeur Mathieu Molimard (service de pharmacologie Médicale du CHU de Bordeaux – Université de Bordeaux – Inserm CR12219), le site internet Forminhal propose des vidéos de « formation aux bons usages des inhalateurs » à destination des patients asthmatiques et de leurs proches et des vidéos à l’usage des professionnels de santé pour « détecter les erreurs d’inhalation des patients ».

    • Des écoles d’asthme proposent des formations de groupe ou individuelles

    Les écoles d’asthme ont été créées par l’Association Asthme & Allergies pour aider les malades via l’éducation thérapeutique. Elles ont obtenu l’agrément des agences régionales de santé (ARS). On dénombre aujourd’hui 98 écoles d’asthme réparties sur l’ensemble du territoire français. Dans chacune d’elles, des outils d’éducation permettent à des éducateurs – infimiers(ères), psychologues, kinésithérapeutes – de proposer des approches pédagogiques adaptées à des modules en groupes ou à des séances individuelles. 

    Informer, conseiller, orienter le patient asthmatique 

    • Sophia, le service d’accompagnement des maladies chroniques à l’Assurance Maladie

    Le service Sophia de l’Assurance Maladie aide les patients asthmatiques à mieux connaître leur maladie et adapter leurs habitudes dans le but d’améliorer leurs conditions de vie et prévenir les risques de complication. Sans se substituer aux recommendations des médecins, Sophia propose un soutien, des informations et des conseils personnalisés. Le service permet également le partage d’expérience des patients et des professionnels de santé. La seule inscription, sur le site de l’assurance maladie (www.ameli.fr) permet de bénéficier de l’accompagnement spécialisé (également accessible aux patients diabétiques).

    • Une application mobile : Asthme Agir

    Pour rappeler aux asthmatiques les mesures à engager en cas d’urgence et les cinq règles à suivre, Laurence Meyer à développé une carte et une application mobile, « Asthme agir ». Cette dernière recense les règles à suivre en cas de crise d’asthme et va prochainement s’enrichir du référencement et de la géolocalisation des centres d’Urgences sur le territoire. Cet outil s’adresse à tous types de patients asthmatique et notamment aux adolescents, qui utilisent les applications mais sont souvent inobservants, ce qui les classe dans les populations à risque. L’application est téléchargeable sur l’Appstore et Googleplay.

    • Dove United, une association pour aider la recherche médicale

    Laurence Meyer a par ailleurs créé l’association DOVE United, une association de type loi 1901 de bénévoles à but non lucratif, qui vise à lever des fonds pour financer des projets dans la recherche médicale. L’association recherche actuellement des bénévoles.