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  • « Les acteurs de la santé peuvent bénéficier de la recherche médicale spatiale » (CNES et Lyonbiopôle)

    « Permettre aux acteurs de la santé « terrestre » de bénéficier des résultats de la recherche médicale spatiale, mais aussi d’imaginer des passerelles réciproques », tel est l’enjeu de la collaboration entre Lyonbiopôle, pôle de compétitivité santé basé à Lyon, et le Centre national d’études spatiales (CNES), entérinée le 29 mars 2018 à l’occasion d’une première journée de réflexion commune.

    H&TI s’est entretenu avec Christophe Cizeron, président de Lyonbiopôle et Gilles Rabin, économiste en Chef du CNES.

    L’objectif du partenariat est triple, rappellent-ils :
    • faire émerger de nouveaux services en accompagnant les acteurs de la santé dans l’appropriation des solutions spatiales ;
    • favoriser le développement de co-innovations répondant à la fois aux besoins de l’exploration spatiale habitée et aux besoins médicaux terrestres ;
    • identifier, au sein de notre écosystème, des innovations indispensables pour permettre à l’homme d’être un habitant de long terme dans l’espace et capitaliser sur ces solutions développées pour le spatial pour répondre à des besoins médicaux terrestres.

    Votre partenariat part du principe que les études spatiales peuvent accompagner le développement de solutions en santé mais aussi que les start-ups en e-santé de Lyonbiopôle sont susceptibles d’apporter des solutions au CNES. Pouvez-vous nous en dire plus ?

    Gilles Rabin, économiste en chef au CNES : Les questions de santé ont toujours fait partie des préoccupations du spatial et inversement : d’abord parce que quand on envoie un homme dans l’espace, on veut qu’il soit en bonne santé, qu’il le reste pendant son séjour et après son retour.

    Ensuite, on a toujours monitorisé les variables du corps humain des astronautes. On sait en direct si leur cœur bat trop fort, s’ils suent, etc. Récemment Thomas Pesquet a aussi montré au grand public qu’il réalisait lui-même depuis la station spatiale des échographies quotidiennes qu’il envoyait aux médecins des équipes santé du MEDES (Institut de médecine et de physiologie spatiale), l’une des filiales du CNES. Il existe donc depuis longtemps une télémédecine de l’espace, du télédiagnostic, des transmissions de données médicales. Il est intéressant de voir comment notre expérience peut aider au développement de la télémédecine terrestre. 

    Enfin, quand on envoie des astronautes dans l’espace pendant plusieurs mois, il peut survenir une rage de dent, des problèmes de cœur et bien entendu des problèmes psychologiques, c’est ce à quoi se consacrent les professionnels du MEDES, qui étaient présents lors de cette journée d’échange. Ils peuvent bénéficier de l’expérience et de l’expertise des starts-ups de la e-santé de Lyonbiopôle.

    Christophe Cizeron, Président de Lyonbiopôle : Déployer un partenariat avec le CNES sur le développement d’applications médicales s’inscrit dans la mission fondamentale du pôle de mise en relation d’acteurs complémentaires et de promotion de l’innovation en santé. L’écosystème de Lyonbiopôle a beaucoup à partager avec celui de CNES. Il s’agit non seulement de permettre aux acteurs de la santé « terrestre » de bénéficier des résultats de la recherche médicale spatiale, mais aussi d’imaginer des passerelles réciproques.

    La puissance de la révolution numérique bouleverse le domaine de la santé : médecine personnalisée, nanotechnologies, Big Data, connexion numérique des territoires … Autant de changements qui façonnent la médecine du futur. Le spatial pourrait accompagner par exemple la transformation numérique en santé, en contribuant à faciliter l’accès à une santé pour tous, accélérant la R&D et participant à l’amélioration de l’offre de soins. Les vols habités nécessitent également de relever d’autres défis en santé pour limiter les effets de la microgravité, du confinement et des radiations sur le corps humain. Les recherches et solutions dans ce domaine peuvent avoir des retombées pour des applications sur terre dans la lutte contre le vieillissement et de nombreuses pathologies !

    L’écosystème de Lyonbiopôle peut apporter son expertise au CNES. En effet, Lyon dispose par exemple d’un P4 (laboratoire de haute sécurité, ndlr), qui pourrait être utilisé dans le futur par le CNES pour l’analyse de micro-organismes très pathogènes suite au prélèvement d’échantillons lors d’expéditions lointaines, pourquoi pas de Mars ?

    Quelles solutions innovantes envisagez-vous ? A quelle échéance ? Avec quels moyens ?

    Rabin et C. Cizeron : Notre volonté est de développer une stratégie commune de développement d’applications médicales. L’objectif est triple : faire émerger de nouveaux services en accompagnant les acteurs de la santé dans l’appropriation des solutions spatiales, favoriser le développement de co-innovations répondant à la fois aux besoins de l’exploration spatiale habitée et aux besoins médicaux terrestres et enfin identifier, au sein de notre écosystème, des innovations indispensables pour permettre à l’homme d’être un habitant de long terme dans l’espace et capitaliser sur ces solutions développées pour le spatial pour répondre à des besoins médicaux terrestres.  

    Ce partenariat pourrait, dites-vous, aider à développer des stratégies médicales de lutte contre le vieillissement ?

    G. Rabin : Pourquoi pas. Les astronautes qui reviennent de mission ont subi un vieillissement accéléré et ils ont les muscles atrophiés. Les professionnels du MEDES les aident à se réhabituer à la terre, à la gravité, à se remuscler. Ils sont au final dans un état proche d’une personne qui sort de plusieurs mois passés dans un lit d’hôpital. Quels sont les technologies, les médicaments que l’on pourrait utiliser pour aider l’un et l’autre ? Nous pourrions partager nos réflexions et nos recherches. Au CNES nous avons avancé sur ces questions mais les traitements que nous utilisons ne sont que des tests. Il faut voir si on peut les étendre à grande échelle.

    Quid de la télémédecine ? En effet si c’est faisable dans le domaine spatial, pourquoi n’est-ce pas déjà développé sur terre ?

    Bien sûr que les outils que nous développons pour les IRM, les échographies dans l’espace peuvent servir sur terre pour une personne âgée au fin fond de la Bretagne mais plusieurs problèmes se posent et ce ne sont pas des problèmes technologiques. Il y a d’abord le coût mais aussi des questions pratiques et législatives : Qui peut exercer la télémédecine ? Quelle liaison entre le domicile et l’hôpital ? Quelles précautions faut-il prendre pour assurer la sécurisation et l’anonymisation des données transmises par satellite ou 5G ? etc.

    Le 29 mars 2018 vous avez participé à une première journée de réflexion. Quelles ont été les premières conclusions ?

    C. Cizeron : Cette journée marquait effectivement le lancement de notre partenariat stratégique avec le CNES. Les échanges très intéressants, organisés autour de trois tables rondes, ont permis de partager les visions sur l’usage des technologies spatiales en santé, sur la notion d’habitat sain dans un environnement hostile à propos des vols habités et sur le suivi de la santé des astronautes dans l’espace, plus particulièrement la synergie avec le vieillissement et la sédentarité.

    Les éclairages des intervenants du CNES et des entreprises du domaine de la santé ont permis de mettre en lumière de nombreuses possibilités de collaboration.

    Quelles ont été les réactions des participants : start-ups, PME et grands groupes issus des biotechnologies, du diagnostic et de la e-santé ?

    G. Rabin et C. Cizeron : L’ensemble des participants était assez enthousiaste. Cette rencontre est la première d’une série, dont la finalité est de favoriser les approches interdisciplinaires et l’émergence de solutions innovantes. Ce partenariat d’envergure traduit la capacité de Lyonbiopôle et des acteurs de l’écosystème santé Auvergne-Rhône-Alpes à jouer un rôle moteur face aux enjeux de structuration de l’innovation santé en France. Aucun contrat n’a été signé pour le moment, les différents acteurs apprennent à se connaître et vont voir ce qu’ils peuvent faire ensemble. 

    Vous préparez pour octobre 2018 à Lyon des tables-rondes dédiées à aux applications spatiales au service de la santé. Pouvez-vous en dire plus aux lecteurs de H&TI ?

    C. Cizeron : Nous organisons chaque année en octobre notre « Journée Collaborative ». Cet événement scientifique aborde des thématiques prospectives au travers de tables rondes, conférences plénières, pitchs d’entreprises et de projets innovants. En octobre 2018, nous comptons donc dédier au moins deux tables rondes aux thématiques Espace & Santé, le plus difficile restant de sélectionner deux thèmes compte tenu du nombre potentiel de sujets intéressants et de passerelles entre nos écosystèmes.

  • Roadshow « Cancer » : télésuivi, patient acteur de santé et big data, le 16 mai 2018 à Talence

    Ancré dans les territoires de la Nouvelle-Aquitaine, le roadshow proposé par l’Alliance Innovation Santé Nouvelle-Aquitaine (Allisna) se veut l’occasion de mettre en relation les acteurs régionaux du domaine du cancer. La troisième et dernière étape du roadshow Cancer se déroulera le mercredi 16 mai 2018 à Bordeaux. Elle sera particulièrement dédiée aux innovations : parcours de santé, télé-suivi, patient acteur de sa santé, médecine personnalisée, big data, etc.

    Les objectifs de ce roadshow sont multiples : 
    • mettre en relation des industriels, universitaires, chercheurs et cliniciens et étendre leurs opportunités de contacts suite au regroupement des territoires d’Aquitaine, du Limousin et de Poitou-Charentes ;
    • présenter une vitrine des compétences et du dynamisme des acteurs dans ce domaine stratégique pour la région :
    • développer les opportunités de collaboration et de business entre les acteurs de la Nouvelle-Aquitaine via des rencontres Networking.

    Inscriptions via le lien ci-contre.

    Programme

    8:30 – 09:30  : Accueil des participants

    9:30 – 10:00 : Allocution d’ouverture

    Françoise Jeanson – Conseillère régionale de la Nouvelle-Aquitaine déléguée à la santé et à la silver économie

    Christian Fillatreau – Président du cluster TIC Santé Nouvelle-Aquitaine

    10:00 – 10:30 : Conférence inaugurale

    Isabelle Durand-Zaleski : Directrice de l’URC ECO Ile-de-France (Unité de recherche clinique en économie de la santé)

    10:30 – 11:15 : 1ère session de pitchs : Parcours de santé/Télésuivi

    •  Laboratoire IMS (Intégration du Matériaux au Système), Bruno Vallespir, Bordeaux – Modélisation et coordination des parcours de soins – Modèle du cancer du sein.
    • Association « Croc and Move », Guy Marin, Bordeaux – Pilote santé, le parcours de santé de demain.
    • ARS et Réseau régional de cancérologie, Dr Martine Vivier-Darrigol, Bordeaux – Développement du dossier communiquant en cancérologie : objectifs et enjeux en Nouvelle-Aquitaine.
    • SANOFI, Sadek Krouri, OPTI’Soins : Accompagnement des patients sous chimiothérapie intraveineuse via une plateforme d’appel téléphonique.
    • NP Médical, Nicolas Pages, Bordeaux – Projet Satelia : projet d’innovation médical et organisationnel permettant la coordination et la personnalisation des soins.
    • CHU de Limoges, Caroline Gayot, Limoges – Onco-ICARE : télésurveillance à domicile des personnes âgées atteintes d’une néoplasie stabilisée (oncogériatrie à domicile).

    11:15 – 11:45 : Pause café

    11:45 – 12:00 : Retour d’expérience : eDom Santé – Dr Nathalie Quenel-Tueux, Oncologue de l’Institut Bergonié

    eDom Santé est une expérimentation qui cible le maintien à domicile des patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique avancé. Le but de cette étude est de s’adresser avant tout à des personnes isolées, fragiles et parfois âgées. Cette expérimentation permet une surveillance à distance de patientes grâce à une montre connectée, un outil de vidéoconférence et une tablette.

    12:00 – 12:45 : 2ème session de pitchs : Patient acteur de sa santé

    • LUCINE, Maryne Cotty-Eslous, Bordeaux – Dispositif qui mesure, analyse et soulage la douleur.
    • Institut Bergonié, Bertrand Liziard, Bordeaux – Projet TELE@PIT : télésurveillance, téléconsultation et télé expertise des patients porteurs de pompes intrathécales.
    • BMS, Projet VIK-e : vise à rompre l’isolement des enfants et adolescents hospitalisés en chambre stérile via un robot de télé-présence mobile leur permettant de maintenir un lien social.
    • ELIMAJE, Jean Godart, Poitiers – Colo Test : kit de diagnostic du cancer colorectal connecté avec le médecin.
    • Institut Bergonié, Dr Thomas Grellety, Bordeaux – Etude PRIORITY : attentes et priorités des patients âgés atteints de cancer pour un premier traitement médical. 
    • Groupe Vivalto Santé et Domicalis, Sandra Eclancher et Marie-Pascale Chague – Projet ChimiOrale : déploiement d’un parcours numérique de soins destiné à accompagner les patients avant et pendant les traitements de chimiothérapie orale.

    12:45 – 14:30 : Pause déjeuner

    14:30 – 15:15 : 3ème session de pitchs : Médecine personnalisée / Big Data

    • Roche, Frédéric Chassagnol – Projet PRM (Modèles de Remboursement Personnalisé) :  réflexion sur de nouveaux modèles de valorisation de traitements innovants.
    • Capionis, Sébastien Marque, Bordeaux – Caractérisation des parcours patients atteints d’une Leucémie Myéloide Chronique à partir des bases de données de l’assurance maladie.
    • Equipe MONC (modélisation mathématique pour l’oncologie) INRIA, Oliver Saut, Bordeaux – Projet aRCaDE (Radiomics for Cancer Diagnostic and Evaluation) : nouveaux outils d’intelligence artificielle couplés à l’imagerie médicale.
    • CHU Bordeaux/INSERM (U1219 – ERIAS), Dr Vianney Jouhet, Bordeaux – Entrepôt de données cliniques support à l’utilisation secondaire de données massives en cancérologie.
    • CIC 1401 / INSERM (U 1218 – Unité Action), Pr Simone Mathoulin-Pelissier – Multipli : projet pilote en cancérologie basé sur une analyse génomique de la tumeur dans le cadre du plan France Médecine Génomique 2025.
    • Onkologikoa Foundation, Ander Urrutikoetxea, San Sébastien (Espagne) – IMPETUS : An innovation ecosystem for value-based personalized medecine in cancer.

    15:15 – 15:30 : Actualités en Nouvelle-Aquitaine

    • Concours Innovation du Conseil régional Nouvelle-Aquitaine : rappel des modalités –  Carole Doucet – Cheffe du service Santé et Silver Économie du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine
    • Projet OncoSphère : structurer les forces en cancérologie de Nouvelle-Aquitaine  Pr Pierre Soubeyran – Directeur du SIRIC BRIO, Président de la Société Francophone d’Onco-Gériatrie

    15:30 – 16:00 : Pause café

    16:00 – 17:00 : Table ronde « Patient, éthique et protection des données de santé »

    Animateur : Pr Pierre Soubeyran – Directeur du SIRIC BRIO, Président de la Société Francophone d’Onco-Gériatrie

    Intervenants : 

    • Martine Rogério – Communauté de patients Asperon & Co
    • Dr Jacques Faucher : Médecin chercheur en bioéthique – Espace Bioéthique Aquitain
    • Pr Nicole Tubiana-Mathieu : Oncologue au CHU de Limoges
    • Silviane Darquy : Chargée de recherche INSERM

    17:00 – 17:45 : Conclusions

    • Gaël Champier – Président d’Invivolim
    • Luc Grislain – Président du GIPSO
    • Alain Rousset – Président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine

    Le programme complet est disponible via ce lien.

  • Etude : moniteurs d’activité et coaching à distance n’améliorent pas les capacités de marche (Jama)

    Des exercices à domicile avec un moniteur portable et un coaching téléphonique n’ont pas eu l’effet escompté chez des patients souffrant d’artérite des membres inférieurs. Leurs résultats au test de marche de 6 minutes ne s’étaient pas améliorés après 9 mois d’entrainement. Les résultats de ces travaux*, publiés le 24 avril 2018 dans le Jama, mettent en évidence les limites d’une intervention à distance pour modifier des comportements.

    Le coaching à distance pour développer l’exercice physique chez des malades

    Le cholestérol se dépose sur toutes les artères, pas seulement celles qui mènent au coeur. Quand des plaques commencent à diminuer l’apport de sang et d’oxygène dans les pieds, les jambes et les cuisses, cela signifie que la personne souffre d’une artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI). Cette pathologie, qui touche 3% de la population française, se manifeste surtout par des douleurs musculaires et une diminution du périmètre de marche. L’obstruction des artères peut provoquer une gangrène ou une thrombose aiguë qui nécessite un traitement en urgence.

    Pour éviter ces complications, le traitement médicamenteux est souvent complété par une rééducation de reconditionnement à l’effort. Les exercices sur tapis roulé supervisés et réalisés dans ces centres spécialisés ont démontré leur efficacité. Ils sont donc recommandés en traitement de première intention. Cependant, beaucoup de malades ne se rendent pas 3 fois par semaine dans un centre pour réaliser ces exercices. Les exercices à domicile, avec des visites au centre toutes les 1 à 4 semaines, sont donc conseillés.

    Un essai avec fitbit et conseil téléphonique

    Des chercheurs américains ont donc mis au point un programme de réentrainement qui se voulait attractif avec un moniteur d’activité portable et du coaching téléphonique. Ils ont ensuite mené un essai clinique randomisé auprès de 200 patients pour évaluer l’impact d’un programme sur leurs capacités d’endurance au bout de 9 mois. Le programme de réentrainement dans le groupe d’intervention se déroulait de cette façon :

    • 4 séances hebdomadaires pendant 4 semaines dans un centre avec un coach pour fixer les objectifs de marche
    • A partir du 2ème mois : contacts téléphoniques avec le coach qui s’espacent progressivement jusqu’au 5ème mois
    • les conseils étaient individualisés mais les participants devaient en général faire 5 exercices par semaine
    • les participants étaient équipés d’un moniteur type FitBit pour surveiller leur activité physique. Les résultats étaient envoyés par bluetooth sur le site de l’étude
    • les participants étaient encouragés à partager leurs réussites entre eux

    Les membres du groupe contrôle ne se rendaient pas au centre pour effectuer des exercices physiques.

    Pour évaluer l’impact du programme, les auteurs de l’étude disposaient de plusieurs outils : le test de marche de 6 minutes, les données objectives d’activité physique, et des questionnaires de ressenti sur la mobilité, la douleur, la satisfaction globale… Les résultats de ces travaux ont été publiés le 24 avril 2018 dans le Jama.

    Résultats : les efforts s’essouflent

    • Au bout de 3 mois, les participants bénéficiant d’un coaching à distance et d’un moniteur d’activité connecté avaient augmenté la fréquence d’exercices (de 1,7 au début de l’étude à 3,7 séances par semaine)
    • Au bout de 6 mois, l’intensification des exercices était encore significative mais en diminution (de 1,7 au début de l’étude à 2,8 séances par semaine)
    • Au bout de 9 mois, la fréquence des séances était revenue au niveau initial. Plus aucune amélioration n’était enregistrée
    • Les résultats aux différents questionnaires ne montraient aucune différence avant et après le programme de réentrainement. Le score de douleur était même meilleur dans le groupe contrôle que dans le groupe d’intervention.

    Le contact humain nécessaire pour changer les comportements

    Les auteurs de l’étude avancent plusieurs raisons pour expliquer ce résultat négatif. « Tout d’abord, pour les interventions comportementales, le coaching à distance est moins efficace que les visites en personne. En outre, les consultations mensuelles par téléphone au cours des quatre derniers mois et demi de l’intervention étaient peut-être trop rares. » Enfin, les patients atteints d’AOMI qui sont intéressés par un exercice à domicile sans visite au centre médical sont peut-être moins déterminés que les patients qui acceptent de participer à un exercice supervisé.

    Quoi qu’il en soit, ces résultats ne plaident pas en faveur des exercices à domicile avec appareils portables et consultations téléphoniques sans visites périodiques sur place pour améliorer les performances de marche chez les patients atteints d’artériopathie des membres inférieurs.

  • Roche et Voluntis lancent l’essai clinique pour valider Zemy, le compagnon digital en oncologie

    Roche, laboratoire engagé dans l’accompagnement des patients atteints de cancer a annoncé fin mars 2018 avoir lancé un essai clinique pour tester Zemy, un dispositif médical de suivi développé en collaboration avec la start-up Voluntis.

    Les objectifs visés par la mise en œuvre de l’étude sont :
    • améliorer les connaissances quant à l’utilisation quotidienne du dispositif Zemy ;
    • mesurer l’impact du dispositif sur la relation patient-équipe soignante ;
    • collecter des données robustes témoignant des bénéfices du dispositif.

    Zemy est en train d’être testé sur six sites différents impliquant des patientes traitées pour un cancer du sein et ayant initié un traitement anticancéreux administré par voie orale ou parentérale. L’objectif visé par Roche est d’utiliser une solution de santé connectée pour améliorer la qualité de vie des patientes.

    Zemy, une solution numérique d’amélioration du parcours du patient en oncologie

    Une solution à la croisée du numérique et du thérapeutique grâce à un développement pluridisciplinaire

    Initié en 2015 en partenariat avec Voluntis, spécialisé dans le développement de solution-compagnon digital, le développement de Zemy s’inscrit dans une démarche de convergence du numérique et du thérapeutique.

    Zemy est une solution de télémédecine en oncologie visant à optimiser le parcours du patient et améliorer le suivi dans la phase particulière entre deux rendez-vous médicaux dans un centre de soin.

    La recherche collaborative entreprise depuis 2015 a consisté en l’implication des représentants d’associations de patients, d’institutions, de directeurs de centres de soins, d’experts scientifiques, médecins généralistes et pharmaciens. Cette collaboration a notamment permis de parfaire le développement d’algorithmes et de valider l’ergonomie du produit.

    Un test clinique en sénologie pour gérer les effets indésirables liés au traitement anticancéreux à domicile

    Roche annonce que d’importantes étapes ont été franchies dans le développement de son compagnon digital depuis le lancement du projet. En 2017, des études ont été menées afin de tester l’ergonomie de la solution auprès de patients de tous âges.

    Par ailleurs, une application et une interface dédiées ont été développées. L’application permet aux patients de rentrer la description de leur symptômes qui vont être automatiquement analysés par des algorithmes intégrés. La plateforme web est à la destination des professionnels de santé.

    Aujourd’hui, ce sont les malades atteintes d’un cancer du sein qui sont visées en priorité, mais la solution a vocation à être adaptée à l’accompagnement de malades souffrant de tous types de tumeurs solides et les assister dans la gestion des effets indésirables au quotidien.

    En renseignant les effets indésirables tels les nausées et vomissements, la diarrhée, le syndrome mains-pieds ou la fatigue, les patientes enrôlées obtiennent en temps réel l’évaluation de leurs symptômes et se voient proposer des conseils par l’application. En cas de situation critique, l’appli peut déclencher une alerte auprès de l’équipe soignante correspondante et inviter la patiente à contacter d’urgence les professionnels dont les numéros ont été enregistrés à l’occasion de la consultation initiale. Cela permet d’éviter les situations aggravantes de l’état général des patientes entre deux rendez-vous.

    Sécurité et actions de réconfort au service d’une meilleure qualité de vie garanties

    La solution vise avant tout à rassurer le patient et lui permettre d’appréhender ses symptômes même en l’absence d’un professionnel de santé. Le développement des maladies chroniques pose des problèmes de coordination entre les professionnels et de prise en charge rapide.

    Roche considère que les solutions-compagnons répondent à ce problème sociétal en plus d’offrir un moyen de traiter toutes les questions qu’un malade souffrant d’un cancer n’ose pas poser en face-à-face.

    Lors de l’élaboration de Zemy, les exigences imposées par l’entrée en vigueur du RGPD ont déjà été prises en compte. Ainsi, les accès sont sécurisés aussi bien du côté des patientes que du côté des professionnels de santé lorsqu’ils se connectent à la plateforme.

    En outre, l’ensemble des données et informations échangées via la solution-compagnon sont hébergées par un hébergeur de données de santé agréé.

  • Le projet Maxibone teste les substituts osseux imprimés 3D pouvant accueillir les implants dentaires

    Maxibone est le projet européen porté par le laboratoire Phy-Os (Université de Nantes, Inserm et Centre Hospitalier Universitaire de Nantes) qui repose sur le recours à la régénération osseuse maxillo-faciale et qui a reçu fin février 2018 une subvention avoisinant les 6 millions d’euros de la Commission Européenne pour le développement clinique.

    Il s’agit d’un projet qui consiste en la reconstitution d’une structure osseuse basée sur l’utilisation combinée de cellules souches et des biomatériaux. La méthode devrait apporter une réponse de traitement à destination des dizaines de millions de citoyens européens qui ne disposent pas de suffisamment d’os maxillo-facial pour le placement d’implants dentaires.

    Un essai clinique est en cours afin de valider la technique pour aboutir à une mise sur le marché d’ici trois ans.

    Os maxillo-facial fabriqué à partir de cellules souches et d’un biomatériau

    Le projet qui vise à entériner l’approche médicale, coordonné par le Pr Pierre Layrolle, Directeur de recherche dans le laboratoire Phy-Os, repose sur la technique de la médecine régénératrice, impliquant un don de cellules souches.

    Les cellules souches mésenchymateuses, responsables de l’apparition des cartilages, des os et des tissus conjonctifs, peuvent être prélevées dans la moelle osseuse d’un adulte. De récentes études montrent qu’il en existe dans les dents de sagesse.

    La production des cellules souches se fera dans les centres de transfusion sanguine en Allemagne, en Espagne et en France où l’Établissement français du sang de Saint-Herblain sera impliqué.

    En deuxième étape intervient la production de substituts osseux anatomiques par impression 3D à partir d’images scanner de patient. Il s’agit lors de cette deuxième étape d’associer les cellules souches au phosphate de calcium. La production aura lieu à Barcelone, en Espagne par la société Mimetis Biomaterials, qui est à l’origine de la technologie et qui a conduit des tests pré-cliniques.

    La technologie d’impression 3D de Mimetis Biomaterials permet de façonner ce biomatériau à température ambiante tout en contrôlant de manière très précise la géométrie et la porosité du substitut osseux.

    Ce dernier confère l’avantage d’adhérer à la mâchoire du patient et combler le défaut existant.

    Étude clinique pour valider la démarche

    Le projet associe douze partenaires hospitaliers de différentes nationalités issus notamment des pays comme la Norvège, le Danemark, l’Espagne, l’Allemagne et la France.

    L’essai clinique en cours sera réalisé sur 150 patients et déployé dans 10 grands centres hospitaliers européens parmi lesquels le CHU de Nantes et le CHU Henri Mondor en France.

    L’essai vise à établir notamment l’intérêt de la cette approche innovante impliquant un biomatériau face à la technique traditionnelle consistant à faire une greffe osseuse autologue (prélever une partie d’un os dans le corps du patient).

    Troisième aspect du projet : production cellulaire automatisée par bioréacteur

    Dans le cadre du projet Maxibone, les chercheurs tenteront également de développer la production cellulaire automatisée grâce aux bioréacteurs.

    Le recours à cette technique de production permettra à terme de réduire les coûts associés et préserver à un niveau élevé la sécurité des cellules-médicaments. Enfin, la production au sein de bioréacteurs pourra rapprocher cette technique innovante aux centres de soins à proximité des patients.

  • RespirH@cktion : appel à projets pour l’édition 2018 du hackathon des maladies respiratoires

    RespirH@cktion est un hackathon santé entièrement dédié aux pathologies respiratoires : BPCO, apnées du sommeil, asthme, cancer du poumon et maladies pulmonaires interstitielles.

    Sa 3e édition se déroulera à la Faculté de médecine de Lille du 12 au 14 octobre 2018.

    Les porteurs de projets ayant un projet digital pouvant venir en aide aux malades respiratoires dans leur quotidien ou dans leur prise en charge peuvent tenter de participer à ce hackathon et remporter un des deux prix de 5 000 euros ou l’un des nombreux prix d’accompagnement pour booster leur projet.

    Date limite de dépôt des projets : 30 juin 2018, via le lien ci-contre.

    « Le hackathon RespirH@cktion, c’est l’événement qui propose des projets autour des maladies respiratoires. Durant 48h, médecins, patients, étudiants, geeks, développeurs, designers se réunissent autour d’une quinzaine de projets communs. L’objectif, explique Caroline Mascret, organisatrice de l’événement, est de faire aboutir ces projets. »

    L’an dernier, parmi les porteurs de projets récompensés on trouvait Vitality Recovery, un programme numérique d’accompagnement avec un support de réalité virtuelle/augmentée pour les patients BPCO ayant eu une réhabilitation respiratoire ou non, ou encore BEES – BreathE Easy at School, un carnet de santé numérique, visuel et pédagogique, pour accompagner les enfants de 1 à 3 ans pendant le temps scolaire et périscolaire et faciliter la mémorisation de la prise en charge médicale par leur enseignant. 

    Dix associations de pneumologies unies dans la lutte contre les maladies respiratoires sont à l’origine de cette initiative :

    Alliance Apnée du sommeil, Fédération française de pneumologie, la Fondation du souffle, Association Asthmes et Allergies, l’Association Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive, la Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires, le Syndicat de l’appareil respiratoire, la Société de Pneumologie de langue française et l’Association des pneumologues de la Région Nord, Association de Perfectionnement post universitaire des Pneumologues.

    Comment déposer un projet ?

    1. Un premier dépôt sur le site via un formulaire simplifié

    2. Pré-sélection du projet et contact du candidat pour un second dépôt via un dossier plus complet avec pièce jointe (JPEG, vidéo ou PDF)

    3. Les projets complets seront soumis à un vote en ligne à partir du 3 septembre 2018 et le porteur de projet activera son réseau personnel et professionnel pour soutenir son initiative

    4. Sélection finale de 15 projets par le comité de sélection

    Les projets définitivement retenus pour la participation finale à l’évènement Respirh@cktion seront communiqués sur le site internet www.respirhacktion.com.

    Déroulement du Hackathon

    Rendez-vous à Lille, du 12 au 14 octobre 2018 :

    • Étape 1 : le pitch

    Devant une assemblée de 200 à 300 personnes composée de geeks, de designers, de scientifiques, de patients, d’utilisateurs, d’entrepreneurs, d’étudiants, etc., les 15 porteurs de projets sélectionnés ont 3 minutes pour faire leur « pitch ». Le pitch a pour objectif de présenter les bases du projet et d’exprimer son objectif ainsi que les compétences nécessaires à l’atteinte de cet objectif.

    • Étape 2 : création des équipes

    La première soirée de RespirH@cktion est une étape clé pour le recrutement des équipes. Les porteurs de projets ont pour mission de recruter 9 personnes au maximum qui sont prêtes à s’investir à fond pour booster et rendre viable le projet !

    • Étape 3 : création et développement

    Les 15 groupes créés vont travailler pendant 40 heures non stop pour développer le projet (plateforme/site web/device, etc.) et préparer la présentation pour le pitch de la finale où ils vont devoir être réalistes et convaincants.Tout au long du week-end des « coachs » experts seront mis à disposition pour conseiller et guider les participants.

    • Étape 4 : la finale

    Restitution des 15 groupes lors d’une présentation de 5 minutes, sous forme de power point, maquette, prototype ou encore d’une vidéo. Les prix seront décernés par un jury pluridisciplinaire.

  • Bayer Korea: 3 South Korean health tech startups join Grants4Apps program

    Bayer Korea and the Korea Trade-Investment and Promotion Agency (KOTRA) announced on April 16, 2018 that three South Korean digital health startups have been selected to join its venture acceleration program (Grants4Apps Korea) created to help promising startups to pursue their businesses in the health technology sector.

    The three winners are:
    – Is it Fresh (IoT);
    – NuriBio (cancer diagnosis);
    – Deep Medi (blood pressure device).

    The three winners will benefit from strategic support from Bayer Korea

    The three Grants4Apps Korea finalists are:

    • Is it Fresh, a company which has developed a disposable IoT sensor designed to be discarded after one-time use;
    • NuriBio, an analysis reagent developer for early cancer diagnosis;
    • Deep Medi, a company that has designed S-vital, a blood pressure measuring solution that works by using the cameras built into ordinary smartphones.

    The three startups will receive customized mentorship and consulting from employees of Bayer Korea, KOTRA and external experts from the industry? They also be able to use a working space at the Bayer Korea office for three months from April to July 2018.

    A demo day planned during the summer of 2018

    Following the program, Bayer Korea plans to organize a demonstration day in which the three selected startups will be able to present their products and hold networking sessions with investors and industry officials.

    This is the second edition of Grants4Apps Korea, the Korean version of Bayer’s global innovation program Grants4Apps Accelerator which discovers, funds and supports selected digital health tech startups around the world.

  • Serious game en soins de suite : une tablette tactile géante pour faire de la rééducation post-AVC

    À la Clinique Provence-Bourbonne (Aubagne) du groupe Ramsay Générale de Santé, une tablette tactile géante a été installée afin de contribuer à la rééducation de patients victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC), apprend-on dans un communiqué du 24 avril 2018.

    L’établissement de soins de suite de réadaptation s’apprête à mettre en place d’ici la fin de l’année une étude clinique visant à tester la capacité du dispositif intégrant le serious game baptisé S’tim et développé dans le cadre du projet par l’équipe de Clinique Provence-Bourbonne et de l’Université de Toulon. Dans ce cadre, la Clinique est à la recherche de partenaires.

    Recourir à un outil tactile pour gagner en motricité globale

    Afin de rééduquer la motricité globale, des jeux existants sur le marché sont téléchargés sur la tablette. C’est la taille de la tablette qui contribue à la récupération de l’amplitude des mouvements.

    Ainsi, le dispositif vient en support d’un accompagnement par des ergothérapeutes et des neuropsychologues au cours de la phase des soins de suite de réadaptation chez les patients souffrant d’affection de l’appareil locomoteur et du système nerveux.

    Porté par le Dr Michèle Timsit, une spécialiste en médecine physique et de réadaptation à la Clinique Provence-Bourbonne, le dispositif est testé depuis septembre 2017 au sein de la clinique.

    S’tim, le serious game développé par Ramsay Générale de Santé et le laboratoire I3M de l’Université de Toulon

    Le projet a vu le jour en 2016. Le laboratoire et la direction Recherche et Enseignement de Ramsay Générale de Santé ont pu obtenir une bourse du Ministère de la Recherche et de la Commission européenne.

    Aujourd’hui le projet est à l’aube de l’étude clinique visant à confirmer sa légitimité.

    En outre, le Dr Michèle Timsit en collaboration avec Julie Golliot, doctorante et ingénieur en cognitique, ont développé le jeu sérieux S’tim censé décupler les capacités du recours à une tablette tactile géante à accélérer la récupération des fonctions motrices.

    Différents niveaux de complexité en fonction de l’état de santé du patients doivent être intégrés au jeu, mais seulement les premiers ont été développés à ce jour.

    L’objectif de l’étude clinique qui doit être menée au sein de la Clinique Provence-Bourbonne vise à déterminer si le recours à un dispositif virtuel spécialement conçu pour restaurer les fonctions cognitives et exécutives peut favoriser le travail de l’ergothérapeute en réadaptation.

    Afin d’enrôler un maximum de patients dans l’étude et réduire les coûts de développement, la Clinique est à la recherche d’autres centres pour poursuivre des tests. L’objectif est de constituer une cohorte de 60 patients pour un suivi sur plusieurs mois.

  • EDUK’BPCO, le e-carnet de bord des personnes atteintes de BPCO

    L’Association BPCO a lancé, fin mars 2018 le carnet Eduk’BPCO, un outil de suivi et de communication en ligne entre le patient atteint d’une maladie respiratoire et son médecin.

    Suivre l’évolution des symptômes et adopter de bons comportements

    La Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) est une maladie bronchique qui évolue progressivement et qu’il faut apprendre à gérer dans le temps. Pour faciliter ce suivi au long cours, l’Association BPCO a créé Eduk’BPCO, un livret en ligne que le patient peut personnaliser en fonction de vos besoins. Tenir à jour son carnet Eduk’BPCO, c’est permettre à son pneumologue, à son médecin traitant, d’assurer un suivi optimal au fil des mois en y consignant tous les renseignements utiles se rapportant à l’expression de la maladie au quotidien, à ses traitements et à son mode de vie.

    De façon quotidienne ou mensuelle, le patient reporte dans ce e-carnet de santé ses symptômes (essoufflement/toux/crachats), son activité physique, des éléments de qualité de vie (fatigue, dépression), la qualité de son sommeil, son niveau de tabagisme et également différents indicateurs de santé (mesure du souffle, pression artérielle, glycémie, cholestérol…).

    S’y ajoute un module « Mon apprentissage », développé avec le Centre d’éducation thérapeutique de Bordeaux Aquitaine. Celui-ci contient des questionnaires et des contenus délivrés en fonction des réponses du patient, l’encourageant à adopter des comportements bénéfiques vis-à-vis de sa maladie et de son vécu.

    L’onglet « Mon Suivi » permet quant à lui d’apprécier l’évolution des indicateurs dans le temps. Chacun, patient et professionnel de santé, peut ainsi obtenir une rapide vue d’ensemble des facteurs de santé ou comportementaux qui se dégradent ou s’améliorent.

    Une fonction permet de renseigner les rendez-vous médicaux et de recevoir les rappels par e-mail.

    Seules les personnes dûment autorisées par le détenteur du carnet peuvent en prendre connaissance. Les données sont sécurisées.

    Un partenariat avec des laboratoires

    Les laboratoires Astra Zeneca, Boehringer Ingelheim, GlaxoSmithkline, Novartis, Philips et la Fédération Française des Associations et Amicales de malades, Insuffisants ou handicapés Respiratoires ont soutenu la réalisation de Eduk’BPCO.

    Pour créer un compte, suivre ce lien.

  • Les technologies peuvent-elles repousser les limites de la médecine ?, Totem HealthTech-30/05, Paris

    « Le cloisonnement Biotech – Medtech – e-santé est révolu. Bienvenue dans l’ère de l’interdisciplinarité, de l’hybridation et de la convergence des technologies » : le Totem Healthtech organisé par Bpifrance Le Hub illustrera cette approche décloisonnée de l’innovation médicale par des projets hybrides couplant biotechnologie et dispositif médical, intelligence artificielle et recherche clinique, sciences du vivant et hardware ; ainsi que par de nouvelles manières d’investir et de collaborer.

    La conférence, intitulée « Vers une convergence des technos au service de la santé de demain » sera suivie d’un cocktail networking et d’un showroom de l’innovation.

    Inscriptions gratuites mais obligatoires via le lien ci-contre.

    Keynote

    Pr Newton Howard | Director of the MIT Synthetic Intelligence Lab & Professor of Computational Neurology and Functional Neurosurgery at the University of Oxford

    Table-ronde n°1

    Patricia Zilliox,  CEO, Eyevensys

    Maria Pereira, CIO, Gecko Biomedical

    Modérateur : Sandra Kanani, Voisin Consulting

    Duo

    Pierre-Yves Frouin, CEO, BioSerenity

    David Guez, Managing Director, We Health by Servier

    Table-ronde n°2

    François-Henri Boissel, CEO, NovaDiscovery

    Olivier Clatz, CEO & Co-founder, Therapixel

    Jean-Sébastien Hulot, Cardiologue, AP-HP

    Modérateur : Rosalie Maurisse, Responsable Sectorielle Santé, Bpifrance

    Duo

    Jean-Frédéric Petit-Nivard, Responsable Innovation, Roche France

    Mehdi Benchoufi, Chef de clinique, Hôpital Hôtel Dieu

    Table-ronde n°3

    Alexia Pérouse, CEO, iBionext

    Chahra Louafi, Fonds Patient Autonome, Bpifrance

    Modérateur : Marion Cassiau, Directrice du Programme d’Accélération Healthtech, Bpifrance le Hub

    Keynote conclusion

    Jean-Michel Besnier | Professeur de Philosophie à la Sorbonne et co-auteur du livre “Les Robots font-ils l’amour ?”