Medtech

  • Etude : un dispositif non-invasif mesure la tension des tendons chez les coureurs (Nature)

    Des chercheurs américains de l’Université du Wisconsin sont parvenus à mettre au point un dispositif portatif capable de mesurer la tension du tendon d’Achille durant des activités physiques, telles que la marche ou la course. Cette découverte, présentée dans un article* publié le 23 avril dans la revue Nature Communications, pourrait être utilisée dans des programmes de réhabilitation ou en soins orthopédiques.

    Analyser les tendons en pleine action 

    Etre capable de mesurer la force qui s’exerce sur les muscles et les tendons représente un défi depuis longtemps. Les muscles génèrent des mouvements au niveau des articulations en tirant sur les tendons, qui sont des bandes de tissus reliant les muscles au squelette. Mais évaluer les forces transmises par les tendons à l’intérieur du corps d’une personne vivante est délicat.

    Une technique consiste par exemple à enregistrer les ondes sonores de compression. Ces dernières varient en fonction du mouvement et de l’élasticité des tissus. Mais cette méthode ne permet pas d’effectuer des mesures quand le corps est en mouvement.

    Des dispositifs portables ont donc été développés. Mais, « actuellement, ils peuvent mesurer notre mouvement, mais ne fournissent pas d’informations sur les forces musculaires qui génèrent le mouvement », explique Darryl Thelen, professeur de génie mécanique à Université du Wisconsin. Avec ses collaborateurs, il a donc conçu un dispositif simple et non invasif qui peut être facilement posé sur la peau, au-dessus du tendon. Ils l’ont en fait testé sur les tendons d’Achille, patellaire (au niveau du genou) et les ischio-jambiers.

    Un nouveau dispositif portable et peu invasif

    Concrètement, ce nouveau système mesure lui aussi la vitesse de propagation des ondes sonores, en l’occurrence l’onde de cisaillement qui se produit à l’intérieur d’un tendon quand il est en tension. Le dispositif créé par les chercheurs consiste en un mécanisme qui tapote le tendon plus de 50 fois par seconde. Chaque coup crée une onde à travers le tendon, qui est mesurée avec deux accéléromètres miniatures déterminant la vitesse à laquelle l’onde se déplace. Ainsi, ils peuvent mesurer ce qui se passe dans le tendon lorsque les utilisateurs modifient leur marche, par exemple, en changeant la longueur ou la vitesse du pas.

    Ce phénomène est similaire à une corde de guitare, où la tension dans la corde change la réponse vibratoire. Quand une corde de guitare est pincée, la vitesse de l’onde qui se déplace le long de la corde, et donc la fréquence de vibration, est liée à la tension, ou à la force, appliquée à la corde.

    Des applications fondamentales et cliniques

    Les résultats de cette recherche, soutenue par les National Institutes of Health (NIH), ont été publiés le 23 avril dans une grande revue, Nature Communications. En fait, ce dispositif pourrait permettre aux cliniciens de planifier des traitements plus efficaces pour les patients souffrant de maladies et de lésions musculo-squelettiques.

    « Nous pensons que le potentiel de cette nouvelle technologie est élevé, à la fois d’un point de vue de la science fondamentale et pour des applications cliniques, a expliqué l’un des auteurs de l’étude. Par exemple, les mesures de la force du tendon pourraient être utilisées pour guider les personnes souffrant de troubles de la marche, mais aussi pour évaluer objectivement si un tendon réparé est suffisamment guéri pour fonctionner normalement et permettre à une personne de reprendre son activité. »

    En outre, les chercheurs précisent que ce tensiomètre à tendon, simple et peu coûteux, pourrait être facilement déployé dans des environnements variés tels que des laboratoires, des centres de réhabilitation ou même dans le monde de l’athlétisme.

  • Le Concours Innovation Nouvelle Aquitaine récompensera 3 innovations pour la lutte contre le cancer

    Dans le contexte des actions menées pour favoriser l’émergence d’innovations et de projets dans le domaine de la lutte contre le cancer, ALLIS-NA et la région Nouvelle-Aquitaine organisent un concours dont l’objectif est de récompenser 3 innovations, mises sur le marché récemment ou sur le point de l’être. 

    Trois prix de 10 000 € financés par le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine seront attribués
    • Prix « Dispositif innovant d’aide au diagnostic » incluant les dispositifs d’imagerie médicale et la détection de biomarqueurs
    • Prix innovation thérapeutique
    • Prix « Prise en charge du patient, e-santé et big data », incluant parcours de soin, patient acteur de sa santé, objets connectés et télésurveillance des patients
     
    Dossiers de candidature à envoyer par mail avant le 7 juin 2018.

    Les critères d’éligibilité

    • Être porté par une structure néo-aquitaine,
    • S’inscrire dans l’une des 3 thématiques prédéfinies pour ce concours (Prix « dispositif innovant d’aide au diagnostic du cancer », Prix « innovation thérapeutique pour lutter contre le cancer », Prix « prise en charge du patient atteint de cancer, e-santé et big data »),
    • Avoir été mise sur le marché depuis moins de 2 ans ou être sur le point de l’être (mise sur le marché prévisionnelle avant 2018).

    Pour obtenir un formulaire de candidature :

    Erika Jouhet, Conseil régional Nouvelle-Aquitaine : erika.jouhet@nouvelle-aquitaine.fr

    Sébastien ARICO, cluster INVIVOLIM, en tant que représentant d’ALLIS NA : contact@allis-na.fr

    Hervé DUFAU, Agence de Développement et d’Innovation : contact@allis-na.fr

    Les résultats seront annoncés en septembre 2018.

  • « Le remboursement des DM innovants » aux 4e Rencontres des dispositifs médicaux de Nîmes, 23-24/05/18

    Eurobiomed, Nîmes Métropole et le Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes organisent les 4e Rencontres nationales des dispositifs médicaux de Nîmes sur le remboursement des dispositifs médicaux innovants, les 23 et 24 mai 2018 à Nîmes.

    Seront notamment abordées les questions de l’évaluation clinique des dispositifs innovants et les modes de remboursement des DM dans les pays européens.

    Programme

    Mercredi 23 mai 2018

    • 18h : Quelles stratégies d’évaluation clinique pour le Dispositif Médical  – Communications de l’Institut d’évaluation du Dispositif Médical (IDIL) du CHU de Nîmes
    • Allocution d’accueil – Éric Dupeyron, Directeur général adjoint du CHU de Nîmes (CHUN)
    • Le CHUN et IDIL : positionnement  et perspectives – Dr Thierry Chevallier, coordonnateur médical d’IDIL
    • Les enjeux pour l’évaluation du DM à horizon 2020 – Dr Pascale Fabro-Perray, chef du service de Biostatistique, épidémiologie, santé publique et information médicale du CHUN
    • Schématisation du processus d’analyse médico-économique décisionnel – Christel Castelli, ingénieur biostatisticien, responsable de la cellule Médico-économie du CHUN
    • Cocktail et networking

    Jeudi 24 mai 2018

    Journée animée par Thierry Watelet, journaliste France Télévision

    • 8h45 – 9h15  Accueil des participants
    • 9h15 – 9h30  Introduction par Nîmes Métropole, le CHU de Nîmes et Eurobiomed
    • 9h30 – 10h10  Conférence inaugurale
      • Quelle valeur pour la santé ? – Pr Laurent Degos, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie nationale de médecine
    • 10h10 – 10h50 Témoignage d’entreprises
      • Société Dedienne Santé – Ludovic Toledo, Directeur Général
      • Entreprise à confirmer
    • 10h50 – 11h:20 Le cadre général du remboursement en France
      • Anne-Aurélie Epis de Fleurian, Directrice des accès marché du SNITEM
    • 11h20 – 11h50 L’évaluation des dispositifs innovants
      • Corinne Collignon, Directrice adjointe, Service évaluation des dispositifs médicaux – Haute Autorité de Santé
    • 11h50 – 12h40 – Table-ronde : l’évaluation et le remboursement des dispositifs médicaux
    • 14h00 – 15h Deux ateliers en parallèle
      • Comment  créer un acte spécifique dans la T2A – Dr Benoit Dervaux, CHU de Lille
      • Le remboursement des dispositifs médicaux en Europe – Animé par l’ACIDIM (Association des Cadres de l’Industrie Biomédicale)
    • 15h15 – 18h Convention d’affaires
  • Essais cliniques : Novartis lance une appli permettant des évaluations en ophtalmologie à domicile

    Novartis a annoncé par communiqué, le 25 avril 2018 le lancement d’une application destinée à permettre à des patients de participer à des études cliniques en ophtalmologie depuis leur domicile. Ce produit, baptisé FocalView, s’appuie sur la plateforme Apple ResearchKit.

    L’application n’est pour l’heure disponible que sur l’AppStore aux États-Unis.

    Mesure de l’acuité visuelle et de la sensibilité aux contrastes

    FocalView fait appel au concept du crowdsourcing : le recueil de données auprès de patients consentants vise à permettre aux chercheurs de faire progresser les connaissances des maladies oculaires et, potentiellement, accélérer le développement de nouveaux traitements.

    En adaptant la conception des essais cliniques à la routine quotidienne des patients (qui dans le cas des maladies oculaires, sont souvent peu mobiles), l’application peut réduire les obstacles à la participation aux recherches dans le domaine, souligne Novartis. Via FocalView, les patients effectuent des évaluations et obtiennent en retour des commentaires sur leurs capacités visuelles et la façon dont elles évoluent.

    Les mesures comprennent notamment l’acuité visuelle et la sensibilité au contraste. «Dans la phase suivante, l’application sera validée pour accomplir les tests visuels traditionnels qui ont lieu dans les cliniques classiques », est-il précisé dans le communiqué.

    Le développement d’appli par Novartis

    En collaboration avec Microsoft, le groupe pharmaceutique avait déjà lancé fin 2017 ViaOpta Hello, une appli mobile destinée aux personnes malvoyantes, qui identifie les personnes et objets du quotidien via un système de reconnaissance d’images. Dans un communiqué du 1er mars 2018, le groupe pharmaceutique a également annoncé avoir initié un partenariat avec Pear Therapeutics pour développer des applications thérapeutiques (mobile ou sur ordinateur) pour les patients atteints de schizophrénie et de sclérose en plaques.

  • Etude : un algorithme détecte avec précision la rétinopathie chez les prématurés (Jama Ophtalmology)

    Un dépistage automatisé de la rétinopathie chez le prématuré est possible. Des chercheurs américains ont mis au point un algorithme qui dépiste la maladie avec une sensibilité de 100% et une spécificité de 94%. L’étude* parue le 2 mai 2018 dans le Jama Ophthalmology montre donc que dans ce contexte, l’intelligence artificielle est aussi efficace que des experts médicaux.

    L’IA au secours du dépistage de la rétinopathie

    La rétinopathie du prématuré est une des principales causes de la cécité dans l’enfance. Cette pathologie affecte deux tiers des nouveaux-nés pesant moins d’1,2 kg. La plupart des cas sont modérés et ne nécessitent aucune intervention. Cependant, dans 5 à 10% des cas, la maladie évolue vers une forme grave qui risque d’évoluer vers une cécité faute de traitement. Le dépistage de la rétinopathie chez le prématuré doit se faire dans les 4 à 6 semaines qui suivent la naissance grâce à un fond d’oeil. La dilatation et l’aspect tortueux des vaisseaux rétiniens sont un signe typique de la pathologie. Malheureusement, les ophtalmologistes formés à cet examen de dépistage ne sont pas assez nombreux. Et le diagnostic clinique est très variable d’un médecin à l’autre.

    Un algorithme testé sur 6 000 images

    Des recherches associant l’apprentissage automatique ont donc été menées. Des chercheurs américains ont tenté d’évaluer une approche basée sur un réseau de neurones convolutifs capable de diagnostiquer trois stades : normal, pré-rétinopathie, rétinopathie.

    Pour mettre au point leur algorithme, les chercheurs ont utilisé 6 000 images de rétine. Chacune d’entre elles a été comme normale, pré-rétinopathie, ou rétinopathie après avoir été analysée par 3 experts indépendants (2 ophtalmologistes et un membre de l’étude).

    • 82,3% étaient normales
    • 14,6% étaient au stade pré-rétinopathie
    • 3,1% étaient au stade de la maladie

    L’algorithme a été évalué par une validation croisée 5 fois et testé sur un ensemble indépendant de 100 images. Chaque expert participant avait plus de 10 ans d’expérience clinique dans le traitement de la rétinopathie chez le prématuré et avait publié plus de 5 articles revus par des pairs sur cette pathologie. Les résultats de leurs travaux ont été publiés le 2 mai dans le Jama Ophthalmology.

    Résultats

    Les capacités de dépistage de l’algorithme ont été comparées à celles des experts médicaux.

    • Le deep learning a permis de diagnostiquer correctement 91% des images contre 82% des experts.
    • La sensibilité et la spécificité de l’algorithme étaient respectivement de 93 et 94% grâce pour la détection de la rétinopathie
    • La sensibilité et la spécificité étaient respectivement de 100% et 94% pour le grade pré-rétinopathie

    Un algorithme plus précis que des experts

    L’algorithme a surpassé non seulement la plupart des experts de cette étude mais aussi tous les systèmes antérieurs d’analyse d’images basés sur l’informatique. De plus, les autres systèmes étaient semi-automatisés. « Ces résultats peuvent changer la façon dont la rétinopathie du prématuré sera diagnostiquée à l’avenir et sont largement pertinents pour d’autres domaines médicaux », ont affirmé les auteurs de l’étude.

    L’intégration de cette technologie dans les appareils réalisant des fonds d’oeil ou les systèmes de télémédecine pourrait améliorer la qualité, l’accessibilité et le coût du dépistage de cette pathologie dans le monde entier », pronostiquent-ils.

  • IA, robotique et santé : séminaire en 8 sessions pour une vision pluridisciplinaire et éthique

    La Chaire de philosophie à l’hôpital GHT Paris Psychiatrie et neurosciences, Limsi – CNRS / Sorbonne université, l’Institut des Hautes Etudes, de L’Innovation et de l’Entrepreneuriat (Mines-ParisTech) et ILumens (Université Paris-Descartes) a annoncé début mai 2018 l’organisation de huit séances consacrées à l’IA, la puissance algorithmique et la robotique dans le domaine de la santé.

    Ce séminaire, organisé sous la direction de Cynthia Fleury, Laurence Devillers, David Gruson, 
    Sophie Sakka et Antoine Tesnière, se déroulera les jeudi 24 mai, 7 juin, 14 juin, 5 juillet, 13 septembre, 4 octobre et 18 octobre 2018, à la faculté de médecine Paris-Descartes.

    Jeudi 24 mai, 18h30-20h : Séance introductive du séminaire IA, robotique et santé

    Définition des concepts, des enjeux éthiques de l’IA et de la robotique dans la santé. Focus sur l’arrivée des robots sociaux et affectifs pour le soin : quelles avancées réelles ? Quelles réflexions éthiques sont nécessaires pour ces machines apprenantes ?

    Il s’agit d’expliquer les mythes, les fantasmes et la réalité autour de l’arrivée des robots dans la société. Les questions éthiques se posent déjà et sont nombreuses. Le robot n’est pas juste une mécanique, l’humain projette sur ces objets des capacités humaines, il les anthropomorphise.

    Avec Cynthia Fleury et Laurence Devillers.

    Jeudi 7 juin, 18h-20h : Les robots sociaux et conversationnels dans l’accompagnement thérapeutique non médicamenteux

    Les robots bavards, aussi appelés robots conversationnels ont été conçus pour converser avec l’homme. D’Eliza à Tay de Microsoft ou Google home et Alexa d’Amazon, quelles sont les réelles avancées et les enjeux actuels ? À partir d’exemples d’application, les risques, bienfaits et limites actuelles dans les applications dans la société seront montrés.

    Les robots dits sociétaux sont conçus dans l’objectif de s’intégrer dans l’environnement sociétal humain. Ils ont une forme humanoïde et sont destinés à terme à pouvoir réaliser les mêmes actions que l’humain et de s’y substituer dans l’accomplissement de tâches en interaction. Aujourd’hui, ils en sont encore à leurs balbutiements et sont principalement utilisés pour l’image des entreprises et pour la démonstration technologique. Du côté médical cependant, dans certains troubles mentaux ou psychiques, des pistes ont été proposées. Ils seront explorés notamment à travers leurs effets sur les patients dans les cas de l’autisme et d’Alzheimer.

    Avec Laurence Devillers et Sophie Sakka.

    Jeudi 14 juin, 18h-20h : Algorithmique génétique et génétique algorithmique : quelle régulation ?

    Avec David Gruson.

    Jeudi 5 juillet, 18h-20h : Les robots d’assistance aux soins

    Certaines tâches, incontournables et quotidiennes, peuvent générer des TMS, rendant l’accomplissement du travail difficile voire impossible. Les robots ici peuvent apporter une aide non négligeable, dans la manipulation des corps, la distribution et l’enlèvement des repas, la régulation des tâches quotidiennes au sens large. Cette mise en place allègera la prise en charge des patients. L’existant, les perspectives, les apports et les limites, et l’éthique associée seront discutés.

    Avec Sophie Sakka.

    Jeudi 13 septembre, 18h-20h : Prothèses et exosquelettes robotiques

    Dans le cadre du handicap physique, l’utilisation de robots pour l’assistance ou le remplacement d’un organe humain trouve toute son utilité. Il couvre un large éventail allant du soutien au sens à celui de la mobilité : prothèses robotiques, exosquelettes instrumentés ou stimulateurs.

    Les limites de tels robots sont encore grandes, comparées aux espoirs qu’ils portent et à la complexité que les organes humains impliquent. La sécurité et l’éthique sont des freins majeurs à l’expérimentation quand le coût est un frein majeur au développement. Les sujets des prothèses de membres, leur mode de connexion au corps humain et des possibilités et limites qu’elles offrent seront abordés.

    Avec Sophie Sakka.

    Jeudi 4 octobre, 18h-20h : Vers une délégation du consentement à l’intelligence artificielle ?

    Avec David Gruson.

    Jeudi 18 octobre, 18h-20h : Relire « La réalité de la réalité » de Watzlawick à l’heure de l’IA apprenante

    Avec David Gruson et Cynthia Fleury.

  • 2e édition du Forum franco-québécois de l’innovation en santé, Paris, 15-16 mai 2018

    La 2e édition du Forum franco-québécois de l’innovation en santé, organisée par Medicen Paris Région, Medteq, Aviesan et l’ensemble de leurs partenaires, se tiendra à Paris les 15 et 16 mai 2018.

    L’événement qui rassemble chercheurs académiques et cliniciens, universitaires, entreprises de toute taille, hôpitaux, pôles, organismes publics, investisseurs et experts, met à l’honneur les thématiques suivantes :
    • santé numérique ;
    • imagerie médicale ; 
    • écosystèmes d’innovation
    • biomatériaux et médecine régénératrice ;
    • santé musculo-squelettique et biomécanique.

    Tous les détails sont disponibles via ce lien.

    Informations pratiques

    L’inscription est gratuite.

    Contacts :

    Olivier Fontaine : ofontaine@medicen.org

    Alexandra Da Costa : adacosta@medicen.org

    Natasha Brachet : natasha.brachet@innovitech.com

    Edith Lamoureux : edith.lamoureux@economie.gouv.qc.ca

    Le programme

    • MARDI 15 MAI 2018

    8h00 ACCUEIL CAFE

    8h30 MOTS DE BIENVENUE Alexis GENIN, Head of Research and Technology Development, ICM ; Line BEAUCHAMP, Déléguée générale et représentante personnelle du premier ministre du Québec pour la Francophonie ; Claire GIRY, Directrice Générale Déléguée de l’Inserm, Jacques MILETTE, Président du Conseil d’Administration, MEDTEQ ;Christian LAJOUX, Président, Medicen Paris Region

    9h00 CONFÉRENCES INTRODUCTIVES

    Carl-Eric AUBIN, Professeur, Département génie mécanique, Polytechnique Montréal / Chercheur, CHU Sainte-Justine / Directeur exécutif et scientifique, Institut TransMedTech ; François BERTRAND, Professeur, Directeur Recherche, Innovation et Affaires Internationales, Institut TransMedTech, Polytechnique Montréal ; Franck LETHIMONNIER, Directeur Institut Technologies pour la Santé, Aviesan

    10H00 IMAGERIE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE – session québécoise

    Modérateur: Diane CÔTÉ, Présidente Directrice Générale, MEDTEQ

    Gilles SOULEZ, Professeur Titulaire, Directeur du Département de Radiologie, Radio-Oncologie et Médecine Nucléaire, Centre hospitalier Universitaire de Montréal; Samuel KADOURY, Professeur responsable de la Chaire de recherche du Canada en interventions assistées et imagerie médicale, Polytechnique Montréal ; Roger LECOMTE, Professeur titulaire, Université de Sherbrooke – Département de médecine nucléaire et de radiobiologie & Guillaume POIRIER, Président IR&T (Sherbrooke) – le point de vue de l’industriel

    11H00 PAUSE CAFÉ

    11H15 IMAGERIE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE – session française

    Modérateur: Pr Guy FRIJA (HEGP, AP-HP)

    Hélène VERNHET-KOVACSIK, PU-PH, Chef du Département de Radiologie, Centre Hospitalier Arnaud de Villeneuve de Montpellier ; Mickaël TANTER, Directeur de l’unité Physique des ondes pour la médecine, Directeur adjoint de l’Institut Langevin (Paris) ; Jérôme KNOPLIOCH, Chief Engineer, Director of Architecture, GE Healthcare (Buc)

    12H15 DÉJEUNER RÉSEAUTAGE

    13H30 SANTÉ NUMERIQUE – session québécoise

    Modérateur : François BERTRAND (Polytechnique Montréal)

    Alan EVANS, Professor of Neurology and Neurosurgery, Psychiatry and Biomedical Engineering, McGill, Scientific Director of Healthy Brains for Healthy Lives (à confirmer) ; Alexandre LE BOUTHILLIER, Fondateur d’Imagia

    14H30 APPROCHES TECHNOLOGIQUES – SANTÉ NUMÉRIQUE – session française

    Modérateur : Philippe GESNOUIN (EIT Health and EIT Digital, INRIA), Jean MARTY, PU-PH, Chef de pôle Réanimation & anesthésie, CHU Henri Mondor, AP-HP ; Xosé M FERNANDEZ, Chief Data Officer, Institut Curie ; Carlos JAIME, Country Manager France, InterSystems 

    15h30 RENCONTRES B2B En parallèle, visite des plateformes de l’ICM

    18h30 COCKTAIL RÉSEAUTAGE

    • MERCREDI 16 MAI 2018

    8h00    ACCUEIL CAFÉ

    8h30 SANTÉ MUSCULOSQUELETTIQUE – BIOMÉCANIQUE ET BIOLOGIE MOLÉCULAIRE – session québécoise

    Modérateur : Pr Carl-Eric AUBIN (Polytechnique Montréal)

    Antonio NANCI, Chaire de recherche du Canada en Tissus calcifiés, biomatériaux et imagerie structurale / Directeur du Département de stomatologie, Faculté de médecine dentaire, Université de Montréal ;  Maxime RAISON, Professeur agrégé au Département de génie mécanique, Polytechnique Montréal ;  Alain MOREAU, Professeur, Faculté de médecine dentaire et Chercheur CHU Sainte-Justine / Co-fondateur et directeur scientifique, Inception Therapeutic

    9H30 APPROCHES TECHNOLOGIQUES – MÉDECINE RÉGÉNÉRATRICE ET BIOMATÉRIAUX – session française

    Modérateur : Didier LETOURNEUR, Directeur, INSERM 1148, Laboratoire de Recherche Vasculaire Translationnelle, Hôpital Bichat (Paris)

    Emmanuel MARTINOD, PU-PH, Chirurgie thoracique et pulmonaire, Hôpital Avicenne, AP-HP (Bobigny) ; Alain LAMPROYE, Directeur Général, Laboratoire pharmaceutique YposKesi (Evry) ; Joelle AMEDEE, Directrice de recherche,  Laboratoire Inserm U1026, Université de Bordeaux, Bioingenierie Tissulaire (BioTis)

    10h30 PAUSE CAFÉ

    10h45 SESSION DE PITCHS ACADÉMIQUES / CLINIQUES

    12h00 DÉJEUNER RÉSEAUTAGE

    13h30 TABLE RONDE « LE QUÉBEC : UN ÉCOSYSTEME D’INNOVATION EN SANTÉ UNIQUE »

    Modérateur : Alexandre LE BOUTHILLIER, Fondateur d’Imagia

    Philippe JOUVET, Professeur titulaire, Chef du service des Soins Intensifs Pédiatriques et responsable scientifique de l’Unité d’évaluation des technologies et modes d’intervention en santé, CHU Sainte-Justine (Montréal) ; Jacques DE GUISE, Directeur du laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie (LIO), CRCHUM (Montréal) ; Carl-Éric AUBIN, Professeur titulaire, Département de génie mécanique (Polytechnique Montréal), CHU Sainte-Justine, Directeur exécutif et scientifique de l’Institut TransMedTech (Montréal) ; Diane CÔTÉ, Présidente Directrice Générale, MEDTEQ (Montréal) ; Marie MEYNADIER, Présidente, EOS Imaging Montréal ; Don OLDS, CEO, Neomed Institute

    14h30 SESSION DE PITCHS INDUSTRIELS

    15h30 PAUSE CAFÉ

    15h45 TABLE RONDE « LE SYSTÈME D’INNOVATION FRANÇAIS »

    Modérateur : Représentant de Medicen Paris Region, Valérie VILGRAIN, PU-PH, Chef de service de radiologie, Hôpital Beaujon, AP-HP

    Christophe CANS, Directeur Senior Marketing stratégique, INSERM Transfert, Marc BONNEVILLE, Président de l’ARIIS – Alliance pour la Recherche et l’Innovation des Industries de Santé; Marco PINTORE, Délégué Général, Alsace BioValley ; Alexandre LE GUILCHER, Direction Innovation R&D, Evolucare Technologies ; Jean-Marc GROGNET, Directeur Génopole (Evry)

    16h45 CONCLUSIONS – MEDTEQ, Aviesan et Medicen Paris Région

    17h00 CLÔTURE DU FFQIS

  • Appel à projets européen : les technologies de l’aérospatial et de l’énergie pour la santé de demain

    Un appel à projets, intitulé Cross4Health financé par le programme européen Horizon 2020, est ouvert jusqu’au 16 mai 2018 à destination de start-ups œuvrant dans les secteurs de l’aérospatial ou de l’énergie et dont les technologies innovantes peuvent être transposées au secteur des dispositifs médicaux et des biotechnologies ou être traduites en solutions numériques (TIC) pour la santé.

    Les innovations issues de l’aéronautique et de l’énergie pour les soins de demain doivent être mises au service des soins personnalisés centrés sur le patient et ce dans un des trois domaines suivants :
    – soins à distance sécurisés dans le cadre de maladies chroniques afin de maintenir l’autonomie des patients ;
    – soins d’établissements de santé optimisés grâce à une approche prédictive, préventive, personnalisée et participative ;
    – processus de diagnostic accéléré.

    Un programme d’accélération de 9 mois et un soutien financier à hauteur de 60 000 euros par structure, sous forme de financements directs (jusqu’à 25 000 euros) et de prestation de services innovants (jusqu’à 30 000 euros), sont à la clé.

    Cross4Health

    Il s’agit d’un projet financé par la Commission européenne dans le cadre du programme H2020, doté d’un budget global de 5 millions d’euros et qui s’étendra sur 2 ans et demi.

    3,5 millions d’euros seront directement investis dans les start-ups en vue de développer la collaboration et le transfert de technologies propres aux secteurs de l’aérospatial et de l’énergie vers les biotechnologies, les dispositifs médicaux et les TIC en santé.

    L’appel à projets sera décomposé en deux appels à projets et des événements tels 2 concours d’innovation, 3 hackathons, un camp d’innovation et des ateliers additionnels.

    Il s’agit du premier appel à projets organisé dans ce cadre.

    Toutes les informations sont accessibles en anglais via le site dédié : https://cross4health.eu/opencall.html

    Critères d’éligibilité et processus de sélection

    • Peuvent candidater les start-ups résidentes de l’Union européenne ou de pays associés au programme H2020.
    • Les projets présentés doivent être portés par des consortiums impliquant au minimum deux start-ups de deux pays européens différents. À cet effet, un outil pour réseauter, assister aux événements de construction d’équipes ou établir un jumelage est disponible ici.
    • Dix projets au maximum, pour un maximum de 20 porteurs de projets, seront retenus à l’issue de la sélection.
    • La maturation de l’idée doit être justifiée et la capacité des porteurs de projets à traduire l’idée en solution commercialisable et son passage à échelle sur un marché internationale démontrées.
    • Les projets sélectionnés seront annoncés à la mi-juillet 2018 après un examen par deux assesseurs externes et indépendants et en fin de processus un comité d’évaluation qui devra valider le processus d’évaluation, vérifier qu’il n’y a pas de conflit d’intérêts, de fraude ou de double financement.

    Candidature

    Le guide de candidature est disponible en anglais via ce lien.

    Le dossier de candidature doit être soumis en anglais et se compose de :

    • un formulaire de 10 pages est à remplir après avoir été téléchargé via ce lien ;
    • 10 diapositives en guise de pitch ;
    • une vidéo de 2 minutes de présentation de l’équipe ;
    • une déclaration sur l’honneur pour chaque candidat de l’équipe ;
    • déclaration interne du consortium.

    Les candidatures sont à soumettre via la plateforme accessible via le lien suivant.

  • Maladies chroniques : Medopad lance un système pour recueillir des données biométriques en Chine

    Un système de surveillance conçu pour recueillir des données biométriques sur les patients souffrant de maladies chroniques sera testé courant 2018 dans les hôpitaux de la Chine continentale, a annoncé mi-avril 2018 Medopad, à l’origine du programme.

    Le groupe britannique recherche des investisseurs stratégiques à long terme en Chine pour l’aider à financer ses projets pilotes qui seront lancés au cours de l’année 2018.

    Une e-plateforme pour collecter des données à partir de dispositifs portables

    « La Chine est de loin le marché le plus important pour nous, a déclaré le co-fondateur et Pdg de Medopad, Dan Vahdat, en marge du Forum de Boao pour l’Asie qui s’est tenu du 8 au 11 avril 2018 (source : Scmp.com). Nous sommes venus en Chine il y a quatre ans pour apprendre et faire des erreurs jusqu’à ce que nous trouvions les bons partenaires. »

    Medopad ouvrira un bureau à Shanghai qui accueillera jusqu’à 50 personnes, dans le cadre d’un plan visant à multiplier ses effectifs mondiaux par 10, pour ainsi atteindre 500 employés dans les dix-huit prochains mois.

    Des données partagées avec les hôpitaux, les groupes pharmaceutiques et les assureurs

    L’entreprise, déjà présente en Europe et aux États-Unis, a pour objectif de développer une plate-forme numérique en Chine pour collecter des données à partir de dispositifs électroniques portables sur des patients souffrant de maladies chroniques.

    Ces informations seront partagées avec les hôpitaux, les groupes pharmaceutiques et les compagnies d’assurance pour économiser les frais médicaux et améliorer l’efficacité du traitement.

    Medopad a signé des accords commerciaux en Chine d’une valeur de 100 M. $

    Dans le cadre de la visite officielle effectuée en Chine par la Première ministre britannique Theresa May début février, Medopad a annoncé avoir signé des accords commerciaux d’une valeur de 100 millions de livres (114,5 M. € ; 139 M. US$) avec des entreprises telles que le géant informatique Lenovo, le conglomérat chinois China Resources Group et l’unité chinoise du groupe pharmaceutique britannique GSK.

    Le groupe britannique a par ailleurs signé un accord de coopération avec Tencent Holdings sur la prévision de la santé. Il a également établi un partenaire technologique avec le fournisseur de produits de santé et de service de télémédecine Ping An Healthcare and Technology, une unité du conglomérat financier Ping An Insurance.

    Depuis le début de l’année, Medopad a levé plus de 28 millions de dollars US (23 M. €). L’entreprise espère recueillir au total 120 millions de dollars dans les prochains mois (99 M. €). Ses bailleurs de fonds actuels incluent le géant pharmaceutique allemand Bayer, la compagnie d’assurance médicale anglaise Bupa et NWS Holdings, une entreprise immobilière basée à Hong Kong .

    Un partenariat avec une dizaine d’hôpitaux

    La société britannique prévoit de déployer ses logiciels en Chine courant 2018 dans plus de dix hôpitaux affiliés à l’Université de Pékin et à la Capital Medical University.

    Les frais varieront en fonction du nombre de patients

    Ces projets pilotes concerneront initialement quelques centaines de patients, en particulier ceux atteints de la maladie de Parkinson. Les gestes des patients et leur temps de réaction seront mesurés pour améliorer le diagnostic.

    « Monétiser [les données de santé] peut prendre plus de trois ans »

    Medopad facture des frais annuels qui varient en fonction du nombre de patients et des fonctionnalités, qui sont payés par les assureurs, les sociétés pharmaceutiques ou les patients.

    Selon Fabio La Mola, responsable de la pratique des sciences de la vie en Asie du Sud-Est au sein du cabinet de conseil L.E.K. Consulting, les sociétés health tech ont tendance à facturer des frais peu élevés initialement pour encourager l’adoption de leur technologie, ce qui leur permettra de développer des sources de revenus supplémentaires.

    « Les données sont une mine d’or lorsque l’échantillon est assez important et peuvent être combinées avec d’autres données telles que les dossiers médicaux électroniques, les essais cliniques et les données d’assurance et de remboursement, a-t-il déclaré. Monétiser ces données peut prendre plus de trois ans car des [informations] sur le même patient doivent être collectées pendant une longue période [pour que le résultat soit intéressant]. »

  • Chronic diseases: Medopad to launches system to collect biometric data in China

    A monitoring system designed to collect biometric data on outpatients with chronic diseases will be tested this year in hospitals in mainland China, announced in April 2018 Medopad, which initiated the program.

    The British software developer is seeking long-term strategic investors in China to help fund pilot projects to be launched in 2018.

    A digital platform to collect data from wearable devices

    « China is the most important market for us by far, » Medopad co-founder and CEO Dan Vahdat said on the sidelines of the Boao Forum for Asia held from 8 to 11 April 2018 (source: Scmp.com). « We came to China four years ago to learn and make mistakes until we found the right partners. « 

    Medopad will set up an office in Shanghai that will house up to 50 staff, as part of a plan to boost global headcount by 10-fold to reach 500 in the next 18 months.

    Data shared with hospitals, pharmaceutical and insurance companies

    The company, which has operations in Europe and the US, aims to develop a digital platform in China to collect data from wearable electronic devices on patients suffering from chronic diseases.

    This data will be shared with hospitals, pharmaceutical and insurance companies to save medical costs and improve treatment efficiency.

    Medopad has signed trade deals worth £100 million in China

    As part of Prime Minister Theresa May’s official visit to China in early February, Medopad announced that it has signed trade deals worth 100 million pounds (€114.5m; US$139m) with companies including computer giant Lenovo, China Resources Group and the China unit of British pharmaceutical group GSK.

    The British group has also signed a cooperation agreement with Tencent Holdings on health prediction and has established a technology partner with online doctor consultations and health care products provider Ping An Healthcare and Technology, a unit of financial conglomerate Ping An Insurance.

    Since the beginning of the year, Medopad secured US$28 million (€23m) of private equity capital. The company aims to raise in total US$120 million (€99m) in the coming months. Its current backers include German pharmaceutical giant Bayer, British medical insurance company Bupa and Hong Kong property group NWS Holdings.

    A partnership with a dozen hospitals

    The company plans to deploy its software in China later this year at more than 10 hospitals affiliated with Peking University and Capital Medical University.

    Fees will vary according to the number of patients

    These pilot projects will initially involve a few hundred patients, with a focus on those with Parkinson’s disease. Patient movement and reaction time will be measured to improve diagnosis.

    Medopad charges annual fees that vary depending on the number of patients and functionalities, that are paid by insurers, pharmaceutical companies or patients.

    According to Fabio La Mola, head of Southeast Asia life sciences practice at L.E.K. Consulting, health tech companies tend to charge low fees initially to encourage adoption of their technology, which will allow them to develop additional revenues sources.

    « Monetizing [health data] can take over three years »

    « The data is a gold mine when the sample is large enough, and can be combined with other data such as electronic medical records, clinical trials and insurance and reimbursement data, » he said. « Monetizing this data can take over three years as data on the same patient for a long time needs to be collected. »