Medtech

  • Etude : les effets positifs de la télésurveillance de l’hypertension s’estompent à long terme (Jama)

    D’après une étude* parue dans le Jama le 7 septembre 2018, si le télésuivi de la pression artérielle par un pharmacien donne de meilleurs résultats cliniques qu’une prise en charge traditionnelle, ceci ne serait valable qu’à court terme : les bénéfices du télémonitoring de la pression artérielle s’estomperaient avec le temps.

    La télémédecine au service du contrôle de l’hypertension

    En France, le nombre de personnes hypertendues a diminué ces dernières années : il est passé de 31,4% des personnes âgées de plus de 35 ans en 2012 à 27,9% des personnes âgées de plus de 35 ans en 2018. Cependant, seule la moitié de ces 10 millions de patients contrôlerait son HTA. Aux Etats-Unis, où le coût de l’hypertension dépasserait les 50 milliards de dollars par an, le constat est le même : dans les pays développés, l’hypertension artérielle demeure un problème de santé publique.

    Or, plusieurs études ont déjà montré que la télémédecine permet d’améliorer, au moins à court terme, le contrôle de la pression artérielle quand des pharmaciens ou des infirmières assurent un accompagnement.

    Afin de mieux comprendre l’intérêt et les effets cette fois à long terme d’un télésuivi à domicile, des chercheurs américains de l’Institute for Education and Research de Minneapolis et du Health Research Institute du Kaiser Permanente de Seattle ont mené une étude consistant à assurer le suivi d’un essai randomisé de 326 patients souffrant d’hypertension artérielle (HTA) non contrôlée.

    Un moniteur de pression artérielle et un coaching par téléphone

    Concrètement, les patients appartenant au groupe d’intervention se sont vus remettre un moniteur de pression artérielle transmettant leurs données via un site web sécurisé, puis invités à mesurer leur pression à domicile au moins six fois par semaine. De plus, pendant les six premiers mois de l’étude, ils ont reçu un appel téléphonique d’un pharmacien toutes les deux semaines, ou jusqu’à ce que le contrôle de leur pression artérielle se maintienne pendant six semaines. Dans les six mois suivants, ils ont reçu un appel téléphonique tous les deux mois avant que la prise en charge redevienne « classique », au bout d’un an.

    Les auteurs de cette étude dont les résultats ont été publiés dans le Jama Network Open le 7 septembre 2018 ont suivi leurs patients pendant 54 mois, soit 4 ans et demi.

    Résultats

    • Au bout de 12 mois, les patients télémonitorés présentaient une pression systolique nettement plus faible que ceux du groupe contrôle (-9,7 mmHg).
    • Au bout de 18 mois, le télémonitoring maintenait son avance (-6,6 mmHg) par rapport à la prise en charge classique.
    • La pression systolique était également plus basse dans le groupe télémonitoring (-5,1 mmHg au bout d’un an).
    • 72% des patients ont participé au suivi sur 54 mois.
    • Au 54ème mois de suivi, la différence entre les deux groupes était beaucoup plus faible : -2,6 mmHg pour la pression systolique et seulement -1.0 mmHg pour la pression diastolique.
    • Les auteurs de l’étude précisent que les effets positifs du télémonitoring à distance se sont maintenus jusqu’au 24ème mois (soit un an après la fin de l’intervention).

    Pourquoi les effets du télémonitoring ne durent pas

    Des réductions d’une telle ampleur et de cette durée ont le potentiel d’entraîner des effets cliniquement importants sur les événements cardiovasculaires, estiment les auteurs de l’étude. En revanche, «le suivi prolongé de cet essai testant les effets du télémonitoring à domicile avec un pharmacien ne montre aucune différence significative de contrôle de la pression artérielle à 54 mois.», ont précisé les chercheurs.

    Comment maintenir la bonne pression

    Le maintien à long terme du contrôle de la pression artérielle exige probablement une surveillance continue et la reprise de l’intervention si la pression artérielle augmente. Les chercheurs estiment donc que des travaux supplémentaires sont nécessaires pour déterminer le contenu, l’intensité et la durée du renforcement nécessaire au maintien des avantages de l’intervention sur une période plus longue. Pour eux, le dossier médical électronique est clairement « un outil prometteur pour mesurer les effets de l’intervention et détecter la détérioration du contrôle de la pression artérielle après un contrôle initial réussi ».

     

  • Sénégal : Aphia services lance une appli mobile pour assurer un suivi national des données de santé

    Aphia services, filiale du cabinet de conseil en management sénégalais Performances Group, a lancé le 10 septembre 2018 à Dakar l’application mobile Aphia, qui permet aux patients d’accéder en ligne à leur dossier médical.

    Le dispositif vise à améliorer la prévention, à optimiser le parcours de soins, à sécuriser la couverture médicale et à fiabiliser le suivi individuel de chaque citoyen afin d’assurer un monitoring au niveau national grâce au recueil de données de santé précises.

    Aphia, une appli au service des professionnels de santé et des patients

    Aphia a déjà mis en place il y a quatre ans une version web et mobile destinées aux praticiens dans les centres de santé, avec trois pilotes déployés.

    La première version d’Aphia, disponible gratuitement sur Apple Store et Google Play, met à la disposition des patients un annuaire complet et géolocalisé des différentes organisations et professionnel de santé du Sénégal :

    • médecins généralistes ;
    • spécialistes ;
    • pharmacies ;
    • laboratoires.

    L’application donne également accès à un réseau de prise en charge médicale : assurances santé, mutuelles, Ipres (l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal).

    « Les prochaines versions de l’application mobile Aphia mettront rapidement l’accent sur des services avancés tels que la gestion des rendez-vous médicaux, l’observation des traitements, la surveillance de la santé, la relation clients-assurance santé et bien d’autres fonctionnalités », précise le directeur général d’Aphia Services, Medoune Thiam (source : Reussirbusiness.com). « La digitalisation du secteur de la santé est indispensable pour simplifier la vie des citoyens et améliorer le système sanitaire. »

  • Tuberculose : Emocha reçoit 1 M$ pour tester son appli visant à améliorer l’observance médicamenteuse

    Emocha Mobile Health, une start-up health tech basée à Baltimore (Étas-Unis), a annoncé le 29 août 2018 par communiqué avoir reçu une subvention fédérale de deux ans s’élevant à un million de dollars (859 000 €) pour soutenir une nouvelle étude de validation de son dispositif Emocha, une application mobile visant à améliorer l’observance du traitement médicamenteux des personnes atteintes de tuberculose.

    Cette aide a été remise par le National Institute on Minority Health and Health Disparities du National Institutes of Health (NIH) dans le cadre du prix Small Business Innovation Research.

    Elle soutiendra la réalisation d’une étude menée par des chercheurs de la faculté de médecine de l’université Johns Hopkins visant à évaluer l’efficacité d’Emocha. Dans ce cadre seront observés 90 patients atteints de tuberculose latente et active, une maladie contagieuse et coûteuse si elle n’est pas correctement traitée. Les fonds réunis permettront l’extension de ces travaux à d’autres régions des États-Unis.

    Depuis 2015, Emocha a reçu plus de 3 millions de dollars (2,58 M €) de financement du NIH.

    Emocha aide à atteindre un taux d’observance de 94 %

    Via l’application Emocha, les patients peuvent enregistrer des vidéos d’eux-mêmes en train de prendre leurs médicaments pour ensuite les partager avec leur médecin. L’objectif est de s’assurer que les personnes souffrant de maladies et d’affections nécessitant des programmes thérapeutiques spécifiques suivent bien leurs plans de traitement.

    La subvention émise par le National Institutes of Health s’inspire d’une étude antérieure menée au Maryland, également financée par le NIH, qui a révélé que la plateforme Emocha aidait les patients atteints de tuberculose à atteindre un taux d’observance d’environ 94 %. Le dispositif a également démontré son efficacité en permettant aux programmes de santé publique d’économiser en moyenne 1 391 dollars (1 200 €) par patient.

    La technologie Emocha est en train d’être testée pour d’autres applications

    En dehors du prix NIH, la technologie Emocha est actuellement en cours d’évaluation par le biais d’essais et d’études cliniques chez des personnes atteintes d’autres maladies que la tuberculose, notamment de maladies infectieuses et chroniques.

    Une subvention de 1,7 M $ pour évaluer l’efficacité de l’appli chez les toxicomanes

    En 2017, la start-up américaine a par ailleurs reçu une subvention de 1,7 million de dollars (1,45 M €) pour vérifier si son application pouvait aider les toxicomanes en voie de rétablissement à suivre leurs plans de traitement médicamenteux.

    Le National Institute on Drug Abuse a par ailleurs récemment approuvé le plan d’Emocha visant à entamer une deuxième phase de recherche pour évaluer l’impact de sa plateforme chez les patients suivant un traitement à la buprénorphine pour un trouble lié à la consommation d’opioïdes. Cette recherche est actuellement menée en partenariat avec l’école de médecine de l’université de Washington et le Boston Medical Center.

  • Le cabinet EY propose la téléconsultation à ses salariés grâce à la cabine médicale connectée H4D

    En collaboration avec le fabricant de solution de téléconsultation H4D, Aon France, filiale d’Aon plc, spécialiste du conseil en gestion des risques, en assurance, en réassurance et en gestion des ressources humaines, lance la téléconsultation par cabine médicale connectée au sein de l’entreprise EY (Ernst & Young), cabinet d’audit financier et de conseil, selon un communiqué daté du 10 septembre 2018.

    Cette opération s’inscrit dans le cadre de la démarche RSE du cabinet visant à créer des conditions de mieux-vivre au travail en permettant notamment à ses collaborateurs d’accéder à des consultations à visée préventive.

    La téléconsultation au service de la prévention, un enjeu de santé publique

    Fabrice Benharroche, directeur commercial et développement de l’activité santé-prévoyance collectives chez Aon France explique cette collaboration de la façon suivante : « La santé du salarié recouvre des enjeux non seulement de bien-être individuel mais aussi de santé publique et de compétitivité pour les entreprises. Il est donc tout à fait normal dans l’exercice de nos missions de conseils auprès de nos clients entreprises qu’Aon participe à faciliter l’accès aux soins de ses assurés salariés et de ses clients professionnels. Veiller au bien-être des salariés participe à une meilleure productivité au sein des entreprises. C’est pourquoi nous sommes fiers de nous engager avec H4D dans une démarche visant à démocratiser le recours à la télémédecine. »  

    Les cadres franciliens renoncent à des soins en raison de délais de prise de rendez-vous trop longs

    Le communiqué cite une étude réalisée par l’Irdes indiquant que 18 % des cadres franciliens ont déjà renoncé à des soins ou à des examens médicaux, notamment en raison de délais de prise de rendez-vous trop long.

    La Consult Station de H4D, solution agrémentée par l’Agence régionale de santé (ARS) et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), propose une réponse aux problèmes rencontrés par les salariés pour accéder aux soins.

    Des rendez-vous accessibles via l’intranet de l’entreprise

    Par le biais du service de téléconsultation, les salariés d’EY peuvent prendre rendez-vous via leur espace disponible sur l’intranet de l’entreprise. 

    Une fois dans la cabine médicale connectée, le salarié est accompagné par un médecin qui le guide pour prendre les mesures médicales nécessaires grâce aux instruments mis à sa disposition.

    Lorsque le diagnostic est établi, une ordonnance peut être délivrée et imprimée directement dans la cabine. Un compte rendu est également réalisé systématiquement et transmis au médecin traitant.

    Ce service est également intégré à un programme de prévention proposé par l’entreprise et peut être utilisé afin d’effectuer un bilan de santé autonome. En suivant un tutoriel intuitif, le salarié a la possibilité de prendre ses constantes et de faire un point sur sa santé.

  • Télémédecine : le suédois Kry propose un service de téléconsultation sous la marque Livi en France

    La start-up suédoise Kry va proposer un service de téléconsultation sous le nom de Livi en France à partir du 15 septembre 2018, date à laquelle la téléconsultation deviendra officiellement soumise à un remboursement par la Sécurité sociale.

    La société est par ailleurs déjà implantée en Suède, en Norvège, en Espagne et au Royaume-Uni.

    Le service est accessible via une application disponible sur mobile et tablette dans un délai de 15 minutes, revendique la start-up.

    Pratiquement un demi-million de téléconsultations réalisées

    La start-up Kry indique avoir réalisé jusqu’à présent 450 000 vidéo-consultations au sein des pays dans lesquels elle est présente.

    En France, elle se repose sur un réseau de plus de 300 médecins qui vont dédier entre 1 et 4 jours par semaine à la vidéo-consultation sur Livi. 

    C’est Jonathan Ardouin, directeur général France de la start-up qui supervise le déploiement en France.

  • Lancement de la commercialisation de Meyko, compagnon connecté destiné aux enfants asthmatiques

    Meyko, start-up fondée en 2016 par Sandrine Bender et Alizée Gottardo, a lancé le 4 septembre 2018 la commercialisation de son dispositif connecté destiné aux enfants asthmatiques baptisé « Meyko », soutenu par l’Hôpital Necker et le CHU de Nantes.

    En effet, après une création en 2015, trois années de tests en situation réelle ayant impliqué 150 familles et la finalisation, en août 2018, de la conception industrielle du produit, la start-up a lance sur la plateforme de financement participatif Indiegogo, une première campagne de commercialisation de son « compagnon connecté et ludique » d’aide à l’observance des traitements de l’asthme pédiatrique.

    Cette première phase de commercialisation, qui durera du 4 septembre au 7 octobre 2018, permettra à la start-up de vendre quelques unités et, « grâce aux centaines de retours supplémentaires […] reçus durant la campagne, [de soigner] les tout derniers détails et [de] travailler sur les futures fonctionnalités du produit » indiquent les co-fondatrices de Meyko.

    Le dispositif

    Destiné aux enfants asthmatiques âgées de 3 à 10 ans, Meyko est un compagnon connecté paramétrable par les parents selon les modalités de prise de traitements de leur enfant au moyen d’une application.

    Concrètement, le visage de Meyko devient triste à l’heure de la prise du traitement, et recouvre le sourire après administration du médicament approprié. « L’idée est de parler le langage de l’enfant, de lui permettre de s’approprier son traitement à long terme : en prenant soin de son compagnon, l’enfant prend […] soin de lui-même », explique Sandrine Bender.

    En outre, l’application permet aux parents de suivre la conduite du traitement de leur enfant.

  • Cellnovo commercialise une nouvelle version de son système connecté de gestion du diabète

    Cellnovo, entreprise de technologie médicale qui commercialise un système innovant composé d’une micro-pompe à insuline connectée à une appli de gestion du diabète, a annoncé le 5 septembre 2018 le lancement du produit de la 3ème génération de ce système, le Système Gen 3.

    La principale modification apportée par Système Gen 3 au précédent dispositif – qui comprenait une pompe à insuline connectée à une tablette permettant d’accéder en ligne et en temps réel à ses données de santé – réside dans le remplacement de la tablette par un smartphone dédié, fonctionnant sous Android et connecté par Bluetooth à la micro-pompe qui délivre l’insuline.

    Inscrit dans la continuité d’une suite de développements récents, le lancement de ce nouveau produit vise non seulement à améliorer l’expérience des patients mais également, dans une stratégie plus industrielle, à permettre un « décollage commercial de la société ».

    Améliorer l’expérience des utilisateurs

    « Le smartphone Android avec lequel fonctionne le Système Gen 3 représente une amélioration significative en termes de design et d’expérience utilisateur », affirme le communiqué annonçant le lancement.

    En effet, Cellnovo a fait le choix de remplacer la tablette par un smartphone notamment car, plus léger et plus autonome (sa batterie a été prolongée de manière à garantir 48 heures d’utilisation sans charge), le terminal semble plus mobile et maniable. De plus, doté de « la qualité et [de] la réactivité qui caractérisent les téléphones grand public », il peut rendre plus agréable l’utilisation du système tout en préservant un haut niveau de sécurité, obligatoire pour un tel dispositif médical. 

    En outre, le smartphone, plus fin et d’apparence plus moderne que l’ancienne tablette tactile, doit, avec une nouvelle interface utilisateur, contribuer à améliorer le design du produit.

    Stratégie industrielle et commerciale de Cellnovo

    Augmenter les capacités de production de l’entreprise

    « Le remplacement de la tablette tactile propriétaire par un smartphone dont la production est externalisée constitue la dernière étape en date de la stratégie industrielle de Cellnovo », rappelle le communiqué.

    Ce remplacement vise en effet à optimiser la production de Cellnovo afin de répondre au mieux à la demande du marché.

    Etendre le système à d’autres objets connectés

    L’adoption d’une technologie capable de communiquer en Bluetooth telle qu’un smartphone et déjà la tablette précédente permet de progresser sur la voie de la diversification technologique du système. En effet, un tel système de connexion pourrait permettre, à l’avenir, d’intégrer aux systèmes d’autres dispositifs mobiles communiquant également par Bluetooth, comme certains dispositifs de mesure en continue de la glycémie.

    Faire connaître ce nouveau dispositif

    Suite à l’obtention du marquage CE, la première phase de déploiement de ce nouveau dispositif mobilise tous les partenaires de distribution que la société a déjà acquis au Royaume-Uni, en France, en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas, en Grèce, à Chypre, en Israël, en Australie et en Nouvelle-Zélande. 

    De plus, afin d’étendre encore son rayon d’action, Système Gen 3 sera présenté en octobre 2018 lors du Congrès annuel de l’Association européenne pour l’étude du diabète (EASD), rassemblement européen de scientifiques et de spécialistes du diabète.

  • Roche Diabetes Care France recrute pour une étude clinique multisite de son CGM

    Roche Diabetes Care France a lancé fin août 2018 sur son site internet un appel à participation à une étude clinique portant sur le capteur de  son dispositif de mesure du glucose en continu (CGM) implantable développé en collaboration avec Senseonics.

    L’étude a débuté au mois de février 2018 dans 15 centres en France et vise à démontrer les bénéfices cliniques de ce capteur, son impact sur l’équilibre glycémique et sur la qualité de vie des patients. Les résultats sont attendus pour 2019 et serviront à appuyer le dossier de demande de remboursement.

    Selon la société, le dispositif du nom de Eversense est actuellement commercialisé par Roche dans une quinzaine de pays dont l’Angleterre, la Suisse, l’Allemagne, les Pays Bas, la Belgique, l’Italie, etc.

    15 centres et 324 patients mobilisés pour l’étude

    Roche Diabetes Care France est à la recherche de patients adultes, diabétiques de type 1 et de type 2, traités par insulinothérapie intensive et pratiquant l’autosurveillance glycémique pluriquotidienne ou étant sous mesure du glucose interstitiel avec FreeStyle Libre. Ils doivent en outre disposer d’un téléphone compatible avec l’application mobile.

    Les 15 centres d’investigation sont dispersés sur l’ensemble du territoire français : CHU de Montpellier, CHU de Toulouse, Nancy Brabois, Paris Lariboisière, CHU de Lille, Paris Cochin, Marseille, CHU de Lyon Sud, Grenoble, Mainvilliers, CHU de Nantes, Caen, CHU Amiens, CHU de Strasbourg et Poitiers.

    Les patients recrutés s’engageront pour un suivi d’une durée de 6 mois, avec 6 visites au centre hospitalier investigateur correspondant.

    Ces travaux s’inscrivent dans le sillon de premières études menées aux États-Unis et en Europe (Precise study I et II) qui sont aujourd’hui terminées.

    Le capteur du dispositif CGM en cours de test

    Le système Eversense est un dispositif de mesure du glucose en continu (CGM) composé de 3 éléments :

    • un capteur ;
    • un transmetteur ;
    • une application mobile (smartphone ou tablette).

    Dans l’étude en cours, c’est le capteur qui sera testé. D’autres études sont prévues afin de tester le dispositif complet.

    Les trois éléments mis ensemble permettent de mesurer le taux de glucose interstitiel en continu. Son fonctionnement :

    • le capteur est implanté dans le bras du patient pour une durée pouvant aller jusqu’à 180 jours (6 mois). Il est composé d’un polymère émettant une lumière fluorescente d’intensité variable selon la concentration de glucose dans le milieu interstitiel ;
    • un transmetteur, amovible et rechargeable, placé sur la peau au niveau du bras, au-dessus du capteur, recueille les données transmises par ce dernier. Il calcule la concentration en glucose et, par vibration, alerte le patient en cas d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie ;
    • la valeur établie par le transmetteur est communiquée à une application mobile installée sur le téléphone portable du patient (smartphone ou tablette), ce qui rend les données de la personne suivie accessibles instantanément.

  • Appel à projets innovants centrés sur l’ambulatoire, le parcours de soins et l’information patient

    ASSPRO Conseil et le cabinet Branchet, acteur spécialisé dans la responsabilité civile professionnelle médicale des praticiens de plateaux techniques lourds, lancent un appel à projets de solutions innovantes contribuant à l’amélioration de la pratique médicale et à la réduction des risques. Cet appel à candidatures, ouvert jusqu’au 13 septembre 2018, s’adresse à tous les acteurs de la e-santé : sociétés spécialisées dans les dispositifs médicaux, les services numériques ou les applications logicielles, etc.

    Cette démarche vise notamment à accompagner les praticiens libéraux chirurgiens et anesthésistes réanimateurs face au virage numérique, en identifiant des services et outils « originaux » et « impactants ». Elle est organisée en 4 catégories : 
    • un prix ASSPRO « Ambulatoire et parcours de soins » concernera des outils à même d’améliorer le suivi du patient ;
    • un prix Fondapro « Patient éclairé » jugera de la pertinence de projets visant à favoriser l’information et la compréhension du patient ;
    • un prix ASSPRO scientifique « Qualité de vie des praticiens » récompensera des projets orientés vers la gestion du stress, l’optimisation du temps, etc.
    • un prix Branchet « Les pépites de l’innovation 2018 » fera l’objet d’un dernier concours.

    La remise des prix aura lieu le 16 novembre 2018 au cours du Digital Day. Cet événement sera rythmé par des pitchs d’entrepreneurs porteurs de projets ainsi que par table ronde centrée sur le rôle et les besoins des assureurs face aux défis des nouvelles technologies.

    L’inscription peut être réalisée via le lien ci-contre.

    Critères d’éligibilité

    Sont éligibles aux prix ASSPRO « Ambulatoire et parcours de soins », Fondapro » Patient éclairé » et ASSPRO scientifique « Qualité de vie des praticiens », les produits ou services destinés aux chirurgiens, aux anesthésistes-réanimateurs ou à leurs équipes fonctionnels au moment du concours et portés par des PME innovantes de moins de 50 salariés de 5 ans d’ancienneté au moins.

    Sont éligibles au prix Branchet « Les pépites de l’innovation 2018 » les produits ou services destinés aux chirurgiens, aux anesthésistes-réanimateurs ou à leurs équipes opérationnel en phase d’expérimentation : les porteurs de projet doivent être en mesure de présenter un prototype fonctionnel.

    Critères de sélection

    • Adéquation aux objectifs du concours ;
    • ambition et pertinence de l’innovation ;
    • valeur d’usage et adéquation au besoin ;
    • ambition sur le marché et potentiel économique ;
    • niveau de maturité ;
    • stratégie de communication.

    Calendrier de sélection 

    • 13 septembre 2018 : clôture des soumissions
    • 1er octobre 2018 : nomination des finalistes
    • 12 octobre 2018 : oral des nommés
    • 16 novembre 2018 : remise des prix

    Bénéfices d’une participation pour le porteur de projet 

    Les organisateurs veulent que le Digital Day constitue un « accélérateur de diffusion » pour les candidats.

    En effet, cet appel à candidatures représente une opportunité d’exposer sa solution devant un jury de professionnels des domaines médical et digital.

    En outre, les organisateurs mettent à destination des lauréats :

    • un « dispositif marketing de promotion [online et offline] vers des usagers [représentant le] cœur de cible » de la solution, soit les chirurgiens et les anesthésistes-réanimateurs ;
    • une assistance pour faciliter l’implémentation des solutions dans les systèmes d’exploitation des praticien ;
    • une réduction sur le contrat de responsabilité civile et professionnelle des praticiens clients du cabinet Branchet s’engageant à utiliser les solutions lauréates dans leur pratique quotidienne afin d’en stimuler la vente ;
    • un environnement de test permettant l’optimisation des fonctionnalités des solutions.
  • Handicap : le CHU de Nantes, l’École centrale et OnePoint développent un avatar piloté par la pensée

    Le groupement d’intérêt scientifique (GIS) Neurosciences, constitué au printemps 2018 par le centre hospitalier universitaire de Nantes et l’École centrale de Nantes, ainsi que la société Onepoint, spécialisée dans la transformation numérique des entreprises et des administrations, ont mis au point un avatar piloté par la pensée pour contribuer à la recherche sur les douleurs fantômes et les handicaps neurologiques. 

    En effet, par le biais d’un casque électroencéphalographie (EEG), l’activité cérébrale d’un utilisateur peut être analysée et ses intentions de mouvement retranscrites et interprétées grâce à travers un avatar virtuel évoluant dans un jeu vidéo.

    Ce serious game sera présentée le 22 septembre 2018 lors de la Nantes Digital Week.

    Un jeu basé sur l’utilisation d’un casque EEG

    L’utilisateur est équipé d’un casque EEG relié à une intelligence artificielle (IA) qui a appris à reconnaître quatre de ses intentions : marcher, bouger le bras droit, bouger le bras gauche et rester immobile. Le jeu fait avancer l’avatar selon les commandes pensées par le patient et perçues par l’IA.

    Une démonstration de la technologie sera effectuée le 22 septembre 2018 au cours de la Nantes Digital Week, et plus précisément lors du salon Startups à l’ouest (Nantes Game Xperience), qui aura lieu à La Conciergerie – Labo de Quartier et au Studio 11/15.

    Une technologie combinant interfaces cerveau-ordinateur, IA et design thinking

    Le dispositif combine BCI (interfaces cerveau-ordinateur), IA et design thinking (synthèse entre la pensée analytique et la pensée intuitive). Il vise dans un premier temps à faire progresser la recherche sur le traitement des douleurs de membres fantômes et la gestion des handicaps neurologiques.

    Ses concepteur travaillent à son développement depuis janvier 2018 et espèrent mettre en place les premiers essais cliniques sur des patients d’ici trois mois, indique dans un communiqué Sébastien Ravoux, responsable du pôle « expertise technique » à Onepoint. « Cela sera une première en France car à terme, nous irions cette fois-ci bien au-delà d’un usage permettant la simple analyse d’imagerie en offrant une application concrète en termes de soins », précise-t-il.