IOT

  • Paroles d’experts

    Dominique Legouge, directeur du GIP ResaH

    « Le rôle de l’acheteur est de gérer l’interface entre les industriels et les établissements de santé. Ce rôle doit commencer dès l’émergence d’un produit ou d’un service innovant. L’acheteur est pleinement légitime sur le sujet de l’innovation. Il n’intervient pas seulement lorsque le produit ou le service est sur le marché, il peut intervenir avant. Plus tôt il intervient dans la chaine de développement d’une innovation, plus il sera efficace. Il doit être capable sur un sujet donné de faire du sourcing c’est à dire d’identifier les solutions disponibles ou en cours de mise au point. Au ResaH on a fait une part importante à l’innovation dans les politiques et stratégies d’achat. La règlementation nous donne à cet égard tous les outils nécessaires ».

    Philippe MARCHAND, directeur de projet, spécialiste du monde hospitalier à l’Ugap

    « L’UGAP n’intervient pas au niveau de la maturation de l’innovation. Son rôle est  plutôt de faciliter l’accès aux marchés publics des solutions innovantes. Son positionnement est de détecter des solutions innovantes et de les promouvoir à travers son réseau commercial. A titre d’exemple nous étions présents lors de la dernière Paris Healthcare Week à travers un village d’Innovation avec plusieurs Start up. Nous leur permettons d’accéder au marché hospitalier ».

    Nicolas Roux, responsable achat stratégique UniHA

    « Nos axes pour juger une innovation, c’est la qualité du service rendu au patient, l’amélioration de l’attractivité de l’hôpital et de sa marge. C’est la combinaison de ces trois critères qui nous permettra de sélectionner une innovation ».

  • Dans les établissements, une organisation empirique

    Si l’innovation est plus facile à repérer du côté du médicament ou des équipements médicaux, ce n’est pas toujours le cas pour les technologies du numérique, secteur émergent où l’offre émane souvent de petites et moyennes entreprises aux capacités commerciales limitées.

    Les achats sont un sujet bien rodé dans le domaine des équipements biomédicaux. Ainsi, le CHU de Poitiers dispose d’une enveloppe annuelle dédiée à l’innovation au sein du Programme pluriannuel d’investissement. Chaque année deux appels à projets ont lieu en interne auprès des médecins. Sont considérés comme innovants ceux qui le sont au niveau national.

    Une sous-commission de la CME sélectionne les projets qui seront ensuite soumis à la Direction générale. A côté de cette enveloppe d’investissement, une deuxième enveloppe vient d’être mise en place pour financer les dispositifs médicaux à partir de 2017.

    La responsabilité du sourcing

    Nous n’en sommes pas encore là dans les technologies du numérique. Pour Lionel Pailhé, directeur des services économiques et des achats au CHU d’Angers, la difficulté tient au fait qu’il n’existe pas dans les organigrammes des établissements de personnes affectées au « sourçage » de l’innovation, chaque responsable d’achats faisant ce travail au décours de ses activités habituelles.

    Le responsable des achats du CHU d’Angers cite en exemple les besoins en matière d’identification des patients liés aux risques de déambulation. « Nous savons qu’il existe des objets connectés qui pourraient répondre à nos besoins et notre difficulté, c’est de repérer les acteurs et les offres actuelles »

    Les choses commencent toutefois à s’organiser. Au CHU de Poitiers, par exemple, Alain Lamy, le directeur des systèmes d’information, a recours à  deux types de sourcing : l’un émane des médecins qui ont repéré une innovation intéressante au décours de leurs activités, et l’autre provient des équipes de la DSI.

    Des exemples en cours de mise en place illustrent ces deux types de provenance : une intégration directe des résultats d’ECG dans le système d’information de l’hôpital pour le premier, et une technologie de communication qui transfère l’intelligence du téléphone dans le poste de travail informatique, pour le second.

    Contraintes réglementaires et de sécurité

    En dehors du fait qu’il s’agisse d’un secteur émergent, l’entrée de l’innovation numérique dans les hôpitaux se heurte quelquefois à des contraintes de sécurité ou d’ordre règlementaire spécifiques au monde hospitalier. Jean-Jacques Sallaberry, ingénieur à la DSI du CHU de Poitiers, cite l’exemple de l’hébergement des données, où les contraintes de sécurité ne permettent pas toujours le recours aux technologies du Cloud même si cela peut être souvent plus rapide et moins cher.

    Dans un domaine où les hôpitaux avancent plutôt à tâtons, l’Institut Bergonié de Bordeaux fait figure de privilégié. Christian Fillatreau, son directeur général adjoint, reconnaît volontiers que c’est par la présidence du  Cluster TIC Santé Aquitain, qu’il assure, qu’il repère les innovations dans les NTIC.

    Il faudrait selon lui que les organigrammes des Directions des systèmes d’information des gros établissements aient en leur sein quelqu’un chargé de la veille technologique, comme il existe aujourd’hui des chargés des questions de sécurité.

  • Ile-de-France : premier bilan « positif » de la plateforme d’astreinte en infectiologie

    Au terme de 6 mois de fonctionnement, l’ARS Ile-de-France et l’AP-HP dressent un bilan « positif » de « l’astreinte francilienne d’infectiologie », une plateforme mise en place en avril 2016 à l’initiative de l’ARS. Elle vise à proposer aux prescripteurs hospitaliers « un conseil diagnostic et thérapeutique homogène sur tout le territoire francilien afin de prendre en charge de manière optimale les patients atteints d’une infection grave ou due à des bactéries résistantes aux antibiotiques ». À ce jour, le dispositif a été utilisé dans la prise en charge de « plus de 400 patients » ont indiqué les deux institutions le 26 décembre 2016. Concrètement, il s’appuie sur la mise en place d’une ligne téléphonique dédiée (le 01 46 61 15 00) qui permet de joindre un infectiologue hospitalier senior d’astreinte en dehors des horaires de prise en charge classiques : la nuit, le week-end ou les jours fériés. 103 médecins participent à cette astreinte pour délivrer à leurs collègues franciliens – hors pédiatrie – un « conseil spécialisé, diagnostique et thérapeutique ».

    Le dispositif s’appuie sur une ligne téléphonique dédiée (le 01 46 61 15 00) permettant de joindre un infectiologue hospitalier senior d’astreinte en dehors des horaires de prise en charge classiques : la nuit, le week-end ou les jours fériés. Actuellement, 103 médecins infectiologues participent à ce dispositif d’astreinte pour délivrer à leurs collègues franciliens – hors pédiatrie – un « conseil spécialisé, diagnostique et thérapeutique ».

    Un outil principalement utilisé par les services d’urgence

    • La plateforme reçoit en moyenne « 4 à 5 appels par nuit ».
    • Elle est utilisée par les services d’urgence dans 69% des cas.
    • 84% des utilisateurs travaillent dans des hôpitaux publics dont la moitié n’appartiennent pas à l’AP-HP
    • Dans 60% des cas le conseil sollicité concerne « les antibiothérapies complexes ou un problème de bactéries mulitrésistantes ».  
    • Plus rarement, il concerne des infections sévères (20%), des fièvres au retour de voyage (13%) ou des accidents d’exposition au sang (7%). 

     

  • Conférence de l’Asip santé du 31 janvier 2017

    L’Asip Santé organise le 31 janvier 2017, en présence de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, sa conférence annuelle. Quelles seront les innovations de demain ? Quel cadre fixer pour que la e-santé se développe en toute confiance ? Tels sont les sujets abordés au cours de cet événement décliné à travers deux tables rondes : l’une consacrée aux perspectives offertes par le numérique dans le secteur de la santé et la seconde consacrée aux nouveaux usages permis par cette transformation numérique au service du parcours de soins.

    Programme

    • 9h00 : café d’accueil
    • 9h30 : discours d’introduction
    • 10h00 : résultats du sondage Asip Santé/Ipsos « Les médecins à l’heure du numérique »
    • 10h15 : table ronde « Comment le numérique transforme la santé et quels sont ses impacts en santé ? »
    • 11h20 : table ronde « Le numérique au service du parcours de soins : comment relever le défi des usages ? »
    • 12h30 : Discours de conclusion

  • Inde : Une Autorité nationale d’e-santé pour sécuriser les données des patients

    Le Ministère de la Santé du Bien-être familial indien (MoHFW) a proposé début décembre 2016 la création d’une Autorité nationale d’e-santé (NeHA).

    Objectif: superviser l’intégration des technologies de l’information et de la communication dans l’industrie des soins de santé.

    Pour l’instant, des organisations privées et les acteurs du secteur traitent de manière indépendante les données de santé. La gestion des informations électroniques des patients n’est donc aujourd’hui pas soumise à une réglementation unique au niveau national. Résultats : les donnés privées sont mal protégées.

    Le gouvernement indien souhaite agir pour mieux encadrer leur recueil et leur exploitation, harmoniser les normes en la matière et ainsi assurer la sécurité des informations des patients.

    Une réglementation unique pour éviter le piratage des données privées

    La gestion des données de santé des patients est actuellement désordonnée en Inde. L’absence d’une harmonisation du règlement pose différents problèmes au sein de l’industrie :

    • Les informations des patients sont parfois centralisées sur des sites isolés, inaccessibles aux professionnels de la santé en cas de besoin.
    • En raison du manque de normes établies, les dossiers médicaux peuvent être hébergés sur des serveurs publics non sécurisés, à la portée de potentiels tiers malveillants.

    Plus de 40 000 dossiers de patients ont été compromis, dont certaines personnes infectées par le VIH, ont rapporté les autorités début décembre 2016. Ils auraient été accidentellement rendus publics après avoir été mis en ligne par un laboratoire de Bombay. Les fichiers en question contenaient des détails confidentiels, comme les noms, les adresses, les dates de naissance et des résultats de tests sanguins.

    La mission de l’Autorité nationale d’e-santé serait d’imposer la mise en place de pratiques cohérentes et standardisées pour :

    • la gestion des informations personnelles des patients (identités) ;
    • la saisie et la récupération des données ;
    • l’échange de messages entre professionnels et patients ;
    • le cryptage des données traitées.

    Le projet NeHa est en train d’être examiné

    La création d’une Autorité nationale d’e-santé doit être validée par une loi votée par le Parlement. La procédure est en cours. La note de consultation pour le projet NeHa est actuellement ouverte aux commentaires du public.

    Des normes déjà mises en place pour les dossiers électroniques

    Le MoHFW a déjà fait certains efforts ces derniers mois pour améliorer le protection des données de santé des patients par la mise en place de pratiques standardisées pour les dossiers médicaux et les dossiers de santé électroniques (EMR et EHR).

    Les « EMR/EHR Standards for India » (« normes EMR/EHR pour l’Inde ») ont ainsi été instaurées en 2013 par le gouvernement indien, après de longues discussions avec les parties prenantes.

    En 2014, l’Inde est devenu membre de l’Organisation internationale pour le développement de normes terminologiques des soins de santé (IHTSDO).

  • HAS : avis favorable pour le remboursement de la prostatectomie totale robot-assistée

    • Evaluer la chirurgie robot-assistée
    • Mettre en oeuvre les adaptations organisationnelles impératives conséquentes,

    tels sont les éléments essentiels de l’avis émis par la HAS le 22 décembre 2016 via un communiqué de presse quant au remboursement de la prostatectomie totale robot-assistée.

    Évaluation de la chirurgie robot-assistée

    Selon la HAS, le nombre annuel estimé de prostatectomies totales s’élève en France à près de 20 000, c’est un traitement de référence dans certains cancers de la prostate pour lesquels l’ablation totale est réalisée soit par chirurgie ouverte, soit par laparoscopie, conventionnelle ou robot-assistée.

    La prostatectomie totale robot-assistée, réalisée par laparoscopie (ou cœlioscopie), a enregistré un essor considérable ces dernières années : en France, le nombre d’établissements de santé équipés en robot chirurgical est passé de 39 en 2011 à 84 en 2015. Et ce seraient près de 40 % des prostatectomies totales qui auraient été réalisées avec cette technique en 2015.

    La HAS considère que la chirurgie robot-assistée peut représenter une des modalités possibles de prostatectomie totale lors du traitement d’un cancer de la prostate localisé, mais sans valeur ajoutée démontrée par rapport aux autres techniques. Elle a formulé en ce sens un avis favorable à son remboursement. Elle a néanmoins jugé que l’amélioration du service attendu de cet acte était mineure comparativement à la prostatectomie totale par chirurgie ouverte et absente comparativement à la prostatectomie totale par laparoscopie conventionnelle.

    Des adaptations organisationnelles impératives

    L’introduction de cette opération robot-assistée au sein des établissements de santé implique diverses contraintes organisationnelles :

    • Gestion des risques,
    • Gestion des instruments chirurgicaux,
    • Agencement du bloc opératoire,
    • Formation de l’ensemble de l’équipe concernée par sa mise en œuvre.

    Conditions et préconisations énoncées par la HAS

    • Réalisation par des équipes formées
    • Dans des établissements de santé ayant mis en place des procédures dédiées à cette modalité chirurgicale avec un système d’assurance qualité.
    • Standardisation impérative des processus organisationnels :
      • Traitement et gestion des instruments chirurgicaux,
      • Circuit de stérilisation,
      • Planification du bloc opératoire,
      • Protocole de prise en charge en cas d’urgence cardiorespiratoire.

    Recommandations

    • Normer le contenu des formations initiale & continue de l’ensemble des professionnels impliqués dans le processus de la prostatectomie totale robot-assistée,
    • Engager une réflexion sur la composition de l’équipe chirurgicale.
  • Un plan de la Commission européenne pour innover en santé et dans les soins en Europe

    Innover dans la santé et dans les soins en Europe, tel est l’objet du plan de la Commission européenne publié le 16 décembre 2016, finalisé lors du sommet européen sur l’innovation pour un vieillissement actif et en bonne santé qui s’est déroulé du 5 au 8 décembre 2016 à Bruxelles.

    « Comment pouvons-nous innover en santé dans une société en plein vieillissement ? » C’est en réponse à cette question posée par le commissaire européen Günther Oettinger en 2015, que les législateurs, des membres de la société civile, des professionnels et des industriels ont élaboré ce plan qui comprend une liste d’actions s’étalant jusqu’en 2018.

    Innover pour la santé et la silver économie

    Le Blueprint a été initié en décembre 2015 lors de la 4e conférence du partenariat européen sur l’innovation pour un vieillissement actif et en bonne santé (EIP on AHA). Le commissaire européen sur l’économie digitale et la société, Günther Oettinger avait souligné comment l’innovation digitale, permise par un marché unique du numérique, pouvait transformer les changements démographiques en opportunité pour l’économie et la société en Europe et contribuer à la Silver économie européenne.

    Les actions attendues

    Année 1 – 2016

    • Adopter un « Plan directeur » – une vision stratégique sur la façon dont l’innovation numérique peut transformer la prestation de soins de santé et de services sociaux avec le vieillissement de la société européenne.
    • Mettre en place un référentiel d’infrastructures de pratiques et de lignes directrices éprouvées en matière d’innovation avec des preuves solides d’impact sur la qualité de vie, la durabilité des systèmes de santé et la croissance économique / compétitivité de l’industrie européenne.
    • Établir une cartographie régionale européenne des zones « à la demande » et des engagements d’investissement des autorités publiques et privées (engagements d’investissement pour la période 2016-2020). Inclure un aperçu des opportunités des Fonds structurels .
    • La PCHA et l’IHE renouvelleront leur accord de liaison pour assurer la coordination de l’élaboration de normes et de profils pour la santé connexe, la compatibilité des outils d’essai et l’évaluation de la conformité, éviter les doubles emplois et mettre en place des séances d’information et d’éducation pour les publics concernés et intéressés.

    Année 2 – 2017

    • Identifier les cas d’utilisation «5-10» basés sur les domaines prioritaires d’intervention «High Socio Economic Return» et sur la carte des zones de demande et des engagements d’investissement. L’identification des 5 à 10 cas d’utilisation et la Feuille de route pour la mise en œuvre devraient être complétées par des efforts visant à comparer les priorités, les perspectives, les circonstances locales et les solutions technologiques par rapport aux composantes les plus pertinentes des modèles de soins novateurs adoptés dans les cas d’utilisation.
    • Créer une feuille de route du programme de remaniement pour les cas d’utilisation identifiés. La feuille de route tirera les enseignements des expériences en cours et passées de la mise en œuvre de solutions numériques et fournira une feuille de route fondée sur des données probantes pour la mise en œuvre. Il vise à développer la volonté politique et les capacités de leadership futures et à gérer les investissements dans la chaîne de valeur de la santé et l’innovation en santé numérique pour soutenir la mise en œuvre intégrée des soins.
    • Établir un rapport d’orientation sur une mise en œuvre harmonisée du nouveau cadre législatif de protection des données de l’UE à travers l’Europe – et comment il s’applique au thème particulier de la santé et des soins numériques.
    • La PCHA présentera le manuel de l’adoption de Continua [titre provisoire] avec un ensemble d’études de cas sur la manière dont les décideurs des États membres et des régions de l’Europe font progresser l’adoption de normes et de produits interopérables.
    • Définir un cadre d’interopérabilité technique et sémantique pour la santé pour un déploiement efficace des solutions et services numériques de santé et de soins en Europe. Le cadre devrait fournir un bon niveau de certitude, inclure un ensemble de profils IHE et Continua, devrait se concentrer sur les niveaux sémantique et technique et promouvoir les normes et profils internationaux.
    • Entreprendre une «analyse des écarts» en comparant et en contrastant les 12 domaines du modèle de maturité SCIROCCO et en les faisant correspondre avec les moteurs et les actions prévus du plan directeur.
    • La PCHA et l’IHE renouvelleront leur accord de liaison pour assurer la coordination de l’élaboration de normes et de profils pour la santé connexe, la compatibilité des outils d’essai et l’évaluation de la conformité, éviter les doubles emplois et mettre en place des séances d’information et d’éducation pour les publics concernés et intéressés.
    • Organiser un sommet d’adoption de l’interopérabilité Blueprint avec le IHE-European Connectathon à Venise pour organiser les actions de soutien nécessaires, en particulier dans le domaine des tests, des outils de test et de l’évaluation de la conformité.
    • La nouvelle Académie PCHAlliance pour un vieillissement en bonne santé mettra en place une plateforme d’apprentissage novatrice en ligne pour mettre en évidence la capacité sociale et technologique de la «connectivité» pour promouvoir la santé.

    Année 3 – 2018

    • Adoption d’un «cadre d’évaluation d’impact» reconnu (MAFEIP) pour l’innovation numérique dans la santé et les soins. (Responsable: EIP sur AHA et Commission Européenne)
    • Élaboration d’un cadre européen commun de compétences numériques reconnues pour toutes les personnes impliquées dans la chaîne d’approvisionnement (y compris les professionnels de la santé et des services sociaux ainsi que les personnes qui s’occupent des enfants).
    • Rapport sur les normes et l’interopérabilité à l’appui de l’intégration des maisons intelligentes avec les infrastructures et services nationaux et régionaux en matière de cybersanté.
    • Mettre à disposition des normes d’interopérabilité ouvertes, globales et axées sur l’industrie pour la santé personnelle connectée, qui combinent les Directives de conception Continua pour l’interopérabilité des dispositifs avec la norme HHL (Fast Healthcare Interoperability Resources) pour l’échange d’informations sanitaires.
    • Mettre à disposition un système européen d’évaluation de la conformité en matière de cybersanté (EURO-CAS), un modèle pour les systèmes de santé européens afin d’évaluer les produits et solutions eHealth quant à leur conformité aux normes internationales.
    • Contribuer au développement et aux essais de solutions innovantes qui ciblent certains scénarios de cas d’utilisation, exploitant potentiellement les plates-formes de services existantes.

    Les organisations participantes

    • European Innovation Partnership on Active and Healthy Ageing (EIP on AHA)
    • Reference Sites Collaborative Network of the EIP on AHA
    • European Coordination Committee of the Radiological, Electromedical and Healthcare IT Industry (COCIR)
    • European Health Telematics Association (EHTEL)
    • Personal Connected Health Alliance (PCHA)
    • Integrating the Healthcare Entreprise (IHE)
    • European Connected Health Alliance (ECHAlliance)
    • EUROCARERS – European Association Working for Carers
    • AGFA HealthCare
    • Alliance for Internet of Things Innovation (AIOTI)
    • Orange HealthCare
    • Philips
    • Tunstall Healthcare
  • Université d’été de la performance en santé les 8 et 9 septembre 2017 à Rennes (Anap)

    La 7e édition de l’Université d’été de la performance en santé organisée par l’Anap, « Comment innover pour adapter nos organisations aux enjeux de santé de demain », aura lieu à Rennes les 8 et 9 septembre 2017.

    Cet événement se veut interactif et contributif autour du thème de la performance en santé et a pour objectif d’instaurer un débat, de mener une réflexion sur le concept de performance et d’en construire une vision prospective dans le domaine de la santé.

    Médecins, soignants, gestionnaires, usagers, associations, ARS, administrations centrales, écoles et universités sont réunis pour participer à ces échanges entre experts.

    Vous pouvez consulter l’appel à communication via le lien ci-dessous :
    Performance en santé – appel à communications

  • Big data : dix recommandations stratégiques pour renforcer les systèmes de santé (étude de l’UE)

    Le recours au big data dans le secteur de la santé pourrait notamment améliorer la pharmacovigilance et renforcer les systèmes de santé grâce à l’analyse d’importants volumes de données, c’est ce que montre une étude de la Commission européenne publiée le 16 décembre 2016.

    La Commission européenne présente des cas d’usages et formule 10 recommandations stratégiques afin de renforcer les systèmes de santé.

    Le rapport estime que l’exploration et l’interprétation de volumes importants de données permet d’ »améliorer la pharmacovigilance et la sécurité des patients, grâce à la capacité de prendre des décisions médicales plus éclairées fondées sur des informations directement transmises aux patients ».

    L’étude intiltulée « big data dans le domaine de la santé publique, de la télémédecine et des soins médicaux » a été commandée par la direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire de la Commission européenne et par l’Agence exécutive pour les consommateurs, la santé et l’alimentation (Consumers, Health and Food Exectucive Agency, CHAFEA).

    Les dix recommandations stratégiques de l’étude

    Les dix priorités essentielles dans la mise en relation entre les big data et les pratiques exercées dans la santé publique

    • Développer et mettre en œuvre une stratégie de communication pour sensibiliser à la valeur ajoutée du big data de la santé et promouvoir une image positive du big data de la santé.
    • Renforcer le capital humain par rapport au besoin croissant d’une main d’œuvre qui peut tirer profit du potentiel du big data de la santé.
    • Développer et diversifier les sources existantes de big data de la santé et en découvrir de nouvelles, garantir leur qualité et assurer leur protection.
    • Promouvoir l’accès libre et le partage des big data sans compromettre le droit des patients à la protection de leur vie privée et à la confidentialité
    • Appliquer de manière ciblée les résultats des analyses de big data en se basant sur les besoins et les intérêts des parties prenantes, y compris les patients.
    • Identifier les potentiels de l’analyse des big data, améliorer les méthodes d’analyse et promouvoir l’utilisation de méthodes novatrices.
    • Mettre en œuvre des mécanismes de gouvernance qui assurent un accès et une utilisation équitable et en toute sécurité des big data pour la recherche médicale
    • Développer de normes techniques pour le big data de la santé afin de simplifier leur application et améliorer leur interopérabilité.
    • Assurer un investissement réfléchi guidé par la Commission européenne afin de garantir rentabilité et durabilité.
    • Clarifier et aligner les réglementations existantes des big data de la santé concernant la protection de la vie privée.

    Les dix exemples d’utilisation du big data en santé

  • GHT : 16 groupements accompagnés dans leurs plans d’actions achat en 2017

    La DGOS accompagnera 16 GHT sur les plans d’actions achat (PAA) en 2017, a indiqué un responsable du programme PHARE (Performance hospitalière pour des achats responsables) lors des journées du Réseau des acheteurs hospitaliers (Resah) le 9 décembre 2016.

    Un appel à candidatures sera lancé en janvier 2017 pour sélectionner 9 premiers GHT. Les 7 autres seront choisis et accompagnés sur le deuxième semestre de 2017.

    En 2016, ce sont 14 GHT qui ont été accompagnés par le Resah sur demande de la DGOS. Les premiers retours d’expérience ont permis d’identifier les facteurs clés de succès pour la mise en place d’un PAAT (plan d’action achat territorial):
    • La nomination d’une équipe et d’un chef projet
    • Un travail inter-établissements
    • Une adhésion de l’ensemble des établissements à la démarche
    • La mobilisation du contrôle de gestion pour l’ensemble du GHT
    • La communication sur la démarche
    • Le respect du calendrier initial.

    Elaboration d’un PAAT: les 9 étapes à suivre

    Une méthodologie pour élaborer des PAAT a été publiée en septembre 2016 par la DGOS. Parmi les objectifs, il a été mis en avant la nécessité d’identifier les actions achat concrètes permettant de générer 2 à 3% de gains sur le périmètre d’achat d’un GHT.

    Les neuf étapes de la méthodologie:

    • Mettre en place des modalités de pilotage du projet
    • Réaliser un état des lieux des fonctions achat
    • Elaborer des cartographies sur les acteurs clés de la fonction achat, les dépenses globales, les panels fournisseurs et les portefeuilles produits et les marchés en cours
    • Réfléchir à une stratégie d’achat
    • Chiffrer les pistes d’amélioration
    • Prioriser les projets
    • Arbitrer et planifier les actions
    • Mettre en oeuvre les actions
    • Etablir le bilan annuel du projet