International

  • Malaisie : la Sécurité sociale s’unit au site de santé BookDoc

    L’organisme en charge de la Sécurité sociale malaisienne (SOCSO)* a signé fin juillet 2016 un partenariat avec la plate-forme de santé en ligne BookDoc, start-up nationale.

    Objectif : offrir aux salariés un meilleur accès aux services de santé du pays et donc optimiser leur productivité.

    * La SOCSO est l’organe malaisien chargé des régimes de sécurité sociale obligatoires pour les employés du pays.

    Les services proposés par BookDoc

    Dans le cadre de cette alliance, BookDoc permettrait aux 6 millions de membres de la SOCSO :

    • d’accéder à des informations sur l’ensemble des cliniques du groupe : BookDoc répertorie environ 150 hôpitaux privés et plus de 3 200 cliniques en Malaisie ;
    • de prendre des rendez-vous avec des professionnels de la santé (médecins généralistes mais aussi spécialistes) ;
    • de prendre des rendez-vous en ligne pour son programme de dépistage (Health Screening Program – HSP)

    >>> Le tout à n’importe quel moment et n’importe où.

    Promouvoir des modes de vie sains afin d’augmenter la productivité du pays

    L’interface du site est simple d’utilisation afin de toucher un large public.

    Le but final du HSP est de promouvoir des modes de vie sains et d’identifier les groupes de travailleurs les plus sensibles afin d’améliorer la productivité du travail globale et donc l’économie du pays.

  • Santé à domicile : prestataires et pharmaciens s’opposent à un projet de déremboursements

    Un projet de limitation des remboursements de produits ou prestations liés aux soins à domicile contenu dans un avis du CEPS publié le 5 août 2016 provoque les réactions de 4 syndicats de prestataires de santé à domicile auxquels s’associent les pharmaciens d’officine.

    « Cette mesure va littéralement asphyxier le secteur », dénoncent la Fédération des PSAD, le SNADOM, l’UNPDM et l’UPSADI qui, avec les pharmaciens d’officine, ont publié le 30 août 2016 une lettre ouverte au président de la République -intitulée « ne sacrifiez pas la santé à domicile »- auquel ils demandent de « suspendre ce projet ».

    Selon les signataires, l’avis du CEPS concernerait plus de 250 produits ou prestations dans les domaines de l’auto-surveillance glycémique, l’auto-traitement du diabète, l’apnée du sommeil, la prévention des escarres, la nutrition orale et entérale, la stomie, les troubles de la continence et les chaussures orthopédiques. Les baisses de remboursement pour s’échelonneraient entre 4% et 10%. « Au total plus de 200M€ », affirment les syndicats.

    « Les montants envisagés de baisses ne sont pas absorbables par les entreprises, associations et pharmaciens d’officine », soulignent les signataires de la lettre au président de la République en précisant que ces mesures risquent de représenter « une menace sur des milliers d’emplois » en plus de la baisse de la qualité de traitement pour des millions de patients.

    Les mesures préconisées par le CEPS s’inscrivent dans le cadre d’une volonté de réduction des coûts face à la forte croissance des dépenses de santé à domicile.

    Les professionnels de santé ont jusqu’au 5 septembre 2016 pour formuler d’éventuelles remarques sur l’avis du CEPS. Les signataires de la lettre ouverte demandent une suspension du projet contenu dans l’avis et l’ouverture de « réelles négociations avec le secteur ».

  • Seniors : la DREES lance une enquête sur la vie quotidienne en EHPAD

    La DREES annonce le 31 août 2016 le lancement de l’étude CARE-Institutions auprès des seniors vivant en établissements d’hébergement pour personnes âgées.

    Les objectifs ;
    • mesurer l’évolution du nombre de personnes dépendantes ;
    • évaluer le montant des frais liés à la dépendance restant à la charge des personnes après financement par les aides publiques ;
    • mesurer l’implication de l’entourage auprès des personnes âgées.

    CARE-Institutions sera menée auprès de 3 000 seniors de 60 ans et plus, vivant de façon permanente dans 700 établissements pour personnes âgées, entre septembre et décembre 2016.

    Elle apportera une meilleure connaissance sur les difficultés qu’ils rencontrent pour réaliser certaines activités de la vie quotidienne, leurs problèmes de santé, ainsi que les aides humaines, financières et techniques (mobilier adapté…) qu’ils reçoivent. Les aidants informels seront également interrogés (aide humaine, financière, matérielle, état de santé…).

    Les premiers résultats de l’enquête seront diffusés par la DREES fin 2017.

  • Santé et solutions IT : le marché chinois pourrait doubler d’ici 2020

    Le marché des solutions IT dans le secteur de la santé pourrait atteindre en Chine 6,5 Md US$ (5,8 Md €) en 2020, contre 3,8 Md US$ (3,4 Md €) en 2015, rapporte le cabinet d’études International Data Corporation (IDC) dans un rapport publié en juillet 2016. Soit un TCAC d’environ 11 % durant cette période de cinq ans.

    L’étude prévoit une nette croissance dans les secteurs suivants :

    – les services liés au cloud ;
    – les applications mobiles utilisées à l’hôpital ;
    – les plate-formes délivrant des prestations de soins.

    Les principaux enseignements du rapport

    • Le marché des services liés au cloud pourrait afficher un taux de croissance annuel de 34 % d’ici 2020, pour atteindre 125 M US$ (112 M €) à cette date.

    En 2015, les établissements de santé en Chine ont dépensé 28,6 M US$ (25,6 M €) dans ce marché, principalement constitué d’Iaas et de Saas.

    En 2016 et au-delà, l’industrie du cloud dans le secteur de la santé sera établie si le gouvernement s’implique dans ce domaine au niveau de la certification et de la surveillance des données disponibles sur le cloud. S’il effectue correctement son travail de promotion, la croissance du marché sera plus rapide.

    • Le marché des applications mobiles à l’hôpital était de 156,6 M US$ (140,6 M €) en 2015 et pourrait atteindre les 471,4 M US$ (423,4 M €) en 2020, soit un TCAC de 24,6 %.

    Les applications mobiles ont été largement adoptées dans les hôpitaux du pays et leur utilisation devrait continuer à progresser.

    Elles sont utilisées pour accompagner les soins généraux ainsi que le personnel soignant. Elles sont aussi devenues un outil important pour soutenir les diagnostic et les traitements pratiqués à l’hôpital.

    • Des plate-formes de prestations de soins seront créées dans les années à venir afin de relier tous les payeurs et toutes les institutions de santé pour ainsi fournir à l’ensemble des utilisateurs un seul et unique service.

    Allier nouvelles technologie et internet pour faire évoluer le marché de la santé

    Les nouvelles technologies et la sphère internet liée à la santé se complètent. Le troisième système – une plate-forme basée sur les nouvelles technologies et les solutions IT en santé – est en train de devenir un pilier de soutien important pour la grand phase d’évolution que vivent actuellement les modèles de services de santé.

    « Une architecture de systèmes d’information novatrice qui intègre à la fois les services internes et extérieurs à l’hôpital va changer pour de bon le modèle des prestations de soins IT à mesure que les soins se développent », a conclu Leon XIA, directeur de recherche senior à l’IDC China.

  • La nouvelle convention médicale adoptée le 25 août 2016

    C’est une convention adoptée par trois syndicats de médecins (MG France, Le Bloc et la FMF) sur cinq qui entre en vigueur pour 5 ans le 25 août 2016. Elle fixe les honoraires des praticiens et régit leurs relations avec l’Assurance maladie. Les discussions pour la négociation des termes de cette convention avaient été entamées en février 2016.

    Les principales mesures contenues dans cette convention concernent la revalorisation des consultations, dont la consultation de base qui passe de 23€ à 25€, et des aides à la lutte contre les déserts médicaux ou à l’équipement des cabinets au service des patients.

    En année pleine, ces mesures coûteraient à l’Assurance maladie près de 960M€. L’investissement grimpe à près d’1,3Md€ en 2019 avec la participation des mutuelles.

    Le 25 août 2016, 62,9% des adhérents du syndicat CSMF ont voté, en assemblée générale extraordinaire, contre cette convention. Plus tôt dans la journée, le Syndicat des médecins libéraux (SML) avait annoncé qu’il ne signerait pas le texte également, puisque 95,5% des ses représentants départementaux ont voté contre cet accord lors d’une assemblée générale extraordinaire.

    La position de ces syndicats de médecins n’empêche pas l’application de cette convention, puisqu’elle a déjà réuni l’aval de trois autres syndicats de la profession MG France, Le Bloc et la FMF.

    Ce qui change

    La consultation chez le généraliste passera de 23€ à 25€ euros le 1er mai 2017

    C’est la mesure emblématique de cette nouvelle convention. Dans un premier projet de convention, cette revalorisation avait été prévue en deux temps par l’Assurance maladie. L’opposition des syndicats de médecins a abouti à une revalorisation unique.

    Consultation à 50 euros

    Un spécialiste donnant un avis ponctuel de consultant à la demande du médecin traitant sera rémunéré 48€ à partir d’octobre 2017 puis 50€ en juin 2018 contre 46€ précédemment.

    Autres consultations allant jusqu’à 60 euros

    L’Assurance maladie retient quatre niveaux de consultations:

    • Une consultation de référence à 25€
    • Des consultations coordonnées, par exemple lorsqu’un médecin traitant adresse un patient à un spécialiste pour des soins réguliers. Pour ce dernier, la consultation passera de 28€ à 30€ en juillet 2017. La consultation des enfants jusqu’à 6 ans augmente par ailleurs à 30€ chez les généralistes à partir de mai 2017
    • Les actes complexes passeront  à 46€ le 1e novembre 2017
    • Les actes très complexes passeront à 60€ (consultation initiale d’information et de mise en place d’une stratégie thérapeutique pour les patients atteints de cancer ou de pathologie neurologique grave). Cette valorisation interviendra également en novembre 2017.

    Encadrement des dépassements d’honoraires

    Le contrat d’accès aux soins, qui incite les médecins signataires à limiter leurs dépassements d’honoraires en échange d’une prise en charge de leurs cotisations sociales, sera rebaptisé « option tarifaire maîtrisée » (Optam) en janvier 2017. Une option spécifique sera réservée aux chirurgiens et gynécologues-obstétriciens, pour la rendre plus attractive.

    Lutte contre les déserts médicaux

    Une aide de 50.000 euros est prévue à partir de janvier 2017 pour les médecins s’installant dans les zones où la démographie médicale est estimée « en tension » s’ils s’engagent à y rester au moins trois ans et à exercer en groupe.

    Forfaits annexes

    Les rémunérations forfaitaires octroyées aux médecins pour la prise en charge de patients atteints d’affection de longue durée (ALD) ou de personnes âgées seront remplacées par un forfait unique d’un montant moyen estimé de 14.640€ par médecin et par an, dédié au suivi de la patientèle du médecin traitant, tenant également compte de la précarité des malades.

    Enfin un forfait structure, permettant au médecin de recruter une secrétaire, s’élèvera à environ 4600€ en 2019. Il comprend deux volets, un premier permettant aux médecins de toucher de l’argent lorsqu’ils remplissent une série de critères liés à leur équipement informatique. Le respect de ces critères déclenche le second volet, lui aussi assorti d’incitations financières, et visant la montée en puissance des services ou téléservices proposés aux patients. Le médecin est ainsi incité, par exemple, à prescrire des arrêts de travail en ligne.

  • Inde : le marché de la télémédecine pourrait doubler d’ici 2020

    En Inde, le marché de la télémédecine pourrait dépasser la barre des 32 millions de dollars (29 M€) d’ici 2020, révèle une étude publiée en juin 2016 par la Chambre du commerce et de l’industrie indienne (Assocham). Il atteint actuellement les 15 millions de dollars (13,5 M€).

    Intitulée « Promouvoir la santé rurale : le rôle de la télémédecine », cette enquête met en avant l’importance de la croissance et du développement des soins en milieu rural au sein du pays.

    De plus en plus de centres médicaux

    Les auteurs de l’étude révèlent qu’entre 2005 et 2009, de nombreux centres médicaux ont été créés, soit :

    • 6 300 « sous-centres » supplémentaires ;
    • 2 000 nouveaux centres de santé communautaires ;
    • 1 800 centres primaires de santé en plus.

    « La télémédecine pourrait révolutionner le système de santé en Inde »

    « Avec des ressources limitées et une grande partie de la population vivant dans des zones rurales reculées (environ 68 % de la population totale), la télémédecine pourrait révolutionner le système de prestation de soins en Inde », a déclaré le secrétaire général de l’Assocham, D.S. Rawat, au moment de la publication du rapport.

    Selon M. Rawat, le développement d’un réseau de télémédecine durable dépend :

    • de l’introduction de cadres juridiques ;
    • de la mise en place de politiques nationales en e-santé ;
    • de la formation de ressources humaines ;
    • d’un financement régulier.

     Les conseils de l’Assocham pour stimuler la croissance du secteur :

    • faire des efforts pour concevoir un cadre global encadrant à la fois les centres de soins primaires et les centres régionaux ;
    • résoudre les problèmes techniques, en s’assurant notamment du bon fonctionnement de la bande passante et de la qualité de la connectivité.

    « Offrir des soins de qualité à une large majorité de la population – qui n’a actuellement pas accès à des médecins spécialisés en raison de divers facteurs, comme l’éloignement géographique ou de mauvaises conditions socio-économiques – est le plus grand défi à relever par le secteur de la santé en Inde », a insisté D.S. Rawat.

  • Négociation conventionnelle : MG France et le Bloc signent un protocole d’accord

    MG France et Le Bloc ont signé un protocole d’accord sur les dernières propositions effectuées par Nicolas Revel, directeur général de la Cnamts, lors de la dernière réunion de négociation conventionnelle, le 27 juillet 2016. La CSMF, la FMF et le SML vont soumettre le texte à leurs instances avant une éventuelle signature définitive le 26 août prochain.

    Les nouvelles propositions de l’Assurance maladie

    Les principaux points du protocole d’accord pour les médecins généralistes:

    • le tarif de la consultation des généralistes à tarif opposable, le « C », passera à 25 € en une seule fois dès le 1er mai 2017, et non en deux fois jusqu’en 2018 comme proposé initialement par la Cnamts ;
    • le tarif de consultation des enfants jusqu’à 6 ans par un généraliste passe à 30 € ;
    • le tarif de consultation pour les actes complexes, comme le dépistage du mélanome, passe à 46 € en novembre 2017 ;
    • un forfait d’aide à l’installation en zone sous-dense de 50 000 € est instauré pour les médecins s’engageant à y rester au moins trois ans et à exercer en groupe ;
    • un forfait patientèle, pouvant atteindre 15 000 € par an, remplace les rémunérations forfaitaires pour le suivi de patients en ALD ;
    • un forfait structure de 4900 €, destiné à aider les généralistes à recruter une secrétaire, sera instauré en 2019?

    Du côté des spécialistes :

    • la consultation coordonnée, lorsqu’un patient est adressé à un spécialiste par son médecin traitant pour des soins réguliers, passe de 28 € à 30 € en juillet 2017 ;
    • le C2, qui concerne les actes de consultant, c’est-à-dire lorsqu’un patient est reçu par un spécialiste sur demande explicite de son médecin traitant, et ce pour avis ponctuel, passera à 48 € en juillet 2017 puis à 50 € en octobre 2018, contre 46 € actuellement ;
    • le tarif de consultation pour les actes très complexes, comme une consultation initiale d’information et de mise en place d’une stratégie thérapeutique pour les patients atteints de cancer, passera à 60 € en novembre 2017 ;

    Pour les spécialistes des plateaux techniques (chirurgie, anesthésie, obstétrique) :

    • le modificateur K, coefficient multiplicateur qui s’applique sur certains actes de chirurgie et d’obstétrique, passe de 11,5% à 20 % ;
    • les urgences nocturnes et diurnes sont passées à 80 €.

    Les réactions des syndicats

    • MG France salue le passage de la consultation à 25 €, « une mesure d’équité tarifaire entre tous les médecins », estimant que les différentes revalorisations d’honoraires obtenues correspondent à « 16 000 euros par an par généraliste ».
    • Le Bloc déclare que « pour la première fois les spécialistes que nous représentons (chirurgiens, anesthésistes et gynécologues-obstétriciens) ont obtenu un certain nombre de points importants ».

    Les syndicats non signataires se sont également exprimés :

    • « La dermatologie, la pédiatrie et la psychiatrie sont les grands perdants de cette convention », estime le SML ;
    • « Même s’il y a des avancées, il y a encore beaucoup de choses à revoir » pour la CSMF ;
    • « Il n’y a aucune proposition structurante dans cette convention qui pourrait inciter les jeunes à s’installer », selon la FMF.

    Les syndicats sont invités à la Cnamts le 26 août à 9 h 30 pour une signature définitive.

    Si aucun autre syndicat n’approuve le projet de convention d’ici au 26 août, un règlement arbitral, moins avantageux pour les médecins, serait élaboré par le haut fonctionnaire Bertrand Fragonard.

  • Asie-Pacifique : le marché de la télésanté estimé à 1,6 Md€ en 2020

    Selon une étude publiée en mai 2016 par le cabinet de conseil américain Frost & Sullivan (F&S), le marché de la télésanté* en Asie-Pacifique est estimé à 1,79 milliard de dollars US (1,6 Md €) en 2020, contre 1,02 milliard (920 millions d’€) en 2015, soit un taux de croissance annuel de 12 %.

    • L’utilisation accrue de l’internet mobile et à haut débit dans la région Asie-Pacifique a entraîné l’adoption de nouveaux modèles de prestations de soins et ainsi favorisé le développement de la télé-santé, précise le rapport.

    • Si la demande dans le secteur est forte, l’offre est encore trop faible du côté des vendeurs et des fournisseurs de soins. Selon F&S, le principal défi des années à venir est d’imaginer un business modèle plus efficace et viable.

    * Dans cette étude, le marché de la télésanté inclut la télémédecine, le suivi à distance des patients et la santé mobile.

    Les principaux enseignements du rapport de F&S

    • La télé-santé contribuerait à surmonter certains défis de santé majeurs comme :
      – la hausse des coûts ;
      – l’augmentation du nombre de personnes atteintes de maladies chroniques ou infectieuses ;
      – le vieillissement des populations.
    • La télésanté participerait ainsi à :
      – l’optimisation des coûts ;
      – l’amélioration de l’efficacité des ressources au niveau des soins primaires et des soins à destination des seniors ;
      – la stimulation du tourisme médicale ;
      – une meilleure sensibilisation des jeunes patients en bonne santé. La télésanté les encouragerait à entreprendre des interventions précoces, à être plus préventifs et à améliorer leur bien-être.

    Les gouvernements sud-asiatiques croient au potentiel de la télésanté

    Les gouvernements d’Asie-Pacifique participent activement à cette évolution en investissant dans des infrastructures, en développant les feuilles de route pour la télésanté et la cyber-santé dans la région et en mettant en place des mesures politiques qui, directement ou indirectement, attirent les investissements dans le domaine de la technologie médicale.

    Au niveau national, les gouvernements collaborent souvent avec les sociétés de télécommunications afin de construire des Smart Cities, et la télésanté fait généralement partie des domaines clés inclus dans leurs plans de développement.

    Télésanté : une demande forte mais une offre encore trop faible

    Bien que la demande en technologies relatives à la télésanté soit forte, les vendeurs et les fournisseurs de soins en Asie-Pacifique n’ont pas été en mesure d’augmenter le volume de leurs infrastructures et de leurs services en parallèle.

    « Un certain nombre de projets pilote n’ont pas réussi à atteindre le stade de la commercialisation en raison d’une trop faible adoption du côté des cliniciens, d’un environnement réglementaire défavorable et d’un manque de clarté au niveau des modèles de paiement », analyse Natasha Gulati, responsable des évolutions de l’industrie de santé en Asie-Pacifique à Frost & Sullivan.

    « Établir un business modèle durable est le défi le plus sensible auquel doivent aujourd’hui faire face les acteurs du marché, observe-t-elle. Nous travaillons sans relâche avec nos clients afin de faire évoluer les business modèles dans ce secteur. »

  • Achat de médicaments en ligne : la Nouvelle-Zélande alerte la population

    La Medsafe – l’organisme responsable de la réglementation des médicaments et des dispositifs médicaux en Nouvelle-Zélande – a émis courant juin un avertissement sur les dangers de l’achat de médicaments en ligne.

    Cette piqûre de rappel fait suite au récent démantèlement d’un trafic de faux médicaments opéré par Interpol.

    La Nouvelle-Zélande a participé à la saisie de faux médicaments par Interpol

    L’agence néo-zélandaise a fait partie de l’action menée début juin par Interpol et qui a permis de démanteler un trafic international de faux traitements contre le cancer, de tests défectueux pour le VIH et le diabète, de matériel dentaire contrefait et d’équipements chirurgicaux illégaux.

    Medsafe a indiqué avoir reçu 173 paquets nécessitant une enquête plus approfondie. Issus de 31 pays différents, ils ont été interceptés parce qu’ils contenaient des médicaments sous ordonnance non étiquetés ou composés d’ingrédients non déclarés ou dissimulés.

    L’organisation indique que les médicaments traitant une dysfonction érectile sont les produits qui ont été le plus examinés par ses équipes, suivis par les médicaments pour le traitements des infections, des maladies cardiaques et le soulagement de la douleur.

    Medsafe rappelle l’importance de l’avis médical

    « Les consommateurs doivent être conscients que l’entreprise qui se cache derrière un site web d’apparence convaincant peut être davantage intéressée par le profit que par la délivrance d’un produit de santé de qualité », prévient Derek Fitzgerald, directeur de la conformité à Medsafe.

    « Les médicaments achetés en ligne présentent un risque pour les consommateurs parce que leur qualité, leur sécurité et leur efficacité ne peuvent être garanties et parce qu’ils peuvent ne pas être appropriés pour le destinataire. »

    L’agence conseille aux consommateurs de consulter un médecin avant d’entreprendre un achat de médicaments en ligne. « Il pourra vous conseiller sur les éventuels effets secondaires, sur les interactions [possibles et déconseillés] avec d’autres médicaments ainsi que sur la posologie appropriée », insiste Derek Fitzgerald.

    Il rappelle que la prise de médicaments sur ordonnance « exige un examen approprié, réalisé par un professionnel de santé qualifié », car ces médicaments « sont puissants et les maux qu’ils traitent nécessitent un diagnostic sérieux et un suivi attentif. »

  • French Tech : création de 3 nouveaux labels, BioTech, MedTech et e-santé

    Un réseau thématique « HealthTech » comprenant trois labels (BioTech, MedTech, e-santé), a été annoncé par Emmanuel Macron et Axelle Lemaire à l’occasion du rassemblement des écosystèmes French Tech, « Structurer et accélérer la dynamique de l’écosystème de start-up français », qui s’est déroulé à Laval le 25 juillet 2016.

    Ces trois labels comptent parmi neuf réseaux thématiques mis en place à cette occasion:

    • #HealthTech : #BioTech, #MedTech, #e-santé,
    • #IoT, #Manufacturing,
    • #EdTech, #Entertainment,
    • #CleanTech, #Mobility,
    • #FinTech,
    • #Security, #Privacy,
    • #Retail,
    • #FoodTech,
    • #Sports.

    Les dispositifs French Tech pour accélérer le développement des écosystèmes thématiques :

    • Une cartographie de l’écosystème French Tech,
    • Les bourses French Tech d’amorçage,
    • Le Fonds French Tech Accélération (200M€ à investir sur 5 ans, opéré par Bpifrance),
    • Le Pass French Tech, un dispositif d’accompagnement premium pour des start-up en forte croissance. Phase d’expérimentation sur les secteurs « santé » et « IoT & Manufacturing » en cours.
    • Le co-financement French Tech de projets privés,
    • Les opérations de promotion internationale de la French Tech,
    • Le programme French Tech Ticket,
    • Les French Tech Hubs à l’international (20 hubs d’ici fin 2016).

    • « La France a un potentiel d’innovation en santé remarquable. C’est le pays inventeur de la prothèse de hanche double mobilité devenue un gold standard de nos jours, de la rétine bionique portée par la société Pixium Vision ou du robot Rosa de la société Theraclion, qui assiste les chirurgiens pendant les opérations.
    • Outre les dispositifs médicaux, les sociétés de biotechnologie offrent aussi de belles perspectives en proposant des innovations comme le kit de diagnostic Endiodiag pour déceler l’endométriose avant l’apparition des symptômes les plus graves (180 millions de femmes concernées) ou des vaccins innovants sans adjuvant du laboratoire Ciloa ou encore des anticorps monoclonaux contre le cancer d’Elsalys Biotech.
    • La silver économie est un autre point fort : le caractère transversal de cette problématique a donné lieu à une multitude d’innovations portées par des start-ups, majoritairement dans le domaine médical mais plus largement aussi pour l’amélioration de la qualité et du confort de vie des seniors. Pour les start-ups, être membre de ce réseau leur permettra de rayonner en Amérique du Nord et Europe.
    • Le marché asiatique, du fait de sa différence et de ses exigences spécifiques, constitue le plus souvent une phase secondaire de leur développement. S’appuyant sur les French Tech Hubs et le partage d’expérience, le réseau « Santé » contribuera à la renommée internationale de la France dans un secteur où elle ne cesse de s’illustrer », peut-on lire dans le dossier de presse publié à cette occasion.