International

  • Négo conventionnelle : la CSMF rejette le projet, nouvelle réunion le 27 juillet 2016

    Les syndicats médicaux et l’Assurance maladie doivent se rencontrer à nouveau le 27 juillet 2016 pour tenter de trouver un accord sur la nouvelle convention médicale.

    Cette réunion interviendra après l’assemblée générale de la CSMF du 23 juillet 2016 qui a rejeté à l’unanimité le projet de convention tarifaire négocié avec l’Assurance maladie.

    Après six mois de discussions -elles ont démarré en février 2016- entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins, seul Le Bloc (chirurgiens) s’est dit satisfait des revalorisations proposées par la Cnamts. Si les autres syndicats reconnaissent l’effort financier de l’Assurance maladie (920 M€ selon Nicolas Revel, patron de la Cnamts, à comparer aux 400 M€ en année pleine accordés lors de la précédente convention signée en 2011), leur signature n’est pas acquise lors de la réunion du 27 juillet 2016. Pour que le projet de convention soit adopté, il faut qu’il soit signé par trois syndicats médicaux au moins.

    Le 27 juillet, Nicolas Revel présentera aux syndicats ses dernières propositions « dans le cadre de l’enveloppe et de l’architecture » définies le 22 juillet 2016 lors de la précédente réunion de négociations.

    Quant à la CSMF, elle a déjà prévu d’organiser le 25 août 2016 une « assemblée générale de la dernière chance ». Celle-ci se tiendra en effet la veille de l’échéance du 26 août 2016, date à laquelle un accord entre les syndicats de médecins et l’Assurance maladie doit être conclu, faute de quoi les termes de la prochaine convention seraient fixés par un arbitre. Et Nicolas Revel a déjà prévenu que cet arbitrage serait moins favorable aux médecins que le texte conventionnel pour 5 ans actuellement proposé à leur signature.

  • Convention médicale : la consultation à 25 euros dès le 1er décembre 2017 (Cnamts)

    La revalorisation en deux temps de la consultation de base des généralistes passerait de 23 à 24 euros au 1er avril 2017, puis à 25 euros au 1er décembre 2017, au lieu d’avril 2018 proposé initialement, a annoncé Nicolas Revel, le patron de la Cnamts, le 21 juillet 2016.

    C’est la principale avancée des trois jours de négociation de la nouvelle convention médicale qui doit être confirmée par un projet de convention quinquennale que l’Assurance maladie a prévu de remettre le 22 juillet 2016 aux syndicats de médecins.

    L’ensemble des dispositions prévues dans ce texte représente est chiffré au total à 1,25 Mds€ d’ici à 2019 en comptant la part des mutuelles, a annoncé le directeur général de la Cnamts. La part de l’Assurance maladie sera det 920 M€ alors que le coût en 2015 de la précédente convention s’élevait au total à 663,6 M€. Cette enveloppe inclut :
    • 24 € par consultation dès le 1er avril 2017 et 25 € dès le 1er décembre 2017
    • 4 900 € annuels pour le « forfait structure » (aide au financement d’un secrétariat).
    • 15 000 € par médecin pour le « forfait patientèle » (prise en compte des spécificités territoriales et sociales de la clientèle), soit une hausse de 1 500 €.

    Ces mesures seraient financées par l’augmentation de la participation des complémentaires santé, de 150 à 300 millions d’ici à 2019.

    « En l’état, on ne signe pas », ont annoncé les syndicats MG France (dont les représentants seront reçus à l’Elysée le 26 juillet 2016 pour discuter des moyens alloués à la profession) et la CSMF alors que l’échéance pour un accord sur le projet de nouvelle convention médicale est fixée au 26 août 2016. Une nouvelle séance de négociation est prévue le 27 juillet 2016.

    Si aucun accord n’intervient entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins avant l’échéance du 26 août 2016, les termes de la prochaine convention médicale seront fixés par un règlement arbitral minimal. L’arbitre, le président du Haut Conseil à la famille, Bertrand Fragonard, fixera par arrêté les nouvelles relations entre l’Assurance maladie et les médecins libéraux pour que les patients continuent à être remboursés.

    Nicolas Revel a cependant laissé la porte ouverte à des ajustements. « Si dans le cadre de l’architecture de l’enveloppe proposée, des éléments peuvent permettre une signature, je suis ouvert et disponible », a-t-il déclaré.

  • Etablissements de santé : 88,6 Mds€ de dépenses en 2014 (Panorama de la DREES)

    88,6 milliards d’euros, c’est le montant dépensé en soins et bien médicaux dans le secteur hospitalier en 2014, indique la DREES dans son panorama 2016 des établissements de santé, paru le 22 juillet 2016. La somme se répartit en 68,3 milliards d’euros pour le secteur public, et 20,3 milliards pour le secteur privé.

    Le panorama de la DREES donne chaque année des indicateurs clé sur le secteur hospitalier. L’édition 2016 fournit les chiffres suivants pour les 3111 structures hospitalières existant en France au 31 décembre 2014 :

    • 1416 établissements publics, se répartissant en 182 sites de centres hospitaliers régionaux, 973 centres hospitaliers, 97 centres hospitaliers en psychiatrie, et 164 établissements de soins de longue durée ;

    • 1012 cliniques privées à but lucratif ;

    • 21 centres de lutte contre le cancer ;

    • 662 établissements privés à but non lucratif.

    Les 27 millions de séjours en hospitalisation se divisent en 12 millions de séjours en hospitalisation complète et 15 millions en hospitalisation partielle. 174 000 séjours en HAD ont été réalisés en 2014 par 319 structures, particulièrement concentrées à Paris et dans les Hauts-de-Seine.

    En termes de répartition des activités, 65 % de la chirurgie ambulatoire est réalisée par les cliniques privées, tandis que les soins de longue durée et la psychiatrie sont essentiellement pris en charge par les établissements publics.

    Côté emploi, le personnel hospitalier est en 2014 composé de 187 000 médecins et un million de personnels non médicaux, dont 707 000 personnels soignants.

    Enfin, la situation financière des cliniques privées s’est améliorée en 2014, avec une rentabilité nette de 3,5 % du chiffre d’affaires, alors que les hôpitaux publics enregistrent un déficit de 250 millions d’euros, et que 4 établissements privés non lucratifs sur 10 sont déficitaires.

  • Panorama 2016 des établissements de santé (DREES)

    Le Panorama 2016 propose une synthèse des principales données disponibles sur les établissements de santé français. Ce sont les données de l’année 2014 qui sont présentées pour la France métropolitaine et les départements et régions d’outre-mer.

  • Création le 5 juillet 2016 de Gérond’if, le gérontopôle d’Ile de France

    Fédérer les acteurs intervenant dans les champs de la gériatrie et de la gérontologie en Île-de-France, afin d’y promouvoir et dynamiser la recherche, l’innovation et la formation, l’accompagnement des personnes âgées, la prévention des conséquences du vieillissement et le maintien de l’autonomie, tels sont les objectifs du gérontopôle d’Ile de France dont l’’assemblée constitutive et le premier conseil d’administration de Gérond’if se sont tenus mardi 5 juillet 2016.

    Fondé par l’AP-HP, la FHF, la FEHAP, l’URIOPSS et la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, Gérond’if a vocation à développer l’ensemble des compétences existantes en Île-de-France dans les domaines de la gériatrie et de la gérontologie. Cette structure permettra de créer une communauté régionale de professionnels (médicaux, médico-sociaux, sociaux) intervenant dans les deux secteurs en question.

    Faciliter le transfert de la recherche en gérontechnologie vers le soin

    Financé en grande partie par l’ARS Île-de-France et les membres fondateurs, notamment l’AP-HP, ce gérontopôle régional vise à faciliter le transfert de la recherche et des progrès réalisés dans le domaine de la gérontechnologie vers le soin, le secteur médico-social, la médecine de ville et les services à domicile.

    Gérond’if doit également contribuer à évaluer du point de vue médico-économique, mais aussi de celui des sciences humaines et sociales, les actions menées en matière de prévention, de soins, d’aide technique et de formation des professionnels de santé et médico-sociaux.

    Des actions ont déjà été engagées, comme l’élaboration d’un passeport de compétences gériatriques, l’expérimentation de solutions ou de services gérontechnologiques, l’étude de l’impact fonctionnel d’ateliers de prévention du bien vieillir, ou encore l’évaluation du risque hémorragique chez des sujets très âgés traités par un nouvel anticoagulant oral.

    Veiller au respect des valeurs éthiques

    Gérond’if a parallèlement vocation à veiller au respect des valeurs éthiques (bienveillance, équité, dignité et autonomie du sujet âgé) dans chacun des projets menés.

    Ses membres fondateurs siègent à son conseil d’administration. Parmi ses premiers membres actifs, on recense à ce stade l’Association des Directeurs au service des Personnes Agées (AD-PA), la Fédération du Service aux Particuliers (FESP), la Fédération Nationale des Etablissements d’Hospitalisation à domicile (FNEHAD), le Forum des Livings Labs, le Groupement des caisses de retraite (CNAV, MSA, RSI) pour la Prévention retraite Île-de-France (PRIF) et le Réseau des acheteurs Hospitaliers d’Ile-de-France (RESAH-IDF).

  • Négociation conventionnelle : 40 M€ de revalorisations pour les chirurgiens (Cnamts)

    Plusieurs mesures de revalorisation des rémunérations des spécialistes des plateaux techniques lourds ont été présentées par la Cnamts lors de la réunion de négociation sur la future convention médicale le 20 juillet 2016.

    Première de ces mesures, le coefficient aujourd’hui applicable par les chirurgiens et les obstétriciens en secteur I ou qui adhéreraient à la future option de pratique tarifaire maîtrisée (OPTAM) spécifiquement créée pour ces deux spécialités en remplacement du contrat d’accès aux soins serait porté de 11,5% à 20%. Par ailleurs, un peu plus de 250 actes supplémentaires vont bénéficier du modificateur J (6,5 %) et du K (20 %) : il s’agit d’actes sanglants, non répétitifs, réalisés au bloc par un chirurgien sous anesthésie.

    « Ces pistes représentent une quarantaine de millions d’euros pour les actes techniques », a précisé au « Quotidien du Médecin» Nicolas Revel, directeur général de la Cnamts, portant à environ 870 millions d’euros l’enveloppe totale mise sur la table par l’Assurance maladie.

  • Médico-social : fusion de la Fegapei et du Syneas

    Nexem, tel est le nom de la nouvelle organisation professionnelle d’employeurs qui se substituera le 1er janvier 2017 à la Fegapei et au Syneas, dont les deux assemblées générales ont voté la dissolution le 12 juillet 2016.

    La nouvelle organisation fera acte de candidature à la représentativité patronale.

  • Observance des traitements : l’Igas pour une offre de services de télé-suivi-accompagnement

    Améliorer l’observance des traitements en s’appuyant sur le développement des objets et dispositifs médicaux, tel est l’objet du rapport « Pertinence et efficacité des outils de politique publique visant à favoriser l’observance » rendu public par l’IGAS le 12 juillet 2016.

    L’IGAS préconise de favoriser l’émergence d’une offre de services de télé-suivi-accompagnement pour ce faire.

    Observance et remboursement des soins

    L’Igas analyse dans la première partie de son rapport le lien entre observance et remboursement des soins, en s’appuyant sur l’exemple de la réforme de la tarification des appareils à pression positive continue en 2013. Elle consistait à moduler le tarif rémunérant les activités du prestataire de services à domicile en fonction du niveau d’observance obtenu à partir de données télétransmises, puis, dans un second temps, à retirer l’appareil le cas échéant. Pour l’Igas, si cette réforme a échoué, c’est parce qu’elle ne partait pas d’un objectif de santé.

    L’Igas ne recommande en conséquence pas de corréler observance des traitements et remboursement des soins, « même pour une faible part ».

    Vers le développement d’une offre de télé-suivi-accompagnement fiable

    Pour l’Igas, le développement des objets et dispositifs médicaux connectés représente une opportunité de bouleverser l’accompagnement des patients dans l’observance de leurs traitements : « la plateforme de services, au coeur du dispositif de suivi se servant de plusieurs appareils connectés, aura les moyens d’assurer un accompagnement du patient des plus attentifs, capable de s’adapter rapidement à ses besoins ».

    L’igas préconise donc de développer une offre de télé-suivi-accompagnement fiable, via les mesures suivantes :

    • réglementation de l’organisation et du fonctionnement des plateformes de télé-suivi-accompagnement, notamment via une procédure de certification par les ARS et une intégration au sein de l’offre de soins de proximité ;
    • mise en place d’un modèle économique permettant de pérenniser les dispositifs ayant fait la preuve de leur efficience (financement par le risque), et de soutenir les innovations (financement par le fonds d’intervention régional) ;
    • recentrage de l’Assurance maladie sur ses fonctions de financeur et retrait de ses fonctions d’opérateur de l’accompagnement (programme Sophia par exemple) ;
    • financement des services de télé-suivi-accompagnement à la performance, avec la bonne observance et la fidélisation des patients comme marqueurs de la qualité de l’accompagnement.

    L’Igas conclut son rapport sur l’intérêt industriel et économique que représente le développement des objets et dispositifs médicaux connectés : « Les producteurs d’objets connectés, souvent des start-up, ne sont pas rares en France. Ces entreprises ne parviendront à s’imposer sur un marché international en plein essor que si existent, en France, les conditions leur permettant d’assurer les bases de leur développement ».

  • Pertinence et efficacité des outils de politique publique visant à favoriser l’observance (Igas)

    Rapport n° 2015-03FR de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) « Pertinence et efficacité des outils de politique publique visant à favoriser l’observance ».

  • Dématérialisation du carnet de santé de l’enfant : les recommandations du HCSP

    Refondre le carnet de santé, y porter des modifications à la structure générale et prévoir sa dématérialisation, telles sont les recommandations émises dans un avis du HCSP du 20 mai 2016 mis en ligne le 18 juillet 2016.

    « Il existe […] un consensus pour reconnaitre la qualité du document existant même si des évolutions sont souhaitables. Parmi celles-ci, une version dématérialisée intégrée au « Dossier médical personnel » (DMP) est unanimement attendue », indique le Haut Comité dans son avis.

    Vaccins: expérimentations en cours dans 6 régions

    • L’Aquitaine, l’Ile-de-France, l’Océan Indien, Auvergne Rhône-Alpes, Languedoc-Midi-Pyrénées et la Bourgogne testent actuellement le carnet de vaccination électronique via l’utilisation de la plateforme mesvaccins.net, dans le cadre du programme TSN.
    • Le projet pilote de la région Auvergne Rhône-Alpes a été lancé le 25 avril 2016 et est mené dans un premier temps, auprès de cinq pédiatres, cinq médecins généralistes, deux pharmaciens, deux sages-femmes et deux infirmiers jusqu’en octobre 2016.
    • MesVaccins.net a été crée par le Groupe d’Etudes en Préventologie pour aider patients et professionnels de santé à gérer au mieux un calendrier vaccinal. Il est animé par une équipe d’experts et validé par le Ministère de la santé.