International

  • « Responsabiliser, décloisonner et innover », les propositions d’Emmanuel Macron pour la santé (CHAM)

    • Sortir du paiement à l’acte,
    • Donner une réelle autonomie aux acteur locaux,
    • Etablir des équilibres budgétaires sur 3, voire 5 ans,
    • Revoir la répartition des tâches entre professionnels de santé,
    • Passer de la logique du soin à celle de la santé entendue comme un bien global,

    tels sont les grands axes des propositions pour la santé faites par Emmanuel Macron le 1 octobre 2016 dans son intervention de clôture de la 8ème édition de CHAM (Convention on Health Analysis and Management), consacrée au thème: l’argent de la santé.

    Pour l’ancien ministre de l’Economie, « notre système de soins est formidable et compétitif, il repose sur l’excellence scientifique et académique; mais notre système de santé, lui, est défaillant à plus d’un titre: un taux de couverture vaccinale parmi les plus faibles d’Europe, un taux de mortalité évitable peu satisfaisant, un système relativement injuste avec de vraies inégalités territoriales et sociales».

    Emmanuel Macron a proposé 4 chantiers pour améliorer notre système de santé:

    1 – « Responsabiliser », c’est-à-dire , selon lui, « sortir du face-à-face État contre Région, renforcer l’autonomie des ARS (Agence régionale de santé), et donner aux collectivités soignantes davantage d’autonomie de moyens ».

    2 – « Retrouver le temps long »: pour Emmanuel Macron, « établir un équilibre budgétaire à l’horizon d’une seule année est désincitatif car les vraies transformations supposent une vision à long terme, pluriannuelle ».

    3 – « Décloisonner », notamment les tâches des professionnels de santé. Demander à un médecin de remplir des tâches qui peuvent l’être par des infirmières (soins) ou des secrétaires (administration) engendre une déperdition de temps et d’énergie considérables », a déclaré Emmanuel Macron pour qui « l’innovation doit conduire les médecins à piloter les changements, pas à les subir ».

    4 – « Innover ».  » Les innovations ont un coût organisationnel, mais, à terme, elles sont bénéfiques pour l’ensemble du système », a précisé Emmanuel Macron.

  • Une option Hôpital numérique à l’Ecole centrale de Nantes

    « Former des ingénieurs capables de mener à bout un projet de santé publique en prise avec le réel, en s’organisant de manière efficiente », tel est l’objectif de la nouvelle option « hôpital numérique » lancée à la rentrée 2016 par l’Ecole centrale de Nantes, en partenariat avec le CHU de Nantes.

    Dans le cadre de ce partenariat, les étudiants-ingénieurs devront notamment:

    • travailler au déploiement du portail numérique dans deux services du CHU de Nantes, dans le cadre du projet ULYSSE-Millenium et dématérialiser le dossier patient pour un meilleur suivi médical en concevant et réalisant la mise en œuvre du nouveau dispositif, tout en accompagnant ce changement.

    Selon le site Internet de l’école, l’équipe projet devra :

    • appréhender les enjeux et écouter les parties prenantes dans l’hôpital (équipes médicales et patients),
    • penser puis accompagner le déploiement opérationnel de l’application de gestion numérique du parcours patient sur les différents sites du CHU de Nantes,
    • réaliser un travail prospectif sur l’évolution des technologies numériques en vue de l’accessibilité universelle,
    • proposer des prototypes physiques ou numériques pour apporter des solutions concrètes.

  • PSAD : les économies pour 2017 ramenées de 200M€ à 95M€ (ministère de la Santé)

    Les prestataires de santé à domicile n’auront à réaliser que 95 M€ d’économies en 2017, alors qu’un effort de plus de 200 M€ leur était réclamé cet été, selon un avis du comité économique des produits de santé (CEPS), a annoncé le 29 septembre 2016 le ministère de la Santé. Le texte consacrant ce montant de 95 M€ sera publié au Journal officiel après consultation des organisations syndicales.

    Le CEPS, dans un avis publié le 5 août 2016, préconisait une baisse des tarifs de remboursement de 5% à 10% pour 252 produits ou prestations concernant les soins à domicile. Il justifiait ces mesures par une volonté de maîtrise des coûts, les dépenses pour les dispositifs médicaux liés aux soins à domicile ayant enregistré une progression supérieure de 7 à 8 points à l’ONDAM.

    L’accord annoncé le 29 septembre 2016 par Marisol Touraine est le résultat d’une négociation de plusieurs semaines entre le gouvernement, les prestataires de santé à domicile et les fabricants de matériel médical.

    Ce plan de 95 M€ d’économies pour 2017 comprend notamment des baisses de prix dans des domaines tels que l’auto-traitement du diabète, l’apnée du sommeil, la prévention d’escarres, les nutritions orale et entérale, l’incontinence ou encore les chaussures orthopédiques. Au lieu d’une diminution de tarifs comprise entre 4% et 10% prévue en août dernier, les prestataires de santé à domicile ont obtenu un recul d’environ 1%.

    «Les entreprises pourront assumer cette baisse de prix qui est moins brutale que celle que l’avis de projet voulait nous imposer», explique Jean-Philippe Alosi, délégué général de la Fédération des PSAD. La fédération avait annoncé craindre la suppression de milliers d’emploi à la suite de la publication de l’avis du CEPS.

    Pour obtenir la négociation qui a abouti à cet accord, la Fédération des PSAD et le Snitem avaient adressé une lettre ouverte au président de la République et publié une pétition en ligne qui a recueilli, selon la fédération, la signature de plus de 15 000 personnes.

  • Ile-de-France : ouverture d’une plateforme territoriale d’appui dans l’ouest du Val de Marne

    La convention de mise en œuvre de la plateforme territoriale d’appui (PTA) de l’ouest du Val de Marne a été signée le 28 septembre 2016 par Christophe Devys, directeur général de l’ARS Ile-de-France, et les Dr Bernard Ortolan et Mario di Palma, co-présidents du réseau de santé Onco 94 Ouest.

    Créées par la loi de santé de janvier 2016, les PTA visent à apporter un soutien aux professionnels de santé dans la prise en charge de situations complexes.

    La PTA 94 Ouest sera déployée auprès d’une cinquantaine de médecins généralistes au cours du dernier trimestre 2016 en phase de test, avant d’être accessible à l’ensemble des professionnels de santé du territoire début 2017.

    Fonctionnalités

    La PTA consistera en un guichet intégré réunissant l’ensemble des dispositifs de coordination de proximité existant dans l’ouest du Val de Marne. Un système d’information unique, accessible aux professionnels via leur propre système d’information, sera également mis en place.

    Territoire de la PTA 94 Ouest

    • Ablon-sur-Seine
    • Arcueil
    • Cachan
    • Chevilly-la-Rue
    • Choisy-le-Roi
    • Fresnes
    • Gentilly
    • Ivry-sur-Seine
    • L’Hay-les-Roses
    • Le Kremlin-Bicêtre
    • Orly
    • Rungis
    • Thiais
    • Villejuif
    • Villeneuve-le-Roi
    • Vitry-sur-Seine

    Structures partenaires

    • Groupe hospitalier Gustave Roussy (Kremin Bicêtre)
    • Groupe hospitalier universitaire Paul Brousse (Kremlin Bicêtre)
    • Hôpital Charles Foix (Ivry)
    • HAD santé service
    • CLIC 6 et 7
    • MAIA portée par le CLIC 7
    • RAVMO DepSud, réseau de santé spécialisé en santé mentale
  • Appel à projet de la Commission européenne pour un vieillissement actif et en bonne santé

    Accompagner et soutenir le développement et l’adoption de l’innovation numérique pour un vieillissement actif et en bonne santé, tel est l’objet de l’appel à projet ouvert par la Commission européenne le 20 septembre 2016 et dont la date limite de candidature est fixée au 31 janvier 2017 à 17h00.

    Portée:

    • Soutien aux innovateurs, acheteurs / intégrateurs de l’industrie, aux réseaux de distribution et aux investisseurs pour faciliter l’introduction des innovations sur le marché.
    • Soutien au développement d’un « Plan d’action » européen sur l’innovation numérique pour un vieillissement actif et sain.
    • Soutien aux activités de l’EIP sur AHA

    Impact attendu:

    • Augmentation de l’adoption de solutions numériques pour un vieillissement actif et en bonne santé, y compris les activités de recherche et d’innovation pertinentes issues de Horizon 2020.
    • Des progrès accélérés sur les cadres favorables au développement de l’innovation numérique pour le vieillissement actif et en bonne santé dans l’UE.     
    • Augmentation des niveaux de participation des parties prenantes dans le développement et l’exécution des activités stratégiques.
    • Contribution à:
      • La qualité de vie de la population européenne,
      • La durabilité de la prestation de soins de santé
      • La croissance économique et la création d’emplois dans l’UE.    
    •  Des niveaux accrus d’investissement par les pouvoirs publics et les investisseurs privés dans l’innovation numérique pour la santé et le vieillissement actif.   
    • Amélioration de la communication avec les parties prenantes.
    • Renforcement des synergies avec d’autres projets Recherche & Innovation pertinents financés par la Commission européenne.
  • Soins à l’étranger : un rapport IGF-IGAS propose de réduire ou supprimer la prise en charge

    De 7 à 15M€ d’économies pour l’Assurance maladie, c’est ce que pourrait permettre la suppression de la prise en charge des soins des Français à l’étranger, une mesure envisagée dans un rapport conjoint de l’IGF et de l’IGAS cîté par plusieurs titres de presse quotidienne le 28 septembre 2016.

    Deux solutions sont proposées das ce rapport:
    – Supprimer toute prise en charge pour des soins en dehors de l’Union Européenne et des pays ayant signé une convention avec la France. Cette mesure permettrait à l’Assurance maladie d’économiser, selon le rapport, près de 15M€
    – Supprimer la prise en charge en dehors des pays de l’UE ou ayant signé une convention SAUF prise en charge des soins hospitaliers. Cette option, présentée comme « privilégiée » par les auteurs du rapport, entraînerait une économie de 7M€.

    Le rapport rappelle que la Sécurité sociale a dépensé en 2015 662M€ pour environ 1,2 millions de Français ayant bénéficié de soins à l’étranger.

    Si la mesure préconisée par le rapport de l’IGF et de l’IGAS était appliquée, les assurés sociaux ne pourraient pas compter sur une prise en charge par leur mutuelle, ces organismes s’appuyant sur les tarifs de l’Assurance maladie pour compléter les remboursement. Leur seul recours serait de souscrire à des ouvertures complémentaires spécifiques proposées par les mutuelles et les assureurs.

  • ONDAM 2017 : 86,6Mds€ pour la ville (+2,1 %), 79,2Mds€ (+2 %) pour l’hôpital (PLFSS)

    L’ONDAM 2017 qui a été fixé à 2,1% prévoit une plus forte progression des dépenses de soins de ville avec 86,6Mds€ (+2,1%) que pour les établissements de santé avec 79,2Mds€ (+2%).

    Le taux de progression des dépenses de soins de ville en 2016 avait été fixé à 1,7% et celui des établissements de santé à 1,75%.

    Cette nouvelle répartition de l’ONDAM entre ville et hôpital intègre, pour la ville, les effets tarifaires de la nouvelle convention médicale incluant notamment une revalorisation de la consultation de base de 23 à 25€ et les orientations du virage ambulatoire. Pour l’hôpital, l’ONDAM 2017 intègre également la hausse du point d’indice des fonctionnaires de la fonction publique hospitalière.

    Le surcoût des mesures nouvelles est en partie financé par un surcroît d’économies reposant sur les orientations présentées en 2014 par la ministre des Affaires sociales et de la Santé dans le cadre du plan triennal 2015-2017 :

    • Baisser les prix des produits de santé et promouvoir les génériques: 1,43Md€
    • Lutter contre les prises en charge non pertinentes: 1,135Md€
    • Réussir le virage ambulatoire: 640M€
    • Améliorer l’efficience de la dépense hospitalière: 845M€
  • Partenariat entre Watson Health et la Finlande pour développer la médecine personnalisée

    Développer la médecine personnalisée et dynamiser l’économie et l’innovation dans les domaines de la santé et du bien-être, tel est l’objet du partenariat noué entre l’agence finlandaise de financement de l’innovation (Tekes) et la filiale d’IBM, Watson Health, le 16 septembre 2016.

    Pour faciliter cette collaboration, IBM envisage d’installer en Finlande 3 centres de recherche Watson qui devraient employer environ 150 personnes.

    Tekes espère de son côté que ce partenariat débouchera sur le développement d’applications et de solutions basées sur l’utilisation des données et de l’intelligence artificielle et sur la croissance de l’innovation et de l’écosystème économique finlandais. La Finlande espère surtout que la collaboration accélérera la création de nouvelles start-up, offrira de nouvelles opportunités de marché pour les sociétés finlandaises et aidera à la numérisation du secteur de la santé du pays.

    Développer des applications et des solutions de nouvelle génération

    Des médecins et des chercheurs finlandais travailleront en collaboration avec les analystes de données et les ingénieurs de Watson pour développer des applications et des solutions de nouvelle génération basées sur les données.

    • L’université de Jyvaskyla dans le centre de la Finlande souhaite utiliser les données de santé et de bien-être des finlandais dans le cloud de Watson afin d’améliorer la santé des citoyens. L’objectif est de développer ces applications dans le cadre de la réglementation en vigueur, tout en développant l’économie régionale.
    • L’hopital du district d’Helsinki et d’Uusimaa (HUS) prévoit de travailler avec Watson et d’utiliser l’informatique cognitive pour améliorer la détection précoce des infections bactériennes sur les bébés prématurés et pour renforcer l’imagerie en matière d’hémorragies cérébrales. l’HUS réfléchit également à utiliser Watson pour développer une médecine plus personnalisée.

    « Le partenariat IBM-Tekes place la Finlande en première ligne au niveau mondial dans le développement et le déploiement du numérique cognitif, dans un écosystème ouvert, avec des partenaires locaux et internationaux. Notre objectif commun est d’améliorer la qualité et de réduire les coûts de notre système de santé, tout en créant de nouveaux emplois, et de développer des solutions exportables dans le monde et attirer des investissements en Finlande, » a déclaré Tuomo Haukkovaara, manager général d’IBM Finlande.

  • Feu vert de l’Assemblée pour « Santé Publique France »

    L’Assemblée nationale a donné le 29 septembre 2016 son feu vert à la nouvelle agence nationale de santé publique, capable d’intervenir sur l’ensemble du champ de la santé publique.

    L’agence réunit l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) et l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus).

    Appelée « Santé publique France », l’agence existe de fait depuis mai 2016.

  • Frédéric Valletoux réélu président de la FHF le 28/09/2016

    Frédéric Valletoux est réélu président de la FHF le 28/09/2016 par le conseil d’administration avec 34 voix contre 29 pour son opposant Olivier Véran (un vote blanc).

    Frédéric Valletoux, 46 ans, a présidé la Fédération hospitalière Ile-de-France avant d’être élu à la présidence de la FHF en octobre 2011. Il entame ainsi son 3e mandat.

    Deux tickets s’affrontaient à l’occasion de cette élection : le binôme en poste, composé du président Frédéric Valletoux et du vice-président Jean-Louis Touraine, contre un binôme formé d’Olivier Véran et Edouard Couty.