International

  • Propositions du G5 Santé pour la prise en charge des patients et la compétitivité des entreprises

    Bâtir une alliance pour les 5 prochaines années entre pouvoirs publics et industriels de santé français pour garantir une bonne prise en charge des patients tout en protégeant la compétitivité des entreprises de santé, c’est l’objectif des propositions formulées le 10 octobre 2016 par le G5 Santé à l’occasion de ses 5e Rencontres.

    Le G5 Santé qui rassemble les entreprises bio-Mérieux, Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier et Théa a présenté son livre blanc 2017-2022, «Faire de la France un grand pays des industries de santé; réformer, investir et innover au service des patients».

    Il propose 20 mesures afin d’engager un débat constructif dans le cadre des programmes électoraux de 2017, et notamment de :
    – Déterminer des prix responsables pour les produits de santé : prendre en compte lors de l’évaluation et dans la fixation du prix des innovations thérapeutiques toutes leurs conséquences, notamment de leur impact sur l’organisation des soins, de l’efficience apportée au système de santé et des économies potentiellement générées dans toute la chaîne de soins.
    – Développer la politique de prix facial pour les médicaments largement exportés depuis la France, afin de préserver les installations industrielles sans surcoût pour l’assurance maladie, grâce au versement de remises produit «spécifiques export».
    – Prendre en compte les investissements réalisés en France et dans l’Union Européenne dans la fixation et la révision des conditions de prix du médicament.
    – Améliorer l’efficience du système de santé en prenant en compte les conséquences organisationnelles de l’arrivée des innovations de rupture, qui modifient les prises en charge : mieux utiliser les tests de diagnostic, adapter les parcours de soins, développer la médecine et la chirurgie ambulatoire.
    – Afin d’accroître les partenariats, renforcer le dialogue entre acteurs publics et privés de la recherche médicale, en s’appuyant particulièrement sur ARIIS et AVIESAN, et lancer un Plan national pour l’innovation, notamment pour développer les médicaments de thérapie innovante (MTI).
    – Bâtir une Alliance pour les 5 prochaines années entre pouvoirs publics et industriels de santé français afin d’accroître la compétitivité du territoire national et la représentation de la France dans la politique européenne de santé publique et dans les appels à projet européens, voire mondiaux.

  • Série « SI hospitaliers » : 3 questions à Christophe Braconnier, DSI du centre hospitalier de Douai

    HTI lance une série d’interviews de directeurs du système d’information d’établissements support de GHT.

    Christophe Braconnier est DSI du Centre hospitalier de Douai, établissement support du GHT du Douaisis, composé de deux hôpitaux (Douai et Somain).

    Comment abordez-vous le chantier de la convergence informatique dans votre GHT ?

    Parler seulement de convergence ne correspond à rien : c’est la cible, à savoir la mutualisation de l’information, qui est importante. J’ai déjà commencé à échanger avec mon homologue de Somain, et nous avons réfléchi conjointement à des solutions qui pourront être mises en place rapidement, probablement dès la fin 2017. Par exemple, plutôt que d’imposer un DPI unique, nous avons fait le choix de travailler à un serveur d’identité partagé, qui permettra d’avoir un numéro d’identification unique pour les patients hospitalisés et d’éviter les doublons.

    Impliquez-vous les professionnels de santé de ville dans votre réflexion ?

    Nous menons déjà des actions d’ouverture vers notre patientèle : les patients peuvent accéder à leurs résultats d’analyse de laboratoire à distance, et notre PACS est également en phase d’ouverture.

    Nous organisons également des soirées d’échange entre praticiens hospitaliers et médecins libéraux, afin de leur permettre de dialoguer et de partager leurs besoins réciproques.

    Avez-vous prévu de collaborer avec les GHT voisins du vôtre ?

    La composition de notre GHT est le résultat d’un réel souhait de notre part. Il couvre un bassin de population de 250 000 habitants, avec une cohérence forte. Les collaborations avec les autres GHT viendront dans un deuxième temps, une fois que nous aurons avancé sur nos chantiers internes.

  • Hôpitaux : la maîtrise de la masse salariale, première préoccupation des dirigeants (FHF-Obéa)

    80% des dirigeants d’hôpitaux publics se mobilisent en priorité sur la maîtrise de la masse salariale dans leur établissement. C’est le chiffre clé d’un sondage réalisé dans le cadre du « baromètre FHF-Obéa » dévoilé le 5 octobre 2016 par la FHF.

    Cette enquête a été menée auprès de 274 chefs d’établissements, directeurs de ressources humaines et directeurs des affaires médicales (cet échantillon représente « un tiers de la profession », selon Frédéric Valletoux, président de la FHF) qui ont été interrogés en mai 2016.

    Les résultats de cette enquête montrent que les autres sujets sur lesquels se mobilisent les dirigeants d’établissements sont:
    – L’optimisation des organisations de travail (48%),
    – L’absentéisme (39%),
    – La mise en place des GHT (35%),
    – Le dialogue social (32%).

    L’enquête montre aussi un niveau très élevé d’engagement des professionnels vis à vis de leur métier (97%), des valeurs de service public (80%) et de leur établissement (75%). Mais 75% des acteurs RH interrogés déclarent « ne pas disposer des moyens adaptés pour reconnaître cet engagement ».

    Interrogés sur ce qui les incite le plus à faire évoluer leurs pratiques en matière de ressources humaines, les directeurs répondent à 92% « les contraintes économiques et budgétaires ». La FHF précise que, selon un baromètre précédent réalisé par Obéa avec l’Association nationale des DRH, ces contraintes économiques et budgétaires ne sont cîtées que par 56% des répondants dans le secteur privé.

  • Outils numériques pour la prévention du cancer : PRODIGE lance un appel à manifestation d’intérêt

    PRODIGE, Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital », a organisé le 30 septembre 2016 une journée intitulée « Prévention en santé & numérique : des modèles à inventer ? Stratégies, usages, marchés », durant laquelle a été lancé un appel à manifestation d’intérêt financé par le Dispositif Intégré pour l’Innovation & le Numérique (D2IN) de Saint-Etienne Métropole.

    Impliquée dans le secteur de la prévention contre le cancer, l’objectif de la communauté PRODIGE est de favoriser l’émergence et la réussite de projets socio-économiques s’inscrivant dans cette thématique en s’appuyant sur des outils numériques.

    En pratique, cela consiste à développer puis transférer les connaissances scientifiques en prévention des cancers en avancées industrielles pour soutenir le développement économique régional et améliorer la santé de sa population.

    Un fonds doté de 1,6 M€

    D2IN est la nouvelle offre de financement de Saint-Étienne Métropole pour répondre aux enjeux et contraintes liés au développement de projets innovants, bénéficiant de l’association de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la BPI. Le fonds D2IN rassemble et unifie d’anciens dispositifs et a été doté de 1,6 M€ en 2015 et 2016 répartis comme suit :

    • 1 M€ issus de Saint-Étienne Métropole, dont 400 000 € consacrés à des aides sous forme de subventions et 600 000 € à des aides sous forme d’avances récupérables ou de prêt à taux zéro innovation.
    • 600 000€ consacrés par BPI France Financement au soutien des porteurs de projets dans le cadre de D2IN.

    Types d’acteurs pouvant bénéficier de ce dispositif

    • Les entreprises ou porteurs de projets en ante-création
    • Les structures académiques (laboratoires de recherche académiques)
    • Les clusters ou pôles de compétitivité

    La Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital » (PRODIGE) focalise ses efforts sur l’identification et le suivi de projets portant combinant les thématiques « Santé » et « Numérique », tout en adoptant une position particulière sur le développement de la recherche en prévention des cancers et sa valorisation au travers d’outils numériques.

    Les 4 idées fortes de PRODIGE

    La Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital » (PRODIGE) focalise ses efforts sur l’identification et le suivi de projets portant combinant les thématiques « Santé » et « Numérique », tout en adoptant une position particulière sur le développement de la recherche en prévention des cancers et sa valorisation au travers d’outils numériques. Ses 4 idées fortes sont:

    • La prévention des cancers concerne la santé publique et individuelle.
    • La réduction des taux d’apparition de maladie et mortalité dispose de marges de manœuvre importantes.
    • Une prévention efficace s’appuie des connaissances scientifiques solides.
    • Un modèle économique solide, pertinent est nécessaire à la viabilité des solutions mises au point, sans lui avancées et découvertes scientifiques sont condamnées à rester confinées en laboratoires alors qu’elles pourraient servir au développement économique, ainsi qu’à la création d’emploi sur le territoire.
    • L’invasion du numérique dans tous les secteurs de la société est une opportunité permettant de se saisir des enjeux de santé et de créer des modèles économiques innovants.
  • Tiers payant et complémentaires : une norme commune pour un paiement sécurisé et garanti

    Permettre aux professionnels de santé d’interroger en ligne la complémentaire santé d’un patient pour s’assurer que sa couverture est bien assurée, que le tiers payant est possible et que le règlement de la prise en charge sera sécurisé et garanti, c’est l’objectif du service proposé par les complémentaires santé et les opérateurs de tiers payant dont le lancement est annoncé le 4 octobre 2016 par un communiqué de La Mutualité française.

    Ce service repose sur une norme technique commune utilisable par l’ensemble des éditeurs qui peuvent désormais proposer des solutions partagées aux complémentaires afin que les professionnels de santé disposent d’une garantie de paiement de la complémentaire santé sur la part qu’elle prend en charge.

    Il vient concrétiser une proposition contenue dans un rapport remis le 19 février 2016 par les complémentaires santé et l’assurance maladie au ministère de la Santé afin de donner aux professions de santé, dans le cadre de la généralisation du tiers payant, les mêmes garanties de paiement de la part des complémentaires que celles dont ils disposent déjà vis à vis du régime obligatoire.

    Ce service s’appuiera sur une nouvelle norme baptisée IDB (Interrogation des Bénéficiaires) qui a été conçue avec l’appui du GIE Sésame Vitale et en collaboration avec l’ensemble des complémentaires santé et les opérateurs du tiers payant réunis au sein de l’Association des complémentaires santé pour le tiers payant, l’association des acteurs pour l’accès aux soins (3AS) et le GIE Sésame Vitale.

    A partir de la fin de l’année 2016 et durant toute l’année 2017, cette norme sera déployée progressivement chez les complémentaires santé et les éditeurs des professionnels de santé, en démarrant par les médecins.

    Dés à présent, souligne le communiqué de la Mutualité française, les éditeurs et les complémentaires peuvent obtenir les informations techniques sur la norme IDB auprès du GIE Sésame Vitale. Cette structure prend en charge la relation technique avec les éditeurs de façon à assurer la cohérence des solutions proposées aux complémentaires avec celles mises en oeuvre pour le régime obligatoire dans la gestion du tiers payant.

  • GHT : DPI et GAP des établissements support d’Auvergne Rhône Alpes

    Health&Tech Intelligence vous propose un état des lieux, région par région, des logiciels utilisés par les établissements support de GHT pour le dossier patient informatisé (DPI) et la gestion administrative du patient (GAP).

    Le tour de France débute cette semaine en Auvergne Rhône-Alpes.

    DPI : Easily dominant sans surprise

    Easily, le logiciel développé par les Hospices Civils de Lyon, est sans surprise utilisé par de nombreux établissements de la région. CristalNet/Cristal Link, le logiciel développé par le CHU de Grenoble, est encore en utilisation bien qu’il soit voué à être remplacé par Easily.

    GAM : éditeurs publics et privés à égalité

    En matière de GAM, les logiciels utilisés en Auvergne Rhône Alpes se répartissent de façon assez équitable entre éditeurs publics et privés.

  • 3 Français sur 4 convaincus de l’intérêt de la e-santé (Etude Deloitte)

    • Plus de 3 Français sur 4 convaincus de l’intérêt de la e-santé pour la prévention, le dépistage et la prise en charge médicale,
    • Plus de 7 Français sur 10 favorables à la mise à disposition de leurs données de santé,
    • Leur utilisation d’objets connectés en santé a triplé depuis 2015,
    • Un Français sur trois prêt à utiliser un dossier médical électronique,

    tels sont les éléments concernant la e-santé qui ressortent d’une enquête menée en avril 2016 par le cabinet Deloitte dans le cadre de son étude « santé 2016 » et dont les résultats ont été rendus publics le 4 octobre 2016.

    Ci-dessous, les chiffres clés de cette étude.

    Sur l’accès aux soins et coût des soins

    • 85% sont satisfaits de la qualité des soins
    • 86% sont satisfaits de la sécurité des soins
    • 70% sont satisfaits de l’accessibilité aux soins
    • 66% sont satisfaits des conditions financières d’accès aux soins
    • 88% considèrent comme important la facilitation de l’échange de données médicales des patients entre les professionnels de santé

    Sur la prévention

    • 79% sont favorables au recours à la médecine prédictive
    • 91% pensent que la prévention réduit le risque d’apparition de maladies chroniques

    mais :

    • 39% estiment ne pas disposer des moyens financiers suffisants pour assurer cette prévention
    • 46% estiment que les solutions technologiques dédiées à la prévention sont insuffisantes
    • 26% considèrent que les complémentaires santé devraient faire davantage pour la prévention
    • 10% considèrent que les acteurs du digital (dont les GAFA) devraient aussi faire davantage pour la prévention
    • 55% attendent des conseils et un accompagnement personnalisé dans la durée

    Sur le développement de la e-santé

    • 81% considèrent qu’il serait efficace pour améliorer la coordination des professionnels de santé
    • 77% estiment qu’il améliorerait la détection en temps réel, le dépistage et la prise en charge
    • 76% pensent qu’il aiderait à réaliser des actions de prévention ciblées et adaptées aux besoins
    • 75% déclarent qu’il permettrait de limiter les coûts liés aux déplacements sanitaires
    • 63% y voient un moyen de lutte contre les déserts médicaux

    Sur les données de santé

    • 43% ont des craintes sur la confidentialité des données de santé en lien avec le développement de la e-santé

    même s’ils sont favorables à la mise à disposition de leurs données de santé pour:

    • Favoriser la médecine prédictive (82%)
    • Anticiper les risques de maladies chroniques (80%)
    • Suivre des programmes de prévention personnalisés 80%)
    • Améliorer l’état de santé et le suivi au quotidien 77%)

    et si :

    • 78% sont favorables aux dispositifs permettant de collecter les données afin de permettre le développement du suivi et de la consultation à distance

    Sur le dossier médical électronique

    • 33% seraient prêts à l’utiliser comme outil de suivi et d’échanges en matière de santé

  • AP-HP : un SI fragmenté, sans suivi et peu interopérable selon la chambre régionale des comptes

    Un système d’information fragmenté, sans planification, manquant de suivi et peu ouvert, tels sont les constats de la chambre régionale des Comptes d’Ile-de-France sur le SI de l’AP-HP, dans son rapport d’observations définitives mis en ligne sur son site internet le 5 octobre 2016.

    Ce rapport qui devait être publié après le 12 octobre 2016 a été rendu public en avance par le CRC suite aux révélations du Canard Enchainé le 5 octobre 2016 à propos d’un autre rapport de la chambre sur la gestion de l’AP-HP. Ci-dessous la synthèse des observations de la CRC.

    Un système d’information fragmenté

    • Près de 800 applicatifs différents coexistent ainsi au sein de l’AP-HP . Une grande partie de ces applicatifs ne traite qu’une tache parcellaire, ou bien n’est déployé que sur un seul site et/ou n’est associé avec aucune autre application. La dispersion de ce système se retrouve dans la fonction achat et dans les modalités de fonctionnement d’un système d’information décentralisé. L’AP-HP a engagé des démarches de rationalisation du nombre d’applications, de généralisation de certaines d’entre elles et de suppression des applications isolées, non utilisées ou redondantes.
    • Cette hétérogénéité et cette multiplicité de procédures et d’applicatifs compliquent les travaux de maintenance et de sécurité et nuisent à la satisfaction de l’objectif d’unicité du système d’information affiché dans le schéma directeur de 2004, en dépit des progrès réalisés depuis en ce domaine.

    Une absence de planification

    • L’AP-HP a élaboré un schéma directeur des systèmes d’information visant à davantage d’unité pour la période 2004-2010, mais, si ce dernier préconisait clairement le déploiement de trois progiciels de gestion intégrés à même d’unifier le SI, il péchait par abstraction et absence de réalisme.
    • Arrivé à échéance, ce schéma directeur n’a pas été renouvelé avant le lancement fin 2015 des travaux en vue d’élaborer un nouveau schéma, de sorte qu’entre 2011 et 2016 la planification stratégique en matière de système d’information fait défaut.
    • Ces lacunes dans la réflexion et la recherche de visibilité à moyen terme se retrouvent en termes d’organisation.
    • Les objectifs assignés au système d’information ne font pas l’objet d’une formalisation suffisante. Des calculs de rentabilité sont bien effectués antérieurement au lancement des projets, mais ils reposent sur des hypothèses qui ne sont ni explicitées, ni justifiées.De même, le recensement des besoins préalable à la commande publique n’est pas effectué de façon assez rigoureuse.
    • C’est pourquoi les procédures sont parfois inefficientes, voire irrégulières.

    Une absence de suivi

    • Au défaut de planification en amont des projets informatiques s’ajoute une absence de suivi en aval, révélateur d’une culture de l’évaluation embryonnaire.
    • Il en résulte que la contribution du système d’information à la performance médicale ou médico-économique n’est pas mesurée et que la satisfaction des usagers ne l’est que depuis peu et partiellement.
    • L’absence de suivi vaut aussi pour les fournisseurs extérieurs de matériels et logiciels. De ce fait et si l’on ajoute des ressources internes limitées, la maintenance n’est pas toujours optimale, y compris en ce qui concerne le nettoyage des applications isolées ou solitaires.

    Une faible ouverture

    • De ces défauts persistants résulte un système d’information encore relativement clos.
    • Ce système est fermé sur lui-même puisque l’interopérabilité applicative demeure fragile et qu’elle n’est toujours pas assurée.
    • Ce système n’est pas non plus ouvert vers l’extérieur. La grande complexité du système d’information de l’AP-HP ne facilite pas la coordination avec ceux d’autres établissements hospitaliers ni l’insertion dans des projets régionaux ou nationaux. Cela implique et présuppose, en effet, une certaine standardisation qui fait défaut.
    • Le système d’information de l’AP-HP se trouve ainsi aujourd’hui dans une situation intermédiaire: les trois progiciels pour la fonction financière et la gestion, les ressources humaines et le domaine patients sont implémentés pour les deux premières, mais en cours de déploiement pour la troisième.
    • Si ces projets ont permis de rationaliser la cartographie des applications informatiques, ils ont, en particulier le dernier, subi d’importants retards.
    • L’établissement a donc été placé dans la position inconfortable d’un système d’information provisoire qui a perduré et qui a pénalisé la performance.
    • Ainsi il n’existe toujours pas de dossier médical unique.
  • « Mener un achat de solutions numériques complexes en santé » publié par l’ANAP (Tome 1)

    • Accompagner la mise en œuvre d’une stratégie d’achat d’outils et services numériques
    • Choisir la conduite de la procédure de passation du marché
    • Mobiliser les ressources pour mener à bien la contractualisation avec un consortium d’industriels,

    tel est le sujet de la publication « Mener un achat de solutions numériques complexes en santé – Tome 1 : Retour d‘expériences », mise en ligne par l’ANAP sur son site le 3 octobre 2016.

    Ce document a trois objectifs :

    • Présenter les éléments structurants de la définition d’une stratégie d’achat d’un système d’information complexe en santé ;
    • Identifier les étapes de mise en œuvre de la procédure d’achat sous la forme d’un dialogue compétitif ;
    • Formuler un certain nombre de facteurs de succès d’ordre organisationnel pour la conduite d’un tel projet.

    Ce tome 1 vise à faire bénéficier de futures maîtrises d’ouvrage de projets de SI en santé du retour d’expérience des 5 régions TSN.

  • L’ARS Océan Indien annonce le lancement d’une nouvelle plateforme de coordination des soins

    L’agence régionale de santé Océan Indien s’apprête à présenter une nouvelle plateforme internet, destinée à coordonner les actions pour gérer au mieux l’état de santé des Réunionnais, annonce l’ARS le 1e octobre 2016.

    Cette plateforme s’intègre dans le programme OIIS (Océan Indien Innovation Santé), qui prévoit d’innover le recours aux soins en s’adaptant aux pathologies chroniques – qui touchent 80% de la population – en responsabilisant davantage les patients.

    Le projet OIIS vise à responsabiliser les patients en les impliquant dans le processus de soin, notamment en relevant eux-mêmes leurs données de santé. Dans le même temps, les médecins sont accompagnés dans la prise en charge de leurs patients par la création d’un réseau de professionnels de santé regroupant généralistes, spécialistes, hospitaliers et pharmaciens.

    OIIS propose également à destination des professionnels de santé un annuaire réunissant les différents acteurs, mais aussi un système de récolte des données anonymes pour mieux suivre l’état de santé des patients et évaluer les politiques publiques de santé mises en place.