23,3 % des missions de l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS), soit 43 missions, étaient consacrées à la santé en 2015, apprend-on dans le dernier rapport d’activité de l’organisme.
Si plus de la moitié de ces missions relève du contrôle (enquête sur la Dépakine par exemple), ou de l’appui auprès des administrations centrales et du Parlement, 19 missions effectuées relèvent de l’évaluation. L’innovation, qu’elle soit organisationnelle ou technique, y apparaît comme une thématique émergente.
Voici quelques exemples tirés de rapports de l’Igas.
Observance : développer l’offre de télé-suivi et télé-accompagnement
Dans son rapport sur l’observance des traitements de juillet 2015, l’Igas prône le développement d’une offre fiable de télé-suivi et de télé-accompagnement. Cela passe notamment par la mise en place d’un modèle économique permettant de pérenniser les dispositifs ayant fait la preuve de leur efficience et de soutenir les innovations via le FIR. L’Igas propose de rémunérer les services de télé-suivi à la performance en prenant en compte le niveau d’observance des traitements obtenu et la fidélisation de la clientèle.
Accès et coordination des soins : favoriser l’innovation organisationnelle
Le rapport de décembre 2014 sur l’évaluation de la coordination d’appui aux soins propose d’organiser la coordination au plus près des médecins de premier recours afin qu’elle puisse devenir un outil de leur pratique. Il insiste également sur la nécessité de disposer d’outils informatiques de qualité pour assurer cette coordination.
En matière d’accès aux soins, le rapport sur la restructuration de la filière visuelle appelle à une véritable délégation de compétences des ophtalmologistes vers les orthoptistes et les opticiens afin de pallier les difficultés d’accès à un ophtalmologue sur de nombreux territoires.