International

  • Séminaire « innovation, co-conception et dynamiques collectives en santé » : le 26 novembre 2019, Paris

    Le Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGE) et le Forum des Living Labs en santé et en autonomie (LLSA) organisent un séminaire le 26 novembre 2019 à Paris sur la thématique « innovation, co-conception et dynamiques collectives en santé ». L’événement est parrainé par le ministère des Solidarités et de la Santé.

    Axé sur les processus d’innovation et sur l’importance des pratiques interdisciplinaires et collaboratives, le CGE a publié en février 2019 un rapport sur la politique industrielle en matière de dispositifs médicaux (DM), en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé. Ce dernier a en parallèle publié sa feuille de route stratégique du numérique en santé, qui « met également l’accent sur ce type de démarche et l’importance des expérimentations en conditions réelles », commente le CGE dans un communiqué présentant le séminaire.

    À noter que le Forum des Living Labs en santé et en autonomie (LLSA) est un réseau associatif composé en majorité de living labs et de diverses parties prenantes (représentants de patients, de professionnels, de laboratoires de recherche, d’organisations à but lucratif ou non). Ses missions sont d’élaborer, de partager et de diffuser les idées, les connaissances et les meilleures pratiques dans le domaine de l’innovation participative. Cette action inclut notamment le développement et la mise en œuvre de la méthodologie « Concept Maturity Level en Santé » ou « CML Santé », note le CGE. Cette méthodologie permet notamment de mesurer le plus précisément possible la maturité des projets innovants.

    « Lors du séminaire du 26 novembre, les porteurs de projets collaboratifs, des living labs, des entreprises, des laboratoires de recherche ayant expérimenté ces nouvelles approches partageront leur expérience, leurs difficultés et leurs réussites, explique le CGE. L’approche méthodologique « CML santé » sera également présentée à partir de cas concrets. Des intervenants des ministères de l’économie et des finances ainsi que des solidarités et de la santé témoigneront de l’importance des collaborations interministérielles sur un tel sujet. »

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser en ligne via ce lien.

    Programme

  • Certificats de décès : Santé publique France prévoit un décollage de la dématérialisation

    « En 2018, près de 94 000 décès ont été certifiés par voie électronique, représentant 15,6 % des décès survenus en France. » C’est ce qu’affirme une note de Santé publique France publiée le 12 novembre 2019 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Une expérimentation menée en 2017 permet d’espérer une forte augmentation de ces chiffres après la « dématérialisation complète » des certificats de décès, lancée au 2e semestre 2019 dans 65 communes . En effet, jusqu’ici, seul le volet médical (VM) de ce document est dématérialisé, et les médecins se voient toujours imposer d’imprimer sur papier le volet administratif (VA). 

    Le projet de mise en place d’un circuit de certification électronique des décès a été lancé en France suite à la crise sanitaire de la canicule d’août 2003. Opérationnel depuis 2007, ce système permet à tous les médecins de certifier directement le décès d’une personne sur un poste informatique relié à internet via l’application CertDc (https://sic.certdc.inserm.fr).  

    Les auteurs de l’étude soulignent que les données médicales contenues dans les certificats de décès, aujourd’hui standardisés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « constituent une source essentielle d’informations épidémiologiques » permettant :
    • de « caractériser l’ampleur des problèmes de santé publique au niveau national et international » (fréquence des pathologies ou des morts violentes, évolutions dans le temps, disparités spatiales et sociodémographiques) ;
    • d’« évaluer l’impact des actions mises en place par les pouvoirs publics », contribuant ainsi au système de veille sanitaire.

    Il est signalé dans le BEH que la certification électronique engagée depuis 2004 aux États-Unis enregistrait 76,6 % des décès dès 2014 et qu’au Portugal, la totalité des décès sont certifiés électroniquement, selon un article de 2015.

    État des lieux de la dématérialisation des certificats de décès

    « En 2018, 15,6 % des décès ont été certifiés électroniquement », affirme Santé publique France, soulignant que la proportion de décès certifiés par voie électronique était « hétérogène sur le territoire », variant de 0,6 % en Corse à 24% en Provence- Alpes-Côte d’Azur. Le taux de décès certifiés électroniquement dépassait 40 % dans 5 départements mais un tiers des départements présentait un taux de déploiement inférieur à 5 %.

    La majeure partie des certificats électroniques étaient rédigés à l’hôpital (90,1 %). Seuls 1,9 % des décès survenant à domicile et 7,7 % de ceux survenant en Ehpad avaient fait l’objet d’une certification électronique. Ceci alors que la mortalité survient dans 55,7 % des cas en établissement de santé , dans 21,1 % des cas à domicile et dans 17,9 % des cas en Ehpad (chiffres de 2015).  

    La « très grande majorité » des décès certifiés par voie électronique en 2018 concernait des personnes âgées de 65 ans ou plus, est-il précisé dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). 42,8 % étaient âgées de 65 à 84 ans et 38,8 % avaient 85 ans ou plus. Seuls 17,3 % des certificats électroniques concernaient des personnes de 15-64 ans et 1,1 % des enfants de moins de 15 ans.

    Vers la dématérialisation complète : de l’expérimentation à la généralisation

    La dématérialisation complète du certificat de décès (volet administratif compris) a fait l’objet d’une expérimentation lancée en 2017 dans 6 communes de France (Antibes, Aurillac, Créteil, La Rochelle, Montluçon et Villejuif) sur une durée de 5 à 8 mois.  Au total, près de la moitié (48%) des certificats de décès ont été certifiés de manière dématérialisée sur ces 6 communes, alors que l’objectif fixé en amont du projet était de 30 %.

    Selon le BEH, « l’ensemble des acteurs » a estimé que la dématérialisation du certificat de décès « leur apportait un gain de temps pour le traitement des certificats ». Les mairies notent « une nette amélioration de la complétude » des certificats de décès ainsi qu’une amélioration « très significative » de la lisibilité des données. Les médecins, pour leur part, « n’ont pas fait état de difficultés » ni « demandé des évolutions » au cours de la période de suivi de l’expérimentation.

    « Malgré les limites de l’étude, ces résultats sont en faveur d’un saut quantitatif important par rapport à la période précédente », commente Jean-Claude Desenclos, adjoint au directeur général de Santé publique France, dans son éditorial publié dans le BEH.

    C’est « grâce au bilan positif » de cette expérimentation qu’a été actée « la généralisation de la solution sur l’ensemble du territoire » au cours du comité de pilotage du 12 avril 2018. Il est précisé dans le BEH que celle-ci sera « menée par phases successives, pour coordonner et maîtriser la montée en charge du dispositif ». Est ajouté que le développement d’une application mobile réalisée en 2017 facilitera cette généralisation pour les médecins « certifiant un décès en dehors d’un établissement » et permettra ainsi de « mieux couvrir les décès survenant à domicile ou sur la voie publique ».

    La 1ere phase de la généralisation de la dématérialisation a été lancée au 2e semestre 2019 dans 65 communes qui «ont enregistré en 2018 près de 10% de la mortalité nationale». Le BEH annonce dans son « Focus » de conclusion qu’«un bilan de cette première phase sera réalisé début 2020».

  • Télémédecine : les patients, plus éloignés de leurs données VS droits des patients confortés (débat)

    « À l’image de la télémédecine elle-même qui éloigne physiquement le patient du médecin, les solutions numériques sur lesquelles elle s’appuie n’éloignent-elle pas elles aussi le patient de ses données personnelles ? » C’est la question posée par Lucie Cluzel, professeure de droit à l’université de Nanterre, en conclusion de son intervention lors de la journée d’études « La télémédecine saisie par le droit », organisée à l’université Paris II le 8 novembre 2019. La juriste juge « très relative » l’effectivité du « droit à l’autodétermination informationnelle » en télémédecine, car « le télé-patient est le plus souvent captif ».

    Lucie Cluzel pointe en premier lieu « la question de la finalité du traitement » des données : « Comment être sûr que le traitement sera effectivement réalisé uniquement dans une seule finalité alors que les prestataires ont accès à ces données[, qui] ont une grande valeur ? ». Elle soulève également la question du consentement du patient : concernant la réutilisation des données pour la recherche, il « n’a pas à donner son consentement » et « n’a droit qu’à l’information et à l’opposition au traitement » et « dans les autres cas de réutilisation, même si on lui demande son consentement, on peut se demander s’il est vraiment libre de refuser », analyse-t-elle. Enfin, à propos de l’hébergement des données externalisées, le patient a le droit de s’y opposer, mais « souvent on ne le lui dit pas », et « de toute façon, demande Lucie Cluzel, a-t-il le loisir de s’y opposer sauf à aller se faire soigner ailleurs ? ».

    La télémédecine n’a « pas d’incidence sur la structure actuelle des droits des patients, il se pourrait même que les droits des patients soient confortés par la télémédecine », estime de son côté Caroline Lantero, maître de conférence à l’université de Clermont-Ferrand. Le risque d’atteinte au secret médical n’est « pas plus grand » selon elle si la relation de soins est « numérisée » que si elle est « présentielle », et la numérisation pourrait au contraire « appeler une prise de conscience ». D’autre part, juge la juriste, « on pourrait voir poindre [dans les textes réglementant la télémédecine] la nécessité d’un consentement écrit », de sorte que « la dématérialisation matérialiserait encore plus le consentement ». « Les droits des patients sont globalement méconnus : avec la télémédecine, ce ne sera pas pire », conclut Caroline Lantero.

  • États-Unis : des hôpitaux partagent avec Google des données de leurs patients sans les en informer

    « Le projet « Nightingale » de Google rassemble les données de santé de millions d’Américains » sans qu’ils en soient informés. C’est ce qu’affirme le Wall Street Journal dans un article daté du 11 novembre 2019 : le quotidien précise que les données en question comprendraient pour chaque patient « les résultats de laboratoire, les diagnostics [et] les dossiers d’hospitalisation », constituant « un historique complet de [sa]santé », ainsi que des données « identifiantes » comme « son nom et sa date de naissance ».

    Google explique dans un communiqué publié le 12 novembre que ce partenariat avec le réseau de santé Ascension, l’un des plus grands du pays, vise notamment à transférer les entrepôts de données de celui-ci vers Google Cloud, et ce dans le respect de la réglementation en vigueur sur la sécurité des données. La loi HIPAA autorise en effet les acteurs de santé à partager avec leurs partenaires des données protégées dès lors que l’objectif est d’aider à l’accomplissement de la fonction de soin. Le géant américain se défend en déclarant que ce type de collaboration est « une pratique courante » dans le monde de la santé et que « les données d’Ascension ne peuvent être combinées avec aucune donnée Google relative aux consommateurs ».

    La mise en cause du partenariat de Google avec Ascension fait écho au recours collectif engagé fin juin 2019 contre un projet similaire qui lie le géant du numérique et le centre médical de l’université de Chicago. Un patient de cet établissement, nommé Matt Dinerstein, l’attaque en justice, soulignant qu’il « a promis dans les formulaires d’admission des patients de ne pas divulguer leurs dossiers à des tiers, tels que Google, à des fins commerciales ». L’université, déclare-t-il, n’a pas informé ses patients, ni obtenu leur consentement, « avant de remettre leurs dossiers médicaux confidentiels à Google pour son propre bénéfice commercial ». L’université de Chicago a demandé le 7 novembre 2019 à la juridiction concernée de rejeter cette action, soulignant que Matt Dinerstein lui-même reconnaissait que Google avait accepté dans son contrat de partenariat de pas tenter d’identifier qui que ce soit à partir des données patient.

  • Territoires d’innovation (AAP) : Strasbourg porte un projet pour déployer la e-santé à large échelle

    Déployer la e-santé en territoire à large échelle, en zone médicale dense tout comme dans des déserts médicaux. Tel est l’objectif du projet « Territoire de santé de demain » porté par la ville et l’Eurométropole de Strasbourg, décrypté à l’occasion du forum de l’IoT, qui s’est tenu le 24 octobre 2019 sur le thème « la vie connectée : le temps des changements ».

    La région Grand Est affiche des indicateurs de santé en deçà de la moyenne nationale et des disparités d’accès aux soins en région. Pour améliorer les indicateurs de santé, la ville et l’Eurométropole de Strasbourg ont créé un consortium composé des plus grands acteurs de l’innovation, du soin et du numérique afin de proposer un schéma de soins qui réponde aux problématiques actuelles, sur les territoires urbains et ruraux.

    Le projet est l’un des 2 seuls lauréat « santé », sur 24 dossiers retenus, financés dans le cadre de l’appel à projets (AAP) « Territoires d’innovation », dont les résultats ont été annoncé en septembre par le premier Ministre Édouard Philippe.

    Health & Tech Intelligence détaille le programme strasbourgeois sur la base des propos tenus au cours du forum de l’IoT par Gaston Steiner, directeur délégué e-santé de l’Institut hospitalo-universitaire de Strasbourg, Rémy Bañuls, directeur du développement économique et de l’attractivité de la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg (plateforme régionale d’innovation e-santé mutualisée entre les 33 communes de Strasbourg) et Bérengère Ray, directrice business développement santé à Docaposte.

    AAP « Territoires d’innovation »  : contexte

    L’appel à projets « Territoires d’innovation » vise à identifier, sélectionner et accompagner des projets qui incarnent une stratégie ambitieuse de transformation des territoires, associant les acteurs publics et privés, les populations et usagers, et les forces académiques et de recherche.

    « Territoire de santé de demain » : une enveloppe de 115 millions d’euros

    L’objectif est notamment d’accélérer l’intégration de l’innovation au niveau local. Sur les 24 lauréats, seuls 2 dossiers concernent la santé, dont « Territoire de santé de demain », porté par l’Eurométropole de Strasbourg.

    Les besoins financiers de ce projet sont évalués à 115 millions d’euros, dont 10 millions issus de subventions de l’État et 25 millions de prises de participation.

    Du local au national

    « Nous sommes un territoire d’excellence mais les services du premier Ministre attendaient aussi que nous montrions notre capacité à transformer en profondeur, » explique Rémy Bañul. L’Eurométropole s’est alliée avec deux territoires ruraux pour partager leurs problématiques spécifiques, différentes de celles de la ville en termes de vieillissement plus marquée et d’isolement. Dans cette dynamique, la gouvernance large avec de nombreux partenaires est un point fort, précise Gaston Steiner.

    L’ambition est aussi nationale « grâce a l’investissement d’industriels comme La Poste pour faire de la dentelle territoire par territoire et avoir des solutions déployables à grande échelle », ajoute Rémy Bañul.

    2 premiers projets ont démarré

    Après deux ans de travail intense, des premiers projets ont démarré, dont un suivi post-chirurgie bariatrique, avec évaluation à 6 mois de l’acceptabilité du patient, de la cohérence des données et de la valeur ajoutée pour le médecin. Une trentaine de patients est intégrée dans ce programme. Un deuxième projet dans le deuxième domaine ciblé qu’est l’autonomie est en cours pour détecter les risques de dénutrition en Ehpad par des objets connectés. 200 patients sont inclus dans ce programme.

    Les ambitions de Docaposte

    Selon Rémy Bañuls, l’un des axes de vigilance est d’être transposable dans d’autres territoires en évitant la juxtaposition de solutions, ce qui implique une réflexion forte sur le modèle économique. « Territoire de santé de demain » a démarré sur une échelle territoriale significative d’1 million d’habitants, avant de réfléchir à le réplique avec des partenaires impliqués comme Docaposte. « Nous nous sommes naturellement engagés auprès de l’Eurométropole car La Poste a choisi de faire de la santé un axe de développement stratégique, basé sur ses valeurs de confiance et de sécurité, et son maillage territorial », explique Bérengère Ray. La Poste va ainsi déployer ses moyens d’investissement pour trouver un bon modèle qui permette un déploiement à l’échelle industrielle.

    « Nous participons à la construction d’une plateforme d’accélération d’innovation [en apportant] notre savoir-faire sur les sujets de sécurité, de RGPD, d’interopérabilité, d’investissement », complète Bérengère Ray. Enfin, La Poste ambitionne d’apporter son contrat de confiance et de proximité pour privilégier l’humain. « Le télésuivi du diabète, par exemple, doit être accompagné dans les territoires pour gérer les questions de fractures sociales, territoriales et numériques au plus près de l’écosystème en place », indique la directrice business développement santé de Docaposte.

    Une intégration au territoire

    Une clé du succès est l’intégration à l’écosystème du territoire. Strasbourg, par exemple, est une ville pionnière sur le sport-santé sur ordonnance pour les personnes atteintes de certaines pathologies chroniques. « Nous avons agi de la même manière avec des sociétés savantes, des associations et des startups qui proposent des services humains et numériques », précise Gaston Steiner.

    Toute cette chaîne d’acteurs du numérique, de l’humain et du médico-social vont apporter les solutions pour le service au domicile du patient. « Nous n’apportons pas une solution réfléchie au nationale pour l’imposer dans le domicile mais nous regardons les problématiques locales et travaillons avec les acteurs, » ajoute Bérangère Ray.

    Des enjeux règlementaires et de responsabilité

    Le projet strasbourgeois intègre les outils nationaux tels que le dossier médical partagé (DMP). Les plus grands enjeux ne sont pas techniques mais organisationnels et réglementaires avec, par exemple, la question de la délégation de tâches aux infirmières dans le cade du télésuivi. Cela passe aujourd’hui par des dérogations données par les agences régionales de santé (ARS). « Demain, il faudra aller plus loin pour que, à chaque moment, le bon professionnel intervienne au bon moment, avec des process nouveaux à définir », indique Rémy Bañuls.

    Dans ce nouveau schéma, pour Docaposte, beaucoup de tâches simples, des interventions de niveau 1 et complémentaires, peuvent être faites par un agent de La Poste, comme vérifier que le matériel est branché.

  • Les dépenses de santé dans la zone OCDE devraient dépasser la croissance du PIB d’ici 2030 (rapport)

    Les dépenses de santé par habitant augmenteront à un taux annuel moyen de 2,7 % dans la zone OCDE et atteindront 10,2 % du PIB d’ici 2030, par rapport à 8,8 % en 2018 : elles dépasseront ainsi la croissance du PIB au cours des 15 prochaines années dans la quasi totalité des pays de la zone. C’est ce que révèle le Panorama de la santé 2019 de l’OCDE, publié le 7 novembre 2019.

    Dans le détail, l’organisation indique que les États-Unis est le pays qui a dépensé le plus dans le secteur de la santé en 2018, avec 16,9 % de son PIB. Suivent ensuite :
    • la Suisse : 12,2 % de son PIB ;
    • l’Allemagne, la France, la Suède et la Japon : 11 % de leur PIB.
    A contrario, certains pays affichent des dépenses de santé inférieures à 6 % de leur PIB, comme le Mexique, la Lettonie, le Luxembourg et la Turquie, avec un taux à 4,2 %.

    Les auteurs du rapport notent que les dépenses pourraient, de manière générale, être plus efficaces dans les domaines des médicaments génériques, de l’organisation des professionnels de santé (en transférant certaines tâches des médecins vers les infirmiers ou d’autres profesionnels) et de la sécurité des patients.

    La panorama met par ailleurs en avant « des tendances préoccupantes pour ce qui est des résultats sur le plan de la santé et des modes de vie malsains », relevant que l’espérence de vie progresse moins vite dans la plupart des pays de l’OCDE, en particulier aux États-Unis, en France et aux Pays-Bas. La consommation d’alcool, de tabac et d’opioïdes ainsi que l’obésité sont notamment pointés du doigt.

    À noter : Les indicateurs de l’édition 2019 de ce panorama ainsi que les notes par pays seront disponibles ldébut décembre.

    « les systèmes de santé peuvent et doivent faire mieux pour améliorer la santé de nos populations, commente Stefano Scarpetta, directeur de l’emploi, du travail et des affaires sociales à l’OCDE. Il est essentiel, si nous voulons affecter des ressources là où elles auront le plus d’impact, d’évaluer comment les systèmes de santé transforment la vie des individus pour le meilleur. »

    Génériques, organisation et sécurité des patients : des améliorations possibles

    Dans son panorama, l’OCDE indique que les dépenses pourraient globalement être plus efficaces dans les domaines suivants :

    • les médicaments génériques : le recours à ces produits pourraient permettre de réaliser des économies, note l’OCDE, mais actuellement ils ne représentent que la moitité du volume des produits pharmaceutiques vendus dans les pays de la zone.
      •  En 2017, « les génériques ont représenté plus des trois quarts du volume des produits pharmaceutiques vendus au Chili, en Allemagne, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni, mais moins d’un quart au Luxembourg et en Suisse », précise l’organisation ;
    • la répartition des tâches des professionnels de santé : selon le rapport, transférer certaines tâches effectuées par les médecins vers les infirmiers et d’autres professionnels de santé peut atténuer la pression des coûts et permettre de gagner en efficacité. « Les systèmes de santé et de protection sociale emploient aujourd’hui plus de travailleurs que jamais auparavant, les soins et les services sociaux représentant environ un emploi sur dix dans les pays de l’OCDE », contextualise l’organisme.
    •  la sécurité des patients : l’améliorer est bénéfique pour la santé et peut aussi permettre de réaliser des économies, commentent les auteurs du rapport, relevant que près de 5 % des patients hospitalisés ont contracté une infection nosocomiale en 2015-2017.

    L’espérance de vie progresse moins vite dans la plupart des pays

    L’espérence de vie moyenne dans la zone OCDE est de 81 ans. L’organisation note que, depuis peu, elle progresse moins vite dans la plupart des pays, notamment aux États-Unis, en France et aux Pays-Bas. « L’année 2015 a été particulièrement mauvaise, l’espérance de vie ayant reculé dans 19 pays », indique-t-elle.

    Une augmentation de l’obésité et du diabète

    Cette évolution est notamment liée à la prévalence croissante de l’obésité et du diabète, « qui n’a pas permis de maintenir les progrès accomplis précédemment en matière de réduction des décès dus aux maladies cardiaques et aux AVC », analyse l’OCDE. Les taux d’obésité continuent d’augmenter dans la plupart des pays de l’OCDE : 56 % des adultes sont en surpoids ou obèses et près d’un tiers des enfants âgés de 5 à 9 ans sont en surpoids.

    À noter également que les maladies respiratoires, comme la grippe et la pneumonie, ont entraîné davantage de décès ces dernières années, notamment chez les personnes âgées.

    Le nombre de décès liés aux opioïdes est élevé dans certains pays

    Le problème des opioïdes est également mis en avant dans le rapport. Depuis 2011, les décès liés à ces substances ont augmenté d’environ 20 % dans les pays de l’OCDE, faisant environ 400 000 victimes aux États-Unis. Le nombre de décès dus aux opioïdes est également assez élevé aux au Canada, en Estonie et en Suède.

    La consommation de tabac et d’alcool reste préoccupante 

    « Le tabac [et] l’alcool continuent de tuer prématurément et de dégrader la qualité de vie », observe par ailleurs l’OCDE :

    • les taux de tabagisme diminuent mais 18 % des adultes fument encore quotidiennement ;
    • la consommation d’alcool atteint en moyenne 9 litres d’alcool pur par personne et par an dans les pays de l’OCDE, soit près de 100 bouteilles de vin : près de 4 % des adultes sont dépendants à l’alcool.

    La pollution atmosphérique également pointée du doigt

    La pollution atmosphérique est responsable d’environ 40 morts pour 100 000 habitants dans les pays de l’OCDE. Les taux de mortalité sont beaucoup plus élevés dans des pays comme l’Inde et la Chine, avec environ 140 décès pour 100 000 habitants.

    Facteurs de risques pour la santé dans les pays de l’OCDE

    Panorama de la santé 2019 dans les pays de l’OCDE (en anglais)

  • Influence for Health : sensibiliser et soutenir les patients via les réseaux sociaux (témoignages)

    Sensibiliser, mobiliser, apporter du soutien ou encore changer le regard sur une pathologie par le biais des réseaux sociaux. Tels sont les objectifs des patients et professionnels de santé venus témoigner en octobre à l’occasion de l’édition 2019 d’Influence for Health, un événement dédié aux influenceurs santé coorganisé par Orange Healthcare, RCA Factory et Buzz e-santé, en partenariat avec le Réseau communication santé, le Festival de la communication santé et What’s Up Doc. Ces nouveaux acteurs de la santé numériques agissent pour certains au sein d’une association de patients ou de professionnels, pour d’autres en dehors.

    Les influenceurs présents lors de l’événement représentent à eux 6 plusieurs centaines de milliers de followers, et plusieurs millions de vues chaque mois. Health & Tech Intelligence revient en détail sur ces témoignages :
    • Martin : comment Instagram lui a permis de surmonter son handicap ;
    • The French Radiologist : une étudiante en médecine devenue influenceuse ;
    • Karine : comment se mobiliser sur les réseaux sociaux face au cancer ;
    • Vincent : comment les réseaux sociaux l’ont aidé dans son activité de kinésithérapeute ostéopathe ;
    • Diab’Aide : 2 jumelles parlent de leur quotidien de personnes diabétiques sur YouTube ;
    • Seper Hero : un voyage à l’origine d’une communauté qui a donné sens à la vie de Marine, atteinte de sclérose en plaques (SEP).

    « À Orange, nous développons des outils de communication numérique. Nous proposons de l’hébergement en données de santé. Ici, nous voulons montrer que les services de santé numériques sont au service des professionnels de santé et des patients« , commente Emmanuelle Pierga, directrice de la communication d’Orange Healthcare.

    Focus sur 6 acteurs de santé présents sur les réseaux sociaux

  • H&TI Webinar : la prise en charge de l’AVC, chiffres clés et innovations (visionner l’échange)

    À l’occasion du webinar portant sur la prise en charge de l’AVC en France, organisé le 30 octobre 2019, Health & Tech Intelligence a eu le plaisir de recevoir Franz Bozsak, P.-D.G. et cofondateur de Sensome, qui a notamment présenté sa solution dédiée à la thrombectomie, une alternative à la prise en charge de l’AVC qui consiste à retirer par voie endovasculaire, à l’aide d’un stent, le caillot qui bouche l’artère cérébrale pour rétablir la circulation sanguine. La technique a été validée par la Haute autorité de santé (HAS) en 2017.
    La session était animée par le Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight.

    Lors de cette conférence, les deux participants sont revenus sur le plan AVC 2010-2014, comprenant notamment la mise en place de la télé-AVC, ainsi que sur les facteurs de risques et la répartition géographique de cette pathologie. L’alternative à la thrombolyse intraveineuse qu’est la thrombectomie était au cœur de la discussion. Cette pratique en augmentation pose désormais la question de son accessibilité à tous.
    La vidéo de cet échange est disponible en ligne et visionnable ci-dessous. 

    Le prochain H&TI Webinar sera consacré aux challenges IA en santé, avec comme invité Hugo Mania, chargé de mission cloud & datacenter au ministère de l’Économie et des Finances. Connectez-vous le 19 novembre 2019 de 11 heures à 11h35 pour suivre cette nouvelle session. Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser via ce lien.

    Visionner le webinar « la prise en charge de l’AVC en France » :

    Pour aller plus loin :

    Consulter ici l’indicateur réalisé par H&TI sur l’AVC.

  • L’AP-HP et Owkin lancent des projets de recherche sur données centrés sur le machine learning (IA)

    Améliorer la prise en charge des patients et faciliter le développement de nouveau médicaments dans 3 domaines principaux : l’oncologie, l’immunologie et la cardiologie. Tels sont les objectifs de la première série de projets de recherche sur données lancée conjointement par l’AP-HP et Owkin, une start-up française spécialisée dans l’apprentissage automatique (machine learning) appliquée à la recherche clinique. À noter que l’AP-HP est le premier centre européen d’essais cliniques et qu’il dispose du plus grand nombre de données de soins en France dédiées à la recherche.

    3 des 7 premiers projets (oncologie, immunologie et cardiologie) retenus par l’AP-HP et Owkin débuteront « dans les semaines à venir », indiquent les deux partenaires dans un communiqué publié le 30 octobre 2019. Leur but est de mieux comprendre l’hétérogénéité des maladies et de prédire leur évolution ainsi que la réponse aux traitements.

    Chacun des 3 projets porte sur :

    • les images de pathologie digitale (lames anatomopathologiques numérisées) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie : mené par le Dr Julien Calderaro, anatomo-cyto-pathologiste à l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP), et son équipe ;

    • les images de radiologie classique, les images de pathologie digitale (qui utilise des échantillons de pathologie traditionnels et les transforme en images numériques à très haute définition) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie : mené par la Pr Valérie Vilgrain, cheffe du service de radiologie de l’Hôpital Beaujon (AP-HP), et son équipe ;

    • les images de pathologie digitale et les caractéristiques cliniques de patients atteints de néphrite lupique de classe III et IV : mené par le Pr Eric Daugas, du service de néphrologie de l’Hôpital Bichat (AP-HP), le Pr Anne Couvelard, cheffe du service d’anatomo-pathologie de l’Hôpital Bichat AP-HP, et leurs équipes.

    La signature de l’accord-cadre relatif à ce partenariat est le fruit d’un travail réalisé en amont entre les cliniciens chercheurs de différents hôpitaux de l’AP-HP et les spécialistes en intelligence artificielle (IA) de Owkin, notent les deux partenaires. « Déjà en collaboration pour divers projets, dont Healthchain (visant à sécuriser le partage des données sensibles de santé), Owkin va désormais travailler avec l’ensemble des hôpitaux de l’AP-HP », précisent-ils.

    Objectifs des 3 premiers projets de recherche sur données

    Projet sur les images de pathologie digitale (lames anatomopathologiques numérisées) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie :

    • mené par le Dr Julien Calderaro, anatomo-cyto-pathologiste à l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP), et son équipe.

    « L’idée est de combiner l’expertise d’Owkin et la nôtre afin de prédire plus finement la survie de nos patients après résection pour carcinome hépatocellulaire » en identifiant de nouveaux critères anatomopathologiques de pronostic et de réponse aux traitements, explique le Dr Julien Calderaro.

    Projet sur les images de radiologie classique, les images de pathologie digitale (qui utilise des échantillons de pathologie traditionnels et les transforme en images numériques à très haute définition) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie :

    • mené par la Pr Valérie Vilgrain, cheffe du service de radiologie de l’Hôpital Beaujon AP-HP.

    L’objectif est de mieux personnaliser le traitement de chimioembolisation hépatique (TACE) dont les critères de réponse tumorale après traitement sont clairement définis.

    « En revanche, les critères prédictifs de réponse ne sont pas bien connus. Une meilleure connaissance pourrait permettre de mieux personnaliser les indications de la TACE. La collaboration avec Owkin va tenter de répondre à cette question en analysant les données du scanner baseline (avant tout traitement) ainsi que les données histopathologiques de la biopsie de la tumeur en utilisant des outils d’intelligence artificielle », précise le Pr Valérie Vilgrain.

    Projet sur les images de pathologie digitale et les caractéristiques cliniques de patients atteints de néphrite lupique de classe III et IV :

    • mené par le Pr Eric Daugas, du service de néphrologie de l’Hôpital Bichat (AP-HP), le Pr Anne Couvelard, cheffe du service d’anatomo-pathologie de l’Hôpital Bichat AP-HP, et leurs équipes.

    Le but est d’identifier de nouvelles données pertinentes issues des images d’histologie rénale des néphropathies lupiques et jusqu’ici négligées par l’interprétation médicale, malgré un haut niveau d’expertise selon le Pr Eric Daugas.

    L’objectif, in fine, est de proposer un traitement et une surveillance de la maladie personnalisés aux patients.

    « Actuellement, les meilleures prises en charge des patients ayant une atteinte rénale sévère au cours du lupus systémique souffrent de l’absence de prédiction individuelle de l’échec des traitements standards. Le projet proposé en collaboration avec Owkin doit déterminer l’apport d’une interprétation sans a priori des données cliniques et histologiques rénales recueillies au diagnostic pour améliorer la prise en charge de patients atteints de néphropathies lupiques graves, explique le Pr Eric Daugas. Un tel projet n’aurait pu naître rapidement – il a été construit en moins de six mois – sans notre rencontre avec les équipes d’Owkin. »

    Un accord-cadre de recherche entre Owkin et tous les hôpitaux de l’AP-HP

    Ces projets de recherche sur données sont lancés quelques mois après la signature d’un accord-cadre entre l’AP-HP et Owkin, en février 2019, pour une durée de 3 ans.

    Objectif : allier recherche médicale et intelligence artificielle

    Il est prévu dans le cadre de ce partenariat que les deux partenaires « pourront décliner rapidement et dans des conditions facilitées des études cliniques collaboratives », indiquent-ils (communiqué). L’idée est de conjuguer « toutes [les] actions en un effort collectif alliant recherche médicale et intelligence artificielle (IA) », commente Thomas Clozel, co-fondateur et P.-D.G. de Owkin, qui estime que « la démocratisation de l’accès à l’IA aux chercheurs va permettre la réalisation de grandes avancées ».

    Des projets déjà en cours

    La signature de cet accord-cadre résulte du travail réalisé en amont entre les cliniciens chercheurs de différents hôpitaux de l’AP-HP et les spécialistes en IA de Owkin. Parmi les projets sur lesquels collaborent déjà les deux organisations figure Healthchain, qui vise à sécuriser le partage des données sensibles de santé. Ce projet est financé par Bpifrance.

    « Les équipes feront appel à différentes technologies permettant d’optimiser leurs recherches, comme le « federated learning » (apprentissage fédéré : permet de concevoir des IA sans compromettre la vie privée des utilisateurs), le « transfer learning » (apprentissage par transfert : permet de transférer des connaissances d’une ou plusieurs tâches sources vers une ou plusieurs tâches cibles), les registres distribués et la cryptographie avancée », précisent l’AP-HP et Owkin.

  • CHU Lille : 1ère édition de l’AAP Défi Santé pour améliorer le parcours patients (lancement : 05/11)

    Le CHU de Lille organise la première édition de l’appel à projets (AAP) « Défi Santé – se connecter pour mieux soigner » afin de tester de nouvelles solutions en faveur d’un meilleur parcours santé pour les patients. Doté de 1 million d’euros (en apport numéraire et en nature), cet AAP est ouvert aux chercheurs et porteurs de projets (start-ups, PME, ETI et grands groupes). Les candidats sont invités à relever les 3 défis suivants :
    • fluidifier et mieux coordonner le parcours patient ;
    • améliorer, renforcer et sécuriser la prise en charge en ambulatoire ; 
    • prévenir, dépister, prédire et suivre les maladies chroniques.

    L’appel sera lancé le 5 novembre 2019, date à laquelle un webinar sera organisé (10h30) pour présenter en détail les modalités de l’AAP (inscription en ligne via ce lien).

    Les organisateurs précisent d’ores et déjà que la lettre d’intention devra être envoyée au plus tard le 8 janvier 2020. Les lauréats seront annoncés lors du Salon SantExpo (ex Paris Healthcare Week), qui se déroulera du 26 au 28 mai 2020 à Paris.

    Co-porté par Eurasanté et Euratechnologies, cet appel à projets est financé par la Région Hauts-de-France, Hauts-de-France Innovation Développement, les Parcs d’innovation Hauts-de-France, la Métropole de Lille et Bpifrance.

    Les objectifs de l’AAP

    « Pour répondre aux enjeux territoriaux de simplification des parcours, en cohérence avec les attentes des patients et professionnels de santé, une meilleure coordination et un renforcement de la relation médecine de ville-médecine à l’hôpital est nécessaire », contextualisent les organisateurs de l’appel à projets (AAP) dans un communiqué publié fin octobre 2019.

    L’objectif de l’AAP est de répondre à ces enjeux en proposant aux candidats de relever les 3 défis suivants :

    • fluidifier et mieux coordonner le parcours patient ;
    • améliorer, renforcer et sécuriser la prise en charge en ambulatoire ;
    • prévenir, dépister, prédire et suivre les maladies chroniques.

    À la clé pour les lauréat :

    • 1 millions d’euros en apport numéraire et en nature (enveloppe globale) ;
    • une expérimentation des solutions au CHU de Lille, en collaboration avec le CHU d’Amiens ;
    • un programme d’accompagnement en incubation et accélération par Eurasanté et Euratechnologies ;
    • une mise à disposition de locaux ;
    • l’accès à des expertises médicales et soignantes de pointe pour accompagner le développement de la solution.

    Calendrier

    • 8 janvier 2020 : deadline pour le dépôt de la lettre d’intention ;
    • 31 mars 2020 : deadline pour le dépôt du dossier de candidature (si retenu lors de la phase 1) ;
    • début mai 2020  : sélection finale (jury)
    • 26-28 mai 2020 : annonce des lauréats lors du salon SantExpo à Paris.