International

  • Maladies chroniques : le Cese recommande d’accélérer le déploiement du DMP et de la télémédecine

    Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) prône le recours aux outils numériques pour mieux prendre en charge les patients atteints d’affections chroniques. Il s’agit de l’un des enseignements clés qui ressort de l’avis portant sur les maladies chroniques présenté par les conseillers Michel Chassang et Anne Gautier, au nom de la section des Affaires sociales et de la santé, et adopté par le Cese le 11 juin 2019 en séance plénière.

    Dans cet avis, le conseil demande (préconisation n°7) d’« accélérer le déploiement du DMP, dans le cadre du futur espace de santé numérique (ENS) », pour en faire « un instrument de la coordination médicale, médico-sociale et sociale ». Il lance l’idée de proposer systématiquement son ouverture au moment de l’annonce de la maladie chronique au patient, comme « un premier outil d’une relation de transparence, de confiance et d’échanges », qui permettra à la personne souffrant de maladie chronique d’être actrice de son parcours de soins.

    Le conseil suggère parallèlement (préconisation n° 12) d’accélérer le déploiement de la télémédecine en matière de prise en charge des maladies chroniques, et, pour ce faire, de « donner la priorité » aux objectifs « de coordination des interventions, de sécurité des soins, et d’accompagnement personnalisé ». Il juge par ailleurs nécessaire de « veiller à ce que le déploiement de la télémédecine n’ait pas pour conséquence d’aggraver des inégalités de santé (sociales, territoriales) qu’elle est censée atténuer ». 

    Le Cese propose enfin (préconisation n°3) de renforcer l’éducation à la santé dès le plus jeune âge « via notamment des applications numériques ». Il reprend ici l’idée des états généraux de la prévention des cancers, à l’issue desquels il a été suggéré de développer « des applications ludiques, ouvertes et positives, de prévention des comportements à risque ».

  • Le CHU et le GHT de Limoges organisent leur 1er colloque de télémédecine le 4 juillet 2019

    Dans le contexte du déploiement progressif de la téléconsulation, entrée dans le droit commun en septembre 2018, et de la télé-expertise (février 2019), le CHU et le GHT de Limoges organisent leur 1er colloque de télémédecine le 4 juillet 2019 au sein des facultés de médecine et de pharmacie limousines.

    Au cours de la journée, des professionnels de santé, des enseignants, des administratifs et des informaticiens seront invités à analyser les changements profonds des pratiques de santé que le développement de la télémédecine engendre. Ils auront également l’occasion de faire leur point sur leur expérience et de tester des solutions techniques de télémédecine.

    L’événement sera divisé en sessions plénières à l’occasion desquelles se réuniront tous les acteurs mais aussi en sessions spécifiques et en ateliers, au cours desquels il sera question de formation, de technologie et de questions d’ordre administratif et financier.

    Contacts et informations :
    • scientifique :
    -Pr Jean-Jacques Moreau : moreau@unilim.fr ;
    • administratif : dept.formation@chu-limoges.fr.

  • 7ème conférence annuelle e-santé, 19/09/2019, Paris

    Drive innovation insights, en partenariat avec Appian, organise la 7ème conférence annuelle e-santé le 19 septembre 2019 au salon Hoche à Paris. 

    Au programme de cette conférence, la loi santé 2022, l’IA et et les données de santé. 

    Les inscriptions, payantes, doivent être réalisées via un dossier disponible en téléchargement sous le format PDF via ce lien.

    Programme 

    Paris les grands thèmes qui seront abordés :

    • Accélération du numérique en santé et révolution des modèles économiques – Julien Borowczyk, Jean-Yves Fagon, François Nicolas et Nadia Kamal.

    • Deux cas d’usage pionniers : Marc Julien (Diabeloop) et Philippe Bienvenu (Urgo Medical)

    • Les données, épicentre de la révolution e-santé : Caroline Rouchaud et Stéphane Tournadre

    • Le nouveau visage de la prévention en 2019 :​​​​​​​ Raphaël Gusdorf et Cécile Waquet

  • Le cap des 6 millions de DMP créés a été franchi (Nicolas Revel, Cnam)

    « Entre la fin de la semaine prochaine et le début de la suivante nous aurons franchi la barre des 6 millions » de DMP ouverts : c’est ce qu’a déclaré Nicolas Revel, directeur général de la Cnam, auditionné par la Mecss (Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale) à l’Assemblée nationale le mercredi 29 mai 2019.  Il a ajouté que « beaucoup de créations » avaient été constatées au cours des semaines précédant l’audition « à la faveur de la campagne de communication » « lancée entre fin avril et début mai ».

    Alors qu’il n’y avait que 500 000 DMP ouverts en 2016 lors du redémarrage du dispositif, dont la moitié étaient « vides », plus de 10.000 médecins libéraux alimentent actuellement les DMP, et 25.000 ont déjà consulté celui des patients qu’ils prennent en charge. « C’est une dynamique qui s’auto-entretient, qui s’auto-alimente », souligne le directeur général.

    Nicolas Revel attribue la montée en puissance des ouvertures de DMP à l’action engagée par ses services pour « diversifier les canaux de création » alors que les dossiers étaient jusqu’ici créés essentiellement par des médecins et dans des établissements de santé. « Un investissement important » a notamment été consenti afin de permettre au patient d’ouvrir lui-même son DMP en ligne. C’est « un long travail qui commence à porter ses fruits, un travail de longue haleine ».

    Il estime qu’« alimenter le DMP deviendra un acte routinier, automatisé » qui fera que « quand on sort d’un hôpital ou d’un laboratoire ou d’un cabinet médical, il y a un compte rendu qui part dans le dossier médical ». A cet égard,  « un système de rémunération ou de sanction financière serait une forme d’échec ». « Le DMP n’est pas fait pour faire plaisir à l’assurance-maladie : il sera développé pour être utile au patient et au professionnel de santé ».

    Coopération avec les établissements de santé

    Le dispositif bénéficie du soutien des établissements de santé, publics et privés. « L’AP-HP s’engage » dès la première semaine du mois de juin « sur un de ses établissements », le CHU Henri-Mondor de Créteil, dans une alimentation « en routine » du DMP « avec le projet d’étendre ce fonctionnement » à tous ses sites.

    Dans le secteur privé, le groupe de cliniques Elsan Ramsay, « mène actuellement des travaux pour mettre en place cette alimentation automatique des DMP ». Nicolas Revel affirme avoir parallèlement lancé un processus « long, mais absolument nécessaire », « pour accompagner les Ehpad dans ce travail de création mais aussi de transmission, dans le DMP, du dossier de liaison d’urgence ».

    L’interopérabilité, une nécessité

    Nicolas Revel a souligné qu’«un travail très important » avait été réalisé avec les éditeurs de logiciels en faveur de l’interopérabilité avec le DMP, qui constitue « une sous-couche essentielle » :  il affirme que « 166 logiciels » ont été agréés « sur l’ensemble des professions de santé exerçant en ville » , de sorte que « 85% des généralistes et plus de la moitié des spécialistes ont aujourd’hui un outil logiciel DMP-compatible ».« La qualité ergonomique de ces outils doit encore s’améliorer » ajoute cependant Nicolas Revel, « c’est un travail éditeur par éditeur ».

    « Pour convaincre les éditeurs d’investir » précise-t-il, « il faut qu’ils voient que le nombre de patients ayant un DMP décolle, car si tout le monde attend tout le monde les choses peuvent rester au point mort pendant très  longtemps ».

    Directeur du projet DMP au sein de la Cnam, Yvon Merlière complète ici les propos du directeur général. « Les principaux éditeurs » ont développé l’interopérabilité, déclare-t-il. Il y a des difficultés aujourd’hui « pour que les établissements de santé installent ces logiciels interopérables », car pour eux « cela veut dire changer ses habitudes de travail » et redouter de perdre ses données. Yvon Merlière salue à cet égard le « travail d’accompagnement permanent » réalisé auprès des établissements par les représentants des ARS, notamment en lien avec les DSI pour la mise en place de versions interopérables. Il faut selon lui « entre un an et demi et deux ans » pour qu’un établissement installe et alimente le DMP. 

    De nouvelles fonctionnalités annoncées

    Le directeur général de la Cnam souligne  les efforts déployés par ses services pour l’enrichissement des fonctionnalités du DMP.  « Nous venons de livrer des travaux très important et attendus sur les directives anticipées et la possibilité de les localiser dans le DMP » affirme-t-il, annonçant pour «début 2020 » « un module sur le carnet de vaccination ».

    « Nous allons commencer à généraliser d’abord en 2020 la prescription électronique d’abord des médicaments puis d’autres éléments de prescription, afin que ces prescriptions alimentent aussi les DMP ».

    «Dès la rentrée 2019 il sera possible de consulter le DMP sans carte CPS (carte de professionnel de santé)» : c’est « un élément très attendu des établissements », « tous les établissements ne fonctionnant pas au quotidien avec la carte CPS ».

    Pour Nicolas Revel, cette dynamique « très clairement » positive  se fonde sur « un consensus qui s’installe » sur la nécessité de cette « brique fondamentale » qu’est le DMP. 

    Gagner la confiance des usagers

    A la question du rapporteur de la Mecss Cyrille Isaac-Sibille (Modem) sur la nécessité de faire en sorte que les usagers fassent confiance au DMP, Nicolas Revel répond que « la loi ne prévoit pas que l’assurance-maladie accède au DMP ». Pour lui, «  c’est un élément qui doit être en permanence rappelé pour répondre aux interrogations et aux craintes » . Il ajoute qu’ « aucune structure administrative, aucun opérateur privé »  n’a le droit de demander à un patient de lui donner accès à son DMP ». « Les digues juridiques sont parfaitement claires » s’agissant de données qui ne sont pas « pseudonymisées » à la différence de celles du Sniiram.

    DMP national et DMP régionaux

    Interrogé par Cyrille Isaac-Sibille sur le risque que les « DMP régionaux » arrivent à « parasiter » le DMP national, Nicolas Revel déclare que ce danger a été identifié, que « ce serait une erreur de rendre ces objets concurrents et de ne pas voir qu’ils doivent se compléter ». Les DMP régionaux sont « nécessaires » affirme-t-il, « car ils doivent développer des fonctionnalités de coordination que le DMP n’a pas vocation à porter » comme des « outils de partage d’agenda, messageries instantanées, modules de suivi de patients lourds et complexes, de prise en charge multidisciplinaires ».

    « De beaux projets sont en train de se développer », et le ministère « a prévu d’investir davantage dans le cadre d’un appel à projet e-parcours pour qu’on avance encore dans ce sens ».  Cependant ces outils « n’ont pas besoin de capter l’information » ils « doivent pouvoir aller la chercher dans le DMP ». Avec Terrisanté, « bel outil de coordination » développé en Île-de-France « on a clairement calé les choses » à savoir que « c’est le DMP qui alimentera Terrisanté ». 

  • Les CHRU ont investi au total 1,58 Md€ en 2018, un « faible niveau » lié aux « pressions financières »

    En 2018, « les CHRU ont amélioré leur résultat consolidé d’ensemble quasiment à l’équilibre à 99.7 % (pour un budget consolidé des CHRU de 31,8 Mds €), alors que la contrainte financière externe s’est maintenue avec le plan d’économies sur l’Ondam hospitalier », indique la Conférence des directeurs généraux de CHU, ajoutant que « cette amélioration de la situation financière des CHU a contribué à réduire le déficit public hospitalier« .

    Dans un communiqué publié le 3 juin 2019, la Conférence a présenté les résultats financiers 2018 des CHRU de France. De manière générale, elle souligne que les établissements :

    • « ont largement contribué » au respect de l’Ondam hospitalier : stabilisation à +0,4 % de leurs produits d’activité, sachant que :
    – les tarifs des séjours ont baissé en moyenne de 0,7 % dans les CHU en raison de leur case-mix spécifique (hors coefficient prudentiel intégralement dégelé) ;
    – la baisse tendancielle des dotations Merri allouées aux CHU pour le financement de leurs missions distinctives s’est poursuivie en 2018 ;

    • ont maîtrisé l’évolution de leur masse salariale à +0,7 % « compte tenu de l’impact des mesures réglementaires et catégorielles qui leur sont imposées malgré une stabilité globale des effectifs ».

    Par ailleurs, les CHRU ont investi au total 1,575 milliard d’euros en 2018. « La conséquence directe des pressions financières (…), c’est la poursuite d’un faible niveau d’investissement, note la Conférence. [Malgré] un léger ressaut en 2017, les investissements sont revenus au niveau de 2016 et restent inférieurs de 18 % par rapport au niveau atteint en 2013. » Elle précise que les CHU doivent cependant développer les innovations médicales, techniques, numériques et territoriales « qui ont vocation à être diffusées sur l’ensemble des établissements de santé ultérieurement ».

    Les principaux indicateurs (tous CHRU) :

    L’investissement des CHU

    Les CHU doivent « développer les innovations médicales, techniques, numériques et territoriales »

    • « Les CHU doivent (…) faire face à des réorganisations internes en fonction des nouvelles modalités de prise en charge (virage ambulatoire, RAAC), à des obligations de maintenance et de mises aux normes et développer les innovations médicales, techniques, numériques, territoriales qui ont vocation à être diffusées sur l’ensemble des établissements de santé ultérieurement ».
    • Effort d’investissement des CHRU : 4,9 %, alors qu’il devrait atteindre au moins 8 % selon les référentiels de l’Igas et de l’IGF.
    • Malgré une amélioration de la capacité d’autofinancement (CAF) de + 124 M€ par rapport à 2017 (+ 11%), la CAF s’établit à 3,9 % en 2018 alors qu’elle s’élevait à 5,2 % en 2013.
      • CAF « nette » (après remboursement de la dette) : 385 M€ (soit 1,2 %) et ne contribue qu’à un quart du financement des investissements réalisés par les CHU.

    Un endettement financier resté stable en valeur relative

    • L’endettement financier des CHRU, malgré une augmentation du capital restant dû de +318 M€ par rapport à 2017, est resté stable en valeur relative : il représente 36,9 % du total des produits (36,1 % en 2017).

    Autres résultats clés relevés par la Conférence :

    • amélioration globale du résultat des CHU « avec des dynamiques différentes selon les établissements » :
      • sur le budget principal, 56 % des CHU sont en déficit (soit 18 CHU) pour un total cumulé de -261 M€ ;
      • 44 % des CHU sont en équilibre ou en excédent (soit 14 CHU) pour un total cumulé de 97 M€ ;
      • le déficit global du budget principal s’élève à -164 M€ en 2018 contre -306 M€ en 2017, « soit une division par deux traduisant la poursuite des plans de retour à l’équilibre dans les établissements déficitaires ».
    • L’activité des CHU est restée soutenue en volume à + 1 % de séjours pour une valorisation financière en T2A de + 0,4 % en 2018 :
      • l’activité ambulatoire s’est fortement développée en 2018 avec + 1,9 % de séjours sans nuitée et séances qui représente 57 % du case-mix en volume ;
      • l’activité d’hospitalisation complète a diminué (- 0. 9%) pour une valorisation qui représente 85 % du total des recettes T2A d’hospitalisation des CHU.
    • La marge brute des CHU est restée stable à 5,7% (aides financières comprises).
  • Congrès ASCO : création de la French Immuno-Therapy Coalition pour valoriser l’innovation française

    Une centaine de cliniciens, biologistes et chercheurs viennent de créer la Société française d’immuno-thérapie (French Immuno-Therapy Coalition, FITC), une société savante pour coordonner leurs actions en faveur du développement de l’immunothérapie en France et faciliter l’accès à ces innovations pour les patients.

    La toute nouvelle FITC, dont la fondation a été annoncée le 31 mai 2019 à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), souhaite devenir un interlocuteur de référence sur les sujets de l’onco-immunologie et immunothérapie des cancers pour la communauté scientifique nationale et internationale, pour les représentants de patients et de leurs proches (associations de patients dans le cancer et d’aidants), pour les autorités et les organismes d’État dans le domaine du cancer (ANSM, HAS, Inca) ainsi que pour les décideurs publics (gouvernement, parlement, élus locaux), les journalistes et tous autres acteurs intéressés par les enjeux de l’onco-immunologie et immunothérapie des cancers.

    Valoriser l’expertise française : l’une des ambitions phares de la FITC

    La French Immuno-Therapy Coalition (FITC) ambitionne d’abord d’encourager la recherche et le développement de nouvelles approches et molécules thérapeutiques et de nouveaux tests diagnostiques en onco-immunologie et immunothérapie des cancers mais aussi de promouvoir et de valoriser l’expertise française au niveau national comme au niveau international, en défendant l’accès pour les patients aux innovations thérapeutiques qui ont démontré leur efficacité.

    Un axe de formation et d’information des médecins, des jeunes médecins, des patients, des autorités institutionnelles et réglementaires aux spécificités et aux enjeux de l’onco-immunologie et de l’immunothérapie des cancers est également envisagé. L’idée sous-jacente est de faciliter le dialogue entre l’ensemble des parties prenantes de la prise en charge du patient sur les questions relatives à l’immunothérapie. 

    Transversalité et complémentarité

    En mettant un axe thérapeutique au cœur de son action, la FITC se dote d’une approche transversale, multi-organe et multi-indication en complémentarité des autres sociétés savantes, groupes et organismes représentant l’expertise française en matière de cancer déjà existantes. L’objet des associations de patients est classiquement orienté vers un organe, un type de cancer, une classe d’âge mais peu vers une thérapie médicamenteuse en particulier.

    Les fondateurs de la Société française d’immuno-thérapie n’ont pas intégré de représentants de patient en leur sein, espérant que les associatifs vont prendre en compte le changement de paradigme qu’implique l’immuno-oncologie et se structurer pour devenir l’interlocuteur privilégié de la société.

    La révolution de l’immunothérapie

    L’immunothérapie est la plus grande innovation thérapeutique en cancérologie de ces dernières années. Historiquement, les traitements des cancers s’évertuaient à cibler et à détruire directement les cellules cancéreuses. Ici, les médicaments stimulent les globules blancs des patients, les lymphocytes, et aident les patients à réagir eux-mêmes contre leur cancer. 

    Chez certains patients, un contrôle de la maladie, voire une régression, durable dans le temps, est constaté, notamment chez des personnes en rechute de leur cancer ou en échec thérapeutique vis-à-vis des traitements conventionnels. Le procédé améliore la survie à long terme de certains patients là où les traitements offraient des bénéfices en survie à court terme. Tous les patients ne répondent pas à ces traitements et de nombreuses équipes scientifiques tentent actuellement d’identifier les facteurs contribuant à l’efficacité de ces médicaments.

    Selon les essais clinique, les traitements agissent dans plus de 30 cancers très différents : cutanés (mélanomes, Merckel), des muqueuses (poumon, estomac), de la lymphe (lymphomes de Hodgkin) ou d’organes profonds (rein, foie).

    Les perspectives

    « Alors même que la communauté scientifique n’attendait pas de nouvelles innovations avant 2050, avec l’immunothérapie certains parlent désormais d’espoirs de guérison », commente le Dr Aurélien Marablelle, président de la FITC, lors de la présentation de la nouvelle société. Plus de 3 000 essais cliniques d’immunothérapie sont ouverts à travers le monde pour tester de nouvelles immunothérapies ou trouver les combinaisons thérapeutiques qui les rendront efficaces chez un plus grand nombre de patients.

    Les nouvelles stratégies d’immunothérapies permettent d’envisager d’autres bouleversements dans le traitement des cancers dans un futur proche. De plus, ces traitements agissent dans des cancers très différents tels que des cancers cutanés (mélanomes, Merckel), des muqueuses (poumon, estomac), de la lymphe (lymphomes de Hodgkin) ou d’organes profonds (rein, foie). Plus de 30 cancers ont été identifiés comme pouvant répondre à une immunothérapie.  

    Le congrès de l’ASCO, qui se tient jusqu’au 4 juin à Chicago, montrera les perspectives que l’on peut en attendre et donnera peut-être des pistes de réponses aux grandes préoccupations qui demeurent sur l’efficacité en termes de survie durable, même après l’arrêt de l’immunothérapie, et les effets indésirables, notamment au long cours.

  • Congrès Urgences 2019 : le numérique et l’IA au programme, du 5 au 7 juin à Paris

    Le Congrès urgences 2019 est organisé du 5 au 7 juin à Paris par la Société française de médecine d’urgence. Plus de 4 000 visiteurs et une centaine d’exposants sont attendus pour cette nouvelle édition, au cours de laquelle plusieurs sessions sont dédiées au numérique, aux nouvelles technologies et à l’intelligence artificielle. 

    Ces 3 journées de formation et de débats sont notamment l’occasion pour les acteurs de l’industrie pharmaceutique et les sociétés de matériel médical de rencontrer les urgentistes.

    Les inscriptions au congrès, payantes, sont à réaliser via ce lien.

    Les sessions axées sur le numérique, les nouvelles technos et l’IA

    Mercredi 5 juin 2019 

    • 15h00-15h10 : Interviews d’experts : « Les nouvelles technologies pour la médecine de catastrophe »
      • Conférenciers : Gérard Blanco (Toulouse), Vincent Bounes (Toulouse), Cédric Zannese (Toulouse)
    • 16h00-17h30 : Atelier médico-soignants ARM 68 : « Les nouvelles technologies dans la médecine de catastrophe »
      • Conférenciers : Gérard Blanco, Vincent Bounes, Cédric Zannese
      • Descriptif : Comprendre l’intérêt des systèmes de communication dans la médecine de catastrophe ainsi que connaitre et manipuler les logiciels actuels et à venir de la médecine de catastrophe (Sinus, Sivic…)

    Jeudi 6 juin 2019 

    • 11h00-12h30 : Table ronde N°6 SFMU/SUDF : « IA et Urgences »
      • Modérateurs : Charlotte Chollet-Xemard (Créteil), Muriel Vergne (Toulon)
      • Technologies futures et médecins d’urgence : Arnaud Depil-Duval (Evreux)
      • L’IA au service de la régulation médicale : François Braun (Metz)
      • L’IA gère la crise : mythe ou réalité ? David Gruson (Paris)

    Vendredi 7 juin 2019

    • 08h45-10h15 : Etat de l’Art Médecins N°15 SFMU/SFAR : « Des urgences du futur »
      • Modérateurs : Pierre Bouzat (Grenoble), Youri Yordanov (Paris)
      • Descriptif: Iimplication des nouvelles technologie au service de l’urgence vitale : l’intérêt de l’IA, la place que pourrait prendre les drones et les nouvelles techniques d’échographie.
      • IA et urgence vitale : Romain Pirrachio (Paris)
      • Dystopie et utopie de l’IA en médecine d’urgence : Tobias Gauss (Paris)
      • Drône et urgence vitale : Pierre Michelet (Marseille)
      • Échographie New Age : Xavier Bobbia (Nîmes)

    Le programme complet est disponible en PDF via ce lien de téléchargement.

  • CHAM 2019 : « Systèmes de santé : la gouvernance dans tous ses états », 27-28/09/2019

    « Systèmes de santé : la gouvernance dans tous ses états » est la thématique de la Convention on Health Analysis and Management 2019 (CHAM 2019), qui aura lieu le 27 et 28 septembre 2019 à Chamonix-Mont-Blanc. 

    Le dossier d’inscription, téléchargeable via ce lien, est à retourner avant le 1er juin 2019 à inscription@canalcham.fr.

    Pré-programme 

    Vendredi 27 septembre 2019 (Jour 1)

    Samedi 28 septembre 2019 (Jour 2)

  • France university Hospitals International : un outil de services pour valoriser l’expertise des CHU

    La filiale « France university Hospitals International » des CHU est un nouvel outil de services permettant la valorisation de leur expertise à l’international.

    Créée le 11 mars 2019 à l’issue de la loi de modernisation de l’économie de 2015, cette société de droit privée présidée par Catherine Geindre, actuelle présidente de la conférence des directeurs généraux de CHU, a pour objectif d’exporter le savoir-faire des CHU français à l’international. 

    « Cette filiale est le support souple dont les CHU avaient besoin pour répondre facilement et avec agilité aux appels d’offres et contracter à l’international, précise le site Réseau CHU dans un communiqué publié le 23 mai 2019, ajoutant que les clients potentiels sont les gouvernements, les collectivités ainsi que les établissements publics et privé.

  • L’AP-HP et Doctolib récompensent 5 projets à l’occasion de leur hackathon Medidays

    5 projets de santé numérique ont remporté le hackathon Medidays. Organisé par Doctolib et l’AP-HP du 24 au 26 mai 2019, l’événement a rassemblé plus de 200 professionnels de santé, patients, développeurs et designers au sein du campus Picpus de l’AP-HP, dans le 12ème arrondissement de Paris. En l’espace de 48 heures, les participants, divisés en 22 groupes, ont présenté 35 projets contribuant à la transformation de l’organisation du système de santé à un jury composé d’experts, d’investisseurs et d’acteurs du monde de la santé. 

    Les projets lauréats :

    • 1er prix : « Docteur Simone » d’Anne-Charlotte Dimmy. Application destinée aux jeunes mamans afin de prévenir la dépression post-partum. Récompense : accompagnement du fonds d’investissement Kerala Ventures.

    • 2ème prix : « Supply-med » de Rubin Soudry. Marketplace digital pour les fournitures médicales dentaires. Récompense : accompagnement des équipes « produit » de Doctolib.

    • 3ème prix : « Chat marche » de Flavien Quijoux. Application basée sur la reconnaissance d’image pour la prévention des chutes de personnes âgées. Récompense : accompagnement tech dédié.

    • Prix coup de cœur de l’AP-HP : « Post-hop » de Romain Laurent. Application pour la Raac (rééducation améliorée après chirurgie) permettant un meilleur suivi des patients post-opération. Récompense : possibilité de tester le proof of concept du projet en condition réelle dans un hôpital de l’AP-HP.

    • Prix du meilleur design : « Coach My Nurse » de Martin Louvel. Application de coaching pour les infirmières en milieu hospitalier. Récompense : stage en design à Doctolib et matériel spécifique au métier de designer.