Institutions

  • Les experts : « l’acheteur est légitime sur le sujet de l’innovation » (ResaH)

    Assurer la qualité du service rendu au patient et faciliter l’accès de l’innovation au marché sont les deux priorités des acheteurs hospitaliers.

    Dominique Legouge (GIP ResaH):

    « La réglementation  nous donne les outils nécessaires »

    « Le rôle de l’acheteur est de gérer l’interface entre les industriels et les établissements de santé, explique Dominique Legouge. Ce rôle doit commencer dès l’émergence d’un produit ou d’un service innovant. L’acheteur est pleinement légitime sur le sujet de l’innovation. Il n’intervient pas seulement lorsque le produit ou le service est sur le marché, il peut intervenir avant. Plus tôt il intervient dans la chaine de développement d’une innovation, plus il sera efficace. Il doit être capable sur un sujet donné de faire du sourcing c’est à dire d’identifier les solutions disponibles ou en cours de mise au point. Au ResaH on a fait une part importante à l’innovation dans les politiques et stratégies d’achat. La règlementation nous donne à cet égard tous les outils nécessaires».

    Philippe Marchand (UGAP):

    « Faciliter l’accès au marché des solutions innovantes »

    « L’UGAP n’intervient pas au niveau de la maturation de l’innovation. Son rôle est  plutôt de faciliter l’accès aux marchés publics des solutions innovantes. Son positionnement est de détecter des solutions innovantes et de les promouvoir à travers son réseau commercial. A titre d’exemple nous étions présents lors de la dernière Paris Healthcare Week à travers un village d’Innovation avec plusieurs start-up. Nous leur permettons d’accéder au marché hospitalier».

    Nicolas Roux (UniHA):

    « Qualité du service rendu au patient et attractivité de l’hôpital »

    « Nos axes pour juger une innovation, c’est la qualité du service rendu au patient, l’amélioration de l’attractivité de l’hôpital et de sa marge. C’est la combinaison de ces trois critères qui nous permettra de sélectionner une innovation ».

  • Les chiffres clés

    • 25 millions € : c’est le montant total des achats innovants de l’UGAP dans le secteur de la santé en 2015
    • 2% : c’est la pourcentage cible des achats innovants dans la commande publique en 2020
    • 30000€ : c’est le montant annuel du fonds de dotation d’UniHA pour aider les start up innovantes

  • Asie : un accord entre Philips et Singapour pour soutenir les entreprises spécialisées en e-santé

    Aider les entreprises spécialisées dans l’e-santé à se développer au sein du pays et plus largement dans l’Asie du Sud-Est, c’est l’objet de l’accord signé en janvier 2016 entre la filiale dédiée à la santé du géant Philips (Royal Philips ou Philips healthcare) et l’EDB, l’organisme gouvernemental dédié au développement économique de Singapour.

    Six mois après la signature du protocole d’entente, le groupe néerlandais revient pour H&TI sur ce vaste projet en trois temps :

    1. les objectifs de l’accord entre Royal Philips et l’EDBI ;
    2. l’avancée du programme ;
    3. le choix stratégique d’une implantation à Singapour.

    Les objectifs du partenariat entre Philips et l’EDBI

    1. L’objectif premier du partenariat est de « construire un solide écosystème autour de la santé numérique qui répondra aux besoins d’une population croissante et vieillissante à Singapour mais aussi en Asie », explique à H&TI un porte-parole de la branche Asie-Pacifique du groupe Philips.

    Comment ? En investissant dans des entreprises spécialisées en santé numérique ayant un fort potentiel, en particulier au niveau de la gestion de la santé de la population. Il s’agit de sociétés provenant du monde entier et souhaitant percer sur le marché asiatique via Singapour.

    2. « Un autre objectif clé de cette union est d’alimenter la croissance des entreprises les plus prometteuses en santé numérique en leur permettant de bénéficier de nos services d’experts, de consulter nos solutions en termes de soins et d’accéder à notre vaste réseau mondial », ajoute Philips.

    Ce plan d’action a deux avantages :

    • développer la main-d’œuvre de Singapour afin de conforter la position de leader du pays en tant que principal centre médical d’Asie ;
    • se rapprocher du but de Philips à moyen terme : améliorer les conditions de vie de trois milliards de personnes par an d’ici 2025.

    Philips croit au potentiel du marché de l’e-santé

    « Philips participe activement à l’innovation du secteur de la santé en établissant des relations étroites avec des partenaires académiques et industriels, insiste le porte-parole du groupe. Nous pensons qu’il existe de grandes possibilités dans le domaine de la santé numérique. La hausse du coûts des soins, le vieillissement rapide de la population et le nombre croissant de maladies chroniques ont poussé l’industrie de la santé à s’orienter vers des systèmes intégrés et des business modèles centrés sur les besoins des consommateurs. »

    Les entreprises retenues pour le programme encore inconnues

    Les deux partenaires n’ont pas encore communiqué sur leurs projets actuels. « Le délai prévu par notre accord est de trois ans. Les entreprises d’e-santé les plus intéressantes sont actuellement évaluées au cas par cas », précise Philips.

    Le groupe néerlandais et l’EDBI ont « conjointement décidé d’investir sur les capacités qu’ont les entreprises en e-santé à innover dans le secteur de la télésanté et de la télésurveillance, mais aussi dans la santé informatique et l’ensemble des technologies répondant aux défis identifiés en Asie dans le domaine de la santé ».

    Les big data au cœur du programme

    Les entreprises retenues utiliseront la plateforme numérique HealthSuite de Philips, un site sécurisé basé sur le cloud qui recueille et analyse les données de santé à partir de plusieurs appareils. Ces derniers seront en mesure de développer des applications permettant d’améliorer et d’alimenter la plateforme.

    Singapour : un site de référence dans le domaine de la santé

    L’accord avec l’EDBI va permettre aux entreprises en e-santé, locales et étrangères, de s’implanter à Singapour et de tirer parti de l’infrastructure de pointe du pays ainsi que de sa politique pro-business pour s’étendre au-delà de la cité-État, notamment sur des marchés émergents comme l’Indonésie ou la Thaïlande.

  • Philips and Singapore (EDBI) : a partnership to support digital health companies in Asia

    In January 2016, Royal Philips (or Philips healthcare) and EDBI, the corporate investment arm of the Singapore Economic Development Board (EDB) have signed a Memorandum of Understanding (MoU).

    The purpose of this partnership is to jointly invest in high-potential digital health companies that want to break into the Singapore market and, eventually, in the Asian market.

    Six month after signing the MoU, the Dutch group says more to H&TI about this huge project. This talk is divided into tree parts :

    1.the objectives of the agreement between Philips and EDBI;
    2.the progress of the program;
    3.the strategic choice to set up in Singapore.

    The objectives of the partnership between Philips and EDBI

    1.The main objective is “to build a robust digital health ecosystem that will serve the needs of a growing and aging population in Singapore and Asia,” a spokesman for Philips in ASEAN Pacific said to H&TI.

    How? By investing in select promising e-health companies, especially in Population Health Management (PHM). These are companies from around the world “seeking to break into the Asian market through Singapore”.

    2.“Another key objective of this partnership is to fuel the growth of innovative digital health companies by enabling access to Philips experts, our ecosystem of healthcare solutions and our extensive global network,” Philips said.

    These goals will help:

    • to develop Singapore’s workforce in order to strengthen the country’s leading position as the main Asian medical hub;Philips approach the goal of medium-term: to improve the lives of three million people a year by 2025.

    • to bring Philips closer to its medium-term goal: “improving the lives of three billion people a year by 2025”.

    Philips believes in the e-health market potential

    “Philips actively participates in open innovation through relationships with academic and industrial partners and we believe that there are major opportunities in the digital health space, Philips spokesman said. The rising cost of care, rapidly aging population and increasing number of chronic diseases have created more pressure for the healthcare industry to move towards integrated systems and value-based business models.”

    The companies selected for the Philips and EDBI program are still unknown

    The two partners have not spoken publici about their current projects yet. “The intended timeframe of this Memorandum of Understanding is three years and digital health companies are being evaluated on a case-by-case basis,” Philips said.

    The Dutch group and EDBI will jointly decide “on investments based on the digital health company’s ability to drive disruptive innovations in telehealth and telemonitoring, healthcare informatics, as well as technologies that address the healthcare challenges in Asia”.

    The importance of big data in the program

    The selected companies will use the Philips’ HealthSuite digital platform, a cloud-based secure website that collects and analyzes health data from different devices. These will be able to develop applications to enhance the platform.

    Singapore: a renowned health center

    Singapore is renowned for the high quality of its healthcare system. “Its forward looking ecosystem encourages co-innovation between healthcare providers, governments and other industry players.”

    The partnership with EDBI will also enable “foreign and local digital health companies to set up base in Singapore and leverage the country’s advanced infrastructure and pro-business policy to expand beyond Singapore and across the wider Asia region, including other markets like Indonesia and Thailand”.

  • 4e édition des Rencontres du Progrès Médical : Paris, le 06/09/2016

    « Innover dans les dispositifs médicaux : quel avenir en France ? », c’est la problématique qui sera abordée lors de la 4e édition des Rencontres du Progrès Médical qui aura lieu le 6 septembre 2016 à Paris à l’Institut Pasteur.

    Ces rencontres, organisées par le Snitem, auront formes de débats, de tables rondes d’interventions.

  • Financement des start-up : Allianz France crée le fonds InnovAllianz

    « Soutenir les jeunes pousses qui bousculent aujourd’hui le marché de l’assurance (objets connectés, économie du partage, Fintech, Big Data, nouveaux usages…) », c’est l’objectif poursuivi par le fonds InnovAllianz dont.Allianz France a annoncé la création e 15 juin 2016.

    Géré par Idinvest Partners, InnovAllianz aura vocation à investir dans des entreprises en phase d’amorçage, de démarrage ou d’expansion, en lien avec l’accélérateur Allianz, hébergé dans le stade Allianz Riviera Nice depuis mars 2015.

    Le montant de l’engagement financier d’Allianz dans ce fonds n’est pas connu.

  • FASN Grand Ouest : 5e édition des 36H Chrono le 22/06/2016 à Nantes

    « Les problématiques de votre région, rencontre entre professionnels de santé et industriels », sera le thème abordé lors de cette 5e édition du FASN le 22 juin 2016 à Nantes.

    Lors cette rencontre, professionnels de santé régionaux et industriels pourront échanger sur les problématique locales afin de mieux comprendre les enjeux et les avancés locales de la santé numérique.

    L’inscription est gratuite pour les professionnels de santé et une participation est demandée aux industriels.

  • EHealth Week Amsterdam se tiendra du 8 au 10/06/2016

    EHealth Week Amsterdam, le plus grand salon européen dans le domaine de la E-Santé, se tiendra du 8 au 10 juin 2016 à Amsterdam. Réunissant les plus grands acteurs européens du domaine de la E-Santé, il proposera des échanges, des débats, du networking et des conférence sur les problématiques de l’innovation dans la E-santé et de la transition numérique.

    La semaine se structurera en 3 jours de conférences pendant lesquels plus de 80 speakers interviendront sur des trois grands thèmes de la responsabilisation de la personne, de la confiance et des normes et de l’innovation sociale.


  • SFT-Antel : « Des innovations technologiques aux pratiques de soins », thème du 9e congrès en décembre

    « Des innovations technologiques aux pratiques de soins », tel est le thème du 9e congrès annuel de la SFT-Antel qui se tiendra du 1er au 2 décembre 2016, au « Centre International de conférence – Sorbonne Université », campus de Jussieu, Paris. Lors de ce congrès, sera mise en avant la nécessité de co-construction des projets entre professionnels de santé, usagers et industriels, et une revue objective des retours d’expériences engagées.

    Pour s’inscrire, cliquer ici


  • Nouveau marché pour les startups du numérique : La santé mentale et comportementale

    Un investissement de 40 M$ (52 millions d’€) dans Quartet Health a été annoncé par Google Ventures le 16 avril 2016. Quartet Health est une startup de la e-santé digitale spécialisée dans les troubles de la santé mentale et la toxicomanie, une partie d’un nouveau secteur appelé « Santé Comportementale ».

    Le secteur de la santé comportementale grossit et de plus en plus de startups de l’e-santé essaient d’adresser ce problème en obtenant des employeurs des U.S.A. qu’ils offrent ces services dans les avantages offerts aux employés.

    Une levée de fonds de 17 millions de dollars

    Quartet Health appartient à ce nouveau secteur appelé « santé comportementale « . La santé comportementale inclue la santé mentale et les services de santé numérique de toxicomanie. Quartet Health partage ce marché avec deux autres startups, Lantern et Lyra Health. En Février 2016, Lantern a levé avec l’aide du Centre Médical de l’Université de Pittsburg 17 millions de dollars. D’autres startups également à surveiller dans ce domaine sont Sleepio, Empower, InteraXon, Peak, Big Health, Ginger.io, et Akili.  

    Selon le PDG de Quartet, Arun Gupta : « on ne (peut) plus penser à la santé sans penser à la santé mentale. » Pour lui,  « la santé comportementale joue un rôle dans la santé globale (des) nations et (des) communautés ». Le docteur Bob Kocher, investisseur de Lyra Health et associé au capital-risque de la société Venrock qui travaille en étroite collaboration avec l’administration Obama sur l’ACA, disait à propos de ce problème au moment de son annonce d’investissement dans Lyra, « l’anxiété et la dépression est la première cause d’absentéisme au bureau aujourd’hui ».

    Les assurances obligées de couvrir la santé mentale

    A noter qu’aux Etats-Unis, la santé mentale est un sujet relativement récent puisque en 2008 Patrick Kennedy (qui siège à la direction de Quartet et ancien représentants à la Chambre des Etats-Unis) a fait passer the Mental Health Parity Act. Loi depuis laquelle les compagnies d’assurances maladie sont obligées de couvrir les conditions de santé mentale de la même manière que les maladies physiques.

     Mais ces nouvelles startups centrées sur la santé comportementale soulèvent des questions de confidentialités. Est-ce que les employeurs offrant ces services aux salariés sont bienveillants ou invasives ? Est-ce qu’ils franchissent la frontière de la vie privée? Traditionnellement aux Etats-Unis, les assurances de soins santé étaient offertes et payées en partie ou totalement par les employeurs.  Jusqu’à l’Affordabe Care Act (ACA), si vous perdiez votre travail, vous perdiez votre couverture santé. Et cela signifiait que si le revenu principal du foyer perdait son emploi alors la famille entière perdait leur couverture santé.

    Une nouvelle prestation haut de gamme

    Beaucoup d’Américains diraient que cela n’a pas beaucoup changé puisque le coût pour payer la protection santé, même avec l’ACA, reste élevé, donc obtenir une assurance santé à travers de votre travail est un avantage précieux.

    Dans la Silicon Valley et partout aux Etats-Unis, la pénurie de talents tant techniques que d’ingénieries pousse une multitude de sociétés à offrir d’excellentes couvertures santé et de gros salaires pour attirer les employés à rejoindre leur entreprise. La santé mentale pourrait devenir la nouvelle prestation haut-de-gamme rendant une offre d’emploi plus attractive.