Institutions

  • E-santé : l’Asie, n° 2 à la place de l’UE sur le marché des soins d’ici 2025 (F&S)

    L’Asie devrait passer devant l’Europe sur le marché des soins et ainsi se positionner en deuxième position d’ici 2025, derrière l’Amérique du Nord, indique le cabinet Frost & Sullivan (F&S) dans son analyse « Vision 2025 – Future of Healthcare », publiée en novembre 2016.

    De manière générale, les auteurs de l’étude anticipent un changement profond du marché de la santé d’ici dix ans :
    – au niveau des secteurs clés de l’industrie : les technologies health tech seront au cœur des nouveaux systèmes de santé ;
    – mais aussi des régions leaders : l’Asie-Pacifique et l’Amérique latine sont à suivre de près.

    Pour les acteurs de l’e-santé, il s’agit du moment opportun pour investir sur ces marchés en pleine croissance. Le marché mondial de la santé devrait atteindre une valeur de 2,69 billions de dollars (2,5 billions €) d’ici 2025, estime F&S.

    Marché des soins : l’Asie, bientôt devant l’Europe et l’Amérique du Nord ?

    Les auteurs de l’étude estiment que l’industrie mondiale de la santé devrait connaître un TCAC de 5,6 % pour ainsi atteindre une valeur de 2,69 billions de dollars (2,5 billions €) d’ici 2025.

    Les régions leaders du secteur devraient changer. L’Amérique du Nord, aujourd’hui le plus important marché de la santé du monde, ne pourrait ainsi maintenir sa position au-delà de 2028. Même constat pour le marché européen, n°2 actuellement, qui devrait progressivement décliner : l’Asie pourrait devenir le nouveau leader d’ici dix-quinze ans.

    • La croissance des dépenses de santé en Asie-Pacifique (en % du PIB) devrait être supérieure à celle de l’Amérique du Nord et de l’Europe d’ici 2025, soutenant la forte croissance du marché.
    • Dans environ dix ans, l’Amérique latine devrait quant à elle passer devant le Japon et devenir le quatrième plus grand marché mondial des soins, anticipent les experts de F&S.

    Les services de soins devraient être davantage centrés sur le patient

    Le vieillissement global des populations du monde entier font partie des nouveaux défis à relever et continueront de représenter un challenge financier pour les systèmes de santé existants. Les différents États n’auront d’autres choix que d’améliorer leurs systèmes, avancent les auteurs de l’étude.

    Ils pensent que cette évolution démographique entraînera un changement de vision du secteur : les soins seront, entre autres, davantage centrés sur le patient et la qualité des services fera partie des principales priorités des acteurs de l’industrie.

    Au vu de l’augmentation des maladies chroniques, la prévention et le suivi des patients seront au centre des préoccupations des gouvernements. « [On le constate] à travers la part croissante accordée [par les acteurs du marché] à la prévention, au suivi et au diagnostic dans les dépenses de santé », précise Siddharth Shah, analyste à F&S.

    L’émergence de solutions health tech va engendrer des opportunités chiffrées en milliards de $

    Les avancées technologiques (interfaces reliant ordinateurs, patients et médecins ; avatars numériques ; objets connectés, etc.) permettront de progresser dans certains domaines, jusqu’alors verrouillés par manque de dispositifs techniques, comme le suivi à domicile ou l’analyse précise des données de patients en vue de la délivrance d’un meilleur diagnostic ou d’une meilleure prévention.

    Selon les experts de Frost & Sullivan, le secteur des solutions IT devrait connaître la croissance la plus rapide sur le marché de la santé au cours des dix prochaines années, affichant un taux de croissance de plus de 16 % jusqu’en 2025.

    Cette transformation du marché est l’occasion pour les stakeholders de l’industrie d’engager de nouveaux investissements dans le domaine de l’e-santé. « L’émergence de solutions technologiques visant à résoudre tous ces problèmes (vieillissement de la population, augmentation des maladies chroniques…) permettra la formation de nouvelles opportunités – chiffrées en milliards de dollars – dans tous les secteurs [de la santé] », commente M. Shah.

  • Transition du système de santé : le Cercle des décideurs numérique et santé propose trois axes

    • Faire du citoyen et du patient un acteur à part entière du système de santé
    • Ouvrir une concertation nationale sur la santé
    • Financer la transition du système de santé

    Tels sont les trois axes de propositions pour assurer la transition du système de santé présentés par le Cercle des décideurs numérique au cours d’une journée parlementaire le 6 décembre 2016, organisée à l’Assemblée nationale sous le patronage de Jean-Louis Touraine.

    Le Cercle consacrera plus particulièrement ses travaux en 2017 au financement de la transition du système de santé, avec la création d’un fonds de transition public-privé pour financer l’innovation en santé. Il portera cette proposition auprès des responsables politiques nationaux.

    Le détail des propositions :

    Faire du citoyen et du patient un acteur à part entière du système de santé

    • Renforcer la place du patient et du citoyen dans les décisions concernant sa prise en charge, l’évaluation de son expérience de soins et des technologies de santé utilisées dans son parcours thérapeutique.
    • Se doter de nouveaux indicateurs de suivi comme outils d’amélioration du système de santé et de son organisation, s’appuyant conjointement sur la satisfaction des patients, l’amélioration de l’état de santé de la population, l’efficience du dispositif de soins et la satisfaction des professionnels.
    • Créer les conditions d’un suivi individuel de chaque patient  et d’un  usage performant des données de santé  permettant de rendre plus efficiente leur prise en charge individuelle et collective  et de développer la prévention primaire et secondaire,  par  une généralisation de l’usage du DMP et un accès ouvert aux données du SNIIRAM.

    Ouvrir une concertation nationale sur la santé

    • Faire de la santé une priorité partagée en organisant une concertation nationale  visant à évaluer l’état d’avancement de la stratégie nationale de santé, à s’accorder sur les buts à atteindre, les priorités d’actions et le pilotage du dispositif mis en œuvre. 
    • Lever les obstacles aux innovations organisationnelles en décloisonnant les professions sanitaires, sociales et médico- sociales ;  en favorisant le développement des pratiques avancées ; en encourageant des conditions d’exercice collectif et pluriprofessionnel  adaptées au suivi et à la prévention des maladies chroniques par des modes de rémunération adaptés et ouvrir pleinement les conditions d’usage de la Télémédecine et de la Télésanté.
    •  Penser la gouvernance au plus près des territoires en donnant aux ARS, en étroite concertation avec les collectivités territoriales, les moyens de conduire efficacement le tournant ambulatoire et de développer une véritable politique de prévention, s’appuyant notamment  sur la mise en place  d’ORDAM, la fongibilité des enveloppes entre sanitaire, social et médico-social et des possibilités de conventionnement régional.

    Financer la transition du système de santé

    • Constituer un fonds de transition public-privé d’innovations en santé portant les projets stratégiques et les investissements d’infrastructures au niveau national,  avec des déclinaisons régionales pour accompagner le développement  territorial.
    • Instaurer une véritable politique prévisionnelle de  gestion des métiers et des compétences pour les professions  médicales, tout autant que soignantes, sociales et médico-sociales,  passant par la création de passerelles entre professions, la mise en œuvre d’un dispositif performant de formation et d’adaptation des compétences  et l’encouragement à la réalisation de parcours internationaux.
    • Faire de la France un leader mondial dans le champ de la santé par une anticipation  et un rythme d’adaptation continu de son système de santé aux innovations impactant la prévention et la prise en charge des patients, lui permettant  d’être reconnue  par ses performances, la qualité de sa recherche.

  • « Le patient de demain sera éclairé » (Joël de Rosnay, colloque du cercle des décideurs numérique)

    Le patient de demain sera éclairé et augmenté, selon Joël de Rosnay, qui intervenait à la journée parlementaire organisée par le Cercle des décideurs numérique et santé le 6 décembre 2016 à l’Assemblé nationale sous le patronage de Jean-Louis Touraine, député du Rhône et vice-président de la Fédération hospitalière de France.

    Le colloque, au cours duquel ont été présentées les propositions du Cercle pour assurer la transition du système de santé, a également permis d’aborder le financement de l’innovation en santé, la nouvelle relation entre patients et médecins permise par l’ère du numérique, et ses conséquences en termes d’organisation.

    La santé de demain selon Joël de Rosnay : médecine 4 P et épigénétique

    Joël de Rosnay a présenté sa vision de la santé de demain : un patient éclairé et augmenté (empowered), un suivi à la fois général et personnalisé grâce à l’écosystème numérique, une maintenance de la santé. La médecine 4 P (prédictive, préventive, personnalisée, participative) deviendra réalité, notamment grâce à une meilleure connaissance de l’épigénétique.

    Demain, une médecine toujours humaine

    La première table ronde de la journée parlementaire s’ouvrait par un court film présentant la vision de la santé de demain par les jeunes générations. Conscients des bouleversements à venir en matière de santé, adeptes des technologies, ils souhaitent néanmoins que l’humain conserve toute sa place dans le soin.

    Victor de Castro, médecin anesthésiste, et Pauline d’Orgeval, fondatrice de deuxiemeavis.fr, ont débattu de la nouvelle relation qui s’instaure entre le patient qui veut choisir et décider de sa santé, et le médecin. Celui-ci sera demain moins centré sur la technique, mais plus sur l’accompagnement et le soin, grâce aux outils d’aide au diagnostic et à la décision permis par l’intelligence artificielle et le machine learning. Pour Victor de Castro, la formation des médecins doit dès à présent prendre en compte cette nouvelle donne, étant donné le temps long des études médicales.

    Michel de Lempdes, partner chez Omnes Capital, et Christophe Marques, économiste, ont abordé la question du financement de l’innovation et de son intégration au système. Pour Michel de Lempdes, les entreprises innovantes sont bien financées en phase d’amorçage, mais ont ensuite des difficultés à trouver les financements nécessaires pour grandir. Si le nombre de start-up créées augmente dans le secteur de la santé, la complexité de ce système et la multiplicité des interlocuteurs sont des freins pour les créateurs d’entreprises. Christophe Marques a de son côté évoqué les réticences à l’intégration des innovations dans le système de santé.

    Demain, un ONDAM refondu ?

    Michel Yahiel, conseiller social du Président de la République, est revenu sur les trois objectifs de la stratégie nationale de santé :

    • améliorer l’état de santé des Français
    • conserver un cadre financier soutenable
    • se rappeler que la santé est un secteur d’activité

    S’appuyant sur le dernier rapport du Haut conseil pour l’amélioration de l’assurance maladie, il a estimé que l’ONDAM, sous sa forme actuelle, avait vécu, et envisagé la possibilité de délégations plus importantes aux ARS demain.

    Regrettant les freins à la diffusion des innovations dans le système, par exemple la télémédecine,  en raison de sa complexité administrative, il a appelé au lancement de travaux d’économie de la santé.

    Demain, des citoyens acculturés à la santé ?

    Laurent Degos, ancien président de la Haute Autorité de Santé, a insisté sur le rôle des usagers dans l’innovation en santé : c’est de la demande que viendra le changement. Le patient prendra le pouvoir, et évaluera les résultats des soins, alors qu’aujourd’hui ce sont les process qui sont évalués. Mais une barrière demeure pour l’instant : le manque d’acculturation des patients à la santé (health litteracy). Une véritable politique d’éducation à la santé, y compris à l’école, est donc nécessaire.

    En conclusion, Jean-Louis Touraine a insisté sur l’importance de maintenir l’égalité face à la santé pour l’ensemble des Français.

  • Financement des biotech : « BPIfrance est solitaire sur ce marché » (Nicolas Dufourcq)

    « La BPI est seule pour financer le développement de la croissance des biotechnologies », tel est le constat exprimé par Nicolas Dufourcq, directeur général de BPIfrance, lors des Rencontres Internationales de Biotechnologies organisées par BPIfrance et le Leem le 2 novembre 2016 dans les locaux de BPIfrance à Paris.

    Nicolas Dufourcq a précisé que la biotech « reste peu incarnée en France ». Il souhaite que celle-ci soit davantage reconnue et a annoncé qu’une co-initiative prise avec le Leem pour « structurer une identité collective pour la biotech aussi forte que celle du digital » serait une priorité pour BPI France en 2017.

    A la question « Pourquoi la Biotech est-elle quasiment absente par rapport à la French Tech ? » Nicolas Dufourcq répond :

    • « En dix mois un énorme travail de communication a été fourni par BPIfrance auprès des concitoyens et à l’étranger, pour que la French Tech ne soit pas seulement assimilée au digital. » Selon le patron de la Bpi, « un travail de rebranding de l’écosystème est nécessaire. »
    • « Le secteur de la Biotech française profonde est différent de celui du digital qui lui, est générationnel, alors que la Biotech concerne plutôt les hôpitaux, avec leurs codes différents, plus mixtes que le digital. »

    Sur le diagnostic de la difficulté éprouvée par les start-up à passer d’un projet pilote à son industrialisation, Nicolas Dufourcq rétorque :

    •  » La BPI a été dotée d’un fonds large venture de 600 M€ pour répondre à ce besoin particulier, majoritairement investi en biotechnologies » mais il déplore le statut de « solitaire sur le marché » de la BPI.

    Il précise que :

    •  » Le programme du CGI, chargé de la mise en œuvre du programme d’investissements d’avenir, sera constitué d’un fonds d’investissement français d’1,1 Mds €, ce qui n’avait jamais été fait auparavant, qu’il existe beaucoup de fonds d’amorçage, de séries A et B, que les fonds de “growth” sont débutés mais qu’au niveau politique il serait souhaitable de voir apparaître des grandes équipes de gestion privées de biotech pour réaliser des fonds de croissance. »
    •  » En France, il devrait y avoir 4 à 5 fonds large venture or il n’en existe actuellement que la moitié, ce qui est donc insuffisant, qu’il faut faire des efforts pour convaincre, que lorsque le public investit, le privé suit. »
    •  » Il n’existe aujourd’hui en France qu’une centaine de professionnels maximum dans ce domaine et qu’il faudrait qu’au moins dix éprouvent l’envie de faire du growth (fonds d’investissement de croissance), qu’un écosystème de financement de la croissance doit se mettre en place. »

  • Portraits des 11 start-up choisies par Bpifrance pour ses Rencontres Internationales Biotech 2016

    La présentation des 11 start-up sélectionnées par Bpifrance, tel était le principal objet des Rencontres Internationales de Biotechnologies organisées par Bpifrance et le Leem, le 2 novembre 2016, dans les locaux de Bpifrance à Paris.

    L’objectif est de favoriser les connexions entre start-up santé et grands groupes pharmaceutiques et d’accélérer la mise en place de partenariats entre acteurs de la chaîne.

    La 2ème édition de ces RIB était consacrée aux pathologies neurologiques.

    Les 11 start-up sélectionnées :

    – Brainvectis
    – Actico Biotech
    – ALZ Protect
    – B & A therapeutics
    – Gecko BioMedical
    – Qynapse
    – MedDay
    – Vecto-Horus
    – Oncodesign
    – Aelis farma
    – Brain ever

    Les sociétés de biotechnologies ont été sélectionnées à la fois sur leur thématique de recherche, l’excellence de leur projet et leur volonté de nouer des alliances avec des entreprises pharmaceutiques.

    La sélection des start-up s’est effectuée en deux étapes successives : la première menée par les pôles de compétitivité Santé, Medicen Paris Région et Eurobiomed, la deuxième par un comité de sélection indépendant composé d’industriels, d’investisseurs et de chercheurs.

  • Conférence « Entreprises, territoires et santé, en Bretagne » le 17/11/2016 à Rennes

    Une conférence « Entreprises, territoires et santé, en Bretagne » sera organisée le 17 novembre 2016 à Rennes par Bretagne Prospective et Harmonie Mutuelle.

    La première partie évoquera le fruit de différentes analyses, thèmes et analyses opérés par un groupe de spécialistes ayant réfléchi depuis un an aux « enjeux actuels et prospectifs de la santé en Bretagne » :
    – Jean-Ange Lallican, université de Rennes 1, et Jean-Pierre Méchin, vice-président de l’Institut de Recherche pour le Développement Personnel et professionnel, interviendront sur le thème « Bien-être et entreprises »;
    – Arnaud Magdelaine, membre du Laboratoire armoricain de recherche en psychologie sociale, abordera le sujet « Les usages des technologies au service de l’offre de soins »;
    – André Perros, directeur de la Caisse d’allocations Familiales du Finistère, traitera du sujet « Territoires et nouveaux métiers ».

    La deuxième partie sera organisée autour d’une table-ronde intitulée  » De l’e-santé au big data, un nouvel élan pour la Bretagne ? « .
    Elle réunira les intervenants suivants :
    – Alain Glon, entrepreneur, p.-d. g du groupe agroalimentaire Glon ;
    – Marc Guillemot, applications en e-santé, co-fondateur de MédecinDirect ;
    – Rémy Bataillon, médecin, École des hautes études en santé publique.

    Jeudi 17 novembre à 18 h, salle de conférence d’Harmonie Mutuelle, 8, bd de Beaumont à Rennes.
    Confirmer votre présence à contact@bretagne-prospective.bzh.

  • Crowdfunding : My Pharma Company lance sa plateforme 2.0

    My Pharma Company annonce le 8 novembre 2016 la sortie de la version 2.0 de sa plateforme de crowdfunding dédiée à la santé, après 18 mois de validation du concept en conditions réelles.

    Ouverte le 8 juin 2015 en version Beta, My Pharma company est une plateforme de crowdfunding entièrement dédiée au financement participatif de projets sur la santé et le médicament.

    Les aspects validés et finalisés 

    • le modèle en royalties, son mode de fonctionnement et le mode de calcul du retour sur investissement des sommes;
    • la propriété intellectuelle du modèle et des projets proposés sur la plateforme;
    • le fonctionnement de la plateforme en tant que tel, avec notamment la traçabilité des sommes et des projets, la signature électronique sécurisée des contrats d’investissements;
    • les montants pertinents pour un investissement permettant de mettre sur le marché de vraies innovations thérapeutiques et d’en toucher des revenus rapidement;
    • la validité du modèle de financement participatif par royalties, vis-à-vis des marchés financiers, du Ministère de l’Economie et des Finances (obtention de rescrits fiscaux) et de Bpifrance (agrément du modèle de royalties);
    • l’intérêt auprès des biotechs/medtechs du fait de la non-dilution du capital.

    My Pharma Company indique vouloir proposer aux investisseurs trois nouvelles campagnes de crowdfunding d’ici la fin de l’année 2016. 

    « Nous avons pour objectif de distribuer les premières royalties dès 2017, ce qui renforcera l’attractivité de notre modèle pour tous ceux qui souhaitent financer des projets de santé concrets et en tirer des revenus rapides », explique Fabrice Beauchêne, Président et Fondateur de My Pharma Company.

  • Maladies neurodégénératives : le fondateur de Braintree investit 100M $ (91M€) dans Kernel

    Libérer les pouvoirs du cerveau et lutter contre sa dégénérescence, c’est l’objectif de Bryan Johnson, fondateur de Braintree, qui annonce le 20 octobre investir 100M $ sur ses fonds propres dans sa nouvelle société, Kernel, dont les produits et logiciels visent à réparer le cerveau humain et à en augmenter les capacités.

    • Kernel, fondée en 2016, est une société en gestation, mais ses équipes pourraient doubler grâce à cet investissement, selon Bryan Johnson.

    • La société travaille à l’élaboration d’une prothèse neurale capable de communiquer avec les neurones en « hackant » le code neural qui permet au cerveau d’enregistrer et de stocker des informations.

    • Selon Bryan Johnson, ce type d’appareil pourrait corriger les signaux défaillants et aider les personnes souffrant de maladies neurodégénératives ou d’épilepsie.

    • Le fondateur de Braintree, une société de paiement en ligne rachetée par PayPal en 2013, espère lever 1Mds $ (910M€) pour financer les différentes étapes de développement de ses produits.

  • Dépasser les nouvelles frontières de la santé : journée parlementaire le 6 décembre 2016

    Impact des innovations technologiques et numériques, enjeux de gouvernance, évolution du rôle des acteurs, modes de financement : le Cercle des Décideurs Numérique & Santé a retenu la transition du système de santé comme thème de ses réflexions pour l’année 2016. Il soumet ses propositions au débat des politiques, des professionnels de santé, des patients et des industriels.

    Programme

    14H00 – Accueil 

    14H30 – Présentation de la conférence par Solange Ménival, Présidente du Cercle des Décideurs Numérique & Santé

    14H45 – Keynote speaker, Joël de Rosnay

    15H15 – La santé demain : perspectives pour et par les générations futures

     Vidéo Next Gen : la santé de demain vue par les jeunes d’aujourd’hui

    Intervenants

    • Victor de Castro, Médecin anesthésiste
    • Christophe Marques, Économiste – Cabinet Alteres
    • Pauline d’Orgeval, Fondatrice de deuxiemeavis.fr  
    • Michel de Lempdes, Managing Director Venture capital – Omnes Capital 

    Modératrice : Sandrine Degos, Présidente de Care Insight

    16H15 – Présentation des propositions du Cercle des Décideurs Numérique & Santé

    • Grand témoin :  Michel Yahiel, Conseiller social du président de la République

    16H30-17H30 – Échange Parlementaire : Les rendez-vous de la France pour préparer le futur de la santé : Quelles priorités ?

    Intervenants

    • Jean-Pierre Barbier, Président du Département de l’Isère, Député de l’Isère
    • Michèle Delaunay, Députée de Gironde, Ancienne Ministre
    • Gilles Siméoni*, Président du Conseil Exécutif Corse
    • Alain Rousset*, Député, Président de la Nouvelle Aquitaine

    Modérateurs

    • Solange Ménival, Présidente du Cercle des Décideurs Numérique & Santé
    • Roland Michel, Conseiller stratégique santé – Care Insight

    17H30 – Conclusions

    • Jean Louis Touraine, Député du Rhône, Vice-Président de la FHF
    • Sandrine Degos, Présidente de Care Insight

     

  • Watson for Oncology en Corée du Sud : « Notre intérêt est grandissant dans toute l’Asie » (IBM)

    The Gachon University Gil Medical Center d’Incheon, en Corée du Sud, adoptera prochainement la plateforme IBM Watson for Oncology. Une première au sein du pays.

    Avec ce nouveau contrat, IBM poursuit le déploiement de sa filiale Watson Health en Asie.

    Farhana Nakhooda, directrice du service santé et services sociaux à IBM pour la région Asie-Pacifique, présente à H&TI les intentions du groupe dans la région.

    Un hôpital coréen séduit à son tour par IBM Watson for Oncology

    The Gachon University Gil Medical Center traite chaque année environ 50 000 patients atteints du cancer. Dans un premier temps, les équipes médicales utiliseront la plateforme d’IBM pour tenter de mieux traiter les cancers du sein, du poumon, du côlon, du rectum et les cancers gastro-intestinaux.

    IBM collaborera avec l’établissement afin d’adapter son offre au contexte local en suivant les directives médicales coréennes et les besoins linguistiques du pays.

    Selon les chiffres officiels, près de 255 000 nouveaux cas de cancers et plus de 75 000 décès liés à cette maladie devraient être recensés en Corée du Sud pour l’ensemble de l’année 2016.

    21 hôpitaux chinois envisagent eux aussi d’adopter Watson for Oncology. Le dispositif a déjà été mis en place en Thaïlande (Bumrungrad International Hospital) et en Inde (Manipal Hospital). La liste des partenariats devraient prochainement encore s’agrandir.

    E-santé : « nous collaborons aussi bien avec les pays en développement que les pays développés »

    Thaïlande, Inde, Chine et maintenant Corée du Sud… Pourquoi un grand groupe comme IBM a-t-il décidé d’investir dans l’e-santé en Asie ?

    IBM a intégré le secteur de la santé depuis longtemps en Asie-Pacifique. Par exemple, le groupe a mis en œuvre, et a possédé, le premier système de gestion électronique des patients à Singapour il y a environ vingt-cinq ans donc nous connaissons bien le marché.

    Mais depuis la récente création du pôle Watson Health aux États-Unis, nous avons décidé d’aller plus loin en introduisant sur le marché sud-asiatique de nouvelles solutions high-tech, dont Watson for Oncology. IBM a remarqué que les systèmes de santé en Asie étaient prêts à adopter des innovations technologies de pointe telles que celles développée par Watson dans le milieu hospitalier. Il y a donc eu très tôt une forte demande dans cette région. En Corée du Sud par exemple (plus de 50 millions d’habitants), il existe tout un programme national autour de l’innovation technologique et médicale.

    Nous avons également constaté que nos partenaires en Asie-Pacifique appréhendaient généralement les innovations high-tech en se projetant sur le long terme. The Gachon University Gil Medical Center, par exemple, perçoit les nouvelles technologies comme une opportunité pour transformer l’offre de santé aujourd’hui mais encore davantage au cours des prochaines décennies.

    L’hôpital Manipal (Inde) utilise Watson pour étendre la portée et l’impact de leurs oncologues afin d’aider plus de patients. En Inde, il y a une importante pénurie d’oncologues, de chirurgiens oncologues et de radiothérapeutes. Le rapport oncologues/patients atteints du cancer en Inde est de 1/1600, contre 1/100 aux États-Unis (source : A fresh look at oncology facts on south central Asia and SAARC countries. South Asian J Cancer 2012, Noronha V, Tsomo U, Jamshed A, Hai MA, Wattegama S, Baral RP, et al.).

    Certes, il y a des centres d’excellence en Asie, dans lesquels les patients reçoivent des soins de classe mondiale mais Watson for Oncology peut aider les médecins à rester au meilleur niveau face à la prolifération des données médicales : la plateforme peut les aider à normaliser la qualité et l’efficacité des soins en leur assurant de prendre des décisions fondées sur des preuves pertinentes envers un patient spécifique.

    Envisagez-vous d’introduire Watson for Oncology dans d’autres pays ?

    Oui. Notre intérêt est grandissant dans toute l’Asie. IBM travaille actuellement avec plusieurs organisations de santé en Corée du Sud, en Australie, en Inde et à Singapour mais aussi dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est qui envisagent l’adoption de Watson for Oncology pour apporter un soutien à leurs équipes médicales et améliorer leurs systèmes d’information.

    Quel est le contenu des partenariats formés avec ces hôpitaux ? Quel est l’avantage de tels contrats en termes de business modèle ?

    Le système Watson for Oncology est géré par des physiciens au Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSK). Le MSK et IBM entraînent la plateforme à analyser à la fois la littérature scientifique et l’historique médical de chaque patient afin de fournir aux médecins des options de traitement spécifiques adaptées à chaque malade. Ces options sont classées en fonction du niveau des preuves qui les soutiennent.

    Ce service peut être utilisé dans le cadre d’un second opinion pour les hôpitaux de la région. Par exemple, l’hôpital de Manpal utilise l’outil pour ses propres patients mais aussi pour les patients extérieurs à leur réseau hospitalier qui souhaitent obtenir l’avis médical de MSK comme second opinion mais qui ne veulent ou ne peuvent pas se déplacer jusqu’aux États-Unis.

    LLes données cliniques accessibles via Watson for Oncology sont uniquement mises à la disposition des médecins. Watson ne stockera jamais de dossiers médicaux ; seules des données de patients anonymisés seront éventuellement diffusées en cas de besoin pour des analyses spécifiques.

    Un logiciel en tant que service (Software as a Service) est avantageux car ainsi les organisations utilisatrices n’ont plus à financer les dépenses d’investissement (capex) pour acheter tout un dispositif pour leur hôpital – elles paient simplement les dépenses d’exploitation (opex). De plus, vous pouvez mettre en place de manière très rapide un nouveau système dans un hôpital et accélérer ou freiner son développement selon vos besoins tout aussi rapidement.

    On parle beaucoup de Watson for Oncology en ce moment dans le secteur de l’e-santé. Avez-vous d’autres projets sur ce marché pour les années à venir ?

    L’Asie-Pacifique est un marché unique sur lequel nous essayons de collaborer aussi bien avec les pays en développement que les pays développés. Certains besoins sont communs aux deux marchés, mais beaucoup sont spécifique à chaque pays. Sur les marchés en développement, les hôpitaux sont par exemple plutôt à la recherche de systèmes ERP (Enterprise Resource Planning – système pour faciliter la gestion du personnel, l’organisation des plannings…).

    Il y a un certain nombre d’hôpitaux en cours de construction dans la région. IBM les aide à élaborer leur matériel informatique pour qu’ils disposent des bonnes applications, entre autres.

    • La santé mobile. Nous assistons à une grande augmentation de l’intérêt pour nos solutions relatives à la santé mobile, qui répondent à la fois aux besoins cliniques à l’intérieur et en dehors de l’hôpital. Nous voyons cette évolution comme un moyen d’améliorer l’accès aux soins dans les pays en développement mais aussi d’aider les hôpitaux à rester connecter à leurs patients et à améliorer leur expérience, y compris après leur départ de l’hôpital.
    • La gestion des big data. L’analyse des données de santé est une priorité pour la plupart des pays développés, qui disposent de données suffisantes et qui sont désireux d’utiliser ces informations pour mieux prévenir certaines maladies. Il y a tellement de données non structurées dans le domaine de la santé (on estime à environ 80 % le taux d’informations de santé pertinentes pour les médecins qui ne sont pas structurées) qu’il y a une énorme opportunité à saisir ici pour tenter de transformer ces informations désordonnées en réelles pistes de réflexion.
    • Au cœur du marché : les solutions IT. Nous vivons actuellement les premières années d’une ère informatique qui va durer encore plusieurs décennies : nous sommes non seulement en train d’étudier ce qui est possible mais aussi ce qui sera utile et économiquement viable à l’avenir.

    > Les différents projets Watson Health en développement en Asie :

    • Watson Developer Cloud. Dans un futur proche, nous estimons que des millions de personnes utiliseront Watson comme un « self-service ». C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons ouvert notre technologie au monde entier via Watson Developer Cloud.

    Pour chaque bonne idée que nous avons, notre communauté solide et diversifiée de développeurs pense au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Mettre entre leurs mains la puissance de l’informatique cognitive aidera l’humanité à mieux comprendre le monde et, au final, nous aidera à prendre des décisions plus éclairées.

    • L’analyse de données en temps réel. Watson commence à être utilisé dans la pratique pour aider les cliniciens à évaluer les options de traitement et à être adopté par des organismes gouvernementaux pour mieux informer les citoyens. IBM travaille notamment avec Parkway Health, à Singapour, pour assurer un suivi proactif et une prise en charge précoce des patients grâce à l’analyse de données en temps réel et l’envoi de notifications aux infirmières en prévision d’événements critiques.
    • L’échange d’informations de santé. Une société australienne appelée Health& a de son côté développé une application grâce à la technologie Watson afin de proposer un accès facile à l’information sur la santé publique.
    • IBM’s Watson Care Manager. Nous remarquons aussi que des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Singapour cherchent à intégrer de nouvelles solutions dans leurs systèmes de santé et services sociaux afin de mieux sensibiliser la population à certains types de comportements néfastes pour leur santé et mieux gérer les soins pour les populations les plus malades. IBM’s Watson Care Manager a suscité beaucoup d’intérêt dans la région pour faire face à certains de ces enjeux.
    • IBM Research. Il y a aussi un certain nombre de projets liés à l’informatique cognitive menés par IBM Research. Par exemple, IBM travaille avec l’Institut australien sur le mélanome (Melanoma Institute Australia) pour permettre aux chercheurs d’identifier de manière encore plus précoce l’apparition d’un mélanome via la technologie cognitive.

    À l’avenir, vous verrez beaucoup d’autres solutions de ce genre générées par Watson se développer dans le but d’améliorer la prise de décision des médecins, des infirmières, des administrateurs et des consommateurs.