Incubateurs

  • Tirer parti du cadre réglementaire, au coeur de la 6e conférence e-santé de DII, le 20/09/18, Paris

    La 6ème conférence annuelle de Drive Innovation Insights (DII) – filiale de POLITICO/Axel Springer – intitulée « e-santé 2018 », se tiendra à Paris, le 20 septembre 2018.

    Lors de cet événement – qui prévoit notamment l’intervention de représentants d’institutions (comme Isabelle Adenot, de la Haute Autorité de Santé), d’industriels, d’assurances et de start-ups – seront abordés lors de conférences et de tables rondes des sujets d’actualité tels que les nouvelles réglementations, les données, les objets connectés,…

    L’inscription, payante, peut-être réalisée via le lien ci-contre.

    Lors de cette journée de conférences, de tables rondes et de retours d’expérience d’experts, Isabelle Adenot, membre de la HAS, interviendra en tant qu’invitée d’honneur.

    D’autres acteurs de l’écosystème de santé seront présents : DII prévoit des interventions de représentants d’Axa Partners, d’Ipsen, de Klésia, d’UCB Pharma, de l’Institut Curie, de Johnson & Johnson et de Pierre Fabre. Trois start-ups (Doctoome, Calmedica, FEETME) participeront également.

    8h30-9h : Accueil des participants 

    L’accueil des participants comprendra un petit-déjeuner puis une allocution d’ouverture.

    9h-18h : Journée de conférences, de tables rondes et de retours d’expérience d’experts

    Quatre axes thématiques seront abordés au cours de la journée

    Axe n°1 (9h10h30) : « Tirez parti d’un cadre réglementaire favorable »

    • 9h-9h45 : Plan d’Investissement d’Avenir, télémédecine, dispositifs médicaux connectés …la stratégie des pouvoirs publics pour accélérer la transformation numérique du système de santé en 2018 : Objets connectés et Dispositifs médicaux connectés : décryptage de leur nouveau cadre juridique et de leur évaluation – par Isabelle Adenot, de la HAS
    • 9h45-10h30 : La digitalisation et l’IA au service des patients et des professionnels de santé : l’humain au cœur de la révolution digitale en santé, les opportunités et défis de la digitalisation du parcours de soin et d’une approche patient-centric – par Laura Goddard, de Johnson & Johnson

    Axe n°2 (11h00-12h30) : « 3 retours d’expérience pionniers »

    • 11h00-11h30 : Retour d’expérience sur la création d’une application mobile au service de l’accompagnement du patient et de son parcours : 50 000 applications déjà disponibles, serious games… comment faire le tri entre innovations, gadgets et vrais progrès ? L’intérêt du recueil de données en vie réelle pour une médecine personnalisée – par Alain Livartowski, de l’Institut Curie
    • 11h30-12h00 : Plateformes en ligne, télé-coaching, autoévaluation…retour sur des initiatives pionnières : Décryptage des contraintes, leviers d’incitation et opportunités d’un marché en plein essor – par Emilie Delpit, de Klesia
    • 12h00-12h30 : De la construction d’une offre aux nouveaux développements, retour d’expérience d’un pionnier de la téléconsultation – par Jean Kramarz, d’Axa Partners

    Axe n°3 (14h-15h30) : « Les données, pierre angulaire de l’e-santé »

    • 14h-14h30 : Les données au cœur de la révolution numérique en santé : entre nouveaux outils et opportunités d’utilisations, décryptage d’un écosystème en plein bouleversement – par Jean-Michel Joubert, d’UCB Pharma
    • 14h30-15h : Le nouveau cadre juridique des données de santé en 2018 : retour d’expérience quelques mois après l’entrée en vigueur du RGPD le 25/05/2018 ; comment vous assurer de la conformité de vos processus de collecte et traitement de vos données de santé ; quelles nouvelles missions pour le DPO ? – par Pierre-André Poirier, de Pierre Fabre

    Axe n°4 (15h30-17h00) : « Innovation : les meilleures stratégies de partenariat »

    • 15h30-16h : Laboratoires, start-ups, Healthtechs, Medtechs : quelles pistes de collaboration ? Focus sur la place des laboratoires dans la course à l’innovation 2.0 et le développement de solutions digitales beyond the pills pour optimiser le parcours patient ; De l’évaluation à la co-création, retour d’expérience sur une structure d’accélération d’innovations – par Valérie Bourbon-Malandain, d’Ipsen
    • 16h00-17h00 : 3 pitchs de startups pionnières de l’e-santé, sélectionnées pour leur positionnement innovant – par Alexis Hernot, Amélie Litrowski et Alexis Mathieu, de Calmedica, Doctoome et FEETME

    12h30-14h : Déjeuner

    Le déjeuner, présenté comme un networking lunch, est prévu comme un temps d’échange entre participants au milieu de la journée.

    Des pauses café networking sont par ailleurs prévues tout au long de la journée.

  • Mutuelle & e-santé : Malakoff s’associe avec Carians, Libhéros, Medoucine et Bien Être Assistance

    La mutuelle Malakoff Médéric a annoncé dans un communiqué de presse du 23 mai 2018 avoir conclu un partenariat avec trois start-ups afin de proposer quatre nouveaux services de e-santé à ses assurés visant à faciliter l’accès à l’information médicale et l’orientation au sein du système de santé : téléconsultation, téléconseil, trouver un professionnel de soins libéral et bénéficier de l’aide d’un spécialiste en médecine douce.

    Les assurés de Malakoff Médéric bénéficient d’ores et déjà du téléconseil fourni via la plateforme Deuxièmeavis.fr de Carians, ont la possibilité de trouver un professionnel de soins à domicile via Libhéros.fr et un spécialiste de médecine douce via le réseau de Medoucine.

    Enfin, un service de téléconsultation proposé en partenariat avec Bien Être Assistance, une filiale de Malakoff Médéric et Europ Assistance France, sera disponible à l’ensemble des assurés de Malakoff Médéric à partir du troisième trimestre de 2018.

    Téléconsultation disponible au cours de 2018

    La téléconsultation est en train d’être mise en place en partenariat avec une filiale de Malakoff Médéric, Bien Être Assistance. Le service qui fait l’objet d’un contrat de télémédecine conclu avec l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France sera disponible 24h/24 et 7j/7 

    Voici les caractéristiques du service opéré par Bien Être Assistance :

    • l’accès à une équipe médicale composée d’infirmiers diplômés d’État et de médecins généralistes inscrits au Conseil National de l’Ordre des Médecins ;
    • l’envoi au médecin traitant du compte-rendu de la consultation si le patient le souhaite ;
    • la possibilité de prescrire une ordonnance disponible en ligne ;
    • en cas d’urgence, la redirection vers les services compétents (Samu, urgences, etc.).

    Prévention, orientation et accès aux soins facilités

    Ces nouveaux services proposés par Malakoff Médéric vont toucher potentiellement près de 6 millions d’assurés et 200 000 entreprises en France.

    L’objectif des partenariats est de proposer :

    • l’accès au téléconseil assuré par les médecins du réseau Deuxièmeavis.fr dans le cas d’un problème de santé grave ou d’une décision thérapeutique importante pouvant déboucher sur des changements notables à la qualité de vie du patient, afin de prendre une décision éclairée. Au cours de la consultation, des informations du dossier médical peuvent être partagés entre le patient et le médecin et un compte-rendu écrit et signé est déposé par le médecin dans l’espace personnel du patient auquel Malakoff Médéric n’a pas accès ;
    • une organisation facilitée des soins à domicile dans le cadre d’une hospitalisation d’une maladies chronique ou d’un état nécessitant un suivi rapproché par un professionnel de soins à domicile tel un infirmier, un kinésithérapeute ou une sage-femme. Par ce biais, les patients et leur aidants auront également accès aux prestataires de matériel médical, partenaires de Libhéros ;
    • l’accès à une médecine douce en permettant aux assurés de consulter un praticien parmi les 200 praticiens du réseau Medoucine.com afin de faire de la prévention en gérant mieux le stress, les troubles du sommeil, la fatigue, les douleurs, les maux de dos, les allergies ou addictions.

    Business modèle

    Les services de Libhéros.fr et Medoucine.com sont réservés aux assurés de Malakoff Médéric bénéficiant d’un contrat santé, alors que le service de téléconseil assuré par Deuxièmeavis.fr est disponible aux salariés des entreprises clientes de Malakoff Médéric.

    Lorsque la téléconsultation sera lancée au troisième trimestre de 2018, elle sera accessible à l’ensemble des assurés de Malkoff Médéric.

  • Dossier – le système de santé français se lance dans la santé populationnelle (été 2018)

    Health & Tech Intelligence publie un dossier consacré à la santé populationnelle. Dans un contexte marqué par l’émergence de dispositifs expérimentaux en santé, le lecteur y trouvera des explications théoriques, des cas pratiques inspirés de modèles français et étrangers et des solutions techniques permettant de mettre en oeuvre la santé populationnelle.

    L’approche populationnelle a pour objectif de maintenir et d’améliorer la santé de la population d’un territoire donné. Il s’agit de rendre accessible un ensemble de services sociaux et de santé pertinents et coordonnés, qui répondent aux besoins exprimés et non exprimés de cette population et d’agir en amont sur les déterminants de la santé, grâce à la collaboration entre divers acteurs du territoire (hôpitaux, maisons de santé, ARS, cabinets médicaux, etc.) et l’usage de technologies innovantes.

    La santé populationnelle repose sur deux principaux piliers (institutionnels et technologiques) dont les déclinaisons et les acteurs sont multiples. Le dossier de H&TI se propose d’examiner les politiques publiques, acteurs de santé, outils technologiques et dispositifs institutionnels permettant de mettre en oeuvre l’approche populationnelle en santé.

    Le dossier comporte sept articles rédigés entre 2016 et 2018 par l’équipe de Health & Tech Intelligence couvrant ces deux axes : 

    Expérimentations en cours ou à venir en France

    • Santé populationnelle (article de synthèse) : l’évolution de la rémunération et le Value-Based Healthcare (VBHC) sont des leviers efficaces (Nicolas Revel (CNAM)).
    • Santé populationnelle : est-elle transposable au modèle français ? La FHF s’interroge.
    • Santé populationnelle : la FHF dresse des pistes pour renforcer les liens ville-hôpital.
    • Santé populationnelle : le HCAAM appelle à une organisation plus intégrée des médecins spécialistes.

    Solutions et outils technologiques liés à l’approche populationnelle en santé 

    • Santé populationnelle : IBM Watson Health s’allie à Siemens pour une approche populationnelle en santé.
    • Santé populationnelle : sa mise en oeuvre à travers l’outil HealtheIntent de Cerner.
    • Santé populationnelle : collaboration de 3M et Verily pour développer une technologie de SP.

    Le dossier est consultable sur la plateforme Health & Tech Intelligence.

  • Etude : des chercheurs français analysent l’utilisation du crowdsourcing dans la santé (JMIR)

    Le secteur de la santé recourt de plus en plus au crowdsourcing. Cette méthode de production participative est surtout utilisée au service de la promotion de la santé, mais aussi pour la recherche et les soins. D’après une étude* menée par des chercheurs français de l’Inserm, la santé publique et la psychiatrie sont les deux disciplines qui ont le plus recours au crowdsourcing. Les résultats de leurs travaux ont été publiés le 15 mai 2018 dans le Journal of Medical Internet Research.

    Les 1ers pas du crowdsourcing en santé

    L’origine du crowdsourcing remonte à 1714, quand le gouvernement britannique a offert 20 000 £ à toute personne capable de calculer la position longitudinale d’un bateau. Utiliser l’intelligence collective pour effectuer une tâche humaine ne pouvant être automatisée n’est donc pas un nouveau concept. Avec les 2,3 milliards d’utilisateurs d’internet et les 6 milliards de détenteurs d’un téléphone mobile, le crowdsourcing a évidemment pris une toute autre ampleur. Cette technique a d’abord été utilisée dans des domaines scientifiques, mais pas médicaux. Or, cette technique représente une opportunité majeure pour mener à bien des missions de recherche qui reposent sur l’intelligence humaine.

    Une cartographie menée par l’Inserm

    Des chercheurs français de l’Inserm ont donc voulu cartographier les différentes applications du crowdsourcing en santé. Ils ont donc mené une revue systématique des études ayant eu recours à cette méthode de production participative. Ils les ont classées en 3 catégories distinctes :

    • la promotion de la santé : surveillance des pathologies, éducation à la santé, interventions comportementales…
    • la recherche en santé : études sur des médicaments, essais cliniques…
    • les soins : diagnostic, pratique médicale, prise d’un traitement…

    Ensuite, les auteurs de l’étude ont identifié l’utilité du crowdsourcing. Il pouvait en effet servir à résoudre un problème, collecter des données ou surveiller une population.

    Les résultats de leurs travaux, qui incluaient l’analyse de 202 études, ont été publiés le 15 mai dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    Résultats

    • Plus de la moitié (53,5%) des études ont été publiées au cours des deux dernières années ;
    • 45% des publications concernaient la promotion de la santé, 37,5% la recherche et 19,3% les soins ;
    • Dans plus de la moitié des cas, les études portaient sur crowdsourcing dit « actif (49% pour traiter des données et 5,9% pour résoudre des problèmes) et dans 45% des cas, le crowdsourcing servait à faire du « data mining » et à surveiller l’état de santé de populations ;
    • L’oncologie était la discipline qui avait le plus souvent recours au crowdsourcing pour résoudre des problèmes ;
    • Dans 53% des cas, une incitation financière était prévue, souvent inférieure à 1$ pour effectuer une tâche, dont la durée était souvent inférieure à 10mn ;
    • Dans un quart des études, un système de validation de la qualité des données était prévu ;
    • Le profil des « crowdworkers » était bien souvent mal renseigné, la taille moyenne de l’échantillon se situait autour de 500.

    Une technique sous-exploitée

    Cette revue systématique montre notamment la montée en puissance du crowdsourcing en santé. La dernière étude comparable sur le sujet date de 2014 et ses auteurs n’avaient identifié que 8 spécialités médicales recourant à cette technique. Les chercheurs français en ont recensé une vingtaine. Cependant, le crowdsourcing reste sous-exploité.

    « En ce qui concerne la recherche, un aspect fondamental du crowdsourcing est qu’il permet d’effectuer des recherches avec les patients et pas seulement sur eux, soulignent les auteurs. Cependant, les études avec les patients en tant que « crowdworkers » représentaient seulement 10% de nos études incluses… Or, en 2013, la plateforme PatientsLikeMe comptait plus de 220 000 membres partageant des données de santé sur plus de 2 000 maladies et affections. L’utilisation de ces données et la réalisation de recherches avec ces données représentent un défi majeur et une réelle opportunité de collecter de grandes quantités de données sur les symptômes des maladies, l’efficacité des médicaments ou les événements indésirables pour résoudre un grand nombre de problèmes de santé avec une meilleure approche de la vie réelle. »

    La fiabilité des résultats en question

    Les avantages du crowdsourcing sont nombreux – peu coûteux, rapide, accès à une diversité de profil…- mais ils ne doivent pas masquer les faiblesses. Le principal doute que suscite cette technique porte sur la validité des résultats. Sur les 202 études sélectionnées par les chercheurs de l’Inserm, seulement 36 comparaient les « crowdworkers » à un groupe contrôle. Par ailleurs, la diversité des profils n’est pas aussi importante que l’on pourrait l’imaginer. Dans la majorité des cas, ils étaient recrutés aux Etats-Unis et étaient des trentenaires avec un haut niveau d’éducation. Pour optimiser l’utilisation du crowdsourcing en santé, les auteurs de ce travail estiment que la logistique de recrutement et les caractéristiques des participants doivent être mieux renseignées.

     

  • Aviitam propose un carnet de santé intelligent pour prévenir et gérer les maladies chroniques

    Aviitam, plateforme créée par deux médecins du Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier, propose un carnet de santé connecté, imaginé comme un compagnon dans le changement d’habitudes et de modes de vie nocifs pour la santé et pouvant déboucher sur des pathologies chroniques, lancé dans sa nouvelle version le 18 mai 2018.

    Conçu comme un outil de prévention visant à accompagner les patients vers un mode de vie plus équilibré, il peut également être utilisé comme outil de suivi dans le cadre de maladies chroniques liées au mode de vie tels le diabète, l’obésité, le cholestérol et les troubles du sommeil.

    La start-up est en train de travailler sur le développement d’un service de télé-surveillance visant les établissements de santé notamment ainsi que de téléconsultation à destination des mutuelles et assureurs.

    Outil compagnon de prévention et de suivi pour les professionnels de santé

    Le Pr Antoine Avignon, médecin chef de service, et le Dr Vincent Attalin, médecin nutritionniste, du CHU de Montpellier (Hérault), ont travaillé conjointement pour développer une solution de carnet de santé intelligent et sécurisé aux patients leur permettant de centraliser, protéger et partager leurs données médicales avec leurs médecins.

    Le patient via l’application peut partager toutes ses données de santé avec le médecin au service d’un accompagnement plus efficace, une prise de conscience de l’impact de certaines pratiques quotidiennes sur la santé et préparer en amont les consultations en renseignant des paramètres. Toutes les données d’Aviitam sont protégées chez un hébergeur agréé de données de santé.

    Une solution pour les établissements de santé et les mutuelles

    Aviitam est un outil à destination des établissements de santé qui leur permet selon les fondateurs d’optimiser le parcours de soins, de préparer et suivre les séjours, d’optimiser des PMSI et de faire prochainement de la télésurveillance.

    Par ailleurs, vis-à-vis des mutuelles, la solution présente l’avantage d’organiser un parcours de soins coordonnés, de proposer des actions de prévention et de sensibiliser aux modes de vie nocifs et un suivi médico-chirurgical des personnes souffrant d’obésité, le cas échéant. Un service de téléconsultation est en train d’être préparé par la start-up et sera bientôt disponible.

    Projets de développement : une version payante et télé-surveillance

    Actuellement disponible gratuitement, le carnet de santé d’Aviitam avait été testé par 1 300 professionnels de santé et patients début 2018. Les fondateurs envisagent d’inclure leur solution dans des offres payantes dans le cadre desquelles elle serait associée à des programmes d’accompagnement et des formations en ligne.

    Néanmoins, une version payante est déjà proposée aux établissements de santé qui souhaitent pouvoir en bénéficier. Aviitam va également proposer un service de télésurveillance aux particuliers et aux médecins.

    Enfin, la start-up se projette comme prestataire de services pour la sécurité sociale en visant l’intégration au Dossier Médical Personnel de l’Assurance Maladie dans le cadre de l’optimisation du parcours de santé.

  • Un service de santé 100 % numérique et intégré d’ici 10 ans en Nouvelle-Galles du Sud (Australie)

    En Australie, l’État de la Nouvelle-Galles du Sud (NSW) devrait disposer d’un système de santé entièrement numérique et intégré dans une décennie, a déclaré au début du mois de mai 2018 le Dr. Zoran Bolevich, directeur général et directeur informatique de eHealth NSW — agence informatique qui fournit des solutions de TIC innovantes dans tout le système de santé publique de l’État australien.

    Le Dr. Bolevich est chargé de la transformation numérique complète du système de santé de la Nouvelle-Galles du Sud, le NSW Health. Avec une équipe d’environ 1 000 personnes, sa société est responsable de la planification, de la mise en œuvre et du contrôle du plus grand programme de santé numérique d’Australie.

    Vers un système de santé entièrement numérique centré sur le patient

    La Nouvelle-Galles du Sud s’est fixé comme objectif de mettre en place au cours des huit à dix prochaines années « un système de santé entièrement numérique et intégré, qui place les patients, leurs soignants et leurs familles au centre [du processus de soins] », a précisé Zoran Bolevich lors d’une session de questions-réponses à l’Oracle Cloudworld — une conférence internationale organisée le 1er mai 2018 à Sydney par la société Oracle et centrée sur le développement du cloud, d’après Computerworld.com.au.

    « Imaginez un avenir où un quart de tous les services de santé seront fournis en ligne plutôt qu’en face à face, où les patients contrôleront leur dossier personnel et pourront choisir de disposer d’un service via une consultation vidéo (…) », a-t-il demandé à l’auditoire.

    Un patient plus actif pour un traitement plus rapide

    « Imaginez un système de santé capable de cibler de manière proactive des groupes de patients [, de proposer] des services de santé complets qui préviennent les problèmes de santé ainsi que les complications de maladies chroniques comme le diabète, évitant ainsi les hospitalisations inutiles, a-t-il ajouté. Lorsqu’un patient a besoin de se rendre aux urgences, il pourrait commencer le processus lui-même avec son smartphone pour que l’équipe de soins soit prête à l’accueillir à son arrivée, [connaissant déjà la situation] et ses besoins, pouvant [ainsi rapidement] établir un diagnostic et le soigner immédiatement. »

    Traitements du cancer : la Nouvelle-Galles du Sud mise sur la génomique et l’IA

    Le Dr. Bolevich envisage « un avenir où les traitements du cancer seront soutenus par la génomique et l’intelligence artificielle. [Ainsi,] les cliniciens [pourront] élaborer les meilleurs protocoles de traitements possibles, à même d'[engendrer] les meilleurs résultats possibles, pour chaque patient, en fonction de ses caractéristiques uniques ».

    NSW : la taille et la complexité du système de santé rendent difficile sa numérisation

    La Nouvelle-Galles du Sud dispose du plus grand système de santé en Australie, avec un budget annuel de 13,7 milliards d’euros (soit 21,7 milliards de dollars AUD ou 16,2 milliards de dollars US), pour 228 hôpitaux et 135 000 employés.

    Selon Zoran Bolevich, la taille et la complexité de ce système rendront la réalisation du projet difficile, tout comme « le nombre [important] d’acteurs et de bailleurs de fonds [nécessaires à son aboutissement] ».

    Autre défi : l’interopérabilité. « En raison de la manière dont l’informatique de la santé a évolué, beaucoup de nos systèmes ne sont pas capables d’échanger [des données,] même des informations de base. C’est un grand challenge [à relever] » affirme Zoran Bolevich.

  • A fully integrated digital health service within 10 years in Australia (New South Wales)

    The state of NSW plans to have a fully integrated digital health service within a decade, said in  early May 2018 Dr Zoran Bolevich, chief executive and chief information officer of eHealth NSW — an IT agency that delivers innovative ICT solutions across the public health system of the Australian state.

    Dr Bolevich is responsible for the digital transformation of NSW Health. With a team of about 1,000 people, his agency is responsible for planning, implementing and supporting the largest digital health program in Australia.

    Towards a fully digital and patient-centered healthcare system

    New South Wales had set a goal that, over the next eight to ten years, « [it] will become a fully digitally enabled and integrated healthcare system that places patients, their carers and families at the center, » Dr Zoran Bolevich said in a Q&A session at Oracle Cloudworld, an international conference organized by Oracle — a company centered on the development of cloud — which was held on May 1, 2018 in Sydney, according to Computerworld.com.au.

    « Imagine a future where perhaps one quarter of all healthcare services are delivered online rather than face-to-face, where patients have control over their personal health records and can choose whether they would like to have service provided by video consultation, » he told the audience.

    More active patients for faster treatment

    « Imagine a health system that is able to proactively target groups of patients with comprehensive health services that prevent illness and the deterioration of chronic illnesses like diabetes, and that therefore prevents unnecessary hospitalizations, » he added. « When a patient needs to go to an emergency room, he can start the process himself with his smartphone so that when he arrives, the care team is ready for him, already educated about the patient and his needs, and can start diagnosis and treatment immediately. »

    Cancer treatments: NSW is looking at genomics and AI

    Dr Bolevich envisions « a future where cancer treatments are supported by genomics and artificial intelligence so that clinicians can put together the best treatment protocols that will yield the best outcomes for each patient, based on his unique characteristics. »

    NSW: the size and complexity of the healthcare system make its digitization challenging

    New South Wales has the largest healthcare system in Australia with an annual budget of AU$21.7 billion (€13.7b; US$16.2b), 228 hospitals and 135,000 employees.

    According to Zoran Bolevich, its size and complexity would make the realization of the project challenging. Another challenge would be the interoperability. « Because of the way health informatics has evolved, a lot of our systems are not able to exchange even basic information. It is a big challenge [to overcome]. »

  • Etude : le big data livre ses 1ers résultats sur le microbiote grâce à la science participative

    Les premiers résultats de la plus large étude* jamais réalisée sur le génome du microbiote ont été publiés le 15 mai 2018 dans la revue américaine mSystems. L’American Gut Project a collecté des données auprès de 11 336 personnes dans 45 pays. Cette étude révèle que l’alimentation, les antibiotiques mais aussi la santé mentale peuvent avoir un impact sur la composition microbienne et moléculaire de l’intestin.

    Un projet de science participative hors norme

    L’American Gut Projet a vu le jour en 2012. Les professeurs Rob Knight, de l’Université de Californie à San Diego et Jack Gilbert, directeur du Microbiome Center de l’Université de Chicago en sont les principaux instigateurs. Les chercheurs voulaient savoir combien de types de bactéries peuplaient notre organisme et comment notre régime alimentaire et notre style de vie affectaient notre microbiote. Pour mener à bien ce projet de grande envergure, ils ont eu recours aux techniques de la science participative.

    Le big data pour décrypter le microbiote

    Les personnes qui souhaitaient participer au projet payaient 99$ pour recevoir un kit permettant de recueillir des échantillons de bactéries issus des selles, de la bouche, et de la peau. Parallèlement, ils ont répondu à une enquête sur leur état de santé, sur leurs antécédents de santé, leur mode et leurs habitudes alimentaires. Début 2017, plus de 10 000 participants s’étaient impliqués dans le projet et plus de 15 000 échantillons avaient été recueillis aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Australie puis dans 42 autres pays. Via des plateformes de crowfunding, ils avaient fait des dons à hauteur de 2,5 millions de dollars

    Les chercheurs ont ensuite utilisé le séquençage génomique pour analyser un marqueur génétique d’une molécule unique aux bactéries. Ils ont également étudié l’ensemble des métabolites dans les échantillons, afin d’analyser d’autres molécules et composés chimiques qui pourraient être présents. Enfin, les scientifiques ont utilisé une méthode appelée métagénomique innovante et puissante de séquençage de l’ADN pour analyser de manière exhaustive les données génétiques.

    Résultats

    Le big data du microbiome vient de révéler ses premiers résultats dans une étude publiée le 15 mai 2018 dans la revue mSystems.

    • En vieillissant, le microbiote intestinal se diversifie
    • L’utilisation d’antibiotiques diminue la variété du microbiote et crée un environnement intestinal moins sain
    • Plus le régime alimentaire est diversifié, plus sa diversité microbiomatique intestinale est élevée.
    • Consommer plus de 30 types de végétaux différents semblaient souffrir d’une moindre résistance aux antibiotiques
    • La consommation d’alcool a également une incidence sur la diversité du microbiome – ceux qui buvaient au moins un verre par semaine avaient un microbiome plus diversifié que ceux qui s’abstenaient de consommer de l’alcool
    • Les personnes souffrant de pathologies mentales (PTSD, dépression, schizophrénie…) avaient plus de points communs avec les autres personnes atteintes de troubles mentaux en termes de composition bactérienne de leurs microbiomes intestinaux, qu’avec leurs homologues en bonne santé mentale.

    Une implication citoyenne « incroyable »

    A l’issue de la publication de ces premiers résultats, les instigateurs du projet ont tenu à souligner le caractère inédit de ces recherches basés sur le big data. «C’est vraiment incroyable que plus de 10 000 personnes – des membres du public qui veulent s’impliquer dans la science, qu’ils travaillent dans un laboratoire ou qu’ils aient un doctorat – envoient leurs selles à notre laboratoire pour que nous puissions savoir ce que fait une différence dans le microbiome de quelqu’un », a déclaré le Pr Knight.

    Vers un GPS du microbiome

    L’American Gut Projet n’a bien sûr pas dit son dernier mot. Les data vont encore parler. «Le microbiome humain est complexe, mais plus nous aurons d’échantillons, plus tôt nous serons en mesure de découvrir les nombreuses façons dont le microbiome est associé à divers états de santé et de maladie», a ajouté le Pr Knight. « L’analyse présentée dans ce document représente un instantané, mais nous voulons finalement aller au-delà et réaliser une sorte de GPS du microbiome qui vous dit non seulement où vous êtes sur cette carte, mais où vous voulez aller et quoi faire pour y arriver en termes de régime, de style de vie ou de médicaments. « 

    À l’avenir, l’équipe pourrait comparer la population de l’American Gut Project aux échantillons fécaux recueillis dans le cadre d’autres études, y compris une étude sur la greffe de selles et une série de microbiomes infantiles.

  • China: GSK partners with eHealth service JD to offer integrated online medical services

    Chinese online retailer JD.com and pharmaceutical multinational company GSK have expanded their current strategic partnership in China.

    In early May 2018, the two companies signed a memorandum of understanding that will allow both partners to leverage each other’s complementary strengths in healthcare, pharmaceuticals and internet applications to create solutions that improve patient experience.

    Big data analytics and community programs

    A better data management to better manage chronic diseases

    GSK and JD plan to explore how to make the best use of medical information and big health data to develop new solutions for chronic disease management and improve health and wellness education.

    Community programs to facilitate access to medical services

    As part of the partnership, a bilateral plan will be rolled out to set up community programs in order to help people access medical services more easily for diseases such as HIV.

    Online care services: « A key link » in China’s national health strategy

    « Working with GSK, we can find better, clearer, faster and more transparent ways to get medicines and medical and health information to people when they need it, » said Lijun Xin, president of JD Home and Life (source: Enterpriseinnovation.net).

    « Internet-based healthcare is a key link in China’s national health strategy, » Thomas Willemsen, chariman of GSK China Investment, said. Through our strategic collaboration with JD.com, a pioneering leader in China’s online healthcare and pharmaceutical services, we are committed to exploring and developing ‘Internet + Healthcare’ solutions against the strategic backdrop of ‘Healthy China 2030’ [national program], and ultimately improving Chinese people and patients’ healthcare service quality and accessibility (…) »

  • Orkyn déploie son offre de télésuivi de l’insuffisance respiratoire chronique

    L’entreprise Orkyn a conçu un dispositif médical de télésuivi de l’insuffisance respiratoire chronique. Elle annonce dans un communiqué du 14 mars 2018 la création d’une cellule experte d’infirmiers pour analyser les données des patients, gérer les alertes et suivre l’efficacité du traitement en temps réel.
    Orkyn entend ainsi renforcer l’accompagnement du patient dès l’initiation du traitement, améliorer son traitement et sa qualité de vie.

    Un algorithme d’alertes spécifique à la ventilation a été élaboré en partenariat avec des pneumologues pour identifier les problèmes liés au traitement (alertes techniques, d’observance ou lié à un événement médical). S’ils constatent un élément anormal, les experts d’Orkyn contactent immédiatement le patient pour le lui signaler et envisager d’éventuelles modifications à apporter dans l’usage de son dispositif. Le télésuivi se traduit ainsi par un accompagnement du patient, mais vise également à éviter les infections pulmonaires et les hospitalisations.

    Orkyn est, selon le communiqué, le seul acteur à proposer cette solution. En mai 2018, l’entreprise devient le premier prestataire de santé à domicile à s’inscrire dans l’expérimentation lancée par l’Assurance Maladie pour analyser l’impact de la télémédecine dans la prise en charge des patients atteints d’insuffisance respiratoire.