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  • La faculté de médecine Paris-Sud organise un colloque sur l’IA en santé le 25/11/2019

    Le conseil scientifique de la faculté de médecine de l’université Paris-Sud organise un colloque sur le thème de l’intelligence artificielle (IA) en santé le 25 novembre 2019 au Kremlin-Bicêtre.

    Dans un contexte où l’IA impacte et bouleverse les différents secteurs et modèles de santé, avec la promesse de voir émerger une médecine plus prédictive et plus personnalisée, cette journée a pour objectif de faire le point sur les multiples facettes de l’intelligence artificielle en santé, de ses diverses applications à la formation des étudiants en passant par une réflexion d’ordre éthique.

    Les inscriptions à cet événement, gratuites et obligatoires, seront ouvertes prochainement.

    Programme 

    • 9h15-9h45 : Introduction à l’IA – Céline Hudelot
    • 9h45-10h15 : IA et santé : pourquoi et comment ? L’IA au service des soignants de l’AP-HP
      • Philippe Desbiolles, Philippe Bourhis
    • 10h15-10h45 : IA et diagnostic radiologique
      • Gaspard d’Assignies
    • 11h15-11h45 : IA pour le diagnostic en neurologie et psychiatrie
      • Bertrand Thirion
    • 11h45-12h15 : IA en santé : une nouvelle lubie technophile de plus ?
      • Bruno Falissard
    • 12h15-12h45 : IA, les habits neufs de la statistique ? Modèles prédictifs cliniques en cancérologie
      • Stefan Michiels
    • 14h30-15h00 : IA et chirurgie
      • Eric Vibert
    • 15h30-16h00 : IA et médecine de précision : chances et écueils
      • Anne-Laure Boulesteix
    • 16h30-17h00 : IA, formation des étudiants en médecine et éthique
      • Axel Kahn

    Le programme complet est disponible en téléchargement via ce lien.

  • Le marché de la blockchain en santé devrait croître de 63 % par an jusqu’en 2026 (rapport)

    Le marché mondial de la blockchain en santé est estimé à 231 millions de dollars (205 millions d’euros) en 2018 et devrait croître à un rythme annuel moyen de 63,9 % jusqu’en 2026. C’est ce qu’affirme le bureau d’études américain Grand View Research dans son rapport « Blockchain technology in healthcare: market size, share & trends analysis »*.

    Selon cette étude, daté de mai 2019, les secteurs du médicament et du dispositif médical ont été les principaux utilisateurs de la technologie blockchain en 2018 dans le domaine de la santé :
    • le secteur du médicament l’a employée pour des applications comme la lutte contre la contrefaçon, la vérification de l’authenticité des produits et le contrôle des chaînes d’approvisionnement ;
    • le secteur du dispositif médical l’a pour sa part exploitée afin de maximiser la transparence et la traçabilité des essais cliniques mais aussi d’optimiser la qualité et la fiabilité des données issues de ces essais.
    Les auteurs du document affirment que la blockchain est appelée à monter en puissance dans le secteur hospitalier car les établissements investissent dans le stockage des données patients et veulent se prémunir contre les attaques informatiques.

    Le marché de la blockchain en santé est porté notamment par les inquiétudes que suscitent les fuites de données et la contrefaçon de médicaments. Il est indiqué dans le rapport que l’augmentation de la prévalence des maladies devrait amener à la génération de très grandes quantités de données, rendant plus pressante encore la nécessité d’une gestion efficace de ces datas. Grand View Research juge plus généralement que la blockchain est capable de transformer le secteur de la santé en abaissant les coûts et en réduisant le risque de corruption des données. 

    Par ailleurs, les auteurs du document notent que l’Europe représente la plus grande part de marché pour la blockchain dans le domaine de la santé, du fait des initiatives lancées par les gouvernements pour sécuriser les données, et placent l’Amérique du Nord en deuxième position, grâce à la montée de l’exigence de sécurité pour les dossiers médicaux électroniques.

  • Étude : une appli de méditation personnalisée grâce à un algorithme améliore l’attention (Nature)

    Des scientifiques de l’université de Californie à San Francisco (UCSF) ont mis au point un programme personnalisé de formation à la méditation numérique, l’application MediTrain, qui a considérablement amélioré l’attention et la mémoire chez des jeunes adultes en bonne santé en seulement six semaines. Les résultats de cet essai randomisé en double aveugle ont été publiés le 3 juin 2019 dans Nature Human Behaviour.

    Les écrans, ennemis de notre attention

    Entre les réseaux sociaux, les mails, les SMS, etc. notre capacité d’attention est perturbée. Des études ont confirmé que l’exposition aux écrans était à l’origine de troubles du sommeil et de l’attention chez les enfants mais aussi les adultes. Pierre-Marie Lledo, directeur du département des neurosciences à l’Institut Pasteur, a indiqué lors de la campagne 2018 sur le bon usage des écrans que « le premier danger lié à une surconsommation d’écrans chez l’adulte [était] celui de l’attention multitâche ». Lors des activités sur écrans, « le cerveau peut être attiré par des sources d’information plurielles et volatiles et aura du mal à se focaliser sur une dimension particulière, a-t-il expliqué. À terme, c’est un danger qui menace la santé mentale du sujet surexposé aux écrans, et en particulier un risque non négligeable de connaître des troubles de l’humeur (anxiété, dépression, etc.). Le deuxième danger est celui d’un surdéveloppement d’une attention réactive, avec en contrepartie un défaut dans l’attention introspective. Lorsque nous consommons beaucoup d’écrans, notre cerveau est davantage sollicité par l’environnement et nous sommes moins à l’écoute de nous-même. »

    Pour lutter contre ces troubles de l’attention, plusieurs approches tels que les jeux vidéo d’action et le sport ont montré leur efficacité. « Cependant, les avantages de ces activités ne suffisent pas à eux seuls à relever complètement les défis de notre époque », estiment des chercheurs de l’université de Californie San Francisco (UCSF. Et même si les jeunes adultes manifestent des capacités d’attention supérieures à la moyenne, cette frange de la population est néanmoins confrontée à de nombreux problèmes d’attention dans le monde réel. L’utilisation massive de psychostimulants dans cette tranche d’âge en est la preuve.

    Une application de méditation personnalisée

    Par conséquent, il existe un besoin important et croissant de nouvelles approches accessibles et abordables pour améliorer les capacités chez les jeunes adultes. Les effets positifs de pratiques réelles de méditation avec attention focalisée ont été rapportés dans un grand nombre d’études.

    Cependant, les formes traditionnelles de méditation peuvent être difficiles et coûteuses car elles nécessitent l’accès à des animateurs experts et à des réunions sur plusieurs mois. De plus, ces pratiques n’offrent pas de mesures quantifiables du succès, ni de retour d’information sur la performance au cours des programmes. Quant aux programmes de méditation en ligne, via des applications, ils présentent l’avantage de l’accessibilité et de la simplicité mais « les études réalisées à ce jour n’ont pas réussi à caractériser leurs effets sur la cognition ou ont donné des résultats équivoques », indiquent les scientifiques américains.

    C’est pourquoi ces derniers ont développé une application mobile de méditation différente de celles que l’on trouve dans le grand public : MediTrain. La solution utilise un algorithme en boucle fermée qui adapte la durée des séances de méditation aux capacités des participants pour qu’ils ne soient pas découragés par leurs premières tentatives. Cette approche en boucle fermée permet de personnaliser chaque exercice de méditation et offre un retour d’information régulier sur l’efficacité de la capacité d’un individu à maintenir son attention sur son souffle ainsi que des indicateurs d’amélioration au fil du temps.

    Les chercheurs de l’université de Californie San Francisco ont testé le programme dans le cadre d’un essai randomisé à double insu contrôlé par placebo mené à l’UCSF auprès de 59 participants âgés de 18 à 35 ans. Les résultats de ces travaux ont été publiés le lundi 3 juin 2019 dans Nature Human Behavior.

    Résultats : concentration et mémoire de travail dopées

    • Le 1er jour, les participants pouvaient rester concentrés sur leur souffle pendant 20 secondes en moyenne. Après 30 jours d’entraînement, le temps passait en moyenne à 6 minutes.
    • Le groupe qui a utilisé MediTrain a obtenu de meilleurs résultats que le groupe placebo sur un test de mémoire de travail, mesuré après l’intervention.
    • Le temps de distraction lié à des événements intempestifs pendant une longue tâche de surveillance a été réduit.
    • Un électroencéphalogramme a identifié les parties du cerveau liées à l’altération de l’attention que les participants étaient parvenus à stabiliser grâce à la méditation.

    Pas encore de conclusion sur les effets à long terme

    « Ces résultats apportent des preuves de l’amélioration de l’attention en réponse à un programme de médiation numérique en boucle fermée », estiment les auteurs de cette étude. « Nous pensions que de telles améliorations dans ce groupe jeune et en bonne santé prendraient beaucoup plus de temps », commente David Ziegler, premier auteur de l’article. Cela démontre la puissance de la méthode. »

    Néanmoins, alors que les améliorations observées dans l’assiduité et la mémoire de travail étaient présentes en moyenne une semaine après la fin de la période de formation, aucune conclusion ne peut être faite concernant le long terme.

  • 11ème colloque Afcros « Données de santé en vie réelle », le 18/06/2019 à Paris

    L’Afcros et le groupe de travail RWD organisent le 11ème colloque « Données de santé en vie réelle » le 18 juin 2019 à la Cité internationale universitaire de Paris.

    La journée sera rythmées par 2 sessions thématiques organisées en table ronde ainsi qu’en communication orale :
    • « Le partage de données de santé sert-il le patient ?  » ;
    • « Exploitation des données du SNDS : Méthodes innovantes et positionnement au niveau international ».

    Les inscriptions, payantes, sont à effectuer via ce lien.

    Session 1 : « Le partage des données de santé sert-il le patient ? »

    9h15-10h45 : Table ronde

    • Quelles données de santé partager avec le patient ? Qu’est ce qu’une donnée de santé pour le grand public ? Comment effectuer ce partage ? Pour répondre à ces interrogations, le groupe de travail RWD a construit un baromètre national Accords représentant le score du ressenti de la population française concernant le partage de sa donnée de santé.
    • Avec notamment David Gruson, Christian Saout et Eudes Ménager.

    10h45-11h10 : Session posters commentés 

    1- Un an d’utilisation de la plateforme Diabèt’Acteur, outil du Diabète LAB pour la participation des patients diabétiques aux projets de recherche épidémiologique ou pharmaco épidémiologique. – Avec notamment Caroline Guillot, Jordan Delisle et Hervé Servy.

    […]

    8- Association entre l’activité anticholinergique des psychotropes et les fonctions cognitives (cohorte de constances) – Avec notamment Abdelkrim Ziad, Claudine Berr et Fabrice Ruiz. 

    11h35-12h50/14h-15h15 : Communications orales

    1- Utilisation des médias sociaux pour l’étude de la qualité de vie des patients atteints de cancer et traités par immunothérapie : une étude infodémiologique. – Avec notamment Stéphane Schuck, François-Emery Cotte et Christophe Tzourio.

    […]

    10- Principales classes médicamenteuses délivrées avant une hospitalisation pour hépatite aiguë. – Avec notamment Adeline Grolleau, Stéphanie Duret et Nicolas. 

    15h15-15h40 : Session ePosters 

    1- Complications et prise en charge en soins courants des sujets présentant une hypertriglycéridémie majeure : appariement d’un observatoire avec la base du SNDS (étude ESTHYM). – Avec notamment Manon Belhassen, Eric Van Ganse et Maeva Nolin.

    […]

    8- Utilisation d’aspirine faible dose et risque de cancer du sein dans une cohorte prospective de femmes ménopausées. – Avec notamment Manon Cairat, Marie Al Rhamoun et Marc Gunter.

    Session 2 : « Exploitation des données du SNDS : Méthodes innovantes et positionnement au niveau international »

    16h05-17h35 : Table ronde 

    • Utilisation des données du SNDS et positionnement de la France à l’international : retour d’expériences de deux industriels – Fleur Levrat (Abbott) et Emmanuelle Menke (Novartis)

    Le programme complet est disponible via ce lien.  

    Contact :

    colloqueDSVR@afcros.com

  • ASCO 2019 : prédire le pronostic pour le cancer chez les patients âgés via IA (hôpital Henri-Mondor)

    Une intelligence artificielle, basée sur des techniques de machine learning (apprentissage automatique), indique s’il est préférable ou non de traiter les patients âgés atteints d’un cancer et, si oui, avec quelle stratégie, en déterminant le ratio bénéfice/risque. Cette solution d’aide à la décision, à destination conçue pour les patients atteints d’un cancer de plus de 70 ans, a été présentée par une équipe de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (AP-HP) le 1er juin au congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), à Chicago.

    Le pronostic est difficile à déterminer pour les cancers chez les patients âgés en raison de l’hétérogénéité de cette population et de l’incapacité des modèles actuels à faire le tri dans les interactions complexes entre les prédicteurs oncologiques et gériatriques. L’objectif de l’équipe française est de développer de nouveaux algorithmes prédictifs basés sur le machine learning afin d’affiner le pronostic individualisé chez ces patients, alors que plus d’un tiers des cancers surviennent après 75 ans.

    Combler un manque de données médicales

    Un pronostic précis est essentiel pour la prise de décision en oncologie. Pourtant, il est complexe à établir chez les patients âgés de plus de 70 ans en raison de l’hétérogénéité de cette population et de la difficulté à différencier ce qui relève de la pathologie cancéreuse et d’autres prédicteurs gériatriques. De plus, comme ces patients participent peu aux essais cliniques, les données médicales pour mesurer leurs réactions face aux traitements ne sont pas satisfaisantes. Les médecins décident donc souvent de la stratégie thérapeutique à adopter en se basant sur leur intuition, en fonction de certains critères physiologiques.

    La solution basée sur intelligence artificielle (IA) présentée par l’équipe de l’hôpital Henri-Mondor devrait fournir un outil plus précis et standardisé, intégrant une trentaine de paramètres qui définissent l’état clinique du patient : « Est-ce que le patient a des déficits nutritionnels ? Des déficits cognitifs ?… [Nous allons] mettre tout ça dans la balance pour ensuite que notre algorithme de machine learning nous prédise la probabilité de survie », explique le Dr Etienne Audureau, épidémiologiste à l’origine du projet au sein de l’Hôpital Henri-Mondor.

    Déterminer un pronostic personnalisé

    Pour aboutir à cet outil, des données ont été recueillies auprès de 3 409 patients âgés de 70 ans, déjà traités pour un cancer, issus de différentes cohortes française.

    L’algorithme sera accessible aux praticiens sur une interface web interactive pour faciliter la décision collégiale du traitement. La solution permet de déterminer si un traitement chimiothérapique pourra être supporté et apporter un bénéfice de survie ou s’il va dégrader sa qualité de vie sans bénéfice de survie.

  • WatchOS 6, applications mobiles : la conférence des développeurs d’Apple met l’accent sur la santé

    Apple se concentre de plus en plus sur le secteur de la santé, en lançant notamment de nouvelles fonctionnalités intégrées à sa dernière montre connectée pour prévenir la perte d’audition ou gérer sa fertilité mais aussi en améliorant certaines de ses applications mobiles dédiées au suivi de l’activité physique. C’est ce qui ressort des annonces faites le 3 juin 2019, au premier jour de la  Worldwide Developer Conference (WWC), la conférence annuelle des développeurs du groupe américain, organisée jusqu’au 7 juin à San José (Californie).

    Les principales annonces ont notamment porté sur la dernière version de l’Apple Watch, WatchOS 6 :

    • La prochaine mise à jour du système d’exploitation de la montre protègera les tympans de l’utilisateur, avec un microphone intégré qui l’avertira quand le volume sonore qui l’entoure est trop élevé. Ce compteur de décibels, baptisé « Hearing Health », pourra s’afficher sur le cadran de la montre. « Comme la perte d’audition est souvent très progressive, il est important de savoir quand le bruit environnement est susceptible d’atteindre vos tympans, lorsque vous êtes au milieu d’une zone de construction par exemple », commente Sumbul Desai, la vice-présidente d’Apple chargée de la santé, soulignant que cette application n’enregistrera et ne sauvegardera pas les séquences sonores.

    • L’Apple Watch pourra également aider ses utilisatrices à gérer leur cycle menstruel et leur fertilité, une fonctionnalité déjà présente sur l’iPhone depuis 2015. Cette application « Cycle tracking » permet à une femme de prévoir quand commence sa fenêtre de fertilité.

    Applications mobiles : des améliorations pour mieux suivre l’état de santé des utilisateurs

    • L’application Activity pourra également désormais comparer l’activité physique de l’utilisateur sur les 90 derniers jours par rapport aux 365 jours écoulés, afin de déterminer une tendance au relâchement et d’émettre des conseils personnalisés pour encourager la personne à reprendre un meilleur rythme. « Activity vous donnera une image plus précise de ce que vous pouvez faire pour rester actif, et plus important encore, la motivation nécessaire pour vous maintenir en activité sur le long terme », explique Sumbul Desai.
       
    • L’application iPhone Health fera l’objet d’une mise à jour importante, annonce Kevin Lynch, vice-président de la technologie au sein d’Apple. La nouvelle application affichera un résumé des notifications relatives à la santé, des favoris et des faits saillants générés automatiquement pour permettre aux utilisateurs de surveiller leur santé sur le long terme. Elle utilisera l’apprentissage automatique pour souligner ce qui importe le plus pour chaque utilisateur. « Comme il n’y a rien de plus privé que vos informations de santé, vous contrôlerez vos données, précise Kevin Lynch. Vous décidez si vous voulez partager vos données de santé avec les applications que vous sélectionnez, seulement si vous acceptez de les partager. »
  • ASCO 2019 : une IA pour prédire la fatigue liée aux traitements du cancer du sein (Gustave Roussy)

    Un test basé sur l’intelligence artificielle (IA) est capable de déterminer dès le diagnostic de cancer du sein, avant la mise en route des traitements, les femmes susceptibles d’être affectées par un état de fatigue dans l’optique de proposer une alternative thérapeutique quand cela est possible. Cette solution a fait l’objet d’une étude menée par une équipe de l’institut Gustave Roussy dirigée par le Pr Fabrice André, en collaboration avec des chercheurs du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New York. Elle a été présentée le 1er juin 2019 à l’occasion du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), à Chicago.

    Les travaux avaient pour but d’identifier les données génétiques déclenchant la fatigue chez les patientes atteintes de cancer du sein, environ un tiers d’entre elles étant concernées par cet effet secondaire alors que les facteurs génétiques de cet état de fatigue restent mal compris.
    L’étude a permis d’identifier plusieurs altérations génétiques intervenant sur la transmission du signal entre deux synapses qui entraînent un plus grand risque de fatigue cognitive suite à un traitement contre le cancer du sein.

    Des recherches supplémentaires pour explorer les biomarqueurs de la fatigue sont en cours.

    Identifier les facteurs génomiques

    L’algorithme va décrypter des millions de marqueurs, apprendre à les analyser pour, in fine, calculer et prévoir quelles femmes seront plus sujettes à la fatigue due au traitement.

    L’étude repose sur une cohorte de 12 000 patientes soignées dans plus de 20 centres français de lutte contre le cancer. Leur génome a été séquencé pour mettre en avant les différentes variations dans la séquence des gènes et identifier, grâce à l’intelligence artificielle, les combinaisons de polymorphismes génétiques favorisant la fatigue. Les femmes sélectionnées n’avaient pas de fatigue notable avant les traitements.

    Différencier les types de fatigue

    La fatigue ressentie par ces patientes n’est pas seulement physique mais aussi psychologique et/ou cognitive. Les recherches ont permis d’identifier plusieurs altérations génétiques intervenant sur la transmission du signal entre deux synapses qui entraînent un plus grand risque de fatigue cognitive suite à un traitement contre le cancer du sein. Des recherches supplémentaires pour explorer les biomarqueurs de la fatigue sont en cours.

    Si, à l’heure actuelle, l’algorithme est aussi efficace que l’homme, l’objectif des chercheurs est de monter en puissance pour substituer les traitements provoquant de la fatigue au profit d’autres, moins délétères, mais de même efficacité.

    Le modèle devrait atteindre sa pleine efficacité dans les deux ans à venir.

  • PHW2019 – IA, télémédecine, organisations innovantes : retour sur les principales tendances (dossier)

    Les équipes de H&TIntelligence ont pu rencontrer des acteurs porteurs de projets, de solutions ou d’innovation pendant le salon HIT Paris 2019, qui se tenait dans le cadre de la Paris Healthcare Week du 21 au 23 mai 2019. Parmi les tendances notables de cette édition, une forte concentration des acteurs du numérique en santé tentant de faire la preuve de leur interopérabilité et des offres de coordination disponibles auprès des professionnels : pour une start-up ou un éditeur, montrer sa contribution à la chaîne de valeur de la continuité des soins et au parcours est devenu un enjeu majeur à l’heure du déploiement de la feuille de route numérique du ministère de la Santé.

    Autre élément émergent, l’intelligence artificielle (IA) était au cœur des interrogations des professionnels de santé (Comment l’exploiter ? Quelles sont les applications possibles de l’IA ? Comment valoriser les données ? Etc.), tandis que des solutions IA portées par des start-ups ou des entreprises telles que Microsoft ou Philips montraient des applicatifs métiers possibles, notamment en imagerie ou en soutien au parcours de santé.

    La télémédecine – avec une forte attente des acteurs sur la suite attendue du programme Étapes, ou la présentation des très nombreuses solutions pour les professionnels de santé – a connu un regain d’intérêt en 2019.

    Enfin, de nouveaux modèles de prises en charge ou des parcours innovants ont été présentés par des porteurs de projet.

    H&T Intelligence recense dans ce dossier les informations et entretiens les plus pertinents.

    L’édition 2020 du salon – qui change de nom et devient SANTEXPO – est programmée du 26 au 28 mai 2020.

  • Ping An teste un système de dépistage de la maladie rétinienne via IA avec l’université de Hong Kong

    Ping An International Smart City Technology (PAISCT), filiale du géant chinois Ping An Insurance, conclut un accord de recherche avec le Medical Artificial Intelligence Lab Program (MAIL) du département de radiologie diagnostique de l’université de Hong Kong (HKU) afin de faire évaluer cliniquement son système de dépistage de la maladie rétinienne via tomographie par cohérence optique, basé sur intelligence artificielle (AI OCT). 

    Plus précisément, la solution fonctionne par le biais d’un logiciel d’analyse, qui apprend de lui-même au fil des données fournies par des experts cliniques (machine learning), d’une technologie d’imagerie multimodale par tomographie par cohérence optique (OCT) et d’une photographie couleur du fond d’œil.

    Selon l’accord, dont la signature a été annoncée le 30 mai 2019 par communiqué, le projet de recherche s’étendra de mai 2019 à avril 2020. Ce dernier implique le recrutement initial de 500 patients, avec par la suite un recrutement en continu de patients volontaires.

    Dans ce cadre sera collecté l’ensemble des données générées par les outils développés par PAISCT, qui fournit des modèles d’IA pour réaliser des dépistages et générer des rapports. Le MAIL sera quant à lui responsable de la conception, de la mise en œuvre et de l’analyse des études cliniques, qui seront dirigées par le Pr Michael D. Kuo, directeur du programme (MAIL).

    Un nouveau projet marquant l’intérêt de Ping An pour la e-santé

    Le groupe Ping An investit de plus en plus dans le secteur de la santé numérique, et notamment de l’IA médicale.

    Parmi ces dernières actions sur le marché figurent :

    • la signature en novembre 2018 d’un partenariat stratégique entre Ping An Healthcare and Technology (ou Ping An Good Doctor), première plateforme numérique chinoise de l’écosystème de la santé, et la Chinese Nutrition Society (Société chinoise de nutrition) :
      • l’entreprise participera à l’élaboration de la première norme nationale sur les substituts de repas élaborée par la société chinoise, qui vise à promouvoir le développement normalisé du marché ;
    • la conclusion d’un protocole d’accord entre Ping An Good Doctor et le Bangkok Dusit Medical Services (BDMS), le plus grand réseau de soins en Thaïlande :
      • les deux géants des services médicaux intégreront et échangeront leurs ressources médicales en ligne et hors ligne et fourniront des services de soins uniques à des millions de patients chinois, indique un communiqué publié en novembre 2018.

    Ping An Good Doctor améliore la capacité de son supercalculateur

    Plus récemment, en février 2019, Ping An Good Doctor a annoncé avoir amélioré la capacité de son supercalculateur.

    Le système dispose d’un processeur parallèle capable de traiter d’énormes quantités de données en peu de temps, améliorant ainsi l’efficacité de sa R&D en intelligence artificielle (AI) et accélérant la vitesse des applications basées sur l’IA.

    À l’avenir, le groupe utilisera l’outil pour développer davantage d’applications de technologie médicale basées sur l’intelligence artificielle et maintenir ses capacités d’innovation.

  • IA et blockchain : 10 labos lancent le projet Melloddy pour accélérer la découverte de médicaments

    « Accélérer la découverte de médicaments via le machine learning (apprentissage automatique) et révéler le plein potentiel des données de l’industrie pharmaceutique ». C’est l’objectif que s’assigne le projet Melloddy (Machine Learning Ledger Orchestration for Drug Discovery), lancé le 3 juin 2019 pour une durée de 3 ans par un consortium de recherche doté de quelque 18,4 millions d’euros. Il consistera plus concrètement à « exploiter les chimiothèques de dix laboratoires pharmaceutiques (dont GSK, Bayer, Merck, Novartis, AstraZeneca et Servier), pour permettre l’élaboration de modèles prédictifs plus précis [afin de] démontrer l’intérêt de l’exploitation des technologies d’intelligence artificielle et de blockchain dans la découverte de médicaments ».

    Le consortium comprend deux universités (l’université catholique de Louvain et la BME de Budapest), les start-ups françaises Owkin et Iktos ainsi que la société Nvidia. Le projet est financé par le partenariat public-privé européen Innovative medicines initiative (IMI), qui allie la Commission européenne et l’organisation professionnelle du secteur pharmaceutique, l’EFPIA. Melloddy est placé sous la responsabilité du laboratoire Janssen (groupe Johnson & Johnson) et est coordonné par Owkin.   

    Chef de projet à Owkin, Mathieu Galtier indique que le consortium emploiera la technologie blockchain développée par sa société pour « extraire des informations d’un ensemble de données sans avoir à les mettre en commun » (communiqué). Il s’agira d’« identifier les composés les plus efficaces pour le développement de médicaments tout en protégeant la propriété intellectuelle des membres du consortium », précise-t-il.

    La technologie d’Amazon Web Services utilisée

    Il est spécifié dans le communiqué que la plateforme utilisera la technologie d’Amazon Web Services afin d’exécuter à grande échelle les algorithmes d’apprentissage statistique fournis par les universités partenaires.

    Les données ne quittent jamais l’infrastructure du propriétaire et seuls les modèles non-sensibles sont échangés, est-il indiqué. Un serveur central permet à chaque membre du consortium de partager le modèle commun qui peut être consolidé collectivement.

    La traçabilité des opérations est assurée par une blockchain privée, un registre partagé entre tous les membres sans autorité centrale.