L’Unocam annonce le 16 septembre 2016 avoir décidé de ne pas signer en l’état la nouvelle convention médicale, « en raison d’imprécisions techniques et de son coût élevé qui sera, au final, supporté par les patients », tout en reconnaissant des « avancées ».
• « L’incertitude sur la définition des modalités de financement du forfait patientèle médecin traitant d’une part et l’importance des montants demandés aux organismes complémentaires d’assurance maladie d’autre part conduisent l’Unocam à ne pas accepter, en l’état, la proposition faite par l’Uncam d’augmenter la contribution de l’assurance maladie complémentaire au financement de forfaits. Sa signature reste conditionnée à la définition des modalités de mise en œuvre du forfait patientèle médecin traitant avec l’assurance maladie obligatoire, précise l’Unocam.
• Cette nouvelle convention comporte des avancées. La revalorisation du tarif de la consultation est légitime. Par ailleurs, en encourageant les médecins à avoir des pratiques tarifaires maîtrisées et à renforcer les coordinations entre professionnels, cette convention devrait contribuer à améliorer l’accès aux soins des patients. Enfin, le développement des rémunérations forfaitaires nous semble pertinent, avec la chronicisation des maladies et l’évolution d’une médecine curative vers une médecine de 1er recours et d’accompagnement », note Thierry Beaudet, président de la Mutualité Française.
• Néanmoins « l’addition est lourde et ce sont les patients, nos adhérents, qui vont la payer via leurs cotisations à leurs complémentaires santé », alerte Thierry Beaudet.
• Par ailleurs, la Mutualité Française relève que n’est prévue aucune contrepartie à ces rémunérations forfaitaires supplémentaires, en termes d’amélioration du suivi du patient. « Cela aurait été l’occasion pour les médecins et les complémentaires santé d’engager un véritable dialogue et de travailler ensemble à l’amélioration de notre système de santé ».
• Enfin, aucune solution technique n’a été proposée, à ce stade, pour permettre aux complémentaires santé de payer directement leurs forfaits aux médecins.