Fonds

  • Mutuelles : le rapprochement Matmut-Ociane doit entrer en vigueur le 1er janvier 2017

    Les assemblées générales de la mutuelle Matmut santé prévoyance et de la mutuelle Ociane ont voté à l’unanimité les 10 et 17 juin 2016 le projet de fusion des deux structures. Ce rapprochement, engagé depuis 2013, doit aboutir à l’entrée d’Ociane dans le groupe Matmut.

    Ce nouvel ensemble qui doit être validé par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et l’Autorité de la concurrence entrera en vigueur le 1er janvier 2017.

    Il regroupera 580 000 personnes protégées et 6 400 entreprises adhérentes pour un chiffre d’affaires de 293 M€ et positionnera la Matmut parmi les 15 premiers acteurs en complémentaire santé en France

  • La commande publique au service de l’innovation et de la croissance

    L’achat innovant est désormais une priorité clairement affichée tant du côté des pouvoirs publics que des acheteurs. La mesure 32 du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi affirme le principe de «l’Etat, acheteur exemplaire» afin de stimuler l’innovation et accompagner le développement des PME innovantes. Le gouvernement s’est en particulier engagé à atteindre en 2020 un volume de 2% de la commande publique de la part de l’État, de ses opérateurs et des hôpitaux.

    Un décret du 26 septembre 2014 a également introduit dans le code des marchés publics le «partenariat d’innovation», un dispositif qui permet de faciliter la passation de marchés publics à visée innovante et d’aider les acheteurs publics à mieux utiliser leurs marchés pour stimuler l’innovation.

    Le dynamisme des groupements d’achat

    Cette politique de « l’Etat, acheteur exemplaire » s’appuie sur les groupements d’acheteurs hospitaliers tant publics que privé qui, à travers la mutualisation, jouent un rôle d’accélérateur en facilitant l’identification, l’évaluation et surtout la diffusion des innovations parmi leurs adhérents.

    La centrale d’achat francilienne ResaH a ainsi été le coordonnateur d’HAPPI (Healthy Ageing Public Procurement of Innovations) le premier appel d’offres transfrontalier lancé par sept centrales d’achat hospitalières européennes.

    Ce programme avait pour objectif de repérer au niveau européen les solutions permettant de prévenir et de guérir les chutes des personnes vieillissantes. Une plateforme a été développée pour recenser les solutions existantes ou en cours de finalisation. Ces solutions ont ensuite été évaluées et les marchés attribués à trois PME innovantes dont deux des lauréats étaient françaises.

    Le premier consistait en un système de détection de chute innovant, la solution  « Visualisation et Alerte de Chute » (VAC) de la PME française C2S.  Le parcours de marche DM3 de la PME française Alter Éco Santé, atelier d’équilibre qui permet de recouvrer de l’autonomie et de réduire la peur de la chute, ainsi que le C-Mill, tapis de rééducation à la marche de Forcelink, ont été les deux autres titulaires des marchés HAPPI.

    Le ResaH gère également les programmes d’achats innovants liés au programme TerriSanté l’un des cinq programmes Territoires de Soins Numériques actuellement en expérimentation. La plateforme HAPPI est désormais utilisée sous le nom de www.innovation-sante-autonomie.fr, pour recenser les solutions innovantes dans le domaine de la santé et de l’autonomie.

    Des procédures engagées avant que le produit soit sur le marché

    L’achat d’innovation ne vise concerne pas que les seuls produits commercialisés. Il englobe également des achats pré-commerciaux. Dans ces cas, les procédures d’achat doivent être engagées avant même que le produit ne soit sur le marché. C’est le cas de RELIES lancé également par le ResaH en partenariat avec des acheteurs suédois et espagnol dans le but de susciter des solutions digitales permettant au patient de prendre en charge à domicile le traitement de la douleur dans les maladies chroniques.

    Il faut aussi signaler que le groupement francilien a été le premier opérateur à avoir appliqué dans le domaine de la santé le tout nouveau dispositif de partenariat innovation dans le domaine du numérique pour le compte du GCS Sésame d’Ile de France.

    30 000 € pour aider les start-up innovantes

    Intervenir le plus en amont possible, c’est aussi le souci d’UniHA, le groupement d’achat qui rassemble les CHU et les grands centres hospitaliers. Une somme de 30 000 € est ainsi consacrée chaque année afin d’aider les start-up innovantes à documenter leur dossier, une pratique  inaugurée avec succès récemment avec la start-up lilloise ATH Medical sur une solution de traçabilité permettant de recomposer de manière automatisée les boîtes d’ancillaires. Une sorte d’avance sur chiffre d’affaires qui a permis d’amorcer la pompe. « Un système gagnant/gagnant », se félicite ses promoteurs.     

    Des appels d’offres dédiés à l’innovation

    Du côté de l’UGAP où le volume des achats concernant la santé et le médico-social représente le quart des commandes, on s’est doté récemment  d’un pôle innovation avec  des ressources dédiées. Depuis 2015, l’UGAP lance également deux appels d’offres par an dédiés à l’innovation dans lesquels le caractère innovant compte pour 30% dans la note du candidat. Cela a permis d’identifier des solutions innovantes sur des sujets tels que la personne âgée, l’e-santé ou la télémédecine.

    En complément de la promotion de l’innovation technologique, la centrale d’achat publique a également mis en place des formules de financement qui facilitent l’accès des établissements à l’innovation. C’est le cas du dispositif de « facturage collaboratif » qui permet à une start-up d’être payée dans un délai d’1 jour, la centrale d’achat publique jouant ainsi un rôle de banquier. Signalons aussi des formules de location ou de crédit-bail intéressantes pour des établissements aux capacités d’investissements limitées. Enfin depuis la fin janvier 2016, l’UGAP a ajouté à son catalogue une offre de conseil en organisation immédiatement actionnable qui permet à une innovation nécessitant un environnement organisationnel d’entrer rapidement dans l’établissement.

  • Les experts : « l’acheteur est légitime sur le sujet de l’innovation » (ResaH)

    Assurer la qualité du service rendu au patient et faciliter l’accès de l’innovation au marché sont les deux priorités des acheteurs hospitaliers.

    Dominique Legouge (GIP ResaH):

    « La réglementation  nous donne les outils nécessaires »

    « Le rôle de l’acheteur est de gérer l’interface entre les industriels et les établissements de santé, explique Dominique Legouge. Ce rôle doit commencer dès l’émergence d’un produit ou d’un service innovant. L’acheteur est pleinement légitime sur le sujet de l’innovation. Il n’intervient pas seulement lorsque le produit ou le service est sur le marché, il peut intervenir avant. Plus tôt il intervient dans la chaine de développement d’une innovation, plus il sera efficace. Il doit être capable sur un sujet donné de faire du sourcing c’est à dire d’identifier les solutions disponibles ou en cours de mise au point. Au ResaH on a fait une part importante à l’innovation dans les politiques et stratégies d’achat. La règlementation nous donne à cet égard tous les outils nécessaires».

    Philippe Marchand (UGAP):

    « Faciliter l’accès au marché des solutions innovantes »

    « L’UGAP n’intervient pas au niveau de la maturation de l’innovation. Son rôle est  plutôt de faciliter l’accès aux marchés publics des solutions innovantes. Son positionnement est de détecter des solutions innovantes et de les promouvoir à travers son réseau commercial. A titre d’exemple nous étions présents lors de la dernière Paris Healthcare Week à travers un village d’Innovation avec plusieurs start-up. Nous leur permettons d’accéder au marché hospitalier».

    Nicolas Roux (UniHA):

    « Qualité du service rendu au patient et attractivité de l’hôpital »

    « Nos axes pour juger une innovation, c’est la qualité du service rendu au patient, l’amélioration de l’attractivité de l’hôpital et de sa marge. C’est la combinaison de ces trois critères qui nous permettra de sélectionner une innovation ».

  • Les chiffres clés

    • 25 millions € : c’est le montant total des achats innovants de l’UGAP dans le secteur de la santé en 2015
    • 2% : c’est la pourcentage cible des achats innovants dans la commande publique en 2020
    • 30000€ : c’est le montant annuel du fonds de dotation d’UniHA pour aider les start up innovantes

  • E-health: what are the emerging markets in Southeast Asia?

    Renowned for its reliability and its strategic position, Singapore is in Southeast Asia one of the leaders in the e- health field. But the key-players should pay also attention on emerging markets in this region, mostly on Indonesia and Thailand.

    Four Asian e-health stakeholders told H&TI which ones are the most promising markets in their views.

    1. Indonesia: an attractive country for start-ups.
    2. Thailand and the interest in medical tourism.
    3. Vietnam: an overlooked market?

    Indonesia: an interesting market for private investors

    The Singaporean investor Eddy Lee – concurrently consulting professor at Stanford University – is paying particular attention to Indonesia. “Over the next three to five years, e-health will dramatically transform the remote management of chronic patients in the Indonesia archipelago comprising more than 13,000 islands, where the young and growing middle class has demonstrated unprecedented social media engagement. Affordable products that proves to benefit the Indonesian rural population and also be marketed to the 4 billion low-income global population at the base of the pyramid.”

    A market which is growing slowly

    “The digital health market is booming in Indonesia,” Amel Mokrani confirms. She is Global Account Manager at Capsule, a Qualcomm company which provides medical device information systems and medical device integration solutions for healthcare organizations.

    However, she says that the country is still lagging behind – “we believe for many years that Indonesia will get a place on the market” – but admits he “has many assets for its development” and that it is interesting for investors to be present there. “Experienced engineers leading health institutions, start-ups and also large companies have invested in the country.”

    Thailand: medical tourism boosts innovations

    From Dr. Kevin Yap’s point of view, Thailand has also a huge potential in ASEAN because of the importance of medical tourism. “The country is rapidly tapping on the potential of digital health: they are aware that their health system can attract more foreigners in the coming years,” said to H&TI the Singaporean lecturer, specialized in cyber-pharmacy. It has actually attracted in 2015 more than 29.5 million tourists, against 24.8 million in 2014, said the Thailand’s Minister of Tourism and Sports Kobkarn Wattanavrangkul in Decembre 2015 (AFP). The government’s goal is to reach 32 million in 2016.

    “Medical tourism can support eHealth development,” Mrs Mokrani says. “Additionally, the government has also strongly invested in Health Information Systems. Today, this is a market where you need to be.”

    The language issue finally solved

    The company, based in Asia, have seen the evolution of the country. “A few years back, the language was a real barrier for foreign companies as the alphabet is different. But the market has adapted itself. Clinicians are increasingly learning English and English systems are accepted.”

    Medical devices to address the shortage of caregivers

    Besides, the firm find some personal interests to invest in Thailand. “The country has a real need for Medical Device Integration (MDI). It suffers from a caregiver shortage and MDI can help saving time and decrease risk of manual retranscription mistakes. It is a high potential market for Capsule.”

    Malaysia, the Philippines and Vietnam: the new emerging markets

    “If you look at where e-health opportunities are available, I would say Singapore, Thailand and Malaysia. If you look at the solutions to create a greater access to healthcare for the middle class, you need to look at Indonesia, Philippines and Vietnam”, Hareesh Nair, director of the Asian private equity group Quadria Capital, said to H&T.

    Vietnam: new technology can help to gain the trust of patients

    He pays particular attention to Vietnam, a developing country. “Vietnam probably easily spends over 2 billion to 3 billion dollars every year in medical tourism for example. They just can’t get access to high quality diagnostics or can’t trust into those which are imported to Vietnam, which forces them to generally seek high-end care elsewhere.”

    So this market has a good potential, Mr Nair says. “The question is how do you provide them high quality care? If there are companies they have strong technology that can be diagnose possibly outside the Vietnam. It gives a lot of credibility that a foreign doctors can read the result.”

    Hi-tech could help people to better trust the healthcare system. “Patients may generally prefer to find a doctor who gives them drugs because it’s less risky and more affordable rather than opting for the physician who recommends surgery. Patient perceptions against surgery, create a self-reinforcing scarcity of experience among doctors, which will ultimately need to be addressed in the near and medium term to build the local healthcare system up to top standards.”

    Mr Nair thinks that “companies can help provide that trust in platform and in accurate diagnoses to the population. The idea is not to do charity but to propose a reasonable ans sustainable price for services. You can also have partners who help patients to get access to surgery.”

  • E-santé : les marchés émergents à suivre en Asie du Sud-Est

    Réputé pour sa fiabilité et son positionnement stratégique, Singapour est en Asie du Sud l’un des marchés leaders en e-santé. Il est cependant essentiel pour les acteurs du secteur d’observer de près les pays émergents de la région, Indonésie et Thaïlande en tête.

    Quatre key players révèlent à H&TI quels sont d’après eux les marchés les plus prometteurs de la zone Pacifique.

    1. L’Indonésie : un pays attractif pour les start-up.
    2. La Thaïlande et l’intérêt du tourisme médical.
    3. Le Vietnam : un marché trop souvent négligé ?

    L’Indonésie : un marché qui attire les investisseurs privés

    L’investisseur singapourien Eddy Lee voyage beaucoup en Asie-Pacifique (APAC) pour soutenir les entrepreneurs repérés par Coffee Ventures, sa société de capital-risque. Il accorde une attention particulière à l’Indonésie. « D’ici trois à cinq ans, je pense que la santé numérique va complètement transformer la gestion à distance des patients atteints de maladies chroniques dans l’archipel indonésien (plus de 13 000 îles) en raison de l’émergence d’une jeune classe moyenne, ultra connectée aux réseaux sociaux. On devrait observer un développement de produits à prix abordables, qui pourront être proposés aux revenus les plus bas, soit près de 4 millions de personnes dans le pays.»

    Un marché qui progresse doucement

    Le marché de la santé numérique « est en plein essor en Indonésie », acquiesce Amel Mokrani, Account Manager Asia chez Capsule, un filiale de Qualcomm qui fournit de systèmes d’information et de dispositifs médicaux.

    Elle admet que le pays est encore à la traîne – « ça fait des années qu’on croit que l’Indonésie va se faire une place sur le marché » – mais reconnaît qu’il a « de nombreux atouts » et qu’il est intéressant pour les investisseurs de miser sur ce territoire. « Des ingénieurs expérimentés issus de grandes institutions de santé, des start-up mais aussi de grandes entreprises ont investi dans le pays. »

    La Thaïlande : le tourisme médical encourage les innovations

    De son côté, le Dr. Kevin Yap, maître de conférence expert en cyber-pharmacie, cite la Thaïlande, un marché à surveiller en raison de l’importance du tourisme médical. «Ils sont en train d’exploiter très sérieusement le potentiel du digital dans ce secteur, conscients que leur système de santé pourrait attirer plus d’étrangers dans les années à venir. » Le pays a effectivement accueilli en 2015 plus de 29,5 millions de touristes, contre 24,8 millions en 2014, a déclaré en décembre 2015 la ministre thaïlandaise du Tourisme et des Sports Kobkarn Wattanavrangkul (AFP). L’objectif du gouvernement est de faire grimper ce chiffre à 32 millions en 2016.

    « Le tourisme médical peut effectivement aider au développement de l’e-santé, soutient Mme Mokrani. De plus, le gouvernement a également fortement investi dans les systèmes d’information de santé. » Pour Capsule, pas de doute, « il faut être présent sur ce marché ».

    La barrière de la langue enfin franchie

    La société, basée en Asie, a vu le pays évoluer. « Il y a quelques années, la langue était un vrai obstacle pour les entreprises étrangères car l’alphabet utilisé par les Thaïlandais est complètement différent du nôtre. Mais le marché s’est adapté. Les cliniciens sont de plus en plus nombreux à apprendre l’anglais et les programmes en anglais sont aujourd’hui acceptés. »

    Des dispositifs médicaux pour pallier la pénurie de soignants

    Le groupe y voit par ailleurs un intérêt plus personnel. « La Thaïlande souffre d’une pénurie de soignants. L’intégration de dispositifs médicaux (la spécialité de Capsule) pourrait aider les équipes médicales à économiser du temps et à réduire le risque d’erreurs manuelles de retranscription. Pour les entreprises telles que Capsule, c’est un marché à fort potentiel. »

    La Malaisie, les Philippines et le Vietnam : les nouveaux marchés émergents

    « Si vous vous intéressez aux marchés sur lesquels des solutions en e-santé sont disponibles, je vous conseillerais de regarder du côté de Singapour, de la Thaïlande et de la Malaisie. Si vous vous intéressez aux solutions pour offrir un meilleur accès aux soins de santé, notamment à la classe moyenne, je vous dirais plutôt de regarder vers l’Indonésie mais aussi les Philippines et le Vietnam », analyse Hareesh Nair, directeur de Quadria Capital, l’une des principales sociétés de capital-investissement dans le domaine de la santé en Asie du Sud et du Sud-Est.

    Le Vietnam : miser sur les nouvelles technologies pour gagner la confiance des patients

    Il porte une attention particulière au Vietnam, en plein développement. « Le pays dépense facilement entre 2 et 3 milliards de dollars chaque années dans le tourisme médical. La population ne peut cependant par encore avoir accès à des diagnostics de haute qualité et ne peut pas faire complètement confiance aux médecins vietnamiens. C’est pour ça que la plupart des patients recherchent des soins de haute qualité ailleurs. »

    Il y a donc un potentiel intéressant sur ce marché, précise l’homme d’affaires. « La question est de savoir comment leur fournir des soins de haute qualité à l’intérieur du pays. Si des entreprises disposent des technologies suffisantes, elles pourraient éventuellement rendre possible le diagnostic à distance, à l’extérieur du Vietnam. Le résultat gagne en crédibilité lorsqu’il est établi ou confirmé par des médecins étrangers. »

    M. Nair en est convaincu, les nouvelles technologies pourraient aider la population à avoir davantage confiance en leur système médical. « La plupart des patients dans les pays comme le Vietnam pensent qu’ils peuvent se contenter de médicaments pour guérir. Dès qu’on leur parle de traitements lourds, d’implants ou d’opérations, ils ont peur. Cette méfiance contribue au manque d’expérience des médecins en ce qui concerne ce genre d’interventions. Ce problème doit être résolu à court ou à moyen terme pour améliorer le niveau du système de santé local. »

    M. Nair pense que des sociétés privés pourraient, en lien avec le gouvernement, tenter de développer des produits pour faire connaître aux patients ces nouveaux dispositifs et les rendre accessibles à moindre coût.

  • Dépendance et maintien à domicile : les recommandations de la Cour des comptes

    « Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie : une organisation à améliorer, des aides à mieux cibler », tel est le titre du rapport publié le 12 juillet 2016 par la Cour des comptes.

    Des besoins mal connus

    La Cour des comptes constate dans le premier chapitre de son rapport que la connaissance des parcours des personnes âgées dépendantes est imprécise, et qu’il existe des disparités locales dans l’offre de services qui leur est destinée : « la programmation de l’offre ne garantit pas une bonne adaptation des prises en charge et ne met pas à disposition des personnes âgées des services équivalents sur l’ensemble du territoire ».

    Une coordination insuffisante

    Le deuxième chapitre porte sur la coordination des prises en charge proposées aux personnes âgées dépendantes. La Cour des comptes remarque la diversité des parcours selon le point d’entrée de la personne dans le système (établissement sanitaire ou services sociaux) et le cloisonnement entre les acteurs : « il serait donc nécessaire de mieux définir au niveau national les conditions opérationnelles de coordination, pour l’ensemble du territoire, entre les médecins et les autres acteurs de la prise en charge de la dépendance ».

    Améliorer et recentrer les politiques publiques

    Pour la Cour des comptes, « à l’échelon national, une approche plus transversale du pilotage doit être mise en œuvre ». Elle souhaite également une meilleure visibilité sur le coût de la politique de maintien à domicile des personnes âgées dépendantes, et propose de recentrer les aides en fonction des ressources.

  • Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie (Cour des comptes)

    Rapport de la Cour des Comptes du 12 juillet 2016 : « Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie : une organisation à améliorer, des aides à mieux cibler »

  • Asie : un accord entre Philips et Singapour pour soutenir les entreprises spécialisées en e-santé

    Aider les entreprises spécialisées dans l’e-santé à se développer au sein du pays et plus largement dans l’Asie du Sud-Est, c’est l’objet de l’accord signé en janvier 2016 entre la filiale dédiée à la santé du géant Philips (Royal Philips ou Philips healthcare) et l’EDB, l’organisme gouvernemental dédié au développement économique de Singapour.

    Six mois après la signature du protocole d’entente, le groupe néerlandais revient pour H&TI sur ce vaste projet en trois temps :

    1. les objectifs de l’accord entre Royal Philips et l’EDBI ;
    2. l’avancée du programme ;
    3. le choix stratégique d’une implantation à Singapour.

    Les objectifs du partenariat entre Philips et l’EDBI

    1. L’objectif premier du partenariat est de « construire un solide écosystème autour de la santé numérique qui répondra aux besoins d’une population croissante et vieillissante à Singapour mais aussi en Asie », explique à H&TI un porte-parole de la branche Asie-Pacifique du groupe Philips.

    Comment ? En investissant dans des entreprises spécialisées en santé numérique ayant un fort potentiel, en particulier au niveau de la gestion de la santé de la population. Il s’agit de sociétés provenant du monde entier et souhaitant percer sur le marché asiatique via Singapour.

    2. « Un autre objectif clé de cette union est d’alimenter la croissance des entreprises les plus prometteuses en santé numérique en leur permettant de bénéficier de nos services d’experts, de consulter nos solutions en termes de soins et d’accéder à notre vaste réseau mondial », ajoute Philips.

    Ce plan d’action a deux avantages :

    • développer la main-d’œuvre de Singapour afin de conforter la position de leader du pays en tant que principal centre médical d’Asie ;
    • se rapprocher du but de Philips à moyen terme : améliorer les conditions de vie de trois milliards de personnes par an d’ici 2025.

    Philips croit au potentiel du marché de l’e-santé

    « Philips participe activement à l’innovation du secteur de la santé en établissant des relations étroites avec des partenaires académiques et industriels, insiste le porte-parole du groupe. Nous pensons qu’il existe de grandes possibilités dans le domaine de la santé numérique. La hausse du coûts des soins, le vieillissement rapide de la population et le nombre croissant de maladies chroniques ont poussé l’industrie de la santé à s’orienter vers des systèmes intégrés et des business modèles centrés sur les besoins des consommateurs. »

    Les entreprises retenues pour le programme encore inconnues

    Les deux partenaires n’ont pas encore communiqué sur leurs projets actuels. « Le délai prévu par notre accord est de trois ans. Les entreprises d’e-santé les plus intéressantes sont actuellement évaluées au cas par cas », précise Philips.

    Le groupe néerlandais et l’EDBI ont « conjointement décidé d’investir sur les capacités qu’ont les entreprises en e-santé à innover dans le secteur de la télésanté et de la télésurveillance, mais aussi dans la santé informatique et l’ensemble des technologies répondant aux défis identifiés en Asie dans le domaine de la santé ».

    Les big data au cœur du programme

    Les entreprises retenues utiliseront la plateforme numérique HealthSuite de Philips, un site sécurisé basé sur le cloud qui recueille et analyse les données de santé à partir de plusieurs appareils. Ces derniers seront en mesure de développer des applications permettant d’améliorer et d’alimenter la plateforme.

    Singapour : un site de référence dans le domaine de la santé

    L’accord avec l’EDBI va permettre aux entreprises en e-santé, locales et étrangères, de s’implanter à Singapour et de tirer parti de l’infrastructure de pointe du pays ainsi que de sa politique pro-business pour s’étendre au-delà de la cité-État, notamment sur des marchés émergents comme l’Indonésie ou la Thaïlande.

  • Philips and Singapore (EDBI) : a partnership to support digital health companies in Asia

    In January 2016, Royal Philips (or Philips healthcare) and EDBI, the corporate investment arm of the Singapore Economic Development Board (EDB) have signed a Memorandum of Understanding (MoU).

    The purpose of this partnership is to jointly invest in high-potential digital health companies that want to break into the Singapore market and, eventually, in the Asian market.

    Six month after signing the MoU, the Dutch group says more to H&TI about this huge project. This talk is divided into tree parts :

    1.the objectives of the agreement between Philips and EDBI;
    2.the progress of the program;
    3.the strategic choice to set up in Singapore.

    The objectives of the partnership between Philips and EDBI

    1.The main objective is “to build a robust digital health ecosystem that will serve the needs of a growing and aging population in Singapore and Asia,” a spokesman for Philips in ASEAN Pacific said to H&TI.

    How? By investing in select promising e-health companies, especially in Population Health Management (PHM). These are companies from around the world “seeking to break into the Asian market through Singapore”.

    2.“Another key objective of this partnership is to fuel the growth of innovative digital health companies by enabling access to Philips experts, our ecosystem of healthcare solutions and our extensive global network,” Philips said.

    These goals will help:

    • to develop Singapore’s workforce in order to strengthen the country’s leading position as the main Asian medical hub;Philips approach the goal of medium-term: to improve the lives of three million people a year by 2025.

    • to bring Philips closer to its medium-term goal: “improving the lives of three billion people a year by 2025”.

    Philips believes in the e-health market potential

    “Philips actively participates in open innovation through relationships with academic and industrial partners and we believe that there are major opportunities in the digital health space, Philips spokesman said. The rising cost of care, rapidly aging population and increasing number of chronic diseases have created more pressure for the healthcare industry to move towards integrated systems and value-based business models.”

    The companies selected for the Philips and EDBI program are still unknown

    The two partners have not spoken publici about their current projects yet. “The intended timeframe of this Memorandum of Understanding is three years and digital health companies are being evaluated on a case-by-case basis,” Philips said.

    The Dutch group and EDBI will jointly decide “on investments based on the digital health company’s ability to drive disruptive innovations in telehealth and telemonitoring, healthcare informatics, as well as technologies that address the healthcare challenges in Asia”.

    The importance of big data in the program

    The selected companies will use the Philips’ HealthSuite digital platform, a cloud-based secure website that collects and analyzes health data from different devices. These will be able to develop applications to enhance the platform.

    Singapore: a renowned health center

    Singapore is renowned for the high quality of its healthcare system. “Its forward looking ecosystem encourages co-innovation between healthcare providers, governments and other industry players.”

    The partnership with EDBI will also enable “foreign and local digital health companies to set up base in Singapore and leverage the country’s advanced infrastructure and pro-business policy to expand beyond Singapore and across the wider Asia region, including other markets like Indonesia and Thailand”.