Fonds

  • États-Unis : UnitedHealth veut concurrencer Amazon et Apple sur le marché de la health tech

    L’entreprise d’assurance maladie américaine UnitedHealth mettra l’accent en 2018 sur sa stratégie visant à concurrencer les géants de la health tech comme Amazon et Apple, a déclaré le nouveau P.-D.G. du groupe, David Wichmann, lors de la Journée des analystes organisée par la société fin novembre à New York.

    Domaine des soins : « un statu quo insatisfait »

    « On m’a demandé : « Qu’est-ce qui va être différent maintenant que vous êtes P.-D.G. ? » Ma réponse, courte, est que très peu de choses vont changer mais que tout va changer », a déclaré M. Wichmann, qui a succédé à Stephen Hemsley au poste de président-directeur général d’UnitedHealth, après avoir été le directeur financier de l’entreprise pendant cinq ans.

    Il précise que le groupe est « insatisfait du statu quo dans le domaine des soins ». Afin de s’imposer durablement sur un marché très concurrentiel, il envisage de concentrer ses efforts sur le déploiement de solutions innovantes dans le secteur.

    UnitedHealth veut rattraper son retard face à Amazon et Apple

    Interrogé sur la menace potentielle que représentent Amazon et d’autres géants de la technologie en train d’investir le marché des soins, comme Apple, Larry Renfro, directeur général de la divison « assurance » d’Optum, a déclaré que la société tentait de rattraper son retard sur le marché des start-up health tech.

    Développer l’apprentissage automatique pour améliorer les résultats des patients

    les dirigeants d’UnitedHealth ont présenté un certain nombre de programmes exploitant les données d’Optum et appliquant l’apprentissage automatique (machine learning) afin d’améliorer l’engagement et les résultats des patients avec les employeurs commerciaux et les affiliés à l’assurance Medicare.

    Lancement d’Optum Ventures pour financer des entreprises d’e-santé

    M. Renfro a également annoncé le lancement d’Optum Ventures lors de la réunion du groupe qui s’est tenue en novembre. La nouvelle entité prévoit d’investir 250 millions de dollars US (210 Mds €) pour financer des entreprises de santé numériques.

    Parmi les premières sociétés à être soutenues figurent :

    • Apervita, une plateforme d’analyse de données basée sur le cloud ;
    • SHYFT Analytics, une plateforme de recherche pharmaceutique basée sur le cloud ;
    • Mindstrong Health, une application smartphone qui utilise l’apprentissage automatique pour aider les patients à évaluer leurs troubles de santé mentale.

    UnitedHealth multiplie les acquisitions

    De plus, l’entreprise a récemment complété l’acquisition de l’unité de conseil du groupe Advisory Board (1,3 Mds USD ; 1,10 Md €), une société spécialisée dans la recherche et le conseil dans le domaine de la santé. En conséquence, UnitedHealth détient désormais une participation de 5,5 % dans la société d’informatique hospitalière Evolent Health, qui a récemment fusionné avec Advisory Board, ce qui en fait le principal actionnaire.

    Il s’agit de la troisième transaction réalisée cette année par le groupe allemand. Auparavant, UnitedHealth a conclu un accord de 2,3 milliards de dollars (1,9 Md €) avec Surgical Care Affiliates, l’un des plus grands fournisseurs des États-Unis dans le secteur de la chirurgie ambulatoire, et un deal de 2,8 milliards de dollars (2,4 Mds €) avec l’assureur chilien Banmedica.

    « Nous savons que nous pouvons être plus performants »

    Les acquisitions de UnitedHealth ont contribué à la croissance à deux chiffres des revenus du groupe au cours des dix dernières années.

    Le nouveau P.-D.G. de UnitedHealth ne semble pas s’inquiéter pour l’avenir de la société mais il a précisé aux investisseurs qu’il ne se reposera pas sur les lauriers de l’entreprise. « Nous savons que nous pouvons être plus performants, a déclaré David Wichmann. Nous sommes plus que prêts à intensifier notre jeu. »

  • Les 150 millions € débloqués au titre du coefficient prudentiel fâchent les établissements de santé

    L’annonce par la ministre des Solidarités et de la Santé du dégel de 150 millions d’euros à destination des établissements de santé au titre du coefficient prudentiel le 29 novembre 2017 a été mal reçue par les fédérations hospitalières (FHF, FHP et Fehap) qui réclament le dégel de la totalité des crédits mis en réserve au début de l’année 2017, à hauteur de 412 millions d’euros, selon la Fehap.

    Néanmoins, les fédérations saluent la décision de la ministre de repousser de deux ans les mesures de sanction prévues dans le cadre du contrat d’amélioration de la qualité et de l’efficience des soins (Caques).

    80 millions d’euros de sous-exécution de l’ONDAM de 2017 dirigés vers la ville

    Au cours de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale du 29 novembre 2017, la ministre avait précisé que le dégel valait pour l’ensemble des enveloppes hospitalières ayant contribué à l’effort global de mise en réserve, en en précisant la répartition:

    • 106 millions d’euros reversés aux établissements exerçant des activités de médecine, chirurgie et obstétrique ;
    • 44 millions reversés aux établissements exerçant des activités de psychiatrie, de soins de suite et de réadaptation.

    Les sommes citées étaient censées revenir aux établissements avant la fin du mois de décembre, selon la ministre.

    Cependant, les fédérations hospitalières (FHF, FHP et Fehap) désapprouvent cette décision qu’elles vivent comme une décision de défiance, notamment au vu de ce qu’elles considèrent comme une faveur accordée à la médecine de ville avec le transfert de 80 millions d’euros de sous-exécution de l’ONDAM.

    Sursis de deux ans des mesures de sanction liées au Caques salué

    L’ensemble des fédérations, Unicancer s’y ralliant, saluent la décision de la ministre d’accorder deux ans supplémentaires aux établissements de santé pour l’application des mesures du Caques et notamment les sanctions qui en émanent, en espérant que ce délai supplémentaire permettra de clarifier le dispositif en apportant de la cohérence dans sa gestion et mise en œuvre.

  • Télémédecine : Eovi Mcd Mutuelle prend acte de la décision du CNOM de porter plainte

    Eovi Mcd Mutuelle annonce, dans un communiqué du 17 novembre 2017, avoir pris acte « par voie de presse » du communiqué accusateur du CNOM (Conseil national de l’ordre des médecins) par lequel ce dernier condamnait la campagne publicitaire de la mutuelle concernant son offre de service de téléconsultation.

    La mutuelle avait gardé le silence pendant quelques jours après le communiqué du CNOM avant de se positionner.
    Elle signale qu’un simple courrier lui était parvenu de la part du CNOM afin de l’inviter à « circonscrire la publicité sur la mise à disposition gratuite d’un service de téléconsultation à ses seuls adhérents ».

    Elle insiste par ailleurs sur le fait que ce n’est pas le service proposé en soi qui est mis en cause, mais les modalités de promotion de ce service. Enfin, elle signifie opter pour la voie du dialogue en invitant les représentants du CNOM à une rencontre afin d’échanger sur le sujet.

  • EU eHealth Competition : 2 start up espagnoles, 1 irlandaise récompensées

    Santé mentale, pré-diagnostic et diabète, tels sont les 3 domaines d’activités des lauréats de la EU eHealth Competition annoncés le 4 mai 2017 à Barcelone. Les trois lauréats se partagent une aide financière de 1,1 million d’euros provenant des différents sponsors.

    Créée en 2012 par TICBioMed dans le but d’accompagner des PME dans le développement de leurs activités, d’améliorer leur visibilité et d’offrir des opportunités de partenariats, la EU e-Health Compétion, qui s’est déroulée à Barcelone, a annoncé, le 4 mai 2017 les trois meilleures solutions de cette année parmi une liste de 15 finalistes.

    La EU e-Health Competition

    Les critères de sélection des finalistes

    L’appel à projet, se terminant le 6 mars 2017, était ouvert aux start-up de toute l’Europe, de la Grande Bretagne à Israël. Le champ de la compétition concerne la e-santé, le bien-être et le diabète. Ainsi, étaient éligibles les TIC et m-santé mais les biotechs et les dispositifs médicaux en étaient exclus.

    Les critères de sélection étaient:

    • d’avoir un numéro de TVA,
    • d’être implantée en Europe (parmi les pays éligibles)
    • d’avoir moins de 150 employés 
    • d’avoir un chiffre d’affaires inférieur à 5 millions d’euros
    • de ne pas appartenir à un conglomérat ni être une filière d’une multinationale
    • de ne pas avoir déjà participé à la compétition

    L’édition 2017: arrivée de la catégorie diabète

    Dans les éditions précédentes, il y avait seulement deux catégories: les « champions » et les « promesses ». Ainsi, 10 start-up étaient en lice. En 2017, la catégorie « diabète » a apporté cinq entreprises supplémentaires. 

    Les trois lauréats de la compétition

    Les trois lauréats sont:

    • Catégorie Champion: SilverCloud Health, Irelande
    • Catégorie Promesse: MEDIKTOR, Espagne
    • Catégorie Diabète: MedicSen, Espagne

  • E-santé : Health&Tech analyse l’efficacité des stratégies et des structures régionales (Etude)

    Identifier les meilleurs accompagnements territoriaux proposés aux entreprises de la e-santé, localiser et caractériser les entreprises de la e-santé : tels sont les principaux objectifs de l’étude Ecosystèmes territoriaux d’innovation dans la e-santé, publiée le 15 mai 2017.
    Health&Tech Intelligence publie cette première étude en partenariat avec la Caisse des dépôts.

    La première étude Health&Tech s’appuie sur une enquête auprès des structures territoriales d’accompagnement des entreprises (pôles de compétitivité, clusters, agences de développement et de l’innovation), en charge de la mise en œuvre des stratégies locales en matière d’innovation et de développement économique. Elle a été complétée par des entretiens qualitatifs auprès d’entreprises de la e-santé localisées sur différents territoires, et positionnées sur différents segments de la e-santé : télémédecine, dispositifs médicaux, m-santé…

    L’étude apporte des données inédites sur la localisation et la typologie des entreprises de la e-santé, et analyse l’efficacité des politiques d’accompagnement des entreprises mises en place par les collectivités après la réforme territoriale, autour d’une triple analyse :

    • stratégies territoriales en matière de e-santé : cadre légal d’intervention des collectivités depuis la dernière réforme territoriale, dispositifs de financement des entreprises, rôle des différentes structures d’accompagnement, outils mis en place ;
    • tissu territorial des entreprises de la e-santé : localisation, typologie, segments de marché adressés, perspectives de développement ;
    • apports réciproques entre stratégies territoriales et stratégies d’entreprises : fertilisation croisée des écosystèmes de la santé et du numérique, insertion locale des entreprises et ouverture à l’international.

    Cette étude s’adresse aux acteurs économiques et institutionnels des territoires, aux agences régionales de santé, aux décideurs nationaux.

     85 pages, Editée le 15  mai 2017. Tarif préférentiel pour les lecteurs de H&TI de 500 €HT au lieu de 700 € HT via le lien suivant.

  • Otherwise, le disrupteur de l’assurance santé à l’assaut de l’assurance automobile avec la MAIF

    Otherwise, le courtier pionnier dans le domaine de la complémentaire santé communautaire et totalement digitalisée, créé en 2016, vient d’annoncer un partenariat avec la MAIF. Surfant sue la vague de l’innovation disruptive avec son modèle 100% digital et d’assurance collaborative, la start-up exploite pleinement les nouvelles technologies et notamment dans le domaine de la gestion des données pour croître, mais aussi se diversifier.
    En mai 2017, elle transpose son expérience de l’assurance santé en assurance automobile en collaboration avec la MAIF. L’objectif de l’union n’est pas de caractère financier, mais vise surtout une transformation du paysage de l’assurance avec l’élaboration de nouvelles offres.

    Stratégie de développement d’Otherwise

    Otherwise est spécialisé dans l’offre de complémentaire santé en ligne. Son modèle économique est celui de l’innovation disruptive. Il se repose complètement sur le digital et la constitution de communautés d’adhérents qui cotisent dans une cagnotte commune en mutualisant le risque. L’effet escompté est l’adoption de comportements responsables prévenant les risques et ayant un impact direct sur les dépenses. Pour les assurés, c’est la possibilité de récupérer jusqu’à 50% des cotisation versées, sous réserve que les prestations réglées aux adhérents le permettent.

    Un an après le lancement de son offre santé, Otherwise souhaite se diversifier et élaborer des offres pour un autre volet classique de l’assurance – l’automobile.

    La stratégie à court et moyen termes d’Otherwise est de développer une dizaine d’offres différentes répondant aux besoin différents.

    C’est pourquoi la start-up souhaite conclure des partenariats avec d’autres acteurs de l’assurance et adopte une démarche multi-partenaires. À long terme, un développement à l’international est visé.

    Les technologies et l’utilisation des données au service de la croissance

    La particularité de l’offre d’Otherwise, à caractère communautaire, nécessite une analyse des souscripteurs et de leurs habitudes et besoins afin de constituer au mieux les communautés.

    Cette opération devrait à terme s’appuyer sur le machine learning grâce auquel les données renseignées par les souscripteurs seront recoupées pour affecter les nouveaux adhérents à la communauté leur correspondant le mieux et en assurer l’animation afin d’optimiser la perspective du bonus collaboratif, c’est-à-dire la quote-part de la cagnotte communautaire reversée aux assurés faisant partie d’une communauté et qui en fin d’année n’aura pas été utilisée.

    Le modèle collaboratif au sein de la MAIF

    La MAIF est un acteur traditionnel, mais également porte-parole du collaboratif dans l’assurance et porteuse des valeurs de protection environnementale qu’elle assimile aux valeurs du modèle mutualiste.

    C’est dans l’optique du renouveau de l’écosystème que la MAIF soutien les start-up et les projets qui incarnent sa vision, car la société d’assurance mutuelle est convaincue de la pérennité du modèle collaboratif. Depuis 2015, elle a signe 17 partenariats avec des start-up de l’économie collaborative.

    La collaboration avec une start-up est fondée sur une expérience mutuellement bénéfique. Otherwise apporte une approche agile de l’économie collaborative ainsi qu’un projet créatif et la MAIF fait profiter la start-up de son expérience et de son positionnement dans le secteur.

  • Santé en Afrique : l’AFD finance le programme DEMSAN à hauteur de 10 millions d’euros

    Le projet DEMSAN, ou projet « démographie et santé sexuelle et de la reproduction » a été lancé dans les huit pays francophones de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Sénégal, Togo) grâce à un financement de l’Agence Française de Développement.

    Pour les trois prochaines années, le projet sera mené grâce au renforcement du rôle et de la mission de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) en matière de pilotage et de gestion des connaissances sur les questions démographiques et de santé sexuelle et reproductive.

    Il visera notamment au développement du numérique en santé.

    Oeuvrer pour la transition démographique en partenariat avec l’OOAS dans les huit pays francophones de la CEDEAO, tel est l’objectif de l’AFD en investissant dans le projet « démographie et santé sexuelle et de la reproduction ». 

    Le projet a trois objectifs principaux : 

    • assoir le rôle de l’OOAS sur les questions démographiques, de santé sexuelle et reproductive
    • renforcer le plaidoyer politique en faveur des droits et de la santé sexuelle et reproductive
    • favoriser l’émergence de la société civile dans ces domaines et renforcer les capacités des Etats membres en matière d’élaboration et de mise en œuvre, de suivi et évaluation des politiques et stratégies en faveur des droits humains et de la santé sexuelle et reproductive.

    Pour ce faire, le programme mettra en oeuvre un appui aux politiques de santé et de la reproduction, des travaux de recherche, le soutien aux initiatives de la société civile mais aussi le développement du numérique en santé. 

  • E-learning et télémédecine : l’AFD soutient l’amélioration de la qualité des soins à Kolda (Sénégal)

    L’Agence Française de Développement (AFD) finance le projet « Thiellal et Kissal » (en langue pulaar « santé et bien-être ») à hauteur de 700 millions de FCfa, soit 1,064 millions d’euros.
    Le projet implanté dans la ville de Kolda dans la région du Fouladou au Sénégal vise à améliorer la santé maternelle, infantile et néonatale, grâce à un programme d’e-learning et de télémédecine.

    Le projet lancé le 27 avril 2017 à Kolda devrait atteindre sa maturité l’année prochaine et s’achever d’ici trois ans. Il consiste à améliorer la santé de la mère et des enfants en intervenant dans toutes les étapes du parcours de soin, par l’intégration d’un dispositif d’e-santé et de télémédecine. Le projet est  mis en oeuvre par AMREF et Handicap International

    Le programme consiste à :

    • former les professionnels de santé par des outils de e-learning
    • apporter un appui aux diagnostics et à la prise en charge par des outils de télémédecine 

    Le projet met également en place des applications mobiles, afin de pouvoir recenser les femmes enceintes et de les intégrer dans le dispositif pour les suivre et leur offrir les meilleures conditions possibles pour l’accouchement. 

  • Silver économie : la Carsat Centre-Val de Loire finance 10 projets innovants

    En octobre 2016, la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) de Loire avait lancé un appel à projets « silver économie » visant à soutenir financièrement les projets innovants en matière de mobilisation des nouvelles technologies et des innovations techniques au service du bien-vieillir en région Centre-Val de Loire.
    Dix projets ont été retenus par la Carsat en avril 2017 et les initiatives qui ont remporté le plus de fonds portent principalement sur :
    – la prévention de la perte d’autonomie : maintien au domicile, détection de mouvement
    – la santé : nutrition, suivi médical ou coaching.

    Les 10 projets retenus rassemblent des acteurs publics, comme les universités, les associations ou les mutualités et des start-up qui ont reçu une aide financière allant de 4 000 à 77 419 €.

    En revanche, certains projets essentiellement portés par des start-up se sont vu allouer 100 000 € chacun. Voici les trois projets.

    Financements pour la prévention de la perte d’autonomie

    • Telegrafik, une start-up de Toulouse a présenté son projet « Prevent-Me » reposant sur l’installation à domicile de la personne de détecteurs de mouvements (quatre dans les pièces de vie et un à la porte d’entrée) et d’une application mobile permettant l’information des aidants. Le service est couplé avec l’intervention des structures ADMR (association d’aide à domicile) d’Indre-et-Loire et du Loiret et d’associations œuvrant à la prévention de l’autonomie.
    • Le laboratoire Prisme de l’Université d’Orléans a proposé son projet « Senso’Place » qui permet de favoriser le bien-vieillir des seniors par l’adaptation du lieu de vie avec l’utilisation de technologies innovantes, non invasives qui préviennent la perte d’autonomie. Le projet vise la conception d’un algorithme optimisant le nombre de capteurs nécessaires ainsi que leur placement, et de caractériser les habitudes de vie des personnes et leurs évolutions à court ou moyen terme, afin de prévenir la perte d’autonomie.

    Une plateforme numérique et objets connectés pour un éventail de services adaptés aux besoins des personnes âgés

    • La start-up orléanaise, Ipisanté, a imaginé un boîtier média connecté à Internet, nommé le Majord’homme et des capteurs Bluetooth.

    Elle propose un panel de services de santé sur l’écran de télévision dans les domaines suivants: coaching, confort de vie et sécurité.

  • E-santé : Singapour attire les investisseurs et multiplie les partenariats à l’international

    Health&Tech Intelligence dresse un panorama des investissements et accords les plus récents établis sur le marché de l’e-santé à Singapour.

    L’attractivité de la cité-État se renforce depuis quelques années non seulement parce que le pays est une porte d’entrée intéressante vers les marchés de l’Asie du Sud-Est mais aussi en raison de sa capacité à conduire des projets publics-privés innovants et dans des standards répondant aux exigences des entreprises internationales et de leur politique de santé publique.

    E-santé : pourquoi le marché de Singapour est-il attractif ?

    Dans la région APAC, Singapour attire les acteurs de la santé numérique pour sa fiabilité et son positionnement stratégique au cœur de la zone Pacifique. Exemple le plus récent : le partenariat annoncé en janvier 2016 entre la branche e-santé de Philips et l’agence gouvernementale en charge du développement économique de la cité-État, l’EDB. Objectif : aider les petites et moyennes entreprises centrées sur la santé numérique à se développer dans la région.

    En 2016, les Dr. Eddy Lee et Kevin Yap, experts en e-santé, exposaient à H&TI les raisons pour lesquelles la « little red dot » était si attractive sur le marché.

    Selon leur point de vue, la cité-État serait attractive pour les entrepreneurs internationaux essentiellement pour deux raisons :

    • il s’agit d’un marché ouvert sur l’Asie du Sud-Est ;
    • elle impose des règles strictes pour gagner la confiance des entreprises mondiales.

    Les derniers projets health tech soutenus par l’EDB

    Zuellig Pharma investit 40m€ dans un 1er centre d’innovation de santé

    Le fournisseur de services de santé singapourien Zuellig Pharma a inauguré le 5 avril 2017 son premier centre d’innovation au sein de la cité-État, Zuellig Health Solutions (ZHS). Il prévoit d’y investir plus de 50 millions de SGD (36,7 M €) au cours des cinq prochaines années.

    L’établissement a été lancé avec le soutien de l’EDB. Jusqu’à présent, la société a dépensé près de 15 millions de SGD (10 M €) pour mettre en place son installation.

    Holmusk collabore avec le National Heart Centre Singapore pour mieux gérer les maladies cardiaques via l’analyse de données

    Début avril 2017, Holmusk, une entreprise singapourienne d’e-santé et d’analyse de données, a annoncé sa future collaboration avec le National Heart Centre Singapore (NHCS) pour améliorer les soins dans le domaine de l’insuffisance cardiaque et de la maladie coronarienne en utilisant un système d’analyse de big data.

    Ce partenariat de trois ans vise à mettre au point de meilleurs modèles prédictifs pouvant être validés pour une utilisation dans le traitement et la prévention des maladies cardiovasculaires au sein de la cité-État.

    Soutenu par l’EDB, Holmusk travaillera conjointement jusqu’en 2019 avec le NHCS pour étudier les informations agrégées par la Singapore Cardiac Longitudinal Outcomes Database (SingCLOUD), soit la base de données d’une étude longitudinale portant sur la santé cardiaque de la population singapourienne.

    Diabète : Livongo lève 52,5 millions de dollars (48,8M€)

    L’entreprise californienne Livongo, spécialisée dans les solutions numériques de suivi du diabète, a finalisé une levée de fonds de 52,5 millions de dollars (48,8 M €) auprès de plusieurs investisseurs le 16 mars 2017.

    Proposant actuellement un accompagnement des patients diabétiques aux États-Unis (glucomètre connecté et plateforme de suivi personnalisé), Livongo indique que cet investissement vise à étendre ses services à d’autres maladies chroniques liées au diabètes, telles que l’hypertension artérielle ou l’hypercholestérolémie. L’entreprise a également l’ambition de pénétrer de nouveaux marchés à l’international.

    La levée de fonds a été menée par General Catalyst et l’investisseur international Kinnevik. À ces entreprises s’ajoutent l’EDBI (Singapour), American Investment Holdings LLC et Microsoft Ventures.

    Il s’agit de la troisième levée de fonds de Livongo. La société avait déjà levé 33 millions de dollars (30,6 M €) et 44,5 millions (41,3 M €) en 2016 auprès de Kleiner Perkins ou encore le fonds d’investissement du laboratoire pharmaceutique Merck.

    Philips et l’EDBI : un accord pour développer l’e-santé à Singapour

    Un accord entre Philips et Singapour pour soutenir les entreprises spécialisées en e-santé

    Aider les entreprises spécialisées dans l’e-santé à se développer au sein du pays et plus largement dans l’Asie du Sud-Est, c’est l’objet du protocole d’entente signé en janvier 2016 entre la filiale dédiée à la santé du géant Philips (Royal Philips ou Philips healthcare) et l’EDB, l’organisme gouvernemental dédié au développement économique de Singapour.

    En juillet 2016, le groupe néerlandais avait exposé à H&TI l’intérêt de ce vaste projet.

    • L’objectif premier du partenariat est de « construire un solide écosystème autour de la santé numérique qui répondra aux besoins d’une population croissante et vieillissante à Singapour mais aussi en Asie », expliquait un porte-parole de la branche Asie-Pacifique du groupe Philips.
    • « Un autre objectif clé de cette union est d’alimenter la croissance des entreprises les plus prometteuses en santé numérique en leur permettant de bénéficier de nos services d’experts, de consulter nos solutions en termes de soins et d’accéder à notre vaste réseau mondial. »

    Singapour et Philips co-investissent dans des sociétés de santé numérique à fort potentiel

    L’EDBI, organe d’investissement de l’Office de développement économique de Singapour, et Royal Philips ont annoncé le 6 mars 2017 qu’ils étaient en train de co-investir dans des sociétés de santé numérique prometteuses.

    Le groupe ConnexionsAsia (CXA), qui possède une plateforme dédiée au bien-être et aux avantages sociaux en Asie, est la première de ces entreprises numériques innovantes à être soutenue par les deux partenaires.

    Ce projet est déployé en conformité avec l’objectif de Singapour : renforcer sa position de premier pôle de santé numérique en Asie.

    Philips ouvre un « Health Continuum Space » pour centraliser les innovations health tech

    Le 19 janvier 2017, Royal Philips (Philips healthcare) a lancé à Singapour un centre d’innovation – le Health Continuum Space -, conçu pour centraliser les innovations technologiques dans le domaine de la santé au sein de la cité-État et, à terme, co-créer de nouveaux espaces de santé en ligne avec les besoins futurs de l’industrie.

    Le principe : regrouper divers environnement médicaux, de l’ambulance au domicile du patient en passant par la chambre d’hospitalisation. Le but est de mieux répondre aux besoins des patients en prenant en compte l’importance du rôle joué par l’environnement familial, le tout grâce à l’utilisation de solutions health tech innovantes produites par Philips.

    Les partenariats entre le secteur public et le secteur privé se développent

    Gestion des soins : Deloitte et l’Institut de santé mentale de Singapour créent un système prédictif

    Le Future Healthcare Centre of Excellence de Deloitte, basé à Singapour, a signé en avril 2017 un partenariat avec l’Institut de la santé mentale de la cité-État (Institute of Mental Health, IMH) afin de développer un modèle d’analyse prédictive pour améliorer la gestion des services de soins.

    Ce nouveau système va notamment aider les professionnels de la santé à suivre le comportement des patients pris en charge en ambulatoire afin de limiter le nombre de rendez-vous manqués grâce à des interventions plus ciblées.

    Maladies métaboliques : J&J fait émerger des solutions de pointe à Singapour

    Johnson & Johnson Innovation vient de lancer à Singapour un concours mondial visant à identifier des solutions high tech pour mieux soigner les maladies métaboliques, telles que le diabète et l’obésité.

    Pour ce projet, la société américaine – fournisseur de produits et de services dans le secteur des soins de santé – s’est associée à l’ETPL de l’Agency for Science, Technology and Research ou A*STAR (un important bureau de transfert de technologie) par le biais de son Centre de développement des diagnostics et de l’Alliance Singapour-MIT pour la recherche et la technologie (Singapore-MIT Alliance for Research and Technology, SMART).

    Silver eco : Bayer & l’université de Singapour s’unissent pour favoriser l’observance par l’e-santé

    Améliorer l’observance des traitements chez les personnes âgées atteintes de maladies chroniques, tel est l’objectif du partenariat annoncé fin décembre 2016 entre Bayer et NUS Enterprise, le pôle entrepreneurial de l’Université nationale de Singapour (NUS).

    Les deux organisations ont dévoilé le premier « GrantsApps Singapore », un projet de crowdsourcing qui vise à développer des solutions technologiques de santé innovantes à Singapour et dans toute l’Asie-Pacifique afin d’améliorer l’observance thérapeutique des personnes âgées, l’un des principaux challenges liés au vieillissement de la population dans la région ASEAN.

    L’IPAL-CNRS, un laboratoire franco-singapourien

    À l’origine, l’Image and Pervasive Access Laboratory (IPAL) est un projet de recherche amorcé en 1998 entre deux chercheurs, l’un de Grenoble et l’autre de la NUS. Après quelques années, le duo s’est transformé en équipe pluridisciplinaire et à partir de 2007, l’organisme est devenu une unité mixte internationale (UMI), un laboratoire officiel du CNRS.

    Mounir Mokhtari, directeur de l’IPAL-CNRS, et Fabien Clavier, chef de projet, sont revenus il y a quelques mois pour H&TI sur les principales solutions développées par le laboratoire franco-singapourien au sein duquel ils évoluent : City4Age et Pulse, deux programmes en phase de déploiement financés par l’Union européenne, axés sur la prévention à travers l’intégration de nouvelles technologies.

    « L’objectif est de développer des projets de recherche à Singapour en lien avec ce que les équipes réalisent en France pour établir une relation gagnant-gagnant entre les deux régions dans le domaine scientifique. L’idée c’est de rapprocher les peuples, les pratiques, les méthodes pour découvrir de nouvelles choses », synthétise M. Mokhtari.

    SingHealth et Medtronic créent un centre d’excellence pour le traitement du diabète

    SingHealth, l’un des plus grands groupe de santé de Singapour, a signé le 31 mai 2016 un partenariat avec Medtronic, une société irlandaise spécialisée en technologies médicales. Le but de cette alliance : concevoir un centre d’excellence pour le traitement du diabète en Asie du Sud-Est, où la maladie progresse.

    « Nous pensons que [cet établissement] va encourager l’industrie du secteur à participer activement au co-développement de nouvelles solutions dans le domaine de la santé à Singapour, [un dynamisme] qui sera bénéfique pour le pays mais aussi pour l’ensemble de la région », a affirmé Thien Kwee Eng, directeur général adjoint de l’EDB.

    Investissements : l’Europe et les États-Unis misent sur la cité-État

    Asie du Sud-Est : mClinica, application de collecte de données en officine lève 6,3m$

    La société Unitus Impact, basée dans la Silicon Valley, a conclu en février 2017 un tour de financement (série A) de 6,3 millions de dollars (5,98 M €) pour soutenir mClinica, une start-up d’e-santé fondée à Singapour.

    En pleine croissance dans le secteur de la health tech, mClinica prévoit d’investir pour développer ses opérations en Asie du Sud-Est, voire à une échelle mondiale.

    Le principe de l’application mobile élaborée par l’entreprise singapourienne : recueillir des données de santé pertinentes en Asie du Sud-Est en connectant sur une même plateforme les pharmacies afin d’aider les professionnels et les autorités de santé à mieux suivre l’évolution du marché.

    Galen Growth, catalyseur du marché de la health-tech en Asie

    Dans un entretien accordé fin 2016, l’investisseur international Julien de Salaberry, fondateur et P.-D.G. de The Propell Group, a partagé avec H&TI son expérience du marché de l’e-santé en Asie-Pacifique et notamment :

    • 1. le développement de Galen Growth Asia, une entreprise qu’il a fondée avec cinq confrères dans le but de faire mûrir les réflexions sur le secteur de la health tech en Asie ;
    • 2. les spécificités de l’investissement en Asie ;
    • 3. la complexité d’établir un business modèle durable.

    Un one-stop shop pour les start-up spécialisées en technologie médicale

    Un one-stop shop pour les start-up spécialisées en technologie médicale sera prochainement créé à Singapour. Révélé fin juin 2016, le projet est une collaboration entre le cabinet d’incubation singapourien ClearBridge Accelerator et la société de conseil anglaise Cambridge Consultants.

    Cambridge Consultants fournira des services relatifs au développement de produit et fera office de centre de recherche et de développement afin de transformer les idées des start-up en technologies commercialisables.

    ClearBridge Accelerator proposera un coaching délivré par des entrepreneurs chevronnés et des conseils sur les questions d’ordre stratégique, réglementaire et opérationnel mais aussi financier, du financement de série A à l’introduction en bourse.