Europe

  • Offre de soins : l’hôpital de Maubeuge projette d’ouvrir un cabinet médical en ville

    L’hôpital de Maubeuge prévoit d’ouvrir une maison médicale pour pallier à la pénurie de médecins généralistes sur son territoire, provoquant la colère des médecins libéraux de la ville, relayée par la Voix du Nord le 2 janvier 2017.

    Une offre de soins structurée, avec entre autres un pôle de santé, une SISA, et une permanence des soins opérationnelle a été mise en place par les médecins libéraux de Maubeuge et de ses environs.

    Le Centre hospitalier de Maubeuge prévoit l’ouverture d’un cabinet médical situé dans la commune limitrophe de Louvroil, afin d’y proposer des consultations de médecine générale, en prenant en charge la rémunération des médecins y exerçant.

    Médecin à Maubeuge, président du CSMF du département du Nord et également médecin coordonnateur de l’EHPAD public de Maubeuge, Pierre-Marie Coquet indique qu’ « il n’y a eu aucune concertation avec la médecine de ville dans cette affaire. C’est dans la presse régionale que j’ai découvert le projet. »

    Une réunion de concertation sera organisée par l’ARS des Hauts-de-Seine le 19 janvier 2017, en présence du directeur régional de l’offre de soins, du président de la CME, et du Dr Coquet, qui estime que « ce problème est plus politique que médical ».

  • Journée de l’Innovation en Santé à Narbonne le 2 mars 2017

    « L’innovation au service de l’amélioration des soins et de la gestion hospitalière », tel est le thème de la journée de l’Innovation en Santé qui aura lieu à Narbonne le 2 mars 2017 par la CCI d’Occitanie dans le cadre du comité stratégique régional de filière santé Occitanie.

    L’objectif de cet événement est de renforcer les collaborations entre les hôpitaux, les cliniques, les maisons de retraite et les entreprises fournisseurs de produits et services innovants.

    L’ARS présentera notamment son panorama du secteur de la santé en Occitanie.

    Objectifs

    • Faciliter la rencontre entre acheteurs et entreprises locales innovantes du secteur de la santé
    • Faire connaître ses projets de développement et de partenariat
    • Renforcer les collaborations entre structures hospitalières et entreprises fournisseurs de produits et services innovants

    Programme

    •  9h45  : Accueil des Participants
    • 10h30 : Panorama du secteur de la santé en Occitanie par l’ARS
    • 11h00 : Présentation des processus d’achats des donneurs d’ordres présents
    • 12h00 : Pause déjeuner
    • 13h00 : Rendez-vous professionnels (B2B) entre Acheteurs et Fournisseurs
    • 16h00 : Fin de la journée

    L’inscription est possible via le lien ci-contre : inscription Journée Innovation Santé

  • Inde : deux sociétés s’allient pour lutter contre le diabète grâce à l’intelligence artificielle

    La Société de recherche pour l’étude du diabète en Inde (RSSDI) a annoncé fin décembre 2016 un partenariat avec Wellthy Therapeutics, une entreprise indienne de thérapeutique numérique axée sur l’amélioration des soins du diabète grâce à l’IA.

    Ensemble, ils vont déployer au niveau national Wellthy Diabetes, un coach basé sur l’IA conçu pour les personnes diabétiques et un assistant clinique virtuel pour les médecins.

    C’est la première fois qu’un tel service pouvant être prescrite par les médecins aux patients est approuvé par la RSSDI.

    Une appli pour aider les médecins à offrir des soins plus personnalisés aux patients diabétiques

    La RSSDI et Wellthy Therapeutics vont travailler ensemble dans le but de développer des protocoles de soins et des guidelines pour améliorer le mode de vie des personnes atteintes du diabète en Inde et les encourager à adopter des comportements plus sains au quotidien (alimentation, activité physique…).

    Le but est aussi de permettre aux médecins de prendre des décisions sur un patient précis en temps réel.

    • Wellthy Therapeutics offrira l’application à tous les médecins membres de la RSSDI pour qu’ils puissent la prescrire à leurs patients. Le service sera personnalisé et adapté à la situation personnelle de la personne diabétique.
    • Les deux sociétés :
      • publieront conjointement des recherches sur les habitudes des patients atteints de diabète.
        Objectif : mieux comprendre le mode de vie des malades en créant la plus grande base de données d’Asie sur le comportement des patients diabétiques.
      • organiseront des ateliers en ligne et hors ligne afin d’aider les médecins à s’adapter aux nouveautés technologiques pour les encourager à offrir des soins en continu via des outils numériques.

    Depuis 1995, le nombre de personnes diabétiques à triplé en Inde

    Au cours des vingt dernières années, des milliards de dollars on été dépensés dans la recherche pharmaceutique et médicale, rappellent les deux partenaires. Cependant, durant cette même période, les niveaux moyens de sucre dans le sang ont stagné et le nombre de personnes diabétiques en Inde à triplé, passant de 20 millions en 1995 à plus de 70 millions en 2015.

    « À l’occasion de la 70e année de l’indépendance de l’Inde, nous nous engageons à aider 70 millions de diabétiques en leur permettant des soins continus 24h/24, a déclaré Abhishek Shah, co-fondateur et PDG de Wellthy Therapeutics, à l’occasion de l’annonce officielle du partenariat. En utilisant l’intelligence artificielle et les applications mobiles pour améliorer la pratique de la médecine, nous rendons possible la prescription d’une modification d’un mode de vie pour chaque patient et la prescription de soins quotidiens pour lutter contre le diabète à des prix abordables et accessibles à la grande majorité des Indiens. »

  • Asie du Sud-Est : un centre de séquençage de pointe va ouvrir à Singapour

    Un centre de séquençage du génome complet (WGS) va ouvrir à Singapour.

    À l’origine de cette création annoncée en décembre 2016, NovogeneAIT, une société réunissant :
    – le fournisseur de services génomiques chinois Novogene, qui utilise des technologies de pointe (NGS) ;
    – la société de biotechnologie singapourienne AITbiotech.

    Le WGS appuiera les projets de recherche publics et les initiatives de séquençage à grande échelle à Singapour et plus largement en Asie du Sud-Est.

    WGS : soutenir les projets de recherche et encourager les initiatives de séquençage en Asie

    Ce nouveau centre de séquençage du génome complet sera basé à Biopolic, un centre international de recherche et de développement singapourien.

    • Il fournira le séquençage complet du génome Illumina HiSeq X et l’analyse bio-informatique d’échantillons humains, végétaux et animaux pour les chercheurs spécialisés dans le domaine biomédical et agricole.
      Le principal objectif sera de soutenir des projets de recherche publics et d’encourager les initiatives de séquençage ambitieuses au sein de la cité-État et dans les pays alentours.
    • Par ailleurs, NovogeneAIT collaborera avec l’Institut du génome de Singapour (SIG). Objectif : développer de nouvelles applications de séquençage nouvelle génération, comme les solutions liées au séquençage complet du génome pour améliorer le diagnostic et le traitement stratifié du cancer.

    Faciliter l’accès à des technologies NGS de haute qualité en Asie du Sud-Est « pour rester concurrentiels »

    Le Pr. Ng Huck Hui, directeur exécutif du SIG, se félicite de ce partenariat entre secteur public et secteur privé. « [Il] se révélera très bénéfique car il tire parti des forces des deux entités pour faire progresser la science génomique et la médecine à Singapour. [Il facilitera aussi la création] d’entreprises de biotechnologie locales. »

    Le projet est également salué par les stakeholders du secteur d’autres pays d’Asie. « Les chercheurs d’Asie du Sud-Est ont besoin d’un accès à des technologies NGS de haute qualité à faible coût pour rester concurrentiels face aux initiatives mondiales dans le domaine de la médecine de précision », a déclaré en réaction à l’annonce du projet le Dr Ramprasad, directeur de MedGenome (Inde), fournisseur de services basés sur des recherches génomiques internationales.

  • 10e conférence internationale sur les technologies et traitements innovants du diabète à Paris

    La 10e conférence internationale sur les technologies et traitements innovants pour le diabète (ATTD) aura lieu du 15 au 18 février 2017 au Palais des Congrès à Paris.

    A cette occasion seront présentées les dernières avancées technologiques et scientifiques en termes de pompe à insuline, capteurs de glucose, dispositifs de prévention diabétique, pancréas artificiel, traitement de l’obésité.

    Le programme est consultable via le lien ci-contre : ATTD programme

    L’inscription (payante) est possible via le lien ci-contre : inscription ATTD

  • Le groupe hospitalier Sud Ile de France établissement support du GHT 77 Sud

    Le groupe hospitalier Sud Ile de France, né de la fusion des centres hospitaliers de Melun et Brie-Comte-Robert au 1er janvier 2017, a été désigné établissement support du GHT 77 Sud le 27 décembre 2016.

    Ce GHT regroupe également les hôpitaux de Fontainebleau, Montereau, et Nemours.

  • Conseil stratégique du numérique en santé : installation prévue le 24 janvier 2017

    Le conseil stratégique du numérique en santé sera installé le 24 janvier 2017, selon des informations recueillies par Health&Tech Intelligence.

    Il comprendra 44 membres, représentant les professionnels et établissements de santé, les patients, les industriels, les administrations et opérateurs, la filière académique, et des personnalités qualifiées.

    Il devrait être présidé par la DSISS.

    La création du conseil stratégique du numérique en santé a été annoncée par Marisol Touraine, ministre de la Santé, dans le cadre de la présentation de la stratégie e-santé 2020 en juillet 2016.

    Les organismes faisant partie du conseil stratégique du numérique en santé sont les suivants :

    Professionnels et établissements de santé

    • Conseil national de l’ordre des médecins
    • Conseil national de l’ordre des pharmaciens
    • Conseil national de l’ordre des sages-femmes
    • Conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes
    • Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes
    • Conseil national de l’ordre des pédicures-podologues
    • Conseil national de l’ordre des infirmiers
    • Fédération Hospitalière de France
    • Fédération de l’Hospitalisation Privée
    • Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne privés non lucratifs
    • Fédération Nationale des Etablissements d’Hospitalisation A Domicile
    • UNICANCER

    Patients

    • CISS (2 représentants)
    • Conférence nationale de santé

    Industriels

    • FEIMA
    • France e-health tech
    • LEEM
    • LESISS
    • SNITEM
    • Syntec numérique

    Administrateurs et opérateurs

    • DSISS
    • Délégué ministériel à l’innovation
    • Déléguée au service public d’information en Santé
    • Asip Santé
    • Direction générale de l’offre de soins
    • Direction générale de la Santé
    • Direction générale de la cohésion sociale
    • Direction de la Sécurité sociale
    • DREES
    • Direction générale des entreprises
    • ARS (1 représentant)
    • CNAM
    • CNSA
    • Santé publique France
    • ANSM
    • HAS

    Filière académique

    • Aviesan
    • Conférence des doyens des facultés de médecine
    • Fédération des spécialités médicales

    Personnalités qualifiées

    • Président du conseil national du Numérique
    • Président du CATEL
    • Président de la Société française de télémédecine
    • Président de l’association française d’informatique médicale

  • GHT : les Hospices civils de Beaune obtiennent gain de cause

    L’ARS Bourgogne Franche-Comté a validé dans une lettre datée du 27 décembre 2016 la constitution d’un GHT autour des Hospices civils de Beaune. Il comprendra également les Ehpad de Saint-Jean-de-Losne, Nolay, Labergement-lès-Seurre et Bligny-sur-Ouche.

    Les Hospices civils de Beaune avaient refusé d’être inclus dans un GHT autour du CHU de Dijon. L’ARS avait alors donné au président du conseil d’administration de l’hôpital et aux instances dirigeantes un délai de six mois pour présenter un projet alternatif.

    « Nous avons sauvé les Hospices de Beaune », a indiqué Alain Suguenot, député-maire de Beaune.

  • Conférence internationale Medetel e-santé & télémédecine du 5 au 7 avril 2017 au Luxembourg

    La conférence internationale Medetel, événement e-santé et télémédecine, aura lieu du 5 au 7 avril 2017 au Luxembourg.

    Conférences, ateliers et expositions se tiendront notamment autour du thème des outils digitaux appliqués à l’oncologie (intelligence artificielle).

    Cet événement est organisé par l’agence e-santé du Luxembourg.

    Programme et inscription sont disponibles via le lien ci-contre : Medetel

  • Évaluation des dispositifs médicaux : l’intérêt du patient prime sur la nouveauté (Pr Vicaut, AP-HP)

    Le Pr Eric Vicaut, spécialiste de l’évaluation et directeur du CEDM (Centre d’évaluation du dispositif médical, AP-HP), a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence sur les enjeux scientifiques et économiques de l’évaluation des dispositifs médicaux.

    Auteur en 2011 d’un rapport sur l’évaluation des dispositifs médicaux dans le cadre des Assises du Médicament, Eric Vicaut plaide pour une réflexion globale sur ce sujet souvent brouillé par une vision technique qui accorde trop de place à l’innovation en tant que telle. Il se dit par ailleurs favorable à une élargissement des critères de l’évaluation.

    Quelles sont les particularités de l’évaluation des dispositifs médicaux ?

    Les dispositifs médicaux présentent une différence majeure par rapport aux médicaments : il n’est pas toujours possible d’appliquer le gold standard, à savoir l’essai clinique randomisé en double aveugle. Il faut donc essayer de s’en approcher le plus possible, ce qui n’est pas toujours aisé.

    L’évaluation doit-elle être toujours la même quel que soit le type de dispositif médical ?

    Il faut distinguer innovation de rupture et innovation incrémentale en matière d’évaluation. L’innovation de rupture doit être abordée selon le triptyque suivant :

    • l’identification de l’innovation de rupture ;
    • le soutien à l’ensemble des acteurs afin qu’elle puisse être rapidement mise à disposition des patients ;
    • l’exigence de rigueur méthodologique dans son évaluation.

    L’innovation incrémentale, quant à elle, n’a pas nécessairement vocation à être évaluée au même niveau.

    Comment concilier aspect économique et intérêt des patients dans l’évaluation ?

    La pierre angulaire de l’évaluation doit être l’intérêt des patients. Elle doit déterminer si le dispositif médical apporte réellement un progrès thérapeutique. Les caractéristiques des entreprises qui soumettent un dispositif médical à évaluation n’importent pas aux patients : elles ne doivent pas jouer dans l’évaluation, ni les dispenser d’apporter la preuve de l’intérêt thérapeutique.

    Les entreprises du secteur se plaignent de la lenteur de l’évaluation et de ses répercussions sur elles. Que peut-on faire pour améliorer cela ?

    Il est vrai que l’évaluation est très difficile pour certaines entreprises. Les aider à accéder à la démonstration de l’intérêt de leur produit relève de la politique industrielle, qui devrait être portée conjointement par les ministères de la Santé et de l’Industrie.

    Ainsi, si les start-up sont aidées aux stades de la preuve de concept et du prototypage, elles se retrouvent ensuite dans le désert, avec un coût élevé des études cliniques. Cela ne signifie pas qu’il faut baisser les exigences en matière d’évaluation, mais plutôt qu’il faut les aider à ce stade.

    Cela passe notamment par l’élaboration d’un corps de doctrine stable en matière d’évaluation afin que les industriels sachent ce qui va leur être demandé.

    Il faut également aider les petites entreprises dans leur plan de développement. Par ignorance de l’ensemble du parcours, elles dépensent souvent beaucoup de temps et d’argent dans des études qui s’avèreront peu utiles. C’est dans cette perspective que nous avons créé le centre d’évaluation des dispositifs médicaux (CEDEM) à l’AP-HP. Nous y organisons des ateliers de formation pour les entreprises, et concluons actuellement un partenariat avec le Lab Santé Ile-de-France.

    Les initiatives qui permettent de mettre directement en contact les start-ups avec les cliniciens sont également intéressantes : elles leur donnent la possibilité de développer rapidement leurs produits et de nouer des partenariats scientifiques.

    N’y a-t-il pas un risque de brider l’innovation en la soumettant à une évaluation longue ?

    L’innovation n’a pas de valeur en soi. Ce dont les patients ont besoin, ce n’est pas de nouveaux dispositifs médicaux, mais de dispositifs médicaux efficaces. Par ailleurs, plus un produit représente un progrès, moins il faut de patients pour le démontrer.

    Le discours autour du dispositif médical est brouillé par une vision technique : l’amélioration technologique est pensée comme suffisante, alors que l’utilisation par les patients répond à une problématique plus large.

    Comment évaluer concrètement le progrès apporté par un dispositif médical ?

    Le paysage du dispositif médical est très grand, et peut introduire des changements dans les structures : la doctrine d’évaluation a besoin d’être élargie. Différents critères peuvent être retenus, relevant de la clinique, de la qualité de vie ou encore de l’organisation du système de soins. Il faut être ouvert sur ces critères, et démontrer le progrès apporté en fonction de ces critères.

    Il faut ensuite faire la distinction entre ce progrès et le prix auquel on est prêt à le valoriser, qui relève de la politique de santé. Il est absolument nécessaire de ne pas mélanger les deux : l’évaluation scientifique et médicale doit être indépendante de la question du niveau de prise en charge de l’innovation.

    Par ailleurs, tout progrès n’est pas destiné à être valorisé en tant que tel : un progrès peut apporter un avantage compétitif, et donc un gain de parts de marché.

    Le numérique nécessite-t-il une évaluation particulière ?

    Le numérique pose des questions techniques (sécurité des transmissions, qualité des données, etc.), qui doivent être évaluées dans le cadre d’un point de vue technologique, comme c’est le cas avec le marquage CE. Le progrès apporté doit pour sa part être évalué dans le cadre d’une organisation, notamment parce que les résultats de l’évaluation peuvent être contre-intuitifs et parce que la réplicabilité doit être prise en compte.

    Certaines entreprises préfèrent s’adresser directement aux patients plutôt que de passer sous les fourches caudines de l’évaluation. Qu’en pensez-vous ?

    Cela peut générer des inégalités, et relève d’un choix de société. Il faut faire de la pédagogie auprès des industriels, et proposer des méthodes acceptables pour le monde réglementaire. La définition de process d’évaluation clairs, comme c’est le cas aux États-Unis avec la FDA, est également un objectif.