Europe

  • Le SML adhère à la convention médicale et affiche comme priorité la télémédecine

    Le 6 janvier 2018, l’Assemblée générale du Syndicat des Médecins Libéraux (SML), revendiquant 8 000 adhérents, a voté une mention entérinant l’adhésion du syndicat à la convention médicale.

    Dans un communiqué du 10 janvier 2018, le Dr. Philippe Vermesch, président du SML, précise les « priorités conventionnelles immédiates » du syndicat, à savoir la compensation de la hausse de la CSG et la diffusion de la télémédecine via des dispositifs financiers incitatifs.

    Chronologie des faits 

    • Le 25 août 2016, MG France, la Fédération des médecins de France (FMF) et le Bloc acceptaient de signer la nouvelle convention médicale entérinant notamment la création de nouvelles consultations. La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) et le Syndicat des Médecins libéraux (SML) refusaient de la signer, au motif qu’elle créait « un déséquilibre inacceptable entre les médecins généralistes et les médecins spécialistes », comme le rappelait le communiqué du SML du 10 janvier 2018.  
    • Le 16 Décembre 2016, le Dr. Philippe Vermesch est élu à la tête du SML. Il a, au cours de l’année 2017, progressivement infléchi la position du syndicat en faveur d’une adhésion à la convention médicale.
    • A la rentrée 2017, le SML a présenté son projet pour la médecine libérale, intitulé « A la reconquête du libéral », contenant plus de 100 propositions. Certaines d’entre elles ont été reprises dans la Stratégie nationale de santé (SNS) présentée par le gouvernement le 20 décembre 2017, ce dont s’est félicité M. Vermesch dans un communiqué du 22 décembre.
    • Le 6 janvier 2018, l’Assemblée générale a adopté une mention entérinant l’adhésion du SML à la convention médicale, à 91,6% des voix exprimées. Dans un communiqué, M. Vermesch précise que le syndicat ne renie « rien des critiques qu’il avait formulées à l’égard de la convention médicale et de ses déséquilibres ».

    Les priorités conventionnelles du SML 

    Le syndicat a signé la convention pour peser de l’intérieur sur les futures négociations sur la compensation de la hausse de la CSG et sur la télémédecine, comme l’explique son Président : 

    « Le SML est un syndicat d’action. En rentrant dans la convention, où il sera un partenaire exigeant, il sera en situation d’agir et le démontrera rapidement sur les prochains dossiers, qu’il s’agisse de la négociation sur la télémédecine ou de l’avenant sur la compensation de la hausse de la CSG. Et aussi sur la négociation de l’ACIP, le déploiement des CPTS, la simplification de la ROSP, etc. »

    Le SML identifie les priorités suivantes pour les mois à venir : 

    • Cotisation sociale généralisée (CGS) : « Obtenir la compensation de la hausse de la CSG à l’euro près pour tous les médecins libéraux », de manière « pérenne » pour les « secteurs 1 et 2 ».
    • Télémédecine : « Construire une dispositif innovant pour inciter les médecins libéraux à déployer la télémédecine ». Le syndicat constate qu’il est « urgent » de recourir à la télémédecine, à la e-santé et à l’ensemble des outils connectés, précisant que les médecins « doivent être rémunérés pour cela ».
    • Outils numériques : Mettre en oeuvre son projet pour la médecine libérale, qui comporte les propositions suivantes :
      • équiper les médecins d’outils mobiles et de e-santé ;
      • offrir une formation médicale continue spécifique aux outils numériques ;
      • déployer les actes de téléconsultation, télé-expertise, télésurveillance ;
      • élaborer une rémunération à l’acte de la médecine « réellement incitative ».
  • « L’IA libère du temps pour mieux s’occuper des patients » (Chris Streather, Royal Free Hospital)

    “Les applications peuvent aider à prévenir de nombreuses maladies », estime Chris Streather, Chief Executive Officer du London Royal Free Hospital. H&TI a rencontré ce néphrologue après son intervention au colloque Health&Tech For people, International conference on digital disruption, le 13 décembre 2017.

    Dans cette interview, le Dr. Streather nous parle des principaux projets dans le domaines des TIC de son groupe hospitalier et des avancées de l’App Streams, qu’il a développé en partenariat avec Google DeepMind. Sa position : oui, la collecte de données personnelles peut soulever certains problèmes éthiques ; pour autant la plus-value est réelle pour les patients et le système de santé en bénéficiera pleinement en terme de réduction des coûts. Il explique également à H&TI comment, selon lui, l’IA peut et va permettre aux médecins comme à l’ensemble du personnel soignant de dégager un temps précieux, qui pourra être utilisé à meilleur escient. « Une chose est sûre, cela ne déqualifie aucunement les professionnels de santé ! »

    Le Royal Free Hospital compte 10 000 salariés qui prennent en charge plus de 1,6 millions de patients chaque année au sein de trois établissements. Implanté au Nord de Londres, votre groupe est le 5e plus important en Angleterre. Comment se positionne-t-il vis-à-vis des nouvelles technologies ?

    Nous sommes des avant-gardistes au Royaume-Uni. Nous avons rejoint un projet pilote de Global Digital Exemplars (c’est-à-dire que nous pouvons servir de modèles aux autres hôpitaux en terme de d’utilisation des outils du numérique). Cela signifie que nous recevons des fonds de la part du gouvernement – cela ce compte en millions de Livres – afin de mettre en place et développer des innovations.

    Par exemple, nous allons ouvrir, mi-2018, un hôpital de jour qui sera totalement dématérialisé, c’est-à-dire que tous les papiers administratifs et médicaux seront informatisés. Nous serons ainsi le tout premier groupe du Royaume-Uni à atteindre le niveau 7 de l’échelle HIMMS (Healthcare Information and Management Systems Society), qui classe l’utilisation et l’adoption des technologies de l’information sanitaires. Notre objectif est de tirer d’autres établissements vers le haut, et que l’ensemble du système de santé se numérise…

    Nous avons aussi mis au point des « Clinical Pathways Group » qui permettent une uniformisation des soins dans nos différentes structures : un patient recevra le même traitement et suivra le même protocole de soins indépendamment de l’établissement du groupe dans lequel il est pris en charge. Pour cela, nous avons établi un partenariat avec Cerner pour repenser les parcours cliniques. Grâce à leur logiciel, nous serons à même de formaliser numériquement ces parcours dans le dossier électronique du patient. Ainsi, un malade qui consultera pour une pneumonie dans l’un de nos hôpitaux aura la garantie de recevoir le même traitement dans chacun de nos établissements. De même s’il consulte pour du sang dans les urines ou s’il vient se faire opérer de la vésicule biliaire. Auparavant ce n’était pas le cas : le patient pouvait avoir une prise en charge différente selon le médecin – son expérience et ses connaissances – qu’il consultait. 

    Le Royal Free Hospital a également développé l’App Streams avec Google Deepmind. Pouvez-vous nous en dire plus ? Il y a une controverse concernant l’utilisation des données personnelles ?

    Streams est une formidable innovation ! C’est une App qui propose un système d’alerte en cas de détérioration de l’état d’un patient hospitalisé. Je suis néphrologue de formation et, chaque jour, je constate ses bénéfices dans mon travail et celui de mes collaborateurs. L’App est capable de visualiser un nombre très important de résultats d’examens sanguins – en gros elle analyse ultra rapidement des données – 2 000 par jour. Ce qu’aucun médecin ne serait capable de faire. Au cours de cette analyse, Streams est capable d’identifier les signes avant-coureurs de maladies rénales. Attention, l’échantillon n’est dés-anonymisé – au sein de l’hôpital uniquement – qu’en cas d’alerte. Cette alerte est transmise au médecin référent du patient, qui peut alors adapter son traitement. Donc cette App peut vraiment prévenir les symptômes. Sur une journée « Test », elle a détecté 11 patients répartis sur nos trois hôpitaux qui avaient besoin d’une intervention rapide en raison de problèmes rénaux sévères pourtant ignorés. 

    Donc selon moi, c’est bon pour le patient et cela permet de réduire les coûts de prise en charge médicale puisque l’on agit avant même que la maladie se déclare.

    J’ajouterais qu’il y a en effet de nombreuses critiques quant à l’utilisation des données (en juillet 2017 la CNIL britannique a condamné le Royal free Hospital pour ne pas avoir informé les patients que leurs données seraient utilisées, ndlr). Nous sommes en cours de négociations avec le régulateur national.

    Et qu’en est-il des patients, comment réagissent-ils ? D’autant que le Royal Free compte aussi recueillir des données de santé plus générales ?

    Concernant Streams, je pense que les patients ne se rendent même pas compte de ce qu’il se passe. Ils voient leurs tests sanguins revenir avec des alertes – ou pas – et un expert s’occupe d’eux. C’est tout. Et l’argent économisé peut servir à d’autres fins, comme améliorer leur prise en charge…

    Oui, nous recueillons des données concernant la population de notre bassin. Avec un objectif précis : préparer des actions sur-mesure en amont, pour agir sur le terrain en matière d’éducation, de promotion de la santé ou de législation – mais ça nous laissons faire aux responsables politiques ! Selon moi, il est de plus en plus important de promouvoir un mode de vie sain pour que l’ensemble de la population soit en meilleure santé.

    En quoi est-ce du domaine de l’Intelligence artificielle ?

    Seules certains aspects le sont. Par exemple Streams est une Learning App.

    Par ailleurs, nous avons l’intention d’utiliser des ordinateurs capables de lire et d’analyser des radios et autres images médicales. En dermatologie par exemple, ces logiciels peuvent détecter des lésions cutanées à un stade très précoce.

    Lors du colloque Health&Tech For People, j’ai présenté des données tirées de mon expérience à HCA (Hospital Corporation of America), où j’ai travaillé. Là-bas, ils utilisent le machine learning de deux façons :

    • D’une part pour le diagnostic précoce des septicémies. Celles-ci peuvent être identifiés par la machine alors que les cliniciens n’en seraient pas capable sur le seule base de résultats d’analyse et de changements infimes dans les mesures physiologiques. Là encore, c’est un système apprenant : plus il analyse de données, plus il s’améliore ;
    • D’autre part, ils font de l’analyse textuelle de compte-rendus radiographiques. C’est une technologie qui a été développée au lendemain des attentats du 11 septembre afin de surveiller les échanges e-mail. Dans ce cas précis, on cherche dans les messages – des milliers de compte-rendus de radio du thorax – des mots-clefs qui vont permettre d’identifier des cancers du poumon. Un médecin ne serait pas à même de les déceler en regardant la radio. 

    En tant que praticien hospitalier vous-même – et en tant que directeur d’hôpital -, en quoi ces technologies changent-elles votre façon de travailler ?

    Elles permettent de dégager beaucoup de temps : ce temps précieux libéré va permettre aux professionnels de mieux s’occuper des patients lors des consultations. L’IA va les remplacer sur des tâches ingrates ou répétitives et ils vont pouvoir se consacrer pleinement à la prise de décisions. 

    Et il y a bien des choses à faire quand on voit le fardeau de plus en plus lourd que représentent les problèmes de santé ! L’IA ne va aucunement déqualifier les médecins !

    Enfin, des voix s’élèvent : on dit que les personnes avec des difficultés d’apprentissage et les personnes âgées ne pourront jamais s’accaparer ces nouvelles technologies et qu’elles seront de fait moins bien prises en charge. Et bien je crois au contraire que l’IA et le digital va leur être bénéfique : libérés de certaines tâches, les médecins et le personnel soignant pourra passer plus de temps à leurs côtés.  

    Qu’attendiez-vous du colloque Health&Tech For People, international summit on digital disruption ?

    Ce qui était important pour moi déjà c’était de diffuser les innovations du Royal Free Hospital. Je suis également venu à Paris pour apprendre des choses et c’est le cas. Certaines expérimentations menées dans des cliniques à l’étranger se rapprochent de ce que nous faisons nous en Angleterre – de ce fait nous pouvons certainement apprendre les uns des autres. Et, bien sûr, je suis aussi venu faire du réseautage ! Plus nous serons de professionnels à travailler sur ces sujets, plus les TIC prendront de l’ampleur dans le monde de la santé. »

  • IA, valeur du soin et données : congrès HIMSS Europe du 27 au 29 mai 2018 à Sitges en Espagne

    Le Congrès HIMSS a lieu du 27 au 29 mai 2018 dans la ville côtière de Sitges, en Espagne, au sud-ouest de Barcelone.

    Il réunira des acteurs clés du secteur de la e-santé : des directeurs d’hôpitaux, des médecins et personnel soignants, des dirigeants de start-ups et de PME et des responsables marketing de grands groupes.

    Les principaux thèmes des conférences sont la transformation numérique, la cybersécurité, l’interopérabilité, l’intelligence artificielle, la data, la télémédecine, la génomique.

    Les orateurs principaux sont :
    • Erik Gerritsen, Secrétaire Général au Ministère de la Santé, Pays-Bas
    • Indu Subaiya, Vice Presidente Executive de HIMSS/HEALTH 2.0, USA
    • Eugene Borukhovich, PDG Digital Health Incubation & Innovation BAYER, Allemagne
    • Jorge Gonzalez, Managing Director de TICBioMed, Espagne
    • Harold Wolf, president HIMSS, USA
    • Rachel Dunscombe, Chief Information Officer de la Salford Royal NHS Foundation Trust, Royaume-Uni.

    Le congrès met l’accent sur les questions suivantes :

    • comprendre la lenteur de l’évolution du secteur de la santé : comment sortir des pilotes, l’avancement lent de l’interopérabilité, l’accélération de la transformation numérique, etc ;
    • comment transformer les données en valeur : déverrouiller le pouvoir de l’IA, utiliser la technologie blockchain de façon personnalisée, la valeur du soin, le soin centré sur la patient, les technologies de médecine de précision et la promotion de la libre-circulation des données.

    Le détail du programme est disponible via ce lien.

    L’inscription, (payante) peut s’effectuer via ce lien.

  • L’AP-HP inaugure son Campus Picpus regroupant ses SI pour « réussir sa transformation numérique »

    Le Campus Picpus de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, ouvert en septembre 2017, a été inauguré lundi 18 décembre 2017 en présence notamment de Valérie Pécresse, Présidente de région île-de-France et Martin Hirsch, Directeur général de l’AP-HP.

    Le site réunit au 33 Boulevard de Picpus, à Paris XIIe, l’ensemble des personnels de la Direction des systèmes d’information de l’AP-HP ainsi que plusieurs structures et écoles de formation initiale et continue jusqu’alors éparpillées.

    Le regroupement des équipes et les nouveaux équipements informatiques conjugués à des pratiques pédagogiques innovantes ont pour objectif de favoriser la transformation numérique de l’AP-HP et d’accroître l’attractivité de son offre de formation.  

    2 000 personnes réunies dans le 12e arrondissement de Paris

    En 2013, l’AP-HPa décidé de réhabiliter le bâtiment principal de l’ancien hôpital Rothschild (15 000 m2) dont les activités de soin avaient été transférées en 2010. L’aménagement du Campus Picpus a été rendu possible grâce à un investissement de près de 40 millions d’euros de l’AP-HP.

    Il regroupe en un seul lieu une partie des écoles de formation et les équipes de la direction des systèmes d’information de l’AP-HP, ce qui représente plus de 2 000 personnes dont plus de 1 000 étudiants.

    Cette réhabilitation d’envergure marque la volonté de l’AP-HP d’accroître l’attractivité de son offre de formation et de réussir sa transformation numérique. En ce sens et pour fédérer le secteur de la formation autour de l’innovation pédagogique et du numérique, le Centre de la formation et du développement des compétences (CFDC) et la direction des ressources humaines de l’AP-HP ont créé, en 2016, un « pôle numérique de la formation » installé sur le Campus Picpus. Il propose et développe des solutions pour répondre à tous les besoins des professionnels de la formation : plateforme de formation en ligne (e-learning), serious game, MOOC.

    D’Orbis à la GAM, la DSI met en oeuvre 260 projets

    La Direction des systèmes d’information de l’AP-HP, qui est répartie sur les 6e et 7e étages du bâtiment, assure la mise en œuvre de plus de 260 projets, comme  :

    • le déploiement du dossier patient informatisé unique Orbis, qui se poursuit dans l’ensemble des hôpitaux. « L’identité unique» sera opérationnelle en juin 2018. Les autres outils (urgences, blocs, médicaments, etc.) se déploient progressivement ;
    • le projet de remplacement de Gilda par la GAM, outil de gestion administrative des patients qui est en phase pilote depuis l’automne 2017 dans les Hôpitaux universitaires Est Parisien. Son déploiement aura lieu entre 2018 et 2019 ;
    • le développement d’applications mobiles, la mise en place d’un entrepôt de données de santé, etc.

  • Australie : un accord vise à centrer davantage les solutions de santé numériques sur le patient

    L’Agence de la santé numérique australienne et le Consumers Health Forum of Australia (CHF) ont signé fin novembre 2017 un protocole d’accord pour garantir que les solutions de santé numériques développées en Australie soient centrées sur le patient.

    « [Ce] partenariat unique (…) permettra aux consommateurs de santé de bénéficier d’une voix réelle dans le développement des capacités de l’Australie en matière de santé numérique, a déclaré Leanne Wells, P.-D.G. du CHF, (source : Technologydecisions.com.au). (…) [Ce] MoU soutient l’effort national visant à promouvoir l’utilisation accrue du système My Health Record par les consommateurs et les soignants. »

    Encourager l’engagement des patients dans le système de santé

    Le but de cette alliance sera aussi de mettre en place un système d’e-santé sécurisé et d’encourager les innovations dans le secteur de la santé numérique afin de renforcer l’efficacité et la qualité des soins mais aussi l’accès aux services de santé dans l’optique d’améliorer les résultats des patients.

    Le document précise que les deux parties poursuivront leur objectif en encourageant et en soutenant :

    • l’engagement total, la participation et la responsabilisation des consommateurs dans le système de santé ;
    • les décisions médicales coordonnées basées sur le partage d’informations et de données pertinentes ;
    • l’amélioration des connaissances, de l’expérience du patient et des résultats en matière de santé grâce à un meilleur accès aux informations solides relatives à la santé du consommateur et à un meilleur contrôle de celles-ci ;
    • l’innovation dans le secteur des technologies de la e-santé afin d’offrir des services de soins plus efficaces.

    Sensibiliser aux avantages d’un avenir numérique sécurisé dans le domaine de la santé

    • L’Agence de la santé numérique australienne devra s’assurer que l’approche pédagogique visant à atteindre les objectifs annoncés soit à la fois personnalisable et durable. Elle devra également fournir un aperçu du projet et le matériel adéquat aux consommateurs et aux différentes organisations communautaires pour que les innovations souhaitées puissent être mises en place.
    • Le CHF devra quant à lui gérer la communication des différents projets auprès des organisations membres du CHF, du réseau CHF, du réseau de santé primaire et du secteur communautaire au sens large afin de « soutenir et d’encourager l’adoption significative du système My Health Record par les consommateurs et les organisations communautaires ». Il collaborera également avec l’agence australienne sur la mise en place des ressources pédagogiques, des événements et des activités visant à sensibiliser la population et l’industrie « aux avantages d’un avenir numérique sécurisé en matière de santé ainsi qu’aux avantages à tirer du système MyHR ».

    « My Health Record va transformer de manière significative le système de santé »

    Tim Kelsey, P.-D.G. de l’Agence de la santé numérique, a déclaré que l’engagement continu de l’agence envers les partenariats noués avec les consommateurs et la communauté est essentiel pour soutenir l’amélioration des résultats de santé pour tous les Australiens.

    « Avec le soutien du CHF et des autres parties prenantes, My Health Record va transformer de manière significative le système de santé, assure-t-il. Cela améliorera l’efficacité, la qualité et la prestation des soins [au sein du pays]. »

  • Australia: Agreement to More Patient-Centered Digital Health Solutions

    The Australian Digital Health Agency and Consumers Health Forum of Australia (CHF) signed a memorandum of understanding end-November 2017 to ensure that digital health solutions developed in Australia are consumer-centric.

    « [This] unique partnership (…) will ensure health consumers have a real voice in developing Australia’s digital health capability, » said Leanne Wells, CHF CEO (source: Technologydecisions.com.au). « [This] MoU supports the national effort to promote increased use of the My Health Record system by consumers and carers. »

    To encourage patient engagement in the healthcare system

    The purpose of this alliance will also be to set up a secure digital health system and encourage digitally enabled healthcare innovation to advance the efficiency, quality and delivery of healthcare in Australia in order to improve health outcomes of consumers.

    The document states that both parties expect to further their purpose through the encouragement and support of:

    • full engagement, participation and empowerment of consumers within the healthcare system;
    • informed, coordinated care decisions based on sharing relevant information and data;
    •  improved health literacy, experiences of care and health outcomes achieved through better access to, and control over, a consumer’s consolidated healthcare information;
    • innovation in digital health technologies to deliver more efficient and effective healthcare services.

    To promote awareness of the benefits of a secure digitally enabled healthcare future

    • The Australian Digital Health Agency will ensure the educational approach to achieve the purpose is adaptive and sustainable. It will also provide overview and supporting materials for consumers and community organizations.
    • The CHF will have to lead and support communications to members of the CHF, CHF network, Primary Health Network and the wider community sector and also « to support and encourage the meaningful uptake of the My Health Record system by consumers and community organizations ». It will also collaborate with the Agency on educational resources, collateral, events and activities, « to promote awareness of the benefits of a secure digitally enabled healthcare future as well as the benefits to be realized from [MyHR] where appropriate ».

    « My Health Record will significantly transform the health system »

    Tim Kelsey, CEO of the Digital Health Agency, said the agency’s ongoing commitment to consumer and community partnerships is critical to helping improve health outcomes for all Australians.

    « With the support of CHF and our other stakeholders, My Health Record will significantly transform the health system, » he added. « It will improve efficiency, quality and delivery of health care [in the country]. »

  • Le marché mondial des technologies de la e-santé devrait enregistrer un TCAC de 4,5 % d’ici 2024

    Le marché mondial des technologies de la santé numérique a représenté 40,74 milliards USD (34,7 Mds €) en 2016 et devrait enregistré un TCAC de 4,5 % entre 2017 et 2024, indique un rapport réalisé par la société Data Bridge Market Research et publié début décembre 2017.

    L’Amérique du Nord domine actuellement le marché, suivie par certains pays d’Europe, comme l’Allemagne et la Suisse, mais aussi par l’Asie, la Chine ayant tout le potentiel pour s’imposer dans les années à venir comme l’un des principaux leaders du secteur.

    Technologies de la e-santé : un contexte favorable à la croissance du marché

    Les technologies de la santé numérique représentent l’ensemble des technologies numériques et génomiques. Elles sont utilisées par les acteurs de l’industrie dans l’optique d’améliorer l’efficacité de la prestation des soins afin de rendre les traitements plus précis et efficaces, précisent les auteurs de l’étude.

    Des initiatives favorables à l’introduction des technologies

    La croissance du marché des technologies de la e-santé est liée à divers facteurs, dont :

    • l’augmentation du nombre d’utilisateurs de smartphones ;
    • l’adoption accrue de technologies de santé mobile pour le suivi de l’état de santé des patients ;
    • le développement de services de suivi des patients à distance ;
    • les progrès technologiques dans le domaine de la santé ;
    • le déploiement d’initiatives favorables à l’introduction des nouvelles technologies, notamment au niveau gouvernemental.

    Des préoccupations au niveau de la sécurité des données et des dépenses

    Les analystes de Data Bridge Market Research ont néanmoins identifié quelques freins à la croissance du marché, notamment l’existence de problèmes de sécurité concernant la gestion des données et de dépenses élevées au sein du secteur ainsi qu’un besoin de maintenance.

    Un marché très fragmenté

    Le marché a été segmenté par les auteurs du rapport selon :

    • les technologies utilisées : télémédecine, m-santé, analyse des données de santé et systèmes de santé numériques ;
    • les produits développés : dispositifs portables (moniteurs de pression artérielle, glucomètres, oxymètres de pouls, moniteurs d’apnée du sommeil et autres dispositifs), applications mobiles (applications médicales et applications fitness) et systèmes d’information sur la santé (dossiers de santé électroniques et systèmes de prescription électronique) ;
    • les composants utilisés : software, hardware (ensemble de l’équipement matériel, mécanique, magnétique, électrique et électronique, qui entre dans la constitution d’un système informatique) et services ;
    • les utilisateurs finaux : modèle B2B (fournisseurs, employeurs, payeurs et sociétés pharmaceutiques) ou B2C (patients et soignants) ;
    • les zones géographiques : 28 pays répartis en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe, en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Afrique ont été analysés dans le cadre de l’étude.
      Les principaux pays couverts par le rapport sont les États-Unis, le Canada, le Brésil, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suisse, la Turquie, la Russie, l’Inde, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, Singapour, l’Australie, l’Arabie Saoudite et l’Afrique du Sud.

    Lancements de nouveaux produits et partenariats entre les acteurs clés du secteur

    « Le marché des technologies de la santé numérique est très fragmenté et repose sur le lancement de nouveaux produits et les résultats cliniques de ces produits », indiquent les analystes de Data Bridge Market Research.

    Les principaux acteurs de l’industrie ont déployé diverses stratégies pour accroître leur présence sur le marché, telles que le lancement de nouveaux produits, d’essais cliniques et d’initiatives novatrices mais aussi la mise en place d’investissements importants en recherche et développement, d’accords et de partenariats avec des acteurs clés du secteur ainsi que la réalisation d’acquisitions d’entreprises health tech prometteuses.

    L’Amérique du Nord domine le marché des technologies de la santé numérique

    Parmi les principaux acteurs du marché des technologies de la santé numérique figurent :

    • Koninklijke Philips N.V. (Pays-Bas) ;
    • AT&T Intellectual Property (États-Unis) ;
    • Cerner Corporation (États-Unis) ;
    • Cisco Systems (États-Unis) ;
    • Athenahealth (États-Unis) ;
    • Qualcomm Technologies (États-Unis) ;
    • LifeWatch (Suisse) ;
    • BioTelemetry (États-Unis) ;
    • Andon Health Co. (Chine) ;
    • McKesson Corporation (États-Unis) ;
    • eClinicalWorks (États-Unis) ;
    • Agfa-Gevaert Group (Belgique) ;
    • Allscripts (États-Unis) ;
    • Epic Systems Corporation (États-Unis) ;
    • IBM (États-Unis) ;
    • General Electric Company (États-Unis) ;
    • Abbott (États-Unis) ;
    • China Huaxin (Chine) ;
    • CardioNet (États-Unis) ;
    • Evolent Health (États-Unis) ;
    • Bosch Healthcare Solutions (Allemagne) ;
    • Bayer AG (Allemagne) ;
    • F. Hoffmann-La Roche (Suisse) ;
    • Johnson & Johnson Services (États-Unis) ;
    • GlobalMed (États-Unis) ;
    • Huawei Technologies Co. (Chine) ;
    • Honeywell Life Care Solutions (États-Unis) ;
    • Omron Corporation (Japon).

    L’Allemagne, la Suisse, la Chine et le Japon font aussi partie des leaders

    En 2017, c’est l’Amérique du Nord qui domine le marché, indique le rapport.

    En Asie, la Chine est actuellement le pays leader dans le secteur, suivi de près par le Japon, tandis qu’en Europe, l’Allemagne et la Suisse se démarquent des autres marchés.

    Cette tendance devrait se confirmer dans les années à venir mais les pays asiatiques, la Chine en tête, devraient prendre une place de plus en plus importante au sein de l’industrie tout comme les pays en développement, comme l’Inde, où le taux de pénétration des smartphones ne cesse d’augmenter.

    Par ailleurs, certains pays d’Afrique sont en train de transformer en profondeur leurs systèmes de santé, présentant un fort intérêt pour les technologies en e-santé, qui apparaissent comme des solutions viables pour améliorer l’accès aux soins dans les zones reculées.

  • Le réseau social chinois pour médecins Medlinker lève 60 millions de dollars US (série C)

    La société chinoise Medlinker, à l’origine d’une plateforme de réseautage dédiée aux médecins, a levé début décembre 2017 environ 60 millions de dollars US (50,7 M€) dans le cadre d’une ronde de financement de série C.

    Le portail rassemble plus de 430 000 médecins. Son application mobile et son service cloud, disponibles sur iOS et Android, permettent aux médecins de se connecter avec leurs pairs mais aussi de faciliter le partage de références et de dossiers médicaux. Par le biais de ce service, les patients peuvent par ailleurs prendre des rendez-vous médicaux en ligne et soumettre des questions à la communauté médicale.

    Ce nouveau fonds servira à améliorer la plateforme de l’entreprise en permettant aux patient de bénéficier d’un meilleur accès aux assurances santé et aux médecins.

    Une alliance avec un conglomérat appartenant au gouvernement chinois

    La ronde de financement a été menée par China Electronics Corporation Data (CEC Data), avec une participation additionnelle des sociétés chinoises China Renaissance, Sequoia Capital China et Tencent Holdings.

    CEC Data est un fournisseur de services de données relevant de China Electronics Corporation (CEC), un conglomérat appartenant à l’État et directement administré par le gouvernement chinois.

    Gestion de la santé : des projets seront lancés dans plusieurs provinces

    « L’implication de CEC Data en tant qu’investisseur stratégique aidera Medlinker à développer son écosystème et à acquérir un avantage concurrentiel pour devenir une société leader [sur le marché de la e-santé] », a déclaré Zhou Liang, directeur des investissements privés à China Renaissance Partners (source : Chinamoneynetwork.com).

    CEC Data possède un fonds dédié au domaine de la santé visant à investir dans des projets liés à l’analyse de big data. Il s’associera à Medlinker pour lancer des projets d’organisations centrés sur la gestion de la santé dans plusieurs provinces chinoises afin de fournir aux patients un meilleur accès aux assurances médicales et aux médecins.

    Medlinker a été fondé en 2014. Avant cette dernière levée de fonds, la société avait récolté 40 millions de dollars US (33,8 M. €) dans le cadre d’une ronde de série B menée en 2015 par Tencent Holdings et Yunfeng Capital (Chine). Elle a également reçu plus tôt au cours de la même année un financement de plusieurs millions de dollars (série A) de la part des sociétés chinoises Sequoia Capital China, Ce Yuan Ventures et PreAngel.

  • China’s Medlinker social network for doctors raises US$60 million (Series C)

    The Chinese company Medlinker, which develops a social networking platform dedicated to doctors, raised in December 2017 about US$60 million (€50.7m) in Series C funding.

    The portal hosts more than 430,000 certified doctors. Its mobile application and cloud service, available on iOS and Android, allows doctors to connect with peers, facilitate referrals, and share medical records. Through this service, patients can also book medical appointments online and submit questions for the medical community to answer.

    This new fund will be used to improve the platform of the company by enabling patients to have better access to health insurance and doctors.

    A partnership with a state-owned conglomerate

    The round of financing was conducted by China Electronics Corporation Data (CEC Data), with additional participation from China companies: China Renaissance, Sequoia Capital China and Tencent Holdings . 

    CEC Data is a data service provider under China Electronics Corporation, which is a state-owned conglomerate directly administered by the central government.

    Health maintenance organization projects will be launched in several provinces

    « CEC Data’s involvement as a strategic investor will help Medlinker to expand its ecosystem and gain a competitive edge to grow into a leading company, » said Zhou Liang, a private equity director at China Renaissance Partners (source: Chinamoneynetwork .com).

    CEC Data has a healthcare fund that invests in projects related to big data. It will partner with Melinker to launch trail health maintenance organization projects in several provinces to provide patients with healthcare insurance and physicians.

    Medlinker was founded in 2014. Prior to this latest round of fundraising, the company raised US$40 million (€33.8m) in a 2015 Series B round led by Tencent Holdings and Yunfeng Capital (China). It also raised millions of dollars in a series A round from Sequoia Capital China earlier the same year.

  • Institut Imagine : des laboratoires transdisciplinaires pour une recherche d’excellence

    L’Institut Imagine, premier pôle européen de recherche et de soins sur les maladies génétiques, a accueilli une conférence de presse le 15 décembre 2017. L’occasion pour le Pr Stanislas Lyonnet, son directeur, de faire un bilan en rappelant la stratégie et les succès de l’institut dépassant les frontières nationales. Trois chercheurs ont exposé les projets de leurs laboratoires respectifs : Isabelle André-Schmutz pour la lympho-hématopoïèse humaine, Antonio Rausell pour la bio-informatique clinique et Jean-Michel Rozet pour la génétique ophtalmologique. H&TI présente les grandes lignes de cette conférence.

    Le directeur de l’institut a mis l’emphase sur l’importance d’une recherche transversale et complémentaire, et qui intègre les nouvelles technologies dont notamment l’analyse de données médicales massives. Il a rappelé le choix stratégique de la création, en 2016, du laboratoire de bio-informatique. Imagine a la volonté d’augmenter sa capacité non seulement à produire des données en grand nombre, mais surtout à les interpréter correctement en lien avec les données cliniques. L’objectif est de les utiliser pour l’élaboration de traitements innovants. C’est l’objet des plateformes technologiques de l’institut.

    Enfin, Stanislas Lyonnet a souligné l’importance du soutien industriel de la recherche et le caractère primordial d’une recherche transversale qui fait le succès de l’institut grâce à la coopération avec l’hôpital Necker sur le campus duquel il se trouve.

    Un centre de recherche phare qui incarne la recherche hospitalo-universitaire

    Une recherche transversale et multipartite pour soigner les maladies génétiques

    Le professeur Stanislas Lyonnet, directeur également du laboratoire de génétique et d’embryologie des malformations, souligne le caractère original du lieu qui allie consultations médicales et laboratoires de recherche pour mettre les patients au cœur de la recherche.

    La recherche sur le maladies génétique de l’institut est au service notamment des enfants malades de l’Hôpital Necker avec lequel Imagine partage le campus. Les résultats des recherche de l’institut sont le fruit d’une collaboration de praticiens du milieu hospitalier et des chercheurs sensibilisés aux besoins cliniques.

    Les industriels sont également des associés. Les locaux de l’institut Imagine accueillent le laboratoire Alexion et plus précisément son centre de recherche et de développement. Cela a commencé par un simple partenariat d’accueil de durée limitée lors de implantation du groupe américain en France. Alexion est une société internationale de biotechnologie qui développe et commercialise des traitements pour les maladies rares et ultra-rares pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Ce partenariat a débouche sur une collaboration pérenne avec l’implication du groupe dans 3 projets :

    • traitement de maladies ophtalmologiques ;
    • traitement de maladies rénales ;
    • implication dans un projet de RHU (recherche hospitalo-universitaire).

    Alexion profite de :

    • la proximité d’un savoir-faire scientifique non maîtrisé en interne ;
    • des cohortes de patients génétiquement typées ;
    • des outils de recherche clinique.

    Prendre en compte l’innovation et exploiter les données de santé pour améliorer et élaborer des traitements innovants : la Data Science Platform

    L’équipe de la Data Science Platform, avec Nicolas Garcelon à sa tête, œuvre à la création de logiciels permettant le stockage et l’analyse de données phénotypiques des patients et plus généralement de méthodes pour accélérer la recherche translationnelle entre médecins et chercheurs d’une part et l’hôpital et l’institut d’autre part.

    C’est pourquoi l’équipe a créé un entrepôt de données nommé Dr Warehouse déployé sur l’Hôpital Necker – Enfants malades qui comprend :

    • des données biomédicales sous forme de texte libre (comptes-rendus d’hospitalisation, de consultation, de prescription, etc.) et de données codées (résultats biologiques) ;
    • 3,5 millions de documents provenant de 19 logiciels hospitaliers différents de 1996 à aujourd’hui pour 450 000 patients ;
    • 36 millions de résultats biologiques.

    L’interface de Dr Warehouse met ainsi à disposition des médecins des outils ergonomiques d’exploration des dossiers médicaux pour accélérer le recrutement des patients dans des études cliniques :

    • eCohorte permet de rapidement mettre en place une base de données contenant tous les outils nécessaires à la saisie et la fouille des données ;
    • BioPancarte pour la visualisation personnalisée des résultats de laboratoire ;
    • Auxo pour la création mutualisée des courbes de croissance ;
    • Gecko pour la gestion des études cliniques et des inclusions de patient ;
    • Gene2CT pour la veille automatique des essais cliniques associés à des mutations génétiques etc.

    L’équipe développera un entrepôt de données Dr Imagine regroupant les bases de données de l’Institut en collaboration avec le laboratoire d’Antonio Rausell.

    Le projet Dr Warehouse avait par ailleurs participé au concours en innovation dans le cadre de la réunion interrégionale de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN) à Paris le 14 décembre 2017.

    « L’ordinateur est la paillasse du chercheur d’aujourd’hui » (S.L.)

    La création du laboratoire bio-informatique clinique est un enjeux stratégique piloté par le docteur Antonio Rausell.

    Les objectifs du laboratoires consistent à développer des outils bio-informatiques au service de la recherche sur les maladies génétiques :

    • développement de méthodes informatiques pour évaluer les variants génétiques dans les études de séquençage, avec un intérêt principal pour les maladies immunitaires rares ;
    • analyse intégrée des données à haute dimension à partir de technologies multi-omiques visant à identifier des variants génétiques fonctionnels ;
    • étude de l’hétérogénéité cellulaire à l’intérieur du système immunitaire grâce à l’analyse du transcriptome monocellulaire et de sa relation avec l’apparition et la progression de la maladie.

    L’un des projets menés récemment et dont les résultats ont été dévoilés fin octobre 2017 avait pour objectif de caractériser l’hétérogénéité naturelle de la réaction immunitaire face à une maladie infectieuse, le VIH. Toutes les cellules d’un même individu ne présentent pas la même vulnérabilité aux pathogènes et aux virus intracellulaires, alors qu’elles partagent presque toutes le même ADN.

    L’étude a permis de mettre en évidence d’une incroyable variabilité :

    • interindividuelle (d’un individu à l’autre) ;
    • intra-individuelle (au sein des cellules d’un même individu), car seule une fraction des lymphocytes T est efficacement infectée par le virus.

    L’analyse computationnelle des profils d’expression de gènes de cellules individuelles a abouti à l’identification des marqueurs spécifiques dont le niveau d’expression est lié à la permissivité cellulaire à l’infection par le VIH. Si ces résultats ne débouchent pas sur une thérapie directement, ils permettent de savoir que certaines cellules d’un organisme sont plus vulnérables que d’autres et qu’en cas de maladie génétique, notamment, c’est vers elles que la thérapie ciblée doit être dirigée.

    Un institut soutenu par des partenaires industriels

    Mécénat et vente de charité Heroes

    Henner, société de gestion et de courtage d’assurances de personnes, la fondation Bettencourt Schueller, la Fondation EDF, Salesforce et autres sociétés, comme Havas, ont soutenu l’institut soit en nature, soit en compétences ou en produits et services.

    La vente caritative d’œuvres d’art portant le nom de Heroes, dont la 3e édition sera organisée par l’institut le 12 février 2018, a permis en 2016 de récolter des fonds à hauteur de 4,5 millions d’euros pour soutenir et faire accélérer la recherche et les soins innovants.

    Les partenaires du laboratoire de lympho-hématopoïèse humaine : soutien technique, financier et en matériel biologique

    Le laboratoire de lympho-hématopoïèse humaine s’appuie sur une dizaine de partenaires industriels nationaux et internationaux qui l’assistent dans l’optimisation de ses recherches. Ces partenariats étant difficiles à mettre en place, Isabelle André-Schmutz, sa co-directrice, a souligné la contribution de certains partenaires qui secondent la recherche en permettant de résoudre de nombreux freins et de répondre aux besoins spécifiques du laboratoire de nature technique ou financière :

    • la société française CTRS, fabricant de préparations pharmaceutiques ;
    • Biomarine ClearBlue Chemical (BBB) d’outre-Atlantique;
    • Biomedomics pour son hémoglobine S ;
    • Miltenyi Biotec d’outre-Rhin qui est fournisseur mondial de produits de recherche biomédicale et de thérapie cellulaire pour l’isolation cellulaire, la cytométrie de flux, la préparation d’échantillons, la culture cellulaire, l’analyse moléculaire, les essais cliniques, etc.