Europe

  • Le 1er réseau de télécardiologie d’Afrique subsaharienne choisit l’appli ResoDoc et l’IA Cardiologs

    Dans le cadre de son développement, le réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké (Côte d’Ivoire), géré par Wake Up Africa, a retenu ResoDoc, la plateforme de e-santé africaine de la société Doc&You, et la technologie basée sur l’intelligence artificielle Cardiologs afin d’améliorer le dépistage et la prise en charge de pathologies cardiovasculaires, telles que l’infarctus du myocarde, les troubles du rythme et de la conduction ainsi que les cardiopathies rhumatismales, les cardiopathies congénitales, les cardiomyopathies et l’hypertension artérielle, ont annoncé Doc&You et Cardiologs dans un communiqué publié le 27 novembre 2018.

    ResoDoc a été choisi en raison des différents services de télémédecine intégrés qu’il propose, soit :
    • la plateforme sécurisée de télé-expertise Covalia du groupe français Maincare Solutions ;
    • la mise en relation des cardiologues du CHU de Bouaké avec des cardiologues télé-experts en Afrique et en France ;
    • le traitement automatisé des électrocardiogrammes (ECG) par Cardiologs pour faire gagner du temps au cardiologues du CHU, « sans détériorer l’efficacité clinique des diagnostiques ».

    Un soutien de la France

    L’État français a décidé de soutenir financièrement le réseau de télémédecine du CHU de Bouaké, premier réseau de télé-cardiologie d’Afrique sub-saharienne, pour permettre une plus large couverture des patients.

    Son agence de coopération technique internationale, Expertise France, accompagnera la Côte d’Ivoire dans le déploiement de ce projet pilote pendant 3 ans.

    « Résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’IA »

    « Le projet porté par le CHU de Bouaké, Wake Up Africa et Doc&You s’inscrit naturellement dans la mission de Cardiologs : résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’intelligence artificielle. Nous sommes heureux et fiers de mettre notre technologie d’analyse ECG au service des médecins et milliers de patients souffrant de maladies cardiovasculaires diagnostiqués chaque année par les cardiologues de ce réseau », a déclaré Yann FLeureau, co-fondateur et P.-D.G. de Cardiologs (communiqué).

    Un service de télé-expertise pour un meilleur accès aux soins spécialisés vitaux

    La gestion du réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké est assuré par l’ONG ivoirienne Wake Up Africa pour le compte de la Fondation ivoirienne du cœur et pour le service des maladies cardiovasculaires du CHU de Bouaké.

    Éviter des déplacements inutiles aux patients vivant dans des déserts médicaux

    Ce service de télé-expertise en cardiologie permet aux populations qui ne disposent pas de médecins cardiologues d’accéder plus facilement à des soins spécialisés vitaux, « en leur évitant en particulier des déplacements inutiles », explique le communiqué.

    10 structures de santé connectées en télé-cardiologie, plus de 1 500 ECG réalisés chaque année

    Depuis plus de 3 ans, dix structures de santé sont connectées en télé-cardiologie avec le centre hospitalier universitaire de Bouaké. Plus de 1 500 électrocardiogrammes sont déjà réalisés chaque année et adressés de façon dématérialisée aux 5 cardiologues du service des maladies cardiovasculaires du CHU.

  • Rencontres FHP 2018 : la transformation en santé au coeur des débats, les 13 et 14/12/2018 à Paris

    La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) organise ses rencontres annuelles sur la thématique de la transformation en santé les 13 et 14 décembre 2018 au Carroussel du Louvre à Paris.

    Au programme, les sujets en lien avec le plan « Ma santé 2022 », soit :
    • la pertinence des soins ;
    • l’accès aux soins ;
    • le financement du système de santé ;
    • les établissements hors les murs ;
    • la santé numérique.

    Ce rendez-vous sera aussi l’occasion de remettre les Trophées de l’hospitalisation privée au cours d’une cérémonie, qui aura lieu la veille de l’événement, le soir du 12 décembre, également au Carroussel du Louvre.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées en suivant ce lien.

    En présence, entre autres, de :

    • la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn ;
    • Gérard Larcher, président du Sénat ;
    • Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance maladie des Travailleurs Salariés (NAMTS) ;
    • Jean-Marc Aubert, directeur de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et pilote du chantier « financement » de la Transformation en santé.

    Pré-programme

    L’animation des débats sera assuré par le journaliste et animateur de télévision Guillaume Durand

    Pascal Picq, paléoanthropologue et maître de conférences au Collège de France, apportera aux débats son regard d’anthropologue et de spécialiste de la médecine évolutionniste.

    François Miquet Marty, président de l’institut Viavoice, révèlera les résultats 2018 du baromètre sociétal de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) réalisé auprès des Français sur leurs attentes.

    12 décembre 2018

     19h00 : Cérémonie des Trophées de l’Hospitalisation privée

     20h45 : Cocktail dinatoire sur l’espace d’exposition

    13 décembre 2018

    8h45: Accueil et petit déjeuner sur l’espace d’exposition

    9h15 – 9h30 : Intervention pré-liminaire « Les attentes des Français pour la Transformation du Système de Santé »

    Présentation des résultats du Baromètre sociétal Viavoice FHP

    • François Miquet Marty, président de l’Institut Viavoice

     9h30 – 10h30 : Ouverture des Rencontres de la FHP

    • Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé
    • Lamine Gharbi, président de la FHP

     10h30 – 11h15 : Plénière   » L’avenir appartient-il aux établissements hors les murs ? »

    • Docteur Elisabeth Hubert, présidente de la FNEHAD
    • Pierre-Jean Lancry, vice-président du HCAAM
    • Docteur Philippe Vermesch, président du SML
    • Philippe Vigier, député

     11h15 – 11h45 : Pause, inauguration et visite de l’exposition

     11h45 – 12h15 : Plénière « Pertinence des soins : une (r)évolution culturelle en santé ? » 

    • Docteur Julien Borowczyk, député LREM
    • Professeure Dominique Le Guludec, présidente de la Haute Autorité de Santé
    • Docteur Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF

     12h15 – 12h45 : Plénière  « Santé et Territoires »

    • Gérard Larcher, président du Sénat
    • Lamine Gharbi, président de la FHP

     12h45 – 13h05 : « L’Homme au cœur des Transformations »

    • Pascal Picq, anthropologue et professeur au Collège de France

     13h05 – 14h30: Déjeuner sur l’espace d’exposition

     14h30 – 16h15 : Assemblées générales et ateliers des syndicats de spécialité (réservés aux adhérents)

    • 14h30 – 16h15 : Atelier du syndicat FHP-MCO « Transports, où va-t-on ? »
    • 14h30 – 17h00 : Assemblée générale du syndicat FHP-SSR et points sur les réformes du financement et des autorisations avec le Docteur Martine Servat, cheffe de mission SSR, DGOS
    • 14h30 – 17h00 : Assemblée générale et atelier du syndicat FHP-Psychiatrie et point d’actualité sur l’évolution du modèle de financement

    À partir de 16h15 : Pause et visite de l’exposition

    19h30: Cocktail apéritif sur l’espace d’exposition

    20h45 : Soirée spectacle 

    21h30 : Cocktail dînatoire et soirée dansante

    14 décembre 2018

    9h00 : Accueil café sur l’espace d’exposition

    9h30 – 10h30 : Atelier FHP-SSR (réservé aux adhérents) « Pathologies chroniques et parcours patients : quels enseignements du système de santé canadien ? Retour d’expérience du voyage d’étude de la FHP-SSR »

    10h35 – 10h50 : Plénière « Les nouveaux défis de l’accès aux soins »

    • Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France

    10h50 – 11h45 : Plénière « Financement du système de santé : du passé, faisons table rase ? »   

    • Jean-Marc Aubert, directeur de la DREES, Ministère de la Santé
    • Agnès Couffinhal, économiste, OCDE
    • Nicolas Revel, directeur général de la CNAMTS
    • Valérie Rabault, députée 

    11h45 – 12h30 : Plénière « Santé numérique : Comment construire le système de soins de demain ?   Quels enjeux pour les hôpitaux et cliniques privés ? »

    • Dominique Pon, directeur de la Clinique Pasteur (Toulouse)
    • Professeur Guy Vallancien, chirurgien professeur de médecine
    • Professeur Stanislas Lyonnet, directeur de l’Institut Imagine

    12h30 – 12h45 : Plénière « En 2019, quels enjeux pour nos entreprises ? »

    • Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF

    12h45 – 13h45 : Cocktail déjeunatoire sur l’espace d’exposition

    13h45 : Assemblée générale de la FHP (réservé aux adhérents)

    14h45 : Clôture des Rencontres FHP

    15h00 : Conférence de presse

  • Fin de l’interdiction de communiquer des professionnels de santé ? Les patients favorables (sondage)

    67 % des français interrogés sont favorables à une communication directe des professions de santé vers le grand public, tel est le principal enseignement du sondage commandé par le groupe de cliniques privées Elsan auprès d’Opinion Way et présenté à l’occasion du Festival de la communication santé à Deauville le 23 novembre 2018.

    Cette enquête visait à interroger les Français sur leur besoin d’information, la nature de l’information et les supports attendus. Elle s’inscrit dans la suite d’une recommandation émise au printemps 2018 par le conseil d’État, qui suggère de lever l’interdiction générale de publicité qui pèse sur les infirmiers, les médecins, les kinésithérapeutes, les sages-femmes et les dentistes.

    Face à la communication foisonnante sur internet et les réseaux sociaux, les Français favorables à une communication validée par les professionnels

    La Cour de justice européenne a émis un avis en mai 2017 estimant qu’interdire la publicité des professions de santé était contraire au principe de libre prestation de services au sein de l’Union européenne.

    Le Conseil d’État a alors préconisé au printemps 2018 un assouplissement des règles qui régissent aujourd’hui la publicité et la communication des professionnels de santé. Il considère que cet élargissement permettrait aux praticiens de « communiquer au public des informations sur leurs compétences et pratiques professionnelles, leur parcours professionnel, des informations pratiques sur leurs conditions matérielles d’exercice ainsi que des informations objectives à finalité scientifique, préventive ou pédagogique et scientifiquement étayées sur leurs disciplines et les enjeux de santé publique ».

    Le Conseil préconise une communication sous contrôle des ordres afin de mettre à disposition du public des informations sur leurs pratiques et les informations utiles à la comparaison des professionnels.

    Lien utile : Les préconisations du conseil d’État en matière d’information santé (source : Jim.fr).

    Le sondage réalisé par OpinionWay pour le groupe Elsan confirme une volonté des Français d’avoir une information honnête (63 %) et loyale (61%).

    Des informations pratiques

    Les informations affichées dans la salle d’attente de façon obligatoire pourraient notamment être accessibles en amont des rendez-vous.

    Parmi toutes les informations, ce sont celles concernant les honoraires des praticiens auxquelles souhaitent accéder les Français sur les sites internet des praticiens ou de rendez-vous en ligne.

    L’ensemble des résultats du sondage est accessible sur le site Opinion-way.com.

  • « Implant Files » : une base mondiale des incidents liés aux dispositifs médiaux mise en ligne

    Dans 96 % des cas, l’organisme de certification pour la commercialisation des dispositifs médicaux ne demande pas à voir le produit et se contente « d’un simple dossier », révèle une enquête collective sur les dispositifs médicaux en Europe, baptisée « Implant Files« , réalisée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Monde, Radio France et Premières Lignes (« Cash investigation ») font partie côté français.

    Certains dispositifs intègrent donc le marché sans avoir été soumis à une analyse précise de leur efficacité et de leur sécurité, notent les journalistes. Le consortium, qui a publié les informations dont il dispose le 25 novembre 2018, a identifié des failles du côté à la fois des législateurs européens et des régulateurs mais aussi du corps médical et du gouvernement français.

    252 journalistes issus de 59 médias répartis dans 36 pays ont été mobilisés dans le cadre de ces recherches.

    Afin de permettre aux patients de savoir si le dispositif médical qu’on leur propose est efficace ou du moins sans danger, l’ICIJ a mis en ligne une base mondiale des incidents liés aux dispositifs médicaux, accessible sur le site Medicaldevices.icij.org. Si un patient ayant reçu un implant souhaite témoigner, il peut le faire sur le site de l’ICIJ.
    Une base de données européennes, baptisée « Euramed », devrait également être mise en ligne en 2020 mais les États membres ne sont pas d’accord sur le degré d’informations à rendre accessible.

    Dispositifs médiaux : le nombre d’incidents à doublé en dix ans

    Selon les chiffres de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) relayés par Le Monde, le nombre d’incidents liés à un dispositif médical a doublé en dix ans, « avec plus de 18 000 cas en 2017 et environ 158 000 incidents en dix ans ». Le quotidien précise que les données recueillies sont incomplètes et souvent confidentielles et qu’il est ainsi « impossible de dénombrer et d’identifier avec précision les incidents, c’est-à-dire de connaître la marque et le modèle des implants posés », et donc de retrouver les patients en cas de problèmes.

    Les professionnels de santé doivent normalement déclarer ces incidents aux autorités mais cette obligation serait peu respectée. Un nouveau règlement européen datant 2017 indique simplement de demander aux États membres de l’Union européenne d’ »encourager les médecins à les déclarer », précise Le Monde.

    Lancement d’une base mondiale des incidents liés aux implants

    Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a retenu la date du 25 novembre 2018 pour publier les résultats de son enquête « Implant Files » et pour mettre en ligne une base mondiale des incidents liés aux implants. L’objectif de cette base est que les patients puissent être informés sur le choix des chirurgiens et savoir si le dispositif médical qu’on leur propose est efficace ou du moins sans danger. 

    Une base de données européennes attendue pour 2020

    Une base de données européennes, Eudamed, doit être mise en ligne en 2020 mais les États membres sont en désaccord sur le degré d’informations à donner, indique l’AFP.

    Une journaliste néerlandaise à l’origine de l’enquête

    L’origine de l’enquête remonte à deux ans, lorsqu’une journaliste de la chaîne de télévision néerlandaise Avrotros, partenaire de l’ICIJ, a réussi à obtenir un accord de principe de la part de trois organismes de certification pour la délivrance d’un marquage CE en se faisant passer pour un fabricant d’un implant vaginal et en présentant un simple dossier.

    La journaliste a ainsi révélé l’existence d’une faille au sein du système de certification des dispositifs médicaux en Europe, qui, contrairement à celui des médicaments, est composé d’organismes privés concurrents.

    L’ICIJ a constaté que les patients ne pouvaient pas accéder aux informations précises sur les dispositifs médicaux

    À la suite de sa découverte, elle a alerté le consortium international, qui a remarqué qu’il n’existait aucun moyen pour les patients d’accéder aux informations précises sur les dispositifs médicaux qu’on pouvait leur implanter, pourtant commercialisés dans le monde entier. L’ICIJ a donc décidé de constituer une base de données consultables en ligne par qui le souhaite.

    256 journalistes ont enquêté dans 36 pays pour recueillir des données et identifier les implants douteux, en utilisant pendant dix mois le nom de code « Hippocrate » pour désigner le projet.

    Un manque de transparence des autorités de santé françaises

    En France, le manque de transparence des autorités de santé a été identifié comme un deuxième problème.

    Les journalistes expliquent avoir dû insister pendant plusieurs mois pour avoir accès à la base de données de matériovigilance de l’ANSM. Après avoir pu la consulter et effectué une analyse statistique des informations récoltées, ils ont découvert que le listing comportait « de nombreuses erreurs, lacunes et fausse dates », souligne France Info, partenaire de l’ICIJ.

    4 failles identifiées par l’ICIJ

    Après neuf mois de travail, le consortium de journalistes est parvenu à saisir plus clairement le problème et annonce avoir observé quatre failles :

    • une faille du côté des législateurs européens : malgré une règlementation plus contraignante qui doit entrer en vigueur en mai 2020, ils considèrent toujours les implants comme des marchandises et non comme des produits de santé, « privilégiant l’intérêt des industriels sur celui des patients », commente France Info ;
    • une faille du côté des régulateurs : l’ICIJ s’est aperçu que les organismes de régulation n’avaient « ni les instruments de mesure nécessaires pour évaluer les risques que font courir ces implants aux patients, ni la volonté d’intervenir à temps » ;
    • une faille du côté du corps médical : « [le corps médical] voit parfois dans l’innovation un moyen de briller aux yeux de la communauté, avant de se préoccuper de la réelle efficacité des produits qu’il implante », rapporte France Info ;
    • une faille du côté du gouvernement français : les journalistes estiment que le gouvernement « cède sous le poids des lobbies au nom du développement économique ». « Édouard Philippe[, le Premier ministre,] ne vient-il pas d’annoncer son intention de réduire les délais d’accès au marché des dispositifs médicaux ? », ajoute la radio française.
  • Le CHU de Toulouse parmi les 6 lauréats du 1er appel à manifestation d’intérêt sur l’IA de l’État

    Le CHU de Toulouse figure parmi les six lauréats du premier appel à manifestation d’intérêt (AMI) sur l’intelligence artificielle (IA), dévoilés le 21 novembre 2018 par Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique. Le centre de soins a retenu l’attention du jury pour son initiative s’articulant autour de l’utilisation de l’IA pour aider au diagnostic et ainsi optimiser la préparation des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) dans le cas des traitements post-opératoires du cancer du poumon, un projet porté par Prosper Burq, spécialiste de l’analyse des données au sein de l’établissement.

    Les lauréats seront accompagnés pendant dix mois par l’équipe Etalab* de la Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (Dinsic) et la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP), aussi bien d’un point de vue technique pour développer une preuve de concept (POC) que d’un point de vue stratégique pour anticiper l’impact métier potentiel de ce POC, grâce à un financement du programme d’investissements d’avenir (PIA). À la suite de ce suivi, une évaluation sera réalisée pour déterminer si les solutions ont fait leurs preuves et si elles peuvent être déployées à plus large échelle.

    Lancé en juin dans le cadre du PIA par la Dinsic et la DITP, deux entités chargées d’accompagner la modernisation de l’État, cet AMI s’adressait aux acteurs publics (ministère, administrations, opérateurs et établissements publics) souhaitant expérimenter des technologies basées sur l’IA.

    Une IA pour extraire les bonnes informations issues de situations passées

    Cancer du poumon : « des traitements post-opératoires extrêmement complexes »

    « [Le cancer du poumon est l’un des cancers] que l’on traite malheureusement aujourd’hui de la façon la plus artisanale possible : il y a beaucoup de chirurgie, et à la fin, des traitements post-opératoires extrêmement complexes, divers et différents d’un patient à un autre », a déclaré Mounir Mahjoubi lors de la présentation des lauréats.

    Les professionnels rassemblés lors des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) doivent émettre des propositions de traitement post-opératoire, a-t-il rappelé, soulignant qu’il n’y avait « pas de science dure derrière ». « On ne peut pas dire que pour tel patient, c’est exactement ça qu’il faut faire », a-t-il commenté.

    Optimiser la prise de décision en évitant aux médecins de « retravailler les bases de données »

    Dans ce cas, l’usage de l’intelligence artificielle (IA) proposé par le CHU de Toulouse vise à retrouver des situations similaires chez des patients déjà pris en charge par le passé, par le biais de méthodes d’extractions de données et de traitement automatique du langage appliquées à l’historique des dossiers numérisés du centre de soins, dans l’optique de produire des « résumés standardisés » et des recommandations de prise en charge.

    L’idée est d’optimiser la préparation des RCP pour que les professionnels réunis n’aient pas besoin de « retravailler les bases de données » et suivent les recommandations établies par l’IA afin de prendre une décision médicale éclairée, a expliqué le secrétaire d’État. « Ça ne remplace pas la décision du médecin, ça la renforce », a-t-il ajouté.

    Impacts attendus :

    • « optimisation de la recherche d’information médicale » ;
    • « amélioration de la cohérence des dossiers patients » ;
    • « gain de temps » pour les médecins (source : dossier de presse portant sur l’AMI).

    Les 5 autres lauréats de l’AMI sur l’IA

    52 dossiers de candidature provenant de tous les secteurs de l’action publique (enseignement supérieur, environnement, économie et finances, sécurité, santé, etc.) ont été reçus et examinés par un jury pluridisciplinaire d’entrepreneurs, de chercheurs et de représentants de l’État.

    En dehors du CHU de Toulouse, les administrations et projets sélectionnés sont les suivants :

    • l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) : « développer un agent vocal conversationnel – voice bot – pour répondre aux interrogations des utilisateurs du Chèque emploi associatif (CEA) » (source : Etalab.gouv.fr) ;
    • l’Agence française pour la biodiversité (AFB) : « mieux orienter les contrôles de la police de l’environnement grâce à l’IA » ;
    • L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) : « permettre une meilleure exploitation des données contenues dans les lettres de suite d’inspection » ;
    • la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) de l’Hérault : « détecter automatiquement les irrégularités d’occupation des sols (constructions illégales, décharges sauvages, etc.) à partir d’images aériennes et satellites » ;
    • la Direction générale de l’alimentation (DGAL) du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation : « affiner le ciblage des établissements à inspecter dans le secteur de la remise directe aux consommateurs (restaurants, métiers de bouche, distributeurs) grâce aux commentaires des consommateurs sur les sites d’avis en ligne ».

    Cet AMI s’inscrit dans la stratégie nationale « IA », en partie centrée sur l’ouverture et l’usage des données et la transformation publique présentée par le président de la République, Emmanuel Macron, le 29 mars 2018 au Collège de France.

  • Journée de la silver éco : « le silver-citoyen et la silver-citoyenneté », le 13/12/2018 à Paris

    La Journée nationale de la silver économie, qui se tiendra le 13 décembre 2018 à l’université Paris-Descartes, sera consacrée pour cette nouvelle édition au thème « le silver-citoyen et la silver-citoyenneté ».

    L’événement, organisé par le Syndicat national pour la silver économie (Synapse) et la Fondation Paris Descartes, sera rythmé par des tables rondes, des conférences et sera clôturé par un cocktail networking. Il s’adresse à tous les professionnels du secteur ainsi qu’aux particuliers. La session networking est réservée aux professionnels de la silver éco.

    Les inscriptions, gratuites et obligatoires, doivent être réalisées sur le site officiel de l’événement. Le nombre de places est limité.

    3 temps forts

    L’événement est présenté comme une journée citoyenne ouverte à tous afin de débattre des questions centrales que pose le vieillissement dans la France actuelle, l’idée étant de mieux associer les personnes âgées aux initiatives citoyennes.

    Cette édition 2018 s’articulera autour de trois temps forts :

    « Les seniors, des silvers citoyens ! » :

    Retour sur les problèmes d’intégration et de participation à la vie publique auxquels sont encore trop souvent confrontés les personnes âgées. Cette table ronde se basera sur les études respectives de la Fondation Korian et de Notre temps : « Des Seniors en quête d’utilité » et « La France aime-t-elle ses aînés? » ;

    « Nos entreprises Silver citoyennes » :

    Focus sur 4 entreprises innovantes du secteur en tentant de répondre à la question suivante : « Comment prennent-elles en compte le vieillissement dans la conception et la distribution de leurs produits et/ou services ? »

    « La Grande cause des aînés « Comment mieux prendre soin de nos aînés? » » :

    Présentation des résultats de la consultation nationale sur le grand âge et l’autonomie de Make.org, réalisée en collaboration avec le ministère des Solidarités et de la Santé.

  • Clic, Maia, PTA, Réseaux : un appel à la convergence des dispositifs d’appui à la coordination

    La Fédération nationale des dispositifs de ressources et d’appui à la coordination des parcours en santé (Facs) a appelé à une convergence des dispositifs d’appui à la coordination des parcours lors de ses premières universités annuelles, organisées le 19 et 20 novembre 2018 à Paris.

    La fédération, créée en avril 2018, regroupe 4 organisations : l’Union nationale des réseaux de santé (UNR Santé), l’Association nationale des coordinateurs et coordinations locales (ANC-Clic), l’Union des réseaux et des dispositifs de coordination en santé bretons (URSB) et la Fédération nationale des réseaux de santé des troubles du neurodéveloppement et des apprentissages (FNRS-TNA).

    Elle appelle à une démarche de convergence prudente, misant sur des déterminants identifies.

    La convergence au cœur des craintes et des enjeux

    Simplifier et faire converger est un objectif affiché par le gouvernement concernant les dispositifs d’appui à la coordination territoriale.

    Au printemps 2017, le comité opérationnel des parcours, piloté par le secrétariat général des ministères chargés des Affaires Sociales (SGMAS), a publié un document sur le processus de convergence des parcours, jamais présenté aux acteurs dans son intégralité.

    Certaines propositions portaient sur la fongibilité des financements, la redéfinition des métiers et des pilotages territoriaux. À ce jour, aucune mesure ou cadre national n’a été annoncé.

    Les acteurs reconnaissent la nécessité d’une mise en cohérence des organisations mais redoutent un « modèle » qui serait dupliqué dans l’ensemble des territoires.

    La Facs cherche à se déployer en région pour faciliter le dialogue avec les tutelles. Plusieurs projets sont également en cours.

    Dans le champ de la formation, la fédération souhaite œuvrer à la reconnaissance des métiers du parcours et à la validation des compétences par la création de formations diplômantes, initiales et continues. Sept universités vont se joindre à ce projet, qui nécessitera aussi, à terme, l’entrée dans le droit commun de nouveaux métiers.

    La Facs entend aussi développer les partenariats et s’engager dans un processus d’accompagnement au changement, dans l’optique de la convergence.

  • Les Hospices civils de Lyon adoptent la plateforme Medgo pour gérer leur réseau de remplaçants

    Les Hospices civils de Lyon (HCL) ont adopté Medgo, une plateforme en ligne permettant aux établissements de santé de gérer et de solliciter plus facilement leur réseau de remplaçants, a annoncé le groupe d’établissements de soins le 20 novembre 2018 dans un communiqué.

    Par le biais de cette solution mobile, tous les services du HCL, le deuxième plus grand CHU de France (plus de 5 300 lits), peuvent proposer des missions de remplacements en quelques clics aux 18 000 agents potentiels de son réseau.

    Il s’agit du « premier déploiement d’une telle envergure pour Medgo« , précise le communiqué.

    Après un mois de fonctionnement, les Hospices civils de Lyon comptabilisent 1 500 inscrits sur la plateforme et ont proposé environ 900 missions.

    Fonctionnement de la plateforme Medgo

    Les personnels volontaires pour faire des remplacements s’inscrivent en téléchargeant l’application puis indiquent sur la plateforme leurs disponibilités pour recevoir des alertes sur les remplacements à pourvoir directement sur leur mobile. Ils choisissent ensuite la mission qui les intéresse.

    Les cadres sont notifiés en temps réel des réponses apportées à leurs demandes. Ils peuvent piloter l’ensemble des missions depuis leur tableau de bord.

    Medgo accompagne plus de 700 structures de santé

    La start-up Medgo, fondée en 2016, collabore actuellement avec plus de 700 structures de santé (hôpitaux, cliniques et Ephad) dans l’optique :

    • de faire gagner du temps aux équipes encadrantes et administratives, « la gestion des remplacements étant chronophage », soulignent les HCL dans le communiqué ;
    • de réduire le recours à des agences d’intérim « souvent coûteuses » ;
    • de « fidéliser un réseau qualifié de remplaçants de confiance ».

    Depuis son lancement, la plateforme Medgo connaît une croissance exponentielle du nombre d’utilisateurs (+40 % par mois).

    Première association avec un établissement de taille aussi importante

     « Ce partenariat est l’occasion pour nous de prouver que nous pouvons accompagner un établissement de la taille des [Hospices civils de Lyon] dans le déploiement de notre solution, note Adrien Beata, co-fondateur et responsable des opérations à Medgo. Nous avons énormément travaillé sur nos process et notre produit au cours des derniers mois pour en arriver là. Nous sommes ravis de travailler avec les HCL et attendons avec impatience de déployer Medgo dans d’autres établissements de cette envergure. »

    Un dispositif pour gagner du temps et être moins intrusif

    « Dans ma gestion quotidienne c’est plus que positif ! Ça me fait gagner des heures passées au téléphone à rechercher le bon profil disponible au bon moment ! Et je me sens moins intrusive puisque je n’appelle plus les personnels sur leurs portables pour proposer un poste, commente Agnès, cadre aux Hospices civils de Lyon. De plus en plus d’agents sont séduits par l’ergonomie du site et la facilité d’inscription et sont de plus en plus nombreux à s’inscrire. »

    Depuis l’été 2018, une campagne de communication a été lancée dans tous les établissements des HCL afin d’informer les équipes et de constituer le réseau de volontaires (aides-soignants, infirmiers, infirmiers anesthésistes ou de bloc opératoire, auxiliaires de puériculture, puéricultrices et sages-femmes).

  • Symposium Elsevier « Aide à la décision clinique, IA et big data à l’hôpital », le 11/12/2018 à Paris

    Lors d’un symposium organisé par Elsevier le 11 décembre 2018 à la Maison des polytechniciens, des acteurs du monde médical et hospitalier partageront leurs réflexions sur le thème « aide à la décision clinique, IA et big data à l’hôpital ».

    Les intervenants tenteront notamment de répondre aux questions suivantes :
    • Quelle est la réalité actuelle de l’utilisation et de l’opinion des médecins par rapport à l’évolution de leurs systèmes d’information ? ;
    • Quelles sont les véritables perspectives des systèmes d’aide à la décision clinique, de l’IA et du machine learning appliqués à la santé ? ;
    • Comment l’arrivée de ces nouveaux outils va transformer la relation médecin-patient ?

    La participation à cet événement est gratuite. Les personnes souhaitant assister à ce symposium doivent remplir le formulaire d’inscription sur le site de Elsevier, en suivant le lien ci-contre. Le nombre de places étant limité, les intéressés recevront un email confirmant leur inscription dans les prochains jours suivant leur demande.

    Programme

    9h15 Introduction

    • John Danaher – President, Elsevier Clinical Solutions

    9h30 – 12h30 Systèmes d’aide à la décision : définition, usages et limites

    Modérateur : Thomas London – Président du Healthcare Data Institute & Senior Leader of Health System Transformation, McKinsey & Company

    9h30 – 11h Outils d’aide à la décision clinique : de quoi parle-t-on?

    • Pr Anita Burgun – Pr Médecin spécialiste en biostatistique médicale Santé Publique, Paris-Descartes & HEGP, Association française d’informatique médicale
    • Dr Ian Chuang – Chief Medical Officer, Elsevier EMEALAAP Health
    • Dr Jacques Lucas – Vice-Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins, Délégué Général au Numérique
    • Dr Brigitte Seroussi – Sorbonne Université, AP-HP, DSSIS, Association française d’nformatique médicale

    11h – 11h30 Pause

    11h30 – 12h30 Nouveaux outils : l’attente des hôpitaux et la gouvernance médicale

    • Dr Thierry Godeau – Président de la CME Groupe Hospitalier La Rochelle-Ré-Aunis, président de la Conférence nationale des présidents de CME des CH
    • Pr Antoine Magnan – Président de la CME du CHU de Nantes, président du CNCR
    • Antoine Malone – Directeur projets innovation à la Fédération hospitalière de France

    12h30 – 13h30 Cocktail déjeunatoire 13h30 – 17h30 Comment et jusqu’où l’hôpital peut-il intégrer les outils d’aide à la décision : retours d’expérience

    13h30 – 14h Places respectives de l’Intelligence Artificielle et de l’humain dans la médecine du futur

    • Pr Serge Uzan – Conseiller spécial auprès du président de Sorbonne Université, directeur délégué de l’Institut universitaire de cancérologie, conseiller national de l’Ordre des médecins, président du Comité de pilotage de la recertification des médecins

    14h00 – 15h Quelles conditions pour faciliter l’échange et le partage de données – patients, informations et connaissance ?Modérateur :

    • Pr Marc Cuggia – Professeur d’informatique médicale (PUPH, MD, PhD) à l’Université de Rennes 1, co-pilote de la mission de préfiguration du Health data Hub, responsable de l’unité « fouille de données » au CHU de Rennes, co-oordinateur du réseau des centres de données cliniques du Grand Ouest
    • Maître Pierre Desmarais – Avocat spécialisé en droit du numérique et des données, Cabinet Desmarais Avocats
    • Olaf Lodbrok – Senior vice president & general manager precision medicine, Elsevier
    • Pr Marie-France Mamzer – PU-PH éthique et médecine Légale, faculté de médecine de l’université Paris-Descartes, laboratoire d’éthique médicale et de médecine légale
    • Frédéric Rimattei – Directeur général adjoint, CHU de Rennes

    15h – 15h45 Outils d’aide au diagnostic

    Modérateur : Carlos Jaime – Directeur général InterSystems France, président du domaine d’activité stratégique TIC & Santé de Medicen Paris Région

    • Dr Gaspard d’Assignies – Radiologue interventionnel, fondateur de la start-up Incepto Medical, Fondateur du groupe de travail Intelligence Artificielle de la Société Française de Radiologie
    • Olaf Lodbrok – Senior Vice President & General Manager Precision Medicine, Elsevier
    • Pr Pascal Pujol – PU-PH, université de Montpellier, Chef du service d’oncogénétique – CHU de Montpellier, président de la Société française de médecine prédictive et personnalisée

    15h45 – 16h15 Pause

    16h15 – 17h15 Outils d’aide à la prise en charge

    Modérateur : David Delerue – Directeur associé, Alicante

    • Dr Didier Demory – Médecin hospitalier anesthésie réanimation, vice-président de la CME Centre hospitalier intercommunal Toulon-La-Seyne-sur-Mer, Président de la CME du GHT Var 83
    • Dr Carlos El Khoury – Fondateur coordinateur réseaux RESCUe RESUVal, chef de pôle « urgence, médecine et soins critiques » au centre hospitalier de Vienne
    • Dr Alain Livartowski – Médecin oncologue médical – Institut du thorax Paris, directeur-adjoint à la direction des data – ensemble hospitalier de l’Institut Curie, responsable des projets e-santé
    • Robert Nieves – Vice President of Health Informatics – Elsevier Clinical Solutions
    • Dr Michael von Wagner – Consultant for internal medicine and senior physician in the department for gastroenterology – University Hospital Frankfurt

    17h15 – 18h00 Outils d’aide au renforcement du rôle du patient

    Modérateur : Jean-Pierre Thierry – France Assos Santé

    • Pr Gilles Defer – Neurologue, Centre ressources et compétences (CRC)-SEP et pôle « recherche, prévention et santé publique » au CHU de Caen, président du Réseau normand de prise en charge de la SEP
    • Pr Corinne Isnard-Bagnis –  Professeure à Sorbonne Université et néphrologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière
    • Dr Nizar Mahlaoui – MD, MSc, MPH, CEREDIH : Centre de référence déficits immunitaires héréditaires, SCETIDE : Registry of Stem CEll Transplantation for Primary Immune Deficiencies in Europe, Imagine Institute
    • Gérard Raymond – Président de la Fédération française des diabétiques

    18h00 Clôture

  • Nouvelle-Zélande : le New Dunedin Hospital, futur hôpital numérique de l’île du Sud

    Dunedin, la principale ville de la région d’Otago en Nouvelle-Zélande, est en train de planifier la construction d’un nouvel hôpital numérique, le New Dunedin Hospital, qui se situera sur le site de l’ancienne usine de Cadbury. Le gouvernement a déclaré que les travaux commenceraient avant les prochaines élections, prévues pour la fin 2020.

    Le nouvel établissement sera en grande partie numérique et exploitera les nouvelles technologies pour faire gagner du temps au personnel mais aussi aux patients, a déclaré à Hinz.org.nz (article publié le 19 novembre 2018) Mike Collins, directeur exécutif du Département de la santé du district sud (People, Culture & Technology), qui sera en charge de l’infrastructure technologique de l’hôpital.

    Une innovation centrée sur la chirurgie ambulatoire

    Mike Collins précise qu’un intérêt particulier sera porté sur la chirurgie ambulatoire. « Nous essayons de mettre en œuvre de nouvelles technologies et solutions bien avant l’ouverture de l’hôpital. Du point de vue de la gestion du changement, je veux que le personnel soit à l’aise dans cet environnement numérique avant que les portes ne s’ouvrent », a-t-il commenté.

    Son équipe anime des ateliers avec des cliniciens et la communauté et adopte une approche personnalisée pour concevoir les technologies qui permettront d’offrir de meilleures expériences aux patients et au personnel, l’une des questions clés étant de savoir si le patient a réellement besoin de rendre à l’hôpital ou s’il peut être soigné plus près de son domicile.

    Une stratégie numérique régionale

    Cette planification ne repose pas seulement sur le Département de la santé du district sud mais sur l’ensemble du système de santé de l’île du Sud et intègre la nouvelle stratégie de la région en matière de soins primaires et communautaires.

    Vers la mise en place de normes d’interopérabilité

    La région a en effet élaboré une stratégie numérique et collabore avec le ministère de la Santé néozélandais pour identifier les objectifs stratégiques principaux, tels que la mise en œuvre de normes d’interopérabilité.

    Cette stratégie est planifiée pour les cinq à six prochaines années et est conforme à la stratégie régionale de l’Alliance de l’île du Sud et à la stratégie de santé numérique du ministère de la Santé, qui est encore à l’état de projet.