Etablissements

  • Dématérialisation du carnet de santé de l’enfant : les recommandations du HCSP

    Refondre le carnet de santé, y porter des modifications à la structure générale et prévoir sa dématérialisation, telles sont les recommandations émises dans un avis du HCSP du 20 mai 2016 mis en ligne le 18 juillet 2016.

    « Il existe […] un consensus pour reconnaitre la qualité du document existant même si des évolutions sont souhaitables. Parmi celles-ci, une version dématérialisée intégrée au « Dossier médical personnel » (DMP) est unanimement attendue », indique le Haut Comité dans son avis.

    Vaccins: expérimentations en cours dans 6 régions

    • L’Aquitaine, l’Ile-de-France, l’Océan Indien, Auvergne Rhône-Alpes, Languedoc-Midi-Pyrénées et la Bourgogne testent actuellement le carnet de vaccination électronique via l’utilisation de la plateforme mesvaccins.net, dans le cadre du programme TSN.
    • Le projet pilote de la région Auvergne Rhône-Alpes a été lancé le 25 avril 2016 et est mené dans un premier temps, auprès de cinq pédiatres, cinq médecins généralistes, deux pharmaciens, deux sages-femmes et deux infirmiers jusqu’en octobre 2016.
    • MesVaccins.net a été crée par le Groupe d’Etudes en Préventologie pour aider patients et professionnels de santé à gérer au mieux un calendrier vaccinal. Il est animé par une équipe d’experts et validé par le Ministère de la santé.
  • Négo conventionnelle : une « durée plus courte » pour passer la consultation à 25€ (Cnamts)

    « On peut réfléchir à une durée plus courte », a déclaré le 13 juillet 2016 Nicolas Revel, directeur général de la Cnamts, à propos de la revalorisation de 23 à 25€ du tarif de la consultation de base. Dans le cadre des discussions avec les syndicats de médecins pour aboutir à un projet de convention médicale, cette revalorisation avait été annoncée avec un étalement sur deux ans, 1€ au 1er avril 2017 et 1€ un an plus tard.

    Cette proposition avait été mal accueillie par les syndicats. Le SML, le CSMF et Le Bloc avaient quitté la dernière réunion de négociation du 13 juillet 2016 pour marquer leur mécontentement.

    Les discussions ont repris le 19 juillet 2016 et, en revenant sur la durée de cet étalement de la revalorisation du tarif de la consultation de base, Nicolas Revel espère aboutir en trois jours à un accord sur le projet de convention pour lequel l’échéance est fixée au 26 août 2016.

    L’autre point sensible des échanges entre la Cnamts et les syndicats de médecins est le « forfait structure » pour financer l’équipement et l’organisation des cabinets, forfait dont la création a été annoncée le 16 juin 2016 mais dont le montant n’est toujours pas défini. Composante de la ROSP, ce forfait comprendrait un socle représentant environ 60% de la rémunération à verser et un bonus pour les 40% restant.

    Nicolas Revel a annoncé être prêt à faire « de nouveaux gestes » dans les discussions mais il a souligné être contraint de respecter le cadre de l’ONDAM (dont le montant a été fixé pour 2016 à +1,75%), ce qui risque d’impliquer un étalement de certaines mesures  » sur au moins deux ans ».

  • eTICSS mis à disposition des premiers utilisateurs le 7 juillet 2016 (ARS Bourgogne-Franche-Comté)

    La plateforme numérique de coordination du projet TSN eTICSS a été mise à disposition de ses premiers utilisateurs pilotes dès le 7 juillet 2016, dans une version dont la validation est prévue mi-août, annonce l’Agence Régionale de Santé Bourgogne Franche-Comté le 19 juillet 2016.

    Les fonctionnalités développées dans le cadre de cette première étape visent à assurer la coordination des professionnels du champ sanitaire et social autour d’un patient dont la prise en charge à domicile à l’issue d’une hospitalisation se révèle complexe. La plateforme vise à faciliter le partage d’informations entre les professionnels concernés et leur offre une vision commune du PPS.

    Elles concernent un champ d’actions qui vont du repérage des fragilités, avec anticipation d’un premier PPS avant la sortie du patient, à la concertation pluri-professionnelle.

    Selon les estimations de l’ARS, ces fonctionnalités devraient concerner, à terme, environ un millier de patients dans le Nord Saône-et-Loire, territoire-cible du programme eTICSS.

    Le Groupement de Coopération Sanitaire E-Santé Bourgogne, maîtrise d’ouvrage déléguée de l’ARS, a retenu en janvier 2016 la candidature du consortium industriel CSC – Orion Health pour déployer la plateforme des services numériques santé/social eTICSS.

    eTICSS couvre le territoire du Nord de la Saône-et-Loire, soit quatre bassins de population qui comptent ensemble plus de 350 000 habitants : l’Autunois-Morvan, Creusot-Montceau, le Chalonnais et la Bresse bourguignonne.

  • E-santé : les marchés émergents à suivre en Asie du Sud-Est

    Réputé pour sa fiabilité et son positionnement stratégique, Singapour est en Asie du Sud l’un des marchés leaders en e-santé. Il est cependant essentiel pour les acteurs du secteur d’observer de près les pays émergents de la région, Indonésie et Thaïlande en tête.

    Quatre key players révèlent à H&TI quels sont d’après eux les marchés les plus prometteurs de la zone Pacifique.

    1. L’Indonésie : un pays attractif pour les start-up.
    2. La Thaïlande et l’intérêt du tourisme médical.
    3. Le Vietnam : un marché trop souvent négligé ?

    L’Indonésie : un marché qui attire les investisseurs privés

    L’investisseur singapourien Eddy Lee voyage beaucoup en Asie-Pacifique (APAC) pour soutenir les entrepreneurs repérés par Coffee Ventures, sa société de capital-risque. Il accorde une attention particulière à l’Indonésie. « D’ici trois à cinq ans, je pense que la santé numérique va complètement transformer la gestion à distance des patients atteints de maladies chroniques dans l’archipel indonésien (plus de 13 000 îles) en raison de l’émergence d’une jeune classe moyenne, ultra connectée aux réseaux sociaux. On devrait observer un développement de produits à prix abordables, qui pourront être proposés aux revenus les plus bas, soit près de 4 millions de personnes dans le pays.»

    Un marché qui progresse doucement

    Le marché de la santé numérique « est en plein essor en Indonésie », acquiesce Amel Mokrani, Account Manager Asia chez Capsule, un filiale de Qualcomm qui fournit de systèmes d’information et de dispositifs médicaux.

    Elle admet que le pays est encore à la traîne – « ça fait des années qu’on croit que l’Indonésie va se faire une place sur le marché » – mais reconnaît qu’il a « de nombreux atouts » et qu’il est intéressant pour les investisseurs de miser sur ce territoire. « Des ingénieurs expérimentés issus de grandes institutions de santé, des start-up mais aussi de grandes entreprises ont investi dans le pays. »

    La Thaïlande : le tourisme médical encourage les innovations

    De son côté, le Dr. Kevin Yap, maître de conférence expert en cyber-pharmacie, cite la Thaïlande, un marché à surveiller en raison de l’importance du tourisme médical. «Ils sont en train d’exploiter très sérieusement le potentiel du digital dans ce secteur, conscients que leur système de santé pourrait attirer plus d’étrangers dans les années à venir. » Le pays a effectivement accueilli en 2015 plus de 29,5 millions de touristes, contre 24,8 millions en 2014, a déclaré en décembre 2015 la ministre thaïlandaise du Tourisme et des Sports Kobkarn Wattanavrangkul (AFP). L’objectif du gouvernement est de faire grimper ce chiffre à 32 millions en 2016.

    « Le tourisme médical peut effectivement aider au développement de l’e-santé, soutient Mme Mokrani. De plus, le gouvernement a également fortement investi dans les systèmes d’information de santé. » Pour Capsule, pas de doute, « il faut être présent sur ce marché ».

    La barrière de la langue enfin franchie

    La société, basée en Asie, a vu le pays évoluer. « Il y a quelques années, la langue était un vrai obstacle pour les entreprises étrangères car l’alphabet utilisé par les Thaïlandais est complètement différent du nôtre. Mais le marché s’est adapté. Les cliniciens sont de plus en plus nombreux à apprendre l’anglais et les programmes en anglais sont aujourd’hui acceptés. »

    Des dispositifs médicaux pour pallier la pénurie de soignants

    Le groupe y voit par ailleurs un intérêt plus personnel. « La Thaïlande souffre d’une pénurie de soignants. L’intégration de dispositifs médicaux (la spécialité de Capsule) pourrait aider les équipes médicales à économiser du temps et à réduire le risque d’erreurs manuelles de retranscription. Pour les entreprises telles que Capsule, c’est un marché à fort potentiel. »

    La Malaisie, les Philippines et le Vietnam : les nouveaux marchés émergents

    « Si vous vous intéressez aux marchés sur lesquels des solutions en e-santé sont disponibles, je vous conseillerais de regarder du côté de Singapour, de la Thaïlande et de la Malaisie. Si vous vous intéressez aux solutions pour offrir un meilleur accès aux soins de santé, notamment à la classe moyenne, je vous dirais plutôt de regarder vers l’Indonésie mais aussi les Philippines et le Vietnam », analyse Hareesh Nair, directeur de Quadria Capital, l’une des principales sociétés de capital-investissement dans le domaine de la santé en Asie du Sud et du Sud-Est.

    Le Vietnam : miser sur les nouvelles technologies pour gagner la confiance des patients

    Il porte une attention particulière au Vietnam, en plein développement. « Le pays dépense facilement entre 2 et 3 milliards de dollars chaque années dans le tourisme médical. La population ne peut cependant par encore avoir accès à des diagnostics de haute qualité et ne peut pas faire complètement confiance aux médecins vietnamiens. C’est pour ça que la plupart des patients recherchent des soins de haute qualité ailleurs. »

    Il y a donc un potentiel intéressant sur ce marché, précise l’homme d’affaires. « La question est de savoir comment leur fournir des soins de haute qualité à l’intérieur du pays. Si des entreprises disposent des technologies suffisantes, elles pourraient éventuellement rendre possible le diagnostic à distance, à l’extérieur du Vietnam. Le résultat gagne en crédibilité lorsqu’il est établi ou confirmé par des médecins étrangers. »

    M. Nair en est convaincu, les nouvelles technologies pourraient aider la population à avoir davantage confiance en leur système médical. « La plupart des patients dans les pays comme le Vietnam pensent qu’ils peuvent se contenter de médicaments pour guérir. Dès qu’on leur parle de traitements lourds, d’implants ou d’opérations, ils ont peur. Cette méfiance contribue au manque d’expérience des médecins en ce qui concerne ce genre d’interventions. Ce problème doit être résolu à court ou à moyen terme pour améliorer le niveau du système de santé local. »

    M. Nair pense que des sociétés privés pourraient, en lien avec le gouvernement, tenter de développer des produits pour faire connaître aux patients ces nouveaux dispositifs et les rendre accessibles à moindre coût.

  • E-health: what are the emerging markets in Southeast Asia?

    Renowned for its reliability and its strategic position, Singapore is in Southeast Asia one of the leaders in the e- health field. But the key-players should pay also attention on emerging markets in this region, mostly on Indonesia and Thailand.

    Four Asian e-health stakeholders told H&TI which ones are the most promising markets in their views.

    1. Indonesia: an attractive country for start-ups.
    2. Thailand and the interest in medical tourism.
    3. Vietnam: an overlooked market?

    Indonesia: an interesting market for private investors

    The Singaporean investor Eddy Lee – concurrently consulting professor at Stanford University – is paying particular attention to Indonesia. “Over the next three to five years, e-health will dramatically transform the remote management of chronic patients in the Indonesia archipelago comprising more than 13,000 islands, where the young and growing middle class has demonstrated unprecedented social media engagement. Affordable products that proves to benefit the Indonesian rural population and also be marketed to the 4 billion low-income global population at the base of the pyramid.”

    A market which is growing slowly

    “The digital health market is booming in Indonesia,” Amel Mokrani confirms. She is Global Account Manager at Capsule, a Qualcomm company which provides medical device information systems and medical device integration solutions for healthcare organizations.

    However, she says that the country is still lagging behind – “we believe for many years that Indonesia will get a place on the market” – but admits he “has many assets for its development” and that it is interesting for investors to be present there. “Experienced engineers leading health institutions, start-ups and also large companies have invested in the country.”

    Thailand: medical tourism boosts innovations

    From Dr. Kevin Yap’s point of view, Thailand has also a huge potential in ASEAN because of the importance of medical tourism. “The country is rapidly tapping on the potential of digital health: they are aware that their health system can attract more foreigners in the coming years,” said to H&TI the Singaporean lecturer, specialized in cyber-pharmacy. It has actually attracted in 2015 more than 29.5 million tourists, against 24.8 million in 2014, said the Thailand’s Minister of Tourism and Sports Kobkarn Wattanavrangkul in Decembre 2015 (AFP). The government’s goal is to reach 32 million in 2016.

    “Medical tourism can support eHealth development,” Mrs Mokrani says. “Additionally, the government has also strongly invested in Health Information Systems. Today, this is a market where you need to be.”

    The language issue finally solved

    The company, based in Asia, have seen the evolution of the country. “A few years back, the language was a real barrier for foreign companies as the alphabet is different. But the market has adapted itself. Clinicians are increasingly learning English and English systems are accepted.”

    Medical devices to address the shortage of caregivers

    Besides, the firm find some personal interests to invest in Thailand. “The country has a real need for Medical Device Integration (MDI). It suffers from a caregiver shortage and MDI can help saving time and decrease risk of manual retranscription mistakes. It is a high potential market for Capsule.”

    Malaysia, the Philippines and Vietnam: the new emerging markets

    “If you look at where e-health opportunities are available, I would say Singapore, Thailand and Malaysia. If you look at the solutions to create a greater access to healthcare for the middle class, you need to look at Indonesia, Philippines and Vietnam”, Hareesh Nair, director of the Asian private equity group Quadria Capital, said to H&T.

    Vietnam: new technology can help to gain the trust of patients

    He pays particular attention to Vietnam, a developing country. “Vietnam probably easily spends over 2 billion to 3 billion dollars every year in medical tourism for example. They just can’t get access to high quality diagnostics or can’t trust into those which are imported to Vietnam, which forces them to generally seek high-end care elsewhere.”

    So this market has a good potential, Mr Nair says. “The question is how do you provide them high quality care? If there are companies they have strong technology that can be diagnose possibly outside the Vietnam. It gives a lot of credibility that a foreign doctors can read the result.”

    Hi-tech could help people to better trust the healthcare system. “Patients may generally prefer to find a doctor who gives them drugs because it’s less risky and more affordable rather than opting for the physician who recommends surgery. Patient perceptions against surgery, create a self-reinforcing scarcity of experience among doctors, which will ultimately need to be addressed in the near and medium term to build the local healthcare system up to top standards.”

    Mr Nair thinks that “companies can help provide that trust in platform and in accurate diagnoses to the population. The idea is not to do charity but to propose a reasonable ans sustainable price for services. You can also have partners who help patients to get access to surgery.”

  • Légion d’honneur : la promotion du 14/07/2016

    Plusieurs personnalités de la santé figurent parmi les 654 nouveaux nommés et promus dans l’Ordre de la Légion d’honneur par décret du Président de la République en date du 13/07/2016 paru au Journal officiel du 14/07/2016.

    Grand officier

    • Louis Lareng, fondateur du service d’aide médicale d’urgence (SAMU)

    Officier

    • Claude  Evin, ancien ministre de la Santé, ancien député, ancien directeur général de l’ARS Ile-de-France, ancien président de la Fédération hospitalière de France

    Chevalier

    • William Dab, médecin épidémiologiste, directeur de la chaire Entreprises et Santé Malakoff-Médéric Cnam, ancien directeur général de la Santé
    • Dominique Parent, professeur des universités, présidente de la Société française de toxicologie
    • Emmanuelle Quilès, PDG de Janssen France
  • Plateformes de coordination territoriale d’appui : l’ARS Ile-de-France envisage une généralisation

    « L’ARS pense avoir trouvé un modèle prometteur de dispositif d’appui innovant pour des professionnels, médicaux ou non, impliqués dans la prise en charge de la personne âgée », indique l’organisme francilien le 12 juillet 2016.

    Cette conclusion se base sur un premier bilan du dispositif PAERPA dans le 9e, 10e, et 11e, dont la plateforme de coordination territoriale d’appui, appelée M2A, a eu un effet particulièrement positif : « Le nombre de signalements est de 700 par mois, en hausse de 12 % depuis son lancement. Près de 10 % des saisines sont effectuées par les médecins. En outre, M2A a accru son activité de 32 % notamment grâce aux nouveaux services et outils mis en œuvre et aux appuis destinés aux médecins, infirmiers et pharmaciens de ville ».

    L’ARS envisage donc « d’accélérer son déploiement dans la région, quitte à sortir du cadre d’expérimentation PAERPA. A terme, l’objectif serait de créer des dispositifs équivalents mais adaptables aux spécificités des territoires franciliens. »

    L’ARS Ile-de-France confirme également le 12 juillet 2016 l’entrée dans le dispositif PAERPA des 6 premiers arrondissements parisiens, à la suite de l’annonce de l’extension du projet à 16 territoires par Marisol Touraine le 16 juin 2016.

    L’ARS Ile-de-France précise que, « faute de temps, l’ensemble des outils testés depuis un an ne pourra pas être déployé sur les nouveaux arrondissements. [Elle] se concentrera donc sur les dispositifs qui fonctionnent le mieux », en particulier la plateforme de coordination territoriale d’appui.

  • Négociation conventionnelle : l’Assurance maladie annonce 85,7 M€ supplémentaires

    85,7 M€, c’est le montant de l’enveloppe supplémentaire présentée le 13 juillet 2016 par l’Assurance maladie pour faire avancer les négociations tarifaires avec les syndicats de médecins libéraux. Cette annonce a été faite lors de la réunion de négociation du 13 juillet 2016 réunissant l’Assurance maladie et les syndicats SML, FMF et MG France. Cela porte à 829,3 M€ l’enveloppe globale liée à la future convention médicale qui doit prendre effet en septembre 2016.

    L’Assurance maladie a proposé aux syndicats présents de nouvelles revalorisations tarifaires, notamment pour les « consultations complexes ». Ces dernières seraient portées à 48 €, contre 46 € proposés la semaine dernière. En outre, la majoration de coordination assurée par les spécialistes et généralistes passerait de 3 à 5 €, selon le SML.

    L’aide à l’installation dans des déserts médicaux de 50.000 €, destinée aux jeunes médecins exerçant en groupe serait étendue également à ceux s’installant seuls. Enfin, la prise en charge de patients atteints d’un handicap mental lourd et sévère devrait également être revalorisée.

    C’est l’ensemble de ces nouvelles propositions qui représente un coût supplémentaire pour l’Assurance maladie de 85,7 M€ .

    Le 6 juillet 2016, l’Assurance maladie avait présenté aux cinq syndicats représentatifs SML, FMF, MG France, CSMF et Le Bloc, le budget global de ses propositions estimé à près de 743,3 M€ dont près des deux tiers consacrés à la revalorisation de 23 à 25 € de la consultation chez les généralistes d’ici à 2018. Une augmentation prévue en deux temps: 1 € au 1er avril 2017, puis 1 € l’année suivante.

    Trois nouvelles séances de négociations sont programmées les 19, 20 et 21 juillet. L’Assurance maladie et les syndicats de médecins ont jusqu’au 26 août 2016 pour trouver un accord.

  • Assurances à la carte : Generali réagit aux propos de Marisol Touraine sur son offre Vitality

    « L’assureur n’a pas accès aux données de santé […] Pour celles-ci, nous avons créé une structure de service destinée à gérer exclusivement Vitality sur des systèmes sécurisés et distincts des systèmes de l’assureur. Nous avons fait en sorte que les données fournies par le client […] ne soient pas ne soient pas du tout à la disposition de l’assureur », assure Yanick Philippon, chargé du segment assurances collectives de Generali France, dans une interview accordée à la Tribune le 8 juillet 2016.

    Il répond notamment aux propos de Marisol Touraine sur les inquiétudes des Français à l’idée que les assureurs puissent accéder aux données de santé. « Ces craintes sont légitimes et je les partage. C’est pourquoi j’ai spécifiquement interdit, dans la loi, leur accès direct aux données de santé », a rappelé la ministre de la Santé à la suite de l’annonce de Generali sur le lancement de Vitaly, à l’occasion du colloque Big Data en santé du 4 juillet 2016..

    L’offre Vitality basée sur le comportement des assurés, lancée le 1er juillet 2016 en Allemagne, devrait être proposée en France le 1er janvier 2017. A la différence de l’Allemagne, Yanick Philippon indique que l’offre française ne sera disponible que pour les entreprises et qu’il « n’y aura pas de volet de réduction tarifaire par rapport au niveau d’engagement de la personne souscrivant à l’offre ».

    Le ministère de la santé confirme sa position

    Contacté par la Tribune, le ministère de la Santé réaffirme les propos de Marisol Touraine:

    « La ministre s’inscrit contre tout projet consistant à inciter un assuré à partager avec son assureur des informations sur son état de santé ou indicatives de comportements favorables ou non à sa santé (ce que prévoit bien le dispositif de Generali, à travers les profils « bronze, argent, or »). La mise en place de tels dispositifs serait avancer vers un modèle qui, à terme, serait néfaste pour le système de santé dans son ensemble.

    Ce que la ministre a clarifié est qu’elle a déjà, dans la loi de modernisation de notre système de santé, pris des mesures pour interdire un accès direct des assureurs aux données recueillies dans le cadre du parcours de soins et aux bases médico-administratives. Dans les deux cas il s’agit bien de données de santé. Le profil mentionné dans le cas du projet Generali est bien un profil indicateur de l’état de santé des personnes. »

  • Mutualisation et externalisation des SIH : l’ANAP met en ligne un outil d’inventaire et de décision

    Un outil d’inventaire et de décision pour le système d’information hospitalier a été mis en ligne par l’ANAP le 1er juillet 2016. Nommé ID-si, il permet de recenser les moyens humains et matériels, les infrastructures, le patrimoine applicatif et les référentiels, et d’étudier la faisabilité de la mutualisation/externalisation.

    Des restitutions pour les décideurs

    L’outil ID-si propose :

    • une synthèse des données consolidées ;
    • des graphiques dynamiques ;
    • un support de dialogue avec les équipes opérationnelles et leurs partenaires.

    Une aide à la mise en œuvre opérationnelle

    ID-si permet également d’aborder les différentes dimensions à prendre en compte dans une opération de mutualisation ou d’externalisation d’un SIH :

    • la description et l’analyse du besoin ;
    • la comparaison entre les moyens disponibles et nécessaires ;
    • la comparaison entre les ressources disponibles et nécessaires ;
    • la couverture contractuelle des composants matériels.

    Cet outil a été développé en langage Python et testé par 9 établissements de santé, dont deux en multisites, précise l’ANAP.