Etablissements

  • Paris Région Start-up : trois mesures pour faire de l’Ile de France la « Sillicon Valley de l’Europe »

    A l’occasion du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France, a annoncé, le 10 janvier 2018, plusieurs mesures destinées à attirer les entreprises qui innovent dans des domaines comme l’Intelligence Artificielle (IA) et la robotique. Les mesures s’adressent principalement aux entreprises étrangères. Elles attestent de la volonté de la région d’attirer à elle des acteurs étrangers et de s’ouvrir à l’international.

    Plus de 300 start-ups françaises étaient présentes lors du salon technologique de Las Vegas. Près de 40% d’entre elles sont implantées en Ile-de-France. L’ « objectif du plan détaillé par la Présidente de région est double » peut-on lire sur le site internet de la région. Il s’agit de faire de l’Ile-de-France une « start-up région » à l’image de Tel Aviv et de ses environs, et la Sillicon Valley de l’Europe.

    Le projet Paris Région Start-up comporte trois axes directeurs.

    Une nouvelle solution financière pour les entreprises internationales avec le Paris Région Starter Pack

    • Objectif : faciliter l’installation d’entreprises technologiques étrangères en IDF.
    • Principe : le dispositif s’adresse aux start-ups et PME françaises ou étrangères de 5 à 250 salariés, dotées d’un chiffre d’affaire inférieur ou égal à 50 M$ (soit environ 42 millions d’euros), qui décident de s’installer ou de créer une filiale en Ile-de-France. Le Pack se traduit par une aide financière pouvant atteindre 250 000 euros sur trois ans. 
    • Modalités de candidature : les entreprises doivent présenter une stratégie de croissance sur 3 ans. L’aide financière doit leur permettre de financer divers investissements et prestations.

    L’appel à projets Innov’up Proto s’ouvre aux start-ups étrangères

    • Objectif : L’appel à projets INNOV’up Proto permet à la région Île-de-France d’aider les entreprises franciliennes à mettre au point des prototypes d’innovation et à faire connaître leurs compétences. Pour la première fois, le dispositif est ouvert aux start-ups et PME étrangères qui souhaitent s’implanter en Ile-de-France.
    • Calendrier de mise en oeuvre : L’appel à projet, qui sera lancé en mai 2018, sélectionnera 10 à 15 lauréats qui bénéficieront d’un accompagnement par le pôle de compétitivité régional Cap Digital.

    Un concours international à destination des start-ups sur l’intelligence artificielle, doté d’un budget 1 million d’euros

    • Objectif : le concours « IA 2018 Paris Région » est ouvert aux entreprises franciliennes et étrangères désireuses de s’implanter en Ile-de-France.
    • Offre préexistante : ce concours vient compléter l’implication de la Région dans le projet Digital, qui vise à encourager la création d’un pôle de référence international en matière de numérique et d’intelligence artificielle à Paris-Saclay.
    • Calendrier de mise en oeuvre : le challenge sera lancé au printemps 2018 ; les lauréats seront désignés avant le mois de septembre 2018.
  • Une région chinoise collecte l’ADN de ses citoyens pour constituer des dossiers de santé numériques

    Les autorités chinoises du territoire autonome du Xinjiang collectent les échantillons d’ADN, les empreintes digitales, les photos de l’iris et les prélèvements sanguins de tous les résidents de la région âgés de 12 à 65 ans dans le cadre d’un programme de santé publique, a déclaré en décembre 2017 Human Rights Watch (HRW), une ONGI veillant au respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

    Cette opération élargit de manière significative la collecte de données biographiques menée par les autorités chinoises par rapport aux initiatives précédentes du gouvernement dans la région, qui exigeait seulement jusqu’à présent que tous les demandeurs de passeport fournissent des données biométriques.

    Les objectifs déclarés du programme sont, entre autres, d’améliorer la prestation des services des autorités sanitaires et d’établir des dossiers de santé numériques pour tous les résidents.

    La campagne, dont le cadre se révèle assez flou, pose question d’un point de vue éthique selon l’organisation internationale.

    Officiellement, le programme vise à établir des DSEs pour tous les résidents

    Les lignes directrices du programme, appelé « Physicals for All », ont été publiées par le Bureau du service et de la gestion de la population (Office of Population Service and Management) et le Comité de direction du travail d’enregistrement des noms réels (Real Name Registration Work Leadership Committee) de la région. « Nous ne savons pas exactement de quel département du gouvernement relève ce bureau, bien que la « gestion de la population » soit généralement menée sous la supervision de la police », explique l’ONGI.

    Les autorités expliquent que cette opération d’enregistrement de la population est destinée à la « prise de décision scientifique », qui favorise la réduction de la pauvreté, une meilleure gestion de la santé et une « stabilité sociale ».

    Selon les autorités, Physicals for All vise à améliorer le dépistage de certaines maladies

    Les autorités caractérisent le programme comme un avantage pour la région, relativement pauvre économiquement.

    Les objectifs déclarés de l’opération sont d’améliorer la prestation de services des autorités sanitaires, de dépister les principales maladies de la région et d’établir des dossiers de santé numériques pour tous les résidents.

    Les articles de presse portant sur le sujet contiennent des témoignages de participants expliquant comment, à la suite du programme, ils ont reçu des traitements pour des maladies non diagnostiquées auparavant et, dans certains cas, ils assurent qu’ils leur ont sauvé la vie.

    Toutes les données sont liées à un numéro d’identification national individuel

    Selon les directives du programme, plusieurs autorités sont responsables de différents types de collections biométriques.

    • Les cadres du Parti communiste chinois et les policiers sont chargés de collecter des images, des empreintes digitales et de l’iris, ainsi que des informations sur « l’enregistrement des ménages » à l’aide d’applications mobiles, lors de visites à domicile ou en établissant des points de collecte à divers endroits.
    • Les autorités sanitaires locales sont responsables de la collecte d’informations sur l’ADN et les groupes sanguins.
    • Les informations collectées sur le groupe sanguin sont envoyées directement à la police, tandis que les « cartes de sang pour la collecte d’ADN [sont] envoyées aux bureaux de police du comté pour le profilage ».

    Toutes ces informations sont stockées et liées à un numéro d’identification national dont dispose chaque citoyen.

    Les directives du gouvernement n’indiquent pas si les citoyens peuvent se retirer du programme ou si un consentement éclairé est nécessaire.

    « Violations de la vie privée pour tous » (Sophie Richardson, HRW, Chine)

    « Il n’est pas clair si les participants aux examens médicaux sont informés de l’intention des autorités de collecter, de stocker ou d’utiliser des données ADN sensibles », indique HRW.

    Une participation semblant obligatoire

    « Les autorités du Xinjiang devraient renommer leur projet d’examens physiques « Violations de la vie privée pour tous » car le consentement éclairé et le choix réel ne semblent pas faire partie de ces programmes, a déclaré Sophie Richardson, directrice de l’ONG en Chine. La saisie obligatoire des données biologiques d’une population entière, y compris l’ADN, est une violation flagrante des normes internationales des droits humains, et c’est encore plus inquiétant si elle est faite subrepticement, sous prétexte d’un programme de soins gratuit. »

    Une population mal informée

    « Il ne semble pas (…) que le gouvernement ait divulgué au public ou aux participants tout l’éventail de la façon dont l’information médicale recueillie sera utilisée et diffusée ou la durée pendant laquelle elle sera conservée, souligne Human Rights Watch. Alors que les rapports officiels des médias insistent sur le fait que la participation au programme Physicals for All devrait être volontaire, il semble que, dans la pratique, les gens sont censés – et parfois sous pression – participer. »

    Un Ouïghour* qui a participé au programme à Kashgar, dans l’ouest du Xinjiang, a déclaré à HRW que son comité de quartier « avait exigé que [les personnes de son quartier] participent aux examens médicaux ». Il pense qu’il n’avait pas le choix. « Ne pas participer serait sûrement perçu comme le signe d’un « problème de pensée » », soit de déloyauté politique. Il a ajouté que les autorités de santé ne lui avaient pas transmis les résultats de ses analyses par la suite.

    * Les Ouïghours sont un peuple turcophone et musulman sunnite habitant la région autonome ouïghoure du Xinjiang en Chine et en Asie centrale.

    En Chine, peu de lois permettent d’assurer la protection de la vie privée

    « La Chine a peu de [lois assurant la] protection de la vie privée et les Ouïghours sont déjà soumis à de nombreux contrôles et surveillances, y compris [par le biais d’]une forte présence au niveau sécuritaire, de nombreux points de contrôle et d’une inspection régulière des smartphones pour [voir s’ils contiennent des] contenus « subversifs », précise Mme Richardson. Dans ce contexte, la collecte obligatoire de données biologiques [peut s’avérer] particulièrement [abusive] et ne semble guère justifiable en tant que mesure de sécurité. »

    Selon un rapport publié en octobre 2017 par les autorités sanitaires d’Ili, une subdivision administrative de la région du Xinjiang, le gouvernement « doit veiller à ce que ceux qui devraient [passer les] examens physiques participent [effectivement à l’opération] ».

    De plus, un rapport publié en juin 2017 par le Ili Evening Post, révèle que « concernant ceux qui ne veulent pas participer aux examens (…) les [représentants des autorités] doivent (…) travailler dur pour les convaincre de participer ».

    Une pratique non conforme aux normes internationales

    « Cette pratique n’est pas conforme aux normes internationales relatives aux droits de l’homme qui exigent que les interventions médicales, y compris les examens médicaux, soient menées uniquement avec le consentement libre et éclairé de l’individu », rappelle l’organisation internationale.

    Un article de l’agence de presse chinoise Xinhua daté du 1er novembre 2017 indique que 18,8 millions de personnes auraient participé au programme Physicals for All en 2017. En 2010, les chiffres officiels indiquaient que l’ensemble du territoire autonome comptait 21,80 millions d’habitants, enfants compris.

    Prélèvements d’ADN : des intentions floues et des problèmes éthiques

    Bien que les rapports des médias et les documents officiels d’exécution du programme décrivent la mise en place d’une vaste série de tests médicaux, dont des échographies, des électrocardiogrammes et « des analyses sanguines de routine », ils n’indiquent pas que des échantillons d’ADN seront prélevés.

    Human Rights Watch a précédemment découvert que la police du Xinjiang avait lancé des appels d’offres en septembre 2016 pour s’équiper de séquenceurs d’ADN, en indiquant son intention d’établir une infrastructure à grande échelle dans le but de traiter des échantillons d’ADN et de profiler un grand nombre d’individus.

    Séquenceurs d’ADN : une entreprise américaine pointée du doigt par HRW

    Une étude de suivi menée par Human Rights Watch a révélé qu’une société américaine, Thermo Fisher Scientific, avait fourni à la police du Xinjiang certains de ces séquenceurs d’ADN.

    L’ONGI a écrit à l’entreprise en juin et en août 2017 pour l’informer que les autorités chinoises recueillaient des empreintes génétiques d’individus non soupçonnés de crimes au Xinjiang et ailleurs en Chine, et leur demandant de répondre à une série de questions, dont certaines portaient sur leurs politiques relatives au respect des droits humains et d’autres sur les discussions qu’ils ont pu avoir avec les autorités chinoises sur l’utilisation prévue du matériel de séquençage.

    Thermo Fisher Scientific a répondu à la première lettre. La société a déclaré qu’elle ne « partageait pas d’informations sur [ses] clients ou leurs achats » et que « compte tenu de la nature globale de [leurs] opérations, il [leur] était impossible de contrôler l’utilisation ou l’application de tous les produits [qu’ils] ont fabriqués. » La société a déclaré qu’elle « s’attendait à ce que tous [ses] clients agissent conformément aux réglementations appropriées et aux meilleures pratiques du secteur ». Thermo Fisher Scientific n’a pas répondu à la deuxième lettre envoyée par Human Rights Watch.

    « Contraindre des personnes à donner [ou à prélever] des échantillons de sang (…) sans leur consentement ou justification éclairés peut porter atteinte à la vie privée, à la dignité et au droit à l’intégrité physique d’une personne ; il peut aussi, dans certaines circonstances, constituer un traitement dégradant, souligne HRW. L’échantillonnage d’ADN obligatoire d’une région ou d’une population entière à des fins de maintien de la sécurité est une violation grave des droits de l’homme dans la mesure où elle ne peut être justifiée comme nécessaire ou proportionnée. »

    Des « restrictions omniprésentes sur [les] droits humains » de certaines communautés

    Le Xinjiang, au nord-ouest de la Chine, abrite 10 millions d’Ouïghours et d’autres minorités ethniques à prédominance musulmane.

    Human Rights Watch indique que le gouvernement chinois avait imposé des « restrictions omniprésentes sur leurs droits humains fondamentaux, y compris la liberté de religion ».

    Depuis la nomination du secrétaire du Parti communiste chinois Chen Quanguo en août 2016, « le gouvernement régional du Xinjiang a promulgué de nouvelles politiques répressives, y compris la limitation des voyages à l’étranger et le retour forcé de ceux qui étudient à l’étranger, incarcérant des milliers de personnes dans des centres d’éducation politique, et en embauchant des milliers d’autres comme personnel de sécurité pour surveiller la population », indique l’organisation internationale.

  • China: A region collects the DNA of its citizens to create digital health records

    Chinese authorities in the Xinjiang autonomous region collect DNA samples, fingerprints, iris scans, and blood samples of all residents in the region between the age of 12 to 65 as part of a public health program, said in December 2017 Human Rights Watch (HRW), an NGO ensuring respect for the Universal Declaration of Human Rights.

    This operation significantly expands the collection of biographical data by the Chinese authorities compared to previous government initiatives in the region, which only required that all passport applicants provide biometric data.

    The stated goals of the program are to improve the delivery of health authority services, to detect major diseases affecting the population, and to establish digital health records for all residents.

    The operation, whose framework is unclear, raises questions from an ethical point of view according to the international organization.

    Officially, the program aims to establish EHRs for all residents

    The guidelines of the program, called « Physicals for All », were published by the region’s Office of Population Service and Management and Real Name Registration Work Leadership Committee. « It is unclear precisely which government department this office reports to, though “population management” is usually under the supervision of the police, » the INGO said.

    Authorities explained that this population registration operation is meant for « scientific decision-making », which promotes poverty alleviation, better management, and « social stability ».

    According to authorities, Physicals for All will improve early detection of certain diseases

    Authorities characterize program as a benefit for the region, which is relatively poor economically.

    The stated objectives are to improve the delivery of health authorities services, to detect major diseases in the region, and to create digital health records for all residents.

    Press reports on the topic contain testimonies from participants describing how they received treatments for previously undiagnosed illnesses thanks to the program, and in some cases saving their lives.

    All collected data is linked to an individual’s national identification number

    According to the guidelines, different authorities are responsible for different types of biometric collections.

    • Party cadres and police officers have to collect pictures, fingerprints and iris scan, as well as household registration using mobile applications during home visits, or by setting up central collection points.
    • Local health authorities have to collect DNA and blood type information .
    • Blood group information is directly sent to the police, while the « blood cards for DNA collection will be sent to the county police bureaus for profiling ».

    All of this information is stored and linked to an individual’s national identification number.

    The guidelines do not indicate whether people can opt out of the collection, or whether informed consent is required.

    « Privacy Violations for All » (Sophie Richardson, HRW, China)

    « It is unclear if the participants of the physicals are informed of the authorities’ intention to collect, store, or use sensitive DNA data, » HRW said.

    Participation seems to be mandatory

    « Xinjiang authorities should rename their physical exams project “Privacy Violations for All,” as informed consent and real choice do not seem to be part of these programs,” said Sophie Richardson, the China director at the NGO. « The mandatory databanking of a whole population’s biodata, including DNA, is a gross violation of international human rights norms, and it’s even more disturbing if it is done surreptitiously, under the guise of a free health care program. »

    An uninformed population

    « It (…) does not appear that the government has disclosed to the public or to participants the full range of how collected medical information will be used and disseminated or how long it will be stored, » HRW said. « While official media reports stress that participation in the Physicals for All program should be voluntary, it appears that in practice people are expected – and sometimes pressured – to participate. »

    A Uyghur who participated in the program in Kashgar, in western Xinjiang, told Human Rights Watch that his neighborhood committee « had demanded that they [people in his neighborhood] must participate in the physicals. » He did not think that he had a choice. « participating would surely be seen as a sign of “thought problem,” » a shorthand for « political disloyalty, ». He added that the health authorities did not give him the results of his physical exams afterward.

    In China, there are few laws to protect privacy

    « China has few meaningful privacy protections and Uyghurs are already subjected to extensive degrees of control and surveillance, including heavy security presence, numerous checkpoints, and routine inspection of smartphones for “subversive” content, » Mrs Richardson said. « In this context, compulsory biodata collection has particularly abusive potential, and hardly seems justifiable as a security measure. »

    According to a report released in October 2017 by the health authorities of Ili, an administrative subdivision of the Xinjiang region, the government « has to ensure that those who should participate in the physicals do participate. »

    Besides, a report published in June 2017 by the Ili Evening Post says that « for those unwilling to participate in the physicals (…) cadres have to (…) work hard to convince them to participate. »

    A practice that « is not consistent with international human rights norms »

    « This practice is not consistent with international human rights norms which require that medical interventions, including medical tests, be conducted only with the free and informed consent of the individual, » the organization said.

    An article released by the Xinhua agency dated November 1, 2017, stated that 18.8 million people participated in the Physicals for All program in 2017. In 2010, the entire region had 21.80 million inhabitants, including children, according to official figures.

    DNA sampling: fuzzy purpose and ethical issues

    While media reports and official implementing documents about the program outline a range of medical tests involved, including ultrasounds, electrocardiograms, and routine blood works, they do not indicate that DNA will be collected.

    Human Rights Watch previously discover that the Xinjiang police had issued calls for tender in September 2016 for DNA sequencers, that indicate its intention to establish a large-scale infrastructure to process DNA samples and profile a large number of individuals.

    DNA Sequencers: a US company pinned by HRW

    A follow-up research conducted by Human Rights Watch revealed that a US-based company, Thermo Fisher Scientific, has supplied the Xinjiang police with some of these DNA sequencers.

    The NGO wrote to the company in June and August 2017 to inform them that Chinese authorities are collecting DNA from individuals not suspected of crimes in Xinjiang and elsewhere in China, and asking them to comment on a series of questions including their human rights policies and their discussions with the Chinese authorities about the intended use of DNA sequencing equipment.

    Thermo Fisher Scientific answered to the first letter. The firm stated that it does not « share information about [its] customers or their purchases » and that « given the global nature of [their] operations, it is not possible for [them] to monitor the use or application of all products [they] manufactured. » The company stated that they « expect all of [their] customers to act in accordance with appropriate regulations and industry-standard best practices. » Thermo Fisher Scientific did not reply to Human Rights Watch’s second follow-up letter.

    « Coercing people to give blood samples, or taking blood samples without informed consent or justification can violate an individual’s privacy, dignity, and right to bodily integrity; it can also in some circumstances constitute degrading treatment, » Human Rights Watch said. « Compelled DNA sampling of an entire region or population for purposes of security maintenance is a serious human rights violation in that it cannot be justified as necessary or proportionate. »

    « pervasive restrictions on [the] fundamental human rights » of some communities

    Xinjiang, in northwest China, is home to 10 million Uyghurs and other predominantly Muslim ethnic minorities.

    Human Rights Watch reported that the Chinese government has imposed « pervasive restrictions on their fundamental human rights, including freedom of religion. » Since the appointment of Party Secretary Chen Quanguo in August 2016, « the Xinjiang regional government has enacted further repressive policies, including restricting foreign travel and forcing those studying abroad to return, detaining thousands in political education facilities, and hiring thousands more as security personnel to monitor the population. »

  • Les TICs, axe prioritaire de financement pour la prévention de la perte d’autonomie, selon la CNSA

    En 2016, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie a alloué aux territoires 127 millions d’euros pour la conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie instituée par la loi du 28 décembre 2015.

    La CNSA a publié, en décembre 2017, une synthèse des rapports que lui ont transmis les conseils départementaux. Cette synthèse montre notamment que les technologies de l’information et des communication représentent 70% des actions recensées et 54% des dépenses réalisées en prévention de la perte d’autonomie en 2016.

    La CNSA publie la 1ère synthèse des rapports des conférences des financeurs instaurées par la loi du 28 décembre 2015

    La loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement a institué une « Conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie », une instance chargée de coordonner dans chaque département les financements de la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées de 60 ans et plus autour d’une stratégie commune. Au sein de cette conférence siègent des représentants :

    • des régimes de base d’assurance vieillesse (CARSAT, MSA, RSI) et d’assurance maladie CNAMTS ;
    • de l’Agence nationale de l’habitant (ANAH) ;
    • des fédérations des institutions de retraite complémentaire (AGIRC-ARCO) ;
    • des organismes régis par le Code de la mutualité (Mutualité française).

    L’année 2016 marque donc la montée en charge des conférences des financeurs. L’article L. 233-4 du Code de l’action sociale et des familles prévoit que le président du conseil départemental transmet à la CNSA un rapport d’activité. Celle-ci a produit en décembre 2017 une synthèse des rapports qui lui avaient été transmis par les conseils départementaux.

    Les TIC constituent la majorité des aides techniques financées

    La loi du 28 décembre 2015 prévoit que le programme de financement défini par chaque conférence porte en partie sur l’amélioration de l’accès aux équipements et aux aides techniques individuelles favorisant le soutien à domicile des aînés. Cet axe rassemble les aides techniques, dont les aides LPPR (ex: déambulateurs, audioprothèses, etc.), les technologies de l’information et de la communication (TIC) et les projets visant à en améliorer l’accès.

    D’après la synthèse produite par la CNSA, cet axe « représente 41% des actions recensées et 36% des dépenses réalisées en prévention de la perte d’autonomie en 2016 à l’exclusion des aides techniques LPPR de l’assurance maladie et des données de l’ANAH. Les montants des aides allouées se répartissent de la manière suivante : 

    Sur le graphique ci-dessus, les TIC sont réparties en plusieurs catégories : « TIC non déterminées », « Autres nouvelles technologies », « Pack domotique » et « téléassistance ».

    Les TIC représentent ainsi 70% des actions menées par les financeurs, contre 24% pour les aides techniques individuelles et 6% pour l’amélioration de l’accès aux équipements.

    Les TIC représentent 54% des montants financés, contre 35% pour les aides techniques et 11% pour l’amélioration de l’accès aux équipements.

    Exemples d’actions innovantes pour l’accès aux équipements et aides techniques dans le Puy-de-Dôme 

    Le projet « Showroom itinérant » est l’une des actions innovantes engagées et financées par la conférence des financeurs du Puy-de-Dôme. Un camion de démonstration a sillonné les routes du département afin de présenter dans 34 communes, à l’occasion d’un marché hebdomadaire, des objets connectés en lien avec la sécurité, la santé, le lien social et le bien-être. Ces objets visent notamment à faciliter le maintien à domicile des personnes âgées. Cette action s’est soldée par un « succès », qui a « conduit la conférence des financeurs à financer une nouvelle édition en 2017 », comme l’explique la synthèse de la CNSA.

  • Les grands chantiers de la e-santé abordés lors de la journée des industriels de l’ASIP Santé

    L’Agence des systèmes d’information partagés de santé (ASIP Santé) organisait, le 21 décembre 2017, la journée nationale des industriels de la e-santé en présence de plus de 200 acteurs industriels et institutionnels spécialisés dans ce champ.

    Y ont été évoqués les grands chantiers actuels et futurs de la e-santé, tels le cadre d’interopérabilité des systèmes d’information ou la nouvelle Règlementation européenne pour la protection des données personnelles (RGPD) pour les acteurs de la e-santé et le rôle de l’ASIP Santé à l’égard des différents acteurs du secteur.

    La journée nationale des industriels de l’ASIP Santé a réuni près de 200 acteurs du secteur des systèmes d’information de santé, dont des DSI d’établissements sanitaires, des organes institutionnels, des éditeurs de logiciels et des représentants de fédérations. 

    Les intervenants de la matinée ont évoqué leurs travaux en cours, notamment l’utilisation du NIR comme nouvel INS, le projet de migration vers l’IGC Santé, le Règlement européen pour la protection des données personnelles (RGPD), la création du cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé (CI-SIS). Les intervenants de l’après-midi ont évoqué la nouvelle procédure de certification des hébergeurs des données de santé (HDS).

    L’utilisation du Numéro d’Inscription au Répertoire (NIR) comme Identifiant national de santé (INS)

    Frédéric Law-Dune, chargé de mission expert sécurité et référentiel à l’ASIP Santé, a notamment évoqué le calendrier de mise en œuvre du décret n°2017-412 du 27 mars 2017. Pris en application de l’article 193 de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, ce décret encadre l’utilisation du Numéro d’Inscription au Répertoire (NIR) en tant qu’identifiant national de santé (INS). L’intervenant en a précisé les modalités techniques d’utilisation.

    Conséquences de la règlementation européenne pour la protection des données personnelles (RGPD) pour les acteurs de la e-santé

    Florence Eon, Directrice juridique au sein de l’ASIP Santé, a décrit les modalités d’application du Règlement européenne pour la protection des données personnelles (RGPD), effectif à compter de mai 2018 dans tous les pays de l’Union européenne et ses implications pour les acteurs de la e-santé.

    Ces derniers seront tenus d’établir un contrat avec leurs clients précisant les obligations de chaque partie (art. 28 RGPD), de recenser par écrit les instructions des clients concernant le traitement de ses données pour montrer que le sous-traitant agit « sur instruction documentée du responsable de traitement », etc.

    Renforcer la sécurité des systèmes d’information dans les établissements sanitaires et médico-sociaux grâce à la prévention et à la sensibilisation

    Sébastien Tanguy, responsable de la sécurité des systèmes d’information du CHU Caen-Normandie a décrit son plan d’action pour prévenir les risques d’attaque des SI par des cybervirus et en limiter les conséquences sur les établissements de soin et de recherche. Il propose ainsi d’améliorer la coordination entre le biomédical et la DSI, de sensibiliser les acteurs au sein des laboratoires aux risques encourus, de mettre en place des solutions web de partage de fichiers autres que la messagerie, de définir précisément la conduite à tenir en cas d’attaques, ou encore, d’impulser une nouvelle stratégie de filtrage des pièces-jointes. 

    L’ASIP a réaffirmé, lors de l’intervention de son représentant, vouloir « changer ses méthodes » afin d’accompagner au mieux les industriels spécialisés dans le champ de la e-santé.

  • L’AP-HP inaugure son Campus Picpus regroupant ses SI pour « réussir sa transformation numérique »

    Le Campus Picpus de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, ouvert en septembre 2017, a été inauguré lundi 18 décembre 2017 en présence notamment de Valérie Pécresse, Présidente de région île-de-France et Martin Hirsch, Directeur général de l’AP-HP.

    Le site réunit au 33 Boulevard de Picpus, à Paris XIIe, l’ensemble des personnels de la Direction des systèmes d’information de l’AP-HP ainsi que plusieurs structures et écoles de formation initiale et continue jusqu’alors éparpillées.

    Le regroupement des équipes et les nouveaux équipements informatiques conjugués à des pratiques pédagogiques innovantes ont pour objectif de favoriser la transformation numérique de l’AP-HP et d’accroître l’attractivité de son offre de formation.  

    2 000 personnes réunies dans le 12e arrondissement de Paris

    En 2013, l’AP-HPa décidé de réhabiliter le bâtiment principal de l’ancien hôpital Rothschild (15 000 m2) dont les activités de soin avaient été transférées en 2010. L’aménagement du Campus Picpus a été rendu possible grâce à un investissement de près de 40 millions d’euros de l’AP-HP.

    Il regroupe en un seul lieu une partie des écoles de formation et les équipes de la direction des systèmes d’information de l’AP-HP, ce qui représente plus de 2 000 personnes dont plus de 1 000 étudiants.

    Cette réhabilitation d’envergure marque la volonté de l’AP-HP d’accroître l’attractivité de son offre de formation et de réussir sa transformation numérique. En ce sens et pour fédérer le secteur de la formation autour de l’innovation pédagogique et du numérique, le Centre de la formation et du développement des compétences (CFDC) et la direction des ressources humaines de l’AP-HP ont créé, en 2016, un « pôle numérique de la formation » installé sur le Campus Picpus. Il propose et développe des solutions pour répondre à tous les besoins des professionnels de la formation : plateforme de formation en ligne (e-learning), serious game, MOOC.

    D’Orbis à la GAM, la DSI met en oeuvre 260 projets

    La Direction des systèmes d’information de l’AP-HP, qui est répartie sur les 6e et 7e étages du bâtiment, assure la mise en œuvre de plus de 260 projets, comme  :

    • le déploiement du dossier patient informatisé unique Orbis, qui se poursuit dans l’ensemble des hôpitaux. « L’identité unique» sera opérationnelle en juin 2018. Les autres outils (urgences, blocs, médicaments, etc.) se déploient progressivement ;
    • le projet de remplacement de Gilda par la GAM, outil de gestion administrative des patients qui est en phase pilote depuis l’automne 2017 dans les Hôpitaux universitaires Est Parisien. Son déploiement aura lieu entre 2018 et 2019 ;
    • le développement d’applications mobiles, la mise en place d’un entrepôt de données de santé, etc.

  • La CNIL pose les bases d’une éthique de l’IA : « Comment permettre à l’homme de garder la main ? »

    La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés a présenté le 15 décembre 2017 à Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique et Cédric Villani, chargé par le gouvernement d’une mission sur l’intelligence artificielle, les résultats d’une vaste consultation lancée au mois de janvier 2017 sur la question de l’IA.

    Le rapport sur « Les enjeux éthiques des algorithmes et de l’intelligence artificielle : Comment permettre à l’homme de garder la main » pose deux principes fondamentaux – loyauté et vigilance – et six recommandations opérationnelles à destination tant des pouvoirs publics que des diverses catégories de la société civile.

    Des champs d’exploration variés

    Le rapport s’appuie sur les résultats d’un débat public ouvert et décentralisé que la CNIL a animé de janvier à octobre 2017. 3 000 personnes ont participé à 45 manifestations tenues à l’initiative de 60 partenaires en France et aux États-Unis. Une concertation citoyenne a également été organisée à Montpellier le 14 octobre 2017 pour compléter la démarche.

    Médias, vie publique et politique, éducation, culture, santé, justice, sécurité et défense, banque et finance, emploi et recrutement ont été abordés comme champs d’exploration des algorithmes et de l’intelligence artificielle par les partenaires : des instituts de recherches, des institutions publiques, des fédérations professionnelles, des syndicats, des ordres d’avocat, des hôpitaux, des think tanks, des entreprises, etc.

    Deux principes pourraient s’inscrire dans une nouvelle génération de garanties et de droits fondamentaux à l’ère numérique

    Le principe de loyauté

    La CNIL estime que tout algorithme, qu’il traite ou non des données personnelles, doit être loyal envers ses utilisateurs, non pas seulement en tant que consommateurs, mais également en tant que citoyens, voire envers des communautés ou de grands intérêts collectifs dont l’existence pourrait être directement affectée.

    Le principe de vigilance/réflexivité

    Il s’agit d’organiser une forme de questionnement régulier, méthodique et délibératif à l’égard de ces objets mouvants. Ce principe constitue une réponse directe aux exigences qu’imposent ces objets technologiques du fait de leur nature imprévisible (inhérente au machine learning), du caractère très compartimenté des chaînes algorithmiques au sein desquels ils s’insèrent et, enfin, de la confiance excessive à laquelle ils donnent souvent lieu. C’est l’ensemble des maillons de la chaîne algorithmique (concepteurs, entreprises, citoyens) qui doivent être mobilisés pour donner corps à ce principe, au moyen de procédures concrètes – par exemple, des comités d’éthique assurant un dialogue systématique et continu entre les différentes parties-prenantes.

    Les 6 recommandations opérationnelles

    Former à l’éthique tous les acteurs-maillons de la « chaîne algorithmique » (concepteurs, professionnels, citoyens)

    L’alphabétisation au numérique doit permettre à chaque humain de comprendre les ressorts de la machine. 

    Rendre les systèmes algorithmiques compréhensibles

    En renforçant les droits existants et en organisant la médiation avec les utilisateurs.

    Travailler le design des systèmes algorithmiques au service de la liberté humaine

    Pour contrer l’effet « boîtes noires ».

    Constituer une plateforme nationale sur les enjeux éthiques des algorithmes et de l’intelligence artificielle d’audit des algorithmes

    Encourager la recherche sur l’IA éthique et lancer une grande cause nationale participative autour d’un projet de recherche d’intérêt général

    Renforcer la fonction éthique au sein des entreprises

    Par exemple, l’élaboration de comités d’éthique, la diffusion de bonnes pratiques sectorielles ou la révision de chartes de déontologie peuvent être envisagées.

    Le rapport complet est disponible via ce lien.

  • Data : ministres de la Santé UE d’accord pour promouvoir la libre circulation des données de santé

    Réunis le 8 décembre 2017 à Bruxelles, les ministres de la Santé européens ont approuvé les conclusions du Conseil de l’Union européenne, qui appelle la Commission européenne et les États membres à promouvoir la libre circulation des données de santé dans l’UE afin d’accélérer l’innovation numérique.

    Vers une mise en œuvre plus étendue des services de santé en ligne en Europe

    « (…) Nous avons poussé les États membres à coopérer afin de créer de meilleures conditions pour l’innovation fondée sur [l’analyse de] données et la mise en œuvre plus étendue des services de santé en ligne dans toute l’Europe », a déclaré le ministre estonien de la Santé et du Travail Jevgeni Ossinovski, cité par un porte-parole (source : Baltictimes.com). À la tête de la présidence [actuelle du Conseil], l’Estonie a été ouverte aux propositions des différentes parties. Cela nous a permis d’obtenir un large soutien, permettant l’établissement des conditions préalables à la réalisation des activités validées pendant la présidence estonienne au cours des prochaines années. »

    L’analyse de données permet aux médecins de prendre des décisions plus précises

    Dans leurs conclusions, les différents ministres de la Santé européens soulignent que la technologie numérique et l’analyse des données favorisent le développement de nouveaux services de santé et simplifie la communication entre les différents acteurs de l’industrie.

    Grâce à l’analyse des données médicales, il est possible de prendre des décisions plus précises lors de l’établissement d’un diagnostic et la délivrance d’un traitement mais aussi d’utiliser de manière plus économique qu’auparavant les ressources de santé.

    Cette évolution garantit aux patients un meilleur accès à leurs informations de santé, un meilleur contrôle de l’utilisation de leurs données et la possibilité d’assumer une plus grande part de responsabilité dans la gestion de leur santé.

    La Commission invitée à créer des systèmes d’information transfrontaliers

    Le Conseil encourage les États membres à augmenter leurs investissements pour le déploiement de solutions numériques soutenant la qualité des services de santé et à éliminer les obstacles injustifiés à la circulation des informations de santé.

    Pour assurer la libre circulation des données, la Commission européenne a été invitée à soutenir la création de systèmes d’information transfrontaliers en utilisant des fonds de l’UE.

    Améliorer l’accès aux informations de santé

    La mise en place des principes convenus dans les conclusions crée de nouvelles possibilités aussi bien pour les patients que pour les entreprises proposant des services de santé.

    « Par exemple, grâce aux plateformes d’échange et de coopération transfrontalières, il est possible d’offrir aux personnes souffrant de maladies rares un accès aux meilleures connaissances médicales en Europe, ce qui permet de diagnostiquer plus rapidement la maladie et de mieux la traiter, souligne M. Ossinovski. Les 35 millions de personnes souffrant de maladies rares en Europe pourraient potentiellement bénéficier [de cette avancée], sans parler des millions d’Européens qui voyagent et qui peuvent avoir besoin d’utiliser leurs données de santé et leurs prescriptions numériques dans une autre nation européenne [que leur pays de résidence]. »

    En dehors des avantages pour la santé qu’un tel investissement représente, la création de conditions idéales pour le domaine de la recherche et du développement scientifiques améliore la compétitivité des entreprises offrant des services de santé numériques sur le marché européen et l’accessibilité aux services de soins personnalisés.

    Accentuer la coopération entre les États pour renforcer la sécurité des données

    La question de la protection des données personnelles a également été abordée par les ministres de la Santé européens lors d’une réunion informelle organisée en juillet à Tallinn, en Estonie. Ont plus précisément été traitées les questions relatives à l’accès des populations à leurs données de santé, au droit des personnes à décider de l’utilisation de leurs informations et à l’usage des données personnelles visant à développer des services de santé et à mener des recherches.

    Les ministres ont notamment estimé qu’il était nécessaire de renforcer la coopération entre les États membres pour améliorer la sécurité des données de santé et l’interopérabilité des systèmes d’information.

    L’innovation numérique dans le domaine de la santé au sein de l’Union européenne est soutenue par la Digital Health Society (DHS), un mouvement créé par le ministère des Affaires sociales d’Estonie et l’European Connected Health Alliance (ECHAlliance) qui a rassemblé les contributions de tous les acteurs intéressés par le développement de la e-santé dans l’optique d’instaurer des stratégies et des actions solides afin de mener à bien la transformation numérique des systèmes de santé européens.

    Une centaine d’organisations européennes ont rejoint le mouvement DHS en coopération avec des institutions étatiques afin de mettre en place des accords de coopération transfrontalière pour accélérer la numérisation des systèmes de santé dans l’ensemble de l’Europe. Une déclaration commune a été publiée.

  • Stratégie numérique du Québec : 100 % citoyens pourront interagir à distance avec les médecins

    Le 13 décembre 2017, le gouvernement québécois a révélé la « Stratégie numérique du Québec », un plan régional visant à accompagner la population et les entreprises vers une transformation numérique globale de la société afin de positionner la province comme leader du secteur d’ici cinq ans.

    La stratégie s’articule autour de sept orientations clés, dont l’une d’entre elles concerne « la santé connectée sur le citoyen ». Mission : « que 100 % des citoyens puissent interagir de façon numérique avec le réseau de la santé et des services sociaux et ses professionnels ».

    Deux objectifs vont définir les priorités d’actions dans le domaine de la santé :
    • déployer des services numériques offrant aux patients une meilleure prise en charge, ce qui inclut des dispositifs dédiés à la prévention et à la mise en place d’une expérience simplifiée, intuitive et efficace pour les patients ;
    • favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs.

    Le projet comprend un axe dédié au développement de la e-santé

    Parmi les sept domaines sur lesquels se concentrera le gouvernement dans le cadre de ce programme figure celui de la santé. Le projet est résumé par l’intitulé suivant : « La santé connectée sur le citoyen : que 100 % des citoyens puissent interagir de façon numérique avec le réseau de la santé et des services sociaux et ses professionnels ».

    Deux objectifs définissent les priorités d’action dans le secteur pour les prochaines années :

    • déployer des services numériques permettant une meilleure prise en charge;

    • favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs.

    Déployer des services numériques permettant une meilleure prise en charge

    Ce développement inclut le déploiement d’outils dédiés à la prévention et à la mise en place d’une expérience simplifiée, intuitive et efficace pour les patients.

    La transformation numérique du système de santé sera renforcée par l’instauration de services numériques évolutifs qui faciliteront l’accès aux informations de santé, amélioreront la communication entre les acteurs de l’industrie et favoriseront l’autonomie du citoyen et de ses proches aidants.

    Les services de soins développés seront optimisés grâce au numérique pour répondre aux différents besoins et conditions de vie des citoyens dans l’optique d’améliorer la qualité de vie, le bien-être physique, mental et social, le soutien, le suivi et la prise en charge de la santé de tous les Québécois.

    Vers l’adoption progressive d’une nouvelle culture de collaboration

    Le succès de cette transformation repose sur plusieurs facteurs :

    • la mobilisation et l’engagement de tous les intervenants du secteur de la santé et de tous les citoyens ;
    • le développement en continu de nouvelles connaissances et compétences ;
    • la mise en place progressive de nouveaux modèles de soins conditionnés par le numérique ;
    • l’adoption progressive d’une nouvelle culture de collaboration et de partage afin de faciliter les échanges entre les citoyens et les différents acteurs de l’industrie de la santé.

    L’analyse de données, l’IA et l’IoT font partie des domaines à développer

    Une grande majorité de médecins de famille du Québec utilisent un dossier médical électronique certifié par le ministère de la Santé et des Services sociaux grâce auquel est rendu possible un partage sécurisé des informations avec plusieurs systèmes centralisés du secteur de la santé et des services sociaux tels que le « dossier santé Québec », la « prise de rendez-vous en ligne avec un médecin de famille » et la « prise de rendez-vous en ligne avec un médecin spécialisé ».

    Selon le gouvernement, les nouvelles technologies serviront de leviers pour accélérer cette transformation numérique. Les efforts seront notamment concentrés sur l’analyse des données, l’intelligence artificielle et l’Internet des objets. Grâce à des capteurs, à des applications mobiles et à une surveillance à distance, « le numérique pourra notamment fournir de l’information clinique en continu et permettre à tous les citoyens de bénéficier de services de santé à distance (télé-santé) ».

    Une numérisation des services de prévention du suicide

    Le plan prévoit également une numérisation des services de prévention du suicide dès le printemps 2018. Parmi les moyens via lesquels les professionnels de la santé pourraient se reposer afin de joindre plus facilement les personnes en détresse et mieux « équiper » leurs proches figurent les appareils intelligents, les moteurs de recherche, les réseaux sociaux et les plateformes de jeu en ligne.

    Favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs

    Les services de santé numérique devront être accessibles à n’importe quel endroit et à n’importe quel moment de manière à n’isoler aucun citoyen.

    Une démocratisation des services de télémédecine

    La démocratisation des services de télémédecine permettra de rendre accessible à un maximum de personnes l’offre de soins, et ce, à moindre coût. « Ces services devraient se positionner graduellement comme alternatifs aux services dispensés de manière traditionnelle en raison de leur accessibilité et de leur capacité à rapprocher les citoyens de leurs intervenants de santé », précise le gouvernement québécois.

    Des services qui favoriseront la prévention et le suivi à domicile des patients

    Les services de santé numériques devront à terme évoluer de manière à soutenir les citoyens au niveau :

    • de la sensibilisation et de la prévention à l’adoption d’un mode de vie sain ;
    • de l’adoption et de l’utilisation de dispositifs facilitant le suivi de l’état de santé des patients, l’établissement de diagnostics et la prise en charge des malades ;
    • de l’utilisation de moyens pour compenser l’isolement et la perte d’autonomie d’une population vieillissante, tels que les projets de communautés connectées.

    L’analyse des big data au centre de la stratégie

    Tous ces services reposent sur des données accessibles, fiables et de qualité. « C’est pourquoi le gouvernement du Québec investit dans la « Stratégie québécoise des sciences de la vie » pour encourager l’exploitation et la valorisation des [big data] en santé, qui favoriseront l’innovation provenant des différentes parties prenantes impliquées dans le domaine de la santé, tels que les chercheurs, les entreprises et les startup ».

    L’exploitation des big data en santé est l’un des secteurs visant à être développés dans le cadre de la « Stratégie québécoise des sciences de la vie ». L’objectif du gouvernement est de valoriser certaines données afin de faciliter l’analyse de situations complexes et la prise de décision. Il comprend plusieurs spécialités, telles que la science des données, l’apprentissage profond (deep learning) et l’IA.

    La gestion des big data dans le secteur de la santé permettra notamment de mettre en place des technologies visant à améliorer la détection et l’établissement de diagnostics pour des maladies comme le cancer, mais aussi d’optimiser l’utilisation des ressources dans l’ensemble du système de santé et d’accélérer la découverte de nouveaux traitements.

    Action structurante : mise en place de services principalement centrés sur le citoyen

    Un premier ensemble de services numériques de santé sera prochainement proposé aux citoyens québécois.

    Dans un deuxième temps, ces services seront progressivement améliorés et complétés par d’autres fonctionnalités au cours des cinq prochaines années, puis d’autres services viendront s’ajouter à l’offre initiale afin de soutenir l’amélioration de la santé et du bien-être de la population.

  • SI : un nouveau guide « Mener un achat de solutions numériques complexes en santé » publié par l’ANAP

    Parce que l’amélioration des coordinations dans une logique de parcours s’appuie sur des outils et des services numériques dédiés mais que ceux-ci ne peuvent être satisfaits qu’au terme d’une stratégie d’achat répondant à certaines exigences, l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médicaux sociaux (ANAP) a publié le 13 décembre 2017 le guide « Mener un achat de solutions numériques complexes en santé ».

    Destiné à toute structure porteuse d’un projet d’achat de système d’information territorial, ce document s’appuie sur les retours d’expériences des 5 régions TSN et le témoignage d’industriels.

    L’ANAP y met en évidence les six étapes principales d’une stratégie d’achat et identifie un certain nombre de facteurs de succès pour sa mise en œuvre et pour l’exécution du contrat d’achat en résultant.

    Par ailleurs, des fiches pratiques élaborées par le groupement d’achat Resah complètent ce document pour accompagner la mise en œuvre de projets d’achat de SI complexes.

    Ce document a quatre objectifs :

    • présenter les éléments structurants de la définition d’une stratégie d’achat d’un système d’information complexe en santé ;
    • identifier les étapes de mise en œuvre de la procédure d’achat sous la forme d’un dialogue compétitif ;
    • souligner des points de vigilance dans le cadre de l’exécution d’un contrat d’achat de solutions numériques complexes ;
    • formuler un certain nombre de facteurs de succès d’ordre organisationnel pour la conduite d’un tel projet.

    Il est consultable ou téléchargeable sur le site web de l’ANAP.