Etablissements

  • L’OCDE analyse les « effets positifs » de l’évaluation des technologies de santé

    Dans un document de travail publié le 7 mars 2018, l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) tente d’identifier les politiques de santé permettant  d’accroître l’efficience économique (value for money, définie comme le rapport entre les résultats obtenus et les ressources mobilisées pour les atteindre) des systèmes de santé.

    Intitulé Which policies increase value for money in healthcare, le document montre notamment que les dispositifs d’évaluation des technologies de santé (Health policy assessment), permettent d’amplifier à la fois les gains d’espérance de vie et juguler les dépenses de santé.

    Diversifier les biens et services de santé primaires permet d’améliorer le Value for Money des systèmes de santé

    Dans un contexte marqué par le vieillissement démographique et l’augmentation continue des dépenses de santé, l’OCDE a publié plusieurs travaux sur l’efficience économique des systèmes de santé, dont le document de travail intitulé « Which policies increase value for money in healthcare » publié en mars 2018 constitue le dernier jalon.

    Les auteurs de ce rapport ont élaboré un nouveau modèle d’analyse quantitative des politiques de santé. Les chercheurs de l’OCDE ont examiné diverses composantes des systèmes de santé : dispositifs de financement, étendue des couvertures de santé, modes d’allocation des ressources, outils d’évaluation des technologies en santé, etc.  L’objectif de cette étude est d’identifier les composantes permettant d’augmenter l’efficience économique des systèmes de santé et d’assurer la soutenabilité à long terme.

    Le modèle d’analyse élaboré par l’OCDE évalue les effets des politiques de santé sur les gains d’espérance de vie et sur l’évolution des dépenses de santé. L’étude montre que les politiques de santé visant à étendre l’éventail de biens et de services proposés par le système de santé primaires « aident à obtenir un meilleur rapport qualité-prix en augmentant l’espérance de vie et en modérant la croissance des dépenses de santé ».

    Le recours à l’évaluation des technologies de santé s’avère bénéfique à plusieurs titres

    L’évaluation des technologies de santé (ou Health technology assessment – HTA) est au nombre des « composantes » des systèmes de santé examinées par les auteurs de ce rapport. Leur utilisation contribuerait à « accroître les gains d’espérance de vie et (contenir) la croissance des dépenses de santé ».

    En revanche, soulignent les chercheurs, « la création et la gestion d’organes d’évaluation des technologies de santé » ajoute un niveau administratif supplémentaire aux infrastructures existantes et peut se traduire par une augmentation des dépenses de santé « liée à l’usage additionnel d’interventions supplémentaires » (des pouvoirs publics).

    Le document de travail de l’OCDE est accessible en ligne sur le site internet de l’Organisation.

  • Le conseil d’administration de l’Agence nationale de la recherche renouvelé

    Le conseil d’administration de l’Agence nationale de la recherche a été renouvelé par arrêté de la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, publié au Journal officiel le 14 mars 2018.

    L’arrêté liste les membres nommés en qualité de représentants des ministères de la Recherche, de l’Enseignement supérieur, de l’Industrie et du Budget, d’une part, et des membres issus des communautés scientifique et académique.

    Membres nommés en qualité de représentants du ministre chargé de la recherche

    • Alain BERETZ, titulaire
    • Pierre VALLA, suppléant
    • Guillaume GAUBERT, titulaire

    Membres nommés en qualité de représentants du ministre chargé de l’enseignement supérieur

    • Brigitte PLATEAU, titulaire
    • François COURAUD, suppléant

    Membres nommés en qualité de représentants du ministre chargé de l’industrie

    • Pascal FAURE, titulaire
    • Alain SCHMITT, suppléant
    • Benoît LEGAIT, titulaire
    • Jacques SERRIS, suppléant

    Membres nommés en qualité de représentants du ministre chargé du budget

    • Arnaud JULLIAN, titulaire
    • Nicolas HENGY, suppléant

    Membres nommés en qualité de personnalités qualifiées représentant les grands domaines scientifiques, dont au moins une issue de la conférence des chefs d’établissements de l’enseignement supérieur

    • Jean-François BALAUDÉ, titulaire
    • Lise DUMASY, suppléante 
    • Antoine PETIT, titulaire
    • Stéphanie THIÉBAULT, suppléante
    • François JACQ, titulaire
    • Christine CHERBUT, suppléante
    • Yves LEVY, titulaire
    • Carine GIOVANNANGELI, suppléante
    • François SILLION, titulaire
    • Mme Catherine GARBAY, suppléante
    • Christophe GÉGOUT, titulaire
    • Sophie AVRIL, suppléante

    Membres nommés en qualité de personnalités qualifiées du monde socio-économique choisies en raison de leurs compétences dans le domaine de la recherche et du développement technologique

    • Stéphane CUEILLE
    • Philippe TCHENG
    • Mme Marie-Noëlle SEMERIA
    • Mme Catherine TRUFFERT.

  • Le NHS England publie sa feuille de route pour créer un service national de santé digitale

    Le NHS England a dévoilé un nouveau « plan d’action digital » le mercredi 28 février 2018. Le plan se décline en quatre axes visant à consolider et renouveler l’offre de services proposés. Le NHS a notamment annoncé l’installation du wifi gratuit dans l’ensemble des cabinets de médecine générale qui lui sont rattachés, ainsi que la refonte de son site internet et le redéploiement  d’un portail d’applications de santé mobiles.

    Intitulé « Empower the person : roadmap for digital health and care service » (« Encapaciter l’individu : feuille de route pour la création d’un service de santé digitale »), le plan d’action national couvre la période 2018-2019 et sera mis en oeuvre en quatre étapes. La feuille de route est accessible en ligne. 

    Etape 1 : Wifi gratuit et services de recherche en ligne

    • Mise en place du wifi gratuit dans tous les cabinets de médecins généralistes du NHS ;
    • Création d’un service en ligne de recherche d’officines pharmaceutiques du NHS ; 
    • Publication d’un guide de mise en conformité des technologies digitales en santé aux normes d’accessibilité nationales, à destination des concepteurs et usagers de technologies digitales. Une première version du guide est accessible en ligne, assorti d’un appel à commentaires.
    • Lancement d’un service national d’identification citoyenne (national citizen ID service) permettant aux usagers d’accéder de manière sécurisée aux services de santé en ligne.

    Etape 2 : renouveler l’offre de services proposée par le NHS

    • Publication d’un nouveau guide d’utilisation des local personal health records (PHRs) ;
    • Réédition du manuel d’utilisation des services informatisés du NHS, visant notamment à en assurer l’interopérabilité (NHS digital services standards design manual);
    • Création d’un site internet pédagogique à l’usage des patients diabétiques de type 1, proposant des solutions pratiques de suivi des traitements et des outils de suivi psychologique (Type 1 diabetes online education).

    Etape 3 : Refonte des site internet du NHS et du portail d’application de santé

    • Refonte du site internet du NHS désormais baptisé « NHS website » (au lieu de « NHS choices »).
    • Refonte du portail d’applications de santé labellisées dont la version beta est accessible en ligne.
    • Le service NHS 111 Online,  plateforme digitale de traitements des urgences médico-sociales, sera accessible sur l’ensemble du territoire britannique. 

    Etape 4 : Création d’un Citizen ID et d’un dossier médical pédiatrique

    • Mise en service du dossier médical électronique pédiatrique (Electronic personal child health record) entre janvier et avril 2019 ;
    • Examen de 14 outils digitaux de thérapie psychologique rendus publics à horizon 2019.
  • Institut Montaigne : 4 leviers et 19 propositions pour pérenniser le système de santé en innovant

    • Élaborer un « Pacte Innovation Santé 2025 » pour une visibilité pluriannuel ;
    • miser sur les talents pour faire émerger et développer les innovations ;
    • consolider les interactions au sein de l’écosystème ;
    • garantir et faciliter les financements aux entreprises innovantes et la recherche ;
    • assurer un environnement réglementaire propice à l’accès rapide et sécurisé du patient aux meilleures innovations,

    telles sont les préconisations formulées par l’Institut Montaigne pour encourager l’innovation en santé et qui ont émergé des échanges avec des chercheurs, professionnels de santé, grands groupes industriels, start-ups et financeurs entre autres, dans le cadre du rapport « Innovation en santé : soignons nos talents » de l’Institut, mis en ligne le 13 mars 2018.

    Selon le rapport, l’innovation est la seule à pouvoir apporter une réponse à la métamorphose du système de santé imposée par les défis actuels, dont notamment la prise en charge des maladies chroniques. Elle permettra, selon les auteurs, d’assurer des soins de qualité et de maîtriser les coûts grâce à l’amélioration de la prévention et des parcours de soins facilités.

    Quatre domaines sont énoncés comme particulièrement porteurs : les biotechnologies, les dispositifs médicaux, la santé numérique et les données en santé.

    Le rapport fait le constat que la France est en train de perdre de la vitesse par rapport à d’autres pays quant à l’intégration de l’innovation et que les freins culturels, réglementaires et financiers à l’innovation qu’affiche la France ont des répercussions négatives à la fois sur le tissu industriel, le système de santé et enfin les patients.

    Pré-requis : inscrire les acteurs dans une vision à long terme et coordonnée

    Le Pacte Innovation Santé 2025, un document dont l’autorité incombe au ministère de la Santé et dont les mots d’ordre sont prévisibilité et stabilité, devrait viser à placer l’ensemble des parties prenantes à l’évolution du système de santé dans une démarche coordonnée et à long terme.

    Il devrait s’articuler autour des axes suivants :

    • créer de la stabilité et de la prévisibilité à long terme pour l’ensemble des acteurs ;
    • mettre en œuvre un pacte cohérent et global agissant sur les quatre leviers principaux identifiés dans ce rapport ;
    • structurer une filière scientifique, économique et industrielle forte et influente, à l’image d’autres filières industrielles ;
    • instaurer une véritable instance de dialogue avec un Comité de Pilotage de ce Pacte, regroupant l’ensemble des acteurs.

    Favoriser les talents nationaux

    • La proposition n°2 met l’emphase sur la préservation de l’excellence de la recherche française, scientifique et clinique notamment, qui pour perdurer et garder cette position doit faire face à la course internationale aux talents. Pour les retenir, on doit développer des formations pluridisciplinaires en sciences de la vie et à adapter les filières de formation dans quatre secteurs prioritaires : les biotechnologies, les dispositifs médicaux, la santé numérique et les données en santé.
    • La proposition n°3 vise à assurer une attractivité à la recherche publique, notamment par une politique de salaires attractifs et une proposition d’évolution de carrière avec des passerelles entre le privé et le public.

    Consolider l’écosystème, dynamiser ses synergies et le rendre visible

    • La proposition n°4 concerne la convergence des financements : l’allocation des 4,9 milliards d’euros prévus par le Plan d’Investissement pour la santé doit être utilisée de façon optimisée.
    • La proposition n°5 appelle à pérenniser l’action et les financements des IHU afin de renforcer leur rôle de catalyseur favorisant la création d’écosystèmes locaux de pointe, capables d’assumer le rôle de « hubs régionaux » spécialisés dans leurs secteurs, visibles et compétitifs. Un rôle d’autant plus important que les IHU réunissent des acteurs divers au service d’une quadruple ambition : l’amélioration de la recherche, la qualité des soins, une formation de pointe, et la valorisation industrielle des innovations. 
    • La proposition n°6 suggère d’œuvrer en faveur d’un « méga-hub » en santé. Un hub des sciences du vivant et de l’innovation permettrait d’être le fer de lance de la filière à l’échelle nationale, grâce notamment à des investissements publics dédiés.
    • La proposition n°7 appelle à la multiplication d’interfaces de rencontres et de collaborations entre les acteurs de l’innovation de l’écosystème.
    • La proposition n°8 vise le transfert de technologies en révisant l’organisation des SATT et favorisant les bonnes pratiques en matière de transfert.

    Financement : concentration et incitations

    • La proposition n°9 appelle à concentrer les capacités financières en recherche publique sur quelques priorités stratégiques en innovation biomédicale.
    • La proposition n°10 suggère des mesures incitatives visant les investisseurs institutionnels et les acteurs de l’assurance vie à investir dans les sciences de la vie.
    • La proposition n°11 vise à attirer les investisseurs internationaux à venir en France.
    • La proposition n°12 appelle à faciliter le développement de « consolidateurs en dé-risquant » les investisseurs privés pour créer des véhicules dédiés à la consolidation sectorielle.
    • La proposition n°13 appelle à remettre les hôpitaux au cœur de la diffusion de l’innovation en leur réservant des enveloppes spécialement dédiées à la recherche via des fonds dédiés à l’innovation, et grâce aux nouveaux modes de tarification.

    De la nécessité d’une réglementation et d’autorités favorisant à l’accès rapide du patient aux innovation

    • La proposition n°14 appelle à la révision de l’ensemble de réglementation en santé et spécialement celle régissant les essais cliniques et la production.
    • La proposition n°15 vise le rôle de l’ANSM et notamment les moyens dont elle dispose pour mener ses missions à bien, notamment celle de l’instruction des essais cliniques.
    • La proposition n°16 vise la HAS et ses procédures : créer un processus fast track d’évaluation pour des produits présentant potentiellement un intérêt clinique majeur et systématiser les réévaluations pour les produits innovants et onéreux en se basant sur les données en vie réelle.
    • La proposition n°17 appelle à inscrire dans la réglementation la place légitime des experts dans l’innovation et l’évaluation de l’innovation.
    • La proposition n°18 suggère la création d’une Commission d’évaluation des technologies numériques de santé au sein de la HAS.
    • La proposition n°19 appelle à alléger et simplifier les conditions d’accès aux données de santé en diminuant les délais d’instruction des dossiers et en renforçant le contrôle a posteriori de la CNIL plutôt que le contrôle ex-ante.

  • Le Haut Conseil du DPC nomme Isabelle Monnier vice-présidente et précise sa stratégie 2018-2020

    Isabelle Monnier, responsable de la filière de formation des directeurs des soins de l’École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP), est nommée vice-présidente du Haut Conseil du Développement Professionnel Continu (DPC), une des instances de l’Agence nationale du DPC en charge de l’orientation du DPC. L’annonce date du 8 mars 2018 et l’arrêté ministériel annonçant sa nomination paraîtra dans les prochains jours.

    Dr Jean-Francois Thebaut est président du Haut Conseil depuis juillet 2016 mais l’instant n’avait pas encore de vice-présidente.

    La nomination d’Isabelle Monnier, infirmière de formation initiale, vient renforcer le positionnement du Haut Conseil du DPC en tant qu’instance de représentation de tous les professionnels de santé, tout mode d’exercice confondu.

    L’Agence nationale du DPC entame en lien avec le Haut Conseil une réflexion autour de cinq axes de développement du dispositif pour 2018-2020 :
    • enrichir les actions de DPC de l’expérience patient ;
    • favoriser les dynamiques interprofessionnelles ;
    • valoriser les stratégies d’apprentissage innovantes ;
    • accompagner l’innovation en santé ;
    • accompagner les transitions de carrière.

    L’objectif est de formaliser une offre de DPC progressivement plus à même d’améliorer la qualité et la sécurité des soins, de faire sens pour les professionnels et répondre aux enjeux des politiques de santé.

    Gros plan sur les axes 3 et 4 de développement en appui de la stratégie de santé

    Le Haut Conseil du DPC a formé des groupes de travail pour chacun des axes. Ceux-ci n’ont pas encore de calendrier spécifique pour remettre leurs rapports. Leur objectif commun est d’accompagner le métier des professionnels de santé (31 professions concernées) de demain.

    Valoriser les stratégies d’apprentissage innovantes

    Au sein de l’offre de DPC émergent des approches pédagogiques telles que la simulation, le Serious Game ou le principe de la classe inversée (apprendre la théorie avant de venir en formation afin que celle-ci soit focalisée sur la pratique). La réflexion engagée permettra d’identifier l’ensemble de ces méthodes et de déterminer comment les valoriser.

    Accompagner l’innovation en santé

    Le DPC doit permettre d’accompagner les impacts des innovations technologiques et organisationnelles sur les compétences et les pratiques des professionnels de santé. Dans ce cadre, il appartiendra à l’Agence d’accompagner ces évolutions par des actions ciblées.

  • Le ministre de la Santé indien J.P. Nadda annonce la construction d’un écosystème de la e-santé

    L’adoption de la technologie numérique pour l’amélioration de l’offre de soins a toujours été au centre des préoccupations du gouvernement indien, a souligné Jagat Prakash Nadda lors d’un discours prononcé le 19 février 2018 devant une douzaine de pays à l’occasion du Sommet du partenariat mondial pour la santé numérique, qui s’est tenu à Canberra, en Australie.

    Le ministre de la Santé et de la Famille indien a déclaré que le gouvernement s’était engagé à réformer la prestation des services de santé à l’aide des technologies de l’information et de la communication (TIC). Il a déclaré que les TIC avaient un grand potentiel pour améliorer l’offre de soins et que « l’Inde en profiterait à travers le programme Digital India ».

    L’Inde cherche à améliorer l’engagement des patients

    Greg Hunt, ministre de la Santé australien, Tim Kelsey, directeur de l’Agence de la santé numérique australienne et des délégués de Hong Kong, d’Indonésie, de Singapour, de Corée du Sud, de Nouvelle-Zélande, d’Arabie Saoudite, d’Italie, de Suède, du Royaume-Uni, du Canada, des États-Unis et de l’Organisation mondiale de la santé ont également participé au sommet.

    Le ministre indien a précisé que les quatre principaux domaines de santé dans lesquels l’Inde a mis en œuvre la technologie numérique sont la prestation des services de santé, l’adhérence des patients aux traitements, l’engagement des citoyens dans le partenariat avec le gouvernement pour la planification et la gestion de la prestation des services de santé ainsi que l’amélioration de la gouvernance (source : Thehealthsite.com).

    Vers des partenariats avec l’industrie, des groupes de patients et des universitaires

    Il a également insisté sur l’importance d’établir des partenariats écosystémiques pour la santé numérique avec des fournisseurs de soins privés, des professionnels de l’IT, des groupes de patients, des acteurs de l’industrie, des universitaires et des organismes de réglementation.

    L’Inde développe des systèmes IT pour mieux suivre les patients

    M. Nadda a indiqué que des systèmes IT avaient également été déployés en Inde pour mettre en place des programmes intégrés de surveillance des patients, améliorer la gestion de la santé publique, développer des systèmes d’information hospitalier, mieux gérer la chaîne d’approvisionnement mais aussi instaurer des services de télémédecine et de suivi des traitements.

    « [Parmi ces] initiatives [figurent] des systèmes permettant d’obtenir des informations fiables et des données en temps quasi réel pour l’établissement de politiques assurant l’efficacité des programmes de santé et de la prestation des services », a-t-il déclaré.

    Un portail disponible dans plusieurs dialectes indiens

    Le portail national de la santé de l’Inde fournit actuellement aux citoyens des informations authentiques sur les soins dans différents dialectes indiens, a-t-il ajouté. « Le contenu du portail est actuellement disponible dans six langues indiennes et il est prévu d’ajouter six autres langues. »

    Le système d’enregistrement en ligne (ORS) est utilisé pour programmer les rendez-vous en ligne dans les hôpitaux de soins tertiaires du secteur public, a-t-il expliqué, ajoutant qu’environ 139 hôpitaux utilisaient actuellement l’application ORS.

    Des dossiers de e-santé pour toute la population indienne

    Le ministre a annoncé que le pays prévoyait de mettre en place une plateforme de santé numérique intégrée et ainsi de créer des dossiers de santé électroniques pour les 1,3 milliard de citoyens indiens.

    « Nous souhaitons permettre aux hôpitaux et aux fournisseurs de services de santé de [concevoir ces dossiers] en leur fournissant des systèmes logiciels et des installations de stockage de données gratuits. Par ailleurs, nous voulons utiliser [un système d’]analyse de big data pour hiérarchiser nos interventions et devenir proactifs dans la résolution des problèmes de santé. »

  • Le Projet régional de santé de l’ARS IDF soumis à consultation des Franciliens

    Afin d’aboutir à un Projet régional de santé (PRS) qui réponde au plus près aux attentes des usagers, l’Agence régionale de santé Ile-de-France souhaite mettre à contribution les citoyens de son territoire dans l’élaboration de son plan pour la période 2018-2022.

    Depuis le 12 mars 2018, une page web sur le site de l’ARS est dédiée au recueil des propositions et observations liées au PRS, depuis laquelle tous les documents attachés au PRS sont consultables.

    Il s’articule autour de cinq axes, parmi lesquels le rôle du Francilien comme acteur de sa santé et l’accès égal et précoce à l’innovation, et repose sur trois documents dédiés au Projet régional de santé à moyen terme (2018-2022), à long terme (à horizon 2027) et à un public en particulier, à savoir aux plus démunis.

    Impliquer le citoyen

    L’ARS a publié sa proposition de PRS et tous les documents annexes le 9 mars 2018 sur son site en affirmant sa volonté d’aller au-delà de l’obligation légale de consultation de la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie, les Conseils départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie, le Préfet de région, les Collectivités territoriales de la région et le Conseil de surveillance de l’ARS Île-de-France.

    Cette décision s’inscrit dans sa volonté d’affirmer les citoyens franciliens comme acteurs de leur propre santé disposant de 3 mois pour partager et communiquer leurs souhaits et préoccupations.

    En amont, l’ARS s’est déjà rapprochée d’acteurs locaux afin d’identifier leurs priorités propres en matière de santé pour les intégrer dans la version actuelle du PRS. Il s’agit notamment des professionnels de santé sans implication institutionnelle préalable ou des habitants de quartiers défavorisés dans huit communes via la Fédération régionale des associations de médiation sociale et culturelle d’Île-de-France.

    « Améliorons la santé des Franciliens » : 5 axes et 3 documents

    Intitulé « Améliorons la santé des Franciliens », le PRS actuel reflète 5 axes prioritaires définis par l’ARS d’Ile-de-France :

    • améliorer l’organisation des parcours de santé sur les territoires ;        
    • améliorer la réponse aux besoins de la population ;
    • favoriser un accès égal et précoce à l’innovation et aux produits de la recherche ;
    • rendre chaque Francilien acteur de sa santé et de la politique sanitaire ;
    • mobiliser les politiques publiques au service de la santé.

    Il se décline en trois documents :

    • « Améliorons la santé des Franciliens – Horizon 2027 » constitue le Cadre d’orientation stratégique qui détermine les objectifs stratégiques et les résultats attendus à 10 ans ;
    • « Améliorons la santé des Franciliens – Plan d’action 2018-2022 »  est le schéma régional de santé fixant pour les 5 premières années les objectifs opérationnels et les prévisions d’évolution en fonction du Cadre d’orientation stratégique ;
    • « Améliorons la santé des Franciliens – Accompagnement des plus démunis », décrit le programme régional d’accès à la prévention et aux soins, décliné du Schéma régional de santé spécifiquement pour faciliter l’accès égal au système de santé.

  • Le numérique et l’IA parmi les partenariats officialisés entre la France et le Québec

    Le 7 mars 2018, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et Philippe Couillard, Premier ministre québécois, ont procédé à une cérémonie de signatures d’une série de partenariats entre les deux pays. 

    21 ententes ont été officialisées dans plusieurs secteurs-clés tels que le numérique, la recherche et l’intelligence artificielle.

    À l’occasion de sa visite officielle dans l’Hexagone, le Premier ministre québécois a présidé à la signature d’une série de partenariats institutionnels et commerciaux.

    Collaboration entre chercheurs

    Dans le domaine de la recherche, une déclaration d’intention commune a été conclue entre le Fonds de recherche du Québec et l’Inserm. Celle-ci permettra de réaliser des activités et des projets conjoints, notamment en matière de soutien à la recherche de pointe. Génome Québec a également formalisé deux collaborations, l’une avec GIP Genopole (afin de mettre en lien des chercheurs français et québécois autour d’un projet génomique) et l’autre avec le Centre d’énergie atomique. 

    Des start-ups québécoises à Station F

    Les grandes écoles sont également concernées par les partenariats : HEC Montréal a notamment signé un accord avec Station F. L’ambition de ce partenariat est d’accompagner des start-ups québécoises numériques à haut potentiel pour leur permettre d’intégrer l’incubateur Ubisoft à Station F. HEC Montréal accueillera aussi de son côté des jeunes pousses issues de cette pépinière.

    L’accompagnement des start-ups et les échanges entre incubateurs font d’ailleurs l’objet de plusieurs des partenariats signés lors de la cérémonie, par exemple entre HEC Montréal et Blue Factory (l’accélérateur de l’ESCP-Europe), l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale/HEC Montréal et Paris&Co, le Digihub de Shawanigan et Plaine Coworking, Le Camp et Creative Valley. 

  • Santé populationnelle : la FHF dresse des pistes pour renforcer les liens Ville – Hôpital

    Le rapport de la Fédération Hospitalière de France (FHF) sur le lien ville-hôpital rassemble 17 propositions pour déployer des projets médicaux en lien avec l’ensemble des acteurs de santé.

    Le 9 mars 2018, la FHF a présenté ce rapport issu d’une mission confiée au Dr Jean-Pierre Jardry, médecin généraliste libéral et administrateur de la FHF.

    Au cœur des propositions, des solutions innovantes comme la plateforme ZEPRA du Groupement de Coopération Sanitaire Rhône-Alpes (GCS SISRA), qui permet l’échange de messages et de documents de manière sécurisée, ou comme la plateforme web de lien Ville-Hôpital du CHIC de Créteil.

    À l’issue de la constitution des groupements hospitaliers de territoire (GHT), Frédéric Valletoux, président de la FHF, a confié au Dr Jean-Pierre Jardry la réalisation d’un rapport afin que l’hôpital s’engage dans une dynamique renforcée permettant aux partenaires de s’organiser ensemble pour travailler davantage à la mise en œuvre du parcours de soins. « L’ambition est de construire un parcours de santé simplifié, facilité et cohérent pour le patient, coordonné entre les professionnels de ville et l’hôpital public ».

    7 clés pour renforcer le lien ville-hôpital, 4 axes et 17 propositions

    Le rapport Jardry constitue une étape de la construction du lien ville-hôpital vers une responsabilité populationnelle, notion portée par la FHF dans sa plateforme politique publiée en 2017. La responsabilité populationnelle implique l’obligation de maintenir et d’améliorer la santé et le bien-être de la population d’un territoire donné. « Notre système de santé fait face aujourd’hui à des défis qui ne pourront être relevés que si l’hôpital et la ville travaillent en synergie au service d’une stratégie territoriale de santé », a déclaré Frédéric Valletoux.

    Sept mots-clés du renforcement du lien ville-hôpital

    • Liberté
    • Faire du patient le dénominateur commun
    • Dialoguer
    • Confiance et respect
    • Co-construire
    • Valoriser les actions communes
    • Coordonner

    Quatre axes et 17 propositions :

    Axe 1 : Faciliter les liens entre la ville et l’hôpital – Avoir une vision pragmatique

    Proposition 1 : Rendre obligatoire la communication des résultats médicaux aux médecins généralistes. Réciproquement, rendre obligatoire la transmission des éléments aux Centres hospitaliers avant une admission.

    Proposition 2 : Organiser un accueil des soins non programmés à l’hôpital.

    Proposition 3 : Simplifier les échanges avec l’hôpital pour les libéraux, notamment avec une personne identifiée comme leur interlocuteur institutionnel.

    Proposition 4 : Favoriser la recherche clinique sur les soins primaires.

    Proposition 5 : Adopter des protocoles communs entre professionnels hospitaliers et de ville.

    Axe 2 : Investir pour la ville

    Proposition 1 : Investir pour un système d’information commun.

    Proposition 2 : Mettre à profit le foncier hospitalier pour les maisons de santé pluridisciplinaire et les centres de santé.

    Proposition 3 : Investir collectivement dans la coordination par des contrats d’objectifs avec l’assurance maladie.

    Proposition 4 : Expérimenter un financement à la population soignée.

    Axe 3 : Territorialiser les enjeux de santé

    Proposition 1 : Favoriser l’exercice mixte entre ville et hôpital.

    Proposition 2 : Créer des parcours de formation médicale à l’échelle territoriale.

    Proposition 3 : Favoriser la place des acteurs de la ville dans le cadre des réflexions issues des GHT.

    Proposition 4 : Accompagner, en partenariat, les besoins de consultations avancées de spécialité sur les territoires en tension.

    Axe 4 : Organiser la gouvernance Ville-Hôpital

    Proposition 1 : Renforcer le lien entre acteurs locaux par la constitution de commissions territoriales de santé (élus, ville, CH, usagers, etc.).

    Proposition 2 : Favoriser les projets et accords communs médecine de Ville et Hôpital dans les pouvoirs publics.

    Proposition 3 : Favoriser l’élargissement de la gouvernance des GHT à la médecine de ville.

    Proposition 4 : Créer des espaces de concertation entre acteurs institutionnels nationaux et régionaux.

    À moyen terme, la FHF souhaite poursuivre le travail en incluant les professionnels de ville médicaux et non médicaux (pharmaciens, infirmier(e)s, kinésithérapeutes, etc.). Elle va également proposer à ses adhérents la « Charte du lien ville-hôpital », reprenant les 7 clés identifiées pour construire un espace de travail commun avec les professionnels de ville. 

    Retrouvez le rapport complet en cliquant sur ce lien.

  • MiMédI, un projet de la région BFC autour du bioréacteur de production de médicaments innovants

    Le projet MiMédI (Microtechniques pour les médicaments innovants), réunissant 10 acteurs de la région Bourgogne Franche-Comté autour de la mise au point d’un bioréacteur, a donné naissance à une production de médicaments innovants locale qui seront testés par le Centre Hospitalier Universitaire de Besançon, comme l’a annoncé ce dernier le 15 février 2018.

    L’association est née du désir de réponde à l’enjeu de l’industrialisation des médicaments innovants, véritable défi pour les acteurs des filières. Le projet mobilise une dotation de 13,6 millions d’euros en provenance des fonds FEDER et du fonds régional d’innovation Bourgogne Franche-Comté.

    Les ambitions nourries résident dans :
    • l’optimisation de la fabrication médicaments innovants par l’apport des microtechniques pour en réduire les coûts de fabrication ;
    • la contribution à l’émergence et à la diffusion des thérapies innovantes personnalisées au service de la médecine de demain.

    Une salle blanche miniature pour vaincre les barrières à l’entrée

    Cette mobilisation vise à vaincre le principal obstacle caractérisant la filière du biomédicament innovant, à savoir d’importantes barrières à l’entrée. C’est pourquoi 6 entreprises, 3 académiques et un organisme de transfert de technologie se sont fédérés pour se mettre au service d’un projet visant à permettre un accès plus rapide des patients aux nouveaux traitements personnalisés à un prix abordable pour les patients et supportable par les systèmes de santé.

    MiMédI a été monté dans le cadre du programme de spécialisation intelligente (RIS3) pour un coût total de 13,6 millions d’euros financé à hauteur de 75 % par les fonds FEDER et cofinancé en partie par la région.

    Acteurs mobilisés autour du processus de production industrialisée

    Cette mission de construction d’un bioréacteur pour une production de médicaments innovants qui soit maîtrisée et à grande échelle est menée par les sociétés ILSA, chef de file du projet, SMALTIS, AUREA Technology, Diaclone, BioExigence, MED’INN’ Pharma.

    Dans la catégorie acteurs académiques et société de transfert on compte l’Établissement Français du Sang Bourgogne Franche-Comté, l’institut FEMTO-ST (UMR 6174), l’UMR 1098 « Interactions Hôte-Greffon-Tumeur & Ingénierie Cellulaire et Génique », FEMTO Engineering et le CIC Inserm 1431 du CHU de Besançon.

    À terme, les partenaires espèrent :

    • développer de nouveaux process de production avec la mise au point d’un bio-réacteur intégrant différents modules spécifiques à chacune des étapes de production d’un biomédicament ;
    • produire des lots cliniques qualifiés en vue de leur évaluation dans les essais à conduire sur l’animal et l’homme.

    Le CHU de Besançon validera la sécurité et l’efficacité de la production

    À l’issue de la production et de la qualification des médicaments innovants, ces derniers seront évalués dans le cadre d’études cliniques au sein du Centre d’Investigation Clinique du CHU (CIC Inserm 1431) via son module « Biothérapies » qui se chargera notamment des phase I et II nécessaires à l’évaluation clinique de ces nouveaux médicaments.

    En prenant part à ce projet mêlant biothérapies et innovations technologiques, le CHU de Besançon revendique sa position de meneur dans la dynamique de l’écosystème régional.